La police écossaise appelle à créer des protocoles concernant l’utilisation des caméras corporelles

Selon une étude réalisée pour la police écossaise, l’opinion publique est généralement favorable à ce que les officiers portent des caméras corporelles lorsque cela est nécessaire pour tout type d’incidents. Cependant, cette étude permet également de repérer certains pièges à éviter.

Une équipe du Centre de recherche sur l’information, la surveillance et la vie privée (CRISP) de l’Université de Stirling a mis au point un rapport sur l’utilisation des caméras corporelles, fondé sur la consultation de la recherche existant à ce sujet et sur des entretiens semi-structurés avec des spécialistes de ce type de caméras.

Les chercheurs ont souligné qu’avant d’introduire les caméras corporelles, la police écossaise doit s’assurer qu’il existe des processus de gouvernance et de contrôle efficaces, notamment en ce qui concerne la gestion des données.

Le professeur William Webster de l’École de gestion de l’Université de Stirling, qui a dirigé les travaux du rapport, estime que les caméras corporelles sont, en apparence, un simple outil que les policiers portent partout, mais que l’utilisation qui en est faite a des conséquences sur un ensemble complexe de relations, à commencer par la relation entre le citoyen et l’État. Il est important de comprendre l’impact de cette utilisation et l’influence de la technologie sur les comportements afin de s’assurer que ces caméras soient utilisées dans l’intérêt de la société, et pas seulement dans l’intérêt de la police.

D’après M. Webster, la police apprécie l’utilisation des caméras corporelles car elles offrent une forme de protection lors des interventions policières, surtout s’il s’agit d’interventions risquées. Par exemple, elles peuvent aider à désamorcer une situation violente, tout en recueillant des preuves pour un éventuel procès. Cependant, elles placent la police sous surveillance également. Il est arrivé que les agents de certaines organisations policières enregistrent des agents d’autres organisations en train de fumer pendant leur service ou de parler par téléphone alors qu’ils conduisent. Ces problématiques doivent être prises en compte, d’autant plus que la confiance dans la technologie et dans la police est de nature fragile. Il convient donc d’établir des protocoles clairs et de dispenser une formation sur l’utilisation des caméras corporelles.

La nécessité de préciser qui gère les enregistrements, contenant certaines données sensibles des citoyens, est également mise en lumière dans l’étude. Ainsi, plusieurs questions se posent : les agents doivent-ils télécharger les enregistrements à la fin de leur service ? Où doivent être téléchargés et stockés les enregistrements ? Qui peut y accéder ? Quelles circonstances justifient la conservation de ces enregistrements ?

La conclusion du rapport est qu’il faut mettre en place un mécanisme de surveillance selon lequel les enregistrements seraient vérifiés de manière aléatoire, potentiellement par des personnes non spécialisées, afin de contrôler la manière dont les caméras corporelles sont utilisées.

Le rapport souligne également qu’il est important que les organisations telles que la police continuent de consulter les citoyens et les universitaires en ce qui concerne l’introduction de nouvelles technologies.

Dans la même optique, le surintendant en chef de la police écossaise, Matt Richards, se montre favorable à l’introduction des caméras corporelles au sein de la police.

Sur le plan institutionnel, l’introduction des caméras corporelles est considérée comme un investissement financier important, mais qui a le potentiel de renforcer la confiance entre la police et les citoyens, un lien essentiel qui sous-tend la légitimité de la police.

La police et les chercheurs s’accordent à dire que le déploiement des caméras corporelles doit se faire de manière éthique et transparente, et doit recevoir un soutien et des conseils sur les considérations en matière d’éthique, de droits de l’homme et de libertés civiles.

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Police Scotland urged to develop protocols for the use of body-worn video cameras

Research commissioned by Police Scotland finds that there is widespread public support for officers to wear body cameras when required for all types of incidents, but also warns of the pitfalls that should be avoided.

A team from the Centre for Research into Information, Surveillance and Privacy (CRISP) at the University of Stirling has produced a report on the use of body-worn video (BWV) cameras, based on a literature review and semi-structured interviews with experts on these types of cameras.

The researchers emphasised that, before introducing BWVs, Police Scotland must ensure that there are effective governance and control processes in place, especially with respect to data management.

Professor William Webster from the University of Stirling’s School of Management, who led the work in the report, believes that body-worn video cameras seem like a simple concept, as it is a camera that police carry everywhere, but how it is used influences a complicated set of relationships, starting with the relationship between the citizen and the state. It is important to understand the consequences of this use and how technology shapes behaviour, to be sure that these cameras are used in the interest of society and not just in the interest of the police.

Webster believes that the police like the use of BWVs because they offer protection during police interventions, even more so if these involve risk, as they can help, for example, to de-escalate violence, while also being able to collect evidence in the event of a trial. However, they also put the police under surveillance, as there have been cases in other police forces of law enforcement officers being recorded smoking while on duty or talking on their mobile phones while driving. This also has to be taken into account, given that trust in technology and the police can easily be lost. Clear protocols and training on the use of BWVs should therefore be established.

The research also considers that it should be clear who manages the recordings, given that they are sensitive data of citizens. Along these lines, it asks whether officers should download the recordings at the end of shifts, where they should be downloaded to and where they should be stored, who can access them and what circumstances justify keeping these recordings.

Therefore, it is concluded that there is a need for a monitoring mechanism where recordings are randomly checked, possibly with lay persons, to control how BWVs are used.

He also stresses the importance of organisations such as the police continuing to consult with citizens and academics on the introduction of new technologies.

In this regard, the Chief Superintendent of Police Scotland, Matt Richards, was in favour of introducing BWVs in Scotland’s police force.

Institutionally, it is considered that the introduction of BWVs requires significant financial investment, but has the potential to enhance the vital bond of trust between police and citizens, which underpins their legitimacy.

What researchers and police agree on is that the deployment of BWVs should be ethical and transparent and should be supported and guided by ethical, human rights and civil liberties considerations.

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La policía de Escocia insta a desarrollar protocolos para el uso de videocámaras corporales

Una investigación encargada por la policía de Escocia considera que existe un apoyo público generalizado para que los agentes lleven cámaras corporales cuando son requeridos por todo tipo de incidentes, pero también advierte de los inconvenientes que deberían evitarse.

Un equipo del Centro de Investigación en Información, Vigilancia y Privacidad (CRISP) de la Universidad de Stirling ha elaborado un informe sobre el uso de videocámaras corporales (BWV), basado en una revisión de la literatura y entrevistas semiestructuradas con expertos en este tipo de cámaras.

Los investigadores enfatizaron que antes de introducir las BWV, la policía de Escocia debe asegurarse de que existan procesos de gobierno y control efectivos, especialmente respecto al manejo de los datos.

El profesor William Webster, de la Escuela de Gestión de la Universidad de Stirling, que dirigió el trabajo del informe, considera que las videocámaras corporales parecen un concepto sencillo, ya que se trata de una cámara que la policía lleva a todas partes, pero el cómo se utiliza influye en un conjunto complicado de relaciones, empezando por la relación entre el ciudadano y el estado. Es importante entender las consecuencias de este uso y cómo la tecnología modela el comportamiento, para estar seguros de que estas cámaras se utilizan en interés de la sociedad y no solo en interés de la policía.

Webster considera que a la policía le gusta utilizar las BWV porque le ofrece protección durante las intervenciones policiales, y más si estas comportan riesgo, ya que pueden ayudar, por ejemplo, a desescalar la violencia, a la vez que pueden recopilar pruebas en caso de juicio. Con todo, también ponen a la policía bajo vigilancia, ya que se han dado casos en otros cuerpos policiales de grabar a agentes del orden fumando mientras estaban de servicio o hablando por el móvil mientras conducían. Esto también debe tenerse en cuenta, dado que la confianza en las tecnologías y en la policía se puede perder fácilmente. Por lo tanto, habría que establecer protocolos y formación claros sobre el uso de las BWV.

La investigación también considera que tiene que estar claro quién gestiona las grabaciones, puesto que son datos sensibles de los ciudadanos. En esta línea, se pregunta si los oficiales deben descargar las grabaciones al final de los turnos, dónde se tienen que descargar y dónde se tienen que almacenar, quién puede acceder a ellas y qué circunstancias justifican mantener estas grabaciones.

Por lo tanto, se concluye que hace falta un mecanismo de supervisión donde se comprueben las grabaciones aleatoriamente, posiblemente con personas profanas, para controlar cómo se utilizan las BWV.

También destaca que es importante que organizaciones como la policía sigan consultando con la ciudadanía y los académicos la introducción de las nuevas tecnologías.

En esta línea, el superintendente jefe de la policía de Escocia, Matt Richards, se mostró favorable a la introducción de las BWV en el cuerpo policial de Escocia.

Desde instancias institucionales se considera que la introducción de las BWV requiere una importante inversión económica, pero tiene el potencial de mejorar el vínculo vital de confianza entre la policía y los ciudadanos, cosa que sustenta su legitimidad.

En lo que coinciden investigadores y policía es que el despliegue de las BWV debe ser ético y transparente y que debe recibir apoyo y orientación sobre consideraciones éticas, de derechos humanos y libertades civiles.

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La policia d’Escòcia insta a desenvolupar protocols per a l’ús de videocàmeres corporals

Una investigació encarregada per la policia d’Escòcia considera que hi ha un suport públic generalitzat perquè els agents portin càmeres corporals quan són requerits per tot tipus d’incidents, però també adverteix dels inconvenients que caldria evitar.

Un equip del Centre de Recerca en Informació, Vigilància i Privadesa (CRISP) de la Universitat de Stirling ha elaborat un informe sobre l’ús de videocàmeres corporals (BWV), basat en una revisió de la literatura i entrevistes semiestructurades amb experts en aquest tipus de càmeres.

Els investigadors van emfatitzar que abans d’introduir les BWV, la policia d’Escòcia ha d’assegurar-se que hi hagi processos de govern i control efectius, especialment respecte del maneig de les dades.

El professor William Webster, de l’Escola de Gestió de la Universitat de Stirling, que va dirigir el treball de l’informe, considera que les videocàmeres corporals semblen un concepte senzill, ja que es tracta d’una càmera que la policia porta a tot arreu, però el com s’utilitza influeix en un conjunt complicat de relacions, començant per la relació entre el ciutadà i l’estat. És important entendre les conseqüències d’aquest ús i com la tecnologia modela el comportament, per estar segurs que aquestes càmeres s’utilitzen en interès de la societat i no només en interès de la policia.

Webster considera que a la policia li agrada l’ús de les BWV perquè li ofereix protecció durant les intervencions policials, i més si aquestes comporten risc, ja que poden ajudar, per exemple, a desescalar la violència, alhora que poden recopilar proves en cas de judici. Amb tot, també posen la policia sota vigilància, ja que s’han donat casos en altres cossos policials d’enregistrar agents de l’ordre fumant mentre estaven de servei o parlant pel mòbil mentre conduïen. Això també cal tenir-ho en compte, atès que la confiança en les tecnologies i en la policia es pot perdre fàcilment. Per tant, caldria establir protocols i formació clars sobre l’ús de les BWV.

La investigació també considera que ha d’estar clar qui gestiona els enregistraments, atès que són dades sensibles dels ciutadans. En aquesta línia, es pregunta si els oficials han de descarregar les gravacions al final dels torns, on s’han de descarregar i on s’han d’emmagatzemar, qui hi pot accedir i quines circumstàncies justifiquen mantenir aquestes gravacions.

Per tant, es conclou que cal un mecanisme de supervisió on es comprovin els enregistraments de manera aleatòria, possiblement amb persones profanes, per controlar com s’utilitzen les BWV.

També destaca que és important que organitzacions com la policia continuïn consultant amb la ciutadania i els acadèmics la introducció de les noves tecnologies.

En aquesta línia, el superintendent en cap de la policia d’Escòcia, Matt Richards, es va mostrar favorable a la introducció de les BWV al cos policial d’Escòcia.

Des d’instàncies institucionals es considera que la introducció de les BWV requereix una important inversió econòmica, però té el potencial de millorar el vincle vital de confiança entre la policia i els ciutadans, cosa que sustenta la seva legitimitat.

En allò que hi ha coincidència entre investigadors i policia és que el desplegament de les BWV ha de ser ètic i transparent i que ha de rebre suport i orientació sobre consideracions ètiques, de drets humans i llibertats civils.

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États-Unis : la baisse du nombre d’arrestations de mineurs pour crime violent continue

Le nombre de jeunes âgés de 0 à 17 ans arrêtés par la police aux États-Unis pour avoir commis un crime violent, tel qu’un meurtre, un homicide involontaire, ou encore un vol avec violence, continue à baisser depuis 2000. Au cours de l’année 2020, le nombre d’arrestations de jeunes pour crime violent a atteint son plus faible niveau, avec des chiffres 78 % plus bas que lors du pic de 1994, et deux fois plus bas que les chiffres obtenus dix ans plus tôt.

Les hommes représentaient 80 % de l’ensemble des jeunes arrêtés pour crime violent en 2020. Ils représentaient une proportion plus grande encore parmi les jeunes arrêtés pour meurtre (92 %) et pour vol (88 %).

Plus de la moitié (55 %) des jeunes arrêtés pour crime violent étaient âgés de 16 ou 17 ans. Cette tranche d’âge correspondait même à 76 % des arrestations pour meurtre parmi les jeunes.

Les jeunes blancs représentaient près de la moitié (49 %) de tous les jeunes arrêtés et 57 % des jeunes arrêtés pour agression grave.

On estime que 424 300 arrestations de mineurs ont eu lieu en 2020, soit 38 % de moins qu’en de 2019 et la moitié du nombre d’arrestations enregistrées 5 ans plus tôt.

En 2020, les arrestations de mineurs correspondaient à 7 % de toutes les arrestations pour crime violent, contre 14 % en 2019.

Les 18-24 ans représentaient 19 % de toutes les arrestations et 21 % des arrestations pour crime violent en 2020.

Bien que les arrestations de jeunes pour vol et agression soient en baisse, les arrestations pour meurtre sont en hausse, alors que ce chiffre était faible en 2012. Toutefois, le nombre d’arrestations pour crime violent impliquant des jeunes a diminué de 56 % entre 2010 et 2020. La baisse la plus faible a été enregistrée au chapitre des arrestations pour vol, qui affichent une diminution de 24 %, tandis que chez les adultes, cette baisse a été de 5 %. De plus, si les arrestations pour agression grave ont augmenté d’environ 1 % chez les adultes, elles ont chuté de 29 % chez les mineurs.

Toutefois, il est important de garder à l’esprit que la pandémie de COVID-19 a commencé en 2020. Il convient également de souligner qu’une seule infraction peut conduire à l’arrestation de plusieurs personnes. Ce dernier point peut avoir affecté les politiques, les procédures et la méthode de collecte de données, car il est relativement courant qu’un seul crime mène à de multiples arrestations.

En outre, les ordres de confinement et les fermetures d’écoles ont probablement empêché l’augmentation des comportements délinquants chez les jeunes. Ainsi, les chiffres des arrestations de 2020 ne doivent pas être analysés hors contexte et ne devraient pas attirer l’attention des autorités répressives.

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Decline continues in arrests of juveniles in the United States for violent crimes

The number of young people – aged 0 to 17 – arrested by police in the United States for committing violent crimes (murders, homicides, robberies with violence, etc.) is still in decline since the year 2000. During 2020, the number of arrests for violent crimes committed by juveniles reached a new low, 78% below the 1994 peak, and half the number of ten years earlier.

Males accounted for 80% of all arrests of juveniles for violent crimes in 2020, but their share of arrests for murder (92%) and robbery (88%) was much higher.

The 16-17 age group accounted for more than half (55%) of all youths arrested, but for the crime of murder they accounted for 76% of all arrests.

White youths accounted for nearly half (49%) of all juvenile arrests and 57% of juvenile arrests for serious assaults.

During 2020, there were an estimated 424,300 arrests of persons under the age of 18, 38% less than the corresponding figure for 2019 and half the number of arrests than 5 years earlier.

Overall, arrests of persons under the age of 18 accounted for 7% of all violent crime arrests, a decrease of 7 percentage points from 2019, which was 14%.

During 2020, young people between the ages of 18 and 24 accounted for 19% of all arrests and 21% of arrests for violent crimes.

Although juvenile arrests for robbery and assault have been on the decline, arrests for murder have increased since the low point had been reached in 2012. That being said, the number of arrests for violent crimes involving young people decreased by 56% between 2010 and 2020. The smallest decrease was in robberies, which shows a decrease of 24%, while among adults the decrease was 5%. And juvenile arrests for serious assaults fell by 29%, while adult arrests increased by about 1%.

However, it is important to keep in mind that the year 2020 was the beginning of the COVID-19 pandemic and it should also be emphasised that a single offence may entail the arrest of more than one person. The latter may have affected data collection policies, procedures and situations, where many arrests resulting from a single offence are relatively common.

In addition, stay-at-home orders and school closings likely prevented increases in juvenile law-breaking behaviour. For these reasons, the numbers of arrests should be put into context and not draw the attention of law enforcement agencies to the year 2020.

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Continúa el descenso de las detenciones de menores de edad en los Estados Unidos por delitos violentos

La cifra de jóvenes –de 0 a 17 años– detenidos por la policía de los Estados Unidos por cometer delitos violentos –asesinatos, homicidios, robos con violencia, etc. – continúa su descenso desde el año 2000. Durante el año 2020, la cifra de detenciones por delitos violentos cometidos por jóvenes llegó a un nuevo mínimo, un 78% por debajo del pico de 1994, y la mitad del número diez años antes.

Los hombres representaron el 80% de todas las detenciones de jóvenes por delitos violentos en 2020, pero su proporción de detenciones por asesinatos (92%) y robos (88%) fue mucho más elevada.

La franja de jóvenes de entre 16 y 17 años representa más de la mitad (55%) de todos los jóvenes detenidos, pero en el ilícito de asesinato representaron el 76% de todas las detenciones.

Los jóvenes blancos representaron casi la mitad (49%) de todas las detenciones juveniles y el 57% de las detenciones de jóvenes por agresiones graves.

Durante el año 2020, se estima que hubo 424.300 detenciones de menores de 18 años, un 38% menos que la cifra correspondiente al año 2019 y la mitad del número de detenciones 5 años antes.

En general, las detenciones de menores de 18 años representaron el 7% de todas las detenciones por delitos violentos, una disminución de 7 puntos porcentuales respecto al año 2019, que fue del 14%.

Durante el año 2020, los jóvenes entre los 18 y los 24 años representaron el 19% de todas las detenciones y el 21% de las detenciones por delitos violentos.

Aunque las detenciones de jóvenes por robo y agresiones han ido en declive, las detenciones por asesinato han aumentado desde que se había alcanzado el punto más bajo en 2012. Eso sí, la cifra de detenciones por delitos violentos con jóvenes disminuyó un 56% entre los años 2010 y 2020. La menor disminución fue en el capítulo de los robos, que marca un descenso del 24%, mientras que entre los adultos la disminución fue del 5%. Y las detenciones de jóvenes por agresiones graves cayeron un 29%, mientras que las detenciones de adultos aumentaron en torno a un 1%.

A pesar de todo, es importante tener en cuenta que el año 2020 fue el inicio de la pandemia de la COVID-19 y, además, hay que subrayar que un solo delito puede comportar la detención de más de una persona. Esto último puede haber afectado a las políticas, los procedimientos y la situación de recogida de datos, donde muchas detenciones que resultan de un solo delito son relativamente habituales.

Además, las órdenes de quedarse en casa y el cierre de escuelas probablemente evitaron incrementos de comportamientos que infringen las leyes juveniles. Por estos motivos, se tendrían que relativizar las cifras de detenciones y no llamar la atención de las fuerzas del orden respecto al año 2020.

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Continua el descens de les detencions de menors d’edat als Estats Units per delictes violents

La xifra de joves –de 0 a 17 anys– detinguts per la policia dels Estats Units per cometre delictes violents –assassinats, homicidis, robatoris amb violència, etc.– continua el seu descens d’ençà de l’any 2000. Durant l’any 2020, la xifra de detencions per delictes violents comesos per joves va arribar a un nou mínim, un 78% per sota del pic de 1994, i la meitat del nombre deu anys abans.

Els homes van representar el 80% de totes les detencions de joves per delictes violents l’any 2020, però la seva proporció de detencions per assassinats (92%) i robatoris (88%) va ser molt més elevada.

La franja de joves d’entre 16 i 17 anys representa més de la meitat (55%) de tots els joves detinguts, però en l’il·lícit d’assassinat van representar el 76% de totes les detencions.

Els joves blancs van representar gairebé la meitat (49%) de totes les detencions juvenils i el 57% de les detencions de joves per agressions greus.

Durant l’any 2020, s’estima que hi va haver 424.300 detencions de menors de 18 anys, un 38% menys que la xifra corresponent a l’any 2019 i la meitat del nombre de detencions 5 anys abans.

En general, les detencions de menors de 18 anys van representar el 7% de totes les detencions per delictes violents, una disminució de 7 punts percentuals respecte de l’any 2019, que va ser del 14%.

Durant l’any 2020, els joves entre els 18 i els 24 anys van representar el 19% de totes les detencions i el 21% de les detencions per delictes violents.

Encara que les detencions de joves per robatori i agressions han anat en declivi, les detencions per assassinat han augmentat des que s’havia assolit el punt més baix l’any 2012. Això sí, la xifra de detencions per delictes violents amb joves va disminuir un 56% entre els anys 2010 i 2020. La menor disminució va ser en el capítol dels robatoris, que marca un descens del 24%, mentre que entre els adults la disminució va ser del 5%. I les detencions de joves per agressions greus van caure un 29%, mentre que les detencions d’adults van augmentar al voltant d’un 1%.

Malgrat tot, és important tenir en compte que l’any 2020 va ser l’inici de la pandèmia de la COVID-19 i, a més, cal subratllar que un sol delicte pot comportar la detenció de més d’una persona. Això últim pot haver afectat les polítiques, els procediments i la situació de recollida de dades, on moltes detencions que resulten d’un sol delicte són relativament habituals.

A més, les ordres de quedar-se a casa i el tancament d’escoles probablement van evitar increments de comportaments que infringeixen les lleis juvenils. Per aquests motius, s’haurien de relativitzar les xifres de detencions i no cridar l’atenció de les forces de l’ordre respecte de l’any 2020.

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Accord sur la transparence lors des transferts de cryptoactifs et contre le blanchiment d’argent

L’Union européenne complique l’utilisation abusive des cryptomonnaies à des fins criminelles. Les négociateurs du Parlement européen et de la présidence du Conseil de l’UE ont abouti à un accord sur la proposition d’actualisation des règles relatives aux informations accompagnant les transferts de fonds : ces règles s’appliquent désormais également aux cryptomonnaies.

Cette nouvelle réglementation assurera la transparence financière des échanges de cryptomonnaies. Elle fournira également à l’UE un cadre solide et proportionnel conforme aux normes internationales les plus strictes en matière d’échange de cryptomonnaies. On peut notamment citer les recommandations 15 et 16 du Groupe d’action financière (GAFI), l’organisme de surveillance mondial contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Dans le contexte géopolitique actuel, l’introduction de cette réglementation est bienvenue.

Cette réforme a pour objectif d’obliger les prestataires de services de cryptoactifs à collecter et à rendre accessibles certaines informations sur le donneur d’ordre et le bénéficiaire des transferts de cryptoactifs qu’ils opèrent. Les prestataires de services de paiement pour les virements bancaires le font déjà, ce qui assure la traçabilité des transferts de cryptoactifs afin de mieux identifier et geler les transactions suspectes.

Grâce à ce nouvel accord, l’UE pourra affronter les risques de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme liés à ces nouvelles technologies. De plus, elle pourra à la fois assurer sa compétitivité, protéger les consommateurs et les investisseurs, et veiller à l’intégrité financière du marché intérieur.

Avec cet accord, quelle que soit la quantité d’argent transférée, l’ensemble des informations relatives au donneur d’ordre doivent être communiquées lors du transfert de cryptoactifs.

Par ailleurs, les législateurs se sont accordés sur le fait que le règlement général sur la protection des données (RGPD) reste applicable aux transferts de fonds et qu’aucune autre règle sur la protection des données ne sera établie.

Pour les personnes et entités soumises à des mesures restrictives, le contournement de ces dernières sera plus difficile grâce à l’amélioration de la traçabilité des transferts de cryptoactifs. En outre, les prestataires de services de cryptoactifs devront mettre en œuvre des procédures, contrôles et politiques internes adéquats afin de réduire les possibilités d’échapper aux mesures de restriction, tant nationales que de l’UE.

Plus généralement, l’ensemble des sanctions sont déjà applicables à toutes les personnes physiques et morales, y compris celles qui opèrent dans le secteur des cryptomonnaies.

Les États membres devront s’assurer en temps voulu que tous les prestataires de services relatifs aux cryptoactifs remplissent les conditions requises pour être des entités assujetties au titre de la quatrième directive contre le blanchiment de capitaux. L’UE pourra ainsi adopter les recommandations du GAFI et uniformiser les règles entre les États membres, qui avaient jusqu’à présent développé des stratégies différentes à cet égard.

Les législateurs sont également d’accord sur le fait qu’il est urgent de garantir la traçabilité des transferts de cryptoactifs. Ils ont choisi d’aligner le calendrier de mise en œuvre de ce règlement sur celui de la réglementation des marchés de cryptoactifs (MiCA).

Cette proposition s’inscrit dans un ensemble de propositions législatives soumis par la Commission le 20 juillet 2021 et qui a pour but de renforcer les règles de l’UE contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT). Cet ensemble de propositions comprend également une proposition qui doit servir à créer une nouvelle autorité européenne pour la lutte contre le blanchiment d’argent.

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Agreement on transparency in the transfer of cryptographic assets and against money laundering

The European Union is making it harder for criminals to misuse cryptocurrencies for criminal purposes. Negotiators from the presidency of the Council and the European Parliament have come to an agreement on the proposal to update the rules on information accompanying transfers of funds, extending the scope of application of these rules to transfers of cryptoassets.

The introduction of this new regulation will guarantee financial transparency in crypto-asset exchanges and provide the EU with a robust and proportional framework that complies with the highest international standards on crypto-asset exchanges, in particular recommendations 15 and 16 of the Financial Action Task Force (FATF), the global watchdog on money laundering and terrorist financing. This is particularly appropriate in the current geopolitical context.

The objective of this reform is to introduce the obligation for crypto-asset service providers to collect and make accessible certain information on the origin and beneficiary of the transfers of cryptoassets they operate. This is what payment service providers are currently doing for bank transfers, which ensure traceability of crypto-asset transfers to better identify and block potentially suspicious transactions.

The new agreement will allow the EU to address the risks of money laundering and terrorist financing involved in the use of these new technologies, while reconciling competitiveness, consumer and investor protection, and the protection of the financial integrity of the internal market.

The new agreement requires the full set of originator information to travel with the transfer of cryptoassets, regardless of the amount of cryptoassets being transacted.

In terms of data protection, legislators agreed that the General Data Protection Regulation (GDPR) is still applicable to fund transfers and that no separate data protection rules will be established.

Improved traceability of crypto-asset transfers will also make it more difficult for persons and entities subject to restrictive measures to attempt to circumvent them. Furthermore, crypto-asset service providers will be required to put in place adequate internal policies, procedures and controls to mitigate the risks of evasion of national and Union restrictive measures.

More generally, the totality of sanctions already applies to all natural and legal persons, including those operating in the cryptocurrency sector.

In due course, Member States will have to make sure that all crypto-asset service providers qualify as obliged entities under the fourth AML directive. This will allow the EU to align itself with the FATF recommendations and level the playing field between Member States, which have so far developed different approaches in this regard.

Legislators also agreed on the urgency of ensuring the traceability of crypto-asset transfers and opted to align the implementation schedule of this regulation with that of the regulation of crypto-asset markets (MiCA).

This proposal is part of a package of legislative proposals to strengthen EU rules against money laundering and the financing of terrorism (AML/CFT) presented by the Commission on 20 July 2021. The package also includes a proposal to create a new EU authority to combat money laundering.

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