IA et police : les bénéfices progressent plus vite que les garanties, selon une nouvelle étude

L’intelligence artificielle (IA) transforme rapidement le fonctionnement des forces de police et du système de justice pénale. De l’analyse des preuves numériques à la rédaction automatisée de documents, en passant par l’identification de schémas criminels, ces technologies promettent d’améliorer l’efficacité et d’alléger la charge de travail des professionnels. Toutefois, une nouvelle étude menée par l’Université de Northumbria met en garde contre un déploiement de ces outils qui progresse plus rapidement que les mécanismes de contrôle, de supervision et de régulation nécessaires pour garantir une utilisation sûre, transparente et responsable.

Réalisée sur une période de quatre ans dans le cadre du projet PROBabLE Futures, cette étude constitue à ce jour la cartographie la plus complète de l’utilisation de l’IA au sein du système de justice pénale en Angleterre et au Pays de Galles. Les chercheurs ont recensé 70 outils d’intelligence artificielle déjà opérationnels, en phase d’expérimentation ou en cours de développement. Parmi eux, 27 sont déjà utilisés dans un cadre opérationnel, tandis que 34 font l’objet de projets pilotes. Plus de la moitié ont été développés par des entreprises privées, ce qui illustre également le rôle croissant du secteur technologique dans ce domaine.

Les applications identifiées sont très variées. Elles comprennent la transcription automatique des dépositions, l’assistance à la rédaction des procès-verbaux, le tri des appels adressés aux centres d’urgence, l’analyse de grands volumes d’informations afin de détecter des tendances criminelles, l’identification des personnes vulnérables, la gestion des preuves numériques, la rédaction de documents judiciaires ainsi que les systèmes de reconnaissance faciale. Certaines solutions sont également destinées au bien-être des agents et sont capables de détecter des indicateurs de stress ou de risques psychosociaux.

Les chercheurs reconnaissent que nombre de ces applications apportent des bénéfices réels lorsqu’elles sont correctement mises en œuvre. Les tâches répétitives et administratives peuvent être automatisées, ce qui permet aux professionnels de consacrer davantage de temps aux activités nécessitant un jugement humain. De même, l’analyse automatisée des données peut accélérer les enquêtes et faciliter l’identification d’informations pertinentes qui pourraient passer inaperçues lors d’un examen manuel.

Cependant, le principal enseignement du rapport est que ces avantages ne sont durables que si les outils ont été conçus pour répondre à des besoins précis, ont fait l’objet de tests rigoureux et sont encadrés par des mécanismes de supervision solides. Selon les auteurs, cette situation est encore loin d’être généralisée, et dans de nombreux cas, le rythme d’adoption de ces technologies dépasse la capacité des institutions à évaluer les risques et à mettre en place des règles de gouvernance claires.

L’un des aspects les plus marquants de l’étude concerne la critique du concept human in the loop (« l’humain dans le processus »), selon lequel une personne est censée examiner systématiquement les décisions ou recommandations produites par l’IA avant qu’elles ne produisent des effets concrets. En théorie, ce mécanisme doit garantir que la responsabilité finale reste entre les mains des personnes.

Les chercheurs constatent cependant que cette supervision est souvent davantage formelle qu’effective. Lorsqu’un outil affiche un niveau élevé de précision, les utilisateurs ont tendance à lui accorder une confiance excessive et à examiner ses résultats avec moins d’attention. Cette situation crée un faux sentiment de sécurité : les erreurs sont peu fréquentes, mais lorsqu’elles surviennent, elles risquent davantage de passer inaperçues et peuvent avoir des conséquences importantes, notamment dans des domaines aussi sensibles que les enquêtes policières ou les procédures judiciaires.

Le rapport alerte également sur un autre risque émergent : l’interconnexion de plusieurs systèmes d’IA au sein d’un même processus. Si les informations produites par un outil alimentent automatiquement un autre système, une erreur initiale peut se propager et s’amplifier tout au long de la chaîne décisionnelle. Ce phénomène, qualifié de « chaînage des systèmes d’IA », est encore peu étudié, mais les auteurs estiment qu’il devrait faire l’objet d’une attention prioritaire.

Afin de répondre à ces défis, l’étude formule 26 recommandations à l’intention des administrations publiques, des services de police, des autorités judiciaires, des fournisseurs de technologies et de la communauté scientifique. Parmi les principales mesures proposées figurent la réalisation d’évaluations indépendantes de tous les outils d’IA, la création de registres publics permettant d’identifier les systèmes utilisés, l’adoption de normes plus exigeantes pour leur acquisition et leur validation, le renforcement de la formation des professionnels ainsi que le développement de recherches spécifiques sur les risques liés aux interactions entre différents systèmes d’intelligence artificielle.

En définitive, l’étude ne remet pas en cause l’utilité de l’IA dans le domaine policier et ne plaide pas pour un ralentissement de l’innovation. Au contraire, elle conclut que ces technologies peuvent apporter une réelle valeur ajoutée lorsqu’elles sont utilisées de manière responsable et transparente. Le véritable défi consiste à faire en sorte que les avancées technologiques s’accompagnent d’un cadre solide de gouvernance, de supervision et de reddition de comptes. C’est à cette condition qu’il sera possible de tirer pleinement parti des bénéfices de l’intelligence artificielle sans compromettre les droits fondamentaux, la qualité des enquêtes ni la confiance des citoyens envers les institutions chargées de la sécurité.

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AI in policing: benefits are advancing faster than the safeguards, according to a new study

Artificial intelligence (AI) is rapidly transforming the functioning of police forces and the criminal justice system. From the analysis of digital evidence to the automatic drafting of documents or the identification of criminal patterns, these technologies promise to improve efficiency and reduce the workload of professionals. However, a new study led by Northumbria University warns that the implementation of these tools is advancing more rapidly than the necessary control, oversight, and regulatory mechanisms to ensure safe, transparent, and responsible use.

The study, developed over four years as part of the PROBabLE Futures project, constitutes the most comprehensive map created to date on the use of AI in the criminal justice system of England and Wales. Researchers have identified a total of 70 artificial intelligence tools that are already operational, in testing phase, or in development. Of these, 27 are already being used operationally, while 34 are in pilot phases. More than half have been developed by private companies, a fact that also highlights the growing role of the technology sector in this area.

The detected applications are very diverse. They include automatic transcription of statements, assisted drafting of reports, classification of calls to emergency centres, analysis of large volumes of information to detect criminal patterns, identification of vulnerable individuals, management of digital evidence, drafting of legal documents, and facial recognition systems. There are also tools aimed at the well-being of officers, capable of identifying indicators of stress or psychosocial risk.

Researchers acknowledge that many of these applications provide real benefits when implemented correctly. Repetitive and administrative tasks can be automated, allowing professionals to dedicate more time to activities that require human judgement. Similarly, automated data analysis can facilitate faster investigations and help detect relevant information that might be overlooked in a manual review.

However, the main message of the report is that these advantages are only sustainable when the tools have been designed to address specific problems, have undergone rigorous testing, and operate under robust oversight mechanisms. According to the authors, this situation is not yet widespread, and in many cases, the speed of adoption exceeds the capacity of institutions to assess risks and establish clear governance standards.

One of the highlights of the study is the criticism of the concept of human in the loop, that is, the idea that a person always reviews the decisions or recommendations generated by AI before they have practical effects. In theory,

this mechanism should ensure that the final responsibility continues to rest with the individuals.

However, researchers observe that this oversight is often more formal than effective. When a tool demonstrates a high level of accuracy, users tend to trust it excessively and stop reviewing its results with the same attention. This creates a false sense of security: errors are infrequent, but when they occur, they are more likely to go unnoticed and can lead to significant consequences, especially in sensitive areas such as police investigations or judicial processes.

The report also warns of another emerging risk: the connection of various AI systems within the same process. If the information produced by one tool automatically feeds into another, any initial error can be transmitted and amplified throughout the entire decision chain. This phenomenon, known as «AI system chaining», has still been little studied, but the authors believe it deserves priority attention.

To address these challenges, the study formulates 26 recommendations aimed at public administrations, law enforcement agencies, the judicial system, technology providers, and the scientific community. Among the proposed measures are the conduct of independent assessments of all AI tools, the creation of public registries to know which systems are in use, the establishment of more stringent standards for their acquisition and validation, better training for professionals, and specific research on the risks arising from the interaction between different artificial intelligence systems.

In short, the study does not question the usefulness of AI in the police field nor does it advocate for halting innovation. On the contrary, it concludes that these technologies can bring great value when used responsibly and transparently. The real challenge is to ensure that technological development is accompanied by a robust framework of governance, oversight, and accountability. Only in this way will it be possible to harness the benefits of artificial intelligence without compromising fundamental rights, the quality of investigations, and the trust of citizens in security institutions.

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La inteligencia artificial en la policía: los beneficios avanzan más rápido que las garantías

La inteligencia artificial (IA) está transformando rápidamente el funcionamiento de los cuerpos policiales y del sistema de justicia penal. Desde el análisis de pruebas digitales hasta la redacción automática de documentos o la identificación de patrones delictivos, estas tecnologías prometen mejorar la eficiencia y reducir la carga de trabajo de los profesionales. No obstante, un nuevo estudio liderado por la Universidad de Northumbria advierte que la implantación de estas herramientas está avanzando más rápidamente que los mecanismos de control, supervisión y regulación necesarios para garantizar un uso seguro, transparente y responsable.

El estudio, desarrollado durante cuatro años en el marco del proyecto PROBabLE Futuras, constituye el mapa más completo elaborado hasta ahora sobre el uso de la IA en el sistema de justicia penal de Inglaterra y Gales. Los investigadores han identificado un total de 70 herramientas de inteligencia artificial que están en funcionamiento, en fase de prueba o en desarrollo. De estas, 27 ya se utilizan de manera operativa, mientras que 34 están en fases piloto. Más de la mitad han sido desarrolladas por empresas privadas, hecho que también pone de manifiesto el papel creciente del sector tecnológico en este ámbito.

Las aplicaciones detectadas son muy diversas. Incluyen transcripción automática de declaraciones, redacción asistida de atestados, clasificación de llamadas en los centros de emergencia, análisis de grandes volúmenes de información para detectar patrones criminales, identificación de personas vulnerables, gestión de pruebas digitales, redacción de documentos judiciales y sistemas de reconocimiento facial. También hay herramientas orientadas al bienestar de los agentes, capaces de identificar indicadores de estrés o riesgo psicosocial.

Los investigadores reconocen que muchas de estas aplicaciones aportan beneficios reales cuando se implantan correctamente. Las tareas repetitivas y administrativas pueden automatizarse, lo que permite a los profesionales dedicar más tiempo a actividades que requieren un criterio humano. Igualmente, el análisis automatizado de datos puede facilitar investigaciones más rápidas y ayudar a detectar información relevante que podría pasar desapercibida en una revisión manual.

Sin embargo, el principal mensaje del informe es que estas ventajas solo son sostenibles cuando las herramientas han sido diseñadas para resolver problemas concretos, se han sometido a pruebas rigurosas y funcionan bajo mecanismos sólidos de supervisión. Según los autores, esta situación todavía no es generalizada, y en muchos casos la velocidad de adopción supera la capacidad de las instituciones para evaluar los riesgos y establecer normas claras de gobernanza.

Uno de los aspectos más destacados del estudio es la crítica al concepto de human in the loop (“el humano dentro del proceso”); es decir, la idea de que una persona revisa siempre las decisiones o recomendaciones generadas por la IA antes de que tengan

efectos prácticos. En teoría, este mecanismo debería garantizar que la responsabilidad final sigue recayendo en las personas.

No obstante, los investigadores observan que esta supervisión a menudo es más formal que efectiva. Cuando una herramienta demuestra un nivel elevado de precisión, los usuarios tienden a confiar excesivamente y dejan de revisar con la misma atención los resultados. Esto genera una falsa sensación de seguridad: los errores son poco frecuentes, pero cuando se producen tienen más probabilidades de pasar desapercibidos y pueden tener consecuencias importantes, especialmente en ámbitos tan sensibles como las investigaciones policiales o los procesos judiciales.

El informe también alerta de otro riesgo emergente: la conexión de varios sistemas de IA dentro de un mismo proceso. Si la información producida por una herramienta alimenta automáticamente otra, cualquier error inicial se puede transmitir y amplificar a lo largo de toda la cadena de decisiones. Este fenómeno, conocido como “encadenamiento de sistemas de IA”, todavía ha sido poco estudiado, pero los autores consideran que merece una atención prioritaria.

Para afrontar todos estos retos, el estudio formula 26 recomendaciones dirigidas a administraciones públicas, organismos policiales, sistema judicial, proveedores tecnológicos y comunidad científica. Entre las medidas propuestas destacan la realización de evaluaciones independientes de todas las herramientas de IA, la creación de registros públicos que permitan conocer qué sistemas se utilizan, el establecimiento de estándares más exigentes para su adquisición y validación, una mejor formación de los profesionales y una investigación específica sobre los riesgos derivados de la interacción entre diferentes sistemas de inteligencia artificial.

En definitiva, el estudio no cuestiona la utilidad de la IA en el ámbito policial ni defiende frenar la innovación. Al contrario, concluye que estas tecnologías pueden aportar un gran valor cuando se utilizan de manera responsable y transparente. El verdadero reto es asegurar que el desarrollo tecnológico vaya acompañado de un marco sólido de gobernanza, supervisión y rendición de cuentas. Solo así será posible aprovechar los beneficios de la inteligencia artificial sin comprometer los derechos fundamentales, la calidad de las investigaciones y la confianza de la ciudadanía en las instituciones de seguridad.

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La intel·ligència artificial en la policia: els beneficis avancen més ràpid que les garanties

La intel·ligència artificial (IA) està transformant ràpidament el funcionament dels cossos policials i del sistema de justícia penal. Des de l’anàlisi de proves digitals fins a la redacció automàtica de documents o la identificació de patrons delictius, aquestes tecnologies prometen millorar l’eficiència i reduir la càrrega de treball dels professionals. No obstant això, un nou estudi liderat per la Universitat de Northumbria adverteix que la implantació d’aquestes eines està avançant més ràpidament que els mecanismes de control, supervisió i regulació necessaris per garantir-ne un ús segur, transparent i responsable.

L’estudi, desenvolupat durant quatre anys en el marc del projecte PROBabLE Futures, constitueix el mapa més complet elaborat fins ara sobre l’ús de la IA en el sistema de justícia penal d’Anglaterra i Gal·les. Els investigadors han identificat un total de 70 eines d’intel·ligència artificial que ja estan en funcionament, en fase de prova o en desenvolupament. D’aquestes, 27 ja s’utilitzen de manera operativa, mentre que 34 estan en fases pilot. Més de la meitat han estat desenvolupades per empreses privades, fet que també posa de manifest el paper creixent del sector tecnològic en aquest àmbit.

Les aplicacions detectades són molt diverses. Inclouen la transcripció automàtica de declaracions, la redacció assistida d’atestats, la classificació de trucades als centres d’emergència, l’anàlisi de grans volums d’informació per detectar patrons criminals, la identificació de persones vulnerables, la gestió de proves digitals, la redacció de documents judicials i els sistemes de reconeixement facial. També hi ha eines orientades al benestar dels agents, capaces d’identificar indicadors d’estrès o risc psicosocial.

Els investigadors reconeixen que moltes d’aquestes aplicacions aporten beneficis reals quan s’implanten correctament. Les tasques repetitives i administratives poden automatitzar-se, cosa que permet als professionals dedicar més temps a activitats que requereixen un criteri humà. Igualment, l’anàlisi automatitzada de dades pot facilitar investigacions més ràpides i ajudar a detectar informació rellevant que podria passar desapercebuda en una revisió manual.

Tanmateix, el principal missatge de l’informe és que aquests avantatges només són sostenibles quan les eines han estat dissenyades per resoldre problemes concrets, han estat sotmeses a proves rigoroses i funcionen sota mecanismes sòlids de supervisió. Segons els autors, aquesta situació encara no és generalitzada, i en molts casos la velocitat d’adopció supera la capacitat de les institucions per avaluar-ne els riscos i establir normes clares de governança.

Un dels aspectes més destacats de l’estudi és la crítica al concepte de human in the loop (“l’humà dins del procés”); és a dir, la idea que una persona revisa sempre les decisions o recomanacions generades per la IA abans que tinguin efectes pràctics. En teoria, aquest mecanisme hauria de garantir que la responsabilitat final continua recaient en les persones.

No obstant això, els investigadors observen que aquesta supervisió sovint és més formal que efectiva. Quan una eina demostra un nivell elevat de precisió, els usuaris tendeixen a confiar-hi excessivament i deixen de revisar-ne amb la mateixa atenció els resultats. Això genera una falsa sensació de seguretat: els errors són poc freqüents, però quan es produeixen tenen més probabilitats de passar desapercebuts i poden tenir conseqüències importants, especialment en àmbits tan sensibles com les investigacions policials o els processos judicials.

L’informe també alerta d’un altre risc emergent: la connexió de diversos sistemes d’IA dins d’un mateix procés. Si la informació produïda per una eina n’alimenta automàticament una altra, qualsevol error inicial es pot transmetre i amplificar al llarg de tota la cadena de decisions. Aquest fenomen, conegut com a “encadenament de sistemes d’IA”, encara ha estat poc estudiat, però els autors consideren que mereix una atenció prioritària.

Per afrontar tots aquests reptes, l’estudi formula 26 recomanacions dirigides a les administracions públiques, els organismes policials, el sistema judicial, els proveïdors tecnològics i la comunitat científica. Entre les mesures proposades destaquen la realització d’avaluacions independents de totes les eines d’IA, la creació de registres públics que permetin conèixer quins sistemes s’utilitzen, l’establiment d’estàndards més exigents per a la seva adquisició i validació, una millor formació dels professionals i una investigació específica sobre els riscos derivats de la interacció entre diferents sistemes d’intel·ligència artificial.

En definitiva, l’estudi no qüestiona la utilitat de la IA en l’àmbit policial ni defensa frenar la innovació. Al contrari, conclou que aquestes tecnologies poden aportar un gran valor quan s’utilitzen de manera responsable i transparent. El veritable repte és assegurar que el desenvolupament tecnològic vagi acompanyat d’un marc sòlid de governança, supervisió i rendició de comptes. Només així serà possible aprofitar els beneficis de la intel·ligència artificial sense comprometre els drets fonamentals, la qualitat de les investigacions i la confiança de la ciutadania en les institucions de seguretat.

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Août

Merci à tous pour votre collaboration. Nous nous revoyons le 7 septembre. Bonnes vacances!

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August

Thank you for your co-opration. We return on 7 September. Have a good summer!

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Agosto

Muchas gracias a todos por su colaboración. Volvemos el 7 de septiembre. ¡Feliz verano!

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Agost

Moltes gràcies a tothom per la vostra col·laboració. Tornem el 7 de setembre. Bon estiu!

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Le secteur de l’hôtellerie renforce la sécurité pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles

Le Gouvernement du Royaume-Uni et les principaux représentants du secteur de l’hôtellerie, du tourisme et des loisirs nocturnes ont entamé une nouvelle phase de collaboration visant à renforcer la sécurité des clients et des salariés, en particulier dans la prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles. Cette initiative souligne le rôle essentiel que peuvent jouer les hôtels, les hébergements touristiques, les bars, les restaurants et les établissements de loisirs en tant qu’espaces sûrs et premiers maillons de détection des situations à risque.

Lors d’une réunion tenue à Downing Street avec des représentants du gouvernement, des entreprises et des entités spécialisées, il a été convenu de déployer de nouvelles mesures pour améliorer les protocoles de sécurité existants et établir un cadre de collaboration permanent entre les administrations publiques et le secteur privé. L’objectif est de réduire les possibilités d’action des agresseurs, tant à l’intérieur qu’aux abords des établissements, tout en dotant les professionnels des outils nécessaires pour identifier et gérer les situations de vulnérabilité.

L’une des principales nouveautés concerne la mise à jour du protocole de sécurité destiné à la clientèle, élaboré par UKHospitality, l’organisation représentative du secteur. Actuellement en consultation, ce document intégrera des recommandations portant sur des aspects particulièrement sensibles, tels que les procédures d’accès aux chambres d’hôtel, la protection de la vie privée des clients, la gestion des clés et des cartes d’accès, ainsi que les responsabilités du personnel en cas d’incidents.

Le nouveau protocole renforcera également la formation des salariés afin qu’ils soient en mesure de détecter les signes de risque, d’identifier les victimes potentielles de violences ou d’exploitation et d’intervenir selon des procédures claires et coordonnées. Cette formation sera complétée par l’accompagnement d’organisations spécialisées, qui conseilleront les entreprises sur l’identification, le signalement et la prise en charge des situations de maltraitance.

Cette approche met en évidence un aspect de plus en plus important de la sécurité des entreprises : la prévention. La sécurité dans le secteur de l’hôtellerie ne se limite plus uniquement au contrôle d’accès, à la vidéoprotection ou à la réponse aux urgences, mais intègre une dimension humaine basée sur la détection précoce, la protection des personnes vulnérables et la coordination avec les services publics et les entités sociales.

L’initiative vise également à consolider et à pérenniser plusieurs programmes qui ont déjà fait leurs preuves au Royaume-Uni. Parmi eux figurent « Ask Angela », qui permet aux personnes se sentant menacées dans un établissement de demander de l’aide de manière discrète ; « Best Bar None »,

qui favorise des normes élevées en matière de sécurité et de qualité ; « Pubwatch », qui encourage la coopération entre les établissements et les forces de police afin de prévenir les incidents ; et « Purple Flag », un dispositif de certification récompensant les villes proposant une offre nocturne sûre et bien encadrée.

Les données qui motivent cette initiative sont préoccupantes. Selon les chiffres officiels du Royaume-Uni, au cours de l’année achevée en mars 2025, environ 5,1 millions de personnes ont été victimes de violences domestiques, d’agressions sexuelles ou de harcèlement, un chiffre qui représente plus de 10 % de la population adulte. Face à ce constat, le Gouvernement britannique a fait de la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles l’une de ses priorités. Il prévoit d’y consacrer un investissement de 550 millions de livres sur les trois prochaines années destiné à renforcer l’accompagnement des victimes, avec pour objectif de réduire de moitié ce type de violences d’ici dix ans.

L’implication du secteur touristique revêt une importance particulière, car il constitue un pilier majeur de l’économie britannique et emploie plus d’un million de personnes, dont une forte proportion de femmes. Les hôtels, les hébergements touristiques et les établissements de restauration occupent ainsi une position stratégique, tant pour prévenir les situations à risque que pour apporter une réponse rapide et efficace lorsqu’un cas potentiel de violence est détecté.

Du point de vue des professionnels de la sécurité, cette initiative illustre l’importance d’une approche globale dédiée à la protection des personnes. L’association de protocoles opérationnels, d’une formation spécialisée, d’une coordination institutionnelle et de la sensibilisation du personnel contribue à créer des environnements plus sûrs et plus résilients. Au-delà des dispositifs technologiques, la culture de la prévention et la capacité d’intervention des équipes deviennent des leviers essentiels pour réduire les risques et protéger les victimes.

En définitive, cette collaboration entre l’administration publique, le secteur privé et les organisations spécialisées marque une étape importante vers un modèle de sécurité plus préventif, plus participatif et davantage centré sur les personnes. L’expérience britannique pourrait servir de référence pour d’autres pays ainsi que pour les professionnels de la sécurité souhaitant intégrer de nouvelles stratégies de prévention dans les lieux accueillant un public nombreux.

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The hospitality sector strengthens security to prevent violence against women and girls

The UK Government and key representatives from the hospitality, tourism, and nightlife sectors have initiated a new phase of collaboration aimed at enhancing the safety of customers and workers, particularly regarding the prevention of violence against women and girls. This initiative highlights the fundamental role that hotels, tourist accommodations, bars, restaurants, and entertainment venues can play as safe spaces and as the first line of detection for risk situations.

During a meeting held at Downing Street with representatives from the government, businesses, and specialised entities, it was agreed to promote new measures to improve existing security protocols and establish a permanent collaboration framework between public administrations and the private sector. The aim is to reduce opportunities for offenders to act both inside and around establishments while simultaneously providing professionals with the necessary tools to identify and manage situations of vulnerability.

One of the main innovations is the update of the security protocol for clients developed by UKHospitality, the association that represents the sector. This document, currently in the consultation phase, will incorporate recommendations on particularly sensitive aspects, such as procedures for accessing hotel rooms, protecting guest privacy, controlling keys or access cards, and staff responsibilities in the event of possible incidents.

The new protocol will also strengthen the training of workers to be able to detect risk indicators, identify potential victims of violence or exploitation, and act in accordance with clear and coordinated procedures. This training will be complemented by the support of specialised organisations, which will advise companies on the identification, reporting, and management of abuse cases.

This approach highlights an increasingly relevant aspect of corporate safety: prevention. Safety in the hospitality sector is no longer limited solely to access control, video surveillance, or emergency response, but incorporates a human dimension based on early detection, the protection of vulnerable individuals, and coordination with public services and social entities.

The initiative also aims to strengthen and continue programmes that are already successfully operating in the United Kingdom, such as «Ask Angela», which offers discreet help to individuals who feel threatened in a leisure venue; «Best Bar None», which promotes high standards of safety and quality in establishments; «Pubwatch», which encourages collaboration between venues and police forces to prevent incidents; and «Purple Flag», an accreditation system that recognises cities with a safe and well-managed nightlife offering.

The data supporting this initiative are concerning. According to official figures from the United Kingdom, during the year ending in March 2025, approximately 5.1 million people experienced some form of domestic violence, sexual assault, or harassment, a figure that represents more than 10% of the adult population. In light of this reality, the British Government has positioned the fight against violence towards women and girls as one of its main priorities, with an investment of £550 million allocated to support victims over the next three years and with the aim of reducing this type of violence by half within a decade.

The involvement of the tourism sector is particularly significant, as it contributes very importantly to the British economy and employs over a million people, many of whom are women. This makes hotels, tourist accommodations, and catering establishments strategic spaces both for preventing risk situations and for providing a quick and effective response when possible cases of violence are detected.

From the perspective of security professionals, this initiative is a good example of how the protection of people requires a comprehensive approach. The combination of operational protocols, specialised training, institutional coordination, and staff awareness contributes to creating safer and more resilient environments. Beyond technological measures, the culture of prevention and the ability of workers to act become key elements in reducing risks and protecting victims.

Ultimately, this collaboration between public administration, the business sector, and specialised organisations represents an important step towards a more preventive, participatory, and people-oriented security model. The British experience can serve as a reference for other countries and for security professionals seeking to incorporate new protection strategies in high-traffic environments.

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