Importante opération européenne contre la fraude en matière de commerce électronique

HACK-fraud-card-code-royalty-free-thumbnailUne opération conjointe entre les polices de 19 pays s’est soldée par l’arrestation de 60 fraudeurs présumés. L’objectif principal de cette opération dans le domaine du commerce électronique (eComm 2019) consiste à démanteler les réseaux criminels soupçonnés de fraude sur la toile au moyen d’actions coordonnées par la police au sein de l’Union européenne, suivies d’une campagne de sensibilisation.

L’opération a été coordonnée par le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol et elle a reçu le soutien direct des autorités nationales de la police et du secteur privé.

La fraude dans le commerce électronique comprend les transactions illégales ou fausses intervenant sur des plateformes, au moyen d’applications et de services en ligne ou encore à travers Internet. Les fraudeurs utilisent simplement des informations d’une carte volée pour acheter des produits sur les boutiques du Web.

Les suspects arrêtés pendant l’opération (qui s’est déroulée début octobre 2019) sont responsables de près de 6 500 opérations frauduleuses avec des cartes de crédit compromises, pour une valeur estimée à 5 millions d’euros.

Europol a rassemblé les différentes autorités nationales compétentes pendant les opérations de leurs pays respectifs, avec soutien analytique et échange d’informations. Pour protéger les clients des paiements frauduleux et garantir un environnement en ligne sûr, Europol a également collaboré avec des banques, des entreprises européennes de paiement au détail par carte et des opérateurs logistiques.

Les résultats de la recherche ont révélé que les arnaqueurs individuels sont connectés à des groupes de criminalité organisée et qu’ils ont été impliqués dans d’autres formes de délit, notamment : phishing, attaques par malware, à l’aide de passeports volés, blanchiment de capitaux, création de faux sites Web et utilisation de plateformes de réseaux sociaux pour des activités frauduleuses.

Cette année, on a enregistré davantage d’achats frauduleux de services en ligne que de biens physiques, tant et si bien que la dimension virtuelle de ce type de délit rend l’enquête très complexe. Les achats frauduleux de places, de souscriptions et de locations se font désormais en ligne, au moyen d’applications.

Un certain nombre d’enquêtes montrent que les billets de chemin de fer réservés frauduleusement (avec les données d’une carte de crédit volée) sont vendus à des tiers qui peuvent ensuite les utiliser pour commettre d’autres délits.

En l’occurrence, plus de 1 000 réservations frauduleuses ont été détectées, pour une perte économique de l’ordre de 70 000 €. Un autre modus operandi consiste à acheter des bons à l’aide de cartes de crédits compromises, et à obtenir ensuite un remboursement par une méthode de paiement différente.

Beaucoup de sites Web et de comptes de réseaux sociaux sont utilisés pour créer des boutiques en ligne frauduleuses ou acheter des produits électroniques. À l’échelle mondiale, la facturation par les suspects peut se chiffrer à des milliards d’euros chaque année. Pour acheter des produits, les fraudeurs utilisent les données de cartes de crédit volées, obtenues sur le Darknet ou par le biais de logiciels malveillants ou d’attaques de phishing.

Il vaut toujours mieux prévenir un délit que devoir le résoudre. Cette action opérationnelle a été suivie par une campagne de prévention et de sensibilisation, #BuySafePaySafe. Plusieurs mesures d’orientation peuvent être mises en œuvre pour éviter d’être la victime d’une fraude :

  • Assurez-vous que le dispositif dont vous vous servez pour faire vos achats en ligne est configuré correctement et que la connexion à Internet est sûre.
  • Utiliser une carte est une méthode de paiement en ligne sûre à condition de prendre les mêmes précautions que pour d’autres achats.
  • Des signaux avertisseurs très simples peuvent vous aider à repérer les arnaques. Si vous êtes victime d’une fraude sur la toile, portez plainte auprès de la police. Si vous avez acheté le produit avec une carte de crédit ou de débit, informez également votre banque.
  • Consultez souvent votre service bancaire en ligne.

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Les États-Unis remontent le niveau de sécurité du Salvador

Traspaso de Mando de la Policía Nacional Civil.Reconnaissant que le climat de sécurité s’était amélioré au Salvador, les États-Unis ont rabaissé le niveau d’alerte voyage destiné à leurs citoyens.

L’alerte voyage du Salvador se situe au niveau 2[1], ce qui est considéré comme un progrès pour ce pays d’Amérique Centrale et une façon d’en reconnaitre les efforts et les changements en matière de climat de sécurité.

Le président du Salvador, Nayib Bukele, a souligné qu’aucun gouvernement avant le sien n’avait obtenu le retrait de cet avertissement à ne pas se rendre dans ce pays d’Amérique Centrale en raison de son insécurité. En effet, lorsque N. Bukele a prêté serment en qualité de président – le 1er juin 2019 –, on y relevait une moyenne de 9,2 homicides par jour. En août dernier, le pays a enregistré le plus faible nombre d’homicides depuis les accords de paix de janvier 1992, avec 4,2 morts violentes par jour.

En 2018, les États-Unis ont émis une alerte voyage de niveau 3, recommandant à leurs ressortissants de reconsidérer tout voyage éventuel au Salvador et d’adopter les mesures de précaution nécessaires en raison du climat d’insécurité dans tout le pays. Le gouvernement de Bukele avait d’ores et déjà prié à plusieurs reprises les fonctionnaires nord-américains de rabaisser le niveau d’alerte en raison des premiers résultats du Plan de contrôle territorial, qui révélaient une diminution des homicides.

Qualifiant d’historique la décision nord-américaine, la ministre du Tourisme, Mme Morena Valdez, a estimé qu’était venu le moment d’attirer davantage de tourisme, mais aussi de promouvoir et de positionner les attraits du pays et dynamiser l’économie.

Le criminologue et expert en questions de sécurité et de bandes de jeunes délinquants, Ricardo Sosa, a souligné l’importance de cette évaluation du gouvernement des États-Unis après avoir contrôlé les indicateurs du pays. R. Sosa considère que tous les délits à fort impact affichent une tendance à la baisse, principalement dans le domaine de la violence homicide. Il juge positif qu’avec les dernières données criminologiques, le Salvador voie s’accroître ses possibilités d’attirer des investissements étrangers.

Précisons par ailleurs que le président du Salvador, Nayib Bukele, a conclu des accords de coopération avec les États-Unis pour contenir l’hémorragie d’émigration illégale que connaissait le pays d’Amérique Centrale, laquelle, selon des estimations des autorités américaines, a diminué de 60 %.

Récemment, le Salvador a déployé un contingent de 800 policiers et 300 officiers d’immigration afin de renforcer les principales frontières du pays, de prévenir le trafic des êtres humains et de combattre le crime transnational. Il a également signé un accord avec les États-Unis, lesquels faciliteront le retour de nombreux demandeurs d’asile.

Pour leur part, par le biais d’un communiqué de presse, les États-Unis ont déclaré que les alertes voyage ne reflétaient en aucun cas la nature de leurs relations bilatérales avec un pays. Néanmoins, les relations des États-Unis et du Salvador ont amorcé un virage important depuis l’arrivée au pouvoir du président Bukele, qui est devenu en quelques mois l’un des alliés les plus fervents des Nord-américains dans la région.

[1] Le niveau Alerte voyage 1 des États-Unis invite à la précaution. Le niveau 2 à voyager en restant vigilant. Le niveau 3 à reconsidérer le voyage et le niveau 4 à ne pas se rendre dans le pays.

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Un investissement majeur dans la sécurité publique au Pérou

policia perúLe chef d’État du Pérou, Martín Vizcarra Cornejo, a présidé l’acte de remise de 900 véhicules neufs à la Police nationale du Pérou (PNP) aux côtés du président du Conseil des ministres, Vicente Zeballos, et du ministre de l’Intérieur, Carlos Morán.

Un geste qui est considéré comme un engagement ferme du gouvernement pour la sécurité de ses citoyens. Selon le gouvernement, l’objectif de cet investissement est d’améliorer la sécurité de la population sans lésiner sur les moyens ni sur les ressources, en garantissant ainsi une présence efficace de la police dans tout le pays, en particulier dans les régions les plus dangereuses. Il faut également souligner que le développement économique du pays ne réside pas seulement dans sa croissance, mais aussi dans cette amélioration de la sécurité.

Un renfort humain accompagnera cette amélioration matérielle, avec l’incorporation de 12 000 nouveaux agents dont l’objectif sera de renforcer les actions menées dans les rues pour la sécurité des citoyens. Une étude visant à améliorer les conditions de travail des policiers est également menée en parallèle.

Le ministre de l’Intérieur a précisé que les mesures prises par la police avec les nouveaux véhicules s’effectueront par secteurs, sous-secteurs et zones délimitées, de façon à ce que, dans un premier temps, tous les commissariats de Lima et de Callao offrent un service de patrouille préventif, exhaustif et contrôlé. Plus tard, ce modèle sera appliqué au reste du pays.

L’acquisition de 900 véhicules (700 voitures et 200 pick-ups) est la preuve que la sécurité des citoyens est une priorité fondamentale pour le gouvernement. Les citoyens pourront ainsi bénéficier des services de police le plus rapidement possible.

Les véhicules ont été acquis en location afin que la police puisse offrir ses services 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 avec tous les véhicules et toutes les ressources humaines nécessaires. L’entretien technique des véhicules est garanti grâce à 50 véhicules de remplacement, sans frais supplémentaires en cas de panne ou d’accident.

Par conséquent, avec 900 nouveaux véhicules et 12 000 policiers supplémentaires, la présence de la police dans les rues, les parcs, les universités et les centres éducatifs augmentera. Le gouvernement a souligné que la sécurité publique est à la fois une priorité absolue pour les dirigeants et une nécessité pour les citoyens, et qu’il ne lésinera pas sur les moyens ni sur les ressources nécessaires pour lutter contre la délinquance et garantir la sécurité à Lima et dans tout le pays.

Les véhicules, déjà en service, sont équipés de barres LED, de sirènes électroniques, de marquages de chiffres et de lettres et de GPS pour surveiller la localisation des véhicules en temps réel.

Ils disposent également d’un système de télémétrie, avec une plateforme compatible avec tous les appareils mobiles, ce qui permet, entre autres, de contrôler les dépenses en carburant et de générer un rapport détaillé de tous les trajets.

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Le présent et le futur de la criminalité organisée au sein de l’Union européenne

La criminalité organisée a considérablement évolué au cours des vingt dernières années, en particulier en ce qui concerne le nombre d’organisations criminelles, leur mode opératoire, l’utilisation de la technologie et la capacité du crime organisé à s’infiltrer dans les infrastructures et le secteur public et à exploiter le vide juridique.

Il s’agit de l’une des conclusions qui ont été tirées de la Convention des chefs des polices européennes de 2019 (EPCC), lors de laquelle 600 responsables et représentants de la police de 50 pays se sont réunis au siège d’Europol, à La Haye (Pays-Bas).

L’évènement annuel réunit des chefs de police et des représentants de haut niveau de l’UE et du monde entier, et son objectif est d’échanger au sujet des menaces, des défis et des opportunités que présentent les groupes criminels actuels et émergents. Les délégués ont débattu lors de centaines de réunions bilatérales et unilatérales autour de la façon dont le crime organisé continue d’évoluer et est devenu un défi important pour la sécurité de l’UE. Les autorités de police des États membres de l’UE et Europol se sont mis d’accord sur le fait que la nature de plus en plus transfrontalière du crime organisé, souvent associée à des actes violents entre gangs, à l’expansion du marché de la drogue et aux délits liés, tels que le blanchissement d’argent et la corruption, représente un défi majeur pour notre société.

Dans certaines régions de certains États membres de l’UE, on observe un cercle vicieux avec l’exclusion sociale, la criminalité, la perte de confiance dans la police et, dans certains cas, la radicalisation.

Pendant ce temps-là, les nouvelles substances psychoactives, les niveaux record de production de drogues à l’échelle mondiale, le trafic de migrants organisé et l’augmentation de la criminalité en ligne ont eu des répercussions importantes sur la situation du crime.

Europol et la présidence finlandaise du Conseil de l’UE en ont conclu que plusieurs domaines requièrent une attention particulière. Par exemple :

  • attirer l’attention sur le crime organisé, en le considérant comme une menace grave pour la sécurité interne de l’UE ;
  • s’orienter vers des groupes de criminalité organisée de premier niveau, en développant des initiatives plus réussies, telles que le concept de « cible de haute valeur » d’Europol ;
  • accorder une plus grande attention à la criminalité économique et financière et à la confiscation des avoirs criminels, en veillant à ce que les crimes soient punis et en accueillant des progrès tels que le Centre européen sur la criminalité financière et économique (EFECC) d’Europol et le Parquet européen (EPPO).
  • augmenter le flux d’informations entre la police et le secteur privé au niveau national et européen (Europol) ;
  • augmenter l’investissement dans la prévention de la criminalité, ce qui requiert une approche multidisciplinaire impliquant des organismes gouvernementaux, des organisations non gouvernementales et le secteur privé ;
  • mettre en place une stratégie globale européenne de lutte contre le crime organisé qui puisse s’étendre au cycle politique de l’Union européenne pour les crimes graves et internationaux.

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Le système de reconnaissance faciale de la police métropolitaine de Londres remis en question par une étude indépendante

Les résultats d’une étude réalisée par deux professeurs de l’université d’Essex en collaboration avec la police métropolitaine de Londres (Met)[1]ont démontré que seul un tiers des identifications réalisées à l’aide du système de reconnaissance facial est correct. Dans les autres cas, les personnes identifiées ne correspondent pas aux personnes réellement recherchées par la police.

D’autre part, l’étude, qui par ailleurs eu beaucoup d’écho à l’international[2], émet des doutes sur l’utilisation légale de ce système de caméras intelligentes par la police métropolitaine. Dans un premier temps, il n’existe aucune autorisation légale explicite pour utiliser le système de manière générique si bien que, sachant qu’il comporte des limitations de droits, cette pratique est pointée du doigt. Dans un second temps, rien ne justifie le besoin d’utiliser cette technologie, comme s’il était impossible de résoudre le problème en question par un autre moyen moins intrusif, aucune évaluation n’est réalisée quant à l’impact que cette technologie peut avoir sur les droits des personnes concernées (comme l’a très récemment établi un rapport du commissaire sur la vidéoprotection[3]).

L’élaboration même de la liste de personnes recherchées permettant d’établir des correspondances avec les personnes scannées ne semble pas suivre un critère clair et homogène au moment de sélectionner les personnes qui en font partie. Elle inclut aussi bien des personnes recherchées par la justice que par la police et il ne s’agit pas dans tous les cas de personnes ayant commis des infractions.

En termes de fonctionnement, les résultats sont très médiocres : sur les 46 identifications réalisées par le système, seules 26 ont été considérées comme des suspects réels par les agents mais quatre ont échappé à l’outil de surveillance, car trop dispersés dans la foule. Sur les 22 personnes restantes, seules huit correspondances ont été trouvées tandis que les 14 autres ne correspondaient pas aux personnes recherchées (« faux positifs »). Une fois l’image de la caméra reçue, le processus de décision ne semble pas avoir été approprié dans divers cas et a notamment détecté, parmi les déficiences, l’alerte du système d’intervention.

Cependant, il est important de reconnaître la collaboration de la police métropolitaine dans le travail de recherche. De fait, l’utilisation de cette technologie a fait l’objet d’une période d’essai de trois ans durant laquelle divers tests de fonctionnement ont été réalisés (trop centrés sur des questions purement techniques selon l’étude de l’université d’Essex) encouragés par la police même. La période d’essai s’est terminée en juillet 2019. Les résultats de toute cette période d’observation doivent servir à en modifier l’utilisation à l’avenir[4].

[1] Voir https://48ba3m4eh2bf2sksp43rq8kk-wpengine.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2019/07/London-Met-Police-Trial-of-Facial-Recognition-Tech-Report.pdf

[2] Voir http://www.polizei-newsletter.de/links.php?L_ID=638

[3] Voir https://assets.publishing.service.gov.uk/government/uploads/system/uploads/attachment_data/file/786392/AFR_police_guidance_of_PoFA_V1_March_2019.pdf

[4] Voir https://www.met.police.uk/live-facial-recognition-trial/

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Les délits non violents continuent à baisser en Suisse

Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique en Suisse[1] confirment la tendance des dernières années. En premier lieu, les infractions strictement pénales, de même que les infractions à la législation sur le trafic de stupéfiants et celles régulant le droit des étrangers continuent à la baisse. Les infractions pénales subissent une baisse supérieure par rapport à l’année précédente (moins 6,1% pour moins 4% en 2016), tandis que les infractions à la législation sur le droit des étrangers montrent une baisse bien plus forte (moins 9,1% pour moins 1% seulement en 2016). Les délits associés au trafic de drogues présentent une diminution légèrement supérieure à celle de l’année précédente (moins 3,8% en 2017 pour moins 3% l’année précédente).

À ce propos, il est important de souligner que les atteintes à l’intégrité physique ne suivent pas cette tendance à la baisse et se maintiennent stables (on constate une baisse de seulement 90 cas, imperceptible en termes de pourcentage[2]). Les atteintes aux biens, qui constituent 67,5% des infractions aux Code pénal, affichent aussi une forte baisse avec moins 6%. En effet, les vols à domicile connaissent une baisse considérable de 12%. Les atteintes à la liberté affichent une baisse de 9,1% mais ne sont pas aussi significatives en nombres absolus.

Pour ce qui est des individus interpellés (dits « accusés » en Suisse), le nombre global reste stable (avec 0,1% de moins que l’année précédente) mais on constate une augmentation de 8,3% sur les interpellations d’individus de moins de 18 ans, bien qu’elles concernent des délits mineurs tels que larcins, dommages, échauffourées ou insultes. Le nombre d’individus de nationalité suisse interpellés pour des infractions au Code pénal reste encore au-dessous de la barre des 50% (47,85%). La plupart des individus étrangers interpellés (59,31%) sont des résidents habituels dans le pays ; 8,6% sont des réfugiés et 32% des non-résidents. Ce nombre relativement important de contrevenants chez les résidents permanents étrangers prend tout son sens lorsqu’on observe les nationalités prédominantes chez ces derniers. Les quatre premières positions sont occupées par les Italiens, les Portugais, les Allemands et les Français, des nationalités qui comptent un grand nombre de résidents habituels dans le pays. En revanche, pour ce qui est des infractions à la législation sur les drogues, les Suisses sont majoritaires (55,75%) et, concernant les infractions liées au droit des étrangers, les étrangers non-résidents représentent logiquement l’immense majorité (80%).

Le taux de délits (Code pénal) pour mille habitants se situe à 52,1% (soit une baisse de 6%) et les cantons où le taux est le plus élevé sont ceux des grandes agglomérations les plus peuplées : Bâle-Ville (113,5), Genève (102,8) et Neuchâtel (65,8). Les cantons où le taux est le moins élevé sont ceux constitués de zones très rurales et beaucoup moins peuplées : Uri (22,7), Appenzell Rhodes-Intérieures (23) et Schwyz (26%).

[1] Vid. https://www.bfs.admin.ch/bfs/de/home/statistiken/kataloge-datenbanken/publikationen.assetdetail.4822913.html

[2] 24 632 pour 24 722 l’année précédente.

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Baisse notoire de la délinquance en Allemagne

Polizeiliche Kriminalstatistik 2017La Bundeskriminalamt allemande vient de publier les données sur la criminalité relatives à 2017. Contre tous les pronostics disant que les vagues de refugiés de ces dernières années allaient causer une montée inquiétante de la délinquance, les données font apparaître une baisse de 9,6% par rapport à l’année précédente (5 761 984 infractions recensées contre 6 372 526 l’année précédente).

Des baisses importantes sont constatées dans pratiquement toutes les catégories d’infractions, à l’exception des délits financiers (28% mais en chiffres absolus modérés 74 070), des crimes liés aux armes (trafic) et atteintes à la santé publique (drogues), de la pornographie et, dans une moindre mesure, des délits de fraude (dont 20,6% sont commis sur internet), informatiques (notamment chez les nationaux) ou d’outrage à l’autorité de l’État (surtout chez les étrangers).

Les atteintes aux biens (vols à l’étalage, vols sans violence, vols à domicile et dans les commerces) constituent encore le gros de la délinquance (36,3%) et se situent un peu au-dessus de deux millions d’infractions recensées (2 092 994), soit une baisse de 11,8% par rapport à l’année précédente. Toutes les catégories montrent une tendance à la baisse (notamment les vols à domicile qui chutent de 23%), qu’il s’agisse de cas impliquant des nationaux ou des étrangers.

Pour une large part, les délits sont encore commis dans la rue (20,9% du total).

Les infractions à la législation sur les étrangers affichent une baisse de 63,1% (elles passent de 487 711 à 179 848), ce qui démontre que les discours qui scandaient les effets alarmants de l’arrivée des réfugiés se trompaient totalement dans leurs conjectures.

La criminalité violente montre une diminution plus modérée (soit 2,4% au total), due notamment à la baisse des vols avec violence (9,7%). Les homicides, en revanche, ne baissent que de 1,6%.

Les atteintes à la santé publique (drogues) affichent une montée de 9,2% avec 330 580 cas recensés. La plupart sont liées au trafic de cannabis et de marihuana (204 904), d’amphétamines et dérivés (47 662) et, en troisième lieu, de cocaïne et de crack (19 644). Parmi les causes de cette augmentation, soulignons :

  • L’augmentation de la pression policière
  • L’augmentation de la disponibilité de drogues
  • La vente par internet
  • La récente incorporation des douaniers dans la lutte contre le trafic de drogues

Finalement, il faut souligner que le taux d’infractions pour mille habitants se situe à 68,82% (contre 77,54% l’année précédente) et que le pourcentage d’individus étrangers interpelés chute à 34,8% contre 40,4% l’année précédente.

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Comment la présence et l’action de la police affectent-elles le sentiment de sécurité des Français ?

Une étude réalisée à partir des enquêtes de victimisation Cadre de vie et sécurité, 2008-2017[1] a permis d’évaluer la présence et l’action de la police parmi plus de 160 000 répondants, âgés de 14 ans et plus et résidant en France.

En règle générale, la population française évalue positivement la présence et l’action de la police : 47% des répondants jugent suffisante la présence de la police dans leur quartier ou leur village et 48% pensent que l’action de la police dans la lutte contre la délinquance est plutôt efficace. Ces perceptions se maintiennent assez stables au cours du temps et s’améliorent en 2015, probablement en raison d’une présence et d’une visibilité de la police plus importantes, renforcées après les attentats. Toutefois, 19% des individus considèrent la présence de la police insuffisante et 27%, inexistante. Parmi les résidents des secteurs socialement défavorisés, le pourcentage de gens considérant que l’action de la police n’est pas assez efficace grimpe à 44%.

Au-delà des pourcentages globaux, certains aspects, tels que les caractéristiques individuelles de la personne interrogée et du lieu de résidence, influent sur l’évaluation de la présence et de l’efficacité de l’action de la police.

Caractéristiques individuelles

En général, les hommes et les personnes plus âgées évaluent plus positivement la présence et l’efficacité de l’action de la police.

  • 49% des hommes interrogés pensent que la présence de la police au niveau local est suffisante, contre 45% des femmes. Par ailleurs, 49% des hommes considèrent que l’action de la police est plutôt efficace, contre 46% des femmes.
  • 52% des individus âgés de 66 ans et plus estiment suffisante la présence de la police dans leur quartier ou leur village et 50% considèrent que l’action de la police est plutôt efficace.

Caractéristiques du lieu de résidence

En général, la perception sur l’efficacité de l’action de la police dans la lutte contre la délinquance est plus positive en milieu rural, mais elle se dégrade dans les zones urbaines de plus de 100 000 habitants et notamment dans l’agglomération parisienne. C’est ce que nous montre le graphique ci-après :

Évaluation de l’action de la police en matière de lutte contre la délinquance en fonction du territoire

[1]L’enquête Cadre de vie et sécurité a été menée par le Service statistique ministériel et de sécurité intérieure (SSMSI) depuis 2015, et par l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) et l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) depuis 2007.

Source : Enquêtes CVS (2008-2017) : INSEE-ONDRP-SSMSI ; traitement des données : ONDRP. Les répondants sont âgés de 14 ans et plus et résident en France.

Bien qu’on n’ait pas pu établir une relation de causalité, il semble exister un lien entre la présence et l’efficacité de l’action de la police dans la commune et le sentiment de sécurité de la population. Inversement, les individus qui se sentent le moins en sécurité sont aussi, en règle générale, plus critiques quant à l’évaluation qu’ils font de la police.

Plus d’information :

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Le Royaume-Uni dotera la police de davantage de pouvoirs pour lutter contre le terrorisme

En 2017, la Grande-Bretagne a subi trois attaques terroristes. En mars, à Londres, au pont de Westminster et au Parlement britannique ; en juin, toujours à Londres, au London Bridge et au Borough Market ; et en mai, à Manchester, à la fin d’un concert de l’artiste américaine Ariana Grande. Ces attentats ont causé la mort de 35 personnes.

Inévitablement, ces évènements successifs ont suscité un débat au sein de la société britannique sur le processus de radicalisation et sur les mesures pour la détecter. Dans son discours, le gouvernement britannique veut changer le cadre législatif pour donner plus de pouvoir aux services de renseignement (MI5) et à la police afin de prévenir de nouveaux épisodes terroristes.

Le MI5 rapporte qu’il y a plus de 23 000 cas à surveiller mais que seuls 3 000 font l’objet d’une enquête. Par ailleurs, d’après les données du gouvernement britannique, la menace terroriste a augmenté depuis 2011, année où a été publiée la stratégie anti-terroriste.

La nouvelle proposition gouvernementale, selon la plupart des médias britanniques, donnerait au MI5 le pouvoir de travailler et coordonner les actions avec la police et les autres services impliqués, qu’ils soient de portée nationale ou locale. Le but est de mettre les suspects de radicalisation sous surveillance.

Le temps d’emprisonnement sera augmenté, comme l’a déjà annoncé le gouvernement britannique, et il est proposé de faire un suivi intense, y compris lorsque l’individu aura totalement purgé sa peine. Par ailleurs, un appel est lancé aux professeurs, médecins et autres responsables de la communauté en vue de rapporter toute suspicion de radicalisation détectée.

Il s’agit, d’après la ministre de l’Intérieur, de ne pas laisser d’espace au terrorisme en empêchant le recrutement, afin de maintenir les familles et la communauté totalement sûres.

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Armes à feu et accidents de la route, principales causes de mort de policiers aux USA

Aux USA, entre 2010 et 2016, plus de 1 000 agents de police ont trouvé la mort dans l’exercice de leurs fonctions ou du simple fait d’être policier. Le National Law Enforcement Officers Memorial Found a réalisé l’étude intitulée Making It Safer: A Study of Law Enforcement Fatalities Between 2010-2016, financée par le département de la Justice et portant sur 1 016 cas de policiers morts dans ce type de circonstances, afin de donner des conseils de sécurité visant à prévenir et éviter de tels dénouements fatals.

L’étude analyse ces cas et propose des recommandations pour intervenir de façon sûre ou prendre des mesures de protection, en se basant sur plusieurs aspects :

  • Les causes principales de mort d’agent, notamment les armes à feu et les accidents de la route.
  • Le type d’intervention où la mort s’est produite (suite à une demande d’intervention, intervention d’office ou lors d’une patrouille de routine), si elle s’est produite dans un contexte de formation ou même en dehors du service.
  • L’adoption ou non de mesures de sécurité, notamment le gilet pare-balles en cas de mort par arme à feu ou d’attaque à l’arme blanche, ou le port ou non de la ceinture de sécurité dans les cas d’accident de la route.

Le nombre de morts par arme à feu sur cette période a été 376. L’année 2016 occupe la deuxième position au classement des années noires, avec 66 agents tués, et vient juste après 2011 où 73 morts ont été déplorés ; par ailleurs, cela implique une augmentation de 53% par rapport à l’année précédente, c’est-à-dire 2015, où on a recensé 43 morts. Les chercheurs associent en partie cette augmentation au plus grande nombre d’embuscades à des policiers, parfois même alors qu’ils ne sont pas en service.

Les morts d’agents sont, en grande part, liées aux véhicules et à la circulation : 247 morts par accident de voiture et 45 par accident de motocyclette. Les chercheurs proposent que tous les agents utilisent la ceinture de sécurité puisqu’en 2016, 52% des agents morts dans des accidents de la route ne la portaient pas.

Finalement, le rapport analyse 550 cas d’agents morts par arme à feu à cause de projectiles tirés par la police ; dans ce cas, sur une période historique beaucoup plus vaste (depuis 1856). Sont à souligner les chiffres suivants :

  • 139 sont des accidents où les agents se sont eux-mêmes tirés une balle (sans intention de suicide) ;
  • 105 sont des agents identifiés par erreur comme des criminels par d’autres policiers ;
  • 46 sont des agents morts en cours de formation ou d’entraînement ;
  • 14 cas de mort sont dus à des tirs croisés.

Cette même organisation a élaboré le rapport préalable Deadly Calls and Fatal Encounters. Analysis of U.S. law enforcement line of duty deaths when officers responded to dispatched calls for service and conducted enforcement (2010-2014)

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