Des cartels de la drogue mexicains actifs dans l’Union européenne

Les cartels mexicains fournissent une expertise en matière de drogues sur le territoire de l’UE. En particulier, dans le cas de la cocaïne et des méthamphétamines, cela pourrait entraîner une augmentation de la violence et l’émergence du fentanyl comme menaces potentielles futures.

Europol et la Drug Enforcement Administration (DEA) des États-Unis ont publié en décembre 2022 dernier un rapport d’analyse conjoint qui indiquerait que les groupes criminels mexicains ont collaboré avec les réseaux criminels de l’UE pour stimuler le trafic de méthamphétamine et de cocaïne de l’Amérique du Sud vers l’Union européenne.

Cette nouvelle forme de collaboration criminelle s’étend également à la production de chlorhydrate de cocaïne et de méthamphétamine. Bien qu’il n’existe à ce jour aucune preuve de l’existence d’un marché du fentanyl dans l’UE, la découverte d’installations de production et l’intervention de la substance dans l’Union suscitent des inquiétudes quant à l’émergence éventuelle d’un marché du fentanyl.

C’est la première fois que les autorités policières européennes et américaines élaborent un document commun dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue mondial. Le rapport, intitulé Complexités et commodités dans le commerce international de la drogue : l’implication des acteurs criminels mexicains dans le marché européen de la drogue, est le résultat d’un échange continu d’informations opérationnelles et stratégiques entre les analystes et la police des deux côtés de l’Atlantique.

La dernière évaluation de la menace que représente la criminalité grave et organisée dans l’UE a montré que les réseaux criminels sont de plus en plus internationaux et spécialisés, 65 % des groupes criminels actifs comprenant des membres de différentes nationalités. La présence d’acteurs criminels mexicains collaborant avec des acteurs européens sur le marché européen de la drogue suit également cette tendance.

Le rapport conjoint examine la manière dont les réseaux criminels impliqués coopèrent entre eux, notamment en faisant appel à des acteurs spécialisés à différents stades de leurs opérations. Les différents acteurs comprennent des facilitateurs tels que des chimistes de laboratoire, des envoyés, des intermédiaires et des prestataires de services de blanchiment d’argent. Les forces de l’ordre ont arrêté des spécialistes de laboratoire mexicains, également appelés cocineros, qui occupaient des postes de production en Europe. Ces acteurs sont particulièrement importants en raison de leurs connaissances uniques sur la façon d’améliorer le rendement du produit final et d’obtenir des cristaux de méthamphétamine plus gros et plus rentables.

Le rapport indique également que les cartels mexicains coopèrent avec des réseaux criminels basés dans l’UE pour le trafic de méthamphétamine et de cocaïne dans les ports européens en vue de leur distribution ou de leur transit vers des marchés encore plus lucratifs en Asie et en Océanie. L’utilisation d’envois dissimulés, tels que la cocaïne cachée dans des blocs de béton thermique cellulaire, ou les plans visant à établir des itinéraires de contrebande de cocaïne depuis la Colombie vers les aéroports du sud de l’Italie avec des jets privés, souligne la nature en constante évolution de ces activités criminelles. Les fonctionnaires corrompus des secteurs public et privé jouent le rôle de facilitateurs et contribuent à augmenter les chances de réussite du trafic de drogue vers l’Europe.

Sur le sol américain, les cartels mexicains ont l’habitude d’établir des plaques tournantes du trafic de drogue et de solides associations criminelles, et de recourir à la violence pour prendre le contrôle du territoire où ils mènent leurs activités. Une présence accrue des cartels mexicains dans l’UE pourrait également entraîner une augmentation de leurs profits et de ceux de leurs collaborateurs criminels, ainsi qu’un accroissement de la violence en Europe.

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Mexican drug cartels operating in the European Union

Mexican cartels are providing drug expertise on European Union territory, specifically on cocaine and methamphetamine, which could lead to an increase in violence and the emergence of fentanyl as potential future threats.

Last December 2022, Europol and the Drug Enforcement Administration (DEA) of the United States published a joint analysis report that would show that Mexican criminal groups have worked together with EU criminal networks to boost methamphetamine and cocaine trafficking from South America to the European Union.

This new type of criminal collaboration also extends to the production of cocaine hydrochloride and methamphetamine. Although there are no indications yet of the existence of a fentanyl market in the EU, the discovery of production facilities and the seizure of the substance in the Union raise concerns about the possible emergence of a fentanyl market.

This is the first time that European and U.S. law enforcement authorities have produced a joint document in the fight against global drug trafficking. The report, entitled Complexities and Conveniences in the International Drug Trade: The Involvement of Mexican Criminal Actors in the EU Drug Market, is the result of the ongoing exchange of operational and strategic information between analysts and police officers on both sides of the Atlantic.

As shown by the most recent EU Serious and Organized Crime Threat Assessment, criminal networks are increasingly international and specialised in scope, with 65% of active criminal groups consisting of members of various nationalities. Also following this trend is the presence of Mexican criminal actors collaborating with EU actors in the European drug market.

The joint report gives detailed explanations of how the criminal networks involved cooperate with each other, especially through the use of specialised actors at different stages of their operations. The various actors include facilitators such as laboratory specialists, envoys, intermediaries and money laundering service providers. Law enforcement has arrested Mexican laboratory specialists, also known as ‘cooks’, who worked in production positions in Europe. Because of their unique knowledge of how to produce higher and more potent yields of the final product and obtain larger and more profitable methamphetamine crystals, these actors are particularly important.

The report also states that Mexican cartels collaborate with EU-based criminal networks to traffic both methamphetamine and cocaine into European ports for distribution or transit to even more lucrative markets in Asia and Oceania. The use of concealed shipments, such as cocaine hidden in cellular thermal concrete blocks, or plans to establish cocaine smuggling routes from Colombia to southern Italian airports with private jets, show the constantly evolving nature of these criminal activities. Corrupt public and private sector officials act as facilitators and help increase the likelihood of successfully trafficking drug shipments to Europe.

On U.S. soil, Mexican cartels have a history of establishing drug trafficking hubs and strong criminal associations, and using violence to gain control of the territory where they operate. An increased presence of Mexican cartels in the EU could also lead to increased profits for them and their criminal collaborators, as well as increased violence in Europe.

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Cárteles de la droga mexicanos actúan en la Unión Europea

Los cárteles mejicanos están aportando conocimientos sobre drogas en territorio de la Unión Europea. En concreto, sobre la cocaína y la metanfetamina, lo que podría acarrear un aumento de la violencia y la aparición del fentanilo como potenciales amenazas futuras.

Europol y Drug Enforcement Administration (DEA) de Estados Unidos publicaron el pasado mes de diciembre de 2022 un informe de análisis conjunto que mostraría que grupos criminales mexicanos han trabajado conjuntamente con redes delictivas de la UE para potenciar el tráfico de metanfetamina y cocaína desde Sudamérica hacia la Unión Europea.

Esta nueva forma de colaboración criminal también se extiende a la producción del clorhidrato de cocaína y la metanfetamina. Aunque todavía no existen indicios de la existencia de un mercado de fentanilo en la UE, el descubrimiento de instalaciones de producción y la intervención de la sustancia en la Unión generan preocupación por el posible surgimiento de un mercado de fentanilo.

Es la primera vez que autoridades policiales europeas y estadounidenses elaboran un documento conjunto en la lucha contra el narcotráfico mundial. El informe, titulado Complejidades y conveniencias en el comercio internacional de drogas: la implicación de actores criminales mexicanos en el mercado de drogas de la UE, es fruto del intercambio continuo de información operativa y estratégica entre los analistas y los policías de ambos lados del Atlántico.

La evaluación más reciente de la amenaza de la delincuencia grave y organizada en la UE demostró que las redes criminales son cada vez más internacionales y especializadas en alcance, con un 65% de los grupos criminales activos formados por miembros de diversas nacionalidades. La presencia de actores criminales mexicanos que colaboran con actores de la UE en el mercado de drogas europeo sigue también esta tendencia.

El informe conjunto profundiza en cómo las redes criminales implicadas cooperan entre sí, especialmente mediante el uso de actores especializados en diferentes fases de sus operaciones. Los distintos actores incluyen facilitadores como especialistas de laboratorio, enviados, intermediarios y proveedores de servicios de blanqueo de capitales. Las fuerzas del orden han detenido a especialistas de laboratorios mexicanos, también conocidos como cocineros, que trabajaban en puestos de producción en Europa. Estos actores son especialmente importantes por su conocimiento único de cómo producir rendimientos más altos y potentes del producto final y obtener cristales de metanfetamina más grandes y rentables.

El informe afirma también que los cárteles mexicanos cooperan con redes criminales con sede en la UE para traficar tanto con metanfetamina como con cocaína en los puertos europeos para distribuirlas o para transitar a mercados aún más lucrativos de Asia y Oceanía. El uso de envíos ocultos, como la cocaína escondida en bloques de hormigón térmico celular, o los planes para establecer rutas de contrabando de cocaína desde Colombia hasta los aeropuertos del sur de Italia con jets privados, muestran la naturaleza en constante evolución de estas actividades criminales. Los funcionarios corruptos de los sectores público y privado actúan como facilitadores y ayudan a aumentar la probabilidad de traficar con éxito los envíos de drogas a Europa.

En suelo estadounidense, los cárteles mexicanos tienen una historia de establecer centros de tráfico de drogas y sólidas asociaciones criminales, y de utilizar la violencia para conseguir el control del territorio en el que operan. Una mayor presencia de cárteles mexicanos en la UE también podría acarrear un aumento de los beneficios para ellos y sus colaboradores criminales, así como un aumento de la violencia en Europa.

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Càrtels de la droga mexicans actuen a la Unió Europea

Els càrtels mexicans estan aportant coneixements sobre drogues en territori de la Unió Europea. En concret, sobre la cocaïna i la metamfetamina la qual cosa podria comportar un augment de la violència i l’aparició del fentanil com a potencials amenaces futures.

L’Europol i la Drug Enforcement Administration (DEA) dels Estats Units van publicar el passat mes de desembre del 2022, un informe d’anàlisi conjunt que mostraria que grups criminals mexicans han treballat conjuntament amb xarxes delictives de l’UE per potenciar el tràfic de metamfetamina i cocaïna des de l’Amèrica del Sud cap a la Unió Europea.

Aquesta nova forma de col·laboració criminal també s’estén a la producció del clorhidrat de cocaïna i la metamfetamina. Tot i que encara no hi ha indicis de l’existència d’un mercat de fentanil a la UE, el descobriment d’instal·lacions de producció i la intervenció de la substància a la Unió generen preocupació pel possible sorgiment d’un mercat de fentanil.

És la primera vegada que autoritats policials europees i nord-americanes elaboren un document conjunt en la lluita contra el narcotràfic mundial. L’informe, titulat Complexitats i conveniències en el comerç internacional de drogues: la implicació d’actors criminals mexicans en el mercat de drogues de la UE, és fruit de l’intercanvi continu d’informació operativa i estratègica entre els analistes i els policies d’ambdós costats de l’Atlàntic.

L’avaluació més recent de l’amenaça de la delinqüència greu i organitzada a la UE va demostrar que les xarxes criminals són cada cop més internacionals i especialitzades en abast, amb un 65% dels grups criminals actius formats per membres de diverses nacionalitats. La presència d’actors criminals mexicans que col·laboren amb actors de la UE al mercat de drogues europeu segueix també aquesta tendència.

L’informe conjunt aprofundeix en com les xarxes criminals implicades cooperen entre elles, especialment mitjançant l’ús d’actors especialitzats en diferents fases de les seves operacions. Els diferents actors inclouen facilitadors com especialistes de laboratori, enviats, intermediaris i proveïdors de serveis de blanqueig de capitals. Les forces de l’ordre han detingut especialistes de laboratoris mexicans, també coneguts com a cuiners, que treballaven en llocs de producció a Europa. Aquests actors són especialment importants pel seu coneixement únic de com produir rendiments més alts i potents del producte final i obtenir cristalls de metamfetamina més grans i rendibles.

L’informe també afirma que els càrtels mexicans cooperen amb xarxes criminals amb seu a la UE per traficar tant amb metamfetamina com amb cocaïna als ports europeus per distribuir-les o per transitar a mercats encara més lucratius d’Àsia i Oceania. L’ús d’enviaments ocults, com la cocaïna amagada en blocs de formigó tèrmic cel·lular, o els plans per establir rutes de contraban de cocaïna des de Colòmbia fins als aeroports del sud d’Itàlia amb jets privats, mostren la naturalesa en constant evolució d’aquestes activitats criminals. Els funcionaris corruptes dels sectors públic i privat actuen com a facilitadors i ajuden a augmentar la probabilitat de traficar amb èxit els enviaments de drogues a Europa.

A sòl nord-americà, els càrtels mexicans tenen una història d’establir centres de tràfic de drogues i sòlides associacions criminals, i d’utilitzar la violència per aconseguir el control del territori on operen. Una major presència de càrtels mexicans a la UE també podria comportar un augment dels beneficis per a ells i els seus col·laboradors criminals, així com un augment de la violència a Europa.

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Une action européenne contre les médicaments contrefaits et les substances dopantes pour une valeur de plus de 40 millions d’euros

Europol a coordonné pendant six mois en 2022 la troisième édition de l’Opération Shield, une initiative mondiale de lutte contre le trafic de médicaments contrefaits et de substances dopantes. Plus de 10,5 millions de médicaments ont été saisis, 349 suspects ont été arrêtés ou signalés aux autorités judiciaires et 10 laboratoires clandestins de fabrication de médicaments ont été fermés.

L’opération a impliqué les autorités douanières et policières de 28 pays (19 États membres de l’UE et 9 autres pays). L’Office européen de lutte antifraude (OLAF) a coordonné les agences douanières, tandis que l’Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle (EUIPO) a apporté son soutien financier. Frontex, l’Agence mondiale antidopage (AMA), l’Organisation mondiale des douanes (OMD) et les agences nationales de sécurité du médicament et des produits de santé ont soutenu l’opération.

Au cours de l’opération, les forces de l’ordre ont démantelé 59 groupes criminels et arrêté ou signalé 349 suspects aux autorités judiciaires. En parallèle, les autorités ont saisi des quantités considérables de médicaments contrefaits, de produits et substances dopants, de produits et compléments alimentaires sportifs illégaux, ainsi que des vaccins anti-COVID, des produits sanitaires et des dispositifs médicaux contrefaits. Les substances dopantes et les médicaments contre les dysfonctionnements érectiles figuraient parmi les articles les plus saisis. Pour renforcer la prévention et la sensibilisation, certains états participants ont lancé des campagnes antidopage et effectué des contrôles antidopage.

Le bilan final de l’Opération Shield est le suivant : saisies d’une valeur de plus de 40 millions d’euros, plus de 10,5 millions d’unités de médicaments et de substances dopantes confisquées, saisie de plus d’un million de tests COVID contrefaits, 195 enquêtes menées, 349 suspects arrêtés ou signalés aux autorités judiciaires, 59 groupes criminels organisés recherchés, 10 laboratoires clandestins fermés, 588 sites Web surveillés, 89 sites Web fermés, plus de 218 000 envois contrôlés, plus de 74 000 envois saisis, 3 526 contrôles de dopage effectués lors de compétitions (39 positifs) et enfin, 3 245 contrôles de dopage effectués hors compétition (9 positifs).

Au cours de l’opération, de nombreux cas de trafic de médicaments à grande échelle ont été découverts, ce qui confirme que ce trafic peut être aussi lucratif, voire davantage, que le trafic de drogue. Alors que ces crimes génèrent d’énormes profits illicites pour les trafiquants et les contrefacteurs, les finances publiques et les systèmes de protection sociale de certains États membres subissent des coûts financiers très élevés. Le coût pour la santé publique est également important, que ce soit pour le traitement des comportements addictifs ou pour les conséquences des overdoses ou des pénuries.

Bien que les réseaux criminels continuent d’exploiter les opportunités offertes par la pandémie de COVID-19, le trafic de médicaments et d’équipements de protection a connu une baisse significative en raison de la grande attention portée au phénomène et de la surveillance intense des forces de l’ordre. Les gouvernements qui proposent des vaccins gratuits ont contribué à créer une situation défavorable pour les criminels qui cherchent à alimenter un marché illégal. Dans certains cas, plusieurs tentatives de fraude des agences nationales responsables de fournir les médicaments et les dispositifs de protection ont pu être détectées et déjouées.

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European action against counterfeit medicines and doping substances worth more than 40 million euros

For six months in 2022, Europol coordinated the third edition of Operation Shield, a global initiative to combat trafficking of counterfeit medicines and doping substances. As a consequence of this action, more than 10.5 million medical products were seized, 349 suspects were arrested or reported to the judicial authorities and 10 clandestine laboratories were shut down.

The operation involved police and customs authorities from 28 countries (19 EU member states and 9 non-EU countries). The European Anti-Fraud Office (OLAF) coordinated customs agencies, while the European Union Intellectual Property Office (EUIPO) provided financial aid. The operation was supported by Frontex, the World Anti-Doping Agency (WADA), the World Customs Organisation (WCO) and national medicine agencies.

Law enforcement officers dismantled 59 criminal groups and arrested or reported 349 suspects to judicial authorities during the operation. In parallel, authorities seized massive quantities of illegal medicines, doping products and substances, food and sports supplements, as well as counterfeit COVID vaccines, healthcare products and medical devices. Doping substances and erectile dysfunction medication were among the most seized items. To increase prevention and awareness, some participating states launched anti-doping campaigns and conducted controls.

The final outcome of Operation Shield was as follows: seizures worth more than 40 million euros, seizure of more than 10.5 million units of medicines and doping substances, seizure of more than 1 million counterfeit COVID tests, 195 investigations carried out, 349 suspects arrested or reported to judicial authorities, 59 organized crime groups investigated, 10 underground laboratories closed, 588 websites monitored, 89 websites shut down, more than 218,000 shipments checked, more than 74,000 shipments seized, 3,526 in-competition anti-doping controls carried out (39 positive) and, finally, 3,245 out-of-competition anti-doping controls carried out (9 positive).

Many cases of large-scale medicine trafficking were revealed during the operation, which confirmed that it can be as lucrative as or even more lucrative than narcotics trafficking. While the aforementioned crimes generate massive illicit profits for traffickers and counterfeiters, the public finances and social care systems of some member states bear the brunt of very high financial costs. The cost to public health is also significant, whether due to the treatment of addictive behaviours or to the consequences of overdoses or shortages.

Although criminal networks are still taking advantage of the opportunities offered by the COVID-19 pandemic, trafficking of medicines and protective equipment has seen a significant decrease due to the high level of attention to the phenomenon and intense monitoring by law enforcement. Governments that offered vaccines free of charge contributed to creating an unfavourable situation for criminals seeking to feed an illegal market. In some cases, several fraud attempts targeting national agencies responsible for the supply of medicines and protective devices could be detected and thwarted.

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Acción europea contra medicamentos y sustancias dopantes falsificados por valor de más de 40 millones de euros

Europol coordinó durante seis meses del año 2022 la tercera edición de la operación Escudo, una iniciativa global para luchar contra el tráfico de medicamentos y sustancias dopantes falsificados. En esta acción se incautaron más de 10,5 millones de medicamentos, 349 sospechosos detenidos o denunciados a las autoridades judiciales y 10 laboratorios clandestinos de sustancias clausurados.

En esta operación participaron autoridades policiales y aduaneras de 28 países (19 estados miembros de la UE y 9 países terceros). La Oficina Europea de Lucha contra el Fraude (OLAF) coordinó a las agencias aduaneras, mientras que la Oficina de Propiedad Intelectual de la Unión Europea (EUIPO) ofreció apoyo financiero. Frontex, la Agencia Mundial Antidopaje (AMA), la Organización Mundial de Aduanas (OMD) y las agencias nacionales de medicina apoyaron la operación.

Durante la operación, los agentes del orden desarticularon 59 grupos criminales y detuvieron o denunciaron a las autoridades judiciales a 349 sospechosos. Paralelamente, las autoridades se incautaron de cantidades masivas de medicamentos, productos y sustancias dopantes, alimentos y suplementos deportivos ilegales, así como vacunas contra la COVID, productos sanitarios y dispositivos médicos falsificados. Las sustancias dopantes y los medicamentos para la disfunción eréctil fueron de los artículos más incautados. Para aumentar la prevención y la concienciación, algunos estados participantes lanzaron campañas antidopaje y realizaron controles.

El balance final de la operación Escudo fue el siguiente: embargos por valor de más de 40 millones de euros, decomiso de más de 10,5 millones de unidades de medicamentos y sustancias dopantes, incautación de más de 1 millón de pruebas de COVID falsificadas, 195 investigaciones realizadas, 349 sospechosos detenidos o denunciados a las autoridades judiciales, investigados 59 grupos de crimen organizado, 10 laboratorios subterráneos cerrados, 588 webs monitorizadas, 89 sitios web cerradas, más de 218.000 envíos revisados incautados, 3.526 controles antidopaje realizados en competición (39 positivos) y, finalmente, 3.245 controles antidopaje fuera de competición realizados (9 positivos).

En el transcurso de la operación se han descubierto muchos casos de tráfico de medicamentos a gran escala, lo que confirma que puede ser tan lucrativo o incluso más lucrativo que el narcotráfico. Si bien estos delitos generan ganancias ilícitas masivas para los traficantes y falsificadores, las finanzas públicas y los sistemas de atención social de algunos estados miembros sufren costes financieros muy elevados. El coste para la salud pública también es importante, ya sea por el tratamiento de conductas adictivas o por las consecuencias de las sobredosis o la escasez.

Aunque las redes criminales todavía están aprovechando las oportunidades que ofrece la pandemia de la COVID-19, el tráfico de medicamentos y equipos de protección ha experimentado una disminución importante debido a la elevada atención al fenómeno y al intenso seguimiento por parte de las fuerzas del orden. Los gobiernos que ofrecían las vacunas sin coste alguno contribuyeron a crear una situación desfavorable para los delincuentes que pretenden alimentar un mercado ilegal. En algunos casos, podrían detectarse y frustrar varios intentos de fraude dirigidos a los organismos nacionales responsables del suministro de medicamentos y dispositivos de protección.

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Acció europea contra medicaments i substàncies dopants falsificats per valor de més de 40 milions d’euros

L’Europol va coordinar durant sis mesos de l’any 2022 la tercera edició de l’operació Escut, una iniciativa global per lluitar contra el tràfic de medicaments i substàncies dopants falsificats. En aquesta acció es van confiscar més de 10,5 milions de medicaments, 349 sospitosos detinguts o denunciats a les autoritats judicials i 10 laboratoris clandestins de substàncies clausurats.

En aquesta operació hi van participar autoritats policials i duaneres de 28 països (19 estats membres de la UE i 9 països tercers). L’Oficina Europea de Lluita contra el Frau (OLAF) va coordinar les agències duaneres, mentre que l’Oficina de Propietat Intel·lectual de la Unió Europea (EUIPO) va oferir suport financer. Frontex, l’Agència Mundial Antidopatge (AMA), l’Organització Mundial de Duanes (OMD) i les agències nacionals de medicina van donar suport a l’operació.

Durant l’operació, els agents de l’ordre van desarticular 59 grups criminals i van detenir o denunciar a les autoritats judicials 349 sospitosos. Paral·lelament, les autoritats van confiscar quantitats massives de medicaments, productes i substàncies dopants, aliments i suplements esportius il·legals, així com vacunes contra la COVID, productes sanitaris i dispositius mèdics falsificats. Les substàncies dopants i els medicaments per a la disfunció erèctil van ser dels articles més confiscats. Per tal d’augmentar la prevenció i la conscienciació, alguns estats participants van llançar campanyes antidopatge i van realitzar controls.

El balanç final de l’operació Escut va ser el següent: embargaments per valor de més de 40 milions d’euros, decomís de més de 10,5 milions d’unitats de medicaments i substàncies dopants, confiscació de més d’1 milió de proves de COVID falsificades, 195 investigacions realitzades, 349 sospitosos detinguts o denunciats a les autoritats judicials, investigats 59 grups de crim organitzat, 10 laboratoris subterranis tancats, 588 webs monitoritzades, 89 llocs web tancats, més de 218.000 enviaments revisats, més de 74.000 enviaments confiscats, 3.526 controls antidopatge realitzats en competició (39 positius) i, finalment, 3.245 controls antidopatge fora de competició realitzats (9 positius).

En el transcurs de l’operació s’han descobert molts casos de tràfic de medicaments a gran escala, la qual cosa confirma que pot ser tan lucratiu o fins i tot més lucratiu que el narcotràfic. Si bé aquests delictes generen guanys il·lícits massius per als traficants i falsificadors, les finances públiques i els sistemes d’atenció social d’alguns estats membres pateixen costos financers molt elevats. El cost per a la salut pública també és important, ja sigui pel tractament de conductes addictives o per les conseqüències de les sobredosis o l’escassetat.

Tot i que les xarxes criminals encara estan aprofitant les oportunitats que ofereix la pandèmia de la COVID-19, el tràfic de medicaments i equips de protecció ha experimentat una disminució important a causa de l’elevada atenció al fenomen i de l’intens seguiment per part de les forces de l’ordre. Els governs que oferien les vacunes sense cap cost van contribuir a crear una situació desfavorable per als delinqüents que pretenen alimentar un mercat il·legal. En alguns casos, es podrien detectar i frustrar diversos intents de frau dirigits als organismes nacionals responsables del subministrament de medicaments i dispositius de protecció.

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Les statistiques fédérales sur les incarcérations aux États-Unis publiées en décembre 2021

Le bureau américain des statistiques judiciaires (Bureau of Justice Statistics) collecte auprès du bureau fédéral des prisons (Federal Bureau of Prisons) des statistiques fédérales sur les détenus concernant des questions spécifiques, puis rapporte ces données annuellement vers la fin d’année.

Les statistiques publiées en décembre 2022, relatives à l’année 2021, concernent les caractéristiques générales des prisons, des détenus, du personnel et des conditions des installations. Certaines des statistiques les plus pertinentes sont détaillées ci-dessous.

La population carcérale fédérale a augmenté de plus de 3 %, passant de 151 283 détenus fin 2020 à 156 542 détenus fin 2021.

À la fin de l’année 2021, environ 85 % des détenus dans les prisons fédérales étaient des citoyens américains.

Sept agressions sexuelles ont été commises par des prisonniers contre le personnel pénitentiaire, dont deux par usage de la force ou de menaces de mort.

À la fin de l’année 2021, 8605 personnes en tout s’étaient inscrites pour faire du bénévolat dans un établissement pénitentiaire fédéral, dont 6651 personnes inscrites pour un service de longue durée et 1954 pour un service de 4 jours ou moins.

Aux États-Unis, il existe 122 établissements pénitentiaires fédéraux, tous dotés de moyens de vidéoconférence permettant de participer aux audiences des tribunaux, aux consultations avec les ambassades étrangères, aux rendez-vous avec les bureaux de libération conditionnelle pour la préparation à la réinsertion, aux audiences disciplinaires et au programme d’audiences institutionnelles. Il convient d’ajouter que toutes ces prisons offrent des soins de santé professionnels.

Au cours de l’année 2021, 378 personnes au total ont bénéficié d’un traitement médicalement assisté approuvé par la FDA américaine pour leur toxicomanie avant leur incarcération. Il convient également de mentionner que 1127 prisonniers ont reçu ce traitement alors qu’ils étaient déjà incarcérés.

En 2021, 73 459 actes interdits en tout ont été commis par 47 000 détenus dans les différentes prisons fédérales. Parmi ces actes, 35 433 (48 %) étaient de gravité modérée, 19 630 (27 %) étaient de gravité élevée et 18 206 (25 %) étaient de gravité majeure.

En 2021, 1111 agressions du personnel pénitentiaire par les détenus ont eu lieu, ce qui a entraîné 10 cas de blessures graves parmi les membres du personnel.

Les quatre établissements ayant enregistré le plus d’actes interdits en 2021 sont tous des établissements à haute sécurité : le pénitencier administratif américain de Thomson dans l’Illinois (1568 actes interdits), le pénitencier américain de Victorville en Californie (1362), le pénitencier américain de Tucson dans l’Arizona (1338) et le pénitencier américain de Lee en Virginie (1279).

Au cours de l’année écoulée, un total de 142 871 détenus dans les prisons fédérales ont fait l’objet d’une évaluation du risque de récidive grâce à l’outil d’évaluation des prisonniers ciblant les risques et les besoins (PATTERN). Environ 34 % des détenus fédéraux évalués au 31 décembre 2021 ont été classés comme présentant un risque élevé de récidive, 19 % comme présentant un risque moyen, 31 % comme présentant un risque faible et 15 % comme présentant un risque minimal.

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December 2021 U.S. federal incarceration statistics released

The federal prisoner statistics presented by the Bureau of Justice Statistics (BJS) and collected through the Federal Bureau of Prisons on specific topics reports this data annually around the end of the year.

The published statistics correspond to the calendar year 2021 and detail a wide range of characteristics related to the prisons, inmates and staff, as well as the conditions of the facilities. Among the most noteworthy are the following:

The federal prison population increased by more than 3%, going from 151,283 inmates at the end of 2020 to 156,542 in the same period of 2021.

Around the end of 2021, about 85% of people in federal prisons were U.S. citizens.

Among the total number of prisoners, seven cases of sexual assault were committed against prison staff, of which two involved the use of force or death threats.

By the end of 2021, there were a total of 8,605 citizens registered to volunteer at a federal correctional facility. Of these people, 6,651 were registered for long-term service and 1,954 for 4 days or less.

In the United States there are 122 federal correctional facilities, all with video conferencing capabilities and capacities for participating in court hearings, consultations with foreign embassies, communications with parole offices, preliminary re-entry preparation, disciplinary hearings, and for the Institutional Hearing Program. It should be added that all these prisons are equipped with professional healthcare.

Over the past year, there were a total of 378 people who received medication-assisted treatment approved by the U.S. Food and Drug Administration for substance abuse before being admitted to prisons. It is also worth mentioning that 1,127 people received the treatment while already incarcerated.

During 2021, a total of 73,459 prohibited acts were committed by 47,000 inmates in the various federal prisons. Of these, 35,433 (48%) were of moderate severity, 19,630 (27%) were of high severity and the remaining 25% (18,206) were of greatest severity.

In 2021, prison staff were physically assaulted by federal prisoners in 1,111 separate disturbances, resulting in 10 cases of serious injury to workers.

The four facilities with the most prohibited acts in 2021 were all high-security facilities: Thomson Administrative U.S. Penitentiary in Illinois (1,568 cases), Victorville U.S. Penitentiary in California (1,362 cases), Tucson U.S. Penitentiary in Arizona (1,338 cases) and Lee U.S. Penitentiary in Virginia (1,279 cases).

During the full year, the risk of recidivism was assessed in a total of 142,871 inmates in federal prison through the Prisoner Assessment Tool Targeting Estimated Risk and Needs (PATTERN). About 34% of federal prisoners assessed as of 31 December 2021 were classified at high risk of recidivism, 19% at medium risk, 31% at low risk, and 15% at minimal risk.

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