L’Union européenne lance un nouveau plan d’action sur la cybersécurité et l’intelligence artificielle

La Commission européenne a présenté un nouveau plan d’action sur la cybersécurité et l’intelligence artificielle visant à préparer l’Europe aux nouveaux défis posés par les modèles avancés d’IA. Ces technologies offrent de grandes opportunités pour renforcer la défense numérique, mais peuvent également être utilisées par des acteurs malveillants pour automatiser des attaques, détecter des vulnérabilités ou accroître la vitesse et la sophistication des cyberincidents.

Le plan vise à coordonner les efforts des États membres, de l’industrie et des organismes européens pour garantir que l’IA est développée et utilisée de manière sécurisée, renforçant ainsi la protection des infrastructures numériques et des services essentiels.

L’intelligence artificielle transforme le monde de la cybersécurité. D’une part, elle permet d’identifier des vulnérabilités, d’analyser d’importants volumes de données, de détecter des comportements anormaux et de répondre plus rapidement à une attaque. D’autre part, les cybercriminels peuvent également tirer parti de ces mêmes capacités pour automatiser des campagnes d’attaque, créer des logiciels malveillants plus sophistiqués ou affiner les techniques de phishing et d’ingénierie sociale.

Consciente de ce phénomène, la Commission européenne mise sur une stratégie qui combine réglementation, innovation et coopération afin de réduire les risques associés aux systèmes d’IA les plus avancés.

L’une des principales mesures consiste à renforcer l’évaluation des modèles avancés avant leur mise en œuvre sur le marché européen. Conformément au Règlement européen sur l’intelligence artificielle, ces systèmes devront être soumis à des processus d’évaluation des risques et des mesures de mitigation correspondantes.

Pour soutenir cette tâche, la Commission créera une capacité européenne spécifique d’évaluation en matière de cybersécurité, qui devrait être opérationnelle d’ici 2027. Cette infrastructure fournira des connaissances techniques indépendantes sur les capacités et les risques des modèles d’IA les plus avancés.

Le plan prévoit également de faciliter l’accès des administrations publiques et des entreprises européennes aux systèmes d’intelligence artificielle les plus avancés, avec des garanties de sécurité et de transparence.

Pour ce faire, la Commission travaillera en étroite collaboration avec l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) afin de définir un modèle

européen d’accès structuré à ces technologies, favorisant un usage responsable dans le domaine de la cybersécurité.

Une autre initiative à souligner est la création d’une plateforme sécurisée de tests développée par l’ENISA et le Centre commun de recherche de la Commission européenne. Cette plateforme permettra d’expérimenter avec des outils basés sur l’IA dans des environnements simulés, réduisant ainsi les risques avant de déployer ces outils dans des environnements réels.

Les secteurs considérés comme critiques – tels que le secteur financier, l’énergie, la santé, le transport ou les administrations publiques – pourront valider de nouvelles technologies et acquérir de l’expérience dans l’utilisation sécurisée de l’intelligence artificielle.

Le plan reconnaît également l’importance des logiciels open source au sein de l’écosystème européen. L’ENISA encouragera des initiatives pour favoriser la collaboration entre les administrations, les entreprises et les communautés de développeurs, en élaborant des guides de bonnes pratiques et en promouvant des campagnes pour renforcer la sécurité des projets de code open source les plus critiques.

Le plan d’action a également une dimension stratégique claire. La Commission lancera le « Grand Défi de l’Union européenne sur l’IA pour la cybersécurité », une initiative visant à stimuler l’innovation par la collaboration entre entreprises, centres de recherche et institutions.

Parallèlement, l’Europe continuera d’investir dans des infrastructures propres à l’intelligence artificielle, telles que les usines d’IA et les futures gigafactories, ainsi que dans des instruments financiers permettant d’accroître la capacité technologique européenne et de réduire la dépendance aux technologies développées en dehors de l’Union.

Ce nouveau plan d’action complète le cadre réglementaire européen déjà existant. Le Règlement sur l’intelligence artificielle établit des obligations spécifiques pour les modèles avancés ; le Règlement sur la cybersécurité exigera que les produits numériques intègrent la sécurité dès leur conception ; la directive NIS2 renforce la protection des secteurs essentiels, et le Règlement DORA améliore la résilience numérique du secteur financier.

Dans l’ensemble, ces initiatives constituent une stratégie européenne visant à garantir que l’innovation en intelligence artificielle sera accompagnée de niveaux élevés de sécurité et de confiance.

L’intelligence artificielle marquera l’avenir de la cybersécurité. Elle peut devenir l’un des meilleurs outils pour détecter les menaces, automatiser la défense et protéger les infrastructures critiques, mais elle offre également de nouvelles opportunités aux attaquants.

Avec ce plan d’action, l’Union européenne s’engage en faveur de l’innovation responsable, anticipe les risques et renforce son autonomie

technologique. Pour les entreprises, les administrations et les professionnels de la sécurité, le message est clair : intégrer l’IA dans les stratégies de cybersécurité n’est plus une option d’avenir, mais une nécessité pour faire face à un paysage de menaces de plus en plus complexe.

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European Union promotes a new Action Plan on Cybersecurity and Artificial Intelligence

The European Commission has presented a new Action Plan on Cybersecurity and Artificial Intelligence aimed at preparing Europe for the new challenges posed by advanced AI models. These technologies offer great opportunities to strengthen digital defence, but they can also be used by malicious actors to automate attacks, detect vulnerabilities, or increase the speed and sophistication of cyber incidents.

The plan aims to coordinate the efforts of member states, industry, and European bodies to ensure that AI is developed and used safely, reinforcing the protection of digital infrastructures and essential services.

Artificial intelligence is transforming the world of cybersecurity. On one hand, it allows for the identification of vulnerabilities, analysis of large volumes of data, detection of anomalous behaviours, and a quicker response to an attack. On the other hand, cybercriminals can also leverage these same capabilities to automate attack campaigns, create more sophisticated malware, or refine phishing and social engineering techniques.

Aware of this scenario, the European Commission is committed to a strategy that combines regulation, innovation, and cooperation to reduce the risks associated with the most advanced AI systems.

One of the main measures consists of reinforcing the evaluation of advanced models before their implementation in the European market. According to the European Artificial Intelligence Act, these systems must undergo risk assessment processes and corresponding mitigation measures.

To support this task, the Commission will create a specific European cybersecurity assessment capability, which is expected to be operational by 2027. This infrastructure will provide independent technical knowledge about the capabilities and risks of the most advanced AI models.

The plan also aims to facilitate access for both public administrations and European companies to the most advanced artificial intelligence systems with guarantees of security and transparency.

To achieve this, the Commission will work closely with the European Union Agency for Cybersecurity (ENISA) to define a European model for structured access to these technologies, promoting responsible use in the field of cybersecurity.

Another notable initiative is the creation of a secure testing platform developed by ENISA and the European Commission’s Joint Research Centre. This

platform will allow experimentation with AI-based tools in simulated environments, reducing risks before deploying them in real environments.

Critical sectors—such as finance, energy, healthcare, transportation, or public administrations—will be able to validate new technologies and gain experience in the safe use of artificial intelligence.

The plan also recognises the importance of open-source software within the European ecosystem. ENISA will promote initiatives to foster collaboration between administrations, businesses, and developer communities, developing best-practice guidelines and promoting campaigns to strengthen the security of the most critical open-source projects.

The Action Plan also has a clear strategic dimension. The Commission will launch the «EU Grand Challenge on AI for Cybersecurity», an initiative aimed at stimulating innovation through collaboration between businesses, research centres, and institutions.

At the same time, Europe will continue to invest in its own artificial intelligence infrastructures, such as AI factories and future gigafactories, as well as in financial instruments that will enhance European technological capacity and reduce dependence on technologies developed outside the Union.

This new Action Plan complements the existing European regulatory framework. The Artificial Intelligence Act establishes specific obligations for advanced models; the Cyber Resilience Act will require digital products to incorporate security by design; the NIS2 Directive strengthens the protection of essential sectors, and the DORA Act enhances the digital resilience of the financial sector.

Together, these initiatives shape a European strategy aimed at ensuring that innovation in artificial intelligence is accompanied by high levels of security and trust.

Artificial intelligence will shape the future of cybersecurity. It can become one of the best tools for detecting threats, automating defence, and protecting critical infrastructure, but it also offers new opportunities to attackers.

With this Action Plan, the European Union is committed to anticipating risks, promoting responsible innovation, and strengthening its technological autonomy. For businesses, administrations, and security professionals, the message is clear: integrating AI into cybersecurity strategies is no longer a future option, but a necessity to face an increasingly complex threat landscape.

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La Unión Europea impulsa un nuevo Plan de acción sobre ciberseguridad e inteligencia artificial

La Comisión Europea ha presentado un nuevo Plan de acción sobre ciberseguridad e inteligencia artificial, con el objetivo de preparar Europa ante los nuevos retos que plantean los modelos avanzados de inteligencia artificial (IA). Estas tecnologías ofrecen grandes oportunidades para reforzar la defensa digital, pero también pueden ser utilizadas por actores maliciosos para automatizar ataques, detectar vulnerabilidades o incrementar la velocidad y la sofisticación de los ciberincidentes.

El Plan pretende coordinar los esfuerzos de los estados miembros, la industria y los organismos europeos para garantizar que la IA se desarrolle y se utilice de manera segura, y para reforzar la protección de las infraestructuras digitales y los servicios esenciales.

La IA está transformando el mundo de la ciberseguridad. Por una parte, permite identificar vulnerabilidades, analizar grandes volúmenes de datos, detectar comportamientos anómalos y responder más rápidamente ante un ataque. De la otra, los ciberdelincuentes también aprovechan estas mismas capacidades para automatizar campañas de ataque, crear software malicioso más sofisticado o perfeccionar técnicas de phishing e ingeniería social.

Consciente de este escenario, la Comisión Europea apuesta por una estrategia que combine regulación, innovación y cooperación para reducir los riesgos asociados a los sistemas de IA más avanzados.

Una de las medidas principales consiste en reforzar la evaluación de los modelos avanzados antes de implantarlos en el mercado europeo. De acuerdo con el Reglamento europeo de inteligencia artificial, estos sistemas deben someterse a procesos de evaluación de los riesgos y de las medidas de mitigación correspondientes.

Para dar apoyo a esta tarea, la Comisión creará una capacidad europea específica de evaluación en materia de ciberseguridad, que se prevé que esté operativa el año 2027. Esta infraestructura proporcionará conocimiento técnico independiente sobre las capacidades y los riesgos de los modelos de IA más avanzados.

El Plan también prevé facilitar que las administraciones públicas y las empresas europeas puedan acceder a los sistemas de IA más avanzados con garantías de seguridad y transparencia.

Para conseguirlo, la Comisión trabajará conjuntamente con la Agencia de la Unión Europea para la Ciberseguridad (ENISA) para definir un modelo europeo de acceso estructurado a estas tecnologías, y favorecerá un uso responsable en el ámbito de la ciberseguridad.

Otra iniciativa destacada es la creación de una plataforma segura de pruebas desarrollada por ENISA y el Centro Común de Investigación de la Comisión Europea.

Esta plataforma permitirá experimentar con herramientas basadas en IA en entornos simulados y reducir sus riesgos antes de desplegarlas en entornos reales.

Los sectores considerados críticos —como el financiero, el energético, el sanitario, el transporte o las administraciones públicas— podrán validar las nuevas tecnologías y adquirir experiencia en el uso seguro de la IA.

El Plan también reconoce la importancia del software de código abierto dentro del ecosistema europeo. ENISA impulsará iniciativas que fomenten la colaboración entre administraciones, empresas y comunidades de desarrolladores, como la elaboración de guías de buenas prácticas y la promoción de campañas para reforzar la seguridad de los proyectos de código abierto más críticos.

El Plan tiene una clara dimensión estratégica. La Comisión pondrá en marcha el Gran reto de la UE sobre IA para la ciberseguridad, una iniciativa destinada a estimular la innovación mediante la colaboración entre empresas, centros de investigación e instituciones.

Paralelamente, Europa seguirá invirtiendo en infraestructuras propias, como las fábricas de IA y las futuras gigafábricas, así como en instrumentos financieros que permitan aumentar la capacidad tecnológica europea y reducir la dependencia de tecnologías desarrolladas fuera de la Unión.

Este nuevo Plan complementa el marco regulador europeo ya existente. El Reglamento de inteligencia artificial establece obligaciones específicas para los modelos avanzados; el Reglamento de ciberresiliencia exige que los productos digitales incorporen la seguridad desde el diseño; la Directiva NIS2 refuerza la protección de los sectores esenciales, y el Reglamento DORA mejora la resiliencia digital del sector financiero.

En conjunto, estas iniciativas configuran una estrategia europea orientada a garantizar que la innovación en IA vaya acompañada de unos niveles elevados de seguridad y confianza.

La IA marcará el futuro de la ciberseguridad. Se puede convertir en una de las mejores herramientas para detectar amenazas, automatizar la defensa y proteger infraestructuras críticas, pero también ofrece nuevas oportunidades a los atacantes.

Con este Plan, la Unión Europea apuesta por anticiparse a los riesgos, impulsar la innovación responsable y reforzar la autonomía tecnológica. Para empresas, administraciones y profesionales de la seguridad, el mensaje es claro: integrar la IA en las estrategias de ciberseguridad ya no es una opción de futuro, sino una necesidad para afrontar un panorama de amenazas cada vez más complejo.

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La Unió Europea impulsa un nou Pla d’acció sobre ciberseguretat i intel·ligència artificial

La Comissió Europea ha presentat un nou Pla d’acció sobre ciberseguretat i intel·ligència artificial, amb l’objectiu de preparar Europa davant dels nous reptes que plantegen els models avançats d’intel·ligència artificial (IA). Aquestes tecnologies ofereixen grans oportunitats per reforçar la defensa digital, però també poden ser utilitzades per actors maliciosos per automatitzar atacs, detectar vulnerabilitats o incrementar la velocitat i la sofisticació dels ciberincidents.

El Pla pretén coordinar els esforços dels estats membres, la indústria i els organismes europeus per garantir que la IA es desenvolupi i s’utilitzi de manera segura, i per reforçar la protecció de les infraestructures digitals i els serveis essencials.

La IA està transformant el món de la ciberseguretat. D’una banda, permet identificar vulnerabilitats, analitzar grans volums de dades, detectar comportaments anòmals i respondre més ràpidament davant d’un atac. De l’altra, els ciberdelinqüents també aprofiten aquestes mateixes capacitats per automatitzar campanyes d’atac, crear programari maliciós més sofisticat o perfeccionar tècniques de pesca de dades (phishing) i enginyeria social.

Conscient d’aquest escenari, la Comissió Europea aposta per una estratègia que combini regulació, innovació i cooperació per reduir els riscos associats als sistemes d’IA més avançats.

Una de les mesures principals consisteix a reforçar l’avaluació dels models avançats abans d’implantar-los al mercat europeu. D’acord amb el Reglament europeu d’intel·ligència artificial, aquests sistemes s’han de sotmetre a processos d’avaluació dels riscos i de les mesures de mitigació corresponents.

Per donar suport a aquesta tasca, la Comissió crearà una capacitat europea específica d’avaluació en matèria de ciberseguretat, que es preveu que estigui operativa l’any 2027. Aquesta infraestructura proporcionarà coneixement tècnic independent sobre les capacitats i els riscos dels models d’IA més avançats.

El Pla també preveu facilitar que les administracions públiques i les empreses europees puguin accedir als sistemes d’IA més avançats amb garanties de seguretat i transparència.

Per aconseguir-ho, la Comissió treballarà conjuntament amb l’Agència de la Unió Europea per a la Ciberseguretat (ENISA) per definir un model europeu d’accés estructurat a aquestes tecnologies, i n’afavorirà un ús responsable en l’àmbit de la ciberseguretat.

Una altra iniciativa destacada és la creació d’una plataforma segura de proves desenvolupada per ENISA i el Centre Comú de Recerca de la Comissió Europea. Aquesta plataforma permetrà experimentar amb eines basades en IA en entorns simulats i reduir riscos abans de desplegar-les en entorns reals.

Els sectors considerats crítics —com el financer, l’energètic, el sanitari, el transport o les administracions públiques— podran validar les noves tecnologies i adquirir experiència en l’ús segur de la IA.

El Pla també reconeix la importància del programari de codi obert dins l’ecosistema europeu. ENISA impulsarà iniciatives que fomentin la col·laboració entre administracions, empreses i comunitats de desenvolupadors, com ara l’elaboració de guies de bones pràctiques i la promoció de campanyes per reforçar la seguretat dels projectes de codi obert més crítics.

El Pla té una clara dimensió estratègica. La Comissió posarà en marxa el Gran repte de la UE sobre IA per a la ciberseguretat, una iniciativa destinada a estimular la innovació mitjançant la col·laboració entre empreses, centres de recerca i institucions.

Paral·lelament, Europa continuarà invertint en infraestructures pròpies, com les fàbriques d’IA i les futures gigafàbriques, així com en instruments financers que permetin augmentar la capacitat tecnològica europea i reduir la dependència de tecnologies desenvolupades fora de la Unió.

Aquest nou Pla complementa el marc regulador europeu ja existent. El Reglament d’intel·ligència artificial estableix obligacions específiques per als models avançats; el Reglament de ciberresiliència exigeix que els productes digitals incorporin la seguretat des del disseny; la Directiva NIS2 reforça la protecció dels sectors essencials, i el Reglament DORA millora la resiliència digital del sector financer.

En conjunt, aquestes iniciatives configuren una estratègia europea orientada a garantir que la innovació en IA vagi acompanyada d’uns nivells elevats de seguretat i confiança.

La IA marcarà el futur de la ciberseguretat. Es pot convertir en una de les millors eines per detectar amenaces, automatitzar la defensa i protegir infraestructures crítiques, però també ofereix noves oportunitats als atacants.

Amb aquest Pla, la Unió Europea aposta per anticipar-se als riscos, impulsar la innovació responsable i reforçar l’autonomia tecnològica. Per a empreses, administracions i professionals de la seguretat, el missatge és clar: integrar la IA en les estratègies de ciberseguretat ja no és una opció de futur, sinó una necessitat per afrontar un panorama d’amenaces cada vegada més complex.

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Quand la violence devient une identité : les nouvelles tendances du terrorisme en Europe

Le dernier Rapport sur la situation et les tendances du terrorisme dans l’Union européenne (rapport UE TE-SAT) 2026 d’Europol dresse un tableau en transformation de la menace terroriste dans l’Union européenne. Malgré le fait que le terrorisme djihadiste reste la principale préoccupation des autorités, le document insiste sur un changement profond : la radicalisation ne dépend plus uniquement des grandes organisations terroristes ni d’une adhésion idéologique solide. De plus en plus, la violence devient un moyen de construire sa propre identité, d’obtenir une reconnaissance et de trouver un sentiment d’appartenance au sein de communautés numériques.

Ce phénomène rend les menaces beaucoup plus fragmentées, imprévisibles et difficiles à identifier avant qu’elles ne se matérialisent.

Internet est devenu le principal espace où se déroulent les processus de radicalisation. Les réseaux sociaux, les plateformes de messagerie chiffrée, les jeux vidéo en ligne et d’autres communautés numériques fonctionnent comme des écosystèmes où la propagande, le recrutement et la préparation d’actions violentes se renforcent mutuellement.

Contrairement au passé, de nombreuses personnes n’ont pas besoin d’établir un contact direct avec une organisation terroriste pour se radicaliser. Beaucoup peuvent consommer des contenus extrémistes, interagir avec d’autres utilisateurs et adopter des récits violents de manière complètement autonome. Ce processus facilite l’émergence d’acteurs solitaires ou de petits groupes auto-organisés, beaucoup plus difficiles à détecter par les services de sécurité.

Selon Europol, cette décentralisation représente l’un des principaux défis actuels pour les forces de police européennes.

Malgré ces changements, le terrorisme djihadiste reste au centre du paysage européen. En 2025, 24 des 45 attentats terroristes comptabilisés dans l’Union européenne ont été enregistrés, tandis que 347 des 486 arrestations liées au terrorisme étaient liées au djihadisme.

Cependant, la plupart des recherches ne sont pas liées à des attentats réussis, mais à des activités de propagande, de soutien logistique et de processus de radicalisation. Cela reflète une stratégie policière de plus en plus axée sur la prévention des attaques avant qu’elles ne se produisent.

Les groupes djihadistes ont également modifié leur manière d’agir. Au lieu de planifier de grandes opérations coordonnées, ils incitent souvent des individus à agir de leur propre chef après avoir été influencés par la propagande diffusée sur Internet.

L’une des conclusions les plus marquantes du rapport est que, dans certains cas, l’idéologie cesse d’être l’élément principal qui motive les agresseurs. De nombreux individus combinent des références provenant du djihadisme, de l’extrême droite, de l’accélérationnisme, du nihilisme, de la misogynie ou de diverses théories du complot sans suivre de manière cohérente aucune doctrine concrète.

Dans ces environnements numériques, la violence peut devenir un objectif en soi. Commettre des actes extrêmes procure notoriété, reconnaissance et statut au sein de certaines communautés virtuelles, où la visibilité et la capacité à générer un impact deviennent des formes de capital social.

Cette combinaison de motivations personnelles, de problèmes psychologiques, de frustrations, de quête d’identité et de discours extrémistes rend les catégories traditionnelles utilisées par les chercheurs de moins en moins utiles.

Le rapport alerte également sur l’augmentation de la participation des mineurs à des activités liées au terrorisme. Au cours de l’année 2025, 130 des suspects arrêtés avaient 18 ans ou moins, et le plus jeune cas concernait un mineur de seulement 12 ans.

Beaucoup de ces adolescents ne montrent pas une connaissance approfondie des idéologies extrémistes, mais consomment un mélange de contenus violents trouvés sur Internet. Cela transforme de nombreux jeunes à la fois en victimes de manipulation et en auteurs potentiels d’actes violents.

Pour cette raison, Europol soutient que la réponse ne peut être exclusivement policière, mais doit également inclure des mesures de prévention, d’éducation, de protection des mineurs et de détection précoce des processus de radicalisation.

Le document indique également une collaboration croissante entre les réseaux criminels et les acteurs extrémistes. Le blanchiment d’argent, le trafic d’armes, la fraude en ligne ou l’utilisation de services criminels disponibles sur Internet sont des ressources partagées qui facilitent l’activité terroriste.

Parallèlement, Europol met en garde contre les « acteurs hybrides », qui exploitent ces réseaux dans le but de générer une déstabilisation sociale de manière soutenue, au-delà de la perpétration d’un attentat isolé.

Les données de 2025 reflètent cette réalité : 45 attaques terroristes ont été recensées dans dix États membres de l’Union européenne (22 menées à bien, 20 déjouées et 3 échouées), avec 486 personnes arrêtées pour des crimes liés au terrorisme.

La principale conclusion du rapport est que l’Europe fait face à une nouvelle étape dans l’évolution du terrorisme. Les organisations traditionnelles continuent d’exister, mais partagent le devant de la scène avec des acteurs beaucoup plus décentralisés, influencés par des communautés numériques et des motivations personnelles changeantes.

Ce phénomène oblige les autorités à adapter leurs systèmes d’analyse et de prévention. Il ne suffit plus d’identifier une idéologie concrète : il est nécessaire de comprendre comment les environnements numériques, le besoin d’appartenance et la quête de reconnaissance peuvent transformer la violence en une forme d’identité pour certains individus.

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When Violence Becomes Identity: New Trends of Terrorism in Europe

Europol’s latest report EU Terrorism Situation and Trend Report (EU TE-SAT 2026) outlines a changing landscape regarding the terrorist threat in the European Union. Despite jihadist terrorism remaining the primary concern of the authorities, the document highlights a profound shift: radicalisation no longer solely depends on large terrorist organisations or a strong ideological adherence. Increasingly, violence is becoming a way to build one’s identity, gain recognition, and find a sense of belonging within digital communities.

This phenomenon makes threats much more fragmented, unpredictable, and difficult to identify before they materialise.

The internet has become the main space where radicalisation processes take place. Social media, encrypted messaging platforms, online video games, and other digital communities function as ecosystems where propaganda, recruitment, and the preparation of violent actions mutually reinforce each other.

Unlike in the past, many people do not need to make direct contact with a terrorist organisation to become radicalised. They can consume extremist content, interact with other users, and adopt violent narratives completely autonomously. This process facilitates the emergence of lone actors or small self-organised groups, which are much more difficult for security services to detect.

According to Europol, this decentralisation represents one of the main current challenges for European law enforcement agencies.

Despite these changes, jihadist terrorism remains central to the European landscape. During 2025, 24 of the 45 terrorist attacks recorded in the European Union were reported, while 347 of the 486 terrorism-related arrests were linked to jihadism.

However, most investigations are not related to completed attacks, but rather to propaganda activities, logistical support, and processes of radicalisation. This reflects an increasingly proactive police strategy aimed at preventing attacks before they occur.

Jihadist groups have also changed their way of operating. Instead of planning large coordinated operations, they often incentivise individuals to act on their own after being influenced by propaganda disseminated through the Internet.

One of the most notable conclusions of the report is that, in some cases, ideology ceases to be the main element driving the aggressors. Many individuals combine references from jihadism, the far right,

accelerationism, nihilism, misogyny, or various conspiracy theories without consistently adhering to any specific doctrine.

In these digital environments, violence can become a target in itself. Committing extreme acts provides notoriety, recognition, and status within certain virtual communities, where visibility and the ability to generate impact become forms of social capital.

This mix of personal motivations, psychological issues, frustrations, identity search, and extremist rhetoric makes the traditional categories used by researchers increasingly less useful.

The report also warns about the increase in the participation of minors in activities related to terrorism. During 2025, 130 of the arrested suspects were 18 years old or younger, and the youngest case involved a minor of just 12 years old.

Many of these adolescents do not show a deep understanding of extremist ideologies but rather consume a mix of violent content found on the Internet. This simultaneously turns many young people into victims of manipulation and potential perpetrators of violent acts.

For this reason, Europol argues that the response cannot be exclusively police-based, but must also include measures for prevention, education, protection of minors, and early detection of radicalisation processes.

The document also notes a growing collaboration between criminal networks and extremist actors. Money laundering, arms trafficking, online fraud, or the use of criminal services available on the Internet are shared resources that facilitate terrorist activity.

At the same time, Europol warns about so-called hybrid actors, who use these networks with the aim of generating sustained social destabilisation, beyond committing a single attack.

Data from 2025 reflects this reality: 45 terrorist attacks were recorded in ten member states of the European Union (22 completed, 20 foiled and 3 failed), with 486 people arrested for terrorism-related offences.

The main conclusion of the report is that Europe is facing a new stage in the evolution of terrorism. Traditional organisations continue to exist, but they share prominence with much more decentralised actors, influenced by digital communities and changing personal motivations.

This scenario compels the authorities to adapt their analysis and prevention systems. It is no longer enough to identify a specific ideology: it is necessary to understand how digital environments, the need for belonging, and the search for recognition can turn violence into a form of identity for certain individuals.

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Cuando la violencia se convierte en identidad: las nuevas tendencias del terrorismo en Europa

El último informe EU Terrorism Situation and Trend Report (EU TE-SAT 2026) de la Europol dibuja un panorama en transformación sobre la amenaza terrorista en la Unión Europea. El documento pone de manifiesto un cambio profundo: la radicalización ya no depende únicamente de las grandes organizaciones terroristas ni de una adhesión ideológica sólida. Cada vez más, la violencia se convierte en una manera de construir la propia identidad, obtener reconocimiento y encontrar un sentimiento de pertenencia dentro de comunidades digitales.

Este fenómeno provoca que las amenazas sean mucho más fragmentadas, imprevisibles y difíciles de identificar antes de que se materialicen.

Internet se ha convertido en el espacio principal donde se desarrollan los procesos de radicalización. Las redes sociales, las plataformas de mensajería cifrada, los videojuegos en línea y otras comunidades digitales funcionan como ecosistemas en los que la propaganda, el reclutamiento y la preparación de acciones violentas se refuerzan mutuamente.

Actualmente, muchas personas no necesitan establecer contacto directo con una organización terrorista para radicalizarse. Pueden consumir contenidos extremistas, interactuar con otros usuarios y adoptar narrativas violentas de manera completamente autónoma. Este proceso facilita la aparición de actores solitarios o de pequeños grupos autoorganizados, mucho más difíciles de detectar por los servicios de seguridad.

Según la Europol, hoy en día esta descentralización representa uno de los retos fundamentales para las fuerzas policiales europeas.

A pesar de estos cambios, el terrorismo yihadista sigue ocupando un lugar central dentro del panorama europeo. Durante el 2025 se registraron 24 de los 45 ataques terroristas contabilizados en la Unión Europea, mientras que 347 de las 486 detenciones relacionadas con el terrorismo estaban vinculadas al yihadismo.

La mayoría de las investigaciones, sin embargo, no están relacionadas con atentados consumados, sino con actividades de propaganda, apoyo logístico y procesos de radicalización. Esto refleja una estrategia policial orientada cada vez más a prevenir los ataques antes de que lleguen a producirse.

Los grupos yihadistas también han modificado su manera de actuar. En lugar de planificar grandes operaciones coordinadas, a menudo incentivan individuos para que actúen por su cuenta, después de haberlos influido con propaganda difundida a través de internet.

Una de las conclusiones más destacadas del informe es que, en algunos casos, la ideología deja de ser el elemento sustancial que impulsa a los agresores. Muchos individuos combinan referencias procedentes del yihadismo, la extrema derecha, el aceleracionismo, el nihilismo, la misoginia o varias teorías de la conspiración, sin seguir de manera coherente ninguna doctrina concreta.

En estos entornos digitales, la violencia puede convertirse en un objetivo en sí misma. Cometer actos extremos proporciona notoriedad, reconocimiento y estatus dentro de determinadas comunidades virtuales, en las que la visibilidad y la capacidad de generar impacto se convierten en formas de capital social.

Esta mezcla de motivaciones personales, problemas psicológicos, frustraciones, búsqueda de identidad y discursos extremistas hace que las categorías tradicionales utilizadas por los investigadores sean cada vez menos útiles.

El informe también alerta sobre el incremento de la participación de menores en actividades relacionadas con el terrorismo. Durante el 2025, 130 de los sospechosos detenidos tenían 18 años o menos; el caso más joven correspondía a un menor de tan solo 12 años.

Muchos de estos adolescentes no muestran un conocimiento profundo de las ideologías extremistas, sino que consumen una mezcla de contenidos violentos encontrados en internet. Esto convierte a muchos jóvenes en víctimas de manipulación y en posibles autores de actos violentos al mismo tiempo.

Por este motivo, la Europol defiende que la respuesta no puede ser exclusivamente policial, sino que también debe incluir medidas de prevención, educación, protección de los menores y detección precoz de los procesos de radicalización.

El documento también señala una colaboración creciente entre redes criminales y actores extremistas. El blanqueo de capitales, tráfico de armas, fraude en línea o uso de servicios criminales disponibles en internet son recursos compartidos que facilitan la actividad terrorista.

Paralelamente, la Europol advierte sobre los llamados actores híbridos, que utilizan estas redes con el objetivo de generar desestabilización social de manera sostenida, más allá de la comisión de un único atentado.

Los datos del 2025 reflejan esta realidad: se registraron 45 ataques terroristas en diez estados miembros de la Unión Europea (22 consumados, 20 frustrados y 3 fallidos), con 486 personas detenidas por delitos relacionados con el terrorismo.

La conclusión principal del informe es que Europa afronta una nueva etapa en la evolución del terrorismo. Las organizaciones tradicionales siguen existiendo, pero comparten protagonismo con actores mucho más descentralizados, influidos por comunidades digitales y motivaciones personales cambiantes.

Este escenario obliga a las autoridades a adaptar sus sistemas de análisis y prevención. Ya no es suficiente con identificar una ideología concreta: hay que comprender que los entornos digitales, la necesidad de pertenencia y la búsqueda de reconocimiento pueden convertir la violencia en una forma de identidad para determinados individuos.

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Quan la violència es converteix en identitat: les noves tendències del terrorisme a Europa

L’últim informe EU Terrorism Situation and Trend Report (EU TE-SAT 2026) de l’Europol dibuixa un panorama en transformació sobre l’amenaça terrorista a la Unió Europea. El document posa de manifest un canvi profund: la radicalització ja no depèn únicament de les grans organitzacions terroristes ni d’una adhesió ideològica sòlida. Cada vegada més, la violència esdevé una manera de construir la pròpia identitat, obtenir reconeixement i trobar un sentiment de pertinença dins de comunitats digitals.

Aquest fenomen fa que les amenaces siguin molt més fragmentades, imprevisibles i difícils d’identificar abans que es materialitzin.

Internet s’ha convertit en l’espai principal on es desenvolupen els processos de radicalització. Les xarxes socials, les plataformes de missatgeria xifrada, els videojocs en línia i altres comunitats digitals funcionen com a ecosistemes en què la propaganda, el reclutament i la preparació d’accions violentes es reforcen mútuament.

Actualment, moltes persones no necessiten establir contacte directe amb una organització terrorista per radicalitzar-se. Poden consumir continguts extremistes, interactuar amb altres usuaris i adoptar narratives violentes de manera completament autònoma. Aquest procés facilita l’aparició d’actors solitaris o de petits grups autoorganitzats, molt més difícils de detectar pels serveis de seguretat.

Segons l’Europol, avui dia aquesta descentralització representa un dels reptes fonamentals per a les forces policials europees.

Malgrat aquests canvis, el terrorisme gihadista continua ocupant un lloc central dins del panorama europeu. Durant el 2025 es van registrar 24 dels 45 atacs terroristes comptabilitzats a la Unió Europea, mentre que 347 de les 486 detencions relacionades amb el terrorisme estaven vinculades al gihadisme.

La majoria de les investigacions, però, no estan relacionades amb atemptats consumats, sinó amb activitats de propaganda, suport logístic i processos de radicalització. Això reflecteix una estratègia policial orientada cada vegada més a prevenir els atacs abans que arribin a produir-se.

Els grups gihadistes també han modificat la manera d’actuar. En lloc de planificar grans operacions coordinades, sovint incentiven individus perquè actuïn pel seu compte, després d’haver-los influït amb propaganda difosa a través d’internet.

Una de les conclusions més destacades de l’informe és que, en alguns casos, la ideologia deixa de ser l’element substancial que impulsa els agressors. Molts individus combinen referències procedents del gihadisme, l’extrema dreta, l’acceleracionisme, el nihilisme, la misogínia o diverses teories de la conspiració, sense seguir de manera coherent cap doctrina concreta.

En aquests entorns digitals, la violència pot convertir-se en un objectiu en si mateixa. Cometre actes extrems proporciona notorietat, reconeixement i estatus dins de determinades comunitats virtuals, en què la visibilitat i la capacitat de generar impacte esdevenen formes de capital social.

Aquesta barreja de motivacions personals, problemes psicològics, frustracions, recerca d’identitat i discursos extremistes fa que les categories tradicionals utilitzades pels investigadors siguin cada vegada menys útils.

L’informe també alerta sobre l’increment de la participació de menors en activitats relacionades amb el terrorisme. Durant el 2025, 130 dels sospitosos detinguts tenien 18 anys o menys; el cas més jove corresponia a un menor de només 12 anys.

Molts d’aquests adolescents no mostren un coneixement profund de les ideologies extremistes, sinó que consumeixen una barreja de continguts violents trobats a internet. Això converteix molts joves en víctimes de manipulació i en possibles autors d’actes violents alhora.

Per aquest motiu, l’Europol defensa que la resposta no pot ser exclusivament policial, sinó que també ha d’incloure mesures de prevenció, educació, protecció dels menors i detecció precoç dels processos de radicalització.

El document també assenyala una col·laboració creixent entre xarxes criminals i actors extremistes. El blanqueig de capitals, el tràfic d’armes, el frau en línia o l’ús de serveis criminals disponibles a internet són recursos compartits que faciliten l’activitat terrorista.

Paral·lelament, l’Europol adverteix sobre els anomenats actors híbrids, que utilitzen aquestes xarxes amb l’objectiu de generar desestabilització social de manera sostinguda, més enllà de la comissió d’un únic atemptat.

Les dades del 2025 reflecteixen aquesta realitat: es van registrar 45 atacs terroristes en deu estats membres de la Unió Europea (22 consumats, 20 frustrats i 3 fallits), amb 486 persones detingudes per delictes relacionats amb el terrorisme.

La conclusió principal de l’informe és que Europa afronta una nova etapa en l’evolució del terrorisme. Les organitzacions tradicionals continuen existint, però comparteixen protagonisme amb actors molt més descentralitzats, influïts per comunitats digitals i motivacions personals canviants.

Aquest escenari obliga les autoritats a adaptar els sistemes d’anàlisi i prevenció. Ja no n’hi ha prou amb identificar una ideologia concreta: cal comprendre que els entorns digitals, la necessitat de pertinença i la recerca de reconeixement poden convertir la violència en una forma d’identitat per a determinats individus.

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Les abus sexuels sur des enfants facilités par les technologies : des avancées dans les enquêtes, mais de nouveaux défis liés à l’IA

L’abus sexuel sur les enfants facilité par les technologies numériques reste l’une des principales préoccupations des autorités européennes. Si les États membres du Conseil de l’Europe ont réalisé des avancées significatives dans l’enquête sur ces crimes, la protection des victimes et la formation des professionnels, un nouveau rapport du Comité de Lanzarote met en lumière des lacunes importantes, notamment dans la prise en charge des images sexuelles autoproduites par des mineurs et face à l’impact croissant de l’intelligence artificielle.

Le rapport évalue le degré de mise en œuvre des 28 recommandations formulées en 2022 dans le cadre de la Convention de Lanzarote, principal traité international consacré à la prévention et à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels sur les enfants. Les conclusions font état de progrès notables dans plusieurs domaines, tout en soulignant que les législations et les politiques publiques ne sont pas encore pleinement adaptées aux nouveaux risques liés au numérique.

L’une des principales préoccupations des experts concerne le fait que de nombreux pays continuent d’autoriser des poursuites pénales contre des mineurs pour la détention ou le partage d’images sexuelles qu’ils ont eux-mêmes produites ou créées avec leur partenaire mineur. Selon le rapport, près des deux tiers des États examinés prévoient encore cette possibilité, tandis que près de la moitié peuvent également engager des poursuites contre des mineurs ayant diffusé leurs propres images intimes.

Le Comité de Lanzarote estime qu’une telle réponse peut s’avérer contre-productive, car elle conduit à traiter comme délinquants des enfants qui sont souvent aussi des victimes. Il préconise donc de privilégier, chaque fois que cela est possible, les mesures éducatives, préventives et restauratives plutôt que les sanctions pénales. Le recours à la justice pénale ne devrait intervenir qu’en dernier ressort, lorsque ces alternatives se révèlent insuffisantes.

Le rapport souligne également les progrès accomplis dans les capacités des enquêtes policières. Au cours des dernières années, le nombre de pays autorisant les unités spécialisées en cybercriminalité à mener des opérations sous couverture afin d’identifier les auteurs d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet a quasiment doublé. Plusieurs États ont par ailleurs renforcé les moyens humains et financiers alloués à ces unités spécialisées.

Les mécanismes de coopération internationale ont eux aussi été consolidés. Un nombre croissant de pays sont désormais en mesure de poursuivre leurs ressortissants ou leurs résidents ayant commis des délits sexuels sur des mineurs à l’étranger, même lorsque les faits ne sont pas incriminés dans le

pays où ils ont été commis. Dans de nombreux cas, il n’est plus non plus nécessaire que la victime dépose plainte ou que les autorités étrangères ouvrent préalablement une enquête pour permettre l’engagement de poursuites.

Autre évolution positive : le renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes. Le nombre de pays disposant de lignes d’assistance téléphonique et de plateformes numériques adaptées aux enfants, leur offrant conseils et soutien spécialisé, a sensiblement augmenté. Les financements accordés aux organisations sociales engagées dans la prévention de l’exploitation sexuelle des enfants et l’accompagnement des victimes ont également été renforcés.

Parallèlement, de nombreux États ont développé la formation spécialisée des magistrats, des juges, des policiers et d’autres professionnels susceptibles de détecter des situations à risque. Néanmoins, le Comité souligne que cette formation n’est pas déployée de manière homogène dans certains secteurs en contact avec les enfants, notamment l’éducation, la santé, les services sociaux ainsi que les activités sportives et de loisirs.

Le rapport accorde une attention particulière aux conséquences de l’intelligence artificielle générative. Les outils capables de produire des images et des vidéos hyperréalistes accroissent le risque que des délinquants créent du matériel représentant des abus sexuels sur enfants sans avoir à utiliser de photographies réelles de victimes.

Ces contenus synthétiques peuvent servir à extorquer des mineurs, à les manipuler psychologiquement, à faciliter des opérations de manipulation d’enfants (grooming) ou encore à banaliser les violences sexuelles. Leur degré de réalisme est tel qu’il devient souvent difficile de les distinguer des images réelles, ce qui complique à la fois les enquêtes judiciaires et les stratégies de prévention.

C’est dans ce contexte que le Comité de Lanzarote et le Comité de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité ont adopté, en juin 2026, une déclaration conjointe affirmant que les images d’abus sexuels sur enfants générées ou modifiées à l’aide de l’intelligence artificielle – y compris les images entièrement synthétiques ne représentant aucun enfant réel – relèvent déjà du champ d’application des deux conventions internationales. En conséquence, les États ayant ratifié ces traités n’ont pas besoin d’adopter de nouvelles dispositions législatives spécifiques pour enquêter et poursuivre ce type de contenus.

Les conclusions du rapport montrent que la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants exige une adaptation permanente des outils d’enquête, de la coopération internationale et des mécanismes de protection des victimes. Dans le même temps, l’essor de l’intelligence artificielle contraint les autorités à revoir leurs stratégies face à des formes de criminalité toujours plus sophistiquées.

Le message du Conseil de l’Europe est sans ambiguïté : si la technologie peut devenir un instrument au service de la délinquance, elle offre également de nouveaux moyens de la détecter et de la poursuivre. Le succès de cette lutte reposera sur le maintien d’un équilibre entre l’efficacité des enquêtes, la protection des droits de l’enfant et une réponse judiciaire proportionnée, en particulier lorsque des mineurs sont impliqués.

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Child sexual abuse facilitated by technology: advances in research, but new challenges with AI

Child sexual abuse facilitated by digital technologies remains one of the main concerns of European authorities. Although the member states of the Council of Europe have made significant progress in the investigation of these crimes, the protection of victims, and the training of professionals, a new report from the Lanzarote Committee warns that there are still significant shortcomings, particularly regarding the response to self-generated sexual images by minors and the growing impact of artificial intelligence.

The report assesses the level of compliance with the 28 recommendations made in 2022 under the Lanzarote Convention, the main international treaty for preventing and combating the sexual exploitation and abuse of children. The conclusions show a positive development in various areas, but they also demonstrate that legislation and public policies have not yet fully adapted to new digital risks.

One of the main concerns of experts is that many countries continue to allow the same minors to be prosecuted for possessing or sharing sexual images that they themselves or their underage partner have generated. According to the report, nearly two-thirds of the analysed states maintain this legal possibility, while about half can also prosecute minors for disseminating their own intimate images.

The Lanzarote Committee considers that this response may be counterproductive, as it turns children who are often also victims into offenders. For this reason, it argues that, wherever possible, educational, preventive, and restorative measures should prevail over criminal sanctions. Only when these alternatives prove insufficient should recourse to the judicial route be taken.

The report also highlights significant developments in police investigative capabilities. In recent years, the number of countries that allow specialised cybercrime units to carry out undercover operations to identify online child sexual exploiters has nearly doubled. In addition, several states have increased the economic and human resources allocated to these specialised units.

International cooperation mechanisms have also been strengthened. More and more countries can prosecute their citizens or residents who commit sexual offences against minors abroad, even if these acts are not classified as crimes in the country where they occurred. Similarly, in many cases it is no longer necessary for the victim to file a complaint or for foreign authorities to initiate an investigation beforehand in order to take action.

Another positive aspect is the expansion of victim services. The number of countries with telephone lines and digital platforms tailored for children, where

they can receive specialised advice and help, has significantly increased. Funding allocated to social entities working on the prevention of child sexual exploitation and supporting victims has also increased.

At the same time, many U.S. states have strengthened the specific training of prosecutors, judges, police officers, and other professionals who can detect risky situations. However, the Committee notes that this training is not yet reaching all sectors related to childhood in a uniform manner, such as education, healthcare, social services, or sports and leisure activities.

The report pays special attention to the impact of generative artificial intelligence. Tools capable of creating hyper-realistic images and videos have increased the risk that criminals will produce child sexual abuse material without the need to obtain real photographs of the victims.

These synthetic images can be used to extort minors, emotionally manipulate them, facilitate grooming processes, or normalise sexual abuse behaviours. Its high quality makes it difficult in many cases to distinguish them from the real material, complicating both investigations and prevention strategies.

For this reason, the Lanzarote Committee and the Budapest Convention Committee on Cybercrime approved a joint declaration in June 2026 stating that images of child sexual abuse generated or modified by artificial intelligence—including those that are completely synthetic and do not depict any real minor—are already covered by both international conventions. Consequently, states that have ratified the treaties do not need to enact new specific laws to investigate and prosecute this type of material.

The conclusions of the report highlight that the fight against child sexual exploitation requires a constant updating of investigative tools, international cooperation, and victim protection mechanisms. At the same time, the emergence of artificial intelligence forces authorities to adapt their strategies to increasingly sophisticated forms of crime.

The message from the Council of Europe is clear: technology can become a tool for criminals, but it also offers new capabilities to detect and pursue them. Success will depend on maintaining a balance between effective investigation, the protection of children’s rights, and a proportionate judicial response, especially when those involved are minors.

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