Renforcer la cybersécurité et la résilience au sein de l’Union européenne

L’Union européenne s’efforce d’améliorer la résilience aux cybermenaces toujours plus présentes et de garantir la sécurité de la société et de l’économie numérique.

Le Conseil européen a défini des mesures visant à assurer un niveau commun élevé de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union européenne, afin d’améliorer davantage les capacités de résilience et de réaction aux incidents tant dans le secteur public que dans le secteur privé, et dans l’UE dans son ensemble.

Une fois adoptée, la nouvelle directive, appelée NIS2, remplacera la directive actuelle sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information (Directive NIS).

La NIS2 devrait établir la base de référence pour les mesures de gestion des risques liés à la cybersécurité et les obligations de déclaration dans tous les secteurs couverts par la directive, tels que l’énergie, les transports, la santé et les infrastructures numériques.

La directive révisée vise à éliminer les divergences dans les exigences en matière de cybersécurité et la mise en place des mesures de cybersécurité dans les différents États membres. À cette fin, elle établit des normes minimales pour un cadre réglementaire et des mécanismes pour une coopération efficace entre les autorités compétentes de chaque État membre. Elle met également à jour la liste des secteurs et activités soumis à des obligations en matière de cybersécurité, et prévoit des recours et des sanctions pour en assurer l’application.

La directive établira officiellement le réseau européen pour la préparation et la gestion des crises cyber, EU-CyCLONe, qui doit soutenir la gestion coordonnée des incidents de cybersécurité à grande échelle.

Alors qu’en vertu de l’ancienne directive NIS, il incombait aux États membres de déterminer quelles entités répondaient aux critères de qualification d’opérateurs de services essentiels, la nouvelle directive NIS2 introduit une règle de limite de taille. Cela signifie que toutes les entités de taille moyenne et grande opérant dans les secteurs ou fournissant des services couverts par la directive entreront dans son champ d’application.

Si la position du Conseil maintient cette règle générale, elle comprend des dispositions supplémentaires visant à garantir la proportionnalité, un niveau plus élevé de gestion des risques et des critères clairs pour la détermination des entités couvertes.

Le texte du Conseil précise également que la directive ne s’appliquera pas aux entités exerçant des activités dans des domaines tels que la défense ou la sécurité nationale, la sécurité publique, la police et le système judiciaire. Les parlements et les banques centrales sont également exclus du champ d’application.

Étant donné que les administrations publiques sont souvent la cible de cyberattaques, la NIS2 s’appliquera aux entités de l’administration publique des gouvernements centraux. En outre, les États membres peuvent décider d’appliquer cette directive à ces entités également au niveau régional et local.

Le Conseil a aligné le texte sur la législation sectorielle spécifique, en particulier le règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (DORA) et la directive sur la résilience des entités critiques (CER), afin de fournir une clarté juridique et assurer la cohérence entre la NIS2 et ces lois.

Un mécanisme volontaire d’apprentissage entre pairs augmentera la confiance mutuelle et l’apprentissage des bonnes pratiques et des expériences, contribuant ainsi à atteindre un niveau commun élevé de cybersécurité.

Les États membres bénéficieront de deux années après l’entrée en vigueur de la directive pour intégrer ces dispositions à la législation de leur État.

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Lancement d’une campagne de sensibilisation aux achats en ligne sécurisés à l’approche d’une période de hausse des ventes

Au mois de novembre, Europol lance la campagne de sensibilisation #SellSafe dans le cadre d’une série d’initiatives en matière de protection des acheteurs et des commerces en ligne pendant les dates où un pic des ventes est attendu.

Les acheteurs en ligne doivent faire preuve d’une vigilance accrue, car les groupes de crime organisé adaptent continuellement leurs méthodes de fraude en ligne pour escroquer les particuliers et les entreprises ayant recours à l’e-commerce.

Depuis le début de la pandémie, beaucoup d’entreprises ont dû passer au commerce sur Internet pour pouvoir poursuivre leurs activités. Par ailleurs, les particuliers utilisent maintenant des services en ligne plusieurs fois par semaine et font de plus en plus leurs achats sur Internet, ce qui offre aux criminels beaucoup plus de possibilités d’attaques.

De nouvelles technologies, comme l’authentification sécurisée du client ou la vérification en deux étapes, ont permis de sécuriser les achats en ligne. Cependant, les cybercriminels trouvent encore des moyens de s’emparer de l’argent des acheteurs en ligne.

À la suite du succès de la campagne de l’année dernière, Europol a lancé la campagne #SellSafe, en collaboration avec le Merchant Risk Council et les pays participants, afin de faire connaître davantage les principales techniques de lutte contre la fraude en ligne. Cette campagne vise à aider les nouveaux commerçants à ouvrir leur première boutique en ligne en réduisant les risques de cyberattaques et à promouvoir les méthodes sécurisées d’achat en ligne, pour un e-commerce plus sûr.

Les pays participants feront la promotion de la campagne sur leurs réseaux sociaux avec le hashtag #SellSafe pour permettre aux acheteurs de mieux comprendre les risques de fraude liés à l’e-commerce.

Europol donne des conseils utiles pour garder une longueur d’avance sur les fraudeurs et éviter qu’ils ne dérobent l’argent des acheteurs.

Conseils pour protéger un commerce en ligne :

• Assurez-vous que tous les employés sont conscients des problèmes de fraude qui concernent les boutiques en ligne.

• Restez à jour sur les types de fraude aux paiements qui touchent les entreprises et veillez à disposer d’outils de prévention de ces fraudes. Votre banque pourra vous fournir plus d’informations sur les différents types de fraude aux paiements.

• Apprenez à connaître vos clients afin de pouvoir vérifier leurs paiements.

Conseils destinés aux acheteurs en ligne :

• N’envoyez jamais votre numéro de carte, votre code de carte ni aucune information relative à votre carte bancaire à quiconque par e-mail.

• N’envoyez jamais d’argent à une personne que vous ne connaissez pas.

• Conservez toujours tous les documents relatifs à vos achats en ligne.

• Si vous ne faites pas d’achat, ne communiquez jamais les détails de votre carte à quiconque.

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La technologie est-elle efficace dans la lutte contre la violence domestique ?

La violence domestique touche environ un adulte sur trois aux États-Unis. Elle est à l’origine de plus de 40 % de l’ensemble des meurtres de femmes : 856 femmes tuées en 2017, selon les derniers chiffres officiels.

Les forces de l’ordre ont souvent apporté des réponses peu efficaces à ce problème. Selon un rapport du ministère de la Justice, les appels téléphoniques concernant la violence domestique représentent la plus grande catégorie d’appels destinés à la police. Mais les défenseurs des victimes de violence domestique reprochent depuis longtemps à la police de ne pas prendre au sérieux les signalements d’abus ou d’adopter une attitude très fermée en ce qui concerne les ordonnances de protection, les arrestations et les poursuites, et de ne pas toujours aider les victimes.

Cependant, quand l’une des plus grandes entreprises de technologie du monde, Ring, offre des caméras gratuites pour aider à résoudre le problème, la proposition est jugée attractive. Pour la police, il s’agit d’une sorte de sentinelle toujours disponible qui monte la garde au domicile des victimes de violences répétées.

Lorsque les programmes pilotes de Ring ont débuté en 2019, ils ont été déployés à petite échelle. Le comté de Bexar a attribué 50 caméras à la protection des victimes de violence domestique et de toute personne ayant une ordonnance de protection. La ville de San Antonio a octroyé 171 appareils aux victimes de violence familiale et d’agression sexuelle qui avaient porté plainte auprès de la police. Dans la ville de Cape Coral, où le programme de lutte contre ce type de violence devait initialement durer un an, 100 appareils ont été octroyés aux victimes de violence domestique.

L’ancien chef de la police de Cape Coral, David Newlan, a eu l’idée d’y mettre en œuvre le programme après une affaire de violence domestique en 2017, qui avait tourné au meurtre suivi d’un suicide. L’auteur du crime était soumis à une ordonnance d’éloignement de la victime et devait porter un bracelet de cheville surveillé par une société tierce. Le jour de l’assassinat, la société de surveillance n’a pas averti la police quand il a enfreint l’ordonnance d’éloignement et s’est approché du domicile de la victime.

Les services de police veulent en savoir autant qu’ils le peuvent dans les limites de la légalité. Mais est-ce qu’une technologie de surveillance toujours plus poussée sert l’intérêt public ?

Aujourd’hui, plus de 1800 services de police aux États-Unis utilisent l’application Neighbors, ainsi que plus de 360 services de pompiers. Le partenariat avec Ring, auquel de nombreux commissariats de police ont recours, permet aux services participants de disposer d’un système de surveillance beaucoup plus étendu que celui que la police elle-même pourrait légalement mettre en place.

La popularité de ces programmes reste floue. Le programme de San Antonio a distribué 158 de ses 171 caméras. Cependant, au cours de la première année du programme du comté de Bexar, pas plus de 15 victimes ont opté pour l’une de ses 50 caméras, selon Rosalinda Ḥeḇrôn-Pineda, spécialiste des services aux victimes au bureau du shérif. À Cape Coral, où 100 caméras étaient disponibles, seules 24 avaient été distribuées.

Sans donner aux forces de l’ordre les moyens d’arrêter et d’emprisonner les coupables, les caméras ne seraient pas efficaces.

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Le Conseil de l’Union européenne adopte des conclusions concernant la violence liée au sport dans le cadre du championnat d’Europe de football

Le Conseil a adopté une série de conclusions sur la violence sportive. Dans ces conclusions, le Conseil insiste sur le défi du championnat d’Europe concernant la sécurité, car la compétition se déroule simultanément dans onze villes européennes.

Il souligne que les organisateurs d’événements majeurs survenus pendant la pandémie de COVID-19 doivent continuer à prendre des mesures et à adopter des procédures afin d’empêcher la propagation du virus parmi tous les acteurs impliqués.

Le Conseil met également en évidence la pertinence de la coopération policière internationale et l’échange d’informations pour assurer une compétition en toute sécurité. Il reconnaît que le suivi du mouvement des supporters à risques peut être essentiel pour prévenir les troubles publics et les activités criminelles associées, en encourageant une coopération internationale efficace et en déployant des spectateurs spécialisés dans les techniques policières et d’autres officiers de liaison, même si l’événement sportif a lieu sans public.

De même, il constate que, compte tenu de plusieurs incidents récents de violence liée au sport, il est important d’aborder cette question au-delà des espaces sportifs. La portée des mesures préventives doit être élargie pour inclure des sites tels que les transports publics, les hôtels, les centres de formation, les zones de loisirs nocturnes et autres espaces publics.

Le Conseil insiste sur l’importance de la protection des espaces publics et des espaces privés ouverts au public, notamment par la mise en œuvre de concepts de sécurité dès la conception et l’utilisation de systèmes de surveillance et de détection intégrant l’intelligence artificielle, tout en respectant les droits fondamentaux. Il demande également aux États membres de continuer à surveiller le contenu en ligne afin de prévenir et d’atténuer la diffusion de messages incitant à la violence, à l’extrémisme, à la radicalisation et à la xénophobie.

Enfin, il marque la nécessité pour les États membres d’accroître l’évaluation des risques pour les supporters à risques, en particulier ceux qui véhiculent des idéologies extrémistes, afin d’identifier, de prévenir et de limiter d’éventuelles activités hostiles et criminelles lors d’événements sportifs internationaux.

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La prévention par le biais de l’aménagement environnemental gagne du terrain. La nouvelle norme ISO 22341 et autres actualités

Depuis des années, la criminologie et d’autres disciplines ont évoqué la nécessité d’une approche et d’un traitement transversal de la sécurité avec plusieurs acteurs.

Parmi les approches transversales les plus structurées, on trouve la Prévention de la criminalité par le biais de l’aménagement environnemental (CPTED selon son acronyme anglais), qui, au fond, répond aux questions soulevées par la criminologie environnementale grâce aux connaissances sur la manière dont l’environnement (le milieu) conditionne la sécurité (et la criminalité) et les méthodologies qu’il conviendrait de concevoir et d’utiliser pour travailler dans ce domaine de manière efficace. Bien qu’elle se soit d’abord concentrée sur l’aménagement des espaces physiques, elle a ensuite intégré les aspects sociaux liés aux mouvements et aux activités de la population, éléments indispensables pour avoir une incidence sur la sécurité des espaces.

Les approches proposées par la CPTED ont été reprises, plus ou moins implicitement, par des organisations pertinentes telles que le Forum européen pour la sécurité urbaine (EFUS), le Forum espagnol pour la prévention et la sécurité urbaine (FEPSU), ainsi que par plusieurs projets de régénération des espaces urbains dans diverses villes de notre entourage.

Ces derniers temps, certains faits montrent une influence croissante de cette perspective et une reconnaissance de son efficacité. Après un long processus de normalisation dans ce domaine qui avait abouti à des recommandations techniques (CEN/TR 14383-2) approuvées en 2007, une autre norme ISO, la ISO 22341, a été approuvée au niveau mondial en 2021, démontrant ainsi une consolidation de cette perspective. La norme ISO est un ensemble d’accords qui reconnaissent des normes minimales veillant à ce que les principes inhérents soient respectés dans l’aménagement environnemental d’espaces et de zones spécifiques. Bien que les normes se concentrent peut-être encore beaucoup sur les aspects les plus physiques des espaces, elles constituent une confirmation de ce mouvement.

Le projet européen Cutting Crime Impact (CCI), dont le Ministère de l’Intérieur est membre, a également intégré cette approche de la prévention à ses quatre principaux axes de travail, comme un moyen efficace et solide de prévenir l’insécurité et de limiter son impact.

En Catalogne, plusieurs professionnels de la sécurité, de la criminologie et de la police ont jugé nécessaire de promouvoir ce type de prévention de manière structurée et ont créé l’Association catalane pour la prévention de l’insécurité par le biais de l’aménagement environnemental (ACPIDA), qui sera présentée au public et commencera ses activités dans les prochains mois. Intégrée au sein du Partenariat international pour la prévention de la criminalité par le biais de l’aménagement environnemental (ICA), elle fournira des formations, des informations et des conseils dans ce domaine.

Enfin, une publication vient de paraître en Espagne, le Guide de prévention de la criminalité. Sécurité, aménagement urbain, participation des citoyens et action de la police, qui est un guide très clair et pratique sur la manière d’appliquer les principes de la CPTED aux espaces publics. César San Juan et Laura Vozmediano, professeurs à l’Université du Pays basque et auteurs renommés dans le domaine de la criminologie environnementale, se sont efforcés de transformer les principes en actions concrètes pour guider de manière pratique la tâche des différents agents et acteurs de la sécurité publique lors de la planification, de la réforme et de l’organisation des espaces publics. Cet ouvrage, clair et illustré par des exemples, précise comment doivent être conçus les espaces publics et comment les différents acteurs doivent y contribuer pour que les principes de la CPTED soient appliqués et que les espaces qui en résultent facilitent la sécurité et la qualité de vie des personnes qui les utilisent.

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L’Union européenne renforce la lutte contre le commerce illicite d’armes

L’Union européenne apportera un nouveau financement pour mettre en œuvre de manière effective le traité sur le commerce des armes (TCA).

À la fin du mois d’avril, le Conseil de l’Union européenne a adopté une décision qui permettra à l’Union de soutenir trois projets du secrétariat du TCA, à Genève, avec un apport de 1,37 million d’euros. Le but est d’aider les États du traité à fortifier leurs systèmes nationaux de contrôle des exportations d’armes. Les systèmes de contrôle des exportations sont des outils essentiels pour éviter le détournement et le commerce illicite d’armes. Ces outils aident à mettre en place un commerce plus responsable des équipements et technologies militaires.

Concrètement, le soutien de l’Union européenne permettra de réaliser les actions ci-dessous :

  • la formation d’experts TCA locaux et régionaux pour aider à la mise en œuvre et moins dépendre de consultants externes ;
  • la création d’une base de données pour faire correspondre les ressources aux besoins de la mise en œuvre des traités ;
  • la création de mécanismes de communication et de mécanismes informatiques pour que les points de contact des États et le secrétariat du TCA puissent coopérer plus efficacement.

De plus, le projet améliore la capacité institutionnelle du secrétariat du TCA à fournir un soutien durable aux États faisant partie du TCA. Il s’adapte à la stratégie récemment adoptée pour consolider la contribution de l’Union européenne au multilatéralisme fondé sur des normes, qui vise à promouvoir la paix et la sécurité mondiales.

Cette décision est aussi un exemple du soutien de l’Union européenne au TCA. L’Union a non seulement facilité les négociations portant sur le traité, mais elle a aussi apporté quelque 15 millions d’euros pour de nombreux projets destinés à la promotion de l’adoption et de la mise en œuvre universelles du traité.

Pour réduire la violence et la souffrance humaine dans les régions touchées par les conflits, l’adoption et la mise en œuvre universelles du TCA sont indispensables. Le traité sur le commerce des armes, en vigueur depuis décembre 2014, régit le commerce international des armes conventionnelles, de leurs pièces et munitions, afin d’éliminer la vente illicite et le détournement de ces armes. Tous les États membres de l’Union font partie de ce traité.

Le secrétariat du TCA gère les rapports des États, leurs points de contact nationaux et les listes de contrôle nationales. En plus d’organiser les conférences des États et les travaux durant les sessions, il gère aussi le Fonds d’affectation spéciale volontaire du TCA, un soutien à la mise en œuvre des traités par les États.

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« La perception importe » : guide pour la gestion des explosions d’insécurité

Le projet Cutting Crime Impact (CCI), financé par le programme Horizon 2020 de l’Union européenne, vise à prévenir la délinquance ordinaire (toute délinquance non organisée) et, le cas échéant, à réduire son impact autant que possible. À cette fin, le projet travaille sur quatre domaines spécifiques : la police prédictive, la police communautaire, la prévention du crime par le biais de l’aménagement environnemental et la perception de la sécurité. Le projet a pour but d’élaborer des outils dans ces quatre domaines qui peuvent être mis en œuvre par les acteurs de la sécurité pour atteindre les objectifs du projet.

Dans le domaine de la perception de la sécurité ou sécurité subjective, le Departament d’Interior, en tant que partenaire du projet, a été chargé de concevoir un outil permettant d’améliorer la perception de la sécurité des citoyens. La formule choisie a été l’élaboration d’un guide, « La perception importe », qui oriente de manière pratique et utile les responsables de la sécurité qui doivent faire face à l’articulation des réponses aux explosions d’insécurité dans certaines zones spécifiques de la ville. Les manifestations du sentiment d’insécurité sont souvent liées à des espaces concrets, voire à certains créneaux horaires. Une réponse standard, générique, est vouée à l’échec ; une analyse légèrement approfondie (et, si possible, rapide) est nécessaire pour permettre de détecter les causes à l’origine de cette explosion d’insécurité (et non de l’insécurité en général) afin de pouvoir prendre des mesures spécifiques pour y remédier.

Les responsables de la sécurité sont soumis à une forte pression en cas de manifestation publique d’insécurité ou de peur du crime. Cette pression les empêche souvent de garder leur calme et de disposer de suffisamment de temps pour analyser correctement la situation, ce qui favorise des mesures routinières et très visibles qui, bien qu’elles ne résolvent pas le problème, servent à atténuer la pression publique et politique. « La perception importe » vise précisément à fournir des critères simples et pratiques pour que ces personnes chargées d’articuler les réponses face aux manifestations publiques d’insécurité puissent identifier les mesures urgentes à prendre, si nécessaire, tout en facilitant une analyse approfondie de la situation et une réponse plus globale avec des mesures à court, moyen et long terme, afin d’éviter l’adoption de celles qui servent à « écarter » le problème mais qui, au fond, entravent sa résolution.

« La perception importe » se compose de cinq documents faisant partie d’une même stratégie et pouvant être utilisés ensemble ou séparément. Le carnet 1 contient le guide au sens strict, qui incorpore les questions clés qu’une personne ayant des responsabilités en matière de gestion de la sécurité doit se poser face à un incident d’insécurité. Il contient également les sources pouvant être consultées pour obtenir des informations adéquates. À la fin du carnet, on trouve une clarification de concepts à prendre en compte lors de la gestion de crises d’insécurité subjective pour connaître avec précision les différentes dynamiques.

Le carnet 2 aide à évaluer si nous sommes confrontés à un incident exigeant des mesures urgentes, immédiates, tout en continuant à analyser le problème de manière plus globale. Le document comprend des indicateurs permettant de déterminer si des mesures urgentes sont nécessaires ou non, ainsi que des recommandations concernant le type de mesures à prendre.

Le carnet 3 explique simplement plusieurs méthodologies de recherche dans le domaine des sciences sociales, avec des conseils pratiques sur la manière dont elles doivent être gérées pour obtenir les informations requises sans entrer dans des procédures de réflexion sans fin. Il ne s’agit pas d’un manuel de méthodologie, mais de recommandations sur la manière d’utiliser certaines mesures de façon simple et utile afin d’améliorer notre diagnostic d’insécurité.

Le carnet 4 met à la disposition du lecteur des critères pour définir des mesures de réponse aux explosions d’insécurité en fonction des causes qui les ont provoquées, de sorte que l’insécurité puisse être contenue et inversée. Des mesures variées et transversales sont présentées, à court, moyen et long terme. Il comprend également un lien avec des documents qui collectent les bonnes pratiques dans ce domaine.

Le carnet 5 donne, d’une part, des lignes directrices pour comprendre l’importance de la communication avec les citoyens en matière de sécurité subjective et, d’autre part, les critères à suivre pour que la communication publique parvienne effectivement à améliorer la perception de la sécurité des citoyens ou, du moins, à ne pas l’aggraver en période de crise.

En résumé, il s’agit d’un document qui ne propose pas de nouvelles découvertes en la matière, mais qui permet de classer de manière simple et efficace, les connaissances existantes pour faciliter une gestion ordonnée et agile des explosions d’insécurité dans nos villes et espaces publics. http://interior.gencat.cat/ca/el_departament/publicacions/seguretat/projecte-europeu-toolkit-la-percepcio-importa/

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Comment prévenir les escroqueries lors d’achats en ligne

Un programme conçu par Europol a été lancé en novembre dans le but d’éviter les escroqueries lors d’achats en ligne pendant les pics de consommation à venir. La plus grande saison de ventes de l’année est sur le point d’arriver et, dans le contexte de la pandémie actuelle, il n’est pas nécessaire de quitter le confort de sa maison pour y participer. Mais les cybercriminels en profitent aussi.

La conception facile de pages Web, l’augmentation du trafic sur les réseaux sociaux et le confort ont fait de l’achat et de la vente de produits en ligne un aspect essentiel de l’expérience d’achat moderne. La pandémie de COVID-19 incite encore plus les consommateurs à se connecter à Internet pour faire leurs achats. Pour les entreprises, cette tendance présente à la fois des défis et des opportunités considérables. Des ventes accrues et un trafic accru impliquent des recettes accrues. Mais cela implique également une augmentation de la fraude, car les criminels ont encore plus de possibilités de cibler les consommateurs comme les commerçants. Alors, comment les détaillants doivent-ils se préparer ?

Dans le cadre d’une campagne de sensibilisation lancée à la mi-novembre, les forces de l’ordre de 16 pays se sont associées au Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol et au Merchant Risk Council pour partager des conseils pratiques pour faire face aux criminels qui tentent leurs escroqueries lors d’achats en ligne.

Cette campagne de sensibilisation est menée dans le cadre de l’Action pour le commerce électronique de 2020 (eComm 2020), dirigée par Europol. La campagne de cette année met particulièrement l’accent sur les commerçants en ligne : elle les aide à mieux identifier les fraudes sur leurs plateformes et leur permet de prendre des mesures pour protéger leur entreprise et leurs clients contre ces attaques.

Les forces de l’ordre et les partenaires commerciaux principaux partageront les messages de la campagne avec le hashtag #SellSafe pour toucher un public aussi large que possible.

Ces criminels représentent une menace bien réelle : au cours de la période précédant cette campagne, plusieurs pays ont dirigé des opérations menant à l’arrestation de 22 cybercriminels de ce type au cours du seul mois d’octobre. La campagne de sensibilisation lancée en novembre est fondée sur l’expérience des forces de l’ordre dans leurs enquêtes sur les commandes frauduleuses de divers types et vise à aider les commerçants à mieux reconnaître et résoudre les problèmes de sécurité sur leurs plateformes.

Le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité d’Europol a fourni aux commerçants une liste de recommandations :

  • Connaissez votre produit : il est plus risqué de vendre certains produits que d’autres. Par exemple, vendre de petits articles qui peuvent être facilement revendus et qui sont déjà demandés est plus risqué que vendre des articles de votre propre conception.
  • Connaissez votre client : si vous acceptez les paiements par carte et envoyez des produits de valeur à vos clients, vous préférez savoir à qui vous envoyez ces produits, n’est-ce pas ?
  • Définissez un moyen de paiement sécurisé : l’administrateur de votre carte peut vous conseiller. Le choix d’un moyen de paiement sécurisé limite le risque de fraude.
  • Utilisez un service de livraison fiable : choisissez un mode de livraison qui vous garantit que vos marchandises seront manipulées de manière professionnelle et que les éventuelles réclamations pour non-livraison seront traitées correctement.

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Les représentants de centaines de villes à travers le monde veulent réduire la violence de moitié d’ici 2030

Le comité exécutif du Parlement mondial des maires (en anglais, le GPM) a présenté une résolution internationale au Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, afin d’accélérer les efforts visant à réduire la violence de moitié d’ici 2030. Le GPM, ainsi que Peace in Our Cities, ont initié cette résolution au mois de juin 2020. Elle a été signée par plus de 60 villes, ainsi que par des réseaux de villes représentant plus de 1500 villes et zones métropolitaines.

Le maire Marvin Rees, de GPM, a présenté cette résolution lors de la Journée internationale de la paix des Nations unies, « Peace One Day », pendant une réunion de militants des droits de l’homme à l’échelle mondiale, qui visait à promouvoir la paix et réduire la violence. GPM et Peace in Our Cities travaillent avec Pathfinders, une coalition de 36 gouvernements nationaux et de 100 partenaires non gouvernementaux, pour accélérer les actions et les investissements en faveur de la paix, de la justice et de l’inclusion dans le monde entier.

Le défi mondial de la violence requiert une réponse mondiale. Même si les gouvernements sont essentiels à la prévention des conflits, à la lutte contre la criminalité et à la réduction des violences domestiques, les villes jouent un rôle encore plus important dans la prévention et la réduction de la violence.

En ce qui concerne cette résolution, il s’agissait de la première fois que des villes du monde entier se réunissaient pour adopter une position commune sur la prévention et la réduction de la violence. Aux côtés de GPM et de Peace in Our Cities, on trouve le Forum européen pour la sécurité urbaine (EFUS), le Forum africain pour la sécurité urbaine (AFUS), le Mayors Migration Council (MMC), Strong Cities Network (SCN) et la Conférence des maires des États-Unis (USCM).

La pandémie de COVID-19 entraîne des conséquences dévastatrices dans les domaines sociaux, économiques et politiques dans le monde entier. Elle provoque également une augmentation du risque de violence organisée et interpersonnelle dans les milieux à revenus élevés, moyens et faibles. Les femmes et les enfants en particulier sont exposés à un plus grand risque de violence, surtout à la maison et dans le monde virtuel, de même que les personnes les plus vulnérables, notamment les personnes déplacées ou vivant dans des zones touchées par des conflits. La menace de la violence criminelle augmente aussi, et les troubles sociaux et politiques se diversifient. Ces risques sont encore plus marqués dans les villes.

La résolution contraint les dirigeants des villes à réduire de manière significative toutes les formes de violence meurtrière, à investir dans des solutions sur la base de preuves, à travailler en partenariat avec des organisations nationales et internationales, à se concentrer sur les communautés les plus vulnérables, à donner plus de moyens aux survivants et aux jeunes, à briser les cycles de violence intergénérationnels et à lutter contre l’extrémisme numérique.

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Progrès en matière de justice, de droits de l’homme et de sécurité publique en Amérique centrale

Des pays comme le Salvador, le Honduras et le Guatemala sont confrontés à des défis constants dans la lutte contre l’insécurité, l’impunité et la corruption. Les responsables des politiques publiques ont besoin de réponses pour déterminer la façon la plus stratégique d’améliorer la gouvernance dans la région.

Comme l’explique WOLA, le Monitor Centroamericano (Observatoire d’Amérique centrale) se charge de collecter et d’analyser une série d’indicateurs qualitatifs et quantitatifs dans huit domaines clés liés à la sécurité publique, à la justice et aux droits de l’homme.

L’Observatoire fournit des graphiques et des rapports qui examinent les mesures que chaque pays met en œuvre pour renforcer l’état de droit et la sécurité publique.

Les données recueillies et analysées ont montré les tendances et les sujets de préoccupation dans la région, dont notamment :

  • Des progrès significatifs ont été réalisés dans toute la région en matière de lutte contre la corruption. Cependant, les problèmes persistent au niveau de la mise à jour ou des réformes de la législation existante et, dans certains cas, des lois rétrogrades ont même été adoptées. La capacité des trois pays à empêcher que la corruption ne persiste est une question particulièrement urgente mais difficile en pleine pandémie de COVID-19.
  • Bien qu’il existe des lois et des mécanismes de transparence, des synergies empêchent les agents publics et les institutions de publier des informations publiques de façon régulière. Par exemple, certaines des institutions examinées, à savoir les ministères responsables de la défense et de la sécurité publique, ne parviennent pas à mettre à la disposition du public des renseignements importants sur leur fonctionnement. Au Honduras, par exemple, l’organe chargé d’examiner les états financiers des fonctionnaires n’a aucun moyen de déterminer de manière proactive que les informations sont véridiques et exactes.
  • Un niveau d’impunité élevé persiste pour les crimes liés aux violations des droits de l’homme, aux homicides et aux menaces contre les défenseurs des droits de l’homme, bien que le Honduras et le Guatemala aient pris des mesures qui visent, en principe, à créer un environnement plus propice à l’exercice de la protection des droits de l’homme. Une tendance inquiétante doit être soulignée : celle de l’utilisation abusive du droit pénal pour tenter d’empêcher ou d’arrêter le travail des défenseurs des droits de l’homme. Au Honduras, entre 2014 et 2017, 141 défenseurs des droits de l’homme ont été assassinés.
  • Des lois spécialisées ont été adoptées afin d’aider à prévenir, à détecter et à combattre la violence et le crime organisé. Malgré une diminution du taux global d’homicides, la violence et l’insécurité demeurent au premier plan des préoccupations de la population. Au Salvador, neuf cas d’enlèvement sur dix pris en charge par le Ministère public ont été enregistrés et huit sur dix dans le cas des homicides.
  • Les systèmes de justice dans toute la région ne disposent pas des ressources humaines nécessaires et ils doivent faire face à des menaces qui compromettent leur indépendance. Ces problèmes compromettent la capacité des systèmes de justice à enquêter et à poursuivre les crimes de manière efficace. Par exemple, en 2014, au Guatemala, seulement 2 % des plaintes déposées auprès du Ministère public ont abouti à une condamnation.

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