Augmentation de la pression policière dans les zones à forte incidence de crimes à l’arme blanche

Le ministère de l’Intérieur, par l’intermédiaire de sa députée Sarah Jones, a annoncé une nouvelle stratégie pour lutter contre la forte incidence des crimes à l’arme blanche, en Angleterre et au pays de Galles. Cette approche repose sur un constat central : la majorité de ces délits se concentre dans des zones très ciblées et se répète dans les mêmes rues, à des horaires similaires. Cette réalité a conduit le gouvernement britannique à privilégier une approche nettement plus ciblée, intensive et fondée sur les données afin de réduire ce type de violence.

Le plan introduit une nouvelle technologie de cartographie capable d’identifier les zones à forte criminalité avec une précision allant jusqu’à 0,1 kilomètre carré. Cet outil, fondé sur une approche dite de « microgéographie », permet aux forces de police de déterminer avec exactitude non seulement où les crimes sont commis, mais aussi à quels moments ils surviennent le plus fréquemment.

À partir de ces données, la police pourra déployer ses moyens de manière bien plus efficace, en se concentrant sur les secteurs où le risque est le plus élevé. L’objectif est de rompre avec les stratégies généralistes au profit d’interventions ciblées et localisées.

Les zones identifiées comme points chauds feront ainsi l’objet d’un renforcement significatif de la présence policière. Parmi les mesures envisagées figurent :

  • l’augmentation des patrouilles ;
  • l’installation de nouvelles caméras de vidéosurveillance (CCTV) ;
  • le recours à la reconnaissance faciale en temps réel ;
  • le déploiement de portiques détecteurs d’armes blanche.

Cet ensemble d’actions vise à dissuader les passages à l’acte, à faciliter l’identification des auteurs et à améliorer la capacité de réaction immédiate en cas d’incident.

Le gouvernement britannique a alloué plus de 26 millions de livres au Knife Crime Concentrations Fund, un fonds destiné à intervenir dans les zones les plus touchées par les crimes à l’arme blanche. Ce financement sera réparti entre 27 forces de police qui concentrent environ 90 % des crimes à l’arme blanche dans le pays.

Cet investissement s’inscrit dans un plan plus large qui vise à réduire de moitié ce type de criminalité sur une période de dix ans. Selon la ministre de la Police et de la Sécurité, Sarah Jones, cette stratégie permettra de sauver des vies et de renforcer la sécurité des communautés.

Au-delà du renforcement de la pression policière, le dispositif comprend également un volet préventif. Le gouvernement reconnaît que les violences à l’arme blanche sont souvent liées à des facteurs sociaux et économiques, notamment chez les jeunes.

Les mesures suivantes sont prévues :

  • la création de 50 centres pour la jeunesse (« Young Futures Hubs ») dans les zones touchées ;
  • la mise en place de dispositifs de détection précoce des jeunes à risque ;
  • des programmes de soutien aux établissements scolaires situés dans des zones vulnérables ;
  • des investissements dans des initiatives de réduction de la violence et d’intervention communautaire.

Cette approche vise à agir en amont, en offrant des alternatives et un accompagnement aux publics les plus exposés.

Cette stratégie présente plusieurs avantages. D’une part, elle permet d’optimiser les ressources policières en les concentrant là où elles sont les plus nécessaires. D’autre part, elle permet d’obtenir des résultats potentiellement plus rapides dans les zones ciblées.

Elle soulève toutefois des enjeux importants. Le recours à la reconnaissance faciale en temps réel suscite des interrogations en matière de protection de la vie privée et de droits civils. De plus, la concentration de l’activité policière dans certains quartiers pourrait alimenter un sentiment de surpolice.

Enfin, l’efficacité du dispositif dépendra largement de la qualité des données exploitées et de la coordination entre les différents acteurs concernés.

Cette nouvelle stratégie marque un tournant dans la lutte contre les violences à l’arme blanche au Royaume-Uni. En misant sur la technologie, l’analyse des données et des interventions ciblées, les autorités entendent gagner en précision et en efficacité.

La combinaison de mesures policières et d’actions de prévention sociale traduit par ailleurs une approche plus globale du phénomène. Si ses effets restent à confirmer, cette stratégie pourrait inspirer d’autres pays confrontés à des défis similaires en matière de sécurité urbaine.

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Géopolitique des places urbaines dans l’espace quotidien de Berlin

L’article de Katharina Ciax et Simon Runkel analyse comment les politiques de sécurité et de lutte contre le terrorisme transforment non seulement la configuration physique des espaces urbains, mais aussi leur dimension émotionnelle et perceptive. Le cas d’étude est la place Breitscheidplatz à Berlin, théâtre de l’attentat au véhicule-bélier perpétré lors du marché de Noël de l’année 2016.

Les auteurs partent d’une idée centrale : la sécurité ne se limite pas aux infrastructures et à la présence policière, elle crée également une atmosphère affective qui modifie la manière dont les individus perçoivent et vivent l’espace public. Cette approche s’inscrit dans le champ de la géopolitique urbaine quotidienne, qui analyse comment les grands discours sur la sécurité globale se traduisent concrètement dans des lieux comme les rues et les places.

Avant l’attentat, la Breitscheidplatz était un espace caractérisé par un flux constant de personnes, entouré d’axes commerciaux et proche de la gare Bahnhof Zoo. Bien que des pratiques de contrôle et de surveillance existaient déjà depuis les années quatre-vingt-dix – notamment liées à la criminalisation de certains groupes –, l’attaque de 2016 a constitué un tournant.

Après l’attentat, la place a connu une profonde transformation avec l’installation de mesures d’atténuation des véhicules hostiles (HVM – Hostile Vehicle Mitigation) : blocs de béton, pylônes, mobilier urbain renforcé et une présence policière plus visible, y compris un poste de police mobile permanent. Cet ensemble de mesures a transformé la place en un espace doté d’une grande sécurité, pratiquement unique à Berlin par son niveau de fortification.

Les auteurs soutiennent que cette accumulation de mesures ne répond pas seulement à un besoin fonctionnel de protection, mais provoque également une surdose de sécurité qui modifie l’essence même de l’espace public.

L’un des concepts centraux de l’article est celui d’atmosphère affective. La sécurité ne se perçoit pas uniquement à travers des normes ou des dispositifs matériels, mais par des sensations : hostilité, surveillance constante, tension ou exclusion. Franchir plusieurs barrières physiques avant d’arriver sur la place peut engendrer une sensation de menace latente, même si l’objectif est précisément de réduire le risque.

Grâce à des ethnographies sensorielles et à d’observations participantes (entre 2021 et 2022), les chercheurs ont recueilli des témoignages et des impressions d’usagers, de commerçants et d’habitants. Ce qui émerge est paradoxal : les mesures destinées à accroître la sécurité peuvent produire une atmosphère qui renforce la perception du danger.

Cette transformation affecte particulièrement les groupes racialisés ou marginalisés. Selon les auteurs, la sécurité excessive n’est pas neutre : elle renforce des pratiques discriminatoires préexistantes et restreint l’accessibilité réelle de l’espace public. La place cesse d’être un espace de circulation ouverte et devient un espace de contrôle sélectif.

L’article situe ce cas dans un cadre plus large : la sécurité excessive des villes européennes après des vagues d’attentats terroristes. Ce processus a favorisé la militarisation de l’espace urbain, la normalisation des infrastructures défensives et la construction symbolique de menaces internes.

Sur la Breitscheidplatz, la combinaison de consommation de luxe, de vigilance intensive et d’architecture défensive contribue à redéfinir l’identité de l’espace. La place n’est pas seulement un lieu de mémoire de l’attentat, elle constitue également un scène permanente de prévention anticipatrice.

Cette dynamique montre comment la géopolitique mondiale (terrorisme, sécurité européenne, discours sur la menace) se traduit par des décisions très concrètes concernant l’aménagement urbain, le mobilier et la présence policière. L’espace public devient ainsi un laboratoire de gouvernance de la peur.

La contribution principale de l’article est de montrer que les politiques de sécurité possèdent une dimension matérielle, sociale et émotionnelle indissociable. Une sécurité excessive ne se contente pas de réorganiser l’espace, elle transforme également la manière dont il est vécu et ressenti.

Pour le domaine de la sécurité urbaine, cela soulève plusieurs axes de réflexion :

  • Les mesures physiques de protection génèrent des impacts symboliques et psychologiques.
  • Une grande sécurité peut renforcer la perception du risque.
  • La sécurité peut devenir un mécanisme d’exclusion sociale.
  • L’espace public peut perdre sa fonction d’ouverture et de coexistence s’il devient une infrastructure permanente de défense.

En définitive, le cas de la Breitscheidplatz montre comment l’anti-terrorisme contemporain ne se contente pas de protéger, mais redéfinit aussi l’expérience urbaine. La sécurité cesse d’être un élément invisible pour devenir une présence tangible, matérielle et atmosphérique qui façonne la vie quotidienne.

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La technologie peut éviter de grands feux de forêt, mais la coordination manque

Chaque fois qu’un grand feu de forêt se déclare, la même question se pose : comment est-il possible que nous n’ayons pas pu l’éviter ? Les images de ciels teintés de rouge, d’évacuations de masse et de quartiers entiers réduits en cendres sont monnaie courante dans les journaux télévisés. Que ce soit en Californie, en Australie, au Canada ou en Méditerranée, les incendies ne sont plus perçus comme un phénomène exceptionnel, mais comme une nouvelle constante, et cela ne devrait pas être le cas. Il existe des outils qui peuvent considérablement réduire l’impact des grands incendies. Le problème réside dans la coordination.

Les feux de forêt ne sont pas seulement un problème naturel. Ils sont le résultat d’une combinaison complexe de facteurs : changement climatique, gestion du territoire, étalement urbain, infrastructures vulnérables et systèmes fragmentés. Aujourd’hui, des millions de personnes vivent dans l’interface forêt-urbain, cette zone de transition où cohabitent maisons et masses végétales hautement inflammables. Lorsque le feu atteint cette zone, les coûts humains, économiques et environnementaux sont énormes, même pour les personnes qui ne perdent pas directement leur domicile.

Pourtant, nous n’avons jamais disposé d’autant de technologies pour relever ce défi : satellites capables de détecter des départs de feux en quelques minutes, capteurs au sol qui évaluent le niveau de risque, modèles d’intelligence artificielle qui projettent l’évolution du feu en temps réel, drones qui cartographient la végétation sensible, réseaux électriques intelligents qui se déconnectent avant qu’une étincelle ne provoque une catastrophe… Tout cela existe déjà.

Ces technologies ne sont pas là pour mettre fin aux incendies. Elles ne sont d’ailleurs pas censées le faire. Le feu fait partie de nombreux écosystèmes et est essentiel à leur régénération. Mais elles peuvent éviter qu’un incendie ponctuel ne devienne une catastrophe de grande envergure. Elles peuvent réduire les évacuations, sauver des logements, protéger des infrastructures essentielles et, surtout, sauver des vies.

Le principal problème n’est pas technique, mais institutionnel. Le système de prévention et de réponse aux incendies est profondément fragmenté. Parmi les intervenants, on trouve des gouvernements locaux, régionaux et étatiques, des brigades de sapeurs-pompiers aux compétences variées, des agences de gestion des forêts, des fournisseurs d’électricité, des compagnies d’assurances, des centres de recherche, des entreprises technologiques et des communautés locales. Chaque acteur dispose de ses propres budgets, réglementations, systèmes de données et processus d’achat. Le résultat ? Un écosystème dans lequel il est difficile d’innover et encore plus difficile de faire évoluer les solutions actuelles.

De nombreuses initiatives technologiques prometteuses ne passent même pas la phase de projet pilote. Les agences publiques ne peuvent souvent pas prendre le risque d’acheter une nouvelle technologie qui n’a pas encore été entièrement validée. Les entreprises innovantes ne savent pas à quelle porte frapper. Les fondations financent les expériences, mais pas leur implantation à grande échelle. Et les communautés qui disposent de moins de ressources sont celles qui souffrent le plus de ce manque de coordination, ce qui les rend de plus en plus vulnérables.

D’autres domaines de la politique publique montrent qu’il est possible de faire mieux. En matière de sécurité nationale, d’énergie ou encore d’aviation, les États-Unis ont créé des organismes qui font office de passerelle entre le secteur public, la recherche et le marché. Ces organismes n’inventent pas de technologies, mais identifient des solutions prometteuses, aident à les tester, établissent des normes communes et accélèrent leur distribution aux utilisateurs finaux.

Le domaine des feux de forêt a besoin d’une structure similaire : un organisme de coordination disposant d’un mandat clairement défini pour mettre en relation les innovateurs, les administrations, les services d’urgence, les fournisseurs de services essentiels et les communautés. Un acteur neutre chargé de détecter les technologies émergentes, de promouvoir l’interopérabilité, de réduire les obstacles bureaucratiques et d’orienter les investissements vers la prévention et l’atténuation, plutôt que de ne se concentrer que sur l’extinction lorsque l’incendie est déjà hors de contrôle.

Cela ne veut pas dire remplacer des politiques essentielles telles que la gestion des forêts, le brûlage dirigé, les codes de construction ou l’urbanisme. Au contraire : la technologie peut rendre toutes ces mesures plus efficaces et plus justes. Elle peut offrir de meilleures données aux pompiers, diffuser des alertes plus précises à la population et permettre une reprise plus rapide après une catastrophe.

Certains gouvernements ont déjà commencé à agir en ce sens. Aux États-Unis, certains États ont mis en place des bureaux dédiés à l’innovation en matière d’incendies, ainsi que des centres d’excellence travaillant sur le recours à de nouvelles technologies dans la lutte contre les feux de forêt par voie aérienne. Mais sans une vision coordonnée au niveau national ou supranational, les progrès réalisés restent inégaux et insuffisants par rapport à l’ampleur du défi.

Les grands incendies ne sont pas inévitables. Ils sont, en grande partie, le reflet de décisions collectives et de systèmes qui n’ont pas évolué au rythme du risque. Si nous avons réussi à transformer la sécurité aérienne, la prévision des ouragans et la préparation aux tremblements de terre à l’aide d’investissements et de coordination, nous pouvons aussi le faire pour les feux de forêt. La technologie est prête, mais la volonté politique et la capacité d’organisation doivent suivre.

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Quel est le point commun entre les zombies et la prévention de la toxicomanie ?

Lorsque nous pensons à la prévention de la toxicomanie, nous n’imaginons pas nécessairement des zombies déambulant dans les rues. Mais aux États-Unis, et plus précisément à Dover dans le New Hampshire, cette association étonnante est devenue un puissant outil pédagogique. Et ce n’est qu’une des nombreuses initiatives du Dover Youth to Youth (Y2Y), un programme pionnier mené par des jeunes qui s’efforcent de réduire la consommation de drogues au sein de leur communauté.

Comment le programme Dover Youth to Youth a-t-il vu le jour ?

Le projet débute en 1992, à l’initiative du service de police de Dover, avec un petit groupe de onze lycéens. L’objectif est clair : donner la parole aux jeunes et les impliquer activement dans la résolution des problèmes liés à la consommation de drogues et à la toxicomanie.

Aujourd’hui, Y2Y est une organisation dynamique rassemblant plus de 70 élèves âgés de 11 à 18 ans, répartis dans différents groupes d’action. Les élèves la rejoignent pour de nombreuses raisons : intérêt pour l’activisme, vécu personnel ou simple volonté de susciter un changement positif.

Y2Y propose des activités variées et très dynamiques. Chaque semaine, les groupes se réunissent pour se former et développer des projets dans quatre domaines :

  • Éducation : présentations dans des écoles, ateliers sur la sécurité en matière de médicaments et échanges avec les communautés.
  • Sensibilisation de la communauté : campagnes créatives et événements publics.
  • Politiques publiques : les jeunes ont contribué à l’adoption de huit arrêtés municipaux et de trois lois nationales.
  • Médias : l’organisation a créé plus de 200 spots radio et vidéos éducatives.

Parmi ses projets les plus populaires figure The Zombie Project, une campagne qui souligne l’importance de participer à la journée de collecte des médicaments non utilisés (Drug Take Back Day) organisée par la DEA (agence américaine de lutte contre la drogue). Quelques jours avant l’événement, les jeunes sortent déguisés en zombies pour informer la population des risques liés à la conservation de médicaments inutiles chez soi. Leur slogan va droit au but : « Si vous pensez que les zombies sont effrayants, alors jetez un œil dans votre armoire à pharmacie. »

En 2013, le Dover Youth to Youth a été reconnu comme un programme fondé sur des données probantes dans le New Hampshire. Cette distinction lui a permis d’augmenter son impact, en proposant des formations et des ressources à des groupes de jeunes partout aux États-Unis. L’un de ses projets majeurs est le One Voice Youth Empowerment Toolkit, un ensemble complet d’outils et de guides grâce auxquels d’autres communautés peuvent reproduire son modèle de réussite.

Face à la hausse spectaculaire du nombre de décès dus au fentanyl, Y2Y a créé de nouvelles campagnes adaptées aux réalités d’aujourd’hui. En 2024, le programme a lancé la campagne Dealer is Not a Doctor pour attirer l’attention sur les risques liés aux médicaments contrefaits, dont l’aspect imite de vrais médicaments, mais qui contiennent en réalité du fentanyl à des doses potentiellement mortelles.

Avec le soutien d’agents de la DEA et une forte mobilisation de la jeunesse, la campagne s’est articulée autour de manifestations, de distributions de documents d’information et d’une présence marquée dans les médias. Son message est clair : Ne prenez pas de médicaments n’ayant pas été prescrits par un médecin. Un « dealer » n’est pas un médecin. Et il ne se préoccupe pas de votre santé.

Le message fondamental du Dover Youth to Youth est que les jeunes ont le pouvoir de transformer leur communauté. Qu’ils se déguisent en zombies, prennent la parole devant la mairie ou créent des contenus multimédias, ces élèves démontrent que la prévention est plus efficace lorsqu’elle est menée par les jeunes eux-mêmes.

Pour tout groupe de jeunes souhaitant lancer un projet similaire, Y2Y recommande de ne pas chercher à réinventer la roue : il existe des outils, des campagnes nationales et des ressources prêts à l’emploi. L’essentiel est d’être passionné, engagé, et d’avoir la volonté de susciter un changement concret.

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L’Irlande renforce ses moyens de lutte contre l’afflux constant de cocaïne

Les forces de l’ordre de toute l’Europe luttent sans relâche pour stopper les quantités croissantes de cocaïne qui traversent l’Atlantique en provenance d’Amérique du Sud.

Selon le Centre opérationnel d’analyse du renseignement maritime (MAOC), chargé de surveiller le trafic de drogue transatlantique, 100 navires soupçonnés de transporter de la drogue n’ont pas été interceptés l’année dernière, faute de moyens suffisants des autorités européennes. L’Europe dispose de renseignements sur ces navires, mais, comme le souligne Sjoerd Top, directeur du MAOC, elle ne possède pas encore les capacités nécessaires pour les intercepter efficacement. Le MAOC surveille jusqu’à 600 navires par jour, alors que la production de cocaïne atteint des niveaux records en Amérique du Sud.

Selon l’Agence nationale britannique de lutte contre le crime organisé (NAC), 117 tonnes de cocaïne ont été consommées au Royaume-Uni l’année dernière. Parallèlement, le nombre de décès liés à la cocaïne a été multiplié par dix depuis 2011.

La drogue est généralement expédiée dans de grands porte-conteneurs vers des ports européens, tels que Rotterdam et Anvers. La sécurité dans ces ports a été renforcée, c’est pourquoi les trafiquants cherchent d’autres itinéraires. Nombre d’entre eux transfèrent les ballots de cocaïne d’un navire « mère » vers une plus petite embarcation, qui les achemine ensuite jusqu’à la côte. Grâce à cette méthode, des tonnes de cocaïne ont été interceptées en mer lors de plusieurs saisies d’une ou deux tonnes au cours des six derniers mois.

Mais les cartels sont implacables et ciblent de plus en plus l’Irlande, seul pays européen à avoir une frontière ouverte avec le Royaume-Uni, comme porte d’entrée discrète. L’Irlande possède près de 2 000 milles de côtes  très vulnérables, dont beaucoup sont idéales pour la contrebande, avec des centaines d’accès isolés.

Les forces de défense du pays contribuent à lutter contre les cartels, mais l’Irlande affiche la dépense militaire la plus faible de l’UE, avec seulement 0,2 % du PIB. Le Service naval irlandais dispose de huit navires, mais il n’y en a généralement que deux à pouvoir être en mer en même temps, en raison du manque de marins. L’Irlande possède 132 000 milles carrés d’eaux sous sa juridiction, soit 16 % des eaux européennes, et seulement deux navires pleinement opérationnels. Selon l’ancien commandant de la marine Eugene Ryan, cela n’a aucun sens.

Il en va de même pour le soutien aérien. Les forces de défense irlandaises sont censées fournir les hélicoptères nécessaires à la protection de la côte, mais il arrive qu’elles n’en aient pas un seul disponible pour faire le travail.

L’autoroute des stupéfiants traverse l’Atlantique et l’un des premiers pays qu’elle atteint est l’Irlande. Le gouvernement irlandais affirme maintenir une présence et une surveillance continues dans ses eaux territoriales. Il souligne que le financement de la défense augmentera de 600 millions d’euros sur quatre ans, soit une hausse de 55 %, et que des initiatives importantes seront mises en œuvre, ce qui permettra également de stabiliser les effectifs du Service naval.

Le trafic de drogue est un problème croissant dans toute l’Europe, et les responsables de la lutte contre ce fléau affirment que tous les pays doivent faire beaucoup plus pour y mettre un terme.

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Renforcer la prévention de la violence en milieu scolaire aux États-Unis

Aux États-Unis, la violence des élèves de ce que l’on appelle le K-12 (de la maternelle à l’âge de 14 ans) est un problème courant et inquiétant. Il devient de plus en plus important de veiller à ce que les établissements scolaires mettent en place des mécanismes efficaces pour identifier et prévenir ce genre d’incidents. Un certain nombre de comportements perturbateurs ou de communications alarmantes, y compris des menaces directes, peuvent précéder les actes de violence.

Les réflexions de cet article sont issues d’une recherche de Brian A. Jackson, Pauline Moore et al., qui a également été publiée sur le site internet de RAND.

Si l’expulsion des élèves présentant ces types de comportement peut sembler être une bonne solution, elle peut s’avérer contre-productive et limiter l’efficacité des mesures de sécurité. En mettant en place des systèmes efficaces d’évaluation et de prise en charge des comportements menaçants (BTAM), les établissements scolaires peuvent évaluer les comportements inquiétants et y réagir afin de protéger la communauté et de répondre aux élèves dont le comportement a suscité des inquiétudes.

Pour ce faire, les établissements scolaires doivent disposer des outils nécessaires pour réagir. Dans les cas les plus graves, ces outils peuvent comprendre des mesures restrictives ou même l’intervention des forces de l’ordre. Mais il existe d’autres options qui peuvent s’avérer plus efficaces. Ces options comprennent différents types d’interventions en santé mentale, des services de conseil et d’autres formes de soutien. Les équipes qui disposent d’outils complets peuvent mieux adapter leurs interventions, ce qui augmente la probabilité d’obtenir des résultats positifs pour toutes les personnes concernées.

Les auteurs de ce rapport s’appuient sur différentes publications, ainsi que sur des entretiens approfondis avec des professionnels de l’éducation et de la sécurité publique, pour dresser une liste des nombreuses options d’intervention utiles pour aider les établissements scolaires à prendre en charge les comportements menaçants. De plus, en se basant sur diverses approches dans les domaines du conseil, de la discipline des élèves et de la gestion des comportements, ainsi que sur d’autres professions devant adapter leurs services aux besoins des jeunes dont elles s’occupent, ce rapport présente des outils d’aide à la décision pour aider les équipes de direction à mettre en œuvre cette partie essentielle des efforts visant à prévenir la violence ciblée et à soutenir les communautés scolaires.

Plusieurs options d’intervention sont disponibles pour évaluer et prendre en charge les comportements menaçants des élèves de K-12.

Axé sur le conseil et le soutien, entre autres interventions, le processus d’évaluation et de prise en charge des comportements menaçants offre aux chefs d’établissement et au personnel davantage d’options pour faire face aux comportements problématiques susceptibles de dégénérer en violence.

Pour être efficaces, les équipes de BTAM au sein des écoles ont besoin d’un ensemble complet d’outils comprenant des options adaptées :

  • aux spécificités des comportements problématiques de l’élève ;
  • à l’environnement unique de la communauté et de l’établissement scolaire ;
  • aux besoins et à la situation de l’élève ou des élèves concernés.

Différents enseignements tirés de l’éducation, de la sécurité publique et d’autres domaines peuvent être combinés pour adapter les interventions aux besoins des élèves et les rendre plus efficaces.

Recommandations

Afin de mieux planifier les interventions, les outils d’intervention doivent donner la priorité à la collecte de données sur les facteurs pouvant être améliorés, car les informations issues de l’évaluation et de la prise en charge des comportements menaçants, qui peuvent être utiles pour évaluer la menace représentée par un individu, peuvent être inutiles pour la planification des interventions.

La liste d’options d’intervention élaborée dans le cadre de cette étude pourrait servir de point de départ aux établissements scolaires pour prendre des décisions en connaissance de cause à mesure qu’ils :

  • passent en revue les options qui s’offrent à leurs équipes ;
  • identifient les options auxquelles ils n’ont pas encore accès, mais qui pourraient devenir des priorités à court terme pour renforcer leurs mesures de sécurité.

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Des caméras corporelles pour réduire la violence envers les ambulanciers en Angleterre

La violence envers les ambulanciers est devenue un problème majeur. La grande majorité d’entre eux déclarent avoir subi des menaces de violence, ces dernières affectant le bien-être de travailleurs qui ont déjà à accomplir des tâches essentielles, stressantes et difficiles. Jusqu’en 2020, les incidents impliquant un recours à la violence ont augmenté chaque année, avec des coûts supplémentaires pour le service d’ambulances.

Le NHS England (le service national de santé du Royaume-Uni), le service d’ambulances et les syndicats ont convenu de la nécessité d’agir et ont déployé plusieurs initiatives visant à réduire le nombre d’employés victimes de violence dans le cadre professionnel. Parmi ces initiatives, l’utilisation de caméras corporelles.

L’un des problèmes était que si les caméras ont été progressivement déployées dans le monde entier pour réduire la violence, notamment dans les services de police ou les transports publics, et si leur efficacité a bien été prouvée, l’on disposait de peu d’éléments sur la meilleure manière de les utiliser dans les ambulances. Il a donc été décidé de mener une étude parallèlement à l’introduction des caméras afin d’évaluer leur impact.

Cette évaluation a été confiée à RAND Europe. Sur une période de trois ans, de 2021 à 2024, des données ont été collectées et analysées en étroite collaboration avec les ambulanciers et leurs responsables. Toutes ces informations ont permis d’aboutir à un rapport complet.

Pour déterminer si les caméras corporelles réduisent la violence à l’encontre du personnel, il faut examiner les conditions plus larges dans lesquelles elles ont le plus de chances de porter leurs fruits, puis formuler des recommandations permettant d’améliorer ces conditions. Ceci essentiellement parce que les caméras corporelles ne représentent qu’une facette d’un système plus vaste de politiques et de pratiques visant à réduire la violence et les agressions.

L’application des caméras corporelles dans le secteur des ambulances a été confiée aux sociétés d’ambulances, car ces dernières sont les mieux placées pour identifier les obstacles et les opportunités au niveau local et communiquer efficacement avec le personnel directement concerné.

L’étude conclut que les avis des ambulanciers divergent à l’égard des caméras corporelles, principalement parce qu’à elles seules, elles ne constituent pas une solution miracle pour réduire le stress dans les situations à risque. Toutefois, il y a plus d’avis positifs que négatifs. Les personnes interrogées dans le cadre de l’étude ont souligné la nécessité de stratégies plus larges, notamment une communication efficace.

Le rôle du soutien institutionnel est apparu comme un facteur crucial pour déterminer l’impact des caméras sur le bien-être du personnel et son sentiment de sécurité. Cet aspect concorde avec la documentation dont nous disposons déjà, qui met elle aussi en évidence qu’un environnement favorable peut renforcer les avantages des caméras corporelles. En outre, une forte corrélation positive a été constatée entre une culture de travail favorable et des opinions positives sur les caméras corporelles, ce qui suggère que le climat organisationnel joue un rôle majeur sur la perception.

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Le Conseil approuve une déclaration sur l’application du droit international au cyberespace

La déclaration indique que le droit international reste adapté à sa finalité dans ce domaine numérique et réaffirme que les États doivent respecter certaines normes et obligations lorsqu’ils mènent des activités dans le cyberespace.

La déclaration reconnaît que les comportements malveillants dans le cyberespace, y compris les rançongiciels, gagnent en ampleur, en gravité, en sophistication et en impact, et qu’ils représentent un défi et une menace considérables pour le fonctionnement des sociétés, des économies et du mode de vie européens. Cependant, le cyberespace n’est pas un espace de non-droit.

Le respect et l’adhésion au cadre de l’ONU pour le comportement responsable des États dans le cyberespace restent essentiels au maintien de la paix, de la sécurité et de la stabilité internationales. Par conséquent, l’UE et ses États membres réaffirment leur engagement total en faveur de la mise en œuvre du cadre de l’ONU pour un comportement responsable des États dans le cyberespace, adopté par consensus et réitéré à plusieurs reprises par l’Assemblée générale des Nations unies (AGNU), qui affirme notamment que le droit international, en particulier la Charte des Nations unies, le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire, s’appliquent pleinement au cyberespace.

L’Union européenne et ses États membres continueront de travailler avec leurs partenaires internationaux pour mettre en place un mécanisme des Nations unies unique, permanent, inclusif, régulier et orienté vers l’action afin de mettre en œuvre et de promouvoir un comportement responsable des États dans le cyberespace : le Programme d’action.

Par cette déclaration, l’Union et ses États membres démontrent qu’il est possible de parvenir à un accord commun sur un ensemble de principes fondamentaux et de normes de droit international applicables au cyberespace. Une meilleure compréhension commune au niveau mondial de la manière dont le droit international s’applique au cyberespace contribue à améliorer la résilience cybernétique mondiale ainsi que la transparence et la prévisibilité du comportement des États dans le cyberespace et leur responsabilité.

À cet égard, l’UE et ses États membres continuent de soutenir les pays tiers par des actions de formation et de renforcement des capacités sur la mise en œuvre du cadre des Nations unies pour un comportement responsable des États dans le cyberespace, y compris sur la manière d’élaborer une position nationale, régionale ou internationale sur l’application du droit international dans le cyberespace.

C’est la première fois que l’Union européenne et ses États membres adoptent une déclaration sur cette question. Cette déclaration fait suite à l’approbation répétée par l’AGNU du cadre pour un comportement responsable des États dans le cyberespace, fondé sur l’application du droit international. La déclaration concerne les efforts déployés au niveau des Nations unies, en particulier ceux du groupe de travail à composition non limitée (OEWG) sur la sécurité et l’utilisation des technologies de l’information et de la communication au cours de la période 2021-2025, créé par la résolution A/RES/75/240 de l’Assemblée générale des Nations unies en 2021.

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Le Conseil européen progresse dans la lutte contre le blanchiment de capitaux

Le Conseil a adopté un ensemble de nouvelles règles anti-blanchiment visant à protéger les citoyens de l’UE et son système financier contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Une nouvelle agence basée à Francfort supervisera le travail des acteurs concernés. Cela devrait garantir que les fraudeurs, le crime organisé et les terroristes n’ont aucune possibilité de légitimer leurs revenus par le biais du système financier.

Dans le cadre de cet ensemble de règles, toutes celles s’appliquant au secteur privé seront transférées vers une nouvelle règlementation directement applicable, tandis qu’une directive traitera de l’organisation des autorités nationales compétentes en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le règlement harmonise intégralement les règles de lutte contre le blanchiment de capitaux pour la première fois dans l’ensemble de l’UE, comblant ainsi les lacunes liées aux fraudes. Elle étend également les règles de lutte contre le blanchiment d’argent à de nouvelles entités assujetties, telles que la majeure partie du secteur des crypto-actifs, les négociants en produits de luxe et les clubs et agents de football. Le règlement établit également des exigences plus strictes, réglemente la propriété effective et fixe une limite de 10 000 € pour les paiements en espèces, entre autres.

La directive devrait améliorer l’organisation des systèmes nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux en établissant des règles claires sur la façon dont travaillent ensemble les cellules de renseignement financier (CRF, les organismes nationaux qui recueillent des informations sur les activités financières suspectes ou inhabituelles dans les États membres) et les autorités de surveillance.

Le règlement crée une nouvelle Autorité européenne de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (ALBC) qui aura des pouvoirs de surveillance directs et indirects sur les entités à haut risque du secteur financier.

Compte tenu de la nature transfrontalière de la criminalité financière, la nouvelle autorité devrait accroître son efficacité en créant un mécanisme intégré avec les autorités de surveillance nationales pour veiller à ce que les entités assujetties respectent les obligations liées au secteur financier. L’ALBC devrait également jouer un rôle de soutien à l’égard du secteur non financier, et devrait coordonner et soutenir les CRF.

Outre les pouvoirs de contrôle et de mise en conformité, en cas de non-respect grave, systématique ou répété des exigences directement applicables, l’Autorité imposera des sanctions financières aux entités assujetties sélectionnées.

La nouvelle directive anti-blanchiment impose également aux États membres de l’UE de mettre à disposition, par le biais d’un point d’accès unique, des informations provenant de registres centralisés de comptes bancaires, contenant des données sur les personnes détenant un compte bancaire et sur le lieu où elles le détiennent.

Étant donné que la directive anti-blanchiment ne devrait permettre l’accès au point d’accès unique qu’aux CRF, le Conseil a adopté une directive distincte visant à garantir que les autorités policières des États ont accès à ces données par l’intermédiaire du point d’accès unique. Cette directive prévoit également l’harmonisation du format des relevés bancaires. Cet accès direct et l’utilisation de formats harmonisés par les banques constituent un outil important dans la lutte contre la criminalité et dans les efforts déployés pour retrouver et saisir les produits du crime.

Il s’agit de la dernière étape de la procédure d’adoption du règlement. Le règlement anti-blanchiment s’appliquera trois ans après son entrée en vigueur. Les États membres auront deux ans pour transposer certaines parties de la directive anti-blanchiment et trois ans pour d’autres.

L’ALBC sera basée à Francfort et commencera ses activités à la mi-2025.

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Les États membres de l’UE adoptent une position commune pour renforcer la cybersécurité

Afin de favoriser la solidarité et les capacités de l’Union européenne à détecter, préparer et répondre aux menaces et incidents liés à la cybersécurité, les représentants des États membres (Coreper) sont parvenus à adopter une position commune sur ledit « acte de cybersolidarité ». Le projet de règlement définit les capacités de l’Union pour rendre l’Europe plus résiliente et plus réactive face aux cybermenaces, touten renforçant les mécanismes de coopération.

Digital power Europe with European flag, matrix and globe

Les objectifs principaux de la proposition de la Commission sont de :

  • soutenir la détection et la sensibilisation aux menaces et incidents de cybersécurité majeurs ou à grande échelle ;
  • renforcer la préparation face aux menaces et protéger les entités critiques et les services essentiels, comme les hôpitaux et les services publics ;
  • favoriser la solidarité au niveau de l’UE, la gestion concertée des crises et les capacités de réaction des États membres ;
  • contribuer à garantir un paysage numérique sûr pour les citoyens et les entreprises.

Afin de détecter rapidement et efficacement les cybermenaces majeures, le projet de règlement établit un cyberouclier européen, qui est une infrastructure paneuropéenne composée de centres d’opérations de sécurité nationaux et transfrontières dans l’ensemble de l’Union. Il s’agit d’entités chargées de partager des informations pour détecter les cybermenaces et prendre des mesures.

Ce projet prévoit également la création d’un mécanisme d’urgence cybernétique afin d’accroître la préparation de l’UE aux incidents et d’améliorer ses capacités de réaction. Ces mesures ont pour but de soutenir :

  • des actions de préparation, y compris des tests sur des entités dans des secteurs extrêmement critiques (santé, transport, énergie, etc.) pour détecter des vulnérabilités potentielles sur la base de scénarios de risque et de méthodologies communes ;
  • des services de réaction aux incidents fournis par des prestataires de confiance du secteur privé, sous contrat préalable et donc prêts à intervenir, à la demande d’un État membre ou des institutions, organes et agences de l’UE, en cas de problème majeur ou à grande échelle résultant d’un incident de cybersécurité ;
  • une assistance mutuelle en termes financiers, où un État membre peut offrir un soutien à un autre.

Enfin, la proposition de règlement établit le mécanisme de révision des incidents de cybersécurité afin de favoriser la résilience de l’UE en examinant et en évaluant les incidents importants ou à grande échelle après qu’ils ont eu lieu, en tirant des leçons et, le cas échéant, en formulant des recommandations visant à améliorer la posture de l’UE en ce qui concerne la cybersécurité. À la demande de la Commission ou des autorités nationales, l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) examinera des incidents spécifiques et fournira un rapport contenant les enseignements tirés et les recommandations nécessaires.

Le texte souligne également la nature volontaire de la participation des États membres aux mécanismes établis par la proposition de la Commission et clarifie les interactions entre les entités existantes et celles définies par le projet de règlement.

L’accord sur la position commune du Conseil permettra à la future présidence d’entamer des négociations avec le Parlement européen sur la version finale de la législation proposée.

Le budget total alloué à l’ensemble des actions de cybersolidarité de l’Union européenne s’élève à 1,1 milliard d’euros, dont environ deux tiers seront financés par l’UE dans le cadre du programme pour une Europe numérique.

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