Au cours des dernières semaines, les forces de l’ordre, les gardes-frontières, les autorités du travail et les autorités fiscales de toute l’Europe ont uni leurs forces pour identifier et combattre l’exploitation par le travail. Cette dernière édition des journées d’action commune EMPACT s’est concentrée sur la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail, en mettant l’accent sur le secteur agricole, la gastronomie et les agences de travail temporaire.

Les autorités concernées ont notamment pris des mesures contre l’exploitation des ressortissants de pays tiers et des réfugiés. Menées par la France et les Pays-Bas, et réalisées par les autorités de 32 pays avec le soutien d’Europol et de l’Autorité européenne du travail (AET), ces journées d’action ont permis d’arrêter 54 personnes et d’identifier 404 victimes potentielles de la traite des êtres humains.
Les principaux résultats de cette action ont été les suivants :
• 22 296 agents des forces de l’ordre, des autorités du travail et des autorités fiscales impliqués.
• 194 995 entités contrôlées (dont 73 218 personnes, 11 815 sites, 26 412 véhicules et 83 958 documents).
• 93 trafiquants d’êtres humains présumés identifiés (dont 92 pour exploitation par le travail).
• 54 personnes arrêtées pour différents délits (dont 44 pour exploitation par le travail).
• 404 victimes potentielles de la traite des êtres humains identifiées (dont 393 victimes possibles d’exploitation par le travail).
• 341 nouvelles enquêtes sur différents délits (dont 43 pour exploitation par le travail).
L’objectif de cette action récurrente est que les autorités se concentrent sur les formes d’exploitation par le travail les plus pertinentes ou les plus répandues dans leurs pays respectifs. Les inspections ont été effectuées dans un large éventail de secteurs, tels que la restauration, la gastronomie, la livraison de nourriture, la transformation des aliments et de la viande, les services de beauté, les soins de santé à domicile, la logistique et la distribution, l’agriculture, la construction et l’exploitation minière.
Certains pays ont confirmé plusieurs modus operandi de traite des êtres humains à des fins d’exploitation agricole et par le travail : divergences entre les salaires et les heures de travail des employés, violations des lois sur le salaire minimum, travail non déclaré, programmes illégaux mis en œuvre par des agences de travail temporaire, non-respect de la durée maximale de travail, mauvaises conditions de logement fournies par les employeurs, emploi de mineurs, servitude pour dettes et travail sans autorisation Les ressortissants de pays tiers peuvent également utiliser des passeports et des titres de séjour falsifiés. En général, les cas d’exploitation par le travail et de travail forcé sont largement sous-déclarés et ne reflètent pas l’ampleur réelle du problème.
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