La Commission européenne demande des progrès décisifs en matière de sécurité

belgium-3595351_640Jusque début octobre 2018, plusieurs propositions législatives présentées par la Commission ont été approuvées mais il reste encore de nombreux dossiers importants qui devraient être traités avant les élections au Parlement européen de mai 2019. La Commission demande donc que ces travaux soient accélérés et que les décisions concernant les points en attente des dossiers prioritaires sur la sécurité soient rapidement adoptées. Surtout quant au contenu de la Déclaration conjointe et des nouvelles mesures proposées par le président Juncker dans son discours sur l’état de l’Union de 2018.

Ces dernières années, la Commission a adopté des mesures pour renforcer la sécurité dans l’UE et sur ses frontières extérieures. Les tentatives d’attentat terroriste, l’utilisation d’armes chimiques dans les rues d’un État membre et, plus récemment, la cyberattaque déjouée au siège central d’une organisation internationale montrent clairement que l’Europe reste un objectif et qu’il faut donc renforcer la sécurité et la résilience collectives. Ainsi, il est nécessaire d’aller plus loin dans les aspects suivants :

  • Protéger les Européens sur le Net. Compte tenu des dernières opérations cybernétiques hostiles, il est indispensable que les propositions législatives soient adoptées à titre prioritaire. De plus, afin de s’assurer que les plateformes Internet ne soient pas utilisées pour diffuser des contenus terroristes en ligne, il faut que le Parlement européen approuve l’obligation de supprimer certains contenus de ce type dans un délai d’une heure.
  • Interopérabilité des systèmes d’information de l’UE : il faut que les systèmes d’information de l’UE en matière de sécurité, migration et gestion des frontières fonctionnent ensemble de façon plus efficace et renforcent ainsi la sécurité de l’information. Il faudrait aussi moderniser le Système européen d’information sur les casiers judiciaires (ECRIS), Eurodac et le Système d’information sur les visas (VIS).
  • Lutte contre la criminalité transfrontalière : le Commission enjoint le Conseil européen et le Parlement d’élargir la compétence du Parquet européen afin qu’il puisse assumer les enquêtes en matière de crimes terroristes transfrontaliers et de statuer en ce qui concerne les propositions de la Commission sur les preuves électroniques pour aider à la fois les forces de police et les autorités judiciaires.
  • Renforcement des frontières : il est demandé que soient approuvés les outils nécessaires pour garantir la gestion efficace des frontières extérieures tels que l’Agence européenne des garde-frontières et des garde-côtes, les normes de l’UE en matière de retour et l’Agence de l’asile de l’UE.

Pour soutenir les efforts des États membres en vue d’améliorer la sécurité de l’UE, la Commission a attribué à la sécurité un financement de 70 millions d’euros pour la période 2018-2019, répartis de la manière suivante :

  • Lutte contre la radicalisation : 5 millions d’euros.
  • Lutte contre les menaces QBRN, restriction de l’accès aux explosifs artisanaux et protection des espaces publics et des infrastructures critiques : 9,5 millions d’euros.
  • Soutien à l’application de normes en vigueur comme le Fichier européen des noms de passagers : 1,5 millions d’euros.
  • 100 millions d’euros au profit des Actions urbaines innovantes comme, par exemple, la protection des espaces publics.

Liens utiles :

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Europol s’efforce d’éviter les victimes de fraude aux billets d’avion

Entre le 18 et le 22 juin 2018, 61 pays, 69 compagnies aériennes, 226 aéroports et 6 agences de voyage en ligne ont participé à la 11ème édition du Global Accessibility Awareness Day (GAAD), visant les criminels suspectés de voyager avec des billets d’avion achetés en utilisant des données de cartes de crédit volées, copiées ou fausses. 334 transactions suspectes ont été rapportées et plusieurs enquêtes ont été entamées. 141 individus ont été interpellés.

L’Association internationale du transport aérien (IATA) estime que l’industrie aérienne perd plus d’un milliard de dollars par an en conséquence des achats frauduleux de billets d’avions en ligne. De plus, des millions de personnes innocentes se voient affectées par l’utilisation indue de leurs données de carte de crédit.

Les transactions frauduleuses en ligne sont à la fois hautement lucratives pour le crime organisé et utilisées en soutien d’activités criminelles plus sérieuses telles que l’immigration illégale, la traite des êtres humains, le trafic de stupéfiants et le terrorisme.

Eurojust a collaboré pendant toute une semaine d’action, au côté de l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) qui a déployé des agents dans 22 aéroports. Le Projet de communication aéroportuaire (AIRCOP), mis en œuvre par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC), en collaboration avec Interpol et l’Organisation mondiale des douanes (OMA), a aussi développé des opérations visant à faire appliquer la loi dans les aéroports d’Afrique et du Moyen-Orient.

Comment éviter la fraude aux billets d’avion

Voici quelques conseils d’Europol pour éviter d’être la prochaine victime d’une offre de vacances trop alléchante.

  • Passez par des sources officielles

Réservez vos voyages et vacances directement auprès d’une compagnie aérienne ou d’un hôtel ou par l’intermédiaire d’un agent réputé ou d’un tour-opérateur. Identifiez le logotype de l’IATA sur le site web de la compagnie.

  • Faites votre recherche

Faites une recherche en ligne exhaustive pour vous assurer que l’entreprise est légitime. Si celle-ci est suspecte, il se peut que d’autres personnes aient publié leurs expériences pour en avertir le consommateur.

  • Soyez sûr de votre navigation en ligne

Faites particulièrement attention au nom et au domaine du site web. Les petits changements de nom ou de domaine, tels que « .eu » au lieu de « .com », peuvent vous rediriger sur une entreprise totalement différente.

  • Payez en toute sécurité

Vérifiez que le site web utilise un système de paiement sûr et le protocole de communication sûr (https) pour la procédure de réservation.

  • Vérifiez les textes en petits caractères

Vérifiez que le site web affiche des termes et conditions, une politique de remboursement et une politique de confidentialité.

  • Utilisez votre instinct

Si certaines offres sont trop belles pour être vraies, c’est qu’elles ne le sont probablement pas.

  • Conservez tous les justificatifs et alertez immédiatement la police

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Le Canada, deuxième pays au monde à légaliser le cannabis

Le 17 octobre 2018 est entrée en vigueur la loi approuvée en juin de cette même année par le sénat canadien (52 votes en faveur, 29 contre et 2 abstentions), qui officialise la légalisation de l’achat, la consommation, la culture et la possession de marihuana à des fins récréatives au Canada (Cannabis Act, 2018). L’utilisation de la marihuana à des fins médicales a déjà été autorisée en 2001. L’initiative figurait au programme électoral de l’actuel premier ministre, Justin Trudeau, du Parti libéral du Canada, qui a aussi légalisé le mariage homosexuel dans le pays en 2005.

Le Canada est le premier pays du G20 à faire ce pas en avant (aux États-Unis, seuls 39 États et la ville de Washington ont légalisé le cannabis) et le deuxième au monde, un peu plus d’un an après que l’Uruguay a adopté la proposition soutenue par l’ex-président, José Mujica, de légaliser la consommation et l’achat de marihuana pour les citoyens uruguayens (Loi nº 19.172, 2013).

L’achat, la vente et la possession de cannabis ne doit pas dépasser 30 grammes (Cannabis Act, article 8, 2018). Par ailleurs, l’âge minimum autorisé pour acquérir et consommer du cannabis est réglementé au niveau provincial : dans toutes les provinces, l’âge légal pour acheter et consommer du cannabis est fixé à 19 ans, à l’exception du Québec et d’Alberta où il est fixé à 18 ans. L’âge minimum pour la consommation de marihuana coïncide avec celui autorisé pour la consommation d’alcool dans toutes les provinces, sauf au Manitoba où l’âge légal pour la consommation d’alcool est fixé à 18 ans. Pour ce qui est des espaces où la consommation est autorisée, dans certaines provinces, on peut fumer de la marihuana aux mêmes endroits où il est permis de fumer du tabac et, dans d’autres, la consommation est limitée aux espaces privés.

Une autre réglementation déléguée aux autorités provinciales concerne les autorisations de vente et de distribution (Cannabis Act, article 69, 2018) : en général, ce sont des entreprises privées avec licence délivrée par l’autorité provinciale qui se chargent de la culture et la distribution du cannabis, à l’exception de certaines provinces où la commercialisation est confiée à une entreprise publique.

D’après le Canadian Centre on Substance Use and Addiction, les objectifs de la nouvelle loi sont, essentiellement, les suivants :

  • Éviter aux jeunes l’accès au cannabis.
  • Protéger la santé publique et renforcer la sécurité en garantissant la qualité du cannabis.
  • Dissuader l’activité criminelle par des sanctions pénales à l’égard de ceux qui enfreignent la loi.
  • Réduire la charge des délits liés au cannabis dans le système de justice pénale.

Bien que les autorités prévoient un prix de 25% supérieur au prix du marché noir (environ 10 dollars canadiens, soit l’équivalent de 6,7 euros), la qualité sera meilleure, ce qui devrait inciter les consommateurs à acquérir le cannabis par la voie légale. L’argent collecté au moyens des impôts sur le cannabis sera redistribué dans les caisses provinciales (75%) et fédérales (25%).

Parallèlement à l’entrée en vigueur du Cannabis Act, il est prévu de gracier tous les condamnés du pays pour possession de marihuana – des centaines de milliers d’individus – dès l’instant que la quantité saisie ne dépasse pas 30 grammes. Cette mesure signifiera que tous ces condamnés pour possession de marihuana ne seront plus interdits d’entrée aux États-Unis, comme c’est le cas jusqu’ici.

Le cas du Canada sera suivi à la loupe par le reste du monde car c’est la première grande puissance économique à mettre fin à l’interdiction de vente et de consommation de marihuana à des fins récréatives. Cet exemple servira, à coup sûr, à animer le débat dans beaucoup d’autres pays du G20 et les résultats auront pour effet d’activer ou de freiner l’implantation de lois semblables dans d’autres États.

Pour plus d’information, vous pouvez consulter les liens suivants :

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#BuySafePaySafe : comment éviter d’être victime de fraude à la carte bancaire

Les forces de police lancent sans cesse des opérations contre l’utilisation frauduleuse des cartes de paiement, dont certaines à grande échelle comme celle coordonnée par Europol cet été dernier, qui s’est soldée par 95 interpellations au cours d’une opération conjointe entre 28 pays.

Les mesures d’investigation sont très complexes à cause de la dimension virtuelle et internationale de ce type de crime. Ces pratiques impliquent aussi bien des fraudeurs isolés que des groupes de crime organisé. Dans la commission de ces fraudes, on constate des indices de professionnalisme et des liens vers d’autres formes de crime, dont le phishing, les attaques au logiciel malveillant, la création de sites web et l’utilisation de plateformes de réseaux sociaux.

Actuellement, environ 80% des fraudes à la carte bancaire se font en ligne. Les réseaux sociaux sont utilisés pour créer des profils de ventes (boutiques) en publiant tout à moitié prix. Quand ils font une commande, les fraudeurs réalisent leurs achats, souvent très chers, avec les données de cartes de crédit volées. Les données de la carte volée sont habituellement acquises sur Darknet et filtrées à l’origine lors d’un vol de données suite à une attaque de logiciel ou au logiciel malveillant. En faisant ces achats sur leurs sites web, les victimes ne savent pas que leurs données sont piratées pour être ensuite vendues à un autre forum criminel. Ces vendeurs ont généralement des dizaines de milliers de clients contents et reçoivent des comptes-rendus flatteurs. Au final, ce sont les banques et les commerçants qui subissent les pertes dues à cette activité frauduleuse qui se chiffre en milliards d’euros dans le monde.

L’eComm 2018-Europol est une opération qui s’inscrit dans la lutte contre la fraude à la carte de paiement EMPACT (PCF) menée en Autriche. Ce dispositif est une suite pratique au groupe de travail de commerce électronique, un réseau associatif public-privé, fondé en 2014 avec des acteurs clé, dont le Merchant Risk Council (MRC) – réseau de 490 commerçants électroniques du monde entier –, sous l’intitulé E-Commerce: tips and advice to avoid becoming a fraud victim.

Voici quelques conseils de prévention

Il vaut mieux toujours éviter l’éventualité d’un délit. C’est pourquoi cette action opérationnelle est suivie d’une campagne de prévention et de sensibilisation : #BuySafePaySafe. Il y a une série de règles de sécurité à suivre pour éviter d’être victime de ce type de fraudes :

  • assurez-vous que le dispositif que vous utilisez pour faire vos achats en ligne est bien configuré et que la connexion internet est sûre.
  • utiliser une carte est une méthode sûre de paiement pour faire des achats en ligne dès l’instant que vous restez aussi vigilants que pour d’autres achats.
  • il y a de simples signes d’avertissement qui peuvent vous aider à identifier l’escroquerie. Si vous êtes victime d’une fraude en ligne, portez plainte auprès de la police. Si vous avez acheté le produit avec une carte de crédit ou de débit, informez-en aussi votre banque.
  • Vérifiez régulièrement votre compte bancaire en ligne. Notifiez immédiatement à votre banque tout paiement ou retrait d’argent que vous n’avez pas effectué.

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Situation et tendances du secteur pénitentiaire dans le monde en 2018

Le rapport Global Prison Trends 2018 est la quatrième édition d’une étude annuelle élaborée avec le soutien de l’Institut de la Justice de Thaïlande et de la Penal Reform International (PRI).

La Penal Reform International est une organisation non gouvernementale et indépendante qui développe et propose des réponses efficaces et proportionnées à la justice criminelle dans le monde entier.

Par exemple, la PRI défend l’emploi de mesures et de sanctions sans régime de privation de liberté, une méthode qui s’est répandue ces dernières années. Ainsi, par des mesures alternatives à la prison, on peut réduire l’engorgement des centres de détention, surtout pour des peines portant sur des actes non violents ou des infractions légères liées aux drogues.

Une fois de plus, le rapport constate que la situation dans les prisons dans le monde est, en général, très mauvaise au vu de la dégradation des conditions et du nombre croissant d’individus incarcérés. Il dresse donc une liste de recommandations pour les États et leurs politiques pénitentiaires :

  • Les États devraient introduire des nouveautés législatives visant à réduire les taux d’emprisonnement, en ciblant les priorités en mesures de prévention du crime, les alternatives à la prison et les réhabilitations.
  • Il faut implanter des stratégies pour pallier la surpopulation dans les prisons en développant des alternatives et lutter pour la réduction de la pauvreté et l’inégalité.
  • Les États devraient observer, respecter et protéger les droits de l’homme et les garanties procédurales des détenus. On éviterait ainsi mauvais traitements et tortures.
  • La détention provisoire ne devrait être utilisée qu’en dernier recours et devrait tenir compte des principes deprésomption d’innocence, nécessité et proportionnalité.
  • Les politiques de caution monétaire devraient être révisées pour s’assurer qu’elles ne discriminent pas les individus ayant peu de ressources économiques.
  • L’exécution de la peine devrait être guidée par le droit international, y compris les accords de Tokyo et de Bangkok de l’ONU.
  • Les États devraient réduire l’emploi de la perpétuité. Il faudrait abolir les peines de prison à vie sans possibilité de liberté conditionnelle.
  • Les conditions de vie des détenus condamnés doivent être en accord avec les normes établies dans les Règles de Nelson Mandela.
  • Les États qui conservent la peine de mort devraient avancer vers son abolition en établissant un moratoire comme premier pas vers la suppression.
  • Les États devraient réviser leurs politiques concernant les drogues. Il faut dépénaliser les infractions légères et appliquer des jugements proportionnels.
  • L’emprisonnement d’enfants devraient être le dernier recours et la peine de mort et la perpétuité interdites à l’égard des mineurs.
  • Les États devraient adopter des politiques et des systèmes de justice et de protection des enfants face à la violence et aux mauvais traitements.
  • Les règles de Bangkok de l’ONU doivent guider les États dans la réforme de la justice pénale pour garantir que les systèmes remplissent les besoins des femmes détenues.
  • Les jugements des femmes devraient tenir compte de toute victimisation, des responsabilités de garde d’enfants et du contexte de la conduite criminelle, en privilégiant les sanctions sans réclusion.

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Le projet Stadia d’Interpol : sécuriser les grands événements sportifs

Les principaux événements sportifs internationaux, tels que Jeux olympiques et matchs de Coupe du monde de la FIFA, confrontent la police et la sécurité à de nombreux défis dans les pays d’accueil.

Outre le fait qu’ils occupent de grands espaces, complexes et dispersés, ces événements sont propices à toute une série d’activités criminelles, aux émeutes et à la violence, y compris aux cyberattaques et même au terrorisme.

Grâce à son réseau mondial d’experts, Interpol occupe une position idéale pour servir d’organe centralisé de recherche, conception, planification, coordination et formation pour faire face à ce défi au sein d’une structure garantissant des standards de qualité.

Le projet Stadia a été élaboré par Interpol en 2012 et financé par le Qatar dans le but de créer un centre d’excellence pour aider les pays membres d’Interpol à planifier et exécuter les préparatifs de sécurité pour de grands événements sportifs.

Rassemblant les bonnes pratiques et les leçons apprises par les pays membres qui ont accueilli avec succès de grands événements sportifs internationaux, ce projet peut aider les futurs amphitryons à renforcer leurs préparatifs grâce aux dernières connaissances et expériences.

Le projet Stadia organise des réunions annuelles d’experts sur des questions clé de la législation, de la sécurité physique et de la sécurité cybernétique.

Ces rencontres rassemblent des experts de la police du monde entier, les comités d’organisation d’événements, le gouvernement, le secteur privé, l’académie et la société civile pour explorer les méthodes de recherche et d’analyse de dernière génération et développer des recommandations indépendantes pour planifier et exécuter des aménagements de sécurité pour les principaux événements sportifs internationaux.

Les pays qui accueillent un grand rendez-vous sportif veulent qu’il se déroule sans problèmes et soit couronné de succès. Chaque événement offre un tas d’enseignements précieux, pour le pays amphitryon mais aussi pour tous ceux qui accueilleront un jour un événement important.

Pour saisir les bonnes pratiques et les leçons apprises avant, pendant et après les grands événements sportifs internationaux, le projet Stadia met en place des programmes d’observation et de débat avec des experts de la sécurité, à la fois des secteurs public et privé, qui ont des responsabilités directes dans les opérations de surveillance et de sécurité.

Le projet Stadia travaille avec des institutions académiques reconnues pour identifier des besoins de formation et développer des plans d’études de formation, conjointement avec un programme d’accréditation internationale.

L’apprentissage accumulé à partir des activités précédemment décrites est consolidé et partagé entre tous les pays membres d’Interpol grâce à un système de gestion des connaissances basé sur un site web de dernière génération offrant deux composantes :

  • Un vaste répertoire de connaissance des bonnes pratiques sur tous les aspects de la sécurité de l’événement sportif, auquel tous les pays membres peuvent contribuer et dont ils peuvent tirer profit.
  • Une plateforme de collaboration en ligne où des experts en la matière peuvent partager, débattre, analyser et publier des informations sur les aspects évolutifs de la sécurité sportive de grands événements.

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La Californie veut contrôler la vente de munition pour lutter contre la violence armée

Les Nord-Américains ont le droit de posséder des armes conformément à ce qu’établit le deuxième amendement de la Constitution des États-Unis d’Amérique de 1789 et ce n’est qu’avec la Loi fédérale sur le contrôle des armes de 1968, suite à l’assassinat de Martin Luther King, que l’âge minimum pour la possession d’armes est passé à 21 ans.

La vente d’armes est soumise à une réglementation spécifique et, selon l’État, la loi est plus ou moins permissive. Toutefois, il est assez facile de se procurer des munitions dans l’ensemble des États-Unis, tant et si bien que, dans certains États, elles sont en vente libre dans des établissements non spécialisés. Dans l’État de Géorgie, on peut acheter des munitions dans les pharmacies ; en Pennsylvanie, on en trouve dans des distributeurs automatiques en libre-service et, au Texas, dans les bijouteries.

La Californie est un des États qui est déjà doté d’une réglementation plus restrictive concernant l’achat et la vente d’armes aux États-Unis. Mais elle fait un pas de plus dans le contrôle de la vente de munitions. En principe, la réglementation pour l’achat de munitions est moins stricte que pour l’acquisition d’une arme à feu : par exemple, il n’y a pas d’âge minimum au niveau fédéral pour l’achat de cartouches. Or la Californie complique cette liberté d’achat de munitions pour lutter contre la violence armée grâce à la réglementation locale.

Depuis l’approbation de la proposition 63, votée par la population, les cartouches ne peuvent être achetées que chez des armuriers autorisés par le département de la Justice. Les acheteurs d’armes et de munitions en Californie doivent s’identifier par l’empreinte digitale dans les boutiques spécialisées. Cette nouvelle réglementation impose aussi des contrôles sur ceux qui cherchent à obtenir des munitions en les achetant dans d’autres États, ces achats devront être réalisés à travers des armuriers qui vérifieront les casiers judiciaires. Cette nouvelle réglementation restreint même la vente par Internet et interdit l’envoi directement à domicile, les expéditions devant se faire par l’intermédiaire des établissements autorisés.

Début 2019, les distributeurs de munitions autorisés auront l’obligation de tenir un registre de toutes les ventes de cartouches dans tout l’État de Californie.

Les détracteurs, dont notamment la National Rifle Association, critiquent la dépense supplémentaire qu’entraîne le déploiement de ces mesures pour les administrations ainsi que la difficulté pour les personnes non dangereuses d’obtenir de l’armement.

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Nadia : le théâtre comme arme pour lutter contre la radicalisation chez les jeunes

Nadia - Théâtre de LiègeŒuvre de théâtre écrite par le dramaturge hollandais Daniël Van Klaveren, cette pièce retrace l’histoire de deux adolescentes de quinze ans qui, comme d’autres filles de leur âge, passent une bonne partie de leur temps connectées à internet. L’une d’elles, Nadia, est séduite par le discours d’un lieutenant de Daesh et entame un processus de transformation personnelle qui provoque la confrontation avec sa meilleure amie. L’œuvre reproduit les derniers jours de la vie de Nadia avant son départ pour le Califat.

Les actrices se rendent dans les établissements d’enseignement secondaire pour représenter cette histoire dans le but de sensibiliser les jeunes sur les dangers de la radicalisation et la perte d’identité ainsi que sur les défis qu’engendre la recherche de sa propre identité.

Nadia est le résultat d’un projet de collaboration théâtrale entre cinq compagnies[1] européennes. Ce spectacle, sous différentes versions, s’est produit pour la première fois dans plusieurs villes d’Europe au cours de l’année 2017. Il s’agit d’une expérience de collaboration pédagogique qui permet la connexion en ligne de jeunes Européens en vue d’explorer ensemble les processus de radicalisation, l’injustice sociale, le sentiment d’appartenance et ce que signifie être jeune dans la société actuelle.

La ville de Liège a participé à cette initiative pédagogique de nature artistique à travers le Théâtre de Liège. Entre autres actions pédagogiques s’adressant en particulier au collectif des jeunes dans cette ville, citons notamment :

  • Le film d’animation TORU, conçu et réalisé par des adolescents pour susciter la réflexion critique et la liberté de pensée, et déchiffrer les mécanismes de manipulation et les causes liées aux mouvements extrémistes ou sectaires.
  • L’implantation de la pédagogie active appelée BOUNCE – Youth Resilience. L’objectif est de renforcer l’auto-estime, la capacité d’auto-affirmation et de contact chez les jeunes pour stimuler la résistance aux idées extrémistes qui conduisent à la violence.
  • « Le chemin de la démocratie et des libertés » est un circuit urbain à travers sept espaces symboliques de la ville de Liège. Cet itinéraire met l’accent sur les valeurs de tolérance, de démocratie, de liberté et de paix ; il proclame aussi les valeurs citoyennes qui sont fondamentales pour la cohabitation.

Cette initiative pédagogique et artistique est une expression supplémentaire de la manière dont on peut contribuer à la prévention de la radicalisation violente sur le plan éducatif et socioculturel afin de renforcer la résilience chez les groupes vulnérables.

Liens utiles :

https://www.rtc.be/video/culture/le_theatre_de_liege_s_invite_a_l_ecole_avec_la_piece_nadia-1496737-999-325.html#

http://theatredeliege.be/wp-content/uploads/2014/11/Dossier_Nadia_01_2018.pdf

http://arts-sceniques.be/rencontre/nadia/

http://www.etc-cte.org/base.php?code=1111

http://www.searchingfornadia.eu/project-guide/

http://theatredeliege.be/nadia/

https://efus.eu/fr/topics/risks-forms-of-crime/radicalisation/efus/11756/

[1]Nadia est une coproduction de Fondazione Teatro Due Parma (Italie), Staatstheater Braunschweig (Allemagne), Det Norske Teatret Oslo (Norvège), Théâtre de Liège (Belgique) et De Toneelmarkerij Amsterdam (Pays-Bas).

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L’UE lutte contre les menaces hybrides

L’Union européenne doit affronter de graves menaces, notamment la radicalisation violente, les attaques chimiques, les cyberattaques ou encore les campagnes de désinformation. Toutes ont pour dénominateur commun la volonté de déstabiliser et mettre en danger notre société mais aussi de miner les valeurs fondamentales de l’UE.

Les menaces hybrides sont ces activités, militaires ou non, qui utilisent des moyens plus ou moins conventionnels et proviennent d’acteurs nationaux ou étrangers dans une volonté d’atteindre des objectifs politiques. Elles sont multidimensionnelles et combinent des mesures coercitives et subversives en utilisant différents outils et tactiques. Ces menaces ciblent les vulnérabilités très sensibles et ont pour but de semer la confusion pour mettre à mal la prise de décisions efficaces.

Les attaques hybrides peuvent adopter des formes diverses. Les cyberattaques sur des systèmes critiques d’information moyennant l’interruption de services primordiaux, la dégradation de la confiance dans les institutions gouvernementales et l’aggravation des divisions sociales en sont quelques exemples. Les menaces chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, distribuées par des moyens non conventionnels, sont une catégorie à part, étant donné les dégâts potentiels qu’elles peuvent causer.

Face à cette situation, l’UE doit renforcer la capacité de détecter les activités malicieuses dans leur phase initiale et doit augmenter la capacité de résilience des infrastructures critiques des sociétés et institutions. La lutte contre les menaces hybrides requiert une action ferme des États membres ainsi qu’une étroite collaboration avec les pays partenaires et l’OTAN. Tout cela est fondamental pour améliorer la capacité de résistance et de récupération face aux attaques.

En 2015, 22 domaines d’action ont été identifiés, depuis la sensibilisation jusqu’à la promotion de la résilience. À ce propos, soulignons les actions suivantes :

  • Créer un organisme de renseignement collectant des informations auprès des États membres, à soumettre aux responsables de la prise de décision.
  • Créer à Helsinki un centre européen d’excellence contre les menaces hybrides, pour la recherche et l’analyse et formant les États de l’UE et les alliés de l’OTAN.
  • Réaliser une communication stratégique et proactive et veiller au suivi des médias pour contrecarrer les fausses nouvelles.
  • Accroître la résilience dans le secteur énergétique en diversifiant les sources et les routes énergétiques et promouvoir des normes de sécurité.
  • Opérer des simulacres de protection civile pour évaluer le degré de préparation face à des situations de crise.
  • Combattre la désinformation en ligne pour un internet plus sûr, prévenir les interférences sur les élections et offrir une meilleure information de l’UE et ses politiques.

Certains défis d’actualité font apparaître la nécessité d’améliorer la prompte détection des menaces hybrides et de renforcer les mesures contre les campagnes de désinformation, de détecter les activités malicieuses et leur origine dans ou hors de l’UE et de comprendre le lien entre des évènements apparemment non associés. Il faut aussi améliorer la préparation face à des attaques chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires ainsi que renforcer les mesures de cybersécurité et de contre-intelligence.

Liens utiles :

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#2good2Btrue : Autoprotection contre les fraudes à la vente de billets en ligne

Lorsqu’une offre de vente flash de forfaits vacances ou de billets de dernière minute semble trop bonne pour être vraie, il y a de fortes chances qu’elle ne le soit pas. Vous pourriez vous retrouver avec une réservation inexistante, frauduleuse ou annulée. Avant d’acheter, soyez conscients de l’existence de fraudes sur les offres de vacances et les billets d’avion.

Vols d’avion frauduleux, réservations inexistantes… les fraudes sur les offres de vacances sont une affaire rentable pour les escrocs et sont plus fréquentes en période de congés. Les usagers doivent donc rester très vigilants sur ce type d’offres car les escroqueries existent bel et bien.

À ce propos, Europol a mené une campagne sur les réseaux sociaux, intitulée #2good2Btrue : un certain nombre d’offres, très alléchantes, ont été partagées sur plusieurs plateformes de réseaux sociaux. En cliquant dessus, l’utilisateur était redirigé vers une page de prévention sur le site web d’Europol, donnant des indications pour éviter d’être victime d’une offre de vacances frauduleuse. Des visuels ont été spécialement conçus pour des évènements sportifs et musicaux très courus, dont il a été constaté qu’ils sont l’objectif très prisé des fraudeurs. Au total, les visuels ont reçu près de 10 000 liens publicitaires, y compris les clics vers la page.

Par conséquent, si vous arrivez à une destination de vacances et l’hôtel que vous avez réservé ou l’agence de location de voitures n’existent pas, il est fort probable que ayez été victime d’une fraude en ligne. Voici quelques conseils pour ne pas être la prochaine victime d’une offre de vacances douteuse car trop bon marché :

Allez toujours aux sources officielles

Réservez vos vacances directement auprès d’une compagnie aérienne ou d’un hôtel, ou encore auprès d’une agence ayant bonne réputation ou d’un opérateur touristique de confiance. Cherchez le logotype de l’IATA sur le site web de la société.

Faites votre propre recherche

Faites une recherche en ligne exhaustive pour vous assurer que l’entreprise est bien légitime. Si celle-ci est suspecte, il est possible que d’autres personnes aient publié leurs expériences à titre d’avertissement.

Opérez en ligne de façon sûre

Faites notamment attention au nom et au domaine du site web. Les petites différences dans le nom ou le domaine, comme « .com » au lieu de « .eu », peuvent vous rediriger vers une autre entreprise.

Payez en toute sécurité

Vérifiez que le site web utilise un système de paiement sûr et le protocole de communication sûrs (https) au cours de la réservation.

Vérifiez les textes en petits caractères

Vérifiez que le site web publie les termes et conditions, la politique de remboursement et la politique de confidentialité.

Utilisez votre instinct

Si une offre vous semble trop bonne pour être vraie, il est fort probable qu’elle ne le soit pas.

Informez la police

Conservez toutes les preuves et informez-en immédiatement la police.

Per plus d’information sur les signaux d’avertissements communs et sur la manière d’éviter que les fraudeurs ne vous gâchent les vacances, visitez le site web d’Europol.

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