La géolocalisation par GPS réduit la récidive chez les voleurs prolifiques dans le Sussex

Une évaluation indépendante de l’opération STOP, une initiative développée dans le Sussex, au Royaume-Uni, a constaté une réduction significative de la criminalité chez les voleurs prolifiques participant au programme. L’initiative associe la géolocalisation par GPS à un soutien à la réhabilitation individualisé, dans le but de réduire la récidive et d’agir sur les causes susceptibles de favoriser les vols persistants dans les établissements commerciaux.

Le programme a été lancé dans le Sussex de l’Est au cours de l’été 2025. Il réunit la commissaire de police et de la criminalité du Sussex, la police du Sussex, les administrations locales, le service de probation, l’association Change Grow Live et des entreprises du secteur commercial. Le GPS est utilisé comme condition des ordonnances de comportement criminel (CBO), tandis que les participants bénéficient d’un accompagnement pour faire face aux difficultés liées au logement, à la santé, à la consommation de substances, aux prestations sociales ou à l’emploi.

Les premières données de l’évaluation montrent que les huit délinquants placés sous surveillance électronique et inclus dans l’analyse ont réduit leur activité criminelle après l’installation du dispositif GPS. Cinq n’ont commis aucune autre infraction au cours de la période analysée.

Dans l’ensemble, les participants ont commis environ 11 à 13 infractions de moins par personne, soit une baisse globale d’environ 58 %. Les personnes ayant récidivé ont également commis moins d’infractions qu’avant la pose du bracelet électronique.

À partir des taux moyens observés avant et après la pose du bracelet électronique, l’évaluation estime qu’environ 300 infractions pourraient être évitées sur douze mois, ce qui permettrait d’économiser près de 100 000 livres en coûts liés aux services de police et au système de justice pénale.

Malgré ces résultats, il convient de noter que l’analyse initiale repose sur un nombre réduit de participants et que le projet est encore en phase de développement.

Le GPS n’a pas seulement une fonction de surveillance. Les données de géolocalisation ont fourni à la police du Sussex de nouvelles possibilités en matière de renseignement et d’enquête, en contribuant à identifier des infractions présumées qui n’avaient pas été détectées auparavant et à orienter les interventions visant des personnes considérées comme des auteurs prolifiques d’infractions.

Le projet initial, qui comptait dix bracelets électroniques dans le Sussex de l’Est, a été étendu en mai 2026 au Sussex de l’Ouest et à Brighton & Hove, avec une capacité pouvant atteindre 30 bracelets.

L’un des éléments distinctifs de l’opération STOP est que la pose du bracelet électronique ne fonctionne pas de manière isolée. Le programme comprend un « accompagnateur contre la délinquance commerciale », géré par Change Grow Live, qui offre un soutien personnalisé aux participants.

Ce professionnel facilite l’accès aux services de logement et de santé, au traitement des problèmes liés à la consommation de substances, aux prestations sociales, à l’emploi et à d’autres ressources. L’objectif est d’intervenir sur les circonstances personnelles qui peuvent contribuer à la récidive.

Les responsables du projet considèrent que cette combinaison de supervision, d’action policière et de réhabilitation est l’un des facteurs susceptibles d’expliquer les résultats initiaux. Les personnes interrogées ont également déclaré se sentir davantage accompagnées et avoir plus facilement accès aux services d’aide.

L’opération STOP représente un modèle de réponse au vol persistant qui combine technologie, contrôle judiciaire, informations policières et intervention sociale. Les premières données indiquent une réduction considérable de la criminalité parmi les personnes participantes, ainsi que des bénéfices pour les enquêtes de police et les commerces.

Cependant, les résultats doivent être interprétés avec prudence. Le nombre initial de participants est limité, et il faudra encore déterminer si la baisse de la récidive se maintient à long terme et si les résultats se confirment à mesure que le programme s’étend.

L’expérience menée dans le Sussex montre, en définitive, comment la surveillance électronique, combinée à un accompagnement en faveur de la réinsertion, peut s’inscrire dans une stratégie plus large de lutte contre la délinquance persistante. L’enjeu sera de déterminer si les résultats initiaux se confirment dans la durée et dans quelle mesure ce modèle peut contribuer durablement à réduire les vols et à renforcer la sécurité des commerces et des communautés.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

GPS tagging reduces recidivism among prolific thieves in Sussex

An independent evaluation of Operation STOP, an initiative developed in Sussex, in the United Kingdom, has detected a significant reduction in crime among prolific thieves participating in the programme. The initiative combines GPS tagging with individualised rehabilitation support, with the aim of reducing recidivism and addressing the causes that may lead to persistent commercial burglary.

The programme was launched in East Sussex during the summer of 2025 and brings together the Sussex Police and Crime Commissioner, Sussex Police, local authorities, the Probation Service, Change Grow Live, and businesses from the commercial sector. GPS is used as a condition of Criminal Behaviour Orders (CBOs), while participants receive support to deal with problems related to housing, health, substance use, social benefits or employment.

Initial data from the assessment show that the eight tagged criminals included in the analysis reduced their criminal activity after the installation of the GPS. Five did not commit any other crime from the period analysed.

Overall, participants recorded approximately 11 to 13 fewer crimes per person, an overall reduction of approximately 58%. The people who reoffended also committed fewer infractions than before they carried the label.

Based on the average rates observed before and after tagging, the assessment estimates that approximately 300 crimes could be prevented over twelve months, with an approximate saving of £100,000 in costs associated with the police and the criminal justice system.

Despite these results, it should be noted that the initial analysis is based on a small number of participants and that the project is still in the expansion phase.

GPS does not only have a supervision function. Location data has provided Sussex Police with new intelligence and investigative opportunities, helping to identify suspected crimes that had not been previously detected and to guide actions against individuals considered prolific offenders.

The initial project, which featured ten tags in East Sussex, was expanded in May 2026 to West Sussex and Brighton & Hove, with the capacity to manage up to 30 tags.

One of the differentiating elements of Operation STOP is that the tagging does not function in isolation. The programme incorporates a Business Crime Navigator, managed by Change Grow Live, which offers personalised support to participants.

This professional facilitates access to housing services, healthcare, treatment for substance use problems, social benefits, employment, and other resources. The aim is to intervene in the personal circumstances that may contribute to re-offending.

The project managers consider that this combination of supervision, policing, and rehabilitation is one of the factors that may explain the initial results. The interviewed participants also stated that they felt more supported and found it easier to access support services.

Operation STOP represents a response model to persistent theft that combines technology, judicial control, police information, and social intervention. The first set of data points to a considerable reduction in crimes among the participating individuals, as well as benefits for police investigations and businesses.

However, the results must be interpreted with caution. The initial number of participants is limited, and it is still necessary to verify whether the reduction in recidivism is maintained in the long term and whether the results are replicated as the programme expands.

The Sussex experience ultimately shows how electronic monitoring combined with rehabilitative support can be part of a broader strategy against persistent crime. The challenge will be to determine whether the positive initial results are strengthened and to what extent this model can contribute in a sustained manner to reducing thefts and improving the safety of businesses and communities.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

El etiquetado GPS reduce la reincidencia entre los ladrones prolíficos en Sussex

Una evaluación independiente de la Operación STOP, una iniciativa desarrollada en Sussex, en el Reino Unido, ha detectado una reducción significativa de la delincuencia entre los ladrones prolíficos que participan en el programa. La iniciativa combina el etiquetado GPS con apoyo individualizado de rehabilitación, con el objetivo de reducir la reincidencia y actuar sobre las causas que pueden favorecer el robo persistente en los establecimientos comerciales.

El programa se puso en marcha en East Sussex durante el verano de 2025 y reúne la Comisionada de Policía y Crimen de Sussex, la Policía de Sussex, las administraciones locales, el Servicio de Libertad Condicional, Change Grow Live y empresas del sector comercial. El GPS se utiliza como condición de las órdenes de conducta criminal (CBO), mientras que los participantes reciben apoyo para hacer frente a problemas relacionados con la vivienda, la salud, el consumo de sustancias, las prestaciones sociales o el empleo.

Los primeros datos de la evaluación muestran que los ocho delincuentes etiquetados incluidos en el análisis redujeron su actividad delictiva tras la instalación del GPS. Cinco no cometieron ningún otro delito durante el periodo analizado.

En conjunto, los participantes registraron aproximadamente entre 11 y 13 delitos menos por persona, una reducción global de aproximadamente el 58 %. Las personas que reincidieron también cometieron menos infracciones que antes de llevar la etiqueta.

A partir de las tasas medias observadas antes y después del etiquetado, la evaluación calcula que podrían evitarse cerca de 300 delitos en doce meses, con un ahorro aproximado de 100.000 libras en costes asociados a la policía y al sistema de justicia penal.

A pesar de estos resultados, hay que tener en cuenta que el análisis inicial se basa en un número reducido de participantes y que el proyecto todavía está en fase de expansión.

El GPS no solo tiene una función de supervisión. Los datos de localización han proporcionado a la Policía de Sussex nuevas oportunidades de inteligencia e investigación, ayudando a identificar presuntos delitos que no habían sido detectados anteriormente y a orientar actuaciones contra personas consideradas delincuentes prolíficos.

El proyecto inicial, que disponía de diez etiquetas en East Sussex, se amplió en mayo de 2026 a West Sussex y Brighton & Hove, con capacidad para gestionar hasta 30 etiquetas.

Uno de los elementos diferenciales de la Operación STOP es que el etiquetado no funciona de manera aislada. El programa incorpora un Business Crime Navigator, gestionado por Change Grow Live, que ofrece apoyo personalizado a los participantes.

Este profesional facilita el acceso a servicios de vivienda, sanidad, tratamiento de problemas relacionados con el consumo de sustancias, prestaciones sociales, empleo y otros recursos. El objetivo es intervenir sobre las circunstancias personales que pueden contribuir a la reincidencia.

Los responsables del proyecto consideran que esta combinación de supervisión, actuación policial y rehabilitación es uno de los factores que puede explicar los resultados iniciales. Los participantes entrevistados también han manifestado que se sentían más acompañados y que tenían más facilidad para acceder a los servicios de ayuda.

La Operación STOP representa un modelo de respuesta al robo persistente que combina tecnología, control judicial, información policial e intervención social. Los primeros datos apuntan a una reducción considerable de los delitos entre las personas participantes y también a beneficios para las investigaciones policiales y los comercios.

Sin embargo, los resultados se tienen que interpretar con prudencia. El número inicial de participantes es limitado y todavía hay que comprobar si la reducción de la reincidencia se mantiene a largo plazo y si los resultados se repiten a medida que el programa se amplía.

La experiencia de Sussex muestra, en definitiva, cómo la monitorización electrónica combinada con apoyo rehabilitador puede formar parte de una estrategia más amplia contra la delincuencia persistente. El reto será determinar si los buenos resultados iniciales se consolidan y hasta qué punto este modelo puede contribuir de manera sostenida a reducir los robos y mejorar la seguridad de los comercios y las comunidades.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français

L’etiquetatge GPS redueix la reincidència entre els lladres prolífics a Sussex

Una avaluació independent de l’Operació STOP, una iniciativa desenvolupada a Sussex, al Regne Unit, ha detectat una reducció significativa de la delinqüència entre els lladres prolífics que participen en el programa. La iniciativa combina l’etiquetatge GPS amb suport individualitzat de rehabilitació, amb l’objectiu de reduir la reincidència i actuar sobre les causes que poden afavorir el robatori persistent als establiments comercials.

El programa es va posar en marxa a East Sussex durant l’estiu del 2025 i reuneix la Comissionada de Policia i Crim de Sussex, la Policia de Sussex, les administracions locals, el Servei de Llibertat Condicional, Change Grow Live i empreses del sector comercial. El GPS s’utilitza com a condició de les ordres de conducta criminal (CBO), mentre que els participants reben suport per fer front a problemes relacionats amb l’habitatge, la salut, el consum de substàncies, les prestacions socials o l’ocupació.

Les primeres dades de l’avaluació mostren que els vuit delinqüents etiquetats inclosos en l’anàlisi van reduir l’activitat delictiva després de la instal·lació del GPS. Cinc no van cometre cap altre delicte durant el període analitzat.

En conjunt, els participants van registrar aproximadament entre 11 i 13 delictes menys per persona, una reducció global d’aproximadament el 58 %. Les persones que van reincidir també van cometre menys infraccions que abans de portar l’etiqueta.

A partir de les taxes mitjanes observades abans i després de l’etiquetatge, l’avaluació calcula que podrien evitar-se prop de 300 delictes en dotze mesos, amb un estalvi aproximat de 100.000 lliures en costos associats a la policia i al sistema de justícia penal.

Tot i aquests resultats, cal tenir en compte que l’anàlisi inicial es basa en un nombre reduït de participants i que el projecte encara està en fase d’expansió.

El GPS no només té una funció de supervisió. Les dades de localització han proporcionat a la Policia de Sussex noves oportunitats d’intel·ligència i investigació, ajudant a identificar presumptes delictes que no havien estat detectats anteriorment i a orientar actuacions contra persones considerades delinqüents prolífics.

El projecte inicial, que disposava de deu etiquetes a East Sussex, es va ampliar el maig del 2026 a West Sussex i Brighton & Hove, amb capacitat per gestionar fins a 30 etiquetes.

Un dels elements diferencials de l’Operació STOP és que l’etiquetatge no funciona de manera aïllada. El programa incorpora un Business Crime Navigator, gestionat per Change Grow Live, que ofereix suport personalitzat als participants.

Aquest professional facilita l’accés a serveis d’habitatge, sanitat, tractament de problemes relacionats amb el consum de substàncies, prestacions socials, ocupació i altres recursos. L’objectiu és intervenir sobre les circumstàncies personals que poden contribuir a la reincidència.

Els responsables del projecte consideren que aquesta combinació de supervisió, actuació policial i rehabilitació és un dels factors que pot explicar els resultats inicials. Els participants entrevistats també han manifestat que se sentien més acompanyats i que tenien més facilitat per accedir als serveis d’ajuda.

L’Operació STOP representa un model de resposta al robatori persistent que combina tecnologia, control judicial, informació policial i intervenció social. Les primeres dades apunten a una reducció considerable dels delictes entre les persones participants i també a beneficis per a les investigacions policials i els comerços.

Tanmateix, els resultats s’han d’interpretar amb prudència. El nombre inicial de participants és limitat i encara cal comprovar si la reducció de la reincidència es manté a llarg termini i si els resultats es repeteixen a mesura que el programa s’amplia.

L’experiència de Sussex mostra, en definitiva, com el monitoratge electrònic combinat amb suport rehabilitador pot formar part d’una estratègia més àmplia contra la delinqüència persistent. El repte serà determinar si els bons resultats inicials es consoliden i fins a quin punt aquest model pot contribuir de manera sostinguda a reduir els robatoris i millorar la seguretat dels comerços i les comunitats.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

La violence par arme à feu aux États-Unis recule en 2024

Le Bureau américain des statistiques de la justice (BJS) a publié le nouveau rapport Firearm Violence, 2024 (Violence par arme à feu, 2024), qui analyse l’évolution de la violence commise avec des armes à feu au cours des années 2023 et 2024. Les données, élaborées à partir des informations par les services de police, font état d’une baisse généralisée de la victimisation violente par arme à feu aux États-Unis en 2024.

Selon le rapport, le taux global de victimisation violente par arme à feu est passé de 133,4 cas pour 100 000 habitants en 2023 à 117,4 en 2024. Cette réduction a été observée dans toutes les catégories criminelles analysées : homicide, viol, vol à main armée et violence aggravée.

Dans le cas des homicides par arme à feu, le taux a diminué, passant de 4,6 à 3,8 cas pour 100 000 habitants. En chiffres absolus, le nombre estimé de victimisations par homicide commis avec une arme à feu est passé de 15 350 en 2023 à 12 930 en 2024.

Une diminution a également été enregistrée dans les viols impliquant l’utilisation d’une arme à feu. Le taux est passé de 0,62 à 0,57 cas pour 100 000 habitants, tandis que l’estimation du nombre de victimisations est passée de 2 090 à 1 920.

La baisse est particulièrement marquée pour les vols à main armée. Dans le cas des homicides par arme à feu, le taux est passé de 30,1 à 25 cas pour 100 000 habitants. En chiffres absolus, cela représente une réduction estimée de 100 830 à 84 920 victimisations.

Enfin, les agressions aggravées par arme à feu, qui constituent la catégorie comptant le plus grand nombre de cas dans l’étude, ont également connu une baisse. Le taux est passé de 97,3 à 87,3 cas pour 100 000 habitants, tandis que le nombre estimé de victimisations a diminué, passant de 325 700 à 297 000.

Dans l’ensemble, le nombre estimé de victimisations violentes commises avec des armes à feu est passé de 446 700 en 2023 à 399 220 en 2024.

Les estimations s’inscrivent dans le cadre du programme d’estimation du National Incident-Based Reporting System (NIBRS), un système de collecte de données du FBI qui recense les informations sur les incidents criminels signalés par les services chargés de l’application de la loi.

Le programme d’estimation du NIBRS, administré par le BJS en collaboration avec le FBI, utilise ces données pour établir des estimations nationales et

infranationales de la criminalité. Le rapport indique également que les estimations pour 2023 ont été mises à jour afin d’intégrer les données que le FBI a reçues après la date de clôture initiale.

Cette méthodologie est importante pour interpréter les résultats. Les chiffres du rapport correspondent aux victimisations connues des forces de l’ordre et estimées ultérieurement au moyen du système NIBRS. Par conséquent, ils ne doivent pas nécessairement être considérés comme un décompte de tous les actes de violence armée qui se produisent, car certains incidents peuvent ne pas être portés à la connaissance des autorités.

Le BJS a également analysé si les différences observées entre 2023 et 2024 sont statistiquement significatives. Pour ce faire, il a utilisé des tests statistiques avec un niveau de confiance de 95 %.

Selon la méthodologie du rapport, les comparaisons présentées dans le texte sont statistiquement significatives, sauf indication contraire. Cela renforce l’interprétation selon laquelle la baisse observée entre ces deux années n’est pas simplement une fluctuation aléatoire des données.

Pour le secteur de la sécurité, cette précision statistique est pertinente, car elle permet d’analyser les tendances de la criminalité sur une base quantitative plus solide et d’éviter des conclusions fondées uniquement sur des variations ponctuelles.

Les données du BJS offrent une image concrète de l’évolution de la violence armée aux États-Unis sur une période de deux ans. Le principal résultat est sans équivoque : en 2024, la victimisation violente par arme à feu a diminué par rapport à 2023, tant en termes de taux rapportés à la population que de nombre estimé de cas.

La réduction touche les quatre catégories analysées et, par conséquent, ne se concentre pas sur un seul type de délit. Les taux d’homicides, de viols, de vols à main armée et d’agressions aggravées par arme à feu sont en baisse en 2024.

Toutefois, ces données décrivent une évolution statistique et, à elles seules, n’expliquent pas les causes de cette baisse. Pour déterminer les facteurs qui ont pu contribuer, il serait nécessaire d’analyser d’autres variables et études, telles que les changements dans les dynamiques criminelles, les interventions policières, les politiques de prévention, les caractéristiques socio-économiques ou d’autres facteurs liés à la violence armée.

À cet égard, le rapport du BJS constitue avant tout un outil de suivi. Disposer d’estimations annuelles comparables permet aux professionnels de la sécurité, aux chercheurs et aux administrations d’observer l’évolution des différents

types de violence et d’identifier les changements qui méritent une analyse plus approfondie.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Gun violence in the U.S. decreases in 2024

The U.S. Bureau of Justice Statistics (BJS) has published the new report Violent Victimization with a Firearm, 2024, which analyses the evolution of gun violence during the years 2023 and 2024. The data, compiled from information provided by law enforcement agencies, show a widespread decrease in gun violence victimisation in the United States during 2024.

According to the report, the overall gun violence victimisation rate went from 133.4 cases per 100,000 people in 2023 to 117.4 in 2024. The reduction occurred across all analysed crime categories: homicide, rape, robbery and aggravated assault.

In the case of gun-related homicides, the rate decreased from 4.6 to 3.8 cases per 100,000 inhabitants. In absolute terms, the estimated number of gun homicide victimisations decreased from 15,350 in 2023 to 12,930 in 2024.

A reduction was also recorded in rapes in which a firearm was used. The rate went from 0.62 to 0.57 cases per 100,000 people, while the estimated number of victimisations fell from 2,090 to 1,920.

The decrease is especially visible in robberies. In the case of gun homicides, the rate decreased from 30.1 to 25.0 cases per 100,000 inhabitants. In absolute figures, this represents an estimated reduction from 100,830 to 84,920 victimisations.

Finally, aggravated assaults with a firearm, which constitute the category with the most cases within the study, also experienced a decrease. The rate went from 97.3 to 87.3 cases per 100,000 people, while the estimated number of victimisations decreased from 325,700 to 297,000.

Overall, the estimated number of violent victimisations committed with firearms fell from 446,700 in 2023 to 399,220 in 2024.

The estimates are part of the estimation programme of the National Incident-Based Reporting System (NIBRS), an FBI data collection system that records information on crime incidents reported by law enforcement agencies.

The NIBRS estimation programme, administered by the BJS in collaboration with the FBI, uses these data to produce national and subnational crime estimates. The report also notes that the estimates for 2023 have been updated to incorporate data that the FBI received after the initial closing date.

This methodology is important when it comes to interpreting the results. The figures in the report correspond to victimisations known to law enforcement

agencies and subsequently estimated using the NIBRS system. Therefore, they should not necessarily be understood as a count of all gun violence episodes that occur, as there may be incidents that do not come to the attention of the authorities.

The BJS has also analysed whether the differences observed between 2023 and 2024 are statistically significant. To this end, statistical tests with a 95% confidence level have been used.

According to the report’s methodology, the comparisons presented in the text are statistically significant, unless otherwise indicated. This reinforces the interpretation that the decrease observed between both years is not simply a random fluctuation of the data.

For the security sector, this statistical precision is relevant because it allows for the analysis of crime trends on a more robust quantitative basis and avoids conclusions based solely on isolated variations.

BJS data provide a concrete picture of the evolution of gun violence in the United States over a two-year period. The main result is clear: in 2024 there was a decrease in gun violence victimisation compared to 2023, both in terms of population rates and the estimated number of cases.

The reduction affects the four categories analysed and, therefore, is not concentrated on a single type of crime. Firearm homicides, rapes, robberies, and aggravated assaults show lower rates in 2024.

However, these data describe a statistical evolution and, on their own, do not explain the causes of the decline. To determine the factors that may have contributed, it would be necessary to analyse other variables and studies, such as changes in criminal dynamics, law enforcement actions, prevention policies, socioeconomic characteristics, or other factors related to armed violence.

In this regard, the BJS report constitutes above all a monitoring tool. Having comparable annual estimates enables security professionals, researchers, and administrations to observe the evolution of different types of violence and identify changes that warrant a more in-depth analysis.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

La violencia con armas de fuego en los Estados Unidos disminuye en 2024

El Bureau of Justice Statistics (BJS) de los Estados Unidos ha publicado el nuevo informe Violent Victimization with a Firearm, 2024, que analiza la evolución de la violencia cometida con armas de fuego durante los años 2023 y 2024. Los datos, elaborados a partir de la información proporcionada por los organismos policiales, muestran un descenso generalizado de la victimización violenta con armas de fuego en los Estados Unidos durante el año 2024.

Según el informe, la tasa global de victimización violenta con arma de fuego pasó de 133,4 casos por cada 100.000 habitantes en 2023 a 117,4 en 2024. La reducción se produjo en todas las categorías delictivas analizadas: homicidio, violación, robo y agresión agravada.

En el caso de los homicidios con arma de fuego, la tasa disminuyó de 4,6 a 3,8 casos por cada 100.000 habitantes. En términos absolutos, el número estimado de victimizaciones por homicidio con arma de fuego pasó de 15.350 en 2023 a 12.930 en 2024.

También se registró una reducción en las violaciones en que se utilizó un arma de fuego. La tasa pasó de 0,62 a 0,57 casos por cada 100.000 habitantes, mientras que la estimación del número de victimizaciones bajó de 2.090 a 1.920.

La disminución es especialmente visible en los robos. La tasa de robos con arma de fuego pasó de 30,1 a 25,0 casos por cada 100.000 habitantes. En cifras absolutas, eso representa una reducción estimada de 100.830 a 84.920 victimizaciones.

Finalmente, las agresiones agravadas con arma de fuego, que constituyen la categoría con más casos dentro del estudio, también experimentaron un descenso. La tasa pasó de 97,3 a 87,3 casos por cada 100.000 habitantes, mientras que el número estimado de victimizaciones disminuyó de 325.700 a 297.000.

En conjunto, el número estimado de victimizaciones violentas cometidas con armas de fuego bajó de 446.700 en 2023 a 399.220 en 2024.

Las estimaciones forman parte del programa de estimación del National Incident-Based Reporting System (NIBRS), un sistema de recopilación de datos del FBI que registra información sobre los incidentes delictivos comunicados por los organismos encargados de hacer cumplir la ley.

El programa de estimación NIBRS, administrado por el BJS en colaboración con el FBI, utiliza estos datos para elaborar estimaciones nacionales y

subnacionales de criminalidad. El informe también señala que las estimaciones correspondientes al año 2023 se han actualizado para incorporar datos que el FBI recibió después de la fecha de cierre inicial.

Esta metodología es importante a la hora de interpretar los resultados. Las cifras del informe corresponden a victimizaciones conocidas por las fuerzas del orden y posteriormente estimadas mediante el sistema NIBRS. Por lo tanto, no se tienen que entender necesariamente como un recuento de todos los episodios de violencia armada que se producen, ya que pueden existir incidentes que no llegan al conocimiento de las autoridades.

El BJS también ha analizado si las diferencias observadas entre 2023 y 2024 son estadísticamente significativas. Para hacerlo, ha utilizado pruebas estadísticas con un nivel de confianza del 95 %.

Según la metodología del informe, las comparaciones que se presentan en el texto son estadísticamente significativas, a no ser que se indique lo contrario. Eso refuerza la interpretación de que el descenso observado entre ambos años no es simplemente una fluctuación aleatoria de los datos.

Para el sector de la seguridad, esta precisión estadística es relevante porque permite analizar las tendencias de criminalidad con una base cuantitativa más sólida y evitar conclusiones basadas únicamente en variaciones puntuales.

Los datos del BJS ofrecen una fotografía concreta de la evolución de la violencia armada en los Estados Unidos durante un periodo de dos años. El resultado principal es claro: en 2024 se produjo un descenso de la victimización violenta con armas de fuego respecto a 2023, tanto en las tasas por población como en el número estimado de casos.

La reducción afecta a las cuatro categorías analizadas y, por lo tanto, no se concentra en un único tipo de delito. Los homicidios, las violaciones, los robos y las agresiones agravadas con armas de fuego presentan tasas inferiores en 2024.

Sin embargo, estos datos describen una evolución estadística y, por sí solas, no explican las causas del descenso. Para determinar los factores que pueden haber contribuido habría que analizar otras variables y estudios, como los cambios en las dinámicas criminales, las actuaciones policiales, las políticas de prevención, las características socioeconómicas u otros factores relacionados con la violencia armada.

En este sentido, el informe del BJS constituye sobre todo una herramienta de seguimiento. Disponer de estimaciones anuales comparables permite a los profesionales de la seguridad, a los investigadores y a las administraciones observar la evolución de los diferentes tipos de violencia e identificar cambios que merezcan un análisis más profundo.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français

La violència amb armes de foc als Estats Units disminueix el 2024

El Bureau of Justice Statistics (BJS) dels Estats Units ha publicat el nou informe Violent Victimization with a Firearm, 2024, que analitza l’evolució de la violència comesa amb armes de foc durant els anys 2023 i 2024. Les dades, elaborades a partir de la informació proporcionada pels organismes policials, mostren un descens generalitzat de la victimització violenta amb armes de foc als Estats Units durant el 2024.

Segons l’informe, la taxa global de victimització violenta amb arma de foc va passar de 133,4 casos per cada 100.000 habitants el 2023 a 117,4 el 2024. La reducció es va produir en totes les categories delictives analitzades: homicidi, violació, robatori i agressió agreujada.

En el cas dels homicidis amb arma de foc, la taxa va disminuir de 4,6 a 3,8 casos per cada 100.000 habitants. En termes absoluts, el nombre estimat de victimitzacions per homicidi amb arma de foc va passar de 15.350 el 2023 a 12.930 el 2024.

També es va registrar una reducció en les violacions en què es va utilitzar una arma de foc. La taxa va passar de 0,62 a 0,57 casos per cada 100.000 habitants, mentre que l’estimació del nombre de victimitzacions va baixar de 2.090 a 1.920.

La disminució és especialment visible en els robatoris. La taxa de robatoris amb arma de foc va passar de 30,1 a 25,0 casos per cada 100.000 habitants. En xifres absolutes, això representa una reducció estimada de 100.830 a 84.920 victimitzacions.

Finalment, les agressions agreujades amb arma de foc, que constitueixen la categoria amb més casos dins de l’estudi, també van experimentar un descens. La taxa va passar de 97,3 a 87,3 casos per cada 100.000 habitants, mentre que el nombre estimat de victimitzacions va disminuir de 325.700 a 297.000.

En conjunt, el nombre estimat de victimitzacions violentes comeses amb armes de foc va baixar de 446.700 el 2023 a 399.220 el 2024.

Les estimacions formen part del programa d’estimació del National Incident-Based Reporting System (NIBRS), un sistema de recopilació de dades de l’FBI que registra informació sobre els incidents delictius comunicats pels organismes encarregats de fer complir la llei.

El programa d’estimació NIBRS, administrat pel BJS en col·laboració amb l’FBI, utilitza aquestes dades per elaborar estimacions nacionals i subnacionals de criminalitat. L’informe també assenyala que les estimacions corresponents al 2023 s’han actualitzat per incorporar-hi dades que l’FBI va rebre després de la data de tancament inicial.

Aquesta metodologia és important a l’hora d’interpretar els resultats. Les xifres de l’informe corresponen a victimitzacions conegudes per les forces de l’ordre i posteriorment estimades mitjançant el sistema NIBRS. Per tant, no s’han d’entendre necessàriament com un recompte de tots els episodis de violència armada que es produeixen, ja que poden existir incidents que no arriben al coneixement de les autoritats.

El BJS també ha analitzat si les diferències observades entre el 2023 i el 2024 són estadísticament significatives. Per fer-ho, ha utilitzat proves estadístiques amb un nivell de confiança del 95 %.

Segons la metodologia de l’informe, les comparacions que es presenten en el text són estadísticament significatives, tret que s’indiqui el contrari. Això reforça la interpretació que el descens observat entre els dos anys no és simplement una fluctuació aleatòria de les dades.

Per al sector de la seguretat, aquesta precisió estadística és rellevant perquè permet analitzar les tendències de criminalitat amb una base quantitativa més sòlida i evitar conclusions basades únicament en variacions puntuals.

Les dades del BJS ofereixen una fotografia concreta de l’evolució de la violència armada als Estats Units durant un període de dos anys. El resultat principal és clar: el 2024 es va produir un descens de la victimització violenta amb armes de foc respecte del 2023, tant en les taxes per població com en el nombre estimat de casos.

La reducció afecta les quatre categories analitzades i, per tant, no es concentra en un únic tipus de delicte. Els homicidis, les violacions, els robatoris i les agressions agreujades amb armes de foc presenten taxes inferiors el 2024.

Tanmateix, aquestes dades descriuen una evolució estadística i, per si soles, no expliquen les causes del descens. Per determinar els factors que hi poden haver contribuït caldria analitzar altres variables i estudis, com ara els canvis en les dinàmiques criminals, les actuacions policials, les polítiques de prevenció, les característiques socioeconòmiques o altres factors relacionats amb la violència armada.

En aquest sentit, l’informe del BJS constitueix sobretot una eina de seguiment. Disposar d’estimacions anuals comparables permet als professionals de la seguretat, als investigadors i a les administracions observar l’evolució dels diferents tipus de violència i identificar canvis que mereixin una anàlisi més profunda.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

Violence domestique : tirer les enseignements du drame pour éviter de nouveaux décès

Le gouvernement britannique a publié de nouvelles orientations réglementaires afin de renforcer la manière dont les décès liés aux violences domestiques sont examinés et analysés. La réforme, publiée le 15 septembre 2026 par le ministère de l’Intérieur britannique (Home Office), vise à faire de chaque décès une occasion d’identifier les erreurs, d’améliorer la coordination entre les organismes et, surtout, d’empêcher que des situations similaires ne se terminent à nouveau en tragédie.

Les nouvelles orientations régissent les Domestic Abuse Related Death Reviews (DARDRs) (Examens des décès liés aux violences domestiques) qui remplacent l’ancienne dénomination Domestic Homicide Reviews (DHRs) (Examens des homicides domestiques). Le changement de nom fait suite à une modification législative introduite par la Victims and Prisoners Act 2024 (Loi de 2024 sur les victimes et les prisonniers), qui adapte le champ d’application de ces révisions à la définition de la violence domestique établie par la Domestic Abuse Act 2021 (Loi de 2021 sur les violences domestiques).

Les DARDR reposent sur une idée fondamentale pour la sécurité publique : un décès lié à la violence domestique ne doit pas être analysé uniquement pour déterminer ce qui s’est passé, mais aussi pour comprendre ce qui aurait pu être fait différemment et quels changements peuvent permettre d’éviter de futures victimes.

Ces processus permettent à différents organismes – police, services sociaux, services de santé, administrations locales et autres entités concernées – d’examiner conjointement leur action et les informations dont ils disposaient avant le décès. L’objectif est de détecter d’éventuelles occasions manquées, des problèmes de coordination, des lacunes dans l’identification des risques ou d’autres facteurs susceptibles d’être pertinents pour la prévention.

La nouvelle orientation souligne tout particulièrement que chaque victime doit être considérée individuellement. Cela signifie que les révisions ne doivent pas se réduire à de simples exercices administratifs, mais doivent permettre de comprendre les circonstances concrètes de chaque cas et d’en tirer des enseignements utiles pour l’ensemble des services.

Le ministère de l’Intérieur reconnaît que le système précédent pouvait être amélioré, notamment en ce qui concerne la qualité des révisions et la manière d’appliquer les enseignements tirés.

Dans ce contexte, l’une des mesures phares est la création, en 2025, d’un Home Office Quality Assurance Board (comité d’assurance qualité) chargé d’examiner davantage de rapports chaque mois et de fournir des retours d’information plus rapidement aux Community Safety Partnerships (partenariats pour la sécurité communautaire), des organismes locaux responsables de différents aspects de la sécurité communautaire.

La réforme prévoit également la mise en place d’un nouveau mécanisme de surveillance des recommandations découlant des DARDR. Cet élément revêt une importance particulière du point de vue de la prévention : identifier une erreur n’a qu’une valeur limitée si les conclusions ne se traduisent pas ensuite par des changements réels.

Par conséquent, la réforme vise à renforcer l’ensemble du cycle d’apprentissage : enquêter sur le décès, identifier les facteurs de risque ou les possibilités de prévention, formuler des recommandations et, enfin, vérifier que ces recommandations sont prises en compte et appliquées.

L’un des autres changements concerne l’introduction d’une formation obligatoire pour les présidents ou les responsables des DARDR. L’objectif est de veiller à ce que les personnes chargées de mener ces révisions disposent des connaissances et des outils nécessaires pour les réaliser selon un niveau de qualité homogène.

Cette professionnalisation est importante, car les révisions impliquent des informations sensibles, de nombreux organismes et, souvent, des situations de risque complexes. Une orientation adéquate peut aider à éviter des conclusions superficielles et à favoriser une analyse plus systématique des décisions prises avant le décès.

Du point de vue de la sécurité, la principale valeur des DARDR réside dans leur capacité à transformer des expériences concrètes en connaissances préventives partagées. Un décès lié à la violence domestique peut révéler des schémas ou des lacunes qui ne sont pas visibles lorsque chaque organisme analyse le cas uniquement de son propre point de vue.

Les nouvelles orientations britanniques privilégient donc une réponse plus intégrée et axée sur l’apprentissage. La coordination entre les services, la qualité des enquêtes, la formation des responsables et le suivi des recommandations deviennent des éléments essentiels du système.

Toutefois, le défi ne consiste pas seulement à parvenir à des révisions plus complètes. Il s’agit de veiller à ce que les conclusions conduisent à modifier la pratique. Si une révision met en évidence une possibilité de prévention, mais que la recommandation n’entraîne aucun changement, une part importante du potentiel préventif du système sera perdue.

La réforme des DARDR représente ainsi une étape vers un modèle dans lequel les décès liés à la violence domestique ne font pas seulement l’objet d’une révision a posteriori, mais constituent également une source d’apprentissage visant à améliorer la détection des risques, la coordination institutionnelle et la protection des futures victimes. Le principe qui inspire le nouveau système est clair : tirer des enseignements de chaque tragédie pour tenter d’éviter la suivante.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Domestic violence: learning from tragedy to prevent further deaths

The British Government has published new statutory guidance to strengthen the way deaths related to domestic violence are investigated and analysed. The reform, published on 15 September 2026 by the Home Office, aims for every death to be an opportunity to identify errors, improve coordination between agencies and, above all, prevent similar situations from ending in tragedy again.

The new guidelines regulate the so-called Domestic Abuse Related Death Reviews (DARDRs), which replace the previous designation of Domestic Homicide Reviews (DHRs). The name change is in response to a legislative amendment introduced by the Victims and Prisoners Act 2024, which adapts the scope of these reviews to the definition of domestic violence established by the Domestic Abuse Act 2021.

DARDRs are based on a fundamental idea for public safety: a death linked to domestic violence should not be analysed solely to determine what happened, but also to understand what could have been done differently and what changes can prevent future victims.

These processes allow different bodies—police, social services, health services, local administrations, and other involved entities—to jointly review their action and the information they had available before the death. The objective is to detect possible missed opportunities, coordination problems, deficiencies in risk identification, or other factors that may be relevant for prevention.

The new guideline places special emphasis on the fact that each victim must be considered individually. This means that reviews must not simply become administrative exercises, but must allow for an understanding of the specific circumstances of each case and the extraction of useful lessons from them for all services.

The Home Office recognises that the previous system had room for improvement, especially with regard to the quality of reviews and the way in which lessons learned were applied.

In this context, one of the highlighted measures is the creation, in 2025, of a Home Office Quality Assurance Board, intended to review more reports each month and provide feedback to Community Safety Partnerships—local bodies responsible for various aspects of community security—in a more agile manner.

The reform also provides for the development of a new supervision mechanism for the recommendations arising from the DARDRs. This element is especially

relevant from the point of view of prevention: identifying an error only has limited value if the findings are not subsequently translated into real changes.

Therefore, the reform aims to strengthen the entire learning cycle: investigating the death, identifying risk factors or prevention opportunities, making recommendations and, finally, verifying that these recommendations are considered and applied.

Another of the changes is the introduction of mandatory training for the presidents or heads of the DARDR. The purpose is to guarantee that the people in charge of conducting these reviews have the necessary knowledge and tools to carry them out with a consistent level of quality.

This professionalisation is important because reviews involve sensitive information, multiple agencies and, often, complex risk situations. Proper guidance can help avoid superficial conclusions and give preference to a more systematic analysis of the decisions made before death.

From a security perspective, the main value of DARDRs is that they can turn concrete experiences into shared preventive knowledge. A death related to domestic violence can reveal patterns or deficits that are not visible when each agency analyses the case solely from its own perspective.

The new British guidance, therefore, supports a more integrated and learning-oriented response. Coordination between services, the quality of investigations, the training of those responsible, and the follow-up on recommendations become essential elements of the system.

The challenge, however, is not only to achieve more comprehensive reviews. It is to ensure that the conclusions lead to the modification of practice. If a review identifies a prevention opportunity, but the recommendation does not generate any change, a significant part of the system’s preventive potential is lost.

The reform of the DARDR thus represents a step towards a model in which deaths related to domestic violence are not only subject to a subsequent review, but also a source of learning to improve risk detection, institutional coordination, and the protection of future victims. The principle inspiring the new system is clear: to learn from every tragedy in an attempt to avoid the next.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français