Consolidating cybersecurity and resilience throughout the European Union

The European Union is working on improving resilience in the face of increasingly serious cyber threats so as to consolidate security in society at large and in the digital economy.

The European Council has reached a joint agreement on shared high-level cybersecurity measures throughout the European Union with a view to further improving resilience and the ability to react to incidents in both the public and private sectors and in the EU as a whole.

Once approved, the new directive, referred to as NIS2, will replace the current directive on the Security of Network and Information Systems (the NIS Directive).

NIS2 will establish the base line for measures to manage risks to cybersecurity and obligations to provide information in all the sectors covered by the Directive, such as energy, transport, health and digital infrastructure.

The revised directive is intended to eliminate divergences in cybersecurity requirements and the implementation of cybersecurity measures in different Member States. To this end, it establishes minimum standards for a regulatory framework and mechanisms for effective cooperation between the relevant authorities in each Member State. It also updates the list of sectors and activities subject to cybersecurity obligations, and provides for resources and sanctions to ensure their implementation.

The Directive will formally establish the European Union Cyber Crisis Liaison Organisation Network, EU-CyCLONe, which is intended to provide support for the coordinated management of large-scale cybersecurity incidents.

While according to the terms of the former NIS directive Member States were responsible for determining which entities would meet the criteria to qualify as operators of essential services, the new NIS2 Directive introduces a rule to establish the limits of their scope. This means that all the large and medium-sized entities that operate within the sectors concerned or that provide services subject to regulation by the Directive will come under its scope of application.

Although the Council’s position maintains this general standard, it also includes additional provisions to ensure proportionality, a higher level of risk management and clear criteria for the definition of the entities to be covered.

The Council’s text also clarifies that the Directive will not apply to entities that develop activities in fields such as defence or national security, public security, the police and the courts. National parliaments and central banks are also excluded from the scope of the Directive.

Since public administrations are often also the targets of cyber attacks, NIS2 will apply to the public administrative organisms of Member States’ central governments. In addition, Member States can decide which regulations will apply to these entities at a regional and local scale.

The Council has aligned the text with specific sectoral legislation, particularly the Digital Operational Resilience Act (DORA) regulation for the financial sector and the Critical Entities Resilience (CER) Directive to provide legal clarification and ensure consistency between NIS2 and these new regulations.

A voluntary mechanism for peer learning will increase mutual confidence and the learning of good practices and experiences, and will thus contribute to achieving a high level of shared cybersecurity.

Member States will have two years starting from the date that the Directive comes into force within which to incorporate the provisions into their national legislations.

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Renforcer la cybersécurité et la résilience au sein de l’Union européenne

L’Union européenne s’efforce d’améliorer la résilience aux cybermenaces toujours plus présentes et de garantir la sécurité de la société et de l’économie numérique.

Le Conseil européen a défini des mesures visant à assurer un niveau commun élevé de cybersécurité dans l’ensemble de l’Union européenne, afin d’améliorer davantage les capacités de résilience et de réaction aux incidents tant dans le secteur public que dans le secteur privé, et dans l’UE dans son ensemble.

Une fois adoptée, la nouvelle directive, appelée NIS2, remplacera la directive actuelle sur la sécurité des réseaux et des systèmes d’information (Directive NIS).

La NIS2 devrait établir la base de référence pour les mesures de gestion des risques liés à la cybersécurité et les obligations de déclaration dans tous les secteurs couverts par la directive, tels que l’énergie, les transports, la santé et les infrastructures numériques.

La directive révisée vise à éliminer les divergences dans les exigences en matière de cybersécurité et la mise en place des mesures de cybersécurité dans les différents États membres. À cette fin, elle établit des normes minimales pour un cadre réglementaire et des mécanismes pour une coopération efficace entre les autorités compétentes de chaque État membre. Elle met également à jour la liste des secteurs et activités soumis à des obligations en matière de cybersécurité, et prévoit des recours et des sanctions pour en assurer l’application.

La directive établira officiellement le réseau européen pour la préparation et la gestion des crises cyber, EU-CyCLONe, qui doit soutenir la gestion coordonnée des incidents de cybersécurité à grande échelle.

Alors qu’en vertu de l’ancienne directive NIS, il incombait aux États membres de déterminer quelles entités répondaient aux critères de qualification d’opérateurs de services essentiels, la nouvelle directive NIS2 introduit une règle de limite de taille. Cela signifie que toutes les entités de taille moyenne et grande opérant dans les secteurs ou fournissant des services couverts par la directive entreront dans son champ d’application.

Si la position du Conseil maintient cette règle générale, elle comprend des dispositions supplémentaires visant à garantir la proportionnalité, un niveau plus élevé de gestion des risques et des critères clairs pour la détermination des entités couvertes.

Le texte du Conseil précise également que la directive ne s’appliquera pas aux entités exerçant des activités dans des domaines tels que la défense ou la sécurité nationale, la sécurité publique, la police et le système judiciaire. Les parlements et les banques centrales sont également exclus du champ d’application.

Étant donné que les administrations publiques sont souvent la cible de cyberattaques, la NIS2 s’appliquera aux entités de l’administration publique des gouvernements centraux. En outre, les États membres peuvent décider d’appliquer cette directive à ces entités également au niveau régional et local.

Le Conseil a aligné le texte sur la législation sectorielle spécifique, en particulier le règlement sur la résilience opérationnelle numérique du secteur financier (DORA) et la directive sur la résilience des entités critiques (CER), afin de fournir une clarté juridique et assurer la cohérence entre la NIS2 et ces lois.

Un mécanisme volontaire d’apprentissage entre pairs augmentera la confiance mutuelle et l’apprentissage des bonnes pratiques et des expériences, contribuant ainsi à atteindre un niveau commun élevé de cybersécurité.

Les États membres bénéficieront de deux années après l’entrée en vigueur de la directive pour intégrer ces dispositions à la législation de leur État.

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Fortalecer la ciberseguridad y la resiliencia en toda la Unión Europea

La Unión Europea trabaja para mejorar la resiliencia frente a las ciberamenazas cada vez mayores y para mantener la sociedad y la economía digital seguras.

El Consejo Europeo ha acordado su posición sobre medidas para un alto nivel común de ciberseguridad en toda la Unión Europea, para mejorar todavía más la resiliencia y las capacidades de respuesta a incidentes tanto del sector público como privado y de la UE en su conjunto.

Una vez aprobada, la nueva directiva, denominada NIS2, sustituirá a la directiva actual sobre seguridad de redes y sistemas de información (la directiva NIS).

La NIS2 establecerá la línea de base para las medidas de gestión del riesgo de ciberseguridad y las obligaciones de presentación de informes en todos los sectores cubiertos por la directiva, como la energía, el transporte, la salud y la infraestructura digital.

La directiva revisada pretende eliminar las divergencias en los requisitos de ciberseguridad y la implementación de las medidas de ciberseguridad a los diferentes estados miembros. Para conseguirlo, establece normas mínimas para un marco normativo y mecanismos para una cooperación efectiva entre las autoridades relevantes de cada estado miembro. También actualiza la lista de sectores y actividades sujetas a obligaciones de ciberseguridad, y prevé recursos y sanciones para garantizar su ejecución.

La directiva establecerá formalmente la Red Europea de Organización de Cibercrisis de Enlace, EU-CyCLONe, que dará apoyo a la gestión coordinada de incidentes de ciberseguridad a gran escala.

Si bien, según la antigua directiva NIS, los estados miembros eran responsables de determinar qué entidades cumplirían los criterios para calificarse como operadores de servicios esenciales, la nueva directiva NIS2 introduce una regla de límite de tamaño. Eso significa que todas las entidades medias y grandes que operan dentro de los sectores o prestan servicios objeto de la directiva entrarán en su ámbito de aplicación.

Aunque la posición del Consejo mantiene esta norma general, incluye disposiciones adicionales para garantizar la proporcionalidad, un mayor nivel de gestión del riesgo y criterios claros para la determinación de las entidades cubiertas.

El texto del Consejo también aclara que la directiva no se aplicará a las entidades que desarrollen actividades en ámbitos como la defensa o la seguridad nacional, la seguridad pública, la policía y el poder judicial. También quedan excluidos de su ámbito los parlamentos y los bancos centrales.

Dado que las administraciones públicas también son a menudo objetivo de ciberataques, la NIS2 se aplicará a las entidades de administración pública de los gobiernos centrales. Además, los estados miembros pueden decidir que se aplique a estas entidades también a nivel regional y local.

El Consejo ha alineado el texto con la legislación sectorial específica, en particular el Reglamento sobre la resiliencia operativa digital del sector financiero (DORA) y la Directiva sobre la resiliencia de las entidades críticas (CER), para proporcionar claridad jurídica y garantizar la coherencia entre la NIS2 y estos actos.

Un mecanismo voluntario de aprendizaje entre iguales aumentará la confianza mutua y el aprendizaje de buenas prácticas y experiencias, contribuyendo así a alcanzar un alto nivel común de ciberseguridad.

Los estados miembros tendrán dos años desde la entrada en vigor de la directiva para incorporar las disposiciones a su legislación estatal.

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Enfortir la ciberseguretat i la resiliència a tota la Unió Europea

La Unió Europea treballa per millorar la resiliència davant les ciberamenaces cada cop més grans i per mantenir la societat i l’economia digital segures.

El Consell Europeu ha acordat la seva posició sobre mesures per a un alt nivell comú de ciberseguretat a tota la Unió Europea, per millorar encara més la resiliència i les capacitats de resposta a incidents tant del sector públic com privat i de la UE en conjunt.

Un cop aprovada, la nova directiva, anomenada NIS2, substituirà la directiva actual sobre seguretat de xarxes i sistemes d’informació (la directiva NIS).

La NIS2 ha d’establir la línia de base per a les mesures de gestió del risc de ciberseguretat i les obligacions de presentació d’informes en tots els sectors coberts per la directiva, com ara l’energia, el transport, la salut i la infraestructura digital.

La directiva revisada pretén eliminar les divergències en els requisits de ciberseguretat i la implementació de les mesures de ciberseguretat als diferents estats membres. Per aconseguir-ho, estableix normes mínimes per a un marc normatiu i mecanismes per a una cooperació efectiva entre les autoritats rellevants de cada estat membre. També actualitza la llista de sectors i activitats subjectes a obligacions de ciberseguretat, i preveu recursos i sancions per garantir-ne l’execució.

La directiva establirà formalment la Xarxa Europea d’Organització de Cibercrisis d’Enllaç, EU-CyCLONe, que ha de donar suport a la gestió coordinada d’incidents de ciberseguretat a gran escala.

Si bé, segons l’antiga directiva NIS, els estats membres eren responsables de determinar quines entitats complirien els criteris per qualificar-se com a operadors de serveis essencials, la nova directiva NIS2 introdueix una regla de límit de mida. Això significa que totes les entitats mitjanes i grans que operen dins dels sectors o presten serveis objecte de la directiva entraran en el seu àmbit d’aplicació.

Tot i que la posició del Consell manté aquesta norma general, inclou disposicions addicionals per garantir la proporcionalitat, un nivell més gran de gestió del risc i uns criteris clars per a la determinació de les entitats cobertes.

El text del Consell també aclareix que la directiva no s’aplicarà a les entitats que desenvolupin activitats en àmbits com la defensa o la seguretat nacional, la seguretat pública, la policia i el poder judicial. També queden exclosos de l’àmbit els parlaments i els bancs centrals.

Com que les administracions públiques també són sovint objectiu d’atacs cibernètics, la NIS2 s’aplicarà a les entitats d’administració pública dels governs centrals. A més, els estats membres poden decidir que s’apliqui a aquestes entitats també a escala regional i local.

El Consell ha alineat el text amb la legislació sectorial específica, en particular el Reglament sobre la resiliència operativa digital del sector financer (DORA) i la Directiva sobre la resiliència de les entitats crítiques (CER), per proporcionar claredat jurídica i garantir la coherència entre la NIS2 i aquests actes.

Un mecanisme voluntari d’aprenentatge entre iguals augmentarà la confiança mútua i l’aprenentatge de bones pràctiques i experiències, i contribuirà així a assolir un alt nivell comú de ciberseguretat.

Els estats membres tindran dos anys des de l’entrada en vigor de la directiva per incorporar les disposicions a la seva legislació estatal.

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Nouvelle opération mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux

Cette nouvelle opération a eu lieu dans le cadre de la septième édition de l’European Money Mule Action, ou EMMA-7, créé en 2016 à l’initiative d’Europol, d’Eurojust et de la Fédération bancaire de l’Union européenne. Il s’agissait de la plus grande opération internationale de ce type, fondée sur l’idée que le partage d’information entre le secteur public et le secteur privé est essentiel pour lutter contre les crimes modernes complexes. Environ 400 banques et institutions financières ont soutenu l’action en signalant 7 000 transactions frauduleuses et en empêchant une perte totale estimée à environ 70 millions d’euros.

L’enquête a montré que les mules financières blanchissaient les gains par le biais de la fraude en ligne, par exemple, via la compromission de la messagerie commerciale ou les escroqueries aux opérations de change.

L’opération a donné lieu à 1 803 arrestations et à l’identification de plus de 18 000 mules financières. Elle a également révélé que des mules étaient utilisées pour blanchir de l’argent pour un large éventail d’escroqueries en ligne telles que l’échange de cartes SIM, la fraude en commerce électronique et le phishing.

Pendant ces opérations qui ont duré environ deux mois et demi, l’EMMA-7 a impliqué les forces de l’ordre, les institutions financières et le secteur privé, notamment Western Union et Microsoft, qui ont coopéré dans un effort concerté contre le blanchiment d’argent en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, en Colombie et en Australie. En plus de cibler le blanchiment de profits par le biais de réseaux de mules financières, les enquêteurs ont également cherché à obtenir des informations sur les sources de ces profits illicites, afin de mieux comprendre la taille et la nature des économies criminelles qui ont recours à ces mules.

Voici les résultats de l’opération qui s’est déroulée du 15 septembre au 30 novembre :

• 18 351 mules identifiées

• 324 recruteurs identifiés

• 1 803 personnes arrêtées

• 2 503 enquêtes ouvertes

• 7 000 transactions frauduleuses signalées

• 67,5 millions d’euros de pertes évitées

L’EMMA compte sur le fait que les acteurs du secteur privé signalent les incidents de comportement financier suspect ou possiblement illégal aux autorités de police. De même, les forces de l’ordre peuvent demander aux acteurs financiers d’enquêter sur des mules financières potentielles. Grâce à ces données, les forces de l’ordre peuvent dresser un tableau des réseaux de blanchiment d’argent et décider, au cas par cas, de la manière de réagir à l’activité éventuelle des mules financières.

L’EMMA fournit un moyen à tous ces acteurs de communiquer, en partageant des informations qui permettront d’identifier les mules potentielles et éventuellement de procéder à des arrestations.

La plupart des recherches menées dans le cadre de l’EMMA-7 ont eu une ampleur internationale. Les opérations des mules financières permettent non seulement le transfert d’argent entre pays, mais aussi de voyager d’un pays à l’autre pour ouvrir un compte bancaire à l’étranger. Les criminels peuvent ensuite utiliser ces comptes pour soutenir le processus de blanchiment d’argent. La complexité des opérations des mules financières et la réaction des forces de l’ordre reflètent la manière dont les réseaux de blanchiment de capitaux sont créés. Contrairement à de nombreux crimes financiers, les mules financières peuvent être recrutées sans le savoir. Pour ce faire, les groupes criminels organisés s’attaquent à des collectivités tels que les étudiants, les immigrants et les personnes en difficulté financière, en leur proposant de l’argent facile par le biais d’offres d’emploi d’apparence légitime et de publications sur les médias sociaux.

L’ignorance n’est pas une excuse quand il s’agit de la loi et les mules enfreignent la loi en blanchissant les produits illicites issus de la criminalité.

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New worldwide operation to crack down on money laundering

The seventh campaign has recently been completed of the European Money Mule Action, or EMMA-7, which was set up in 2016 on the initiative of Europol, Eurojust and the European Banking Federation. The international operation recently completed was the largest of its kind ever held, and is based on the concept that the exchanging of information between the public and private sectors is the key to the combat against complex modern criminal activity.  Around 400 banks and financial institutions gave their support to the campaign, providing information about 7,000 fraudulent transactions and preventing a total loss estimated at nearly 70 million euros.

The investigation highlighted that money mules were laundering the profits of online fraud, by, for example, compromising commercial electronic mail operations or through fraudulent foreign currency transactions.

Some 1,803 arrests were made and over 18,000 suspected money mules were identified. It also showed that money mules were being used to launder cash from a wide range of online scams, such as exchanging SIM cards, fraudulent e-commerce transactions, and phishing (e-mail fraud).

During a period of operations lasting approximately two and a half months, EMMA-7 required police forces, financial institutions and private sector companies such as Western Union and Microsoft to cooperate in a concerted push against money laundering in Europe, Asia, North America, Colombia and Australia.  In addition to cracking down on money laundering through networks of money mules, the investigators also sought out information concerning the origins of these illicit profits, in order to throw more light on the scope and the nature of the criminal activities that employ the services of these money mules.

These were the results of the operation lasting from 15 September to 30 November:

• 18,351 money mules identified

• 324 recruiters identified

• 1,803 individuals arrested

• 2,503 investigations launched

• 7,000 fraudulent transactions reported

• 67.5 million euros of potential theft prevented

EMMA operates through participants from the private sector who report incidents of suspicious or potentially illegal financial conduct to the relevant police authorities. In the same way, the police authorities involved can also ask their partners in the financial sector to investigate suspected money mules. Through this collaboration, the police authorities can build up a profile of the money laundering networks and then decide in each case how to react to the activities of the suspected money mules.

EMMA provides an intermediary channel through which all the partners involved can communicate between themselves, sharing information that will help to identify suspected money mules and potentially lead to their arrest.

The majority of EMMA-7 investigations focused on international operations. The money mules’ activities involve not only the transfer of cash between countries, but also enable them to travel between different countries to open bank accounts in other countries.  The criminals can use these accounts later on so as to conduct the money laundering process. The complexity of these money mule operations and the police response to them reflect the ways in which money laundering networks are created. Money muling differs from many financial crimes in that it is possible for the perpetrators to be recruited without their knowledge. Organised crime groups exploit certain social groups such as students, migrants and persons with economic problems by offering them easy ways to make money through job advertisements and online publications that look legitimate.

Ignorance is not an excuse in legal terms, however, and money mules who launder the illicit earnings of organised crime are clearly breaking the law.

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Nueva operación mundial contra el lavado de capitales

Esta ha sido la séptima edición del European Money Mule Action, o EMMA-7, que se estableció el año 2016 por iniciativa de Europol, Eurojust y la Federación Bancaria Europea. Ha sido la mayor operación internacional de este tipo, construida a partir de la idea de que el intercambio de información público-privada es clave para luchar contra los crímenes modernos complejos. En torno a 400 bancos y entidades financieras apoyaron la acción informando de 7.000 transacciones fraudulentas y evitando una pérdida total estimada de cerca de 70 millones de euros.

La investigación manifestó que las mulas de dinero blanqueaban los beneficios a través del fraude en línea, como por ejemplo a través del compromiso de correo electrónico comercial o las estafas con divisas.

La operación comportó 1.803 detenciones y la identificación de más de 18.000 mulas de dinero. También reveló que las mulas de dinero se estaban utilizando para lavar dinero para una amplia gama de estafas en línea, como intercambio de SIM, fraude de comercio electrónico y pesca por correo electrónico (phishing).

Durante aproximadamente dos meses y medio de operaciones, el EMMA-7 supuso que las fuerzas del orden, las instituciones financieras y el sector privado, incluidas Western Union o Microsoft, cooperaran en un esfuerzo concertado contra el blanqueo de dinero en Europa, Asia, Norteamérica, Colombia y Australia. Además de orientarse al blanqueo de beneficios a través de redes de mulas de dinero, los investigadores también buscaron información sobre las fuentes de estos beneficios ilícitos, dando más luz sobre el tamaño y la naturaleza de las economías criminales que se sirven de estas mulas.

Estos son los resultados de la operación del 15 de septiembre al 30 de noviembre:

• 18.351 mulas de dinero identificadas

• 324 reclutadores identificados

• 1.803 personas detenidas

• 2.503 investigaciones iniciadas

• 7.000 transacciones fraudulentas denunciadas

• 67,5 millones de euros de pérdidas evitadas

El EMMA funciona basándose en actores del sector privado que denuncian incidentes de conducta financiera sospechosa o posiblemente ilegal a las autoridades policiales. Del mismo modo, las fuerzas del orden pueden pedir a los actores financieros que investiguen sobre posibles mulas de dinero. Con estas aportaciones, las fuerzas del orden pueden dibujar una imagen de las redes de blanqueo y después decidir, en cada caso, cómo reaccionar ante la posible actividad de las mulas de dinero.

El EMMA ofrece un medio para que todos estos actores puedan comunicarse, compartiendo información que ayudará a identificar a posibles mulas de dinero y, potencialmente, conducir a detenciones.

La mayoría de las investigaciones bajo el EMMA-7 se centraron en la dimensión internacional. Las operaciones de las mulas de dinero permiten no solo transferir dinero entre países, sino también viajar entre países con el fin de crear cuentas bancarias en el extranjero. Los delincuentes pueden utilizar estas cuentas más adelante para apoyar el proceso de blanqueo de dinero.

La complejidad de las operaciones de las mulas de dinero y la respuesta de las fuerzas del orden reflejan cómo se crean las redes de lavado de capitales. A diferencia de muchos delitos financieros, las mulas de dinero se pueden reclutar sin saberlo. Los grupos del crimen organizado lo hacen aprovechando colectivos como estudiantes, inmigrantes y personas en dificultades económicas, ofreciéndoles dinero fácil mediante anuncios de trabajo de aspecto legítimo y publicaciones en las redes sociales.

La ignorancia no es una excusa respecto a la ley y las mulas de dinero están incumpliendo la ley blanqueando el producto ilícito del delito.

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Nova operació mundial contra el rentat de capitals

Aquesta ha estat la setena edició de l’European Money Mule Action, o EMMA-7, que es va establir l’any 2016 per iniciativa d’Europol, Eurojust i la Federació Bancària Europea. Ha estat l’operació internacional més gran d’aquest tipus, construïda a partir de la idea que l’intercanvi d’informació público-privada és clau per lluitar contra els crims moderns complexos. Al voltant de 400 bancs i entitats financeres van donar suport a l’acció informant de 7.000 transaccions fraudulentes i evitant una pèrdua total estimada de prop de 70 milions d’euros.

La investigació va palesar que les mules de diners blanquejaven els beneficis a través del frau en línia, com per exemple a través del compromís de correu electrònic comercial o les estafes amb divises.

L’operació va comportar 1.803 detencions i la identificació de més de 18.000 mules de diners. També va revelar que les mules de diners s’estaven utilitzant per rentar diners per a una àmplia gamma d’estafes en línia, com ara intercanvi de SIM, frau de comerç electrònic i pesca per correu electrònic (phishing).

Durant aproximadament dos mesos i mig d’operacions, l’EMMA-7 va suposar que les forces de l’ordre, les institucions financeres i el sector privat, incloses Western Union o Microsoft, cooperessin en un esforç concertat contra el blanqueig de diners a Europa, Àsia, Amèrica del Nord, Colòmbia i Austràlia. A més d’orientar-se al blanqueig de beneficis a través de xarxes de mules de diners, els investigadors també van buscar informació sobre les fonts d’aquests beneficis il·lícits, per donar més llum sobre la mida i la naturalesa de les economies criminals que se serveixen d’aquestes mules.

Aquests són els resultats de l’operació del 15 de setembre al 30 de novembre:

• 18.351 mules de diners identificades

• 324 reclutadors identificats

• 1.803 persones detingudes

• 2.503 investigacions iniciades

• 7.000 transaccions fraudulentes denunciades

• 67,5 milions d’euros de pèrdues evitades

L’EMMA funciona basant-se en actors del sector privat que denuncien incidents de conducta financera sospitosa o possiblement il·legal a les autoritats policials. De la mateixa manera, les forces de l’ordre poden demanar als actors financers que investiguin sobre possibles mules de diners. Amb aquestes aportacions, les forces de l’ordre poden dibuixar una imatge de les xarxes de blanqueig i després decidir, en cada cas, com reaccionar davant la possible activitat de les mules de diners.

L’EMMA ofereix un mitjà perquè tots aquests actors puguin comunicar-se, compartint informació que ajudarà a identificar possibles mules de diners i, potencialment, conduir a detencions.

La majoria de les investigacions sota l’EMMA-7 es van centrar en la dimensió internacional. Les operacions de les mules de diners permeten no només transferir diners entre països, sinó també viatjar entre països per tal de crear comptes bancaris a l’estranger. Els delinqüents poden utilitzar aquests comptes més endavant per donar suport al procés de blanqueig de diners.

La complexitat de les operacions de les mules de diners i la resposta de les forces de l’ordre reflecteixen com es creen les xarxes de rentat de capitals. A diferència de molts delictes financers, les mules de diners es poden reclutar sense saber-ho. Els grups del crim organitzat ho fan aprofitant col·lectius com ara estudiants, immigrants i persones en dificultats econòmiques, oferint-los diners fàcils mitjançant anuncis de feina d’aspecte legítim i publicacions a les xarxes socials.

La ignorància no és una excusa pel que fa a la llei i les mules de diners incompleixen la llei blanquejant el producte il·lícit del delicte.

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Crime Victimisation Survey of Catalonia: 10 observations

In November and December 2020 the fieldwork was carried out for the Crime Victimisation Survey of Catalonia (POSC) corresponding to the year in question. On the basis of a sample broken down into nine geographical areas (i.e., the nine police regions) and establishing representative quotas in terms of age and gender, a total of 7,900 interviews were conducted with Catalonians aged 16 or over.  A summary of the main indicators and conclusions is presented below.

  1. There is a slight increase in the percentage of persons who have suffered at least one incident involving a criminal offence (+1.8). This rate of victimisation falls (-3.6) if we remove deception, fraud and confidence tricks.
  2. With respect to previous years there is a slight reduction in the coefficient of multi-victimisation, i.e., the average number of incidents undergone by each victim (1.7 in 2017 compared with 1.5 in 2020).
  3. Barcelona is the police region with the highest rate of victimisation (34.1%), followed by the Camp de Tarragona (27.7%), the Metropolitan North region (27.5%) and Girona (26.9%). The police regions that have undergone the largest increases are the Camp de Tarragona (+4.2), Girona (+3.9), the Central Districts (+3.1) and the Metropolitan North region (+3). The police regions that have experienced the biggest fall in victimisation are the Terres de l’Ebre (-2.8) and Ponent (-2.6).
  4. The breakdown of criminal victimisation by category highlights a significant increase in deception, fraud and confidence tricks (+6.1). 13.8% of the persons participating in the survey had undergone at least one incident of deception, fraud or confidence trickery. Other categories have remained stable or have fallen, such as petty crime, property theft, mugging or vehicle theft, probably due to the effects of the periods of lockdown on the situations concerned.
  5. 32.5% of the incidents registered were cases of deception, fraud or confidence trickery, corresponding to 14.6 percentage points more than in 2017. Vehicle crime fell by 4 percentage points to a total of 25.1%.
  6. 66.3% of the incidents of deception, fraud and confidence trickery were committed online, 14.1% in face-to-face encounters and 12.9% by telephone.
  7. Victimisation was experienced equally by men and women (27.9% and 27.3% respectively); slightly more women experienced victimisation in younger age groups (those aged from 16 to 25 and from 26 to 40) and slightly more men in older groups (those aged from 41 to 64 and those over 65).
  8. The rate of reported crimes falls by 4.6 points. 26% of incidents considered as criminal offences were reported to the police or to the courts. Categories related to second homes and to main residences showed the highest rates of crime reporting (52.1% and 46% respectively), while deception, fraud and confidence trickery saw the lowest rate (16.8%).
  9. The evaluation of levels of security within municipalities attained an average level of 6.8 out of 10, representing a slight fall compared with 7.2 in 2017. Men and women registered very similar average levels. Nevertheless, when we asked the persons taking part in the survey whether they had changed their habits out of fear of falling victim to crime, there were about 32% of affirmative replies, of which 42.2% were women and 21.3% were men.
  10. The evaluation of the Catalan police forces (i.e., the Mossos d’Esquadra and the municipal police forces) returned to 2015 values after results in 2017 that were heavily conditioned by the terrorist attacks of 17th August and the events relating to the Catalan referendum of 1st October. The Mossos d’Esquadra and the municipal police forces were given a rating of 7.3 and 6.9 out of 10 respectively.

The results of the survey can be viewed at this link: Crime Victimisation Survey of Catalonia 2020.

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Enquête sur la sécurité publique en Catalogne : 10 notes

Au cours des mois de novembre et décembre 2020, le travail de terrain a été réalisé pour l’Enquête de sécurité publique de Catalogne (ESPC) correspondant à l’édition de cette année. Au total, 7 900 interviews ont été effectuées auprès de la population catalane de 16 ans et plus, sur la base d’un échantillon stratifié en neuf zones territoriales (neuf circonscriptions de police) et établissant des quotas selon le sexe et l’âge. Voici une compilation des principaux indicateurs et conclusions.

  1. On constate une légère augmentation du pourcentage de personnes ayant subi au moins un événement considéré comme un crime (+1,8). Ce taux de victimisation diminue (-3,6) si l’on élimine les tromperies, fraudes et escroqueries.
  2. Le coefficient de multivictimisation, c’est-à-dire le nombre moyen d’événements subis par chaque victime, est légèrement inférieur à celui de l’édition précédente (1,7 en 2017 et 1,5 en 2020).
  3. Barcelone est la circonscription de police ayant le taux de victimisation le plus élevé (34,1 %), viennent ensuite Camp de Tarragone (27,7 %), Région métropolitaine nord (27,5 %) et Gérone (26,9 %). Les circonscriptions de police qui enregistrent les plus fortes hausses sont Camp de Tarragone (+4,2), Gérone (+3,9), Comarques centrales (+3,1) et Région métropolitaine nord (+3). Les circonscriptions de police qui connaissent la plus forte baisse de la victimisation sont les Terres de l’Ebre (-2,8) et le Ponent (-2,6).
  4. La victimisation par domaine montre une augmentation significative des tromperies, fraudes et escroqueries (+6,1). 13,8 % des personnes interrogées ont été victimes d’au moins une escroquerie, fraude ou tromperie. Les autres domaines sont stables ou en diminution, comme les crimes de proximité contre les biens, les personnes ou les véhicules, probablement en raison des effets des mois de confinement sur les événements rapportés.
  5. 32,5 % des événements enregistrés sont des tromperies, fraudes et escroqueries, 14,6 points de plus que lors de l’édition 2017. Les méfaits liés aux véhicules perdent 4 points et représentent 25,1 % du total.
  6. 66,3 % des tromperies, fraudes et escroqueries ont été commis en ligne, 14,1 % en personne et 12,9 % par téléphone.
  7. La victimisation est répartie de manière égale entre les hommes et les femmes (27,9 % et 27,3 %, respectivement) ; les femmes sont légèrement plus victimisées dans les groupes d’âge plus jeunes (16 à 25 ans et 26 à 40 ans) et les hommes dans les groupes d’âge plus avancé (41 à 64 ans et 65 ans et plus).
  8. Diminution de 4,6 points du taux de plaintes. 26 % des actes considérés comme criminels ont été signalés par la signature d’un document à la police ou au tribunal. Les secondes résidences et domiciles sont les domaines qui présentent le taux de plaintes le plus élevé (52,1 % et 46 %, respectivement) et les tromperies, fraudes et escroqueries, le taux le plus faible (16,8 %).
  9. L’évaluation du niveau de sécurité de la municipalité est en moyenne de 6,8 sur 10, en légère baisse par rapport à 2017 (7,2). Les hommes et les femmes obtiennent des moyennes très similaires. Toutefois, lorsqu’on demande aux personnes interrogées si elles ont cessé de faire certaines activités par crainte d’être victimes de la criminalité, parmi les réponses positives (environ 32 %), 42,2 % correspondent à celles des femmes et 21,3 % à celles des hommes.
  10. L’évaluation des forces de police (PG-ME et police locale) revient aux valeurs de 2015 après une édition, en 2017, très conditionnée par les attentats du 17 août et les événements du 1er octobre. La PG-ME et la police locale obtiennent respectivement 7,3 et 6,9 sur 10.

Vous pouvez consulter la présentation des résultats en utilisant le lien suivant Enquête sur la sécurité publique en Catalogne 2020.

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