L’accès aux preuves électroniques: un défi croissant pour la sécurité et les enquêtes criminelle

La numérisation des communications et des activités criminelles a fait des preuves électroniques un élément de plus en plus important dans les enquêtes criminelles. Les messages textuels, les e-mails, les conversations dans des applications, les données de comptes ou les informations relatives à des services numériques peuvent être déterminants pour reconstituer des faits, identifier des personnes ou établir des liens entre différentes enquêtes. Toutefois, l’obtention de ces données, en particulier lorsqu’elles sont liées à plusieurs pays, reste l’un des principaux défis pour les forces de sécurité et les autorités judiciaires européennes.

Le Rapport de situation SIRIUS sur les preuves électroniques, (SIRIUS Electronic Evidence Situation Report) publié par Europol et Eurojust en août 2026, analyse précisément cette situation. Le rapport souligne que plus de la moitié des enquêtes criminelles actuelles comportent une demande d’accès transfrontière à des preuves électroniques. Dans le même temps, il alerte sur les difficultés juridiques, techniques et opérationnelles qui continuent de limiter la capacité des autorités à obtenir ces informations de manière rapide et efficace.

L’un des facteurs qui explique cette complexité tient à la nature même de l’environnement numérique. Les données nécessaires à une enquête peuvent être stockées dans un emplacement inconnu, sur des serveurs situés dans différents pays ou sous la responsabilité d’un fournisseur opérant dans plusieurs juridictions. Cela oblige souvent les autorités à naviguer entre différents systèmes juridiques et mécanismes de coopération internationale.

À cette difficulté s’ajoute l’absence d’harmonisation sur des questions telles que les délais de conservation des données ou les délais de réponse des fournisseurs aux demandes des autorités. Dans le cadre d’une enquête, le facteur temps peut être déterminant : si une donnée n’est pas conservée ou obtenue avant de disparaître, une source d’information potentiellement pertinente risque d’être perdue.

Pour les forces de sécurité, un autre défi réside dans la connaissance du futur cadre européen e-Evidence. Selon le rapport, le niveau de connaissance de cette nouvelle législation reste insuffisant, ce qui met en évidence la nécessité d’accroître la formation des professionnels et de leur fournir des outils leur permettant de travailler de manière adéquate dans un environnement juridique et technologique en mutation.

Du point de vue judiciaire, les mécanismes actuels de coopération transfrontière sont souvent perçus comme lents et complexes sur le plan procédural. Cette situation peut créer un décalage entre la rapidité avec

laquelle une enquête numérique évolue et le temps nécessaire pour obtenir légalement les informations.

Le problème est particulièrement important lorsqu’il existe un risque que les données ne soient plus disponibles. Le rapport souligne que l’absence d’un cadre européen commun en matière de conservation des données peut contribuer à la perte d’informations susceptibles d’être nécessaires à une enquête criminelle.

Dans ce contexte, le futur paquet législatif européen relatif aux preuves électroniques vise à établir des mécanismes plus harmonisés, robustes et agiles afin de faciliter l’accès transfrontière aux preuves numériques. L’approche a pour but de réduire la complexité actuelle et d’offrir davantage de prévisibilité tant aux autorités qu’aux fournisseurs de services.

L’objectif n’est toutefois pas uniquement d’accélérer l’accès aux informations. Le nouveau cadre devra également garantir la protection des droits fondamentaux, un aspect particulièrement crucial lorsque les enquêtes impliquent des données à caractère personnel et des communications privées.

Les fournisseurs de services numériques jouent un rôle central dans cet écosystème. Ils sont chargés de gérer une part importante des données qui peuvent s’avérer utiles dans le cadre d’une enquête et doivent, dans le même temps, répondre à un volume croissant de demandes légales. L’augmentation des demandes, en particulier des demandes d’urgence, exerce une pression considérable sur les équipes chargées de répondre aux forces de sécurité. En outre, l’adaptation au futur paquet européen relatif aux preuves électroniques nécessitera d’importantes modifications au sein des processus internes et des systèmes informatiques de nombreux fournisseurs.

Le panorama dressé par le Rapport de situation SIRIUS sur les preuves électroniques montre que l’accès aux preuves numériques n’est plus une question exclusivement technologique. Il s’agit d’un défi sur le plan opérationnel, juridique et de la coopération internationale qui concerne toutes les étapes d’une enquête.

Pour les forces de l’ordre, cela implique de disposer de professionnels formés et qualifiés pour identifier, demander et gérer des preuves numériques dans différentes juridictions. Pour les autorités judiciaires, cela implique de progresser vers des procédures permettant d’agir plus rapidement sans réduire les garanties juridiques. Pour les fournisseurs, cela signifie adapter leurs processus et systèmes à un volume d’exigences toujours plus important et à un nouveau cadre réglementaire européen.

Le projet SIRIUS continue de jouer un rôle de soutien et de centre d’expertise afin de faciliter cet accès transfrontière aux preuves électroniques. La prochaine mise en œuvre du cadre européen e-Evidence devra établir dans quelle mesure

il est possible de combiner rapidité, efficacité des enquêtes, coopération internationale et protection des droits fondamentaux.

Dans un environnement de sécurité de plus en plus numérisé, la capacité à obtenir des preuves électroniques de manière légale, sûre et en temps utile s’impose comme un facteur essentiel pour les enquêtes criminelles de demain.

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Access to electronic evidence: a growing challenge for security and criminal investigation

The digitalisation of communications and of criminal activity has made electronic evidence an increasingly important element for criminal investigations. Text messages, emails, app conversations, account data, or information related to digital services can be decisive in reconstructing facts, identifying individuals, or establishing connections between different investigations. However, obtaining this data, especially when it is linked to several countries, remains one of the main challenges for law enforcement and European judicial authorities.

The SIRIUS Electronic Evidence Situation Report, published by Europol and Eurojust in August 2026, analyses precisely this situation. The report highlights that more than half of current criminal investigations include some request for cross-border access to electronic evidence. At the same time, it warns of the legal, technical, and operational difficulties that still condition the ability of the authorities to obtain this information quickly and effectively.

One of the factors that explains this complexity is the very nature of the digital environment. The data required for an investigation may be stored in an unknown location, on servers located in different countries, or under the responsibility of a provider operating in multiple jurisdictions. This often makes it necessary for the authorities to navigate different legal systems and international cooperation mechanisms.

Added to this difficulty is the lack of harmonisation in matters such as data retention periods or the response times of providers to requests from the authorities. In an investigation, the time factor can be decisive: if a piece of data is not preserved or obtained before it disappears, a potentially relevant source of information may be lost.

For law enforcement, another challenge is the knowledge of the future European e-Evidence framework. According to the report, there continues to be an insufficient level of knowledge regarding this new legislation, which highlights the need to increase the training of professionals and provide tools that allow them to work properly in a transforming legal and technological environment.

From a judicial perspective, current cross-border cooperation mechanisms are often perceived as slow and procedurally complex. This situation can create a gap between the speed at which a digital investigation evolves and the time required to legally obtain the information.

The problem is especially relevant when there is a risk that the data may no longer be available. The report points out that the lack of a common European

framework on data retention may contribute to the loss of information that could be necessary for a criminal investigation.

In this context, the future European legislative package on electronic evidence seeks to establish more harmonised, robust, and agile mechanisms to facilitate cross-border access to digital evidence. The approach aims to reduce current complexity and provide more predictability for both the authorities and service providers.

The objective, however, is not solely to accelerate access to information. The new framework must also guarantee the protection of fundamental rights, an aspect that is especially relevant when investigations involve personal data and private communications.

Digital service providers play a central role in this ecosystem. They are responsible for managing a significant part of the data that may be useful in an investigation and, at the same time, must respond to a growing volume of legal requirements. The increase in requests, especially emergency ones, is putting significant pressure on the teams responsible for responding to security forces. Furthermore, adaptation to the future European e-Evidence package will require significant changes to the internal processes and information systems of many providers.

The landscape described by the SIRIUS Electronic Evidence Situation Report shows that access to digital evidence is no longer exclusively a technological issue. It is an operational, legal and international cooperation challenge that affects all stages of an investigation.

For law enforcement, this implies having professionals trained and qualified to identify, request, and manage digital evidence across different jurisdictions. For judicial authorities, it means moving towards procedures that allow for faster action without reducing legal guarantees. And for providers, it means adapting their processes and systems to an ever-increasing volume of requirements and to a new European regulatory framework.

The SIRIUS project continues to act as a support and knowledge hub to facilitate this cross-border access to electronic evidence. The upcoming implementation of the European e-Evidence framework must determine to what extent it is possible to combine speed, investigative effectiveness, international cooperation, and the protection of fundamental rights.

In an increasingly digitised security environment, the ability to obtain electronic evidence in a legal, secure and timely manner is becoming an essential factor for the criminal investigations of the future.

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El acceso a la evidencia electrónica: un reto creciente para la seguridad y la investigación criminal

La digitalización de las comunicaciones y de la actividad delictiva ha convertido la evidencia electrónica en un elemento cada vez más importante para las investigaciones criminales. Mensajes de texto, correos electrónicos, conversaciones en aplicaciones, datos de cuentas o información relacionada con los servicios digitales pueden ser determinantes para reconstruir hechos, identificar personas o establecer conexiones entre diferentes investigaciones. Pero obtener estos datos, especialmente cuando están vinculadas a varios países, sigue siendo uno de los retos principales para las fuerzas de seguridad y las autoridades judiciales europeas.

El SIRIUS Electronic Evidence Situation Report, publicado por la Europol y Eurojust en agosto de 2026, analiza precisamente esta situación. El informe pone de manifiesto que más de la mitad de las investigaciones criminales actuales incluyen alguna petición de acceso transfronterizo a la evidencia electrónica. Al mismo tiempo, alerta de las dificultades legales, técnicas y operativas que todavía condicionan la capacidad de las autoridades para obtener esta información de manera rápida y efectiva.

Uno de los factores que explica esta complejidad es la misma naturaleza del entorno digital. Los datos que necesita una investigación pueden estar almacenados en un sitio desconocido, en servidores situados en diferentes países o bajo la responsabilidad de un proveedor que opera en múltiples jurisdicciones. Esto obliga a menudo a las autoridades a navegar por diferentes ordenamientos jurídicos y mecanismos de cooperación internacional.

A esta dificultad, se añade la falta de armonización en cuestiones como los plazos de conservación de datos o los plazos de respuesta de los proveedores ante las peticiones de las autoridades. En una investigación, el factor tiempo puede ser determinante: si un dato no se conserva o no se obtiene antes de que desaparezca, se puede perder una fuente de información potencialmente relevante.

Para las fuerzas de seguridad, otro reto es el conocimiento del futuro marco europeo d’e-Evidence. Según el informe, todavía hay un nivel de conocimiento insuficiente sobre esta nueva legislación, lo que pone de manifiesto la necesidad de incrementar la formación de los profesionales y facilitar herramientas que les permitan trabajar adecuadamente en un entorno jurídico y tecnológico en transformación.

Desde la perspectiva judicial, los mecanismos de cooperación transfronteriza actuales a menudo se perciben lentos y procedimentalmente complejos. Esta situación puede generar una distancia entre la velocidad con la que evoluciona una investigación digital y el tiempo necesario para obtener legalmente la información.

El problema es especialmente relevante cuando hay el riesgo de que los datos dejen de estar disponibles. El informe señala que la falta de un marco europeo común sobre la conservación de datos puede contribuir a perder información que podría ser necesaria para una investigación criminal.

En este contexto, el futuro paquete legislativo europeo sobre e-Evidence busca establecer mecanismos más armonizados, robustos y ágiles para facilitar el acceso transfronterizo a las pruebas digitales. El planteamiento pretende reducir la complejidad actual y proporcionar más previsibilidad a las autoridades y a los proveedores de servicios.

El objetivo, sin embargo, no es únicamente acelerar el acceso a la información. El nuevo marco también deberá garantizar la protección de los derechos fundamentales, un aspecto especialmente relevante cuando las investigaciones implican datos personales y comunicaciones privadas.

Los proveedores de servicios digitales tienen un papel central en este ecosistema. Son los responsables de gestionar una parte importante de los datos que pueden ser útiles en una investigación y, al mismo tiempo, tienen que responder a un volumen creciente de requerimientos legales. El aumento de las peticiones, sobre todo las de emergencia, está generando una presión significativa sobre los equipos encargados de responder a las fuerzas de seguridad. Además, la adaptación al futuro paquete europeo d’e-Evidence requerirá cambios importantes en los procesos internos y sistemas informáticos de muchos proveedores.

El panorama que describe el SIRIUS Electronic Evidence Situation Report muestra que el acceso a las pruebas digitales ya no es una cuestión exclusivamente tecnológica. Es un reto operativo, jurídico y de cooperación internacional que afecta a todas las etapas de una investigación.

Para las fuerzas de seguridad, esto implica disponer de profesionales formados y capacitados para identificar, solicitar y gestionar evidencia digital en diferentes jurisdicciones. Para las autoridades judiciales, supone avanzar hacia procedimientos que permitan actuar con más rapidez sin reducir las garantías legales. Y para los proveedores, significa adaptar sus procesos y sistemas a un volumen de requerimientos cada vez mayor y a un nuevo marco regulador europeo.

El proyecto SIRIUS actúa como punto de apoyo y conocimiento para facilitar este acceso transfronterizo a la evidencia electrónica. La próxima implantación del marco europeo d’e-Evidence deberá determinar hasta qué punto es posible combinar rapidez, eficacia investigadora, cooperación internacional y protección de los derechos fundamentales.

En un entorno de seguridad cada vez más digitalizado, la capacidad de obtener evidencia electrónica de manera legal, segura y oportuna se consolida como un factor esencial para las investigaciones criminales del futuro.

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L’accés a l’evidència electrònica: un repte creixent per a la seguretat i la investigació criminal

La digitalització de les comunicacions i de l’activitat delictiva ha convertit l’evidència electrònica en un element cada vegada més important per a les investigacions criminals. Missatges de text, correus electrònics, converses en aplicacions, dades de comptes o informació relacionada amb els serveis digitals poden ser determinants per reconstruir fets, identificar persones o establir connexions entre diferents investigacions. Però obtenir aquestes dades, especialment quan estan vinculades a diversos països, continua sent un dels reptes principals per a les forces de seguretat i les autoritats judicials europees.

El SIRIUS Electronic Evidence Situation Report, publicat per l’Europol i Eurojust l’agost de 2026, analitza precisament aquesta situació. L’informe posa de manifest que més de la meitat de les investigacions criminals actuals inclouen alguna petició d’accés transfronterer a l’evidència electrònica. Alhora, alerta de les dificultats legals, tècniques i operatives que encara condicionen la capacitat de les autoritats per obtenir aquesta informació de manera ràpida i efectiva.

Un dels factors que explica aquesta complexitat és la mateixa naturalesa de l’entorn digital. Les dades que necessita una investigació poden estar emmagatzemades en un lloc desconegut, en servidors situats en diferents països o sota la responsabilitat d’un proveïdor que opera en múltiples jurisdiccions. Això obliga sovint les autoritats a navegar per diferents ordenaments jurídics i mecanismes de cooperació internacional.

A aquesta dificultat, s’hi afegeix la manca d’harmonització en qüestions com els terminis de conservació de dades o els terminis de resposta dels proveïdors davant les peticions de les autoritats. En una investigació, el factor temps pot ser determinant: si una dada no es conserva o no s’obté abans que desaparegui, es pot perdre una font d’informació potencialment rellevant.

Per a les forces de seguretat, un altre repte és el coneixement del futur marc europeu d’e-Evidence. Segons l’informe, encara hi ha un nivell de coneixement insuficient sobre aquesta nova legislació, la qual cosa posa de manifest la necessitat d’incrementar la formació dels professionals i facilitar eines que els permetin treballar adequadament en un entorn jurídic i tecnològic en transformació.

Des de la perspectiva judicial, els mecanismes de cooperació transfronterera actuals sovint es perceben lents i procedimentalment complexos. Aquesta situació pot generar una distància entre la velocitat amb què evoluciona una investigació digital i el temps necessari per obtenir legalment la informació.

El problema és especialment rellevant quan hi ha el risc que les dades deixin d’estar disponibles. L’informe assenyala que la manca d’un marc europeu comú sobre la conservació de dades pot contribuir a perdre informació que podria ser necessària per a una investigació criminal.

En aquest context, el futur paquet legislatiu europeu sobre e-Evidence busca establir mecanismes més harmonitzats, robustos i àgils per facilitar l’accés transfronterer a les proves digitals. El plantejament pretén reduir la complexitat actual i proporcionar més previsibilitat a les autoritats i als proveïdors de serveis.

L’objectiu, però, no és únicament accelerar l’accés a la informació. El nou marc també haurà de garantir la protecció dels drets fonamentals, un aspecte especialment rellevant quan les investigacions impliquen dades personals i comunicacions privades.

Els proveïdors de serveis digitals tenen un paper central en aquest ecosistema. Són els responsables de gestionar una part important de les dades que poden ser útils en una investigació i, alhora, han de respondre a un volum creixent de requeriments legals. L’augment de les peticions, sobretot les d’emergència, està generant una pressió significativa sobre els equips encarregats de respondre a les forces de seguretat. A més, l’adaptació al futur paquet europeu d’e-Evidence requerirà canvis importants en els processos interns i sistemes informàtics de molts proveïdors.

El panorama que descriu el SIRIUS Electronic Evidence Situation Report mostra que l’accés a les proves digitals ja no és una qüestió exclusivament tecnològica. És un repte operatiu, jurídic i de cooperació internacional que afecta totes les etapes d’una investigació.

Per a les forces de seguretat, això implica disposar de professionals formats i capacitats per identificar, sol·licitar i gestionar evidència digital en diferents jurisdiccions. Per a les autoritats judicials, suposa avançar cap a procediments que permetin actuar amb més rapidesa sense reduir les garanties legals. I per als proveïdors, significa adaptar els seus processos i sistemes a un volum de requeriments cada vegada més gran i a un nou marc regulador europeu.

El projecte SIRIUS actua com a punt de suport i coneixement per facilitar aquest accés transfronterer a l’evidència electrònica. La propera implantació del marc europeu d’e-Evidence haurà de determinar fins a quin punt és possible combinar rapidesa, eficàcia investigadora, cooperació internacional i protecció dels drets fonamentals.

En un entorn de seguretat cada vegada més digitalitzat, la capacitat d’obtenir evidència electrònica de manera legal, segura i oportuna es consolida com un factor essencial per a les investigacions criminals del futur.

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Nouvelles normes nationales pour la formation de la police à la désescalade

Le ministère américain de la Justice (DOJ), par l’intermédiaire de son Bureau de la police de proximité (COPS Office), a présenté de nouvelles normes nationales pour la formation des professionnels des forces de sécurité aux techniques de désescalade et de gestion des situations de crise. L’initiative a été développée en collaboration avec le National Policing Institute (NPI), dans le cadre de la Loi de 2022 sur la formation à la désescalade pour les forces de l’ordre (LEDTA).

L’objectif de cette initiative est d’établir un cadre commun afin d’améliorer la préparation des policiers et des professionnels de la santé mentale visés par la réglementation face aux situations de conflit, de crise ou potentiellement dangereuses. La désescalade désigne l’ensemble des stratégies visant à réduire l’intensité d’un conflit, à favoriser la communication et à chercher une résolution sûre avant de recourir, lorsque cela est possible, à des mesures plus coercitives.

Les nouvelles normes reposent sur une révision des recherches disponibles, des pratiques développées sur le terrain et des contributions de professionnels et d’autres acteurs concernés. Selon le COPS Office, le document a également été soumis à un processus de révision avec des représentants d’agences fédérales et d’autres acteurs externes. Le résultat : 14 normes nationales qui établissent des orientations dans trois grands domaines : le développement de la formation, sa mise en œuvre et les contenus qu’elle devrait inclure.

L’un des éléments phares de l’initiative est qu’elle ne se limite pas à proposer des contenus de formation, mais qu’elle établit également des critères permettant de réviser et de certifier les programmes de formation. Ainsi, les organisations qui disposent déjà de cours ou de programmes d’études sur la désescalade et la gestion des situations de crise peuvent les soumettre volontairement au processus de certification prévu par la LEDTA.

Le processus de certification est gratuit et volontaire. Les organismes intéressés peuvent soumettre leurs programmes afin qu’ils soient évalués conformément aux nouvelles normes nationales. Les formations qui remplissent les conditions requises pourront obtenir la certification correspondante et figurer dans un catalogue public de formations certifiées, afin que les services de police puissent identifier et consulter les différentes options disponibles.

La certification peut également apporter d’autres avantages aux organismes de formation. D’une part, elle permet d’attester que le programme a été révisé conformément à des normes élaborées et validées à l’échelle fédérale. D’autre part, elle peut accroître la visibilité du programme auprès des services qui

cherchent une formation spécialisée en désescalade et en intervention dans les situations de crise.

Un autre aspect important est le lien potentiel avec le financement public. La LEDTA prévoit des ressources approuvées par le Congrès des États-Unis afin que les agences puissent mettre en œuvre des programmes de formation certifiés. Par conséquent, l’établissement de ces normes vise non seulement à harmoniser les critères de formation, mais également à permettre aux administrations policières de disposer de programmes répondant aux exigences établies pour accéder aux mécanismes de soutien prévus par la loi.

Le système intègre également un mécanisme d’amélioration pour les programmes qui n’obtiennent pas l’approbation lors de leur première évaluation. Les organismes concernés recevront des informations détaillées sur les aspects devant être modifiés et pourront bénéficier d’une assistance technique pour adapter leurs programmes d’études aux normes. Cela fait du processus non seulement un mécanisme de certification, mais aussi un outil destiné à favoriser la révision et l’amélioration des programmes existants.

La publication de ces normes constitue, en définitive, une étape vers la définition d’un cadre national de référence pour la formation de la police aux techniques de désescalade et de gestion des situations de crise aux États-Unis. L’initiative met l’accent sur la nécessité pour les professionnels de disposer d’une formation structurée et fondée sur des critères communs afin de faire face à des situations complexes dans lesquelles la communication, la gestion des conflits et la sécurité jouent un rôle central.

Les services de police et les organismes publics ou privés dédiés à la formation peuvent désormais consulter les 14 normes et évaluer dans quelle mesure leurs programmes y sont conformes. Les organismes qui satisfont aux exigences ou souhaitent y adapter leurs programmes d’études peuvent entamer le processus de certification via LEDTAtraining.org, gratuitement.

L’initiative ouvre ainsi une nouvelle étape dans la formation spécialisée à la désescalade aux États-Unis, afin d’établir des critères communs, de faciliter l’identification de programmes de qualité et de favoriser une réponse plus structurée aux situations de conflit et de crise.

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New national standards for law enforcement de-escalation training

The U.S. Department of Justice (DOJ), through its Office of Community Oriented Policing Services (COPS), has introduced new national standards for the training of law enforcement professionals in de-escalation techniques and crisis response. The initiative has been developed in collaboration with the National Policing Institute (NPI), within the framework of the Law Enforcement De-escalation Training Act of 2022 (LEDTA).

The objective of this initiative is to establish a common framework to help improve the preparedness of police officers and the mental health professionals included in the regulations for conflict, crisis, or potentially dangerous situations. De-escalation refers to the set of strategies aimed at reducing the intensity of a conflict, promoting communication, and seeking a safe resolution before resorting, where possible, to more coercive measures.

The new standards are based on a review of available research, practices developed in the field, and contributions from professionals and other agents involved. According to the COPS Office, the document has also undergone a review process with representatives from federal agencies and other external actors. The result is 14 national standards that establish guidelines on three main areas: the development of training, its delivery, and the content it should include.

One of the standout elements of the initiative is that it is not limited to proposing training content, but also establishes criteria so that training programmes can be reviewed and certified. In this way, organisations that already have courses or study programmes on de-escalation and response to crisis situations may voluntarily submit them to the certification process provided for by the LEDTA.

The certification process is free and voluntary. Interested entities may submit their programmes to be evaluated according to the new national standards. Courses that meet the requirements may obtain the corresponding certification and be listed in a public catalogue of certified training, so that law enforcement agencies can identify and consult the different options available.

Certification can also provide other advantages to training entities. Firstly, it allows for accreditation that the programme has been revised in accordance with standards developed and validated on a federal scale. Secondly, it can increase the programme’s visibility to agencies seeking specialised training in de-escalation and intervention in crisis situations.

Another relevant aspect is the possible connection with public funding. LEDTA provides for resources approved by the U.S. Congress so that agencies can implement certified training programmes. Therefore, the establishment of these standards seeks not only to standardise training criteria but also to make it

easier for police administrations to have programmes that meet the requirements established to access the support mechanisms provided by law.

The system also incorporates a mechanism for improvement for programmes that do not initially obtain approval. Entities will receive detailed information on the aspects to be modified and may have access to technical assistance to adapt their curricula to the standards. This makes the process not only a certification mechanism, but also a tool to drive the review and improvement of existing programmes.

The publication of these standards ultimately represents a step towards defining a national framework for law enforcement training in de-escalation and crisis response in the U.S. The initiative focuses on the need for professionals to have structured training based on common criteria to address complex situations in which communication, conflict management and security play a central role.

From now on, law enforcement agencies and public or private training entities may consult the 14 standards and assess the extent to which their programmes align with them. Organisations that meet the requirements or wish to adapt their curricula to them may initiate the certification process through LEDTAtraining.org, free of charge.

The initiative thus opens a new stage in specialised de-escalation training in the U.S., with the objective of establishing shared criteria, facilitating the identification of quality programmes, and promoting a more structured response to conflict and crisis situations.

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Nous estàndards nacionals per a la formació policial en desescalada

El Departament de Justícia dels Estats Units (DOJ), a través de l’Oficina de Serveis de Policia Orientats a la Comunitat (COPS Office), ha presentat uns nous estàndards per a la formació dels professionals de les forces de seguretat en tècniques de desescalada i resposta davant de situacions de crisi. La iniciativa s’ha desenvolupat en col·laboració amb el National Policing Institute (NPI), en el marc de la Law Enforcement De-escalation Training Act de 2022 (LEDTA).

L’objectiu d’aquesta iniciativa és establir un marc comú que ajudi a millorar la preparació dels agents de policia i dels professionals de la salut mental davant de situacions de conflicte, de crisi o potencialment perilloses. La desescalada fa referència al conjunt d’estratègies destinades a reduir la intensitat d’un conflicte, afavorir la comunicació i buscar una resolució segura, per evitar de recórrer a mesures més coercitives, si és possible.

Els nous estàndards parteixen d’una revisió de la recerca disponible, les pràctiques desenvolupades sobre el terreny i les aportacions de professionals i altres agents implicats. Segons la COPS Office, el document ha estat sotmès també a un procés de revisió amb representants d’agències federals i altres actors externs. El resultat són catorze estàndards que estableixen orientacions sobre tres grans àmbits: el desenvolupament de la formació, la seva impartició i els continguts que hauria d’incloure.

Un dels elements destacats de la iniciativa és que no es limita a proposar continguts formatius, sinó que també estableix criteris perquè els programes de formació puguin ser revisats i certificats. D’aquesta manera, les organitzacions que ja disposen de cursos o currículums sobre desescalada i resposta a situacions de crisi poden presentar-los voluntàriament al procés de certificació que estableix la LEDTA.

El procés de certificació és gratuït i voluntari. Les entitats interessades poden presentar els seus programes perquè siguin avaluats d’acord amb els nous estàndards. Els cursos que compleixin els requisits podran obtenir la certificació corresponent i aparèixer en un catàleg públic de formació certificada, de manera que les agències policials puguin identificar i consultar les diferents opcions disponibles.

La certificació també pot aportar altres avantatges a les entitats formatives. D’una banda, permet acreditar que el programa ha estat revisat d’acord amb uns estàndards desenvolupats i validats a escala federal. De l’altra, pot incrementar la visibilitat del programa davant les agències que busquen una formació especialitzada en desescalada i intervenció en situacions de crisi.

Un altre aspecte rellevant és la possible connexió amb el finançament públic. La LEDTA preveu recursos aprovats pel Congrés dels Estats Units perquè les agències puguin implementar programes de formació certificats. Per tant, l’establiment d’aquests estàndards no només busca homogeneïtzar els criteris formatius, sinó també facilitar que les administracions policials disposin de programes que compleixin els requisits per accedir als mecanismes de suport que estableix la llei.

El sistema incorpora, a més, un mecanisme de millora per als programes que inicialment no obtinguin l’aprovació. Les entitats rebran informació detallada sobre els aspectes que cal modificar i podran disposar d’assistència tècnica per adaptar els seus currículums als estàndards. Això converteix el procés no només en un mecanisme de certificació, sinó també en una eina per impulsar la revisió i la millora dels programes.

La publicació d’aquests estàndards representa, en definitiva, un pas cap a la definició d’un marc de referència per a la formació policial en desescalada i resposta davant de crisis als Estats Units. La iniciativa posa el focus en la necessitat que els professionals tinguin una formació estructurada i basada en criteris comuns per afrontar situacions complexes en què la comunicació, la gestió del conflicte i la seguretat tenen un paper central.

A partir d’ara, les agències policials i les entitats públiques o privades dedicades a la formació poden consultar els catorze estàndards i valorar fins a quin punt els seus programes s’hi ajusten. Les organitzacions que compleixin els requisits o vulguin adaptar-hi els seus currículums poden iniciar el procés de certificació a través de LEDTAtraining.org, sense cap cost.

La iniciativa obre així una nova etapa en la formació especialitzada en desescalada als Estats Units, amb l’objectiu d’establir criteris compartits, facilitar la identificació de programes de qualitat i afavorir una resposta més estructurada davant de situacions de conflicte i crisi.

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Nuevos estándares nacionales para la formación policial en desescalada

El Departamento de Justicia de los Estados Unidos (DOJ), a través de la Oficina de Servicios de Policía Orientados a la Comunidad (COPS Office), ha presentado unos nuevos estándares para la formación de los profesionales de las fuerzas de seguridad en técnicas de desescalada y respuesta ante situaciones de crisis. La iniciativa se ha desarrollado en colaboración con el National Policing Institute (NPI), en el marco de la Law Enforcement De-escalation Training Act de 2022 (LEDTA).

El objetivo de esta iniciativa es establecer un marco común que ayude a mejorar la preparación de los agentes de policía y de los profesionales de la salud mental ante situaciones de conflicto, de crisis o potencialmente peligrosas. La desescalada hace referencia al conjunto de estrategias destinadas a reducir la intensidad de un conflicto, favorecer la comunicación y buscar una resolución segura, para evitar recurrir a medidas más coercitivas, si es posible.

Los nuevos estándares parten de una revisión de la investigación disponible, las prácticas desarrolladas sobre el terreno y las aportaciones de profesionales y otros agentes implicados. Según la COPS Office, el documento ha sido sometido también a un proceso de revisión con representantes de agencias federales y otros actores externos. El resultado son catorce estándares que establecen orientaciones sobre tres grandes ámbitos: el desarrollo de la formación, su impartición y los contenidos que debería incluir.

Uno de los elementos destacados de la iniciativa es que no se limita a proponer contenidos formativos, sino que también establece criterios para que los programas de formación puedan ser revisados y certificados. De esta manera, las organizaciones que ya disponen de cursos o currículums sobre desescalada y respuesta a situaciones de crisis pueden presentarlos voluntariamente al proceso de certificación que establece la LEDTA.

El proceso de certificación es gratuito y voluntario. Las entidades interesadas pueden presentar sus programas para que sean evaluados de acuerdo con los nuevos estándares. Los cursos que cumplan los requisitos podrán obtener la certificación correspondiente y aparecer en un catálogo público de formación certificada, de manera que las agencias policiales puedan identificar y consultar las diferentes opciones disponibles.

La certificación también puede aportar otras ventajas a las entidades formativas. Por una parte, permite acreditar que el programa ha sido revisado de acuerdo con unos estándares desarrollados y validados a escala federal. De la otra, puede incrementar la visibilidad del programa ante las agencias que buscan una formación especializada en desescalada e intervención en situaciones de crisis.

Otro aspecto relevante es la posible conexión con la financiación pública. La LEDTA prevé recursos aprobados por el Congreso de los Estados Unidos para que las agencias puedan implementar programas de formación certificados. Por lo tanto, el establecimiento de estos estándares no solo busca homogeneizar los criterios

formativos, sino también facilitar que las administraciones policiales dispongan de programas que cumplan los requisitos para acceder a los mecanismos de apoyo que establece la ley.

El sistema incorpora, además, un mecanismo de mejora para los programas que inicialmente no obtengan la aprobación. Las entidades recibirán información detallada sobre los aspectos que deben modificar y podrán disponer de asistencia técnica para adaptar sus currículums a los estándares. Esto convierte el proceso no solo en un mecanismo de certificación, sino también en una herramienta para impulsar la revisión y la mejora de los programas.

La publicación de estos estándares representa, en definitiva, un paso hacia la definición de un marco de referencia para la formación policial en desescalada y respuesta ante crisis en los Estados Unidos. La iniciativa pone el foco en la necesidad de que los profesionales tengan una formación estructurada y basada en criterios comunes para afrontar situaciones complejas en los que la comunicación, la gestión del conflicto y la seguridad tienen un papel central.

A partir de ahora, las agencias policiales y las entidades públicas o privadas dedicadas a la formación pueden consultar los catorce estándares y valorar hasta qué punto sus programas se ajustan a ellos. Las organizaciones que cumplan los requisitos o quieran adaptar sus currículums pueden iniciar el proceso de certificación a través de LEDTAtraining.org, sin ningún coste.

La iniciativa abre así una nueva etapa en la formación especializada en desescalada en los Estados Unidos, con el objetivo de establecer criterios compartidos, facilitar la identificación de programas de calidad y favorecer una respuesta más estructurada ante situaciones de conflicto y crisis.

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Les relations sociales des jeunes : un facteur clé pour comprendre la violence

Il s’agit d’un projet issu du domaine de la recherche. Le Dr Paolo Campana l’explique dans son rapport Breaking Networks of Youth Serious Violence (Rompre les réseaux de la violence grave chez les jeunes) réalisé grâce à la Nuffield Foundation.

La violence juvénile est un sujet de préoccupation majeure pour les pouvoirs publics, tant en ce qui concerne les jeunes en tant que victimes qu’en tant qu’auteurs de violences.

Pourquoi est-ce important ?

Les recherches antérieures se sont concentrées sur des facteurs individuels – tels que le traumatisme, les expériences scolaires défavorables et le fait de vivre dans des communautés à forte criminalité – qui rendent les jeunes plus vulnérables à la participation à la violence juvénile grave. Cependant, le rôle des facteurs relationnels et des réseaux dans cette vulnérabilité – c’est-à-dire les liens qui unissent les jeunes et les raisons de ces liens – reste encore peu étudié.

Les analyses les plus récentes sur la violence juvénile montrent que la manière dont les jeunes tissent leurs relations constitue l’un des facteurs les plus importants pour comprendre à la fois la délinquance et la victimisation. Au-delà des caractéristiques individuelles, les connexions entre les personnes permettent d’identifier des schémas de risque qui peuvent aider à mieux orienter les stratégies de prévention et d’intervention.

L’étude révèle que 42 % des jeunes soupçonnés d’avoir commis un délit ont agi en collaboration avec au moins une autre personne. Cette observation revêt une importance particulière car les jeunes qui font partie de ces réseaux sont beaucoup plus susceptibles d’être impliqués dans des délits commis avec une arme blanche et d’entretenir des liens avec des groupes de criminalité organisée. En effet, les individus les plus connectés au sein du réseau présentent un risque significativement plus élevé de porter une arme blanche et de participer à des crimes violents que le reste de la population étudiée.

Les données montrent également que le risque augmente progressivement à mesure que le nombre de connexions s’accroît. Chaque nouveau complice identifié élève de manière significative la probabilité qu’un jeune soit impliqué dans des faits de violence, en particulier dans ceux liés à l’utilisation d’armes blanches. De même, le fait d’être lié à des personnes ayant été victimes de violences augmente également la probabilité de devenir soi-même auteur de

violences, ce qui montre que la violence se concentre et se diffuse au sein de certains réseaux sociaux.

Un autre résultat à souligner est la forte relation entre la violence à l’arme blanche et d’autres formes de criminalité grave. Les jeunes impliqués dans ce type de criminalité présentent une plus grande participation à des activités liées au trafic de drogues et un lien beaucoup plus élevé avec des groupes de criminalité organisée. Cela indique que la violence à l’arme blanche fait souvent partie d’une trajectoire criminelle plus complexe et ne constitue pas un phénomène isolé.

L’étude remet également en question la séparation traditionnelle entre les victimes et les auteurs. À mesure que la gravité de la violence augmente, il est de plus en plus courant qu’une même personne ait été enregistrée à la fois comme victime et comme suspecte dans différents incidents. Cette concomitance est particulièrement marquée chez les victimes de violences commises avec une arme blanche, ce qui renforce la nécessité d’aborder ces situations selon une approche globale associant prévention, protection et intervention.

Les victimes les plus graves sont également plongées dans des environnements sociaux à plus haut risque. Une proportion très élevée des victimes de violences par arme blanche entretient des liens directs avec des personnes impliquées dans ce type de crimes, ce qui suggère que la victimisation n’est pas aléatoire, mais se concentre dans certains milieux sociaux.

Enfin, les données indiquent que la majorité de la violence entre les jeunes se produit entre des personnes ayant des caractéristiques similaires, notamment en ce qui concerne l’âge, le genre et l’origine ethnique. Cependant, environ un tiers des incidents impliquent à la fois des adultes et des mineurs, un aspect qui nécessite des réponses spécifiques de protection. Par ailleurs, les résultats rappellent que la violence entre filles représente une réalité significative qui est souvent éclipsée par des stratégies centrées exclusivement sur les garçons.

Dans l’ensemble, l’analyse démontre que les relations sociales constituent un élément fondamental pour comprendre la violence juvénile. Incorporer cette perspective dans les politiques publiques et l’activité policière permettrait d’identifier de manière plus précoce les jeunes présentant un risque plus élevé et de développer des actions préventives plus efficaces avant que la violence ne s’intensifie.

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The social relationships of young people: a key factor in understanding violence

It is a project that emerged within the research field. Doctor Paolo Campana explains this with his work Breaking networks of youth serious violence carried out through the Nuffield Foundation.

Youth violence is a major public concern, both regarding young people as victims and as perpetrators.

Why is this important?

Previous research has focused on individual factors—such as trauma, adverse school experiences, and living in high-crime communities—that make young people more vulnerable to participation in serious youth violence. However, the role of the factors of how people relate and the networks in contributing to this vulnerability—who is connected to whom and why—remains under-researched.

The latest analyses on youth violence show that the way young people relate to each other is one of the most important factors in understanding both crime and victimisation. Beyond individual characteristics, the connections between people allow for the identification of risk patterns that can help better guide prevention and intervention strategies.

The study reveals that 42% of young people suspected of having committed a crime have acted in conjunction with at least one other person. This fact is especially relevant because the young people who are part of these networks are much more likely to be involved in knife crimes and to maintain links with organised crime groups. In fact, individuals more connected within the network present a much higher risk of carrying knives and participating in violent crimes than the rest of the analysed population.

The data also shows that the risk increases progressively as the number of connections grows. Each new identified accomplice significantly increases the likelihood of a young person engaging in violent acts, especially those involving the use of bladed weapons. Similarly, being connected to individuals who have been victims of violence also increases the likelihood of eventually perpetrating violence, a fact that highlights how it is concentrated and transmitted within certain social networks.

Another notable finding is the strong relationship between knife violence and other forms of serious crime. Young people involved in this type of crime show a higher participation in activities related to drug trafficking and a much stronger connection with organised crime groups. This indicates that knife violence often

forms part of a more complex criminal trajectory and is not an isolated phenomenon.

The study also questions the traditional separation between victims and perpetrators. As the severity of violence increases, it is more common for the same person to have been recorded both as a victim and as a suspect in different incidents. This coincidence is especially high among victims of violence with a knife, which reinforces the need to address these cases from a comprehensive perspective that combines prevention, protection, and intervention.

The most severely affected victims are also immersed in higher-risk social environments. A very high proportion of victims of violence with a knife have direct connections to individuals involved in this type of crime, a fact that suggests that victimisation is not random, but rather concentrated in certain social environments.

Finally, the data indicate that most of the violence among youths occurs between individuals with similar characteristics, particularly regarding age, gender, and ethnic background. However, approximately one third of the incidents involve both adults and minors, an aspect that requires specific protective responses. They also remind us that violence among girls represents a significant reality that is often overshadowed by strategies focused exclusively on boys.

Overall, the analysis demonstrates that social relationships are a fundamental element for understanding youth violence. Incorporating this perspective into public policies and police activity would allow for earlier identification of young people at higher risk and the development of more effective preventive measures before violence escalates.

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