The COVID-19 pandemic and the role of the police

Dr Jonas Grutzpalk – Professor of Political Science and Sociology at the University of Applied Sciences for Police and Public Administration in North Rhine-Westphalia, Germany – conducted research on how police work had been affected by the emergence of the COVID-19 pandemic.

Dr Grutzpalk teaches at the North Rhine-Westphalia Police, where the curriculum touches on many different topics ranging from ethics, sociology, intercultural skills to various branches of law (criminal, traffic, civil service) and the so-called “police subjects”, such as forensic sciences, tactics, traffic management, etc.

From this standpoint, the doctor raised several questions: How does coronavirus change these issues? How does COVID-19 affect police education? And in what way? Are the police controlling the pandemic right now learning important lessons that should be taught to future police generations? Could it be that police forces are learning something about pandemic surveillance that should be taught at police academies across Europe?

In a series of interviews with police officers, both in and out of the workplace, he asked what they thought the police, as an institution, had learned during the pandemic, and what kind of learning processes they would like to see as a result. Their responses touched on various topics, but particularly highlighted the growing problem of violent scepticism towards the measures taken to flatten the curve of new infections.

Communication. Some interviewees argued that communicating with people on the street has become more difficult because wearing masks makes it hard for them to express themselves through facial gestures. Similarly, deciphering the emotional state of the people the police deal with has also become more challenging.

Self-protection. Spitting on police officers has long been used as a weapon to express contempt. With the advent of COVID-19, this form of physical attack has taken on a new and more dangerous significance because it could also be intended to infect police officers with coronavirus intentionally. Police officers’ self-protection, which is an essential part of their training, covers issues ranging from avoiding fierce attacks to avoiding encounters that could lead to infection. However, by its very nature, this widens the distance between police and public, which is something the interviewees tried to avoid whenever possible. It remains to be seen how police officers can maintain a level of accessibility to the people they deal with while still protecting themselves from harm.

Online teaching. The main concerns expressed in this context relate to students’ emotional well-being, but also, given that some of the material is classified, the content of what is taught. Police education is attempting to address the issue of online education, and there have been many lessons learned along the way.

Working from home and administrative tasks. One of the interviewees raised the issue of whether the police should be able to work from home. One of the main issues here is, of course, data security, but there seems to be a cultural issue as well.

These few examples show how the current pandemic has highlighted some important lessons that need to be learned with regard to modern policing. And they are many more that could be mentioned. What’s interesting about these lessons is:

a) the extent to which they could be institutionalised

b) how they might affect police conduct in everyday life

c) whether they will ever be learned or simply ignored

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La pandémie de COVID-19 et le rôle de la police

Jonas Grutzpalk, professeur de sciences politiques et de sociologie à l’Université des sciences appliquées pour la police et l’administration publique de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne, a mené une enquête concernant les conséquences de la pandémie de COVID-19 sur le travail de la police.

Le programme d’études de la police de Rhénanie-du-Nord-Westphalie aborde de nombreux domaines différents, qui vont de l’éthique, la sociologie et les compétences interculturelles aux différentes branches du droit (droit pénal, circulation, fonction publique), en passant par les « disciplines policières » telles que l’analyse scientifique de cas, l’analyse tactique ou encore la gestion de la circulation.

Le professeur Grutzpalk soulève plusieurs questions. En quoi tous ces aspects changent-ils avec le coronavirus ? La COVID-19 affecte-t-elle l’éducation policière ? Et de quelles manières ? Y a-t-il des leçons importantes que les futures générations de policiers peuvent tirer de la situation actuelle, dans laquelle la police essaie de contrôler une véritable pandémie ? Les écoles de police à travers l’Europe devraient-elles enseigner ce que les forces de police sont en train d’apprendre en ce qui concerne la surveillance d’une pandémie ?

Dans une série d’entretiens qu’il a menés avec des policiers sur leur lieu de travail et en dehors de leur lieu de travail, Jonas Grutzpalk leur a demandé ce que la police a appris en tant qu’institution pendant la pandémie et quel type de processus d’apprentissage leur semblerait pertinent. Leurs réponses, qui abordaient plusieurs domaines, soulignaient néanmoins le problème croissant du scepticisme violent à l’égard des mesures prises pour endiguer l’apparition de nouveaux cas.

Communication. Certaines des personnes interrogées affirment que la communication avec les civils dans la rue est devenue plus difficile, car les masques ne permettent pas de saisir pleinement les expressions du visage. Les policiers ont aussi plus de mal à déchiffrer l’état émotionnel des personnes avec lesquelles ils traitent.

Autoprotection. Cracher sur les policiers a toujours été une façon de faire preuve de mépris. Avec la COVID-19, cette forme d’attaque physique a pris un nouveau sens, plus dangereux, car elle peut aussi être destinée à transmettre le coronavirus aux policiers. L’autoprotection des policiers, qui est une partie importante de leur formation, passe donc de l’évitement des attaques violentes à l’évitement des contacts qui pourraient conduire à une contamination. Mais cela crée bien sûr une distance supplémentaire entre policiers et civils, ce que les personnes interrogées disent avoir essayé d’éviter autant que possible. Il reste à voir comment les policiers peuvent se protéger du danger tout en étant relativement abordables pour les personnes avec lesquelles ils traitent.

Enseignement en ligne. Les principales préoccupations exprimées dans ce contexte concernent le bien-être émotionnel des étudiants, mais aussi le contenu de l’enseignement, alors qu’une partie du matériel est classifiée. L’éducation policière apprend à traiter la question de l’enseignement en ligne et a tiré de nombreuses leçons en cours de route.

Télétravail et administration. L’une des personnes interrogées a soulevé la question de savoir si la police serait en mesure de mettre en place un système de télétravail. L’un des principaux problèmes que cela pose est bien sûr la sécurité des données, mais il semble que cela pose également un problème culturel.

Ces quelques exemples montrent que la pandémie actuelle apporte son lot de leçons à tirer à propos de la police moderne. Il reste encore beaucoup à aborder. Les aspects les plus intéressants de ces leçons sont :

a) la mesure dans laquelle elles pourraient être institutionnalisées ;

b) la manière dont elles pourraient affecter la conduite de la police dans la vie quotidienne ;

c) ce que cela impliquerait si ces leçons n’étaient pas tirées ou étaient ignorées.

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La pandemia de COVID-19 y el rol de la policía

El doctor Jonas Grutzpalk −profesor de Ciencias Políticas y Sociología en la Universidad de Ciencias Aplicadas para la Policía y la Administración Pública de Renania del Norte-Westfalia, Alemania− hizo una investigación sobre cómo el trabajo de policía se había visto afectado por el surgimiento de la pandemia de COVID-19.

El plan de estudios de la policía de Renania del Norte-Westfalia, donde imparte clases, toca muchos temas distintos que van desde la ética, la sociología, las competencias interculturales, etc. hasta diferentes ramas del derecho (penal,  tráfico, función pública) y las llamadas “asignaturas policiales”, como ciencias forenses, tácticas, de gestión del tráfico, etc.

A partir de aquí, el doctor se planteó varias cuestiones: ¿Cómo cambia todo eso el coronavirus? ¿Cómo afecta la COVID-19 a la educación policial? ¿Y de qué formas? ¿Hay lecciones importantes para las futuras generaciones policiales que se están aprendiendo ahora mismo mientras se controla la pandemia real? ¿Puede ser que las fuerzas policiales estén aprendiendo algo sobre la vigilancia de una pandemia que se tendría que enseñar en las academias de policía de toda Europa?

En una serie de entrevistas que hizo a agentes de policía dentro y fuera del puesto de trabajo, preguntó a los entrevistados qué había aprendido la policía como institución durante la pandemia y qué tipo de procesos de aprendizaje les gustaría. Sus respuestas tocan varios temas, pero destacaban el problema creciente del escepticismo violento hacia las medidas adoptadas para allanar la curva de las nuevas infecciones.

Comunicación. Algunos de los  entrevistados argumentan que la comunicación con la gente en la calle se ha vuelto más difícil, ya que al llevar máscaras les ha dificultado la expresión a través de los gestos faciales. Y también se ha vuelto más complicado descifrar el estado emocional de las personas con que trata la policía.

Autoprotección. Escupir a agentes de policía siempre ha sido un modo de mostrar desprecio. Con la COVID-19, esta forma de ataque físico ha adquirido un significado nuevo y más peligroso, ya que también podría estar destinado a infectar intencionadamente con el coronavirus a los agentes de policía. La autoprotección de los agentes de policía, que es una parte importante del entrenamiento, pasa de este modo de evitar fuertes ataques a evitar encuentros que puedan provocar una infección. Pero eso, por descontado, amplía la distancia entre la policía y la ciudadanía, lo cual los entrevistados intentaron evitar al máximo. Queda por saber cómo los agentes de policía se pueden proteger contra los daños y ser un poco accesibles para las personas que tratan.

Enseñanza online. Las principales preocupaciones expresadas en este contexto se refieren al bienestar emocional de los estudiantes, pero también al contenido de lo que se enseña a medida que se clasifica parte del material. La educación policial está aprendiendo a tratar el tema de la educación online y hay muchas nuevas lecciones aprendidas por el camino.

Trabajo en casa y administración. Uno de los entrevistados planteó la pregunta de si la policía sería capaz de implementar el trabajo en casa. Uno de los principales problemas aquí es, por descontado, la seguridad de los datos, pero parece que también existe un problema cultural.

Estos pocos ejemplos muestran que la pandemia actual está imponiendo algunas lecciones que hay que aprender sobre la policía moderna. Todavía hay muchas más pendientes de mencionar. Lo que es interesante de estas lecciones es:

a) hasta qué punto se podrían institucionalizar

b) cómo podrían afectar a la conducta de la policía en la vida cotidiana

c) si nunca se aprenderán o más bien serán ignoradas

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La pandèmia de COVID-19 i el rol de la policia

El doctor Jonas Grutzpalk −professor de Ciències Polítiques i Sociologia a la Universitat de Ciències Aplicades per a la Policia i l’Administració Pública del Rin del Nord-Westfàlia, Alemanya− va fer una investigació sobre com la feina de policia s’havia vist afectada pel sorgiment de la pandèmia de COVID-19.

El pla d’estudis de la policia del Rin del Nord-Westfàlia, on imparteix classes, toca molts temes diferents que van des de l’ètica, la sociologia, les competències interculturals, etc. fins a diferents branques del dret (penal, trànsit, funció pública) i les anomenades “assignatures policials”, com ara ciències forenses, tàctiques, de gestió del trànsit, etc.

A partir d’aquí, el doctor es va plantejar diverses qüestions: Com canvia tot això el coronavirus? Com afecta la COVID-19 l’educació policial? I de quines maneres? Hi ha lliçons importants per a les futures generacions policials que s’estan aprenent ara mateix mentre es controla la pandèmia real? Pot ser que les forces policials estiguin aprenent alguna cosa sobre la vigilància d’una pandèmia que s’hauria d’ensenyar a les acadèmies de policia de tot Europa?

En una sèrie d’entrevistes que va fer a agents de policia dins i fora del lloc de treball, va preguntar als entrevistats què havia après la policia com a institució durant la pandèmia i quin tipus de processos d’aprenentatge els agradaria. Les seves respostes toquen diversos temes, però destacaven el problema creixent de l’escepticisme violent cap a les mesures adoptades per aplanar la corba de les noves infeccions.

Comunicació. Alguns dels  entrevistats argumenten que la comunicació amb la gent al carrer s’ha tornat més difícil, ja que en portar màscares els ha dificultat l’expressió a través dels gestos facials. I també s’ha tornat més complicat desxifrar l’estat emocional de les persones amb què tracta la policia.

Autoprotecció. Escopir a agents de policia sempre ha estat una manera de mostrar menyspreu. Amb la COVID-19, aquesta forma d’atac físic ha adquirit un significat nou i més perillós, ja que també podria estar destinat a infectar intencionadament amb el coronavirus els agents de policia. L’autoprotecció dels agents de policia, que és una part important de l’entrenament, passa d’aquesta manera d’evitar atacs forts a evitar trobades que puguin provocar una infecció. Però això, per descomptat, amplia la distància entre la policia i la ciutadania, cosa que els entrevistats van intentar evitar al màxim. Queda per saber com els agents de policia es poden protegir contra els danys i ser una mica accessibles per a les persones que tracten.

Ensenyament en línia. Les principals preocupacions expressades en aquest context es refereixen al benestar emocional dels estudiants, però també al contingut del que s’ensenya a mesura que es classifica part del material. L’educació policial està aprenent a tractar el tema de l’educació en línia i hi ha moltes noves lliçons apreses pel camí.

Treball a casa i administració. Un dels entrevistats va plantejar la pregunta de si la policia seria capaç d’implementar el treball a casa. Un dels principals problemes aquí és, per descomptat, la seguretat de les dades, però sembla que també hi ha un problema cultural.

Aquests pocs exemples mostren que la pandèmia actual està imposant algunes lliçons que cal aprendre sobre la policia moderna. Encara n’hi ha moltes més pendents d’esmentar. El que és interessant d’aquestes lliçons és:

a) fins a quin punt es podrien institucionalitzar

b) com podrien afectar la conducta de la policia a la vida quotidiana

c) si mai se n’aprendran o més aviat seran ignorades

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The European Council approves the EU drugs strategy for 2021-2025

Last month, the European Council approved the EU strategy setting out the political framework and priorities for the EU’s drug policy in the period 2021-2025. The strategy aims to ensure a high level of health promotion, social stability and security and contribute to awareness-raising. On the basis of this strategy, the Council will prepare an action plan which will set out concrete measures to achieve these priorities.

With this strategy, the EU and its member states reaffirm their commitment to an approach which is based on evidence, comprehensive and balanced between demand and supply reduction of drugs, with the preservation of human rights at its core.

With regard to drug supply reduction the strategy targets all aspects of the illicit drug market, and includes the prevention of, dissuasion from and disruption of drug-related crime, particularly organised crime, through judicial and law enforcement cooperation, confiscation of criminal assets, investigations and border management.

This priority area has been further enhanced compared to the 2013-2020 strategy to respond to the challenging developments in European drug markets. These are characterised by the high availability of various types of drugs, ever-larger seizures, increasing use of violence, huge profits, and the use of social media platforms, apps and the internet and darknet for illicit drug trafficking. Such features have not faded during the COVID-19 crisis, to the contrary.

The drug-demand-reduction policy area consists of a range of mutually reinforcing measures including prevention, early detection and intervention, counselling, treatment, rehabilitation, social reintegration and recovery. Such action needs to be appropriate to the local social context and the needs of the target population, be informed by scientific evidence and be safe and effective. It needs to be developed through close collaboration between a number of health and social support services.  The COVID-19 crisis has further revealed the need to ensure the continuity of these actions.

A new chapter has been added to address drug-related harm. This section includes measures and policies to prevent or reduce the possible health and social risks and harm for users, for society and in prison settings. It covers aspects such as reducing the prevalence and incidence of drug-related infectious diseases, preventing overdoses and drug-related deaths and providing alternatives to coercive sanctions.

The strategy also identifies three cross-cutting themes in support of the policy areas:

International cooperation: enhancing the role of the EU as a global broker for a people-centred and human rights-oriented drug policy through cooperation with third countries, regions and international organisations, while strengthening the commitment to development-orientated drug policies and alternative development measures.

• Research, innovation and foresight: providing the EU and member states with the necessary comprehensive research and foresight capacities to address drug challenges in a more agile and proactive manner, increasing preparedness to respond to future challenges.• Coordination, governance and implementation: ensuring optimal implementation of the strategy, including via the key action of the European Monitoring Centre for Drugs and Drug Addiction (EMCDDA) and of Europol, involving civil society and providing adequate resources at EU and national level to achieve this.

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Le Conseil approuve la stratégie européenne antidrogue 2021-2025

Au mois de décembre, le Conseil de l’Union européenne a approuvé la stratégie qui établit le cadre et les priorités de la politique antidrogue de l’Union pour la période 2021-2025. Cette stratégie vise à assurer un niveau élevé en matière de promotion de la santé, de stabilité sociale et de sécurité, et à contribuer à la sensibilisation. Sur la base de cette stratégie, le Conseil élaborera un plan d’action définissant des mesures concrètes pour atteindre ces objectifs.

Avec cette stratégie, l’Union européenne et ses États membres réaffirment leur engagement en faveur d’une approche globale, fondée sur des données probantes et dans laquelle il existe un équilibre entre la réduction de l’offre et de la demande de drogues, avec, au centre, la protection des droits de l’homme.

Afin de réduire l’approvisionnement en drogues, la stratégie cible tous les aspects du marché des drogues illicites. Elle inclut la prévention, la dissuasion et l’obstruction de la criminalité liée aux drogues, notamment du crime organisé, par la coopération judiciaire et policière, le renseignement, l’interdiction et la saisie des actifs criminels, les enquêtes, et la gestion des frontières.

Ce domaine prioritaire occupe une place encore plus importante que dans la stratégie 2013-2020, afin de répondre aux défis des marchés européens de la drogue. Ils sont caractérisés par la grande disponibilité de divers types de drogues, une augmentation des saisies, un recours accru à la violence et des profits énormes. On remarque également l’utilisation de plateformes de réseaux sociaux, d’applications, d’Internet et du dark net pour le trafic de drogues illicites. Ces caractéristiques n’ont pas disparu pendant la crise de COVID-19, bien au contraire.

Les politiques de réduction de la demande en matière de drogue consistent en une série de mesures qui se renforcent mutuellement. Elles concernent la prévention, la détection et l’intervention précoces, le conseil, le traitement, la réhabilitation, la réinsertion sociale, ainsi que le rétablissement. Cette action doit être adaptée au contexte social local et aux besoins de la population cible, être fondée sur des preuves scientifiques, mais aussi être sûre et efficace. Elle doit être développée grâce à la collaboration étroite de différents services sociaux et de santé. La crise de COVID-19 a mis en évidence la nécessité d’assurer la continuité de ces actions.

Un nouveau chapitre a été ajouté pour traiter des dommages liés aux drogues. Il comprend des mesures et des politiques visant à prévenir ou à réduire les risques et les dommages éventuels pour la santé des consommateurs, la société et les établissements pénitentiaires. Il couvre des questions telles que la réduction de la prévalence et de l’incidence des maladies infectieuses liées aux drogues, la prévention des overdoses et des décès dus aux drogues, et la présentation d’alternatives aux sanctions coercitives.

La stratégie identifie également trois domaines transversaux de soutien aux politiques, détaillés ci-dessous :

  • Coopération internationale : asseoir le rôle de l’Union européenne en tant qu’intermédiaire mondial pour une politique antidrogue centrée sur les personnes et les droits de l’homme en coopérant avec des pays tiers, des régions tierces et des organisations internationales, mais aussi renforcer l’engagement en faveur de politiques antidrogue axées sur le développement de mesures alternatives.
  • Recherche, innovation et prévision : permettre une meilleure préparation aux défis à venir en fournissant à l’Union européenne et aux États membres les capacités de recherche et de prévision nécessaires pour faire face aux défis liés aux drogues de manière plus agile et proactive.
  • Coordination, gouvernance et mise en œuvre : assurer une mise en œuvre optimale de la stratégie, y compris de l’action clé de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (EMCDDA) et d’Europol, en impliquant la société civile et en fournissant des ressources adéquates à l’échelle européenne et nationale.

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El Consejo Europeo aprueba la estrategia europea 2021-2025 contra las drogas

El Consejo Europeo aprobó el mes de diciembre pasado la estrategia de la Unión Europea que establece el marco político y las prioridades de la política contra las drogas de la UE en el periodo 2021-2025. La estrategia tiene como objetivo garantizar un alto nivel de promoción de la salud, la estabilidad social y la seguridad, y contribuir a la sensibilización. En base a esta estrategia, el Consejo elaborará un plan de acción que establecerá las medidas concretas para alcanzar estas prioridades.

Con esta estrategia, la UE y sus estados miembros reafirman su compromiso con un enfoque basado en evidencias, exhaustivo y equilibrado entre la reducción de la demanda y la oferta de drogas, con la preservación de los derechos humanos en el centro.

En virtud de la reducción del suministro de drogas, la estrategia se orienta a todos los aspectos del mercado de las drogas ilícitas e incluye la prevención, la disuasión y la interrupción de los delitos relacionados con las drogas, en particular la delincuencia organizada, mediante la cooperación judicial y policial, la inteligencia, la prohibición y la incautación de activos criminales, investigaciones y gestión de fronteras.

Esta área prioritaria se ha mejorado todavía más en comparación con la estrategia 2013-2020, para responder a los desafíos que se producen en los mercados de drogas europeos. Se caracterizan por una alta disponibilidad de varios tipos de drogas, incautaciones cada vez más elevadas, un aumento del uso de la violencia y enormes beneficios, así como el uso de plataformas de redes sociales, aplicaciones e internet, y internet oscura (darknet) para el tráfico ilícito de drogas. Estas características no se han desvanecido durante la crisis del COVID-19, sino al contrario.

El área política de reducción de la demanda de drogas consiste en una serie de medidas de refuerzo mutuo que incluyen prevención, detección e intervención precoz, asesoramiento, tratamiento, rehabilitación, reinserción social y recuperación. Esta acción tiene que ser adecuada al contexto social local y a las necesidades de la población objetivo, estar informada por evidencias científicas y ser segura y eficaz. Hay que desarrollarla mediante la estrecha colaboración de varios servicios de salud y asistencia social.  La crisis de la COVID-19 ha revelado todavía más la necesidad de garantizar la continuidad de estas acciones.

Se ha añadido un nuevo capítulo dedicado a tratar los daños relacionados con las drogas. Esta sección incluye medidas y políticas para prevenir o reducir los posibles riesgos y perjuicios para la salud, la sociedad y los centros penitenciarios. Cubre aspectos como la reducción de la prevalencia y la incidencia de enfermedades infecciosas relacionadas con los medicamentos, la prevención de sobredosis y las muertes relacionadas con las drogas, y la oferta de alternativas a las sanciones coercitivas.

La estrategia también identifica tres temáticas transversales de apoyo a las áreas políticas:

Cooperación internacional: mejorar el papel de la UE como intermediaria mundial para una política de drogas centrada en las personas y orientada a los derechos humanos mediante la cooperación con terceros países, regiones y organizaciones internacionales, reforzando el compromiso con las políticas de drogas orientadas al desarrollo alternativo de medidas.

• Investigación, innovación y previsión: proporcionar a la UE y a los estados miembros las capacidades de investigación y previsión necesarias para hacer frente a los retos de las drogas de forma más ágil y proactiva, aumentando la preparación para responder a los retos futuros.

• Coordinación, gobernanza e implementación: garantizar una implementación óptima de la estrategia, incluida la acción clave del Centro Europeo de Seguimiento de las Drogas y las Drogodependencias (OEDT) y de la Europol, que implique a la sociedad civil y proporcione recursos adecuados en el ámbito de la UE y de las naciones.

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El Consell Europeu aprova l’estratègia europea 2021-2025 contra les drogues

El Consell Europeu va aprovar el mes de desembre passat l’estratègia de la Unió Europea que estableix el marc polític i les prioritats de la política contra les drogues de la UE en el període 2021-2025. L’estratègia té com a objectiu garantir un alt nivell de promoció de la salut, l’estabilitat social i la seguretat, i contribuir a la sensibilització. Sobre la base d’aquesta estratègia, el Consell elaborarà un pla d’acció que establirà les mesures concretes per assolir aquestes prioritats.

Amb aquesta estratègia, la UE i els seus estats membres reafirmen el seu compromís amb un enfocament basat en evidències, exhaustiu i equilibrat entre la reducció de la demanda i l’oferta de drogues, amb la preservació dels drets humans al centre.

En virtut de la reducció del subministrament de drogues, l’estratègia s’orienta a tots els aspectes del mercat de les drogues il·lícites i inclou la prevenció, la dissuasió i la interrupció dels delictes relacionats amb les drogues, en particular la delinqüència organitzada, mitjançant la cooperació judicial i policial, la intel·ligència, la prohibició i la confiscació d’actius criminals, investigacions i gestió de fronteres.

Aquesta àrea prioritària s’ha millorat encara més en comparació amb l’estratègia 2013-2020, per respondre als desafiaments que es produeixen als mercats de drogues europeus. Es caracteritzen per una alta disponibilitat de diversos tipus de drogues, confiscacions cada vegada més elevades, un augment de l’ús de la violència i enormes beneficis, així com l’ús de plataformes de xarxes socials, aplicacions i internet, i internet fosca (darknet) per al tràfic il·lícit de drogues. Aquestes característiques no s’han esvaït durant la crisi del COVID-19, ans al contrari.

L’àrea política de reducció de la demanda de drogues consisteix en una sèrie de mesures de reforç mutu que inclouen prevenció, detecció i intervenció precoç, assessorament, tractament, rehabilitació, reinserció social i recuperació. Aquesta acció ha de ser adequada al context social local i a les necessitats de la població objectiu, estar informada per evidències científiques i ser segura i eficaç. Cal desenvolupar-la mitjançant l’estreta col·laboració de diversos serveis de salut i assistència social.  La crisi de la COVID-19 ha revelat encara més la necessitat de garantir la continuïtat d’aquestes accions.

S’ha afegit un nou capítol dedicat a tractar els danys relacionats amb les drogues. Aquesta secció inclou mesures i polítiques per prevenir o reduir els possibles riscos i perjudicis per a la salut, la societat i els centres penitenciaris. Cobreix aspectes com la reducció de la prevalença i la incidència de malalties infeccioses relacionades amb els medicaments, la prevenció de sobredosis i les morts relacionades amb les drogues, i l’oferta d’alternatives a les sancions coercitives.

L’estratègia també identifica tres temàtiques transversals de suport a les àrees polítiques:

Cooperació internacional: millorar el paper de la UE com a intermediària mundial per a una política de drogues centrada en les persones i orientada als drets humans mitjançant la cooperació amb tercers països, regions i organitzacions internacionals, tot reforçant el compromís amb les polítiques de drogues orientades al desenvolupament alternatiu de mesures.

• Recerca, innovació i previsió: proporcionar a la UE i als estats membres les capacitats de recerca i previsió necessàries per fer front als reptes de les drogues de manera més àgil i proactiva, augmentant la preparació per respondre als reptes futurs.

• Coordinació, governança i implementació: garantir una implementació òptima de l’estratègia, inclosa l’acció clau del Centre Europeu de Seguiment de les Drogues i les Drogodependències (OEDT) i de l’Europol, que impliqui la societat civil i proporcioni recursos adequats en l’àmbit de la UE i de les nacions.

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Le Conseil européen adopte des conclusions sur l’avenir numérique de l’Europe

En décembre 2020, le Conseil européen a adopté des conclusions reconnaissant l’utilisation accrue de produits de consommation et de dispositifs industriels connectés à Internet et les risques que cela représente pour la vie privée, la sécurité de l’information et la cybersécurité.

Il estime que les dispositifs connectés, notamment les machines, les capteurs et les réseaux qui composent l’Internet des objets, joueront un rôle clé dans le façonnement de l’avenir numérique de l’Europe.

Les conclusions définissent les priorités pour traiter cette question cruciale et promouvoir la compétitivité mondiale de l’industrie européenne de l’Internet des objets en assurant le plus haut niveau de résilience, de sécurité et de protection.

Les conclusions soulignent l’importance d’évaluer si une législation horizontale à long terme est nécessaire afin de traiter toutes les questions liées à la cybersécurité des dispositifs connectés, telles que la disponibilité, l’intégrité et la confidentialité, ce qui impliquerait également de préciser les conditions requises pour leur commercialisation.

Parmi les différentes conclusions, on peut citer les suivantes :

  • L’Union européenne et ses États membres doivent garantir la souveraineté numérique et l’autonomie stratégique, tout en préservant une économie ouverte.
  • En plus de garantir un niveau élevé de sécurité pour les dispositifs connectés, il est également important de sensibiliser les consommateurs aux risques que ces dispositifs peuvent créer en matière de sécurité et de protection de la vie privée.
  • Il faut que des normes, des critères ou des spécifications techniques de cybersécurité soient établis pour les dispositifs connectés et il est nécessaire de renforcer le travail des organisations européennes de normalisation dans ce domaine.
  • La cybersécurité et le respect de la vie privée doivent être considérés comme des exigences essentielles dans l’innovation de produits, ainsi que dans les processus de production et de développement, y compris la phase de conception, et ces exigences doivent être garanties tout au long du cycle de vie du produit et de la chaîne d’approvisionnement.

Enfin, la certification en matière de cybersécurité, qui est définie dans le règlement sur la cybersécurité, sera essentielle pour accroître le niveau de sécurité sur le marché unique numérique. L’ENISA, l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité travaille déjà sur des systèmes de certification en matière de cybersécurité, et les conclusions invitent la Commission à envisager de demander des propositions de systèmes de certification en matière de cybersécurité pour les dispositifs connectés et les services connexes.

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The European Council adopts conclusions on the digital future of Europe

In December 2020, the European Council approved conclusions that acknowledge the increased use of consumer products and industrial devices connected to the internet and the related risks for privacy, information security and cybersecurity.

It believes connected devices, including machines, sensors and networks that make up the Internet of Things (IoT), will play a key role in further shaping Europe’s digital future.

The conclusions set out priorities to address this crucial issue and to boost the global competitiveness of the EU’s IoT industry by ensuring the highest standards of resilience, safety and security.

They also underline the importance of assessing the need for horizontal legislation in the long term to address all relevant aspects of the cybersecurity of connected devices, such as availability, integrity and confidentiality. This would include specifying the necessary conditions for placement on the market.

Some of the conclusions reached are:

  • That the European Union and its Member States need to ensure their digital sovereignty and strategic autonomy, while preserving an open economy.
  • That in addition to ensuring a high level of security of connected devices, it is equally important to increase consumer awareness of their potential privacy and security risks.
  • That there is a need to establish cybersecurity norms, standards or technical specifications for connected devices and efforts undertaken by European Standards Organisations in this matter should be strengthened.
  • That cybersecurity and privacy must be an essential part of product innovation, production and development processes, including the design phase, and must be guaranteed throughout a product’s entire life cycle and across its supply chain.

Lastly, cybersecurity certification, as defined under the Cybersecurity Act, will be essential for raising the level of security within the digital single market. The EU Agency for Cybersecurity, ENISA , is already working on cybersecurity certification schemes, and the conclusions invite the Commission to consider a request for candidate cybersecurity certification schemes for connected devices and related services.

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