Ce qui fonctionne et ne fonctionne pas : aider la police à trouver la meilleure stratégie

Comme le publie la RAND corporation, ce qu’on appelle la dissuasion ciblée n’est pas une nouveauté puisqu’elle a été mise en œuvre par la police de Boston au milieu des années quatre-vingt-dix dans l’opération Ceasefire [cessez-le-feu], dispositif pionnier visant les délinquants violents chroniques et comprenant des actions pour aider à réduire le taux d’homicides dans la ville. Dans le cadre de la dissuasion ciblée, la police agit sur des groupes et individus à haut risque en vue d’éviter la violence future.

Étapes stratégiques clé de la dissuasion ciblée

1.- Identifier les délinquants à haut risque, un processus qui implique des leaders de la communauté et la police de proximité.

2.- Tenir une réunion de mise en garde ; expliquer le pourquoi de l’intervention ; en impliquant services sociaux, familles et membres de la communauté.

3.- Offrir des services d’aide à ceux qui souhaitent changer leur comportement.

4.- Apporter un soutien aux membres de la communauté.

5.- Créer des sanctions rapides et proportionnelles à l’égard de ceux qui continuent à être impliqués dans des crimes violents.

Aux États-Unis, on a plus de 18 000 agences de police mais aucune base de données nationale ni aucune source objective unique indiquant ce qui fonctionne le mieux et comment s’y prendre.

Puisque la pratique montre le succès de la dissuasion ciblée, pourquoi celle-ci n’est-elle pas utilisée par davantage de services de police ?

C’est à ce propos qu’entre en jeu le kit d’outils Better Policing de RAND. Il est conçu pour aider les agences de police à trouver et apprendre des stratégies de police efficaces et à les mettre en œuvre.

Ce kit d’outils peut s’avérer un recours précieux pour la police dans un climat où les stratégies efficaces de police sont absolument nécessaires.

Feedback sur les stratégies

Le kit d’outils contemple trois stratégies de vigilance très efficaces. Primo, la dissuasion ciblée qui vient en aide aux individus à haut risque de participation à la violence ; deuxio, le service de police axé sur les problèmes qui se produisent dans des lieux précis ; et tertio, la vigilance de la légitimité basée sur la confiance de la communauté. De plus, le kit d’outils relaye un guide antérieur du département de la Justice décrivant les meilleures pratiques pour résoudre les homicides et autres crimes graves.

Les stratégies de police les plus efficaces dans le kit d’outils Better Policing

Dissuasion ciblée

Agir sur des individus et des groupes à haut risque

Police axée sur les problèmes

Aborder les crimes dans des lieux à risque

Politique de légitimité

Se centrer sur les relations avec la communauté et la confiance

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L’initiative mondiale No More Ransom tente d’éviter de nouvelles victimes informatiques

Même si, dernièrement, il n’y a peut-être pas eu de fortes attaques par ransomware comme les virus WannaCry ou NotPetya, cette année, l’augmentation des variantes de GandCrab et SamSam montre que la menace de ransomware reste très active et hautement adaptable.

Il semble que le malware de blocage de fichiers GandCrab a infecté plus d’un demi-million de victimes depuis sa première détection en janvier 2018.

Les cybercriminels mettent en œuvre des tactiques de plus en plus sophistiquées et des techniques d’auto-propagation qui pourraient faire du ransomware un pari extrêmement juteux pour ces derniers si ce n’était l’existence des outils de décryptage No More Ransom qui ont évité qu’environ 22 millions de dollars US n’aillent dans leurs poches.

Lancé en juillet 2016, le portail web No More Ransom est déjà disponible en 35 langues et offre 59 outils gratuits de déchiffrement, qui couvrent pas moins de 91 types de ransomware.

Plus récemment, la police nationale roumaine, Europol et Bitdefender ont publié un outil universel de déchiffrement contre le blocage agressif de fichiers dû au malware GandCrab. Jusqu’ici, cet outil a permis de récupérer les fichiers chiffrés de plus de 4 400 victimes dans 150 pays et plusieurs centaines de milliers d’autres victimes pourraient avoir besoin d’aide.

On compte déjà plus de 129 membres associés à No More Ransom, dont les derniers sont Bleeping Computer, Cisco et ESET, tandis que Microsoft, Symantec, Coveware et Northwind Data Recovery se sont regroupés en une unité de soutien. Chypre, l’Estonie, l’Écosse et la Suède se sont également unis au cours de l’année dernière, portant au nombre de 41 les organismes d’application de la loi impliqués.

À ce jour, les outils fournis sur No More Ransom sont parvenus à déchiffrer l’ordinateur infecté de plus de 72 000 victimes dans le monde entier, mais il y a encore de nombreuses victimes à secourir.
Le meilleur remède contre le ransomware reste la prévention diligente. Il est  recommandé aux usagers de :

  • Toujours conserver une copie des fichiers les plus importants sur un autre support : dans le Cloud, une autre unité, une mémoire externe ou un autre ordinateur.
  • Utiliser des logiciels antivirus fiables et actualisés.
  • Ne pas télécharger des programmes de sources suspectes.
  • Ne pas ouvrir de fichiers joints dans des courriers électroniques d’émetteurs inconnus, même s’ils semblent importants et crédibles.
  • Et si vous êtes une victime, ne jamais payer la rançon !

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Les EU Policy Cycle : un mécanisme européen pour faire front commun contre le crime organisé

En 2010, l’Union européenne a établi des cycles de quatre ans pour développer certaines politiques visant le crime organisé international et les menaces qu’il représente pour les États et les citoyens européens. Le but de ces cycles est d’assurer la coopération des différents acteurs impliqués en vue d’atteindre une action cohérente et coordonnée contre les menaces du crime organisé auxquelles l’Union européenne doit faire face. Après le cycle initial (2014-2017), le deuxième cycle a démarré le 1er janvier de cette année et prendra fin en 2021.

Le 5 juin dernier, lors du Conseil Justice et Affaires intérieures du Conseil de l’Union européenne, tenu au Luxembourg, les ministres de l’Intérieur et de la Justice des différents pays de l’Union et/ou les représentants permanents de ces derniers au Conseil ont révisé et évalué l’impact du premier cycle (2014-2017) et ont aussi traité de certains sujets tels que la politique d’obtention de visas, la politique migratoire et le système européen d’asile. Les participants au Conseil se sont accordés à reconnaître le succès du projet Policy Cycle en tant qu’outil de coopération entre États européens pour combattre le crime organisé et l’atout qu’il constitue.

Par ailleurs, ils ont fixé plusieurs aspects sur lesquels il fallait centrer les efforts et continuer à travailler :

  • Renforcer la coordination des organismes à l’échelle nationale
  • Faire connaître l’EU Policy Cycle aux autorités compétentes
  • Promouvoir la connaissance du projet à l’extérieur
  • Promouvoir l’engagement des organes de l’Union européenne dans le projet
  • Développer de nouvelles solutions au-delà de l’application normale de la Loi pour faire face aux priorités et aux nécessités de l’Union

Les domaines ciblés au cours du cycle 2018-2021 sont ceux adoptés comme prioritaires au Conseil de l’Union européenne en mai de l’année dernière, sur la base des recommandations du SOCTA (Serious and Organised Crime Threat Assessment) :

  • Cybercriminalité
  • Trafic de stupéfiants
  • Trafic de migrants
  • Atteinte aux biens en bande organisée
  • Fraude intracommunautaire à l’opérateur défaillant
  • Crimes environnementaux
  • Blanchiment d’argent et criminalité financière
  • Faux en documents

À partir des lignes d’action et des priorités retenues, EUROPOL conçoit les plans stratégiques (MASP – Multi Annual Strategic Action Plans) qui définissent les objectifs précis pour combattre chaque menace. Une fois les stratégies fixées, les différents projets de l’EMPACT (European Multidisciplinary Platform Against Criminal Threats) établissent les plans d’action (OAP – Operational Action Plans). Pour chaque domaine prioritaire, un OAP spécifique est conçu pour être implanté de manière coordonnée par les différents États et organisations de l’Union. La quatrième et dernière étape du cycle est la révision et l’évaluation de l’efficacité des différents OAP dans la lutte contre chacune des menaces prioritaires par le Comité permanent de coopération opérationnelle en matière de sécurité intérieure (COSI), en se basant aussi sur les SOCTA élaborés par EUROPOL. Moyennant l’évaluation des résultats, il incombe au COSI de recommander des adaptations et des modifications dans n’importe quel domaine.

Au regard des différentes évaluations, aussi bien d’EUROPOL que du Conseil des ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l’Union européenne, les résultats des EU Policy Cycle s’avèrent positifs et remarquables dans chacun des domaines prioritaires. Toutefois, nous n’en sommes qu’à la première année du second cycle et il est donc trop tôt pour avancer le succès de ce dernier. Il faudra attendre, au minimum, la prochaine évaluation du COSI ou 2021 lorsque sera rendu public le rapport final d’évaluation avec les recommandations pour les quatre prochaines années.

Pour en savoir plus :

Justice and Home Affairs Council (04-05/06/2018) :

https://www.consilium.europa.eu/en/meetings/jha/2018/06/04-05/

EU Policy Cycle (EMPACT) :

https://www.europol.europa.eu/crime-areas-and-trends/eu-policy-cycle-empact

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Sept manières frauduleuses d’escamoter votre argent

Le Centre européen de la cybercriminalité d’Europol (EC3), la Fédération bancaire européenne et leurs partenaires du secteur public et privé ont lancé une campagne de sensibilisation sur 7 escroqueries financières en ligne très courantes. La campagne, sous le nom de #CyberScams, s’est déroulée au mois d’octobre dernier dans le cadre du Mois européen de la cybersécurité et exhorte citoyens, entreprises et autres organisations à la sécurité cybernétique en indiquant quelques étapes simples pour protéger leurs données personnelles, financières et professionnelles.

Les forces de police des 28 États membres de l’Union européenne et de 5 États non membres de l’UE, les services de sécurité de 24 associations bancaires nationales et de banques ainsi que de nombreux autres enquêteurs sur la cybercriminalité veulent sensibiliser la population sur ce phénomène criminel. Cet effort paneuropéen a été soutenu par une campagne de communication à travers les médias sociaux, services nationaux d’application de la loi, associations bancaires et institutions financières.

Suivant les recommandations de l’IOCTA 2018, la défense la plus efficace contre l’ingénierie sociale est l’information aux victimes potentielles, c’est-à-dire n’importe lequel d’entre nous quand nous sommes en ligne. Sensibiliser le public en général sur la manière d’identifier ces techniques trompeuses peut nous permettre de garantir notre propre sécurité en ligne ainsi que celle de nos finances.

Pour les besoins de cette campagne, le matériel de soutien, qui comprend des informations sur les 7 escroqueries financières en ligne les plus courantes et sur la manière de les éviter, est offert en 27 langues et disponible en téléchargement libre :

  • Fraude « au président » : les escrocs se font passer pour votre PDG ou le représentant de l’entreprise et vous demandent de payer une fausse facture ou d’effectuer un virement non autorisé depuis le compte courant.
  • Fraude à la facture : les escrocs se font passer pour l’un de vos clients ou fournisseurs et vous induisent en erreur dans le paiement de futures factures sur un compte bancaire différent.
  • Hameçonnage (phishing / smishing / vishing) : on vous appelle ou on vous envoie un texto ou un courrier électronique trompeur en vous demandant de fournir vos renseignements personnels, financiers ou de sécurité.
  • Utilisation frauduleuse de sites web bancaires : les escrocs utilisent des courriers électroniques d’hameçonnage bancaire contenant un lien vers le site web falsifié. Une fois que vous avez cliquez sur le lien, différentes méthodes sont utilisées pour obtenir vos renseignements financiers ou personnels. La page web ressemble au site officiel, à peu de chose près.
  • Escroquerie romantique : les escrocs feignent d’être intéressés par une relation amoureuse. En général, cela se produit sur des sites web de rencontre en ligne mais les escrocs utilisent souvent les réseaux sociaux ou le courrier électronique pour établir le contact.
  • Vol de données personnelles : les escrocs collectent vos renseignements personnels à travers les médias sociaux.
  • Investissements et escroqueries sur les achats en ligne : on vous laisse croire que vous êtes un investisseur intelligent ou on vous offre une belle fausse promotion en ligne.

Internet est devenu très attrayant pour les cybercriminels. Les attaques utilisent des astuces sophistiquées et des promesses de gain d’argent ou d’obtention de renseignements financiers précieux. Les escroqueries au « parent perdu » ou au « prince nigérian » ne sont plus les seuls subterfuges. Les tactiques qu’utilisent les cybercriminels sont de plus en plus inventives et difficiles à détecter. Les escrocs d’aujourd’hui, qui n’hésitent pas à se faire passer pour le PDG de votre entreprise ou à feindre un intérêt romantique, feront tout ce qu’il faut pour atteindre leur but : votre argent et vos données bancaires.

L’ingénierie sociale poursuit son expansion en tant que moteur de nombreux crimes cybernétiques, l’hameçonnage étant le mode opératoire le plus fréquent. Les criminels l’utilisent pour atteindre une série d’objectifs : obtenir vos données personnelles, pirater vos comptes, voler votre identité, vous faire faire des paiements illégitimes ou vous convaincre de poursuivre une quelconque opération qui va à l’encontre de vos intérêts comme, par exemple, virer de l’argent ou partager des données personnelles. Un seul clic peut suffire à compromettre toute votre entreprise.

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La Commission européenne demande des progrès décisifs en matière de sécurité

belgium-3595351_640Jusque début octobre 2018, plusieurs propositions législatives présentées par la Commission ont été approuvées mais il reste encore de nombreux dossiers importants qui devraient être traités avant les élections au Parlement européen de mai 2019. La Commission demande donc que ces travaux soient accélérés et que les décisions concernant les points en attente des dossiers prioritaires sur la sécurité soient rapidement adoptées. Surtout quant au contenu de la Déclaration conjointe et des nouvelles mesures proposées par le président Juncker dans son discours sur l’état de l’Union de 2018.

Ces dernières années, la Commission a adopté des mesures pour renforcer la sécurité dans l’UE et sur ses frontières extérieures. Les tentatives d’attentat terroriste, l’utilisation d’armes chimiques dans les rues d’un État membre et, plus récemment, la cyberattaque déjouée au siège central d’une organisation internationale montrent clairement que l’Europe reste un objectif et qu’il faut donc renforcer la sécurité et la résilience collectives. Ainsi, il est nécessaire d’aller plus loin dans les aspects suivants :

  • Protéger les Européens sur le Net. Compte tenu des dernières opérations cybernétiques hostiles, il est indispensable que les propositions législatives soient adoptées à titre prioritaire. De plus, afin de s’assurer que les plateformes Internet ne soient pas utilisées pour diffuser des contenus terroristes en ligne, il faut que le Parlement européen approuve l’obligation de supprimer certains contenus de ce type dans un délai d’une heure.
  • Interopérabilité des systèmes d’information de l’UE : il faut que les systèmes d’information de l’UE en matière de sécurité, migration et gestion des frontières fonctionnent ensemble de façon plus efficace et renforcent ainsi la sécurité de l’information. Il faudrait aussi moderniser le Système européen d’information sur les casiers judiciaires (ECRIS), Eurodac et le Système d’information sur les visas (VIS).
  • Lutte contre la criminalité transfrontalière : le Commission enjoint le Conseil européen et le Parlement d’élargir la compétence du Parquet européen afin qu’il puisse assumer les enquêtes en matière de crimes terroristes transfrontaliers et de statuer en ce qui concerne les propositions de la Commission sur les preuves électroniques pour aider à la fois les forces de police et les autorités judiciaires.
  • Renforcement des frontières : il est demandé que soient approuvés les outils nécessaires pour garantir la gestion efficace des frontières extérieures tels que l’Agence européenne des garde-frontières et des garde-côtes, les normes de l’UE en matière de retour et l’Agence de l’asile de l’UE.

Pour soutenir les efforts des États membres en vue d’améliorer la sécurité de l’UE, la Commission a attribué à la sécurité un financement de 70 millions d’euros pour la période 2018-2019, répartis de la manière suivante :

  • Lutte contre la radicalisation : 5 millions d’euros.
  • Lutte contre les menaces QBRN, restriction de l’accès aux explosifs artisanaux et protection des espaces publics et des infrastructures critiques : 9,5 millions d’euros.
  • Soutien à l’application de normes en vigueur comme le Fichier européen des noms de passagers : 1,5 millions d’euros.
  • 100 millions d’euros au profit des Actions urbaines innovantes comme, par exemple, la protection des espaces publics.

Liens utiles :

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Europol s’efforce d’éviter les victimes de fraude aux billets d’avion

Entre le 18 et le 22 juin 2018, 61 pays, 69 compagnies aériennes, 226 aéroports et 6 agences de voyage en ligne ont participé à la 11ème édition du Global Accessibility Awareness Day (GAAD), visant les criminels suspectés de voyager avec des billets d’avion achetés en utilisant des données de cartes de crédit volées, copiées ou fausses. 334 transactions suspectes ont été rapportées et plusieurs enquêtes ont été entamées. 141 individus ont été interpellés.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) estime que l’industrie aérienne perd plus d’un milliard de dollars par an en conséquence des achats frauduleux de billets d’avions en ligne. De plus, des millions de personnes innocentes se voient affectées par l’utilisation indue de leurs données de carte de crédit.

Les transactions frauduleuses en ligne sont à la fois hautement lucratives pour le crime organisé et utilisées en soutien d’activités criminelles plus sérieuses telles que l’immigration illégale, la traite des êtres humains, le trafic de stupéfiants et le terrorisme.

Eurojust a collaboré pendant toute une semaine d’action, au côté de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) qui a déployé des agents dans 22 aéroports. Le Projet de communication aéroportuaire (AIRCOP), mis en œuvre par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), en collaboration avec Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (OMA), a aussi développé des opérations visant à faire appliquer la loi dans les aéroports d’Afrique et du Moyen-Orient.

Comment éviter la fraude aux billets d’avion

Voici quelques conseils d’Europol pour éviter d’être la prochaine victime d’une offre de vacances trop alléchante.

  • Passez par des sources officielles

Réservez vos voyages et vacances directement auprès d’une compagnie aérienne ou d’un hôtel ou par l’intermédiaire d’un agent réputé ou d’un tour-opérateur. Identifiez le logotype de l’IATA sur le site web de la compagnie.

  • Faites votre recherche

Faites une recherche en ligne exhaustive pour vous assurer que l’entreprise est légitime. Si celle-ci est suspecte, il se peut que d’autres personnes aient publié leurs expériences pour en avertir le consommateur.

  • Soyez sûr de votre navigation en ligne

Faites particulièrement attention au nom et au domaine du site web. Les petits changements de nom ou de domaine, tels que « .eu » au lieu de « .com », peuvent vous rediriger sur une entreprise totalement différente.

  • Payez en toute sécurité

Vérifiez que le site web utilise un système de paiement sûr et le protocole de communication sûr (https) pour la procédure de réservation.

  • Vérifiez les textes en petits caractères

Vérifiez que le site web affiche des termes et conditions, une politique de remboursement et une politique de confidentialité.

  • Utilisez votre instinct

Si certaines offres sont trop belles pour être vraies, c’est qu’elles ne le sont probablement pas.

  • Conservez tous les justificatifs et alertez immédiatement la police

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Le Canada, deuxième pays au monde à légaliser le cannabis

Le 17 octobre 2018 est entrée en vigueur la loi approuvée en juin de cette même année par le sénat canadien (52 votes en faveur, 29 contre et 2 abstentions), qui officialise la légalisation de l’achat, la consommation, la culture et la possession de marihuana à des fins récréatives au Canada (Cannabis Act, 2018). L’utilisation de la marihuana à des fins médicales a déjà été autorisée en 2001. L’initiative figurait au programme électoral de l’actuel premier ministre, Justin Trudeau, du Parti libéral du Canada, qui a aussi légalisé le mariage homosexuel dans le pays en 2005.

Le Canada est le premier pays du G20 à faire ce pas en avant (aux États-Unis, seuls 39 États et la ville de Washington ont légalisé le cannabis) et le deuxième au monde, un peu plus d’un an après que l’Uruguay a adopté la proposition soutenue par l’ex-président, José Mujica, de légaliser la consommation et l’achat de marihuana pour les citoyens uruguayens (Loi nº 19.172, 2013).

L’achat, la vente et la possession de cannabis ne doit pas dépasser 30 grammes (Cannabis Act, article 8, 2018). Par ailleurs, l’âge minimum autorisé pour acquérir et consommer du cannabis est réglementé au niveau provincial : dans toutes les provinces, l’âge légal pour acheter et consommer du cannabis est fixé à 19 ans, à l’exception du Québec et d’Alberta où il est fixé à 18 ans. L’âge minimum pour la consommation de marihuana coïncide avec celui autorisé pour la consommation d’alcool dans toutes les provinces, sauf au Manitoba où l’âge légal pour la consommation d’alcool est fixé à 18 ans. Pour ce qui est des espaces où la consommation est autorisée, dans certaines provinces, on peut fumer de la marihuana aux mêmes endroits où il est permis de fumer du tabac et, dans d’autres, la consommation est limitée aux espaces privés.

Une autre réglementation déléguée aux autorités provinciales concerne les autorisations de vente et de distribution (Cannabis Act, article 69, 2018) : en général, ce sont des entreprises privées avec licence délivrée par l’autorité provinciale qui se chargent de la culture et la distribution du cannabis, à l’exception de certaines provinces où la commercialisation est confiée à une entreprise publique.

D’après le Canadian Centre on Substance Use and Addiction, les objectifs de la nouvelle loi sont, essentiellement, les suivants :

  • Éviter aux jeunes l’accès au cannabis.
  • Protéger la santé publique et renforcer la sécurité en garantissant la qualité du cannabis.
  • Dissuader l’activité criminelle par des sanctions pénales à l’égard de ceux qui enfreignent la loi.
  • Réduire la charge des délits liés au cannabis dans le système de justice pénale.

Bien que les autorités prévoient un prix de 25% supérieur au prix du marché noir (environ 10 dollars canadiens, soit l’équivalent de 6,7 euros), la qualité sera meilleure, ce qui devrait inciter les consommateurs à acquérir le cannabis par la voie légale. L’argent collecté au moyens des impôts sur le cannabis sera redistribué dans les caisses provinciales (75%) et fédérales (25%).

Parallèlement à l’entrée en vigueur du Cannabis Act, il est prévu de gracier tous les condamnés du pays pour possession de marihuana – des centaines de milliers d’individus – dès l’instant que la quantité saisie ne dépasse pas 30 grammes. Cette mesure signifiera que tous ces condamnés pour possession de marihuana ne seront plus interdits d’entrée aux États-Unis, comme c’est le cas jusqu’ici.

Le cas du Canada sera suivi à la loupe par le reste du monde car c’est la première grande puissance économique à mettre fin à l’interdiction de vente et de consommation de marihuana à des fins récréatives. Cet exemple servira, à coup sûr, à animer le débat dans beaucoup d’autres pays du G20 et les résultats auront pour effet d’activer ou de freiner l’implantation de lois semblables dans d’autres États.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter les liens suivants :

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#BuySafePaySafe : comment éviter d’être victime de fraude à la carte bancaire

Les forces de police lancent sans cesse des opérations contre l’utilisation frauduleuse des cartes de paiement, dont certaines à grande échelle comme celle coordonnée par Europol cet été dernier, qui s’est soldée par 95 interpellations au cours d’une opération conjointe entre 28 pays.

Les mesures d’investigation sont très complexes à cause de la dimension virtuelle et internationale de ce type de crime. Ces pratiques impliquent aussi bien des fraudeurs isolés que des groupes de crime organisé. Dans la commission de ces fraudes, on constate des indices de professionnalisme et des liens vers d’autres formes de crime, dont le phishing, les attaques au logiciel malveillant, la création de sites web et l’utilisation de plateformes de réseaux sociaux.

Actuellement, environ 80% des fraudes à la carte bancaire se font en ligne. Les réseaux sociaux sont utilisés pour créer des profils de ventes (boutiques) en publiant tout à moitié prix. Quand ils font une commande, les fraudeurs réalisent leurs achats, souvent très chers, avec les données de cartes de crédit volées. Les données de la carte volée sont habituellement acquises sur Darknet et filtrées à l’origine lors d’un vol de données suite à une attaque de logiciel ou au logiciel malveillant. En faisant ces achats sur leurs sites web, les victimes ne savent pas que leurs données sont piratées pour être ensuite vendues à un autre forum criminel. Ces vendeurs ont généralement des dizaines de milliers de clients contents et reçoivent des comptes-rendus flatteurs. Au final, ce sont les banques et les commerçants qui subissent les pertes dues à cette activité frauduleuse qui se chiffre en milliards d’euros dans le monde.

L’eComm 2018-Europol est une opération qui s’inscrit dans la lutte contre la fraude à la carte de paiement EMPACT (PCF) menée en Autriche. Ce dispositif est une suite pratique au groupe de travail de commerce électronique, un réseau associatif public-privé, fondé en 2014 avec des acteurs clé, dont le Merchant Risk Council (MRC) – réseau de 490 commerçants électroniques du monde entier –, sous l’intitulé E-Commerce: tips and advice to avoid becoming a fraud victim.

Voici quelques conseils de prévention

Il vaut mieux toujours éviter l’éventualité d’un délit. C’est pourquoi cette action opérationnelle est suivie d’une campagne de prévention et de sensibilisation : #BuySafePaySafe. Il y a une série de règles de sécurité à suivre pour éviter d’être victime de ce type de fraudes :

  • assurez-vous que le dispositif que vous utilisez pour faire vos achats en ligne est bien configuré et que la connexion internet est sûre.
  • utiliser une carte est une méthode sûre de paiement pour faire des achats en ligne dès l’instant que vous restez aussi vigilants que pour d’autres achats.
  • il y a de simples signes d’avertissement qui peuvent vous aider à identifier l’escroquerie. Si vous êtes victime d’une fraude en ligne, portez plainte auprès de la police. Si vous avez acheté le produit avec une carte de crédit ou de débit, informez-en aussi votre banque.
  • Vérifiez régulièrement votre compte bancaire en ligne. Notifiez immédiatement à votre banque tout paiement ou retrait d’argent que vous n’avez pas effectué.

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Situation et tendances du secteur pénitentiaire dans le monde en 2018

Le rapport Global Prison Trends 2018 est la quatrième édition d’une étude annuelle élaborée avec le soutien de l’Institut de la Justice de Thaïlande et de la Penal Reform International (PRI).

La Penal Reform International est une organisation non gouvernementale et indépendante qui développe et propose des réponses efficaces et proportionnées à la justice criminelle dans le monde entier.

Par exemple, la PRI défend l’emploi de mesures et de sanctions sans régime de privation de liberté, une méthode qui s’est répandue ces dernières années. Ainsi, par des mesures alternatives à la prison, on peut réduire l’engorgement des centres de détention, surtout pour des peines portant sur des actes non violents ou des infractions légères liées aux drogues.

Une fois de plus, le rapport constate que la situation dans les prisons dans le monde est, en général, très mauvaise au vu de la dégradation des conditions et du nombre croissant d’individus incarcérés. Il dresse donc une liste de recommandations pour les États et leurs politiques pénitentiaires :

  • Les États devraient introduire des nouveautés législatives visant à réduire les taux d’emprisonnement, en ciblant les priorités en mesures de prévention du crime, les alternatives à la prison et les réhabilitations.
  • Il faut implanter des stratégies pour pallier la surpopulation dans les prisons en développant des alternatives et lutter pour la réduction de la pauvreté et l’inégalité.
  • Les États devraient observer, respecter et protéger les droits de l’homme et les garanties procédurales des détenus. On éviterait ainsi mauvais traitements et tortures.
  • La détention provisoire ne devrait être utilisée qu’en dernier recours et devrait tenir compte des principes deprésomption d’innocence, nécessité et proportionnalité.
  • Les politiques de caution monétaire devraient être révisées pour s’assurer qu’elles ne discriminent pas les individus ayant peu de ressources économiques.
  • L’exécution de la peine devrait être guidée par le droit international, y compris les accords de Tokyo et de Bangkok de l’ONU.
  • Les États devraient réduire l’emploi de la perpétuité. Il faudrait abolir les peines de prison à vie sans possibilité de liberté conditionnelle.
  • Les conditions de vie des détenus condamnés doivent être en accord avec les normes établies dans les Règles de Nelson Mandela.
  • Les États qui conservent la peine de mort devraient avancer vers son abolition en établissant un moratoire comme premier pas vers la suppression.
  • Les États devraient réviser leurs politiques concernant les drogues. Il faut dépénaliser les infractions légères et appliquer des jugements proportionnels.
  • L’emprisonnement d’enfants devraient être le dernier recours et la peine de mort et la perpétuité interdites à l’égard des mineurs.
  • Les États devraient adopter des politiques et des systèmes de justice et de protection des enfants face à la violence et aux mauvais traitements.
  • Les règles de Bangkok de l’ONU doivent guider les États dans la réforme de la justice pénale pour garantir que les systèmes remplissent les besoins des femmes détenues.
  • Les jugements des femmes devraient tenir compte de toute victimisation, des responsabilités de garde d’enfants et du contexte de la conduite criminelle, en privilégiant les sanctions sans réclusion.

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Le projet Stadia d’Interpol : sécuriser les grands événements sportifs

Les principaux événements sportifs internationaux, tels que Jeux olympiques et matchs de Coupe du monde de la FIFA, confrontent la police et la sécurité à de nombreux défis dans les pays d’accueil.

Outre le fait qu’ils occupent de grands espaces, complexes et dispersés, ces événements sont propices à toute une série d’activités criminelles, aux émeutes et à la violence, y compris aux cyberattaques et même au terrorisme.

Grâce à son réseau mondial d’experts, Interpol occupe une position idéale pour servir d’organe centralisé de recherche, conception, planification, coordination et formation pour faire face à ce défi au sein d’une structure garantissant des standards de qualité.

Le projet Stadia a été élaboré par Interpol en 2012 et financé par le Qatar dans le but de créer un centre d’excellence pour aider les pays membres d’Interpol à planifier et exécuter les préparatifs de sécurité pour de grands événements sportifs.

Rassemblant les bonnes pratiques et les leçons apprises par les pays membres qui ont accueilli avec succès de grands événements sportifs internationaux, ce projet peut aider les futurs amphitryons à renforcer leurs préparatifs grâce aux dernières connaissances et expériences.

Le projet Stadia organise des réunions annuelles d’experts sur des questions clé de la législation, de la sécurité physique et de la sécurité cybernétique.

Ces rencontres rassemblent des experts de la police du monde entier, les comités d’organisation d’événements, le gouvernement, le secteur privé, l’académie et la société civile pour explorer les méthodes de recherche et d’analyse de dernière génération et développer des recommandations indépendantes pour planifier et exécuter des aménagements de sécurité pour les principaux événements sportifs internationaux.

Les pays qui accueillent un grand rendez-vous sportif veulent qu’il se déroule sans problèmes et soit couronné de succès. Chaque événement offre un tas d’enseignements précieux, pour le pays amphitryon mais aussi pour tous ceux qui accueilleront un jour un événement important.

Pour saisir les bonnes pratiques et les leçons apprises avant, pendant et après les grands événements sportifs internationaux, le projet Stadia met en place des programmes d’observation et de débat avec des experts de la sécurité, à la fois des secteurs public et privé, qui ont des responsabilités directes dans les opérations de surveillance et de sécurité.

Le projet Stadia travaille avec des institutions académiques reconnues pour identifier des besoins de formation et développer des plans d’études de formation, conjointement avec un programme d’accréditation internationale.

L’apprentissage accumulé à partir des activités précédemment décrites est consolidé et partagé entre tous les pays membres d’Interpol grâce à un système de gestion des connaissances basé sur un site web de dernière génération offrant deux composantes :

  • Un vaste répertoire de connaissance des bonnes pratiques sur tous les aspects de la sécurité de l’événement sportif, auquel tous les pays membres peuvent contribuer et dont ils peuvent tirer profit.
  • Une plateforme de collaboration en ligne où des experts en la matière peuvent partager, débattre, analyser et publier des informations sur les aspects évolutifs de la sécurité sportive de grands événements.

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