Mesures de déjudiciarisation précoce pour les mineurs : une stratégie pour réduire la délinquance et renforcer la sécurité

Les dernières données publiées par le Youth Justice Board d’Angleterre et du Pays de Galles montrent que les mesures de déjudiciarisation précoce (diversion) se sont imposées comme un outil efficace pour réduire la récidive chez les jeunes et améliorer la sécurité des communautés. Loin d’être un dispositif expérimental, cette approche de la délinquance juvénile fait désormais partie intégrante du fonctionnement des services de justice pénale des mineurs et de leurs partenaires institutionnels.

Les mesures de déjudiciarisation précoce consistent à intervenir dès la première infraction commise par un mineur afin d’éviter, dans la mesure du possible, son entrée dans le système pénal formel. Plutôt que de privilégier la sanction, les professionnels s’attachent à identifier les facteurs ayant favorisé un comportement délictueux – tels que les problèmes familiaux, l’absentéisme scolaire, les difficultés de santé mentale ou l’exclusion sociale – et à proposer des réponses éducatives, restauratives ainsi qu’un accompagnement adapté. L’objectif n’est pas d’exonérer les jeunes de leurs responsabilités, mais de prévenir la récidive et de limiter le risque qu’ils ne s’engagent dans une délinquance plus grave.

Les données pour l’année 2025 indiquent qu’environ 13 500 interventions prises en charge par les services de justice pénale des mineurs ont été traitées au moyen de dispositifs de déjudiciarisation précoce, soit 43 % de l’ensemble des cas suivis par ces services. Les auteurs de l’étude précisent toutefois que ce chiffre est, en réalité, sous-estimé, puisqu’il n’inclut pas les mesures de déjudiciarisation mises en œuvre exclusivement par les services de police ou d’autres organismes locaux.

Diverses études internationales s’accordent à dire que l’intervention du système pénal auprès des mineurs, surtout lorsqu’elle se produit aux premiers stades, peut augmenter les risques de récidive. En revanche, des programmes de déjudiciarisation bien conçus obtiennent de meilleurs résultats, tant en matière de prévention des nouvelles infractions que de réduction de la pression exercée sur les ressources policières, judiciaires et pénitentiaires. Ces constats renforcent l’idée qu’une politique de sécurité efficace ne repose pas uniquement sur la réponse répressive, mais également sur la prévention et l’intervention précoce.

Le rapport souligne également que le dispositif de déjudiciarisation fonctionne désormais à grande échelle. Si les niveaux actuels sont maintenus, près de 50 000 jeunes devraient bénéficier de ces mesures au cours des trois prochaines années. Ce volume témoigne de la place centrale qu’occupe aujourd’hui la déjudiciarisation précoce dans les politiques publiques de sécurité et dans le système de justice pénale des mineurs, grâce à une

coopération étroite entre les services sociaux, la police, les administrations locales, le système éducatif et les organisations du secteur associatif.

Malgré ces résultats encourageants, les données mettent également en évidence d’importantes disparités territoriales. Alors qu’au Pays de Galles 63 % des résolutions relèvent de la déjudiciarisation précoce, cette proportion tombe à 17 % à Londres. Ces variations s’expliquent en partie par les différences entre les modèles de police, la nature des infractions ou les politiques locales, mais ils traduisent également un manque d’harmonisation susceptible de créer des inégalités d’accès à ces dispositifs.

Le rapport analyse également les différences selon l’origine ethnique des mineurs. Les jeunes Blancs ont une probabilité nettement plus élevée de bénéficier d’une mesure de déjudiciarisation précoce que les jeunes Noirs (53 % contre 27 %). Bien qu’une partie de cet écart s’explique par des facteurs territoriaux, les auteurs reconnaissent que cette explication n’est pas suffisante. Ils rappellent ainsi le principe formulé il y a plusieurs années par David Lammy : lorsque des inégalités apparaissent dans le système judiciaire, elles doivent pouvoir être justifiées par des données objectives ou, à défaut, conduire à des réformes destinées à les corriger.

Afin de renforcer l’équité du dispositif, le Youth Justice Board met en œuvre plusieurs initiatives visant à améliorer la qualité des décisions prises par les professionnels. Parmi elles figurent une plateforme de travail collaborative réunissant la police et les services de justice des mineurs afin de diffuser les bonnes pratiques, ainsi qu’un outil d’évaluation standardisé permettant d’apprécier de manière objective les besoins, les ressources et les facteurs de risque propres à chaque jeune, tout en limitant l’influence de biais subjectifs.

Le document conclut que les mesures de déjudiciarisation précoce constituent un véritable investissement en faveur de la sécurité publique. Intervenir avant que les difficultés ne s’aggravent permet de réduire la récidive, de mieux protéger les victimes, de favoriser la réinsertion des jeunes et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques. De même, le récent Livre blanc du Gouvernement britannique consacré au système de justice des mineurs confirme d’ailleurs cette orientation stratégique en faisant de la prévention et de l’intervention précoce les piliers des futures politiques publiques.

En définitive, l’expérience de l’Angleterre et du Pays de Galles montre que la sécurité ne dépend pas uniquement de la capacité à sanctionner, mais aussi de la capacité à prévenir. Miser sur des interventions fondées sur les données probantes, coordonnées entre les différentes institutions et centrées sur les besoins des jeunes permet de lutter plus efficacement contre la délinquance tout en renforçant durablement la sécurité des communautés.

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Preventive diversion measures of the juvenile criminal system: a strategy to reduce crime and strengthen security

The latest data published by the Youth Justice Board of England and Wales show that preventive diversion measures have become an effective tool for reducing recidivism among young people and improving community safety. Far from being an experimental programme, this approach to addressing juvenile delinquency is part of the regular operation of the services of the juvenile justice system and its institutional partners.

Preventive diversion measures consist of intervening early when a minor commits an offence, avoiding, whenever possible, their entry into the formal criminal system. Instead of prioritising punishment, efforts are made to identify the causes that have led to criminal behaviour—such as family problems, school absenteeism, mental health difficulties, or social exclusion—and to offer educational, restorative, and supportive responses. The goal is not to evade responsibilities, but to prevent the young person from reoffending and to reduce the risk of becoming involved in more serious acts.

Data for the year 2025 indicate that approximately 13,500 actions managed by the juvenile justice system services were resolved through preventive diversion mechanisms, representing 43% of the total cases in which these services intervened. The study’s authors point out, however, that this figure is still higher in practice, as it does not include the deviations managed exclusively by police forces or other local services.

Various international studies agree that formal criminal intervention on minors, especially when it occurs in the early stages, can increase the likelihood of reoffending. In contrast, well-structured preventive diversion programmes yield better results both in reducing new crimes and in decreasing the pressure on police, judicial, and penitentiary resources. This evidence reinforces the idea that an effective security policy is not based solely on punitive response, but also on prevention and early intervention.

The report also highlights that the system of preventive diversion measures is already functioning on a large scale. If current levels are maintained, nearly 50,000 young people will be served through these mechanisms over the next three years. This volume demonstrates that preventive diversion measures are now a central piece of public security policies and the juvenile criminal system, supported by collaboration among social services, police, local administrations, the educational system, and third sector entities.

Despite the positive results, the data also highlight significant differences between territories. While in Wales 63% of resolutions are preventive in nature, in London this percentage drops to 17%. These variations are partly due to differences in policing models, the characteristics of crimes, or local policies, but

they also reflect a lack of uniformity that can create inequalities in access to these opportunities.

The report also analyses the differences according to the ethnic origin of minors. White youths are significantly more likely to benefit from preventive diversion than Black youths (53% compared to 27%). Although part of this difference can be explained by territorial factors, the authors acknowledge that this is not sufficient to justify it. For this reason, the principle formulated years ago by David Lammy is recalled: when there are inequalities in the justice system, they must be explainable with objective data or reforms must be promoted to correct them.

To advance towards greater equity, the Youth Justice Board is promoting various initiatives aimed at improving the quality of professional decisions. Among them, a shared work platform between police and youth justice services stands out to disseminate best practices, as well as a standardised assessment tool that helps professionals evaluate the needs, strengths, and risks of each minor using objective criteria, reducing the impact of potential subjective biases.

The document concludes that preventive diversion measures constitute an investment in public safety. Intervening before problems escalate allows for reducing recidivism, better protecting victims, facilitating the reintegration of young people, and optimising public resources. Furthermore, the recent white paper on the youth criminal justice system from the British Government consolidates this strategic orientation, placing prevention and early intervention as central axes of future public policies.

Ultimately, the experience of England and Wales shows that security does not depend solely on the ability to sanction, but also on the ability to prevent. Betting on evidence-based interventions, coordinated among different institutions and focused on the needs of young people, allows for more effective crime reduction and the building of safer communities.

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La derivació preventiva en la justícia juvenil: una estratègia per reduir la delinqüència i reforçar la seguretat

Les darreres dades publicades pel Youth Justice Board d’Anglaterra i Gal·les mostren que la derivació preventiva (diversion) s’ha consolidat com una de les eines més eficaces per reduir la reincidència entre els joves i millorar la seguretat de les comunitats. Lluny de ser un programa experimental, aquesta manera d’abordar la delinqüència juvenil forma part del funcionament habitual dels serveis de justícia juvenil i dels seus socis institucionals.

La derivació preventiva consisteix a intervenir de manera primerenca quan un menor comet una infracció, evitant, sempre que sigui possible, la seva entrada en el sistema penal formal. En lloc de prioritzar la sanció, es treballa per identificar les causes que han afavorit la conducta delictiva —com ara problemes familiars, absentisme escolar, dificultats de salut mental o exclusió social— i oferir respostes educatives, restauratives i de suport. L’objectiu no és evitar responsabilitats, sinó prevenir que el jove torni a delinquir i reduir el risc que acabi implicat en conductes més greus.

Les dades corresponents a l’any 2025 indiquen que aproximadament 13.500 actuacions gestionades pels serveis de justícia juvenil van ser resoltes mitjançant mecanismes de derivació, que representen un 43 % del total dels casos en què van intervenir aquests serveis. Els responsables de l’estudi assenyalen, però, que aquesta xifra és encara superior en la pràctica, ja que no inclou les derivacions gestionades exclusivament pels cossos policials o altres serveis locals.

Diverses investigacions internacionals coincideixen que la intervenció penal formal sobre menors, especialment quan es produeix en fases inicials, pot incrementar les probabilitats de reincidència. En canvi, els programes de derivació ben estructurats ofereixen millors resultats tant en la reducció de nous delictes com en la disminució de la pressió sobre els recursos policials, judicials i penitenciaris. Aquesta evidència reforça la idea que una política de seguretat eficaç no es basa únicament en la resposta sancionadora, sinó també en la prevenció i la intervenció precoç.

L’informe destaca igualment que el sistema de derivació ja funciona a gran escala. Si es mantenen els nivells actuals, prop de 50.000 joves seran atesos mitjançant aquests mecanismes durant els pròxims tres anys. Aquest volum evidencia que la derivació és avui una peça central de les polítiques públiques de seguretat i de justícia juvenil, sustentada en la col·laboració entre serveis

socials, policia, administracions locals, sistema educatiu i entitats del tercer sector.

Tot i els resultats positius, les dades també posen de manifest diferències importants entre territoris. Mentre que a Gal·les el 63 % de les resolucions són de caràcter preventiu, a Londres aquest percentatge es redueix fins al 17 %. Aquestes variacions responen en part a diferències en els models policials, les característiques dels delictes o les polítiques locals, però també reflecteixen una manca d’homogeneïtat que pot generar desigualtats en l’accés a aquestes oportunitats.

L’informe també analitza les diferències segons l’origen ètnic dels menors. Els joves blancs tenen una probabilitat significativament més alta de beneficiar-se d’una derivació que els joves negres (53 % davant del 27 %). Encara que una part d’aquesta diferència s’explica per factors territorials, els autors reconeixen que no n’hi ha prou per justificar-la. Per aquest motiu, es recupera el principi formulat fa anys per David Lammy: les desigualtats en el sistema de justícia s’han de poder explicar amb dades objectives, si no cal impulsar reformes per corregir-les.

Per avançar cap a una major equitat, el Youth Justice Board està promovent diverses iniciatives orientades a millorar la qualitat de les decisions professionals. Entre aquestes destaquen una plataforma de treball compartit entre policies i serveis de justícia juvenil per difondre bones pràctiques, així com una eina estandarditzada d’avaluació que ajuda els professionals a valorar les necessitats, fortaleses i riscos de cada menor amb criteris objectius, reduint el pes dels possibles biaixos subjectius.

El document conclou que la derivació preventiva constitueix una inversió en seguretat pública. Intervenir abans que els problemes s’agreugin permet reduir la reincidència, protegir millor les víctimes, afavorir la reinserció dels joves i optimitzar els recursos públics. Així mateix, el recent Llibre blanc sobre justícia juvenil del Govern britànic consolida aquesta orientació estratègica, situant la prevenció i la intervenció primerenca com a eixos centrals de les futures polítiques públiques. En definitiva, l’experiència d’Anglaterra i Gal·les mostra que la seguretat no depèn exclusivament de la capacitat de sancionar, sinó també de la capacitat de prevenir. Apostar per intervencions basades en l’evidència, coordinades entre les diferents institucions i centrades en les necessitats dels joves permet reduir la delinqüència de manera més eficaç i construir comunitats més segures.

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La derivación preventiva en la justicia juvenil: una estrategia para reducir la delincuencia y reforzar la seguridad

Los últimos datos publicados por el Youth Justice Board de Inglaterra y Gales muestran que la derivación preventiva (diversion) se ha consolidado como una de las herramientas más eficaces para reducir la reincidencia entre los jóvenes y mejorar la seguridad de las comunidades. Lejos de ser un programa experimental, esta manera de abordar la delincuencia juvenil forma parte del funcionamiento habitual de los servicios de justicia juvenil y de sus socios institucionales.

La derivación preventiva consiste en intervenir de manera temprana cuando un menor comete una infracción, evitando, siempre que sea posible, su entrada en el sistema penal formal. En lugar de priorizar la sanción, se trabaja para identificar las causas que han favorecido la conducta delictiva —como problemas familiares, absentismo escolar, dificultades de salud mental o exclusión social— y ofrecer respuestas educativas, restauratives y de apoyo. El objetivo no es evitar responsabilidades, sino prevenir que el joven vuelva a delinquir y reducir el riesgo de que acabe implicado en conductas más graves.

Los datos correspondientes al año 2025 indican que aproximadamente 13.500 actuaciones gestionadas por los servicios de justicia juvenil fueron resueltas mediante mecanismos de derivación, que representan un 43 % del total de los casos en que intervinieron estos servicios. Los responsables del estudio señalan, sin embargo, que esta cifra es todavía superior en la práctica, ya que no incluye las derivaciones gestionadas exclusivamente por los cuerpos policiales u otros servicios locales.

Varias investigaciones internacionales coinciden que la intervención penal formal sobre menores, especialmente cuando se produce en fases iniciales, puede incrementar las probabilidades de reincidencia. En cambio, los programas de derivación bien estructurados ofrecen mejores resultados tanto en la reducción de nuevos delitos como en la disminución de la presión sobre los recursos policiales, judiciales y penitenciarios. Esta evidencia refuerza la idea de que una política de seguridad eficaz no se basa únicamente en la respuesta sancionadora, sino también en la prevención y la intervención precoz.

El informe destaca igualmente que el sistema de derivación ya funciona a gran escala. Si se mantienen los niveles actuales, cerca de 50.000 jóvenes serán atendidos mediante estos mecanismos durante los próximos tres años. Este

volumen evidencia que la derivación es hoy una pieza central de las políticas públicas de seguridad y de justicia juvenil, sustentada en la colaboración entre servicios sociales, policía, administraciones locales, sistema educativo y entidades del tercer sector.

A pesar de los resultados positivos, los datos también ponen de manifiesto diferencias importantes entre territorios. Mientras que en Gales el 63 % de las resoluciones son de carácter preventivo, en Londres este porcentaje se reduce hasta el 17 %. Estas variaciones responden en parte a diferencias en los modelos policiales, las características de los delitos o las políticas locales, pero también reflejan una falta de homogeneidad que puede generar desigualdades en el acceso a estas oportunidades.

El informe también analiza las diferencias según el origen étnico de los menores. Los jóvenes blancos tienen una probabilidad significativamente mayor de beneficiarse de una derivación que los jóvenes negros (53 % frente al 27 %). Aunque una parte de esta diferencia se explica por factores territoriales, los autores reconocen que no es suficiente para justificarla. Por este motivo, se recupera el principio formulado hace años por David Lammy: las desigualdades en el sistema de justicia se tienen que poder explicar con datos objetivos, si no hay que impulsar reformas para corregirlas.

Para avanzar hacia una mayor equidad, el Youth Justice Board está promoviendo varias iniciativas orientadas a mejorar la calidad de las decisiones profesionales. Entre ellas destacan una plataforma de trabajo compartido entre policías y servicios de justicia juvenil para difundir buenas prácticas, así como una herramienta estandarizada de evaluación que ayuda a los profesionales a valorar las necesidades, fortalezas y riesgos de cada menor con criterios objetivos, reduciendo el peso de los posibles sesgos subjetivos.

El documento concluye que la derivación preventiva constituye una inversión en seguridad pública. Intervenir antes de que los problemas se agraven permite reducir la reincidencia, proteger mejor a las víctimas, favorecer la reinserción de los jóvenes y optimizar los recursos públicos. Asimismo, el reciente Libro blanco sobre justicia juvenil del Gobierno británico consolida esta orientación estratégica, situando la prevención y la intervención temprana como ejes centrales de las futuras políticas públicas.

En definitiva, la experiencia de Inglaterra y Gales muestra que la seguridad no depende exclusivamente de la capacidad de sancionar, sino también de la capacidad de prevenir. Apostar por intervenciones basadas en la evidencia, coordinadas entre las diferentes instituciones y centradas en las necesidades de los jóvenes permite reducir la delincuencia de manera más eficaz y construir comunidades más seguras.

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Mondial 2026 : les nouveaux risques de criminalité financière liés aux paris sportifs

La Coupe du monde de football 2026 n’est pas seulement l’un des événements sportifs les plus suivis de la planète, elle est aussi devenue l’une des cibles privilégiées des organisations criminelles. Le volume considérable de paris qu’elle génère, conjugué à l’essor des marchés de prédiction fondés sur les cryptomonnaies, ouvre de nouvelles possibilités pour le crime organisé en matière de blanchiment de capitaux, de manipulation des marchés et d’exploitation des difficultés rencontrées par les autorités de régulation.

Traditionnellement, les paris illégaux constituent un vecteur de blanchiment de fonds issus d’activités criminelles. Le mécanisme est simple : des capitaux d’origine illicite sont déposés sur des plateformes de paris, puis, après une série d’opérations, les gains sont retirés sous l’apparence de revenus légitimes. Les réseaux criminels les plus sophistiqués recourent à une multitude de comptes et répartissent leurs mises sur différents résultats afin de limiter les pertes et de donner une apparence de légalité à leurs fonds.

L’émergence des prediction markets, ou marchés de prédiction, ajoute une nouvelle dimension au problème. Contrairement aux opérateurs de paris traditionnels, ces plateformes fonctionnent comme des marchés où les utilisateurs achètent et vendent des positions sur le résultat d’un événement, souvent au moyen de cryptomonnaies. Cette architecture favorise les transactions internationales quasi instantanées et complique le suivi des flux financiers par les autorités.

Au-delà du risque de blanchiment de capitaux, ces marchés présentent d’autres vulnérabilités majeures. L’une concerne l’utilisation d’informations privilégiées : des personnes disposant d’un accès anticipé à des données sensibles – blessures de joueurs, compositions d’équipe ou décisions arbitrales – peuvent en tirer un avantage financier avant leur divulgation au public. L’autre réside dans la manipulation des compétitions sportives, notamment par le spot-fixing, qui consiste à influencer des actions précises d’un match (cartons jaunes, corners ou penalties), sans nécessairement modifier son résultat final.

Selon plusieurs organisations internationales, les sommes qui transitent chaque année par les marchés illégaux des paris sportifs sont colossales et continuent de progresser. L’augmentation des paris en ligne, en particulier dans les économies émergentes, associé à l’usage généralisé des portefeuilles électroniques, des paiements mobiles et des cryptomonnaies, a donné naissance à une infrastructure financière très fragmentée. Cette fragmentation rend difficile pour une seule autorité de reconstituer l’ensemble du parcours des fonds, surtout lorsque les transactions traversent plusieurs juridictions.

Les cryptomonnaies ajoutent un degré supplémentaire de complexité, mais elles offrent également une certaine transparence. Toutes les transactions sont enregistrées sur la chaîne de blocs (blockchain), ce qui permet aux enquêteurs d’analyser les mouvements de capitaux. En revanche, l’identification des véritables détenteurs des portefeuilles numériques demeure l’un des principaux défis, notamment lorsque les utilisateurs multiplient les adresses, recourent à des services d’intermédiation ou utilisent des plateformes établies dans des pays où la réglementation est peu contraignante.

Cette situation met également en lumière une autre difficulté : l’absence d’harmonisation des cadres réglementaires. Certains pays considèrent les marchés de prédiction comme des instruments financiers, tandis que d’autres les assimilent aux jeux d’argent ou ne disposent toujours pas d’un cadre juridique spécifique. Cette diversité réglementaire permet aux plateformes d’opérer à l’échelle internationale en tirant parti des disparités législatives et complique la coopération entre les organismes de supervision.

Pour les professionnels de la sécurité et de la lutte contre la criminalité financière, la prévention de ces risques exige une approche multidisciplinaire. Il ne suffit plus de protéger l’intégrité des compétitions sportives ; il est également indispensable de renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux (AML), d’améliorer les procédures de connaissance du client (KYC), de développer les capacités d’analyse des transactions sur la blockchain et de favoriser le partage d’informations entre autorités de régulation, établissements financiers, plateformes technologiques et forces de sécurité.

En définitive, la Coupe du Monde de 2026 représente bien plus qu’une compétition sportive. Elle constitue aussi un test de la capacité des dispositifs de surveillance à s’adapter à un écosystème financier toujours plus numérique, mondialisé et décentralisé. L’évolution des paris sportifs et des marchés de prédiction montre que la criminalité financière innove en permanence ; les mécanismes de contrôle devront donc évoluer au même rythme s’ils veulent continuer à préserver l’intégrité du système financier et du sport

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World Cup 2026: the new risks of financial crime in sports betting

The 2026 FIFA World Cup is not only one of the most followed sporting events on the planet, but also one of the most attractive for criminal organisations. The enormous volume of bets generated by this tournament, along with the expansion of cryptocurrency-based prediction markets, is opening new avenues for organised crime to launder capital, manipulate markets, and exploit the difficulties faced by regulators in controlling these activities.

Traditionally, illegal gambling has been a tool used to launder money from criminal activities. The mechanism is simple: illicit money is deposited in betting platforms and, after several operations, the winnings are withdrawn as if they were legitimate income. The most sophisticated criminal networks use multiple accounts and bet on different outcomes to minimise losses and give the appearance of legality to their funds.

The emergence of so-called prediction markets has introduced a new dimension to the problem. Unlike traditional betting houses, these platforms operate as a marketplace where users buy and sell positions on the outcome of an event, often using cryptocurrencies. This structure facilitates almost instantaneous international operations and hinders the tracing of financial flows by the authorities.

In addition to the risk of money laundering, these markets present other significant vulnerabilities. One is the use of insider information, that is, individuals with early access to relevant data —such as player injuries, line-ups, or refereeing decisions— who can gain economic benefits before this information becomes public. The other is the manipulation of sporting events, especially through the known spot-fixing, which consists of altering specific actions in a match (yellow cards, corners, or penalties) without needing to influence the final result.

According to various international organisations, the volume of money that moves annually in illegal betting markets is enormous and continues to grow. The increase in online gambling, especially in emerging countries, along with the widespread use of e-wallets, mobile payment systems, and cryptocurrencies, has created a highly fragmented financial infrastructure. This fragmentation makes it difficult for a single authority to track the complete flow of money, especially when operations cross various jurisdictions.

Cryptocurrencies add complexity, but they also offer some transparency. All transactions are recorded on the blockchain, allowing investigators to analyse the movements of funds. However, identifying who is behind each digital wallet remains one of the main challenges, especially when users utilise multiple addresses, intermediary services, or platforms located in countries with limited regulation.

This scenario highlights another difficulty: the lack of regulatory harmonisation. Some countries consider prediction markets as financial instruments, while others equate them to gambling or simply do not yet have a specific legal framework. This regulatory diversity enables platforms to operate internationally by taking advantage of the differences between legislations and complicates cooperation between supervisory bodies.

For security professionals, the prevention of this type of crime requires a multidisciplinary approach. It is not enough to protect the integrity of sports competitions; it is also necessary to strengthen anti-money laundering (AML) prevention systems, improve know your customer (KYC) mechanisms, enhance transaction analysis in blockchain, and promote information sharing among regulators, financial entities, technology platforms, and law enforcement.

Ultimately, the 2026 World Cup represents much more than a sporting competition. It is also a testament to the ability of monitoring systems to adapt to an increasingly digital, global, and decentralised financial ecosystem. The evolution of sports betting and prediction markets demonstrates that financial crime is also constantly innovating, and that control mechanisms must evolve at the same pace if they want to continue protecting the integrity of the financial system and of sports.

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Mundial 2026: los nuevos riesgos del crimen financiero en las apuestas deportivas

La Copa del Mundo de Fútbol de 2026 no solo está siendo uno de los acontecimientos deportivos más seguidos del planeta, sino también uno de los más atractivos para las organizaciones criminales. El enorme volumen de apuestas que genera este torneo, junto con la expansión de los mercados de predicción basados en criptomonedas, está abriendo nuevas vías para que el crimen organizado blanquee capitales, manipule mercados y aproveche las dificultades de los reguladores para controlar estas actividades.

Tradicionalmente, las apuestas ilegales han sido una herramienta utilizada para blanquear dinero procedente de actividades criminales. El mecanismo es sencillo: el dinero de origen ilícito se deposita en plataformas de apuestas y, después de varias operaciones, las ganancias se retiran como si fueran ingresos legítimos. Las redes criminales más sofisticadas utilizan múltiples cuentas y apuestan sobre diferentes resultados para reducir las pérdidas y dar apariencia de legalidad a sus fondos.

La aparición de los llamados mercados de predicción (prediction markets) ha introducido una nueva dimensión al problema. A diferencia de las casas de apuestas tradicionales, estas plataformas funcionan como un mercado en el que los usuarios compran y venden posiciones sobre el resultado de un acontecimiento, a menudo con criptomonedas. Esta estructura facilita operaciones internacionales casi instantáneas y dificulta el seguimiento de los flujos financieros por parte de las autoridades.

Además del riesgo de blanqueo de capitales, estos mercados tienen otras vulnerabilidades importantes. Por ejemplo, el uso de información privilegiada; es decir, personas con acceso anticipado a datos relevantes —lesiones de jugadores, alineaciones o decisiones arbitrales— que pueden obtener beneficios económicos antes de que esta información sea pública. O bien la manipulación de los acontecimientos deportivos, especialmente mediante el conocido spot-fixing, que consiste en alterar acciones concretas de un partido (tarjetas amarillas, córneres o penaltis) sin necesidad de influir en el resultado final.

Según diferentes organismos internacionales, el volumen de dinero que se mueve anualmente en los mercados ilegales de apuestas es enorme y sigue creciendo. El aumento de las apuestas en línea, especialmente en los países emergentes, junto con el uso generalizado de monederos electrónicos, sistemas de pago móvil y criptomonedas, ha creado una infraestructura financiera muy fragmentada. Esta fragmentación dificulta que una sola autoridad pueda seguir el recorrido completo del dinero, especialmente cuando las operaciones atraviesan varias jurisdicciones.

Las criptomonedas añaden complejidad, pero también ofrecen una cierta transparencia. Todas las transacciones quedan registradas en la cadena de bloques (blockchain), lo que permite a los investigadores analizar los movimientos de los fondos. Sin embargo, identificar a quien hay detrás de cada cartera digital sigue siendo uno de los principales retos, especialmente cuando los usuarios utilizan múltiples

direcciones, servicios de intermediación o plataformas situadas en países con una regulación limitada.

Este escenario pone de manifiesto otra dificultad: la falta de armonización normativa. Algunos países consideran los mercados de predicción como instrumentos financieros, mientras que otros los equiparon a los juegos de azar o, simplemente, todavía no disponen de un marco legal específico. Esta diversidad reguladora facilita que las plataformas operen internacionalmente aprovechando las diferencias entre legislaciones y complica la cooperación entre organismos supervisores.

Para los profesionales de la seguridad, la prevención de este tipo de delitos exige una aproximación multidisciplinar. No es suficiente con proteger la integridad de las competiciones deportivas; también es preciso reforzar los sistemas de prevención del blanqueo de capitales (AML), mejorar los mecanismos de conocimiento del cliente (KYC), potenciar el análisis de transacciones en la cadena de bloques y fomentar el intercambio de información entre reguladores, entidades financieras, plataformas tecnológicas y fuerzas de seguridad.

En definitiva, el Mundial de 2026 representa mucho más que una competición deportiva. Es también una prueba de la capacidad de los sistemas de supervisión para adaptarse a un ecosistema financiero cada vez más digital, global y descentralizado. La evolución de las apuestas deportivas y de los mercados de predicción demuestra que el crimen financiero también innova constantemente, y que los mecanismos de control tienen que evolucionar al mismo ritmo si quieren seguir protegiendo la integridad del sistema financiero y del deporte.

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Mundial 2026: els nous riscos del crim financer en les apostes esportives

La Copa del Món de Futbol de 2026 no només està sent un dels esdeveniments esportius més seguits del planeta, sinó també un dels més atractius per a les organitzacions criminals. L’enorme volum d’apostes que genera aquest torneig, juntament amb l’expansió dels mercats de predicció basats en criptomonedes, està obrint noves vies perquè el crim organitzat blanquegi capitals, manipuli mercats i aprofiti les dificultats dels reguladors per controlar aquestes activitats.

Tradicionalment, les apostes il·legals han estat una eina utilitzada per blanquejar diners procedents d’activitats criminals. El mecanisme és senzill: els diners d’origen il·lícit es dipositen en plataformes d’apostes i, després de diverses operacions, els guanys es retiren com si fossin ingressos legítims. Les xarxes criminals més sofisticades utilitzen múltiples comptes i aposten sobre diferents resultats per reduir les pèrdues i donar aparença de legalitat als seus fons.

L’aparició dels anomenats mercats de predicció (prediction markets) ha introduït una nova dimensió al problema. A diferència de les cases d’apostes tradicionals, aquestes plataformes funcionen com un mercat en què els usuaris compren i venen posicions sobre el resultat d’un esdeveniment, sovint amb criptomonedes. Aquesta estructura facilita operacions internacionals gairebé instantànies i dificulta el seguiment dels fluxos financers per part de les autoritats.

A més del risc de blanqueig de capitals, aquests mercats tenen altres vulnerabilitats importants. Per exemple, l’ús d’informació privilegiada; és a dir, persones amb accés anticipat a dades rellevants —lesions de jugadors, alineacions o decisions arbitrals— que poden obtenir beneficis econòmics abans que aquesta informació sigui pública. O bé la manipulació dels esdeveniments esportius, especialment mitjançant el conegut spot-fixing, que consisteix a alterar accions concretes d’un partit (targetes grogues, córners o penals) sense necessitat d’influir en el resultat final.

Segons diferents organismes internacionals, el volum de diners que es mou anualment en els mercats il·legals d’apostes és enorme i continua creixent. L’augment de les apostes en línia, especialment als països emergents, juntament amb l’ús generalitzat de moneders electrònics, sistemes de pagament mòbil i criptomonedes, ha creat una infraestructura financera molt fragmentada. Aquesta fragmentació dificulta que una sola autoritat pugui seguir el recorregut complet dels diners, especialment quan les operacions travessen diverses jurisdiccions.

Les criptomonedes afegeixen complexitat, però també ofereixen una certa transparència. Totes les transaccions queden registrades a la cadena de blocs (blockchain), fet que permet als investigadors analitzar els moviments dels fons. Tanmateix, identificar qui hi ha darrere de cada cartera digital continua sent un dels principals reptes, especialment quan els usuaris utilitzen múltiples adreces, serveis d’intermediació o plataformes situades en països amb una regulació limitada.

Aquest escenari posa de manifest una altra dificultat: la manca d’harmonització normativa. Alguns països consideren els mercats de predicció com a instruments

financers, mentre que altres els equiparen als jocs d’atzar o, simplement, encara no disposen d’un marc legal específic. Aquesta diversitat reguladora facilita que les plataformes operin internacionalment aprofitant les diferències entre legislacions i complica la cooperació entre organismes supervisors.

Per als professionals de la seguretat, la prevenció d’aquest tipus de delictes exigeix una aproximació multidisciplinària. No n’hi ha prou amb protegir la integritat de les competicions esportives; també cal reforçar els sistemes de prevenció del blanqueig de capitals (AML), millorar els mecanismes de coneixement del client (KYC), potenciar l’anàlisi de transaccions a la cadena de blocs i fomentar l’intercanvi d’informació entre reguladors, entitats financeres, plataformes tecnològiques i forces de seguretat.

En definitiva, el Mundial de 2026 representa molt més que una competició esportiva. És també una prova de la capacitat dels sistemes de supervisió per adaptar-se a un ecosistema financer cada vegada més digital, global i descentralitzat. L’evolució de les apostes esportives i dels mercats de predicció demostra que el crim financer també innova constantment, i que els mecanismes de control han d’evolucionar al mateix ritme si volen continuar protegint la integritat del sistema financer i de l’esport.

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Les tribunaux de surveillance intensive : une nouvelle stratégie pour réduire la récidive au Royaume-Uni

Le Gouvernement britannique a annoncé une extension importante des tribunaux de surveillance intensive (Intensive Supervision Courts), un modèle inspiré d’expériences menées aux États-Unis, notamment dans l’État du Texas. L’objectif principal est de réduire la récidive chez les délinquants habituellement auteurs d’infractions de faible gravité grâce à un système combinant un contrôle judiciaire particulièrement étroit avec des programmes de réinsertion et d’accompagnement social.

Pour promouvoir cette initiative, le ministère de la Justice consacrera 9 millions de livres à l’extension du dispositif, dont le nombre de tribunaux passera de cinq à onze sites répartis sur l’ensemble du pays. Cette mesure ciblera en priorité les personnes ayant un long passé de petite délinquance, les femmes ainsi que les auteurs d’infractions souffrant d’addictions ou confrontés à d’autres difficultés compromettant leur réinsertion.

Contrairement au modèle judiciaire traditionnel, ces tribunaux instaurent une relation suivie entre le juge et la personne condamnée. Chaque participant comparaît régulièrement devant le même juge, qui contrôle le respect des obligations imposées, évalue l’évolution de sa situation et peut adapter les mesures en fonction des résultats obtenus. Ce suivi continu vise à renforcer la prise de responsabilité des intéressés et à garantir le respect effectif des engagements pris.

Les participants sont tenus d’assister aux audiences, de suivre des programmes de traitement des addictions, de participer à des actions de réhabilitation et de respecter toute autre obligation fixée par le tribunal. Tout manquement entraîne des conséquences immédiates, telles qu’un renforcement des mesures de contrôle, l’imposition d’un dispositif de surveillance électronique ou, dans les cas les plus graves, une incarcération pour non-respect des conditions de la condamnation.

Le Gouvernement justifie cette approche en soulignant que de nombreux délinquants récidivistes souffrent de troubles de la santé mentale, d’addictions, de traumatismes ou de situations de grande précarité, autant de facteurs qui favorisent la répétition des actes délictueux. Pour cette raison, il estime que le recours exclusif à l’emprisonnement ne permet souvent pas de traiter les causes profondes de la délinquance et risque d’entretenir un cycle permanent de récidive.

Les données fournies par le Ministère indiquent que les tribunaux spécialisés dans la résolution des problèmes, mis en place dans plusieurs pays, ont permis de réduire d’environ un tiers le nombre de nouvelles arrestations par rapport aux systèmes judiciaires classiques. Le Ministère met également en avant l’expérience du Texas, où cette approche est associée à une diminution significative de la population carcérale ainsi qu’à une baisse de 29 % des taux de criminalité.

Les premiers résultats des projets pilotes menés à Birmingham, Bristol, Liverpool et Teesside sont également jugés encourageants. Selon l’évaluation officielle, environ deux tiers des participants ont respecté l’intégralité des obligations imposées par le tribunal. Parmi les délinquants souffrant d’une forte dépendance aux drogues, les tests toxicologiques se sont révélés négatifs dans près de deux tiers des cas. De plus, les professionnels des services de probation et les équipes de prise en charge ont par ailleurs constaté une diminution de la consommation de drogues et d’alcool, ainsi qu’une amélioration de la prise en charge des troubles de la santé mentale.

Du point de vue de la sécurité publique, cette initiative marque un véritable changement de paradigme. L’objectif n’est plus seulement de sanctionner le délit, mais de réduire le risque de récidive. Si les facteurs de risque peuvent être maîtrisés grâce à un suivi étroit et à une prise en charge adaptée, il devient possible de réduire le nombre de victimes, d’alléger la pression sur le système pénitentiaire et d’optimiser les ressources consacrées à la lutte contre la délinquance.

Ce modèle permet également de réserver les places en détention aux délinquants les plus dangereux, tandis que les auteurs d’infractions présentant un risque faible font l’objet d’un contrôle intensif au sein de la communauté. Parallèlement, le Gouvernement britannique a annoncé une augmentation pouvant atteindre 700 millions de livres dans le financement des services de probation d’ici à 2028-2029, le recrutement d’au moins 1 300 nouveaux agents de probation ainsi qu’un déploiement sans précédent des dispositifs de surveillance électronique, notamment au moyen de bracelets GPS et de systèmes de contrôle de l’alcool.

Dans l’ensemble, cette réforme reflète une tendance de plus en plus présente dans les politiques de sécurité contemporaines : combiner la fermeté dans l’application des peines avec des interventions visant à traiter les causes de la récidive. Bien qu’il soit nécessaire d’évaluer les résultats à long terme, l’expérience internationale laisse penser que ce type de tribunal peut contribuer à renforcer à la fois la sécurité publique et l’efficacité du système de justice pénale.

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Intensive Supervision Courts: a new strategy to reduce recidivism in the United Kingdom

The UK Government has announced a significant expansion of the Intensive Supervision Courts, a model inspired by initiatives developed in the United States, particularly in the state of Texas. The main objective is to reduce recidivism among low-level habitual offenders through a system that combines very strict judicial oversight with rehabilitation and social support programmes.

To promote this initiative, the Ministry of Justice will allocate £9 million to expand the number of these courts, which will increase from five to eleven locations across the country. The measure will focus especially on individuals with a long history of minor offences, women, and offenders with addiction problems or other factors that hinder their reintegration.

Unlike the traditional judicial model, these courts establish a continuous relationship between the judge and the offender. Each participant appears periodically before the same judge, who supervises compliance with the imposed conditions, evaluates the evolution of the case, and can adapt the measures according to the results obtained. This ongoing supervision aims to strengthen personal accountability and ensure that the commitments made are effectively fulfilled.

Participants must attend court sessions, follow addiction treatment programmes, engage in rehabilitation activities, and comply with any other conditions set by the court. Non-compliance entails immediate consequences, such as an increase in control measures, the imposition of electronic monitoring devices, or, in the most serious cases, imprisonment for violating the conditions of the sentence.

The government defends this strategy by arguing that many repeat offenders have mental health problems, addictions, personal traumas, or social vulnerability situations that directly contribute to their ability to commit crimes repeatedly. For this reason, it is believed that acting solely with prison sentences often does not address the causes that lead to criminal behaviour and may promote a continuous cycle of recidivism.

The data provided by the Ministry indicates that the problem-solving court models implemented in several countries have managed to reduce new arrests by approximately one third compared to traditional systems. The experience of Texas is also highlighted, where this approach is associated with a significant decrease in the prison population and a 29% reduction in crime rates.

The initial results of the pilot projects developed in Birmingham, Bristol, Liverpool and Teesside have also been positively evaluated. According to the official assessment, approximately two-thirds of the participants fully met the conditions imposed by the court. Among offenders with severe drug addiction issues, toxicology tests were negative in nearly two-thirds of cases. In addition,

probation service professionals and treatment teams have observed a decrease in drug and alcohol consumption, as well as improved attention to mental health issues.

From a public safety perspective, this initiative represents a paradigm shift. The goal is no longer solely to punish the crime, but to reduce the risk of the offender reoffending. If risk factors can be controlled through close supervision and appropriate treatment, it is possible to decrease the number of victims, reduce the pressure on the prison system, and optimise the resources allocated to the fight against crime.

This model also allows for reserving prison spaces for the most dangerous criminals, while lower-risk offenders are subjected to intensive monitoring within the community. Alongside this, the UK Government has announced an increase of up to £700 million in funding for probation services until 2028-2029, the addition of at least 1,300 new supervision officers and an unprecedented expansion of electronic monitoring systems through GPS devices and alcohol controls.

Overall, this reform reflects an increasingly prevalent trend in modern security policies: combining firmness in the enforcement of sentences with interventions aimed at addressing the causes of recidivism. Although it will be necessary to assess the long-term results, international experience suggests that this type of court can contribute to improving both citizen security and the efficiency of the criminal justice system.

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