Drogues illicites et crime organisé en Australie : une relation complexe

La violence liée à la criminalité organisée a de nouveau placé l’Australie, et particulièrement Sydney, au cœur du débat sur le marché des drogues illicites. Plusieurs homicides récents, dont certains auraient été commis à la suite d’erreurs d’identification, ont mis en évidence les conflits entre des réseaux criminels qui se disputent le contrôle d’un marché très lucratif.

La commissaire de la police fédérale australienne, Krissy Barrett, a souligné la nécessité de réfléchir au lien entre la consommation de drogues illicites et la violence des groupes criminels organisés. Selon son interprétation, la demande de drogues et les prix élevés que les consommateurs sont prêts à payer contribuent à conférer un pouvoir économique aux organisations criminelles.

Toutefois, les données disponibles révèlent une réalité plus complexe et ne permettent pas d’établir une relation causale simple entre la consommation de drogues et la violence.

Les statistiques de la police de Nouvelle-Galles du Sud montrent que la criminalité liée à la drogue a globalement diminué au cours de la dernière décennie. Entre 2016-2017 et 2025-2026, les infractions liées à la drogue ont diminué d’un peu plus de 10 % dans l’ensemble du pays et de 12,6 % dans la région métropolitaine de Sydney. Toutefois, l’évolution varie selon la substance : les infractions liées à l’ecstasy ont diminué de 74 % et celles liées au cannabis de 27 %, tandis que celles liées aux amphétamines ont augmenté de 14 %.

Les enquêtes de population offrent une perspective différente. Selon les données citées de l’Australian Institute of Health and Welfare, 3,9 millions de personnes – soit 17,9 % de la population – auraient consommé une forme ou une autre de drogue illicite au cours des 12 mois précédents en 2022-2023, contre 3,4 millions (12 %) en 2019. Cependant, cette augmentation n’est pas répartie uniformément entre les substances. Cette évolution s’explique en grande partie par l’augmentation de la consommation d’hallucinogènes, tandis que la consommation de cocaïne et d’héroïne reste globalement inchangée et que celle des opioïdes non médicaux a diminué.

Les données issues des eaux usées apportent un éclairage supplémentaire. Le programme de surveillance de la Commission australienne du renseignement criminel a détecté en 2026 une hausse du volume de plusieurs drogues consommées à l’échelle nationale, dont un niveau record sur dix ans pour la méthamphétamine. Mais ces données mesurent la quantité consommée, et non le nombre de personnes qui en consomment. Par conséquent, une augmentation du volume n’implique pas nécessairement qu’il y ait davantage de consommateurs : elle peut également signifier que les utilisateurs existants consomment plus fréquemment ou en plus grandes quantités.

Cette distinction est fondamentale du point de vue de la sécurité. La criminalité organisée ne dépend pas exclusivement du marché d’une drogue donnée. Les organisations criminelles peuvent s’adapter à différentes activités et à différents produits en fonction des possibilités de profit. Des facteurs tels que la situation économique, les réseaux criminels transnationaux, la disponibilité internationale de drogues et le recrutement de jeunes au moyen des nouvelles technologies peuvent également influencer l’évolution de la violence.

Par conséquent, les données disponibles suggèrent que le lien entre la consommation de drogues et la criminalité organisée ne peut pas s’expliquer par une cause unique. La réduction de la demande peut limiter une source de revenus des réseaux criminels, mais la prévention de la consommation, la réduction des dommages, la lutte contre le trafic et le démantèlement des structures criminelles relèvent d’un même enjeu de sécurité.

Le cas de l’Australie met ainsi en lumière la nécessité d’analyser conjointement les données relatives à la consommation, les marchés illicites et la violence criminelle, en évitant de tirer des conclusions simplistes à partir d’un seul indicateur.

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Illicit drugs and organised crime in Australia: a complex relationship

Violence linked to organised crime has once again placed Australia, and especially Sydney, at the centre of the debate on the illicit drug market. Several recent homicides, some of which were allegedly the result of misidentification, have revealed the conflict between criminal networks competing for control of a very lucrative market.

The Commissioner of the Australian Federal Police, Krissy Barrett, has raised the need to reflect on the relationship between the consumption of illicit drugs and organised crime violence. According to their interpretation, the demand for drugs and the high prices that consumers are willing to pay contribute to granting economic power to criminal organisations.

However, the available data offer a more complex reality and do not allow for the establishment of a simple causal relationship between drug use and violence.

New South Wales police statistics show that drug-related crime has generally decreased over the past decade. Between 2016-17 and 2025-26, drug-related crimes decreased by slightly more than 10% across the state and by 12.6% in the Sydney metropolitan area. However, the trend varies by substance: ecstasy-related crimes have decreased by 74% and cannabis-related crimes by 27%, while those linked to amphetamines have increased by 14%.

Population surveys offer a different perspective. According to the cited data from the Australian Institute of Health and Welfare, 3.9 million people—17.9% of the population—had consumed some type of illicit drugs during the previous twelve months in 2022-23, compared to 3.4 million (12%) in 2019. However, this increase is not distributed uniformly among the substances. A significant part is explained by the increase in hallucinogen use, while cocaine and heroin use remains without significant changes and non-medical opioid use has decreased.

Data from wastewater provide another perspective. The Australian Criminal Intelligence Commission’s monitoring program detected an increase in the volume of several drugs consumed on a national scale in 2026, including a ten-year high in the case of methamphetamine. But these data measure the amount consumed, not the number of people consuming. Therefore, an increase in volume does not necessarily imply that there are more consumers: it can also mean that existing users consume more frequently or in higher quantities.

From a security perspective, this distinction is crucial. Organised crime does not depend exclusively on the market for a particular drug. Criminal organisations can adapt to different activities and products based on profit opportunities. Factors such as the economic situation, transnational criminal networks, the international availability of drugs, and the recruitment of young people through new technologies can also influence the evolution of violence.

Therefore, the available data suggest that the relationship between drug use and organised crime cannot be explained by a single cause. Reducing demand can limit a source of income for criminal networks, but preventing consumption, harm reduction, prosecuting trafficking, and dismantling criminal structures are all part of the same security problem.

The Australian case thus highlights the need to jointly analyse consumption data, illicit markets, and criminal violence, avoiding simple conclusions based on a single indicator.

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Drogas ilícitas y crimen organizado en Australia: una relación compleja

La violencia vinculada al crimen organizado ha vuelto a situar a Australia, y especialmente a Sídney, en el centro del debate sobre el mercado de las drogas ilícitas. Varios homicidios recientes, algunos de los cuales habrían sido presuntamente consecuencia de errores de identificación, han puesto de manifiesto la conflictividad entre redes criminales que compiten por el control de un mercado muy lucrativo.

La comisionada de la Policía Federal Australiana, Krissy Barrett, ha planteado la necesidad de reflexionar sobre la relación entre el consumo de drogas ilícitas y la violencia del crimen organizado. Según su interpretación, la demanda de drogas y los elevados precios que los consumidores están dispuestos a pagar contribuyen a dar poder económico a las organizaciones criminales.

Sin embargo, los datos disponibles ofrecen una realidad más compleja y no permiten establecer una relación causal sencilla entre consumo de drogas y violencia.

Las estadísticas policiales de Nueva Gales del Sur muestran que los delitos relacionados con drogas han disminuido globalmente durante la última década. Entre 2016-2017 y 2025-2026, los delitos relacionados con drogas bajaron un poco más de un 10 % en todo el estado y un 12,6 % en la zona metropolitana de Sídney. La evolución, sin embargo, varía según la sustancia: los delitos relacionados con el éxtasis han disminuido un 74 % y los relacionados con el cannabis, un 27 %, mientras que los vinculados a las anfetaminas han aumentado un 14 %.

Las encuestas de población ofrecen una perspectiva diferente. Según los datos citados del Australian Institute of Health and Welfare, 3,9 millones de personas —el 17,9 % de la población— habrían consumido alguna droga ilícita durante los doce meses anteriores a 2022-2023, frente a los 3,4 millones (12 %) de 2019. Este incremento, sin embargo, no se distribuye de manera uniforme entre las sustancias. Una parte importante se explica por el aumento del consumo de alucinógenos, mientras que el consumo de cocaína y heroína se mantiene sin cambios significativos y el de opioides no médicos ha disminuido.

Los datos procedentes de las aguas residuales aportan todavía otra perspectiva. El programa de monitorización del Australian Criminal Intelligence Commission detectó en 2026 un aumento del volumen de varias drogas consumidas a escala nacional, incluyendo un máximo de diez años en el caso de la metanfetamina. Pero estos datos miden cantidad consumida, no el número de personas consumidoras. Por lo tanto, un aumento del volumen no

implica necesariamente que haya más consumidores: también puede significar que los usuarios existentes consumen con más frecuencia o cantidades más elevadas.

Desde una perspectiva de seguridad, esta distinción es fundamental. El crimen organizado no depende exclusivamente del mercado de una droga determinada. Las organizaciones criminales pueden adaptarse a diferentes actividades y productos en función de las oportunidades de beneficio. Factores como la situación económica, las redes criminales transnacionales, la disponibilidad internacional de drogas y el reclutamiento de jóvenes a través de nuevas tecnologías también pueden influir en la evolución de la violencia.

Por eso, los datos disponibles sugieren que la relación entre consumo de drogas y crimen organizado no se puede explicar con una única causa. Reducir la demanda puede limitar una fuente de ingresos de las redes criminales, pero la prevención del consumo, la reducción de daños, la persecución del tráfico y la desarticulación de las estructuras criminales forman parte de un mismo problema de seguridad.

El caso australiano pone así de manifiesto la necesidad de analizar conjuntamente los datos de consumo, los mercados ilícitos y la violencia criminal, evitando conclusiones simples a partir de un único indicador.

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Drogues il·lícites i crim organitzat a Austràlia: una relació complexa

La violència vinculada al crim organitzat ha tornat a situar Austràlia, i especialment Sydney, en el centre del debat sobre el mercat de les drogues il·lícites. Diversos homicidis recents, alguns dels quals haurien estat presumptament conseqüència d’errors d’identificació, han posat de manifest la conflictivitat entre xarxes criminals que competeixen pel control d’un mercat molt lucratiu.

La comissionada de la Policia Federal Australiana, Krissy Barrett, ha plantejat la necessitat de reflexionar sobre la relació entre el consum de drogues il·lícites i la violència del crim organitzat. Segons la seva interpretació, la demanda de drogues i els preus elevats que els consumidors estan disposats a pagar contribueixen a donar poder econòmic a les organitzacions criminals.

Tanmateix, les dades disponibles ofereixen una realitat més complexa i no permeten establir una relació causal senzilla entre consum de drogues i violència.

Les estadístiques policials de Nova Gal·les del Sud mostren que els delictes relacionats amb drogues han disminuït globalment durant l’última dècada. Entre el 2016-2017 i el 2025-2026, els delictes relacionats amb drogues van baixar una mica més d’un 10 % a tot l’estat i un 12,6 % a la zona metropolitana de Sydney. L’evolució, però, varia segons la substància: els delictes relacionats amb l’èxtasi han disminuït un 74 % i els relacionats amb el cànnabis, un 27 %, mentre que els vinculats a les amfetamines han augmentat un 14 %.

Les enquestes de població ofereixen una perspectiva diferent. Segons les dades citades de l’Australian Institute of Health and Welfare, 3,9 milions de persones —el 17,9 % de la població— haurien consumit alguna droga il·lícita durant els dotze mesos anteriors al 2022-2023, davant dels 3,4 milions (12 %) del 2019. Aquest increment, però, no es distribueix de manera uniforme entre les substàncies. Una part important s’explica per l’augment del consum d’al·lucinògens, mentre que el consum de cocaïna i heroïna es manté sense canvis significatius i el d’opioides no mèdics ha disminuït.

Les dades procedents de les aigües residuals aporten encara una altra perspectiva. El programa de monitoratge de l’Australian Criminal Intelligence Commission va detectar el 2026 un augment del volum de diverses drogues consumides a escala nacional, incloent-hi un màxim de deu anys en el cas de la metamfetamina. Però aquestes dades mesuren quantitat consumida, no el nombre de persones consumidores. Per tant, un augment del volum no implica necessàriament que hi hagi més consumidors: també pot significar que els

usuaris existents en consumeixen amb més freqüència o quantitats més elevades.

Des d’una perspectiva de seguretat, aquesta distinció és fonamental. El crim organitzat no depèn exclusivament del mercat d’una droga determinada. Les organitzacions criminals poden adaptar-se a diferents activitats i productes en funció de les oportunitats de benefici. Factors com la situació econòmica, les xarxes criminals transnacionals, la disponibilitat internacional de drogues i el reclutament de joves a través de noves tecnologies també poden influir en l’evolució de la violència.

Per això, les dades disponibles suggereixen que la relació entre consum de drogues i crim organitzat no es pot explicar amb una única causa. Reduir la demanda pot limitar una font d’ingressos de les xarxes criminals, però la prevenció del consum, la reducció de danys, la persecució del tràfic i la desarticulació de les estructures criminals formen part d’un mateix problema de seguretat.

El cas australià posa així de manifest la necessitat d’analitzar conjuntament les dades de consum, els mercats il·lícits i la violència criminal, evitant conclusions simples a partir d’un únic indicador.

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La géolocalisation par GPS réduit la récidive chez les voleurs prolifiques dans le Sussex

Une évaluation indépendante de l’opération STOP, une initiative développée dans le Sussex, au Royaume-Uni, a constaté une réduction significative de la criminalité chez les voleurs prolifiques participant au programme. L’initiative associe la géolocalisation par GPS à un soutien à la réhabilitation individualisé, dans le but de réduire la récidive et d’agir sur les causes susceptibles de favoriser les vols persistants dans les établissements commerciaux.

Le programme a été lancé dans le Sussex de l’Est au cours de l’été 2025. Il réunit la commissaire de police et de la criminalité du Sussex, la police du Sussex, les administrations locales, le service de probation, l’association Change Grow Live et des entreprises du secteur commercial. Le GPS est utilisé comme condition des ordonnances de comportement criminel (CBO), tandis que les participants bénéficient d’un accompagnement pour faire face aux difficultés liées au logement, à la santé, à la consommation de substances, aux prestations sociales ou à l’emploi.

Les premières données de l’évaluation montrent que les huit délinquants placés sous surveillance électronique et inclus dans l’analyse ont réduit leur activité criminelle après l’installation du dispositif GPS. Cinq n’ont commis aucune autre infraction au cours de la période analysée.

Dans l’ensemble, les participants ont commis environ 11 à 13 infractions de moins par personne, soit une baisse globale d’environ 58 %. Les personnes ayant récidivé ont également commis moins d’infractions qu’avant la pose du bracelet électronique.

À partir des taux moyens observés avant et après la pose du bracelet électronique, l’évaluation estime qu’environ 300 infractions pourraient être évitées sur douze mois, ce qui permettrait d’économiser près de 100 000 livres en coûts liés aux services de police et au système de justice pénale.

Malgré ces résultats, il convient de noter que l’analyse initiale repose sur un nombre réduit de participants et que le projet est encore en phase de développement.

Le GPS n’a pas seulement une fonction de surveillance. Les données de géolocalisation ont fourni à la police du Sussex de nouvelles possibilités en matière de renseignement et d’enquête, en contribuant à identifier des infractions présumées qui n’avaient pas été détectées auparavant et à orienter les interventions visant des personnes considérées comme des auteurs prolifiques d’infractions.

Le projet initial, qui comptait dix bracelets électroniques dans le Sussex de l’Est, a été étendu en mai 2026 au Sussex de l’Ouest et à Brighton & Hove, avec une capacité pouvant atteindre 30 bracelets.

L’un des éléments distinctifs de l’opération STOP est que la pose du bracelet électronique ne fonctionne pas de manière isolée. Le programme comprend un « accompagnateur contre la délinquance commerciale », géré par Change Grow Live, qui offre un soutien personnalisé aux participants.

Ce professionnel facilite l’accès aux services de logement et de santé, au traitement des problèmes liés à la consommation de substances, aux prestations sociales, à l’emploi et à d’autres ressources. L’objectif est d’intervenir sur les circonstances personnelles qui peuvent contribuer à la récidive.

Les responsables du projet considèrent que cette combinaison de supervision, d’action policière et de réhabilitation est l’un des facteurs susceptibles d’expliquer les résultats initiaux. Les personnes interrogées ont également déclaré se sentir davantage accompagnées et avoir plus facilement accès aux services d’aide.

L’opération STOP représente un modèle de réponse au vol persistant qui combine technologie, contrôle judiciaire, informations policières et intervention sociale. Les premières données indiquent une réduction considérable de la criminalité parmi les personnes participantes, ainsi que des bénéfices pour les enquêtes de police et les commerces.

Cependant, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Le nombre initial de participants est limité, et il faudra encore déterminer si la baisse de la récidive se maintient à long terme et si les résultats se confirment à mesure que le programme s’étend.

L’expérience menée dans le Sussex montre, en définitive, comment la surveillance électronique, combinée à un accompagnement en faveur de la réinsertion, peut s’inscrire dans une stratégie plus large de lutte contre la délinquance persistante. L’enjeu sera de déterminer si les résultats initiaux se confirment dans la durée et dans quelle mesure ce modèle peut contribuer durablement à réduire les vols et à renforcer la sécurité des commerces et des communautés.

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GPS tagging reduces recidivism among prolific thieves in Sussex

An independent evaluation of Operation STOP, an initiative developed in Sussex, in the United Kingdom, has detected a significant reduction in crime among prolific thieves participating in the programme. The initiative combines GPS tagging with individualised rehabilitation support, with the aim of reducing recidivism and addressing the causes that may lead to persistent commercial burglary.

The programme was launched in East Sussex during the summer of 2025 and brings together the Sussex Police and Crime Commissioner, Sussex Police, local authorities, the Probation Service, Change Grow Live, and businesses from the commercial sector. GPS is used as a condition of Criminal Behaviour Orders (CBOs), while participants receive support to deal with problems related to housing, health, substance use, social benefits or employment.

Initial data from the assessment show that the eight tagged criminals included in the analysis reduced their criminal activity after the installation of the GPS. Five did not commit any other crime from the period analysed.

Overall, participants recorded approximately 11 to 13 fewer crimes per person, an overall reduction of approximately 58%. The people who reoffended also committed fewer infractions than before they carried the label.

Based on the average rates observed before and after tagging, the assessment estimates that approximately 300 crimes could be prevented over twelve months, with an approximate saving of £100,000 in costs associated with the police and the criminal justice system.

Despite these results, it should be noted that the initial analysis is based on a small number of participants and that the project is still in the expansion phase.

GPS does not only have a supervision function. Location data has provided Sussex Police with new intelligence and investigative opportunities, helping to identify suspected crimes that had not been previously detected and to guide actions against individuals considered prolific offenders.

The initial project, which featured ten tags in East Sussex, was expanded in May 2026 to West Sussex and Brighton & Hove, with the capacity to manage up to 30 tags.

One of the differentiating elements of Operation STOP is that the tagging does not function in isolation. The programme incorporates a Business Crime Navigator, managed by Change Grow Live, which offers personalised support to participants.

This professional facilitates access to housing services, healthcare, treatment for substance use problems, social benefits, employment, and other resources. The aim is to intervene in the personal circumstances that may contribute to re-offending.

The project managers consider that this combination of supervision, policing, and rehabilitation is one of the factors that may explain the initial results. The interviewed participants also stated that they felt more supported and found it easier to access support services.

Operation STOP represents a response model to persistent theft that combines technology, judicial control, police information, and social intervention. The first set of data points to a considerable reduction in crimes among the participating individuals, as well as benefits for police investigations and businesses.

However, the results must be interpreted with caution. The initial number of participants is limited, and it is still necessary to verify whether the reduction in recidivism is maintained in the long term and whether the results are replicated as the programme expands.

The Sussex experience ultimately shows how electronic monitoring combined with rehabilitative support can be part of a broader strategy against persistent crime. The challenge will be to determine whether the positive initial results are strengthened and to what extent this model can contribute in a sustained manner to reducing thefts and improving the safety of businesses and communities.

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El etiquetado GPS reduce la reincidencia entre los ladrones prolíficos en Sussex

Una evaluación independiente de la Operación STOP, una iniciativa desarrollada en Sussex, en el Reino Unido, ha detectado una reducción significativa de la delincuencia entre los ladrones prolíficos que participan en el programa. La iniciativa combina el etiquetado GPS con apoyo individualizado de rehabilitación, con el objetivo de reducir la reincidencia y actuar sobre las causas que pueden favorecer el robo persistente en los establecimientos comerciales.

El programa se puso en marcha en East Sussex durante el verano de 2025 y reúne la Comisionada de Policía y Crimen de Sussex, la Policía de Sussex, las administraciones locales, el Servicio de Libertad Condicional, Change Grow Live y empresas del sector comercial. El GPS se utiliza como condición de las órdenes de conducta criminal (CBO), mientras que los participantes reciben apoyo para hacer frente a problemas relacionados con la vivienda, la salud, el consumo de sustancias, las prestaciones sociales o el empleo.

Los primeros datos de la evaluación muestran que los ocho delincuentes etiquetados incluidos en el análisis redujeron su actividad delictiva tras la instalación del GPS. Cinco no cometieron ningún otro delito durante el periodo analizado.

En conjunto, los participantes registraron aproximadamente entre 11 y 13 delitos menos por persona, una reducción global de aproximadamente el 58 %. Las personas que reincidieron también cometieron menos infracciones que antes de llevar la etiqueta.

A partir de las tasas medias observadas antes y después del etiquetado, la evaluación calcula que podrían evitarse cerca de 300 delitos en doce meses, con un ahorro aproximado de 100.000 libras en costes asociados a la policía y al sistema de justicia penal.

A pesar de estos resultados, hay que tener en cuenta que el análisis inicial se basa en un número reducido de participantes y que el proyecto todavía está en fase de expansión.

El GPS no solo tiene una función de supervisión. Los datos de localización han proporcionado a la Policía de Sussex nuevas oportunidades de inteligencia e investigación, ayudando a identificar presuntos delitos que no habían sido detectados anteriormente y a orientar actuaciones contra personas consideradas delincuentes prolíficos.

El proyecto inicial, que disponía de diez etiquetas en East Sussex, se amplió en mayo de 2026 a West Sussex y Brighton & Hove, con capacidad para gestionar hasta 30 etiquetas.

Uno de los elementos diferenciales de la Operación STOP es que el etiquetado no funciona de manera aislada. El programa incorpora un Business Crime Navigator, gestionado por Change Grow Live, que ofrece apoyo personalizado a los participantes.

Este profesional facilita el acceso a servicios de vivienda, sanidad, tratamiento de problemas relacionados con el consumo de sustancias, prestaciones sociales, empleo y otros recursos. El objetivo es intervenir sobre las circunstancias personales que pueden contribuir a la reincidencia.

Los responsables del proyecto consideran que esta combinación de supervisión, actuación policial y rehabilitación es uno de los factores que puede explicar los resultados iniciales. Los participantes entrevistados también han manifestado que se sentían más acompañados y que tenían más facilidad para acceder a los servicios de ayuda.

La Operación STOP representa un modelo de respuesta al robo persistente que combina tecnología, control judicial, información policial e intervención social. Los primeros datos apuntan a una reducción considerable de los delitos entre las personas participantes y también a beneficios para las investigaciones policiales y los comercios.

Sin embargo, los resultados se tienen que interpretar con prudencia. El número inicial de participantes es limitado y todavía hay que comprobar si la reducción de la reincidencia se mantiene a largo plazo y si los resultados se repiten a medida que el programa se amplía.

La experiencia de Sussex muestra, en definitiva, cómo la monitorización electrónica combinada con apoyo rehabilitador puede formar parte de una estrategia más amplia contra la delincuencia persistente. El reto será determinar si los buenos resultados iniciales se consolidan y hasta qué punto este modelo puede contribuir de manera sostenida a reducir los robos y mejorar la seguridad de los comercios y las comunidades.

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L’etiquetatge GPS redueix la reincidència entre els lladres prolífics a Sussex

Una avaluació independent de l’Operació STOP, una iniciativa desenvolupada a Sussex, al Regne Unit, ha detectat una reducció significativa de la delinqüència entre els lladres prolífics que participen en el programa. La iniciativa combina l’etiquetatge GPS amb suport individualitzat de rehabilitació, amb l’objectiu de reduir la reincidència i actuar sobre les causes que poden afavorir el robatori persistent als establiments comercials.

El programa es va posar en marxa a East Sussex durant l’estiu del 2025 i reuneix la Comissionada de Policia i Crim de Sussex, la Policia de Sussex, les administracions locals, el Servei de Llibertat Condicional, Change Grow Live i empreses del sector comercial. El GPS s’utilitza com a condició de les ordres de conducta criminal (CBO), mentre que els participants reben suport per fer front a problemes relacionats amb l’habitatge, la salut, el consum de substàncies, les prestacions socials o l’ocupació.

Les primeres dades de l’avaluació mostren que els vuit delinqüents etiquetats inclosos en l’anàlisi van reduir l’activitat delictiva després de la instal·lació del GPS. Cinc no van cometre cap altre delicte durant el període analitzat.

En conjunt, els participants van registrar aproximadament entre 11 i 13 delictes menys per persona, una reducció global d’aproximadament el 58 %. Les persones que van reincidir també van cometre menys infraccions que abans de portar l’etiqueta.

A partir de les taxes mitjanes observades abans i després de l’etiquetatge, l’avaluació calcula que podrien evitar-se prop de 300 delictes en dotze mesos, amb un estalvi aproximat de 100.000 lliures en costos associats a la policia i al sistema de justícia penal.

Tot i aquests resultats, cal tenir en compte que l’anàlisi inicial es basa en un nombre reduït de participants i que el projecte encara està en fase d’expansió.

El GPS no només té una funció de supervisió. Les dades de localització han proporcionat a la Policia de Sussex noves oportunitats d’intel·ligència i investigació, ajudant a identificar presumptes delictes que no havien estat detectats anteriorment i a orientar actuacions contra persones considerades delinqüents prolífics.

El projecte inicial, que disposava de deu etiquetes a East Sussex, es va ampliar el maig del 2026 a West Sussex i Brighton & Hove, amb capacitat per gestionar fins a 30 etiquetes.

Un dels elements diferencials de l’Operació STOP és que l’etiquetatge no funciona de manera aïllada. El programa incorpora un Business Crime Navigator, gestionat per Change Grow Live, que ofereix suport personalitzat als participants.

Aquest professional facilita l’accés a serveis d’habitatge, sanitat, tractament de problemes relacionats amb el consum de substàncies, prestacions socials, ocupació i altres recursos. L’objectiu és intervenir sobre les circumstàncies personals que poden contribuir a la reincidència.

Els responsables del projecte consideren que aquesta combinació de supervisió, actuació policial i rehabilitació és un dels factors que pot explicar els resultats inicials. Els participants entrevistats també han manifestat que se sentien més acompanyats i que tenien més facilitat per accedir als serveis d’ajuda.

L’Operació STOP representa un model de resposta al robatori persistent que combina tecnologia, control judicial, informació policial i intervenció social. Les primeres dades apunten a una reducció considerable dels delictes entre les persones participants i també a beneficis per a les investigacions policials i els comerços.

Tanmateix, els resultats s’han d’interpretar amb prudència. El nombre inicial de participants és limitat i encara cal comprovar si la reducció de la reincidència es manté a llarg termini i si els resultats es repeteixen a mesura que el programa s’amplia.

L’experiència de Sussex mostra, en definitiva, com el monitoratge electrònic combinat amb suport rehabilitador pot formar part d’una estratègia més àmplia contra la delinqüència persistent. El repte serà determinar si els bons resultats inicials es consoliden i fins a quin punt aquest model pot contribuir de manera sostinguda a reduir els robatoris i millorar la seguretat dels comerços i les comunitats.

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La violence par arme à feu aux États-Unis recule en 2024

Le Bureau américain des statistiques de la justice (BJS) a publié le nouveau rapport Firearm Violence, 2024 (Violence par arme à feu, 2024), qui analyse l’évolution de la violence commise avec des armes à feu au cours des années 2023 et 2024. Les données, élaborées à partir des informations par les services de police, font état d’une baisse généralisée de la victimisation violente par arme à feu aux États-Unis en 2024.

Selon le rapport, le taux global de victimisation violente par arme à feu est passé de 133,4 cas pour 100 000 habitants en 2023 à 117,4 en 2024. Cette réduction a été observée dans toutes les catégories criminelles analysées : homicide, viol, vol à main armée et violence aggravée.

Dans le cas des homicides par arme à feu, le taux a diminué, passant de 4,6 à 3,8 cas pour 100 000 habitants. En chiffres absolus, le nombre estimé de victimisations par homicide commis avec une arme à feu est passé de 15 350 en 2023 à 12 930 en 2024.

Une diminution a également été enregistrée dans les viols impliquant l’utilisation d’une arme à feu. Le taux est passé de 0,62 à 0,57 cas pour 100 000 habitants, tandis que l’estimation du nombre de victimisations est passée de 2 090 à 1 920.

La baisse est particulièrement marquée pour les vols à main armée. Dans le cas des homicides par arme à feu, le taux est passé de 30,1 à 25 cas pour 100 000 habitants. En chiffres absolus, cela représente une réduction estimée de 100 830 à 84 920 victimisations.

Enfin, les agressions aggravées par arme à feu, qui constituent la catégorie comptant le plus grand nombre de cas dans l’étude, ont également connu une baisse. Le taux est passé de 97,3 à 87,3 cas pour 100 000 habitants, tandis que le nombre estimé de victimisations a diminué, passant de 325 700 à 297 000.

Dans l’ensemble, le nombre estimé de victimisations violentes commises avec des armes à feu est passé de 446 700 en 2023 à 399 220 en 2024.

Les estimations s’inscrivent dans le cadre du programme d’estimation du National Incident-Based Reporting System (NIBRS), un système de collecte de données du FBI qui recense les informations sur les incidents criminels signalés par les services chargés de l’application de la loi.

Le programme d’estimation du NIBRS, administré par le BJS en collaboration avec le FBI, utilise ces données pour établir des estimations nationales et

infranationales de la criminalité. Le rapport indique également que les estimations pour 2023 ont été mises à jour afin d’intégrer les données que le FBI a reçues après la date de clôture initiale.

Cette méthodologie est importante pour interpréter les résultats. Les chiffres du rapport correspondent aux victimisations connues des forces de l’ordre et estimées ultérieurement au moyen du système NIBRS. Par conséquent, ils ne doivent pas nécessairement être considérés comme un décompte de tous les actes de violence armée qui se produisent, car certains incidents peuvent ne pas être portés à la connaissance des autorités.

Le BJS a également analysé si les différences observées entre 2023 et 2024 sont statistiquement significatives. Pour ce faire, il a utilisé des tests statistiques avec un niveau de confiance de 95 %.

Selon la méthodologie du rapport, les comparaisons présentées dans le texte sont statistiquement significatives, sauf indication contraire. Cela renforce l’interprétation selon laquelle la baisse observée entre ces deux années n’est pas simplement une fluctuation aléatoire des données.

Pour le secteur de la sécurité, cette précision statistique est pertinente, car elle permet d’analyser les tendances de la criminalité sur une base quantitative plus solide et d’éviter des conclusions fondées uniquement sur des variations ponctuelles.

Les données du BJS offrent une image concrète de l’évolution de la violence armée aux États-Unis sur une période de deux ans. Le principal résultat est sans équivoque : en 2024, la victimisation violente par arme à feu a diminué par rapport à 2023, tant en termes de taux rapportés à la population que de nombre estimé de cas.

La réduction touche les quatre catégories analysées et, par conséquent, ne se concentre pas sur un seul type de délit. Les taux d’homicides, de viols, de vols à main armée et d’agressions aggravées par arme à feu sont en baisse en 2024.

Toutefois, ces données décrivent une évolution statistique et, à elles seules, n’expliquent pas les causes de cette baisse. Pour déterminer les facteurs qui ont pu contribuer, il serait nécessaire d’analyser d’autres variables et études, telles que les changements dans les dynamiques criminelles, les interventions policières, les politiques de prévention, les caractéristiques socio-économiques ou d’autres facteurs liés à la violence armée.

À cet égard, le rapport du BJS constitue avant tout un outil de suivi. Disposer d’estimations annuelles comparables permet aux professionnels de la sécurité, aux chercheurs et aux administrations d’observer l’évolution des différents

types de violence et d’identifier les changements qui méritent une analyse plus approfondie.

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Gun violence in the U.S. decreases in 2024

The U.S. Bureau of Justice Statistics (BJS) has published the new report Violent Victimization with a Firearm, 2024, which analyses the evolution of gun violence during the years 2023 and 2024. The data, compiled from information provided by law enforcement agencies, show a widespread decrease in gun violence victimisation in the United States during 2024.

According to the report, the overall gun violence victimisation rate went from 133.4 cases per 100,000 people in 2023 to 117.4 in 2024. The reduction occurred across all analysed crime categories: homicide, rape, robbery and aggravated assault.

In the case of gun-related homicides, the rate decreased from 4.6 to 3.8 cases per 100,000 inhabitants. In absolute terms, the estimated number of gun homicide victimisations decreased from 15,350 in 2023 to 12,930 in 2024.

A reduction was also recorded in rapes in which a firearm was used. The rate went from 0.62 to 0.57 cases per 100,000 people, while the estimated number of victimisations fell from 2,090 to 1,920.

The decrease is especially visible in robberies. In the case of gun homicides, the rate decreased from 30.1 to 25.0 cases per 100,000 inhabitants. In absolute figures, this represents an estimated reduction from 100,830 to 84,920 victimisations.

Finally, aggravated assaults with a firearm, which constitute the category with the most cases within the study, also experienced a decrease. The rate went from 97.3 to 87.3 cases per 100,000 people, while the estimated number of victimisations decreased from 325,700 to 297,000.

Overall, the estimated number of violent victimisations committed with firearms fell from 446,700 in 2023 to 399,220 in 2024.

The estimates are part of the estimation programme of the National Incident-Based Reporting System (NIBRS), an FBI data collection system that records information on crime incidents reported by law enforcement agencies.

The NIBRS estimation programme, administered by the BJS in collaboration with the FBI, uses these data to produce national and subnational crime estimates. The report also notes that the estimates for 2023 have been updated to incorporate data that the FBI received after the initial closing date.

This methodology is important when it comes to interpreting the results. The figures in the report correspond to victimisations known to law enforcement

agencies and subsequently estimated using the NIBRS system. Therefore, they should not necessarily be understood as a count of all gun violence episodes that occur, as there may be incidents that do not come to the attention of the authorities.

The BJS has also analysed whether the differences observed between 2023 and 2024 are statistically significant. To this end, statistical tests with a 95% confidence level have been used.

According to the report’s methodology, the comparisons presented in the text are statistically significant, unless otherwise indicated. This reinforces the interpretation that the decrease observed between both years is not simply a random fluctuation of the data.

For the security sector, this statistical precision is relevant because it allows for the analysis of crime trends on a more robust quantitative basis and avoids conclusions based solely on isolated variations.

BJS data provide a concrete picture of the evolution of gun violence in the United States over a two-year period. The main result is clear: in 2024 there was a decrease in gun violence victimisation compared to 2023, both in terms of population rates and the estimated number of cases.

The reduction affects the four categories analysed and, therefore, is not concentrated on a single type of crime. Firearm homicides, rapes, robberies, and aggravated assaults show lower rates in 2024.

However, these data describe a statistical evolution and, on their own, do not explain the causes of the decline. To determine the factors that may have contributed, it would be necessary to analyse other variables and studies, such as changes in criminal dynamics, law enforcement actions, prevention policies, socioeconomic characteristics, or other factors related to armed violence.

In this regard, the BJS report constitutes above all a monitoring tool. Having comparable annual estimates enables security professionals, researchers, and administrations to observe the evolution of different types of violence and identify changes that warrant a more in-depth analysis.

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