Europol accueille une conférence internationale d’experts contre le vol à domicile

Une approche locale et régionale ne suffit pas à démanteler les groupes mobiles de crime organisé (MOCG – Mobile Organized Crime Group) pour la construction d’une Europe plus sûre. Consciente de cela, l’agence Europol, qui travaille avec la police de Munich, la BKA allemande, Eurojust et la police nationale espagnole, a réuni, fin novembre 2017 à son siège de La Haye, plus de 300 experts de haut niveau des services de police et de justice ainsi que des enquêteurs issus de 38 pays pour traiter des atteintes à la propriété.

ThiefLa criminalité portant sur les atteintes à la propriété immobilière, notamment le vol à domicile, est un fléau contre lequel les services de sécurité de l’Union européenne luttent fermement et sans relâche car cela affecte profondément les victimes et crée un grand sentiment d’insécurité parmi les citoyens. Beaucoup de ces crimes sont commis par des groupes mobiles de crime organisé (MOCG), caractérisés par une flexibilité et une mobilité hors pair.

Le but de ces conférences était d’étudier la manière de lutter efficacement contre ces groupes criminels spécialisés dans le vol grâce à l’amélioration des structures transfrontalières. Le travail intensif, transnational et interdisciplinaire des participants à la conférence visait à identifier des similitudes et des aspects problématiques dans la lutte contre cette criminalité, afin de développer ainsi des solutions spécifiques. Seule une étroite collaboration nationale et internationale permet d’identifier des séries de crimes et leurs auteurs appartenant à des groupes actifs transfrontaliers. Le but est aussi d’établir une entente réciproque entre tous les enquêteurs, qui ne devraient pas cibler que les criminels actifs sur le terrain mais aussi les têtes pensantes et les instigateurs, en incluant des enquêtes financières et de récupération d’actifs.

Europol joue un rôle clé dans la lutte contre les activités du crime organisé portant sur les atteintes à la propriété. Pour aider ses partenaires de manière plus efficace et suivre une approche multidisciplinaire et horizontale, l’unité chargée de lutter contre les atteintes à la propriété cible donc les groupes mobiles de crime organisé (MOCG). Un des objectifs principaux est de sensibiliser davantage la conscience des États membres affectés. Les enquêteurs des États membres détiennent de nombreuses informations mais celles-ci ne sont pas partagées. Le but est donc de faire en sorte que ces connaissances essentielles soient disponibles pour les organismes chargés de faire appliquer la loi dans d’autres pays affectés.

Le projet repose essentiellement sur :

L’implantation d’une nouvelle équipe de soutien avec quatre experts nationaux secondaires (depuis 2016) dont la mission est de collaborer avec les enquêteurs et procureurs des États membres.

L’identification des structures et des membres des bandes criminelles impliquées.

L’organisation de réunions opérationnelles.

Le soutien dans l’analyse opérationnelle au cours des enquêtes en direct.

L’identification et la détection de nouvelles tendances moyennant l’analyse stratégique.

L’organisation de conférences d’experts et de stages de formation dans toute l’Europe.

L’amélioration de l’approche orientée sur le réseau.

Le soutien et l’amélioration de la plateforme d’Europol pour experts en vol à domicile.

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Les crimes recensés par l’Ertzaintza continuent à baisser

ErtzainaAu cours de ces dernières années, les corps de police des pays voisins ont rendu publiques les données criminelles recensées, avec une nette tendance à la baisse des infractions. La police du Pays Basque, l’Ertzaintza, avec la publication de ses données, enregistre aussi cette même tendance à la baisse de la criminalité.

Les infractions pénales recensées par l’Ertzaintza au cours de l’année 2016 ont atteint un total de 81 355, soit 11 554 dans la province de Álava, 48 213 dans la province de Biscaye et 21 568 dans la province de Guipúzcoa. Si on analyse la période 2012-2016, on constate que les chiffres baissent d’année en année :

Nombre d’infractions
2012 90 653
2013 88 818
2014 86 783
2015 83 996
2016 81 355
Source: élaboration propre à partir des données de l’Ertzaintza

Sur ces 81 355 infractions pénales recensées en 2016, 41 sont des homicides, 5 235 des coups et blessures, 61 790 des atteintes aux biens et 357 des atteintes à la liberté sexuelle.

D’autre part, si l’on observe le nombre d’interpellations réalisées par l’Ertzaintza, on constate une évolution des pourcentages de baisse similaires à ceux de l’activité criminelle :

Nombre d’interpellation
2012 8 243
2013 7 590
2014 6 891
2015 5 964
2016 5 247
Source: élaboration propre à partir des données de l’Ertzaintza

L’année 2016 montre effectivement le nombre d’interpellation le plus bas, dont 712 dans la province de Álava, 2 694 dans la province de Biscaye et 1 841 dans la province de Guipúzcoa.

L’Ertzaintza a également publié les données des enquêtes menées dans les trois provinces du territoire basque. Dans ce cas, les enquêtes réalisées par le corps de police montrent une tendance à la hausse pour la période 2012-2016 :

Nombre d’enquêtes
2012 14 468
2013 15 321
2014 15 360
2015 17 082
2016 20 782
Source: élaboration propre à partir des données de l’Ertzaintza

Comme on peut le constater, il y a une augmentation progressive des enquêtes et, bien qu’elles se soient maintenues stables en 2014, elles font un bond remarquable en 2016.

Pour ce qui est du taux d’infractions pénales pour mille habitants au niveau des provinces, les données de l’Ertzaintza montrent des chiffres très faibles :

Taux d’infractions pénales
2015 2016
Álava 38,63 36,56
Biscaye 43,05 42,58
Guipúzcoa 32,86 30,77
Source: élaboration propre à partir des données de l’Ertzaintza

Le taux d’infractions pénales pour mille habitants au niveau de l’État espagnol était de 43,69 en 2015 et de 43,21 en 2016.

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Les attentats terroristes diminuent, la menace persiste

En 2016, Europol a recensé 142 attentats terroristes – y compris les attentats ratés, déjoués et effectivement perpétrés – qui ont causé 142 victimes mortelles. L’activité terroriste dans l’Union européenne se concentre sur huit pays : l’Allemagne, la Belgique, la France, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni. Toutefois, la lutte contre le terrorisme s’étend aussi dans des pays qui n’ont pas été victimes d’attaques et, sur les 1 002 interpellations réalisées dans ce sens, outre les huit pays précités, certaines ont eu lieu en Autriche, en Bulgarie, au Danemark, en Slovénie, en Irlande, en Pologne, en République Tchèque, en Roumanie et en Suède.

 

Hommage_à_Ahmed_MerabetCes chiffres sont sensiblement plus bas que ceux enregistrés en 2015: 221 attaques terroristes, 151 victimes mortelles et 1 077 personnes interpelées.

Europol classe les affiliations terroristes comme suit : djihadistes, extrême gauche et anarchistes, extrême droite, séparatistes, individus aux objectifs singuliers et individus au groupe d’appartenance non spécifié. Les attentats djihadistes sont au nombre de 13 sur les 142 recensés ; toutefois, ils ont causé 135 morts sur les 142 recensés et 374 blessés sur les 379 comptabilisés.[1] La plupart des 1 002 interpellations concernent aussi des individus à idéologie djihadiste (718, dont 429 en France et 69 en Espagne). À propos des interpellations, soulignons que le Royaume-Uni n’a pas spécifié l’affiliation des 149 individus interpelés dans le pays.

Le terrorisme séparatiste est celui qui, quantitativement, génère le plus grand nombre d’incidents, avec 99 attentats recensés en 2016, dont 76 au Royaume-Uni, tous liés au terrorisme nord-irlandais. Cinq de ces attentats ont eu lieu en Espagne au cours d’actions attribuées à Ernai (les jeunesses de gauche Abertzale) et à des groupes dissidents de ce même mouvement.

L’autre groupe qui génère le plus d’attaques est l’extrême gauche et les anarchistes, avec 16 attaques en Italie, 6 en Grèce et 5 en Espagne, dont il faut souligner qu’elles n’impliquent ni une grande planification opérationnelle ni l’utilisation d’engins explosifs improvisés (non considérés comme des explosifs commerciaux ou militaires) ni l’usage d’armes à feu.

Il s’agit là de certaines des informations publiées dans le rapport annuel sur la situation et les tendances du terrorisme dans l’Union européenne en 2016, publié par Europol en juin 2017.

[1] Le nombre de blessés est confus car, dans le corps du document, lorsqu’on évoque les attentats de Nice, Berlin et Bruxelles, on comptabilise respectivement 201, 56 et 340 blessés, un chiffre qui, sans y ajouter celui d’autres attentats moins graves, dépasse déjà les 374 mentionnés.

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Europol demande l’aide des citoyens

L’identification et la libération des victimes dans le cadre de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en ligne est l’une des priorités opérationnelles d’Europol. Pour atteindre cet objectif, Europol a mis en place une initiative dans le cadre de laquelle il est demandé à la population d’aider à identifier des victimes de pornographie infantile. Logiquement, elle n’a pas à le faire de manière directe mais à travers des petits détails. Une page web a été publiée sous le slogan Stop child abuse, trace an object (Arrêtez l’abus d’enfants, suivez un objet), montrant des objets qui apparaissent sur des photographies obtenues de délits sexuels subis par des enfants. Le but est de faire en sorte que les gens qui voient ces objets parviennent à les identifier et, grâce aux renseignements collectés, contribuent à aider Europol à en déterminer l’origine ou la provenance.

stop-child-abuse-logoCette initiative s’appuie sur le fait qu’au cours de deux enquêtes précédentes, on a pu identifier deux victimes à partir d’emballages alimentaires et de containers à ordures qui apparaissaient en fond sur des images à contenu sexuel.

Le 1er juin 2017 a été publié une première série de vingt objets issus de fragments de photographies où l’on peut voir, entre autres éléments, des sacs, des chaussures, des paysages, des bouteilles… Pour chaque objet, il y a une information associée, avec quelques indications sur le type d’objet et des questions plus précises ou plus génériques sur l’identification qu’on peut en faire, sur leur localisation ou sur l’endroit où l’on peut vendre ou acheter certains produits. Les images peuvent aussi être partagées sur les réseaux sociaux.

Les renseignements que donnent les gens peuvent être anonymes et lorsqu’Europol constate qu’un objet a bien été identifié ou localisé à un endroit précis, l’information est transmise aux autorités policières compétentes du pays concerné.

La qualité des images varie considérablement et, selon le cas, les objets sont plus ou moins faciles à identifier. La série d’images publiées changera périodiquement.

 

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Baisse significative des atteintes aux biens en Suisse

Les données publiées par l’Office fédéral de la statistiques suisse confirment la tendance de ces dernières années car les infractions strictement pénales ainsi que celles contrevenant à la législation sur le trafic de stupéfiants et à la réglementation sur les étrangers sont encore baisse ; c’est très net pour ce qui est des infractions pénales (-4%, avec une réduction d’environ vingt mille infractions en termes absolus), cela reste considérable dans le domaine des stupéfiants (-3%, trois mille de moins) et moins perceptible quant à la réglementation sur les étrangers (-1%, environ trois cents cas de moins).

Casa SuïssaToutefois, il est important de souligner que la baisse des infractions pénales est due à une grande réduction de la délinquance la plus courante, les atteintes aux biens, qui chutent de 6%. À ce propos, soulignons la réduction de 11% des vols à domicile et de 13% des vols à la tire. Les vols de véhicules montrent une réduction plus modérée (6%).

Les atteintes à la vie et à l’intégrité physique augmentent de 2%. Bien que les homicides consommés baissent de 21% (on passe de 57 à 45), les tentatives d’homicide, quant à elles, augmentent de 33% et les coups et blessures de faible gravité de 6%. Pour ce qui est de la violence sexiste, 19 morts ont été recensées (une par semaine), dont la plupart (18) concerne des femmes.

Les atteintes à l’intégrité sexuelle connaissent une augmentation de 8% et les atteintes à l’honneur, à l’intimité et au secret augmentent de 6%. Bien que les atteintes à la liberté connaissent, en général, une baisse de 5%, les délits sur le trafic de personnes augmentent de 116% (on passe de 58 à 125). Ce chiffre pourrait être lié aux mouvements massifs de population vers l’Europe de ces dernières années. Cela expliquerait aussi que les infractions à la réglementation sur les étrangers se maintiennent stables, légèrement à la baisse (-1%), et ne connaissent pas la baisse plus marquée des autres catégories.

Pour ce qui est des détenus (« accusés » selon le terme utilisé dans le pays), le rapport souligne la continuité dans la baisse des détenus mineurs dont le nombre, bien que leur réduction ne soit que de 1,4% par rapport à l’année précédente, a diminué de moitié par rapport à 2009. La majorité des détenus sont de nationalité étrangère (41 172 pour 37 068 nationaux). Quoi qu’il en soit, comme nous le faisions dans les commentaires sur les statistiques de l’année dernière, il faut tenir compte du fait que beaucoup de ces étrangers (24 018) avaient leur résidence habituelle dans le pays car il y a une population étrangère importante qui y vit sans avoir adopté la nationalité.

Le canton (demi-canton en l’occurrence) montrant le taux de délits le plus haut est le canton de Bâle-Ville (110,1 pour 100 000) qui dépasse le canton de Genève (aujourd’hui à 107,1 – soit une baisse de 12 points par rapport à l’année précédente), puis viennent les cantons de Neuchâtel (75,1) et de Vaud (70,5). Le canton d’Uri reste celui dont le taux est le plus bas (18,7), suivi des cantons de Nidwald (26,6) et de Schwyz (27,3).

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Allemagne : les infractions au droit des étrangers rompent, pour la deuxième année consécutive, la tendance à la baisse des délits

D’après les dernières statistiques publiées par la Bundeskriminalamt allemande, les 487 711 infractions (délits) à la réglementation des étrangers, recensées en 2016 dans le pays, ont provoqué une légère augmentation (0,7%) des infractions pénales en maintenant la stabilité à la hausse déjà enregistrée l’année précédente, compte tenu que la forte présence d’infractions au droit des étrangers altère les chiffres globaux de l’année.

ManillesLa tendance observée l’année dernière se poursuit dans tous les domaines. Ainsi, la délinquance violente connaît une augmentation de 6,7%. Les homicides, toute catégorie confondue, montrent une augmentation de 14,3% (compte tenu qu’ils incluent les 72 homicides perpétrés par l’infirmier de Basse Saxe et les 17 survenus lors des incidents à l’Olympiazentrum de Munich). Les abus sexuels et les viols accusent une croissance de 12,8% et les coups et blessures de 9,9%. Seule exception, les vols avec violence et intimidation, qui diminuent de 3,7%.

Les atteintes aux biens baissent significativement. Les vols de toute sorte diminuent de 4,4% (la baisse la plus importante concerne les vols à domicile (9,5%) ; les vols sur les divers modes de paiement d’argent (8,5%) et les vols dans des locaux professionnels et de stockage (6,5%)). Les fraudes baissent de 7% et la délinquance économique de 5,6%.

Les délits contre la propriété intellectuelle (+7,2%) et les préjudices (+3,4%) connaissent aussi une augmentation qui est plus importante en chiffres absolus dans le second cas (+19 350 délits).

Le nombre de détenus (2 360 806) a diminué très légèrement (-0,3%) de 8 230 individus. La majorité des détenus sont des hommes (74,9%) et des adultes de plus de 21 ans (77,4%). Les détenus sous l’influence de l’alcool ont augmenté de 2,4% (242 494 au total) et les non nationaux ont augmenté de 4,6%, soit 40,4% contre 59,6% de détenus de nationalité allemande. La tranche d’âge où le nombre de détenus augmente le plus est celle des moins de 14 ans (14% d’augmentation), tandis que celle des pré-adultes (de 18 à 21 ans) se maintient à la hausse (0,3%). La réduction la plus importante concerne la tranche d’âge entre 14 et 18 ans (3,8%).

Concernant les länder, le Baden-Württemberg apparaît comme le land avec le moins de délinquance (55,99 pour mille) ; en deuxième position, on a le land d’Hessen (66,72 pour mille) ; en troisième position, la Rhénanie-Palatinat (67,75 pour mille) tandis que la Bavière passe en quatrième position avec une augmentation de 9,5% (l’année précédente, elle occupait la première position sans prendre en compte les infractions au droit des étrangers mais pas en les ajoutant). Sans les infractions au droit des étrangers, la Bavière serait le land au taux de délits le plus bas (4,85 pour mille). Une fois de plus, l’impact de la vague de réfugiés se fait sentir, pas tant sur le nombre de délits – il faut insister là-dessus – qui diminue légèrement (-43 093 sans les infractions au droit des étrangers), mais en ce qui concerne les infractions à la réglementation sur les étrangers.

Les länder aux taux les plus élevés d’infractions pénales sont, comme l’an dernier, les villes-États de Berlin (161,61 pour mille), Brême (136,87 pour mille) et Hambourg (133,84 pour mille), Brême et Hambourg ayant permuté leur position.

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Les données de la Police de Catalogne ouvertes au public

dadesobertes_551x431Ces derniers jours, le corps de police catalane des Mossos d’Esquadra a présenté le projet Données ouvertes, une démonstration de l’engagement de transparence pris par le département de l’Intérieur et la Direction générale de la Police, à l’instar de quelques rares organisations policières avant-gardistes dans ce domaine.

Le projet Données ouvertes des Mossos d’Esquadra signifie un changement important dans la publication des informations que gère ou génère la police. D’une part, il s’agit d’un grand volume d’informations, observant les principes de données ouvertes, selon lesquels tout individu pourra utiliser, réutiliser puis partager à son tour ces informations. Autrement dit, il ne s’agit pas de données qui pourront être simplement consultées mais que l’on pourra télécharger pour travailler sur celles-ci (ce qui est inédit en Europe continentale). D’autre part, les données de qualité fournies faciliteront le transfert de connaissances et permettront de générer des innovations dans le domaine de la sécurité, entre autres avantages.

Il est prévu que l’actualisation des données sur le site varie en fonction du délai d’introduction des informations dans les systèmes policiers et du processus de génération des différents fichiers à publier sur le web, qui doivent remplir certaines caractéristiques pour être considérées comme des données ouvertes.

En général, le délai d’actualisation estimé est d’un ou deux mois à compter de la fin du délai d’introduction des données dans les systèmes d’information policière, qui peut être mensuel, trimestriel ou annuel. Ces délais peuvent augmenter sur les ensembles de données qui requièrent l’intervention de services externes de la Direction générale de la Police.

Pour ce qui est du territoire, les données s’étendent au domaine de l’Aire Basique Policière (commissariats) et comprennent aussi bien celles de la police de la GeneralitatMossos d’Esquadra que celles des polices locales qui font partie du système.

Le site Données ouvertes a démarré avec 500 000 données mais, au cours des prochains mois, de nouvelles données seront libérées. Les données qui s’y trouvent actuellement en mode ouvert sont celles qui ont été considérées comme les plus importantes et qui peuvent être utiles au public, dont les suivantes :

  • Données organisationnelles : personnel opérationnel de la PG-ME, véhicules ou commissariats
  • Activité institutionnelle : gestion de demandes d’organes institutionnels, relations avec les médias et réseaux sociaux (Twitter, Instagram, Facebook, Flickr)
  • Activité policière : temps d’attente pour déposer une plainte, temps de réponse à des faits urgents, moyenne quotidienne de patrouilles policières, incidents traités et heures de service
  • Données sur la délinquance, selon l’actuel Code pénal
  • Suggestions, remerciements et plaintes
  • Activités de prévention : contacts avec la communauté
  • Violence sexiste et domestique

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Police et usage d’arme à feu : une approche de la réalité

Les interventions d’agents de police au cours desquelles il a fallu faire usage d’arme à feu ont des implications conséquentes, tant sur le plan personnel que professionnel. Par ailleurs, ces interventions présentent en général un certain degré de complexité et de retentissement social qu’il faut prendre en considération.

L’Institut de la sécurité publique de Catalogne (ISPC), en collaboration avec la Police de la Generalitat – Mossos d’Esquadra (PG-ME) et le département de l’Intérieur, a mené à bien une étude sur les différentes situations d’usage d’arme à feu. Cette étude, achevée en juin 2015, a été réalisée à partir de l’analyse de cas réels d’interventions de policiers qui ont expliqué volontairement leurs expériences dans des situations à risque rationnellement grave pour la vie.

La publication Situations réelles d’usage d’arme à feu – quatrième numéro de la collection Segments de sécurité, paru fin 2016 – montre les résultats de cette étude sous différents aspects : psycho-physique, juridique et intervention policière, et prétend aussi transférer les lignes d’intervention actuelles et les propositions de futur pour la formation et la recherche dans ce domaine.

Lorsqu’un agent de police est impliqué dans une intervention avec arme à feu, il est sujet à différentes réactions physiologiques, émotionnelles, instinctives, cognitives et comportementales, à un tel degré d’intensité que cela en perturbe l’assimilation et provoque chez lui une certaine usure. Ainsi donc, les policiers ont aussi besoin de temps pour intérioriser ce qu’ils ont ressenti et vécu dans ce type d’interventions.

D’un point de vue policier, lorsque se produit une intervention avec arme à feu, un processus d’investigation interne est ouvert pour faire la lumière sur les faits et l’intervention menée à bien. Au plan juridique, une procédure est entamée pour savoir si la faculté d’usage de la force dont disposent les corps de sécurité a été utilisée de façon justifiée ou arbitraire.

L’étude est structurée sur trois chapitres :

  • Antécédents : les cadres normatif et formatif sont abordés, de même que les études déjà faites sur les réactions de l’individu lorsqu’il est exposé à des interventions policières entraînant un risque rationnellement grave pour la vie.
  • Noyau de l’étude : évolution de l’étude depuis ses origines, moyennant l’explication et l’analyse de cas, jusqu’aux résultats finaux, avec conclusions et propositions pour la formation, qu’il faut transformer en une formation policière allant au-delà du simple tir statique, peu adéquat à la réalité du travail policier.
  • Évaluation judiciaire de l’usage d’arme à feu de la part des agents de police et jurisprudence : la vision judiciaire de certains des cas de cette étude et autres cas similaires peut aider les agents à comprendre le pourquoi de la procédure pénale entamée à l’issue de ces interventions et de la décision finale.

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Des vidéos montrant aux seniors comment se prémunir des escroqueries

La police suédoise a lancé la campagne N’essayez pas de me tromper pour informer et former les seniors sur la manière de se protéger contre les fraudes et escroqueries. Le matériel pour la formation a été élaboré en collaboration avec deux associations de seniors (PRO et SPF Seniorena) et une troisième d’aide aux victimes (Brottsofferjouren).

Motesinledning-bildspelD’une part, le site web de la police offre du matériel pour suivre cette formation (une présentation en format Power Point, un document PDF de conseils aux formateurs et trois documents offrant une série de mesures regroupées sur trois stratégies de prévention : Être sur ses gardes, Votre maison est votre forteresse et Prenez les devants. D’autre part, les canaux YouTube des deux associations de personnes âgées ont aussi publié des vidéos explicatives pour chacune des stratégies de prévention, ainsi qu’une vidéo d’extraits d’une séance de formation par un agent de police à un groupe de seniors, utilisant le matériel de la campagne.

Les conseils Être sur ses gardes ou rester vigilant ciblent l’utilisation sûre des cartes de crédit. D’une part, il faut éviter que d’autres personnes puissent voir le code de sécurité, soit lorsqu’on opère sur un distributeur de billets, soit en effectuant un paiement dans un établissement. D’autre part, ils abordent certaines tactiques utilisées par les voleurs pour s’emparer de cartes de crédit, notamment les vols par oubli.

La stratégie Votre maison est votre forteresse cible des faits dont les personnes âgées peuvent être victimes chez elles. D’abord, elle met en garde sur les tactiques qu’utilisent des inconnus pour s’introduire chez les seniors, soit pour réviser des installations, soit pour vendre un quelconque produit ou en appelant préalablement par téléphone.

La troisième série de recommandations, Prenez les devants, met en garde sur les fraudes où les auteurs s’emparent de renseignements personnels et sensibles des victimes, soit par Internet (par phishing ou envoi de courriers électroniques supplantant des entreprises ou établissements bancaires), soit par téléphone à travers certaines compagnies de téléopérateurs. Si on reçoit des factures pour biens ou services non requis, il est conseillé de faire une réclamation et contacter l’office du consommateur.

En arrière-plan du projet, il y a une étude des atteintes aux biens subies par les seniors entre juin et décembre 2014, dont certaines fraudes ou escroqueries.

N’oublions pas que le site web du département de l’Intérieur publie aussi une série de recommandations aux seniors dans plusieurs domaines (chez soi, vols, mauvais traitements, conducteurs et piétons, sur la plage ou cas d’urgence) et la police de Catalogne propose aussi des conférences donnant des conseils de sécurité.

Les vidéos et conseils de sécurité édités par la police suédoise peuvent être consultés sur les liens suivants :

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Les délits recensés en Espagne ont baissé de 1,2% par rapport à 2015

La criminalité recensée par la police en Espagne a diminué pour la huitième année consécutive, d’après les résultats présentés par le ministre de l’Intérieur le 14 février dernier. Sur l’ensemble de l’État espagnol, les forces et corps de sécurité – qui comprennent la Police nationale, la Guardia Civil, les corps de police autonome et les corps de police locale – ont recensé un peu plus de deux millions d’infractions pénales, ce qui signifie 43,2 infractions pour 1 000 habitants. Cela constitue une baisse de 1,2% par rapport à l’année précédente sur le total des cas.

Cette baisse n’a pas été homogène sur l’ensemble de l’État. Ces chiffres ont baissé dans presque toutes les communautés autonomes par rapport aux chiffres de l’année précédente mais il y a quatre communautés où la délinquance a augmenté : la Cantabrie (1,7%), les Îles Baléares (2,2%), Madrid (2,5%) et la Navarre (7,5%). À l’opposé, les baisses les plus fortes se sont produites à Ceuta (-6,3%) et dans La Rioja (-6,2%).mapa-presentacion-ministro_balance-de-criminalidad-2016

Ce bilan de criminalité fournit aussi des données sur la caractérisation des infractions pénales, qui sont plus homogènes selon EUROSTAT et dont la plupart baissent également. À souligner que :

  • Les homicides sont passés pour la première fois au-dessous des 300 cas, soit une baisse de 3,3%.
  • Les vols – qui constituent la catégorie la plus nombreuse avec 711 908 cas en 2016 – ont baissé de 0,5% par rapport à 2015.
  • Le nombre de vols de véhicules a augmenté de 0,8%.
  • Le trafic de stupéfiants est l’autre catégorie qui a augmenté (+3,1%) par rapport à l’année précédente.
  • Le reste des catégories concernent les vols avec violence (qui ont baissé de 1,9%), les vols avec effraction (qui ont baissé de 2,1%) et les coups et blessures (qui ont baissé de 0,3%).

Sur les 292 homicides, 44 concernent des femmes victimes de violence conjugale. Concernant ce type de faits, le système judiciaire contre la violence sexiste compte actuellement 51 940 affaires en cours.

De par la nature des données policières, qui subissent de petites variations avec le temps (dues à de nouvelles plaintes pour des faits survenus dans le passé ou au changement de caractérisation de certains faits après enquête), celles-ci ne sont pas pleinement consolidées et l’on considérera comme données officielles celles publiées dans l’Annuaire du ministère de l’Intérieur.

Ces indicateurs doivent changer en 2017 en raison des modifications apportées par EUROSTAT dans le but d’améliorer la cohérence et la comparabilité des statistiques sur la délinquance au plan international et optimiser la capacité d’analyse et de prévention du niveau de délinquance. Les indicateurs s’alignent sur la Classification internationale des infractions à des fins statistiques qu’a proposée l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime en 2015.

Les nouveaux indicateurs seront :

·        Intentional Homicide ·        Homicide volontaire
·        Attempted Intentional Homicide ·        Tentative d’homicide volontaire
·        Assault ·        Coups et blessures
·        Kidnapping ·        Enlèvement
·        Sexual Violence ·        Délit contre la liberté et l’intégrité sexuelles
§  Rape o   Viol
§  Sexual assalt o   Autres délits contre la liberté et l’intégrité sexuelles
·        Robbery ·        Vol avec violence ou intimidation
·        Burglary ·        Cambriolage
o   Burglary of Private Residential Premises (Domestic Burglary) o   Vol avec effraction
·        Theft ·        Vol à l’intérieur d’un véhicule
·        Theft of a Motorized Land Vehicle ·        Vol de véhicule à moteur
·        Unlawful Acts Involving Controlled Drugs or Precursors ·        Trafic de stupéfiants

Les données publiées sont accessibles sous différents formats sur le site web du ministère de l’Intérieur.

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