Bons résultats de mise à profit de données ouvertes sur les assassinats

En 2015 a été mis en œuvre ce qu’on appelle le Murder Accountability Project (Projet de responsabilité des assassinats, MAP pour son sigle en anglais), dont le but est d’éduquer les Nord-américains sobre l’importance de recenser avec précision les homicides ou assassinats non élucidés aux États-Unis.

Thomas Hargrove

Son promoteur est le journaliste retraité Thomas Hargrove. Sur sa dernière étape professionnelle, il a commencé à analyser les données que publiait le FBI dans les rapports supplémentaires sur les homicides, diffusés annuellement avec les statistiques sur la délinquance. En travaillant sur ces renseignements, il a détecté certains cas non résolus qui pourraient être reliés à un tueur en série dans la ville de Gary (Indiana). En 2010, il a pris contact avec la police de cette ville mais celle-ci l’a ignoré. En 2014, on a arrêté un homme dans la ville voisine de Hammond, qui a avoué être l’auteur de multiples homicides mais, à ce jour, on n’a pas pu établir s’il est aussi le meurtrier dans l’un des cas que Hargrove attribuait à un tueur en série.

Convaincu que, grâce aux renseignements dont il disposait, on pouvait détecter d’autres cas semblables, Hargrove a continué à analyser les données jusqu’à ce qu’il obtienne des résultats prometteurs. En filtrant les données sur des femmes assassinées, âgées de 20 à 50 ans, et en sélectionnant le lieu où elles avaient été tuées ainsi que le modus operandi, il obtenait des résultats selon lesquels une bonne partie des homicides résolus coïncidaient avec des cas attribués à des tueurs en série. À partir de ces mêmes variables, il était donc fort probable que les homicides non résolus, pour ce même profil de victimes ayant été assassinées de la même manière dans un lieu proche, aient aussi été commis par des tueurs en série.

Le MAP analyse actuellement près de 900 000 homicides commis entre 1965 et 2015. Parmi ces cas, il y en a 22 000 sur lesquels le projet a obtenu des renseignements directement des municipalités, grâce à la Loi sur la liberté d’information (Freedom of Information Act), compte tenu que certaines communes ou villes n’en informent pas le FBI pour différentes raisons (dont le manque de ressources financières, de matériel ou de personnel). Cette grande quantité de données est mise à la disposition de quiconque souhaite les analyser pour son compte à l’aide d’un quelconque programme de statistiques.

Bien qu’il existe d’autres sources d’information (le Centre national d’information sur la délinquance du FBI ; le Système national d’information sur les morts violentes et les centres de contrôle et de prévention des maladies aux États-Unis), le MAP ne les utilise pas parce qu’elles ne permettent pas toujours de savoir quels sont les cas qui n’ont pas été élucidés.

Ces dernières années, il y a eu aussi d’autres projets analysant des données ouvertes sur les homicides aux États-Unis depuis différents points de vue. Parmi ces derniers, citons deux exemples, centrés sur les morts par arme à feu, qui ont été menés à bien par Periscopic et Five Thirty Eight. Le premier, U.S. Gun Deaths in 2013, 2010, offre une visualisation des données qui montre les années de vie perdues suite aux homicides causés par arme à feu aux États-Unis et cela, à partir de données sur des homicides (issues du FBI et du compte Twitter @GunDeaths, qui a donné lieu au projet Gun Violence Archive) et sur l’espérance de vie (avec des données issues de l’Organisation mondiale de la santé). Le second, Gun Deaths in America, est un graphique interactif basé sur les données du Système national d’information sur le nombre de morts aux États-Unis, qui montre visuellement le poids différent qu’acquièrent, selon les caractéristiques de chaque cas, les plus de 33 000 personnes tuées par arme à feu et qui témoigne du fait que les affaires qui éveillent davantage l’intérêt médiatique ne constituent qu’une petite partie d’une réalité beaucoup plus complexe.

On peut aussi consulter les données des rapports supplémentaires sur les homicides du FBI sur une page web de l’Office de la justice juvénile et de la prévention de la délinquance des États-Unis : Easy access to the FBI’s Supplementary Homicides Reports (EZASHR).

Pour plus d’information :

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Good results gained by taking advantage of murder-related open data

In 2015 the so-called Murder Accountability Project, (MAP) started to be applied, which aims to educate US citizens about the importance of accurately counting unresolved murder cases in the USA.

Thomas Hargrove

Its driving force is the retired journalist Thomas Hargrove. In the final phase of his career he began to analyse data published by the FBI in supplementary reports about murders which was made public with crime-related statistics. Working with this information, some non-resolved cases were detected which may be connected to a serial killer in Gary (Indiana). Although he got in touch with this city’s police force in 2010, they took no notice. In 2014, in a neighbouring town called Hammond a man was arrested who admitted having committed multiple homicides, but some of the cases which Hargrove blamed on a serial killer have still not been solved.

Convinced that the information he had at his disposal could help to detect other cases, Hargrove continued to analyse the data until he achieved some encouraging results. Filtering data concerning women murder victims of between 20 and 50, and focusing on where and how they had been murdered, he gained results which confirmed that a large number of these coincided with cases attributed to serial killers. Therefore, with the same variables, it was very probable that non-resolved cases of this profile of victim, who had been murdered nearby in the same way, had also been murdered by a serial killer.

The MAP is currently analysing 900,000 homicides committed between 1965 and 2015. Of these cases there are over 22,000 for which the project has obtained information directly from municipalities, thanks to the Freedom of Information Act, as some municipalities and cities do not inform the FBI for a range of reasons (lack of economic resources, material, staff, etc.). This large amount of data also provides everyone who so wishes the chance to analyse any statistical programme for him/ herself.

Although there are other sources of information (the FBI’s National Crime Information Centre; The National Information Violent Deaths System and the centres of Control and Prevention of sickness in the USA), the MAP does not use them because they do not always facilitate knowledge as to whether cases have been solved or not.

In recent years other projects have also sprung up which analyse open data about homicides in the USA from different viewpoints. Two examples, centred on firearm-related deaths, are those carried out by Periscopic and FiveThirtyEight. The first, U.S. Gun Deaths in 2013, 2010, provides a visualisation of data to show the years of life lost due to homicides caused by firearms in the USA, and did so based on homicide-related data (obtained from the FBI and from the twitter account @GunDeaths, which has led to the project Gun Violence Archive) and life expectancy (with data from the World Health Organisation). The second, Gun Deaths in America, is an interactive graphic which uses data from the National System of Information about Deaths and offers a visual presentation of the varying weight of over 33,000 deaths due to firearms in accordance with a range of legal considerations, and which stresses the point that the facts which warrant most media attention are only a small part of a very complex reality.

The data from supplementary reports concerning FBI homicides can also be accessed on a page of the Office of Juvenile Justice and Prevention of Crime in the USA: Easy access to the FBI’s Supplementary Homicides Reports (EZASHR).

More information at:

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Bons resultats d’aprofitar dades obertes sobre assassinats

L’any 2015 es va posar en marxa l’anomenat Murder Accountability Project (Projecte Responsabilitat dels Assassinats, MAP per les seves sigles en anglès), que pretén educar els nord-americans sobre la importància de comptar amb precisió els homicidis o assassinats no resolts als Estats Units.

Thomas Hargrove

El seu impulsor és el periodista jubilat Thomas Hargrove. En la seva darrera etapa professional va començar a analitzar les dades que publicava l’FBI en els informes suplementaris sobre homicidis que anualment es difonien amb l’estadística sobre delinqüència. Treballant amb aquesta informació, va detectar alguns casos no resolts que podrien estar relacionats amb un assassí en sèrie a la ciutat de Gary (Indiana). Malgrat que l’any 2010 es va posar en contacte amb la policia d’aquesta localitat, no li van fer cas. El 2014, van detenir a la localitat veïna de Hammond un home que va reconèixer ser autor de múltiples homicidis, però encara no s’ha pogut determinar si és l’autor d’algun dels casos que Hargrove atribuïa a un assassí en sèrie.

Convençut que amb la informació de què disposava es podien detectar altres casos semblants, Hargrove va seguir analitzant les dades fins que va obtenir uns resultats esperançadors. Filtrant les dades de dones assassinades d’entre 20 i 50 anys, i seleccionant el lloc i la forma com havien estat assassinades, obtenia uns resultats segons els quals bona part dels homicidis resolts coincidien amb casos atribuïts a assassins en sèrie. Per tant, amb aquestes mateixes variables, era altament probable que els casos no resolts d’aquest perfil de víctimes, que havien estat assassinades en un lloc proper de la mateixa manera, també haguessin estat comesos per assassins en sèrie.

El MAP, actualment, analitza prop de 900.000 homicidis esdevinguts entre el 1965 i el 2015. Entre aquests casos s’inclouen més de 22.000 dels quals el projecte n’ha obtingut informació directament dels municipis, gràcies a la Llei de llibertat d’informació (Freedom of Information Act), ja que alguns municipis o ciutats no informen l’FBI per diversos motius (entre els quals, la manca de recursos econòmics, materials o personals). Aquesta gran quantitat de dades també es posa a disposició de tothom que les vulgui analitzar pel seu compte amb qualsevol programa estadístic.

Malgrat que també hi ha altres fonts d’informació (el Centre Nacional d’Informació sobre la Delinqüència, de l’FBI; el Sistema Nacional d’Informació sobre Morts Violentes i els centres de Control i Prevenció de Malalties dels EUA), el MAP no les utilitza perquè no sempre permeten saber quins casos no han estat resolts.

Els darrers anys han sorgit també altres projectes que analitzen dades obertes sobre els homicidis als EUA des de punts de vista diversos. Dos exemples, centrats en les morts per arma de foc, són els que van dur a terme Periscopic i FiveThirtyEight. El primer, U.S. Gun Deaths in 2013, 2010, presenta una visualització de les dades per evidenciar els anys de vida perduts pels homicidis causats per arma de foc als EUA, i ho fa a partir de dades sobre homicidis (obtingudes de l’FBI i del compte de twitter @GunDeaths, que ha derivat en el projecte Gun Violence Archive) i sobre l’esperança de vida (amb dades de l’Organització Mundial de la Salut). El segon, Gun Deaths in America, és un gràfic interactiu que utilitza les dades del Sistema Nacional d’Informació sobre Morts i presenta de manera visual el diferent pes que tenen les més de 33.000 persones mortes per arma de foc segons les diverses casuístiques, i que evidencia que els fets que mereixen més atenció mediàtica només són una petita part d’una realitat molt complexa.

Les dades dels informes suplementaris sobre homicidis de l’FBI també es poden consultar en una pàgina de l’Oficina de Justícia Juvenil i Prevenció de la Delinqüència dels Estats Units: Easy access to the FBI’s Supplementary Homicides Reports (EZASHR).

Més informació a:

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Buenos resultados de aprovechar datos abiertos sobre asesinatos

En el año 2015 se puso en marcha el llamado Murder Accountability Project (Proyecto Responsabilidad de los Asesinatos, MAP por sus siglas en inglés), que pretende educar a los norteamericanos sobre la importancia de contar con precisión los homicidios o asesinatos no resueltos en los Estados Unidos.

Thomas Hargrove

Su impulsor es el periodista jubilado Thomas Hargrove. En su última etapa profesional empezó a analizar los datos que publicaba el FBI en los informes suplementarios sobre homicidios que anualmente se difundían con la estadística sobre delincuencia. Trabajando con esta información, detectó algunos casos no resueltos que podrían estar relacionados con un asesino en serie en la ciudad de Gary (Indiana). Aunque en el año 2010 se puso en contacto con la policía de esta localidad, no le hicieron caso. En 2014, detuvieron en la localidad vecina de Hammond a un hombre que reconoció ser autor de múltiples homicidios, pero todavía no se ha podido determinar si es el autor de alguno de los casos que Hargrove atribuía a un asesino en serie.

Convencido de que con la información de que disponía se podían detectar otros casos parecidos, Hargrove siguió analizando los datos hasta que obtuvo unos resultados esperanzadores. Filtrando los datos de mujeres asesinadas de entre 20 y 50 años, y seleccionando el lugar y la forma como habían sido asesinadas, obtenía unos resultados según los cuales buena parte de los homicidios resueltos coincidían con casos atribuidos a asesinos en serie. Por lo tanto, con estas mismas variables, era altamente probable que los casos no resueltos de este perfil de víctimas, que habían sido asesinadas en un lugar próximo de la misma manera, también hubieran sido cometidos por asesinos en serie.

El MAP, actualmente, analiza cerca de 900.000 homicidios ocurridos entre 1965 y 2015. Entre estos casos se incluyen más de 22.000 de los cuales el proyecto ha obtenido información directamente de los municipios, gracias a la Ley de libertad de información (Freedom of Information Act), ya que algunos municipios o ciudades no informan al FBI por diversos motivos (entre ellos, la falta de recursos económicos, materiales o personales). Esta gran cantidad de datos también se pone a disposición de quienquiera que desee analizarlas por su cuenta con cualquier programa estadístico.

Aunque también existen otras fuentes de información (el Centro Nacional de Información sobre la Delincuencia, del FBI; el Sistema Nacional de Información sobre Muertes Violentas y los centros de Control y Prevención de Enfermedades de los EE.UU.), el MAP no las utiliza porque no siempre permiten saber qué casos no han sido resueltos.

En los últimos años han surgido también otros proyectos que analizan datos abiertos sobre los homicidios en los EE.UU. desde puntos de vista diversos. Dos ejemplos, centrados en las muertes por arma de fuego, son los que llevaron a cabo Periscopic y FiveThirtyEight. El primero, U.S. Gun Deaths in 2013, 2010, presenta una visualización de los datos para evidenciar los años de vida perdidos por los homicidios causados por arma de fuego en los EE.UU., y lo hace a partir de datos sobre homicidios (obtenidos del FBI y de la cuenta de twitter @GunDeaths, que ha derivado en el proyecto Gun Violence Archive) y sobre la esperanza de vida (con datos de la Organización Mundial de la Salud). El segundo, Gun Deaths in America, es un gráfico interactivo que utiliza los datos del Sistema Nacional de Información sobre Muertes y presenta de manera visual el diferente peso que tienen las más de 33.000 personas muertas por arma de fuego según las diversas casuísticas, y que evidencia que los hechos que merecen más atención mediática sólo son una pequeña parte de una realidad muy compleja.

Los datos de los informes suplementarios sobre homicidios del FBI también pueden consultarse en una página de la Oficina de Justicia Juvenil y Prevención de la Delincuencia de los Estados Unidos: Easy access to the FBI’s Supplementary Homicides Reports (EZASHR).

Más información en:

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Crise dans les prisons en Angleterre et au pays de Galles

D’après un rapport d’Emma Disley, publié dans le Criminal Law & Justice Weekly, le système pénitentiaire du Royaume-Uni semble traverser une situation difficile ces derniers mois. Le ministère de la Justice (MoJ) a rendu publics les chiffres de l’année 2016 dans les prisons d’Angleterre et du pays de Galles, dont certains laissent perplexe, notamment les 119 morts par suicide, soit 29 de plus qu’en 2015, le chiffre le plus haut depuis qu’on a commencé à les recenser en 1978.

Sur ces chiffres de l’année dernière, relevons aussi les 37 784 blessés par automutilation et les 25 049 incidents par agressions et bagarres dans les centres pénitentiaires.

Notons qu’au 1er mars 2017, les prisons d’Angleterre et du pays de Galles accueillent 85 519 internés, dont 81 559 sont des hommes et 3 960 des femmes. La capacité maximum actuelle des prisons serait de 86 720 internés, on approche donc la limite.

Un autre problème serait le manque d’employés, surtout dans une douzaine de centres pénitentiaires qui font appel à des gardiens de prison venant d’autres centres pour aider à maintenir l’ordre.

Compte tenu de tous les défis auxquels doivent faire face les services pénitentiaires britanniques, la Commission de justice a ouvert une enquête sur le programme du gouvernement du Royaume-Uni en vue d’implanter des réformes dans les centres pénitentiaires. RAND Europa a été l’un des organismes appelés à répondre en se basant sur des enquêtes préalables sur les investissements à impact social (SIB) dans la prison de Peterborough. La présentation de RAND Europa s’est focalisée sur les enseignements tirés de ces études quant à la manière dont les programmes de la prison et leur rendement peuvent être mesurés avec efficacité.

Le premier enseignement serait d’éviter de se focaliser sur les délinquants du système pénitentiaire les plus faciles à aider afin d’atteindre les objectifs de rendement ; par exemple, les mesures destinées à réduire la récidive parmi les reclus. Cela peut mener à omettre des individus qui sont plus difficile à impliquer – par exemple, ceux qui cumulent des peines antérieures – en faveur des « objectifs faciles ».

Le deuxième enseignement serait d’essayer de ne pas se focaliser sur les résultats à court terme sur de brèves périodes de mesure. Il est plus important de capter les impacts à long terme au lieu de faire une rétro-alimentation rapide et il faudrait donc étudier des périodes plus réalistes et appropriées.

Finalement, parallèlement à l’implantation de tout nouveau régime de prestations pour les prisons, il y a une nécessité d’évaluations solides et indépendantes pour comprendre les effets des programmes, qu’ils soient positifs ou négatifs.

Les prisons du Royaume-Uni vivent une période très difficile. La manière dont l’accomplissement des programmes carcéraux est mesuré peut avoir un rôle important sur leur efficacité et sur l’impact à l’égard des délinquants mais aussi des professionnels.

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Crisis in prisons in England and Wales

According to a report by Emma Disley published in Criminal Law & Justice Weekly, the UK prison service has been having a difficult time over the last few months. The Ministry of Justice (MoJ) has published figures corresponding to prisons in England and Wales in 2016, some of which are compromising, like, for example, 119 deaths because of suicide, which amount to 29 more than in 2015 and are the highest since records began back in 1978.

Last year’s 37,784 self-inflicted injuries and 25,049 cases of assaults and brawls in prison centres are also noteworthy.

It must be added that, on 1 March 2017, prisons in England and Wales had 85,519 inmates, 81,559 of which were men and 3,960, women. Current maximum prison capacity would be 86,720 inmates, meaning that it is close to its limit.

Another added problem may be a shortage of staff, especially in a dozen penitentiary centres, which need prison officers from other centres to help to keep order.

In order to meet the goals faced by the British prison service, the Commission of Justice began an investigation into the UK government’s programme to apply reforms to penitentiary centres. RAND Europa was one of the organisations called upon to respond basing its work on prior investigations into the social impact (SIB) on Peterborough prison. The RAND Europa presentation focused on lessons of these studies involving prison programmes and their outcomes being assessed efficiently.

A first lesson would be to avoid focusing on the convicts within the penitentiary system who are easier to help in order to achieve performance objectives like, for example, measures aimed at reducing the number of inmates reoffending. This may make individuals forget those who are more difficult to commit –for example, those who have a long criminal record –, in favour of “easy objectives”.

A second lesson would be to try not to concentrate on short-term objectives during limited periods of time. It is more important to understand the impact in the long term rather than opt for rapid feedback and, therefore, it would be necessary to study more realistic and appropriate periods.

Finally, along with the implementation of any new benefits regime for prisons, there is a need for solid and independent assessment to understand the effects of programmes, whether they are positive or negative.

UK prisons are going through a difficult time. The way of assessing the application of prison programmes may have an important effect on its efficacy and its impact on convicts, as well as on professionals.

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Crisis en las prisiones de Inglaterra y Gales

Según un informe de Emma Disley publicado en el Criminal Law & Justice Weekly, el servicio penitenciario del Reino Unido parece estar atravesando una situación difícil los últimos meses. El Ministerio de Justicia (MoJ) ha hecho públicas las cifras del año 2016 en las prisiones de Inglaterra y Gales, algunas de las cuales resultan comprometedoras, como por ejemplo las 119 muertes por suicidio, que suponen 29 más que en el año 2015 y son la cifra más alta desde que empezaron los registros en el año 1978.

Del año pasado también destacan los 37.784 heridos por autolesiones y 25.049 incidentes por ataques y peleas dentro de los centros penitenciarios.

Cabe mencionar que, en fecha 1 de marzo de 2017, las prisiones de Inglaterra y Gales atienden a 85.519 internos, 81.559 de los cuales son hombres y 3.960, mujeres. La capacidad máxima actual de las prisiones sería de 86.720 internos, con lo cual la situación estaría muy próxima al límite.

Otro de los problemas añadidos sería el de la escasez de trabajadores, sobre todo en una docena de centros penitenciarios, que necesitan funcionarios de prisiones de otros centros para ayudar a mantener el orden.

Atendiendo a todos los retos que afronta el servicio de prisiones británico, la Comisión de Justicia inició una investigación sobre el programa del Gobierno del Reino Unido para implementar reformas en los centros penitenciarios. RAND Europa fue una de las organizaciones llamadas a responder basándose en investigaciones previas sobre los bonos de impacto social (SIB) en la prisión de Peterborough. La presentación de RAND Europa se centró en las lecciones de estos estudios sobre cómo los programas de la prisión y su rendimiento pueden medirse con eficacia.

Una primera lección sería evitar centrarse en los delincuentes del sistema penitenciario que son más fáciles de ayudar con el fin de conseguir los objetivos de rendimiento, por ejemplo, a las medidas destinadas a reducir la reincidencia entre los reclusos. Eso puede hacer olvidar individuos que son más difíciles de comprometer –por ejemplo, los que tienen muchas condenas anteriores–, en favor de los “objetivos fáciles”.

Una segunda lección sería intentar no concentrarse en los resultados a corto plazo durante periodos breves de medición. Es más importante captar los impactos a largo plazo en vez de realizar una retroalimentación rápida y, por lo tanto, habría que estudiar periodos más realistas y apropiados.

Finalmente, junto con la implementación de cualquier nuevo régimen de prestaciones para las prisiones, hay una necesidad de evaluaciones sólidas e independientes para entender los efectos de los programas, tanto positivos como negativos.

Las prisiones del Reino Unido están viviendo un periodo muy difícil. La forma en que se mide el cumplimiento de los programas de la prisión puede tener un papel importante en su eficacia e impacto sobre los delincuentes, así como sobre los profesionales.

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Crisi a les presons d’Anglaterra i Gal·les

Segons un informe d’Emma Disley publicat al Criminal Law & Justice Weekly, el servei penitenciari del Regne Unit sembla estar travessant una situació difícil els darrers mesos. El Ministeri de Justícia (MoJ) ha fet públiques les xifres de l’any 2016 a les presons d’Anglaterra i Gal·les, algunes de les quals resulten comprometedores, com per exemple les 119 morts per suïcidi, que suposen 29 més que l’any 2015 i són la xifra més alta des que van començar els registres l’any 1978.

De l’any passat també destaquen els 37.784 ferits per autolesions i 25.049 incidents per atacs i baralles dins dels centres penitenciaris.

Cal esmentar que, en data 1 de març de 2017, les presons d’Anglaterra i Gal·les atenen 85.519 interns, 81.559 dels quals són homes i 3.960, dones. La capacitat màxima actual de les presons seria de 86.720 interns, amb la qual cosa la situació estaria molt propera al límit.

Un altre dels problemes afegits seria el de l’escassetat de treballadors, sobretot en una dotzena de centres penitenciaris, que necessiten funcionaris de presons d’altres centres per ajudar a mantenir l’ordre.

Atenent a tots els reptes que afronta el servei de presons britànic, la Comissió de Justícia va iniciar una investigació sobre el programa del Govern del Regne Unit per implementar reformes als centres penitenciaris. RAND Europa va ser una de les organitzacions cridades a respondre basant-se en investigacions prèvies sobre els bons d’impacte social (SIB) a la presó de Peterborough. La presentació de RAND Europa es va centrar en les lliçons d’aquests estudis sobre com els programes de la presó i el seu rendiment es poden mesurar amb eficàcia.

Una primera lliçó seria evitar centrar-se en els delinqüents del sistema penitenciari que són més fàcils d’ajudar per tal d’aconseguir els objectius de rendiment, per exemple, les mesures destinades a reduir la reincidència entre els reclusos. Això pot fer oblidar individus que són més difícils de comprometre –per exemple, els que tenen moltes condemnes anteriors–, en favor dels “objectius fàcils”.

Una segona lliçó seria intentar no concentrar-se en els resultats a curt termini durant períodes breus de mesurament. És més important captar els impactes a llarg termini en comptes de fer una retroalimentació ràpida i, per tant, caldria estudiar períodes més realistes i apropiats.

Finalment, junt amb la implementació de qualsevol nou règim de prestacions per a les presons, hi ha una necessitat d’avaluacions sòlides i independents per entendre els efectes dels programes, tant positius com negatius.

Les presons del Regne Unit estan vivint un període molt difícil. La forma en què es mesura l’acompliment dels programes de la presó pot tenir un paper important en la seva eficàcia i impacte sobre els delinqüents, així com sobre els professionals.

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Known crime in Spain fell by 1.2% compared with 2015

Criminality known to the Police in Spain fell for the eighth successive year, according to what the minister of the interior presented last 14 February. In the whole of Spain, security forces and agencies –which include the Policia Nacional, the Guardia Civil, autonomy police forces and local police forces− knew of little over two million penal cases, which means 43.2 cases per 1,000 inhabitants. This amounts to a drop of 1.2% compared with the total of the previous year.

This fall has not been homogeneous all over the country. Almost all autonomous communities experienced a drop in comparison with the previous year, but there are four communities which have seen a rise in crime: Cantabria (1.7%), the Balearic Islands (2.2%), Madrid (2.5%) and Navarra (7.5%). At the other extreme, the most significant falls were in Ceuta (-6.3%) and La Rioja (-6.2%).

mapa-presentacion-ministro_balance-de-criminalidad-2016

The balance of crime presented information concerning penal typologies which are more homogeneous according to EUROSTAT, most of which have also fallen. The following are stressed:

  • Homicides fell below 300 cases for the first time, with a drop of 3.3%.
  • Theft –which is the highest in number, with 711,908 cases in 2016− fell by 0.5% compared with 2015.
  • The number of cases of stolen vehicles increased by 0.8%.
  • Drug trafficking is the other offence which increased in comparison with the previous year, 3.1%.
  • Other categories were theft with violence (which saw a 1.9% drop), burglaries with force (which fell by 2.1%) and damage (which fell by 0.3%).

Of the 292 homicides committed, 44 correspond to women who were victims of domestic violence. Concerning this type of offence, the Domestic Violence System has 51,940 cases in process at the moment.

Due to the nature of police data, which is subject to small variations as time passes (due to new cases which happened previously, or because of a change in the type of offence on further investigation), this data is not fully consolidated and the official data will be regarded as that published in the Ministry of the Interior’s annual report.

These indicators have to change in 2017 due to modifications implemented by EUROSTAT, with the objective of improving the coherence and comparability of the statistics concerning crime on an international scale and optimising the capacity for analysis and prevention in relation with crime. The indicators are linked to the International classification of crimes with a statistical purpose proposed by the United Nations office against drugs and crime in 2015.

The new indicators are:

·        Intentional Homicide ·        Homicidi dolós i assassinat consumat
·        Attempted Intentional Homicide ·        Temptativa d’homicidi dolós i assassinat consumat
·        Assault ·        Delicte de lesions
·        Kidnapping ·        Segrest
·        Sexual Violence ·        Delicte contra la llibertat i indemnitat sexual
§  Rape o   Agressió sexual amb penetració
§  Sexual assault o   Resta de delictes contra la llibertat i indemnitat sexual
·        Robbery with violence or intimidation ·        Robatori amb violència o intimidació
·        Burglary with force in homes and premises ·        Robatori amb força a les coses en habitatges i establiments
o   Burglary of Private Residential Premises (Domestic Burglary) o   Robatori amb força en habitatges
·        Theft and theft from inside vehicles ·        Delicte de furt i furt a l’interior de vehicle
·        Theft of a Motorized Land Vehicle ·        Furt de vehicles, robatori de vehicles i apropiació indeguda de vehicles
·        Unlawful Acts Involving Controlled Drugs or Precursors ·        Tràfic de drogues

The data published is available in different formats on the website of Ministry of the Interior.

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Les délits recensés en Espagne ont baissé de 1,2% par rapport à 2015

La criminalité recensée par la police en Espagne a diminué pour la huitième année consécutive, d’après les résultats présentés par le ministre de l’Intérieur le 14 février dernier. Sur l’ensemble de l’État espagnol, les forces et corps de sécurité – qui comprennent la Police nationale, la Guardia Civil, les corps de police autonome et les corps de police locale – ont recensé un peu plus de deux millions d’infractions pénales, ce qui signifie 43,2 infractions pour 1 000 habitants. Cela constitue une baisse de 1,2% par rapport à l’année précédente sur le total des cas.

Cette baisse n’a pas été homogène sur l’ensemble de l’État. Ces chiffres ont baissé dans presque toutes les communautés autonomes par rapport aux chiffres de l’année précédente mais il y a quatre communautés où la délinquance a augmenté : la Cantabrie (1,7%), les Îles Baléares (2,2%), Madrid (2,5%) et la Navarre (7,5%). À l’opposé, les baisses les plus fortes se sont produites à Ceuta (-6,3%) et dans La Rioja (-6,2%).mapa-presentacion-ministro_balance-de-criminalidad-2016

Ce bilan de criminalité fournit aussi des données sur la caractérisation des infractions pénales, qui sont plus homogènes selon EUROSTAT et dont la plupart baissent également. À souligner que :

  • Les homicides sont passés pour la première fois au-dessous des 300 cas, soit une baisse de 3,3%.
  • Les vols – qui constituent la catégorie la plus nombreuse avec 711 908 cas en 2016 – ont baissé de 0,5% par rapport à 2015.
  • Le nombre de vols de véhicules a augmenté de 0,8%.
  • Le trafic de stupéfiants est l’autre catégorie qui a augmenté (+3,1%) par rapport à l’année précédente.
  • Le reste des catégories concernent les vols avec violence (qui ont baissé de 1,9%), les vols avec effraction (qui ont baissé de 2,1%) et les coups et blessures (qui ont baissé de 0,3%).

Sur les 292 homicides, 44 concernent des femmes victimes de violence conjugale. Concernant ce type de faits, le système judiciaire contre la violence sexiste compte actuellement 51 940 affaires en cours.

De par la nature des données policières, qui subissent de petites variations avec le temps (dues à de nouvelles plaintes pour des faits survenus dans le passé ou au changement de caractérisation de certains faits après enquête), celles-ci ne sont pas pleinement consolidées et l’on considérera comme données officielles celles publiées dans l’Annuaire du ministère de l’Intérieur.

Ces indicateurs doivent changer en 2017 en raison des modifications apportées par EUROSTAT dans le but d’améliorer la cohérence et la comparabilité des statistiques sur la délinquance au plan international et optimiser la capacité d’analyse et de prévention du niveau de délinquance. Les indicateurs s’alignent sur la Classification internationale des infractions à des fins statistiques qu’a proposée l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en 2015.

Les nouveaux indicateurs seront :

·        Intentional Homicide ·        Homicide volontaire
·        Attempted Intentional Homicide ·        Tentative d’homicide volontaire
·        Assault ·        Coups et blessures
·        Kidnapping ·        Enlèvement
·        Sexual Violence ·        Délit contre la liberté et l’intégrité sexuelles
§  Rape o   Viol
§  Sexual assalt o   Autres délits contre la liberté et l’intégrité sexuelles
·        Robbery ·        Vol avec violence ou intimidation
·        Burglary ·        Cambriolage
o   Burglary of Private Residential Premises (Domestic Burglary) o   Vol avec effraction
·        Theft ·        Vol à l’intérieur d’un véhicule
·        Theft of a Motorized Land Vehicle ·        Vol de véhicule à moteur
·        Unlawful Acts Involving Controlled Drugs or Precursors ·        Trafic de stupéfiants

Les données publiées sont accessibles sous différents formats sur le site web du ministère de l’Intérieur.

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