La criminalité organisée en Allemagne entre dans une nouvelle phase

La criminalité organisée évolue. C’est l’une des principales conclusions des rapports fédéraux allemands sur la criminalité organisée 2025 et les infractions liées aux stupéfiants 2025, qui décrivent des réseaux criminels de plus en plus internationaux, numérisés et spécialisés.

En 2025, les autorités allemandes ont enquêté sur 683 cas de criminalité organisée et identifié près de 8 000 suspects, soit le chiffre le plus élevé des cinq dernières années. Près de 69 % des procédures présentaient une dimension transnationale, ce qui met en évidence à quel point les organisations criminelles actuelles opèrent au-delà des frontières.

L’un des principaux changements est l’apparition d’un modèle de « Criminalité en tant que service », dans lequel différents services criminels peuvent être sollicités et coordonnés séparément. La logistique, les armes, le blanchiment de capitaux ou le recrutement d’exécutants peuvent être gérés via Internet, les réseaux sociaux et les applications de messagerie chiffrée. Cela permet à la personne qui planifie une activité criminelle de se trouver dans un autre pays et de ne pas avoir de contact direct avec les personnes qui exécutent finalement le délit.

Les réseaux sociaux jouent également un rôle de plus en plus important. Les autorités constatent que certains groupes, en particulier parmi les criminels les plus jeunes, utilisent ces canaux pour afficher leur pouvoir, leur statut et leur violence. Parallèlement, le recrutement de jeunes pour participer à des activités criminelles représente un défi croissant pour la prévention et la sécurité.

La violence constitue un autre sujet sensible. Le rapport met en garde contre un recours accru à la violence dans les conflits entre groupes criminels et une présence croissante d’armes à feu illégales. Cette situation accroît le risque que les conflits entre organisations criminelles ne se limitent plus à leurs membres et aient des répercutions dans l’espace public.

Malgré cette transformation, les drogues restent la principale activité de la criminalité organisée, représentant environ 37 % des procédures examinées. La cocaïne revêt une importance particulière. En 2025, 39 414 infractions liées à la cocaïne et au crack ont été enregistrées et 10,1 tonnes de cocaïne ont été saisies, dont 6,5 tonnes ont été interceptées dans des ports allemands.

Cependant, le trafic de stupéfiants ne se résume pas à une question de consommation de drogues. Les profits considérables qu’il génère peuvent alimenter d’autres activités criminelles, notamment le blanchiment de capitaux et la corruption, et permettre à l’argent issu de la criminalité d’intégrer l’économie légale. C’est pourquoi la lutte contre la criminalité organisée passe également par le suivi des flux financiers et la confiscation des produits obtenus illicitement.

Le marché du cannabis connaît lui aussi une évolution notable. En 2025, 567 plantations comptant au moins 20 plants ont été démantelées, soit environ 55 % de plus que l’année précédente, tandis que les saisies de marijuana ont triplé.

L’ensemble de ces données témoigne d’une criminalité organisée plus flexible, décentralisée et transnationale. Les organisations n’ont plus nécessairement besoin de fonctionner comme des structures hiérarchiques traditionnelles : elles peuvent mettre en relation des personnes et des services en fonction des besoins de chaque opération et tirer parti des possibilités offertes par les technologies numériques.

Cette transformation pose de nouveaux défis aux forces de l’ordre et aux systèmes judiciaires. L’enquête sur les auteurs matériels reste nécessaire, mais il est de plus en plus important d’identifier les structures qui se cachent derrière eux, les flux financiers, les canaux numériques et les connexions internationales.

La principale leçon du rapport allemand est donc que la criminalité organisée s’adapte également à la mondialisation et à la numérisation. La réponse en matière de sécurité devra suivre le même rythme, en combinant renseignement criminel, coopération internationale, enquêtes financières, lutte contre le trafic de drogue et prévention du recrutement de nouveaux membres.

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Organised crime in Germany enters a new phase

Organised crime is changing. This is one of the main conclusions of the German federal reports on Organised Crime 2025 and Narcotics Offences 2025, which describe criminal networks that are increasingly international, digitised, and specialised.

During 2025, German authorities investigated 683 cases of organised crime and identified nearly 8,000 suspects, the highest number in the last five years. Almost 69% of the proceedings had a transnational dimension, a figure that highlights the extent to which current criminal organisations operate across borders.

One of the main changes is the emergence of a «Crime-as-a-Service» model, in which various criminal services can be contracted and coordinated separately. Logistics, weapons, money laundering or the recruitment of perpetrators can be managed through the Internet, social networks and encrypted messaging applications. This allows whoever plans a criminal activity to be in another country and have no direct contact with the persons who finally commit the crime.

Social networks are also acquiring a relevant role. Authorities detect that some groups, especially among the youngest criminals, use these channels to project power, status, and violence. At the same time, the recruitment of young people to participate in criminal activities represents a growing challenge for prevention and security.

Violence is another prominent element. The report warns of an increased use of violence in conflicts between criminal groups and a growing presence of illegal firearms. This situation increases the risk that disputes between criminal organisations will cease to be limited to their members and will have consequences in public spaces.

Despite this transformation, drugs remain the main activity of organised crime, accounting for approximately 37% of the investigated proceedings. Cocaine carries especially significant weight. In 2025, 39,414 offences related to cocaine and crack were recorded and 10.1 tonnes of cocaine were seized, of which 6.5 tonnes were intercepted in German ports.

However, drug trafficking is not only an issue related to drug use. The enormous profits it generates can fuel other criminal activities, especially money laundering and corruption, and allow money from crime to enter the legal economy. Therefore, the fight against organised crime also involves following the money and confiscating illegally obtained profits.

The cannabis market also shows a significant evolution. In 2025, 567 plantations with a capacity for 20 plants or more were seized, approximately 55% more than in the previous year, while marijuana seizures tripled.

This set of data shows organised crime to be more flexible, decentralised and transnational. Organisations no longer need to always function as traditional hierarchical structures: they can connect people and services according to the needs of each operation and take advantage of the possibilities offered by digital technologies.

This transformation poses new challenges for police forces and justice systems. The investigation of the perpetrators remains necessary, but it is becoming increasingly important to identify the underlying structures, the financial flows, the digital channels, and the international connections.

The main lesson from the German report is, therefore, that organised crime also adapts to globalisation and digitalisation. The security response must do so at the same pace, combining criminal intelligence, international cooperation, financial investigation, the fight against drug trafficking, and the prevention of the recruitment of new members.

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El crimen organizado en Alemania entra en una nueva fase

El crimen organizado está cambiando. Esta es una de las principales conclusiones de los informes federales alemanes “Crimen Organizado 2025” y “Delito de Narcótico 2025”, que describen unas redes criminales cada vez más internacionales, digitalizadas y especializadas.

Durante el año 2025, las autoridades alemanas investigaron 683 casos de crimen organizado e identificaron casi 8.000 sospechosos, la cifra más elevada de los últimos cinco años. Casi el 69 % de los procedimientos presentaban una dimensión transnacional, un dato que pone de manifiesto hasta qué punto las organizaciones criminales actuales operan más allá de las fronteras.

Uno de los principales cambios es la aparición de un modelo de “crimen como servicio”, en que diferentes servicios criminales se pueden encargar y coordinar de manera separada. Logística, armas, blanqueo de capitales o reclutamiento de ejecutores pueden gestionarse a través de internet, las redes sociales y las aplicaciones de mensajería cifrada. Eso permite que quien planifica una actividad criminal pueda encontrarse en otro país y no tenga ningún contacto directo con las personas que finalmente ejecutan el delito.

Las redes sociales también están adquiriendo un papel relevante. Las autoridades detectan que algunos grupos, especialmente entre los criminales más jóvenes, utilizan estos canales para proyectar poder, estatus y violencia. Paralelamente, el reclutamiento de jóvenes para participar en actividades criminales representa un reto creciente para la prevención y la seguridad.

La violencia es otro elemento destacado. El informe alerta de un uso mayor de la violencia en los conflictos entre grupos criminales y de una presencia creciente de armas de fuego ilegales. Esta situación incrementa el riesgo de que las disputas entre organizaciones criminales dejen de quedar limitadas a sus integrantes y tengan consecuencias en el espacio público.

A pesar de esta transformación, las drogas siguen siendo la actividad principal del crimen organizado, con aproximadamente el 37 % de los procedimientos investigados. La cocaína tiene un peso especialmente importante. En 2025 se registraron 39.414 delitos relacionados con cocaína y crack y se confiscaron 10,1 toneladas de cocaína, 6,5 de las cuales se interceptaron en puertos alemanes.

El narcotráfico, sin embargo, no es solo una cuestión relacionada con el consumo de drogas. Los enormes beneficios que genera pueden alimentar otras actividades criminales, especialmente el blanqueo de capitales y la corrupción, y permitir que dinero procedente del crimen entre en la economía legal. Por eso, el combate contra el crimen organizado también pasa por seguir el dinero y confiscar los beneficios obtenidos ilícitamente.

El mercado del cannabis también presenta una evolución significativa. En 2025 se confiscaron 567 plantaciones con capacidad para 20 plantas o más, aproximadamente un 55 % más que en el año anterior, mientras que las confiscaciones de marihuana se triplicaron.

El conjunto de estos datos muestra un crimen organizado más flexible, descentralizado y transnacional. Las organizaciones ya no necesitan funcionar siempre como estructuras jerárquicas tradicionales: pueden conectar personas y servicios según las necesidades de cada operación y aprovechar las posibilidades que ofrecen las tecnologías digitales.

Esta transformación plantea nuevos retos para los cuerpos policiales y los sistemas de justicia. La investigación de los autores materiales sigue siendo necesaria, pero cada vez es más importante identificar las estructuras que hay detrás, los flujos financieros, los canales digitales y las conexiones internacionales.

La principal lección del informe alemán es, por lo tanto, que el crimen organizado también se adapta a la globalización y a la digitalización. La respuesta de seguridad tendrá que hacerlo al mismo ritmo, combinando inteligencia criminal, cooperación internacional, investigación financiera, lucha contra el narcotráfico y prevención del reclutamiento de nuevos miembros.

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El crim organitzat a Alemanya entra en una nova fase

El crim organitzat està canviant. Aquesta és una de les conclusions principals dels informes federals alemanys “Crim Organitzat 2025” i “Delicte de Narcòtics 2025”, que descriuen unes xarxes criminals cada cop més internacionals, digitalitzades i especialitzades.

Durant el 2025, les autoritats alemanyes van investigar 683 casos de crim organitzat i van identificar gairebé 8.000 sospitosos, la xifra més elevada dels darrers cinc anys. Gairebé el 69 % dels procediments presentaven una dimensió transnacional, una dada que posa de manifest fins a quin punt les organitzacions criminals actuals operen més enllà de les fronteres.

Un dels canvis principals és l’aparició d’un model de “crim com a servei”, en què diferents serveis criminals es poden encarregar i coordinar de manera separada. Logística, armes, blanqueig de capitals o reclutament d’executors poden gestionar-se a través d’internet, les xarxes socials i les aplicacions de missatgeria xifrada. Això permet que qui planifica una activitat criminal pugui trobar-se en un altre país i no tingui cap contacte directe amb les persones que finalment executen el delicte.

Les xarxes socials també estan adquirint un paper rellevant. Les autoritats detecten que alguns grups, especialment entre els criminals més joves, utilitzen aquests canals per projectar poder, estatus i violència. Paral·lelament, el reclutament de joves per participar en activitats criminals representa un repte creixent per a la prevenció i la seguretat.

La violència és un altre element destacat. L’informe alerta d’un ús més gran de la violència en els conflictes entre grups criminals i d’una presència creixent d’armes de foc il·legals. Aquesta situació incrementa el risc que les disputes entre organitzacions criminals deixin de quedar limitades als seus integrants i tinguin conseqüències a l’espai públic.

Malgrat aquesta transformació, les drogues continuen sent l’activitat principal del crim organitzat, amb aproximadament el 37 % dels procediments investigats. La cocaïna té un pes especialment important. El 2025 es van registrar 39.414 delictes relacionats amb cocaïna i crack i es van confiscar 10,1 tones de cocaïna, 6,5 de les quals es van interceptar en ports alemanys.

El narcotràfic, però, no és només una qüestió relacionada amb el consum de drogues. Els enormes beneficis que genera poden alimentar altres activitats criminals, especialment el blanqueig de capitals i la corrupció, i permetre que diners procedents del crim entrin a l’economia legal. Per això, el combat contra el crim organitzat també passa per seguir els diners i confiscar els beneficis obtinguts il·lícitament.

El mercat del cànnabis també presenta una evolució significativa. El 2025 es van confiscar 567 plantacions amb capacitat per a 20 plantes o més, aproximadament un 55 % més que l’any anterior, mentre que les confiscacions de marihuana es van triplicar.

El conjunt d’aquestes dades mostra un crim organitzat més flexible, descentralitzat i transnacional. Les organitzacions ja no necessiten funcionar sempre com estructures jeràrquiques tradicionals: poden connectar persones i serveis segons les necessitats de cada operació i aprofitar les possibilitats que ofereixen les tecnologies digitals.

Aquesta transformació planteja nous reptes per als cossos policials i els sistemes de justícia. La investigació dels autors materials continua sent necessària, però cada vegada és més important identificar les estructures que hi ha al darrere, els fluxos financers, els canals digitals i les connexions internacionals.

La lliçó principal de l’informe alemany és, per tant, que el crim organitzat també s’adapta a la globalització i a la digitalització. La resposta de seguretat haurà de fer-ho al mateix ritme, combinant intel·ligència criminal, cooperació internacional, investigació financera, lluita contra el narcotràfic i prevenció del reclutament de nous membres.

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Drogues illicites et crime organisé en Australie : une relation complexe

La violence liée à la criminalité organisée a de nouveau placé l’Australie, et particulièrement Sydney, au cœur du débat sur le marché des drogues illicites. Plusieurs homicides récents, dont certains auraient été commis à la suite d’erreurs d’identification, ont mis en évidence les conflits entre des réseaux criminels qui se disputent le contrôle d’un marché très lucratif.

La commissaire de la police fédérale australienne, Krissy Barrett, a souligné la nécessité de réfléchir au lien entre la consommation de drogues illicites et la violence des groupes criminels organisés. Selon son interprétation, la demande de drogues et les prix élevés que les consommateurs sont prêts à payer contribuent à conférer un pouvoir économique aux organisations criminelles.

Toutefois, les données disponibles révèlent une réalité plus complexe et ne permettent pas d’établir une relation causale simple entre la consommation de drogues et la violence.

Les statistiques de la police de Nouvelle-Galles du Sud montrent que la criminalité liée à la drogue a globalement diminué au cours de la dernière décennie. Entre 2016-2017 et 2025-2026, les infractions liées à la drogue ont diminué d’un peu plus de 10 % dans l’ensemble du pays et de 12,6 % dans la région métropolitaine de Sydney. Toutefois, l’évolution varie selon la substance : les infractions liées à l’ecstasy ont diminué de 74 % et celles liées au cannabis de 27 %, tandis que celles liées aux amphétamines ont augmenté de 14 %.

Les enquêtes de population offrent une perspective différente. Selon les données citées de l’Australian Institute of Health and Welfare, 3,9 millions de personnes – soit 17,9 % de la population – auraient consommé une forme ou une autre de drogue illicite au cours des 12 mois précédents en 2022-2023, contre 3,4 millions (12 %) en 2019. Cependant, cette augmentation n’est pas répartie uniformément entre les substances. Cette évolution s’explique en grande partie par l’augmentation de la consommation d’hallucinogènes, tandis que la consommation de cocaïne et d’héroïne reste globalement inchangée et que celle des opioïdes non médicaux a diminué.

Les données issues des eaux usées apportent un éclairage supplémentaire. Le programme de surveillance de la Commission australienne du renseignement criminel a détecté en 2026 une hausse du volume de plusieurs drogues consommées à l’échelle nationale, dont un niveau record sur dix ans pour la méthamphétamine. Mais ces données mesurent la quantité consommée, et non le nombre de personnes qui en consomment. Par conséquent, une augmentation du volume n’implique pas nécessairement qu’il y ait davantage de consommateurs : elle peut également signifier que les utilisateurs existants consomment plus fréquemment ou en plus grandes quantités.

Cette distinction est fondamentale du point de vue de la sécurité. La criminalité organisée ne dépend pas exclusivement du marché d’une drogue donnée. Les organisations criminelles peuvent s’adapter à différentes activités et à différents produits en fonction des possibilités de profit. Des facteurs tels que la situation économique, les réseaux criminels transnationaux, la disponibilité internationale de drogues et le recrutement de jeunes au moyen des nouvelles technologies peuvent également influencer l’évolution de la violence.

Par conséquent, les données disponibles suggèrent que le lien entre la consommation de drogues et la criminalité organisée ne peut pas s’expliquer par une cause unique. La réduction de la demande peut limiter une source de revenus des réseaux criminels, mais la prévention de la consommation, la réduction des dommages, la lutte contre le trafic et le démantèlement des structures criminelles relèvent d’un même enjeu de sécurité.

Le cas de l’Australie met ainsi en lumière la nécessité d’analyser conjointement les données relatives à la consommation, les marchés illicites et la violence criminelle, en évitant de tirer des conclusions simplistes à partir d’un seul indicateur.

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Illicit drugs and organised crime in Australia: a complex relationship

Violence linked to organised crime has once again placed Australia, and especially Sydney, at the centre of the debate on the illicit drug market. Several recent homicides, some of which were allegedly the result of misidentification, have revealed the conflict between criminal networks competing for control of a very lucrative market.

The Commissioner of the Australian Federal Police, Krissy Barrett, has raised the need to reflect on the relationship between the consumption of illicit drugs and organised crime violence. According to their interpretation, the demand for drugs and the high prices that consumers are willing to pay contribute to granting economic power to criminal organisations.

However, the available data offer a more complex reality and do not allow for the establishment of a simple causal relationship between drug use and violence.

New South Wales police statistics show that drug-related crime has generally decreased over the past decade. Between 2016-17 and 2025-26, drug-related crimes decreased by slightly more than 10% across the state and by 12.6% in the Sydney metropolitan area. However, the trend varies by substance: ecstasy-related crimes have decreased by 74% and cannabis-related crimes by 27%, while those linked to amphetamines have increased by 14%.

Population surveys offer a different perspective. According to the cited data from the Australian Institute of Health and Welfare, 3.9 million people—17.9% of the population—had consumed some type of illicit drugs during the previous twelve months in 2022-23, compared to 3.4 million (12%) in 2019. However, this increase is not distributed uniformly among the substances. A significant part is explained by the increase in hallucinogen use, while cocaine and heroin use remains without significant changes and non-medical opioid use has decreased.

Data from wastewater provide another perspective. The Australian Criminal Intelligence Commission’s monitoring program detected an increase in the volume of several drugs consumed on a national scale in 2026, including a ten-year high in the case of methamphetamine. But these data measure the amount consumed, not the number of people consuming. Therefore, an increase in volume does not necessarily imply that there are more consumers: it can also mean that existing users consume more frequently or in higher quantities.

From a security perspective, this distinction is crucial. Organised crime does not depend exclusively on the market for a particular drug. Criminal organisations can adapt to different activities and products based on profit opportunities. Factors such as the economic situation, transnational criminal networks, the international availability of drugs, and the recruitment of young people through new technologies can also influence the evolution of violence.

Therefore, the available data suggest that the relationship between drug use and organised crime cannot be explained by a single cause. Reducing demand can limit a source of income for criminal networks, but preventing consumption, harm reduction, prosecuting trafficking, and dismantling criminal structures are all part of the same security problem.

The Australian case thus highlights the need to jointly analyse consumption data, illicit markets, and criminal violence, avoiding simple conclusions based on a single indicator.

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Drogas ilícitas y crimen organizado en Australia: una relación compleja

La violencia vinculada al crimen organizado ha vuelto a situar a Australia, y especialmente a Sídney, en el centro del debate sobre el mercado de las drogas ilícitas. Varios homicidios recientes, algunos de los cuales habrían sido presuntamente consecuencia de errores de identificación, han puesto de manifiesto la conflictividad entre redes criminales que compiten por el control de un mercado muy lucrativo.

La comisionada de la Policía Federal Australiana, Krissy Barrett, ha planteado la necesidad de reflexionar sobre la relación entre el consumo de drogas ilícitas y la violencia del crimen organizado. Según su interpretación, la demanda de drogas y los elevados precios que los consumidores están dispuestos a pagar contribuyen a dar poder económico a las organizaciones criminales.

Sin embargo, los datos disponibles ofrecen una realidad más compleja y no permiten establecer una relación causal sencilla entre consumo de drogas y violencia.

Las estadísticas policiales de Nueva Gales del Sur muestran que los delitos relacionados con drogas han disminuido globalmente durante la última década. Entre 2016-2017 y 2025-2026, los delitos relacionados con drogas bajaron un poco más de un 10 % en todo el estado y un 12,6 % en la zona metropolitana de Sídney. La evolución, sin embargo, varía según la sustancia: los delitos relacionados con el éxtasis han disminuido un 74 % y los relacionados con el cannabis, un 27 %, mientras que los vinculados a las anfetaminas han aumentado un 14 %.

Las encuestas de población ofrecen una perspectiva diferente. Según los datos citados del Australian Institute of Health and Welfare, 3,9 millones de personas —el 17,9 % de la población— habrían consumido alguna droga ilícita durante los doce meses anteriores a 2022-2023, frente a los 3,4 millones (12 %) de 2019. Este incremento, sin embargo, no se distribuye de manera uniforme entre las sustancias. Una parte importante se explica por el aumento del consumo de alucinógenos, mientras que el consumo de cocaína y heroína se mantiene sin cambios significativos y el de opioides no médicos ha disminuido.

Los datos procedentes de las aguas residuales aportan todavía otra perspectiva. El programa de monitorización del Australian Criminal Intelligence Commission detectó en 2026 un aumento del volumen de varias drogas consumidas a escala nacional, incluyendo un máximo de diez años en el caso de la metanfetamina. Pero estos datos miden cantidad consumida, no el número de personas consumidoras. Por lo tanto, un aumento del volumen no

implica necesariamente que haya más consumidores: también puede significar que los usuarios existentes consumen con más frecuencia o cantidades más elevadas.

Desde una perspectiva de seguridad, esta distinción es fundamental. El crimen organizado no depende exclusivamente del mercado de una droga determinada. Las organizaciones criminales pueden adaptarse a diferentes actividades y productos en función de las oportunidades de beneficio. Factores como la situación económica, las redes criminales transnacionales, la disponibilidad internacional de drogas y el reclutamiento de jóvenes a través de nuevas tecnologías también pueden influir en la evolución de la violencia.

Por eso, los datos disponibles sugieren que la relación entre consumo de drogas y crimen organizado no se puede explicar con una única causa. Reducir la demanda puede limitar una fuente de ingresos de las redes criminales, pero la prevención del consumo, la reducción de daños, la persecución del tráfico y la desarticulación de las estructuras criminales forman parte de un mismo problema de seguridad.

El caso australiano pone así de manifiesto la necesidad de analizar conjuntamente los datos de consumo, los mercados ilícitos y la violencia criminal, evitando conclusiones simples a partir de un único indicador.

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Drogues il·lícites i crim organitzat a Austràlia: una relació complexa

La violència vinculada al crim organitzat ha tornat a situar Austràlia, i especialment Sydney, en el centre del debat sobre el mercat de les drogues il·lícites. Diversos homicidis recents, alguns dels quals haurien estat presumptament conseqüència d’errors d’identificació, han posat de manifest la conflictivitat entre xarxes criminals que competeixen pel control d’un mercat molt lucratiu.

La comissionada de la Policia Federal Australiana, Krissy Barrett, ha plantejat la necessitat de reflexionar sobre la relació entre el consum de drogues il·lícites i la violència del crim organitzat. Segons la seva interpretació, la demanda de drogues i els preus elevats que els consumidors estan disposats a pagar contribueixen a donar poder econòmic a les organitzacions criminals.

Tanmateix, les dades disponibles ofereixen una realitat més complexa i no permeten establir una relació causal senzilla entre consum de drogues i violència.

Les estadístiques policials de Nova Gal·les del Sud mostren que els delictes relacionats amb drogues han disminuït globalment durant l’última dècada. Entre el 2016-2017 i el 2025-2026, els delictes relacionats amb drogues van baixar una mica més d’un 10 % a tot l’estat i un 12,6 % a la zona metropolitana de Sydney. L’evolució, però, varia segons la substància: els delictes relacionats amb l’èxtasi han disminuït un 74 % i els relacionats amb el cànnabis, un 27 %, mentre que els vinculats a les amfetamines han augmentat un 14 %.

Les enquestes de població ofereixen una perspectiva diferent. Segons les dades citades de l’Australian Institute of Health and Welfare, 3,9 milions de persones —el 17,9 % de la població— haurien consumit alguna droga il·lícita durant els dotze mesos anteriors al 2022-2023, davant dels 3,4 milions (12 %) del 2019. Aquest increment, però, no es distribueix de manera uniforme entre les substàncies. Una part important s’explica per l’augment del consum d’al·lucinògens, mentre que el consum de cocaïna i heroïna es manté sense canvis significatius i el d’opioides no mèdics ha disminuït.

Les dades procedents de les aigües residuals aporten encara una altra perspectiva. El programa de monitoratge de l’Australian Criminal Intelligence Commission va detectar el 2026 un augment del volum de diverses drogues consumides a escala nacional, incloent-hi un màxim de deu anys en el cas de la metamfetamina. Però aquestes dades mesuren quantitat consumida, no el nombre de persones consumidores. Per tant, un augment del volum no implica necessàriament que hi hagi més consumidors: també pot significar que els

usuaris existents en consumeixen amb més freqüència o quantitats més elevades.

Des d’una perspectiva de seguretat, aquesta distinció és fonamental. El crim organitzat no depèn exclusivament del mercat d’una droga determinada. Les organitzacions criminals poden adaptar-se a diferents activitats i productes en funció de les oportunitats de benefici. Factors com la situació econòmica, les xarxes criminals transnacionals, la disponibilitat internacional de drogues i el reclutament de joves a través de noves tecnologies també poden influir en l’evolució de la violència.

Per això, les dades disponibles suggereixen que la relació entre consum de drogues i crim organitzat no es pot explicar amb una única causa. Reduir la demanda pot limitar una font d’ingressos de les xarxes criminals, però la prevenció del consum, la reducció de danys, la persecució del tràfic i la desarticulació de les estructures criminals formen part d’un mateix problema de seguretat.

El cas australià posa així de manifest la necessitat d’analitzar conjuntament les dades de consum, els mercats il·lícits i la violència criminal, evitant conclusions simples a partir d’un únic indicador.

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La géolocalisation par GPS réduit la récidive chez les voleurs prolifiques dans le Sussex

Une évaluation indépendante de l’opération STOP, une initiative développée dans le Sussex, au Royaume-Uni, a constaté une réduction significative de la criminalité chez les voleurs prolifiques participant au programme. L’initiative associe la géolocalisation par GPS à un soutien à la réhabilitation individualisé, dans le but de réduire la récidive et d’agir sur les causes susceptibles de favoriser les vols persistants dans les établissements commerciaux.

Le programme a été lancé dans le Sussex de l’Est au cours de l’été 2025. Il réunit la commissaire de police et de la criminalité du Sussex, la police du Sussex, les administrations locales, le service de probation, l’association Change Grow Live et des entreprises du secteur commercial. Le GPS est utilisé comme condition des ordonnances de comportement criminel (CBO), tandis que les participants bénéficient d’un accompagnement pour faire face aux difficultés liées au logement, à la santé, à la consommation de substances, aux prestations sociales ou à l’emploi.

Les premières données de l’évaluation montrent que les huit délinquants placés sous surveillance électronique et inclus dans l’analyse ont réduit leur activité criminelle après l’installation du dispositif GPS. Cinq n’ont commis aucune autre infraction au cours de la période analysée.

Dans l’ensemble, les participants ont commis environ 11 à 13 infractions de moins par personne, soit une baisse globale d’environ 58 %. Les personnes ayant récidivé ont également commis moins d’infractions qu’avant la pose du bracelet électronique.

À partir des taux moyens observés avant et après la pose du bracelet électronique, l’évaluation estime qu’environ 300 infractions pourraient être évitées sur douze mois, ce qui permettrait d’économiser près de 100 000 livres en coûts liés aux services de police et au système de justice pénale.

Malgré ces résultats, il convient de noter que l’analyse initiale repose sur un nombre réduit de participants et que le projet est encore en phase de développement.

Le GPS n’a pas seulement une fonction de surveillance. Les données de géolocalisation ont fourni à la police du Sussex de nouvelles possibilités en matière de renseignement et d’enquête, en contribuant à identifier des infractions présumées qui n’avaient pas été détectées auparavant et à orienter les interventions visant des personnes considérées comme des auteurs prolifiques d’infractions.

Le projet initial, qui comptait dix bracelets électroniques dans le Sussex de l’Est, a été étendu en mai 2026 au Sussex de l’Ouest et à Brighton & Hove, avec une capacité pouvant atteindre 30 bracelets.

L’un des éléments distinctifs de l’opération STOP est que la pose du bracelet électronique ne fonctionne pas de manière isolée. Le programme comprend un « accompagnateur contre la délinquance commerciale », géré par Change Grow Live, qui offre un soutien personnalisé aux participants.

Ce professionnel facilite l’accès aux services de logement et de santé, au traitement des problèmes liés à la consommation de substances, aux prestations sociales, à l’emploi et à d’autres ressources. L’objectif est d’intervenir sur les circonstances personnelles qui peuvent contribuer à la récidive.

Les responsables du projet considèrent que cette combinaison de supervision, d’action policière et de réhabilitation est l’un des facteurs susceptibles d’expliquer les résultats initiaux. Les personnes interrogées ont également déclaré se sentir davantage accompagnées et avoir plus facilement accès aux services d’aide.

L’opération STOP représente un modèle de réponse au vol persistant qui combine technologie, contrôle judiciaire, informations policières et intervention sociale. Les premières données indiquent une réduction considérable de la criminalité parmi les personnes participantes, ainsi que des bénéfices pour les enquêtes de police et les commerces.

Cependant, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Le nombre initial de participants est limité, et il faudra encore déterminer si la baisse de la récidive se maintient à long terme et si les résultats se confirment à mesure que le programme s’étend.

L’expérience menée dans le Sussex montre, en définitive, comment la surveillance électronique, combinée à un accompagnement en faveur de la réinsertion, peut s’inscrire dans une stratégie plus large de lutte contre la délinquance persistante. L’enjeu sera de déterminer si les résultats initiaux se confirment dans la durée et dans quelle mesure ce modèle peut contribuer durablement à réduire les vols et à renforcer la sécurité des commerces et des communautés.

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GPS tagging reduces recidivism among prolific thieves in Sussex

An independent evaluation of Operation STOP, an initiative developed in Sussex, in the United Kingdom, has detected a significant reduction in crime among prolific thieves participating in the programme. The initiative combines GPS tagging with individualised rehabilitation support, with the aim of reducing recidivism and addressing the causes that may lead to persistent commercial burglary.

The programme was launched in East Sussex during the summer of 2025 and brings together the Sussex Police and Crime Commissioner, Sussex Police, local authorities, the Probation Service, Change Grow Live, and businesses from the commercial sector. GPS is used as a condition of Criminal Behaviour Orders (CBOs), while participants receive support to deal with problems related to housing, health, substance use, social benefits or employment.

Initial data from the assessment show that the eight tagged criminals included in the analysis reduced their criminal activity after the installation of the GPS. Five did not commit any other crime from the period analysed.

Overall, participants recorded approximately 11 to 13 fewer crimes per person, an overall reduction of approximately 58%. The people who reoffended also committed fewer infractions than before they carried the label.

Based on the average rates observed before and after tagging, the assessment estimates that approximately 300 crimes could be prevented over twelve months, with an approximate saving of £100,000 in costs associated with the police and the criminal justice system.

Despite these results, it should be noted that the initial analysis is based on a small number of participants and that the project is still in the expansion phase.

GPS does not only have a supervision function. Location data has provided Sussex Police with new intelligence and investigative opportunities, helping to identify suspected crimes that had not been previously detected and to guide actions against individuals considered prolific offenders.

The initial project, which featured ten tags in East Sussex, was expanded in May 2026 to West Sussex and Brighton & Hove, with the capacity to manage up to 30 tags.

One of the differentiating elements of Operation STOP is that the tagging does not function in isolation. The programme incorporates a Business Crime Navigator, managed by Change Grow Live, which offers personalised support to participants.

This professional facilitates access to housing services, healthcare, treatment for substance use problems, social benefits, employment, and other resources. The aim is to intervene in the personal circumstances that may contribute to re-offending.

The project managers consider that this combination of supervision, policing, and rehabilitation is one of the factors that may explain the initial results. The interviewed participants also stated that they felt more supported and found it easier to access support services.

Operation STOP represents a response model to persistent theft that combines technology, judicial control, police information, and social intervention. The first set of data points to a considerable reduction in crimes among the participating individuals, as well as benefits for police investigations and businesses.

However, the results must be interpreted with caution. The initial number of participants is limited, and it is still necessary to verify whether the reduction in recidivism is maintained in the long term and whether the results are replicated as the programme expands.

The Sussex experience ultimately shows how electronic monitoring combined with rehabilitative support can be part of a broader strategy against persistent crime. The challenge will be to determine whether the positive initial results are strengthened and to what extent this model can contribute in a sustained manner to reducing thefts and improving the safety of businesses and communities.

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