Nouvelle opération mondiale de lutte contre le blanchiment de capitaux

Cette nouvelle opération a eu lieu dans le cadre de la septième édition de l’European Money Mule Action, ou EMMA-7, créé en 2016 à l’initiative d’Europol, d’Eurojust et de la Fédération bancaire de l’Union européenne. Il s’agissait de la plus grande opération internationale de ce type, fondée sur l’idée que le partage d’information entre le secteur public et le secteur privé est essentiel pour lutter contre les crimes modernes complexes. Environ 400 banques et institutions financières ont soutenu l’action en signalant 7 000 transactions frauduleuses et en empêchant une perte totale estimée à environ 70 millions d’euros.

L’enquête a montré que les mules financières blanchissaient les gains par le biais de la fraude en ligne, par exemple, via la compromission de la messagerie commerciale ou les escroqueries aux opérations de change.

L’opération a donné lieu à 1 803 arrestations et à l’identification de plus de 18 000 mules financières. Elle a également révélé que des mules étaient utilisées pour blanchir de l’argent pour un large éventail d’escroqueries en ligne telles que l’échange de cartes SIM, la fraude en commerce électronique et le phishing.

Pendant ces opérations qui ont duré environ deux mois et demi, l’EMMA-7 a impliqué les forces de l’ordre, les institutions financières et le secteur privé, notamment Western Union et Microsoft, qui ont coopéré dans un effort concerté contre le blanchiment d’argent en Europe, en Asie, en Amérique du Nord, en Colombie et en Australie. En plus de cibler le blanchiment de profits par le biais de réseaux de mules financières, les enquêteurs ont également cherché à obtenir des informations sur les sources de ces profits illicites, afin de mieux comprendre la taille et la nature des économies criminelles qui ont recours à ces mules.

Voici les résultats de l’opération qui s’est déroulée du 15 septembre au 30 novembre :

• 18 351 mules identifiées

• 324 recruteurs identifiés

• 1 803 personnes arrêtées

• 2 503 enquêtes ouvertes

• 7 000 transactions frauduleuses signalées

• 67,5 millions d’euros de pertes évitées

L’EMMA compte sur le fait que les acteurs du secteur privé signalent les incidents de comportement financier suspect ou possiblement illégal aux autorités de police. De même, les forces de l’ordre peuvent demander aux acteurs financiers d’enquêter sur des mules financières potentielles. Grâce à ces données, les forces de l’ordre peuvent dresser un tableau des réseaux de blanchiment d’argent et décider, au cas par cas, de la manière de réagir à l’activité éventuelle des mules financières.

L’EMMA fournit un moyen à tous ces acteurs de communiquer, en partageant des informations qui permettront d’identifier les mules potentielles et éventuellement de procéder à des arrestations.

La plupart des recherches menées dans le cadre de l’EMMA-7 ont eu une ampleur internationale. Les opérations des mules financières permettent non seulement le transfert d’argent entre pays, mais aussi de voyager d’un pays à l’autre pour ouvrir un compte bancaire à l’étranger. Les criminels peuvent ensuite utiliser ces comptes pour soutenir le processus de blanchiment d’argent. La complexité des opérations des mules financières et la réaction des forces de l’ordre reflètent la manière dont les réseaux de blanchiment de capitaux sont créés. Contrairement à de nombreux crimes financiers, les mules financières peuvent être recrutées sans le savoir. Pour ce faire, les groupes criminels organisés s’attaquent à des collectivités tels que les étudiants, les immigrants et les personnes en difficulté financière, en leur proposant de l’argent facile par le biais d’offres d’emploi d’apparence légitime et de publications sur les médias sociaux.

L’ignorance n’est pas une excuse quand il s’agit de la loi et les mules enfreignent la loi en blanchissant les produits illicites issus de la criminalité.

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INTERPOL : 1 000 arrestations dans la lutte contre la fraude en ligne

Au cours des derniers mois, la police a interpellé 1 003 personnes dans 20 pays dans le cadre d’une opération coordonnée par INTERPOL contre la criminalité financière en ligne, notamment les opérations de « compromission de la messagerie en entreprise » (BEC).

Les forces de l’ordre de 20 pays ont procédé à ces arrestations entre juin et septembre. Elles concernent diverses formes d’infractions liées à la fraude en ligne, notamment les arnaques sentimentales, la fraude à l’investissement et le blanchiment d’argent liés aux jeux de hasard en ligne. Quelque 2 350 comptes bancaires ont été saisis dans le cadre de l’opération HAECHI-II d’INTERPOL.

Selon les sources d’enquête d’INTERPOL, loin de l’idée courante selon laquelle la fraude en ligne est un type de criminalité relativement peu répandu, les résultats de l’opération HAECHI-II montrent que des groupes criminels organisés transnationaux utilisent Internet pour obtenir des millions de dollars de leurs victimes avant de canaliser l’argent illégal vers des comptes bancaires dans le monde entier.

L’opération visait, en particulier, les escroqueries de type BEC, qui consistent à inciter le personnel à envoyer des sommes importantes à de prétendus fournisseurs ou contractants, souvent à l’aide d’e-mails qui semblent être envoyés par une personne ayant des responsabilités au sein de l’organisation.

Le FBI a estimé que les escroqueries via les messageries professionnelles coûteront 1 800 millions de dollars aux entreprises américaines en 2020, sans compter les pertes déclarées de 29 millions de dollars attribuées au ransomware. Les fraudeurs ont également repris une partie de l’activité de détournement de logiciels et sont passés à un modèle basé sur les services où les composants sont loués en plusieurs parties.

INTERPOL a mis en lumière un cas en Colombie, où une entreprise textile a perdu plus de 8 millions de dollars à cause d’une BEC. Les auteurs se sont fait passer pour le représentant légal de la société et ont donné l’ordre de transférer plus de 16 millions de dollars sur deux comptes bancaires chinois. La moitié de l’argent a été transféré avant que la société ne découvre l’escroquerie et n’alerte les autorités judiciaires colombiennes, qui ont à leur tour rapidement contacté l’unité de lutte contre la criminalité financière d’INTERPOL par l’intermédiaire de son Bureau central national à Bogota.

Pour geler les fonds transférés, INTERPOL a travaillé par l’intermédiaire de ses bureaux à Pékin, Bogota et Hong Kong. Intercepter les produits illicites de la criminalité financière en ligne avant qu’ils ne disparaissent dans les poches des mules est une course contre la montre.

Une opération de BEC est un problème bancaire international difficile à résoudre par les forces de l’ordre dans toutes les juridictions. Le FBI a créé l’équipe de recouvrement des actifs (RAT) en février 2018 pour gérer les communications entre les banques et les bureaux locaux du FBI afin de geler les fonds dans les cas où les victimes transféraient de l’argent sur des comptes nationaux. Les consulats américains dans des territoires étrangers, tels que Hong Kong, ont également collaboré pour geler des transferts de plusieurs millions de dollars vers des comptes bancaires en Chine.

INTERPOL signale que, dans une autre affaire, une société slovène a transféré 800 000 dollars sur des comptes de mules en Chine. Le transfert a été arrêté après que la police criminelle slovène a contacté INTERPOL et que celle-ci a pu joindre ses collègues à Pékin.

L’opération HAECHI-II a impliqué les forces de police de l’Angola, du Brunei, du Cambodge, de la Colombie, de l’Inde, de l’Indonésie, de l’Irlande, du Japon, de la Corée, du Laos, de la Malaisie, des Maldives, des Philippines, de la Roumanie, de Singapour, de la Slovénie, de l’Espagne, de la Thaïlande, du Vietnam et de la Chine.

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Europol : journées d’action contre la traite des êtres humains

Du 8 au 12 novembre de cette année, Europol a soutenu des journées d’action internationale de grande envergure pour lutter contre la traite des êtres humains. 29 pays, avec en tête l’Autriche et la Roumanie, ont participé à ces journées d’action, coordonnées par Europol et Frontex.

Ces journées d’action ont impliqué plus de 14 000 policiers, qui ont travaillé à surveiller les itinéraires de la traite des êtres humains sur les routes et dans les aéroports. Cela a permis 212 arrestations et l’identification de 89 autres personnes soupçonnées de traite d’êtres humains.

Ces journées d’action visaient à lutter contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle, de criminalité forcée et de mendicité forcée. Europol a coordonné les cinq journées d’action depuis son centre opérationnel fonctionnant 24 heures sur 24, qui a fourni aux pays participants un recoupement des informations, des canaux de communication sécurisés et de grandes capacités d’analyse tout au long de l’opération. Les journées d’action faisaient partie du cadre de sécurité EMPACT.

Résultats obtenus du 8 au 12 novembre :

  • 212 arrestations, pour des crimes tels que la traite des êtres humains, le blanchiment d’argent, le proxénétisme et la fraude ;
  • 147 668 personnes identifiées et 91 856 véhicules contrôlés ;
  • 327 enquêtes supplémentaires ouvertes.  

Les journées d’action visaient à identifier et à arrêter les personnes soupçonnées de traite d’êtres humains alors qu’elles passaient par l’Europe, ainsi qu’à identifier et protéger les victimes de la traite, et prévenir la fraude aux documents qui y est associée.

Europol a coordonné les polices nationales, les unités d’informations passagers, les gardes-frontières et les agences nationales de lutte contre la traite des êtres humains. Un réseau a été créé autour des itinéraires de la traite, avec la police nationale et les agents effectuant des contrôles routiers aux frontières, tandis que les unités d’informations passagers contrôlaient les passagers des compagnies aériennes.

Les forces de l’ordre ont ainsi identifié 593 adultes et 57 mineurs étant de possibles victimes de la traite des êtres humains, parmi lesquels se trouvaient des ressortissants de pays de quatre continents différents. Les commissariats de police des aéroports de l’Union européenne ont pu identifier un grand nombre de personnes potentiellement victimes de la traite et de l’exploitation. Les personnes identifiées ont été orientées avec succès vers le mécanisme national d’orientation du Royaume-Uni ou ont été renvoyées dans leur pays d’origine avec des contrôles ou une assistance policière mis en place à leur retour.

Des biens, tels que de faux permis de conduire, des armes et de la drogue, ont également été saisis. Les informations recueillies lors de ces journées d’action ont permis l’ouverture de 327 nouvelles enquêtes, ainsi que l’identification de nouvelles personnes soupçonnées de traite d’êtres humains. Cette amélioration de la coopération entre les agences de l’UE, les forces de l’ordre nationales et des acteurs tels que les unités d’informations passagers permettra de mener des enquêtes similaires à l’avenir sur ces activités criminelles graves.

Les forces de l’ordre ont également ciblé une grande variété de lieux où rechercher les trafiquants d’êtres humains, comme des bars, des maisons closes, des discothèques, des salons de massage, des salons de manucure et des clubs de strip-tease. En effet, des enquêtes ont montré que les trafiquants déployaient de multiples méthodes pour recruter leurs victimes, y compris des menaces de violence contre les familles des victimes.

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Le groupe de travail international d’Europol identifie dix-huit enfants victimes d’agressions sexuelles

Au total, dix-huit enfants ont été provisoirement identifiés et deux délinquants présumés ont été arrêtés à la suite de la 10e édition du Groupe de travail d’identification des victimes (VIDTF) d’Europol. Neuf de ces jeunes victimes ont déjà été secourues par les autorités compétentes, et des enquêtes sont en cours pour mettre à l’abri les autres victimes.

Le VIDTF est une initiative d’Europol qui, cette année, a réuni des spécialistes de 26 pays et des agences partenaires dans le but de procéder à l’identification des victimes et des délinquants en matière d’abus sexuels sur les enfants.

Entre le 25 octobre et le 5 novembre 2021, ces experts ont examiné quelque 580 séries d’images et de fichiers vidéo dans lesquels apparaissent des enfants inconnus victimes d’abus sexuels, parfois âgés de quelques jours seulement. Ils ont été soutenus par des spécialistes d’Europol et des analystes des services de renseignement dans le domaine de la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants.

Outre les 18 enfants identifiés, dans 211 cas, il a été possible de déterminer le pays probable de production de ces images, et de traiter les analyses des services de renseignement dans les pays concernés en vue d’une enquête.

Depuis 2014, Europol réunit régulièrement des spécialistes de l’identification des victimes du monde entier pour se concentrer sur les affaires non résolues d’abus sexuels sur des enfants.

Le VIDTF est la plus grande opération récurrente de ce type au monde et a inspiré un certain nombre d’initiatives similaires au niveau national et régional, comme en Italie ou en Australie.

Actuellement, grâce à toutes les éditions du VIDTF, les résultats suivants ont été atteints :

  • 290 spécialistes de plus de 35 pays ont participé à ces différentes éditions.   
  • Un pays de production probable a été identifié dans 1 726 cas.

En conséquence de toutes les opérations du VIDTF, plus de 533 enfants ont été mis à l’abri et 182 délinquants présumés ont été arrêtés.

La population peut aider à identifier l’origine de certains objets dans le cadre de l’initiative « Trace an Object » d’Europol. Les détails des images extraites d’affaires non résolues d’abus sexuels sur des enfants sont régulièrement rendus publics, dans l’espoir que quelqu’un reconnaîtra un détail qui permettra de localiser la victime.

Déjà 27 000 indices ont été envoyés à Europol, ce qui a permis d’identifier 23 enfants et de poursuivre 5 délinquants présumés.

Europol a récemment publié une nouvelle série d’images dans l’espoir qu’elles puissent être identifiées par le grand public.

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INTERPOL organise un exercice anti-drones de grande envergure

Interpol et la police norvégienne ont effectué un exercice anti-drones de trois jours. Il visait à tester et évaluer des mesures anti-drones dans un espace aérien sûr de la capitale norvégienne.

L’exercice s’est déroulé à la fin du mois de septembre, à Oslo, dans des conditions réelles. Les forces de l’ordre, les universitaires et les experts du secteur privé d’Europe, d’Israël et des États-Unis ont participé à cet exercice. Ils ont testé et évalué 17 mesures anti-drones destinées à assurer la sécurité de l’environnement aéroportuaire en détectant, en suivant et en identifiant les drones et leurs pilotes.

Ces systèmes s’avèrent indispensables pour garantir la sécurité des aéroports et des espaces aériens, mais aussi pour protéger les zones d’exclusion aérienne au-dessus des villes, des prisons et des infrastructures critiques.

Des critères spécifiques ont été utilisés pour évaluer et classer toutes ces mesures. Interpol utilisera ces évaluations et ce classement dans un cadre de mesures anti-drones. Les forces de l’ordre des 194 pays membres d’Interpol auront accès à ce cadre afin de créer une plateforme mondiale de collaboration et d’échange de connaissances.

C’est à l’aéroport d’Oslo-Gardermoen, alors en pleine activité, que s’est réalisé l’exercice. En raison de la complexité de l’exercice, il a fallu s’assurer que tous les systèmes et tests étaient conformes aux normes requises et n’affectaient pas le bon fonctionnement de l’aéroport. Cela a nécessité une étroite collaboration avec l’autorité norvégienne des communications, l’entité de gestion de l’aéroport (Avinor), la direction générale de l’aviation civile et l’organisation de systèmes aériens sans pilote UAS Norway.

Dans le but de recueillir des preuves, des ateliers et des présentations sur les incursions de drones ont également été organisés, en plus des exercices. Ces séances ont permis aux participants d’échanger de bonnes pratiques et d’aborder des solutions potentielles au problème des incursions de drones.

Les mesures anti-drones gagneront en importance à mesure que les pays membres réglementeront l’utilisation des drones et la gestion de l’espace aérien, car cela est indispensable pour protéger l’espace aérien.

Ces mesures permettent de détecter, d’identifier et de localiser les drones dans une zone définie. Cependant, de nombreux pays n’ont pas de réglementation grâce à laquelle les autorités pourraient intercepter un drone en plein vol. Les forces de l’ordre, les administrations publiques et les gestionnaires de l’espace aérien sont face à un défi de taille. Cela met en évidence le besoin de mieux comprendre le danger que représentent les drones et de disposer de lignes directrices et de mécanismes pour transmettre les informations.

Le Centre d’innovation d’Interpol participe au projet Courageous. Financé par l’Union européenne, ce dernier a pour but de créer un cadre européen pour la sélection, les tests et l’évaluation de mesures anti-drones à des fins policières.

Le Centre d’innovation a publié en mai 2020 le Cadre d’intervention en cas d’incident lié à un drone à usage des laboratoires de criminalistique numérique et des équipes de premiers intervenants. De plus, il réunit chaque année des acteurs clés du monde entier sur la plateforme d’Interpol liée aux drones.

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La police britannique appelle à en finir avec la culture de groupe machiste au sein des forces de l’ordre

La police britannique demande à mettre fin à la culture de groupe machiste, sexiste, misogyne et homophobe qui existe au sein des forces de police afin de tenter de regagner la confiance de l’ensemble des citoyens.

John Apter, président de la Fédération de la police d’Angleterre et du Pays de Galles, qui représente plus de 130 000 agents des forces de l’ordre, a reconnu que les forces de police britanniques avaient un comportement problématique, imposant aux femmes policières des surnoms sexistes et des remarques désobligeantes. Il a ajouté que cela devrait déjà être de l’histoire ancienne, selon la publication du Sunday Times d’il y a quelques jours.

M. Apter estime que le maintien de la confiance de la société dans la police est essentiel et qu’il faut donc admettre le problème afin de pouvoir le traiter.

Après la condamnation de Wayne Couzens pour le meurtre de Sarah Everard, 33 ans, Susannah Fish, ancienne cheffe de police du Nottinghamshire, a qualifié la police d’institutionnellement misogyne. Mme Fish a déclaré qu’elle avait elle-même été agressée sexuellement par des collègues lorsqu’elle était dans la police. Le changement culturel n’est jamais facile, et cela n’est pas propre à la police, mais cette difficulté ne veut pas dire qu’il ne faut pas essayer. Ne rien faire n’est pas une option.

Wayne Couzens a été condamné à la réclusion à perpétuité pour l’enlèvement, le viol et le meurtre de Sarah Everard. Elle avait disparu alors qu’elle rentrait chez elle depuis le domicile d’un ami dans le sud de Londres. Wayne Couzens s’était servi de son badge et ses menottes pour enlever la jeune femme, car il était alors en service.

M. Apter a déclaré que la société faisait moins confiance à la police depuis ce terrible meurtre. L’ensemble des forces de police doit y faire face. Ces événements ne peuvent pas être considérés simplement comme les actions d’un homme affreux qui mérite de passer le reste de sa vie en prison.

Le sexisme et la misogynie n’ont absolument pas leur place dans les services de police, et cela doit être démontré par les mots autant que par les actes.

Cinq officiers de police issus de quatre forces différentes font l’objet de mesures disciplinaires à cause de certains messages qu’ils ont partagés sur les réseaux sociaux au sujet du meurtrier de Sarah Everard, selon le Bureau indépendant pour la conduite de la police.

M. Apter a fait remarquer que la misogynie pose problème à tout le monde, et non pas uniquement aux femmes. Ces événements sont trop souvent passés sous silence. C’est faire défaut aux autres et à la société que de ne pas agir.

Cette culture de groupe où les injures machistes et les remarques désobligeantes ont cours devrait déjà être de l’histoire ancienne. Il faut réagir lorsque les plaisanteries deviennent machistes, homophones ou dégradantes, car c’est à ce moment-là qu’elles cessent d’être de simples plaisanteries.

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12 personnes arrêtées pour leur implication dans des attaques de malware contre d’importantes infrastructures

Une opération de police à laquelle ont collaboré pas moins de huit pays a permis d’arrêter un total de 12 individus, dont les attaques de rançongiciels, ou ransomware, contre d’importantes infrastructures avaient fait des ravages dans le monde entier.

On estime que ces attaques ont touché plus de 1800 victimes dans 71 pays. Ces cybercriminels sont connus pour cibler spécifiquement les grandes entreprises, ce qui leur permet d’optimiser plus facilement les profits de leurs activités.

Les arrestations ont eu lieu fin octobre en Ukraine et en Suisse. La plupart de ces suspects étaient considérés comme des cibles de haute importance car ils faisaient l’objet d’enquêtes parallèles dans plusieurs affaires à forte visibilité et relevant de différentes juridictions.

L’action de la police a entraîné la saisie de plus de 52 000 USD en espèces et 5 véhicules de luxe. Des experts en informatique examinent actuellement divers appareils électroniques à la recherche de preuves et de nouvelles pistes à suivre.

Dans ces organisations criminelles très structurées, chaque suspect avait un rôle différent. Certains de ces criminels avaient recours à de nombreuses méthodes d’exploitation des vulnérabilités des réseaux : diverses attaques, des injections SQL, le vol d’informations d’identification, ou encore des e-mails de phishing contenant des pièces jointes infectées par des logiciels malveillants.

Une fois sur le réseau, ils cherchaient à gagner plus d’accès à des fins criminelles tout en évitant d’être détectés, par le déploiement de logiciels malveillants tels que Trickbot, ou de cadres de post-exploitation tels que Cobalt Strike ou PowerShell Empire.

Ils infiltraient ensuite les système compromis, plusieurs mois pouvant s’écouler sans qu’ils ne soient détectés, et recherchaient d’autres faiblesses sur les réseaux, avant de monnayer l’infection par la mise en œuvre d’un rançongiciel. Ces criminels sont connus pour avoir déployé les ransomware LockerGoga, MegaCortex et Dharma, entre autres.

Les criminels avaient eu le temps d’explorer les réseaux informatiques en passant inaperçus, c’est pourquoi les attaques de rançongiciels ont eu des effets dévastateurs. Ils ont ensuite présenté une demande de rançon à la victime, exigeant un paiement en bitcoins en échange de clés de décryptage.

On soupçonne que plusieurs des individus arrêtés étaient responsables du blanchiment des rançons versées et qu’ils acheminaient ces rançons en bitcoins par l’intermédiaire de divers services, avant de toucher les profits illicites.

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Les automobilistes noirs font-ils l’objet d’accusations d’excès de vitesse plus graves que les automobilistes blancs aux États-Unis ?

Dans 25 états des États-Unis, les automobilistes accusés d’excès de vitesse peuvent faire face à une faute pénale ou à une infraction au code de la route, et cette accusation est soumise à la discrétion des agents de police et des tribunaux.

En utilisant des données sur les excès de vitesse dans 18 comtés de Virginie sur une période de neuf ans, les chercheurs ont constaté de fortes disparités raciales parmi les personnes condamnées pour des fautes.

Les automobilistes noirs arrêtés pour excès de vitesse avaient presque deux fois plus de chances que les automobilistes blancs d’être condamnés pour un délit lorsque leur vitesse se situait dans la fourchette de qualification pour l’accusation la plus grave.

Parmi les automobilistes condamnés pour excès de vitesse, les automobilistes noirs étaient plus sujets que les automobilistes blancs d’être accusés d’un délit mineur que d’une infraction.

En général, les agents de police étaient beaucoup moins enclins à réduire les accusations potentielles de délit mineur à une infraction lorsqu’ils opéraient dans des comtés avec une proportion plus élevée d’automobilistes noirs.

Parmi les automobilistes accusés de délit par les forces de l’ordre, les conducteurs noirs avaient plus de chances que les conducteurs blancs d’être reconnus coupables d’un délit par les tribunaux.

Pourquoi ?

  • Les automobilistes noirs étaient moins susceptibles que les automobilistes blancs de se présenter à une citation obligatoire devant le tribunal.
  • Les automobilistes noirs étaient moins susceptibles que les automobilistes blancs d’avoir un avocat présent au tribunal.
  • Les automobilistes noirs étaient plus susceptibles que les automobilistes blancs de vivre dans des zones où les automobilistes étaient autorisés à payer à l’avance pour les contraventions plutôt que de comparaître devant un tribunal (ce qui entraîne une condamnation automatique pour faute).

Ces trois facteurs expliquent environ quatre cinquièmes de la disparité raciale dans les condamnations.

La plupart des automobilistes reconnus coupables d’un délit ne vont pas en prison, mais il y a d’autres répercussions :

  • Les demandes d’emploi, de logement et d’autres services exigent que les candidats indiquent leurs condamnations.
  • Un délit peut faire partie du casier judiciaire d’une personne si celui-ci est fait l’objet d’une nouvelle condamnation pour délit, ce qui augmente la peine pour ledit délit.
  • En outre, l’amende moyenne et les frais de justice imposés pour une condamnation pour faute en Virginie pouvaient atteindre un montant supérieur de 120 dollars par rapport au montant d’une infraction routière.
  • Certains états suspendent le permis de conduire de personnes qui ne paient pas les amendes et taxes associées (la Virginie a mis fin à cette pratique en 2019).
  • Une condamnation ajoute des points d’inaptitude au dossier de conduite d’une personne, ce qui peut augmenter le coût de l’assurance automobile.

Les responsables politiques pourraient faire appliquer les lois sur les excès de vitesse de manière plus équitable.

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Faut-il repenser la stratégie des services de renseignement américains en matière de terrorisme intérieur ?

L’évolution de la perception de la menace terroriste pourrait placer les États-Unis à un tournant. Après deux décennies de focalisation quasi exclusive sur la menace terroriste que représentent les organisations djihadistes mondiales et leurs partisans, les services de renseignement doivent désormais faire face à l’extrémisme violent intérieur. Cela pourrait induire une nécessité de repenser la stratégie en matière de renseignement.

Depuis le 11 septembre 2001, l’objectif principal de la collecte de renseignements intérieurs est de prévenir les attaques terroristes. Il s’agit de mettre au jour et de déjouer les complots terroristes avant qu’ils ne puissent être mis à exécution. La crainte d’autres attentats de l’ampleur de ceux du 11 septembre ou de scénarios terroristes encore plus alarmants a fait de la prévention un objectif essentiel.

Une action rapide à l’étranger a permis de disperser les dirigeants d’Al-Qaïda et un effort international intensif en matière de renseignement a réduit la probabilité d’autres attentats similaires. Les États-Unis n’ont subi aucune autre attaque terroriste de grande envergure en provenance de l’étranger. En revanche, les djihadistes locaux, inspirés par l’idéologie djihadiste, ont mené des attaques de faible envergure, mais parfois mortelles. Il s’agissait généralement d’attaques ponctuelles. En outre, la plupart des complots et la quasi-totalité des attentats impliquaient un seul auteur, qui agissait avec des capacités et des ressources limitées.

La campagne contre les djihadistes locaux n’est pas le bon modèle pour gérer les extrémistes violents nationaux.

Les autorités ont mis au jour et déjoué plus de 80 % des complots djihadistes parce que le FBI ou la police locale ont été alertés par les indications de citoyens, les renseignements d’informateurs ou des données sur Internet. Des opérations secrètes ont ciblé les individus qui semblaient vouloir recourir à la violence. Pendant les vingt ans qui ont suivi le 11 septembre, les djihadistes américains ont tué 105 personnes au total, dont 49 lors d’une seule fusillade dans une boîte de nuit d’Orlando. Bien que chaque mort soit tragique, ce nombre est bien inférieur à ce que beaucoup craignaient dans l’ombre immédiate du 11 septembre.

Contrairement aux djihadistes, les extrémistes politiques nationaux ont un potentiel d’influence non négligeable. L’idéologie djihadiste ne s’est jamais imposée dans les communautés musulmanes américaines. Les djihadistes étaient isolés. À l’inverse, les croyances qui motivent les extrémistes nationaux, en particulier ceux d’extrême droite, sont profondément ancrées dans la société américaine. Les informateurs peuvent être plus difficiles à recruter et les divisions politiques pourraient limiter les opérations de renseignement.

La campagne juridique contre l’extrémisme intérieur n’est pas une attaque contre les croyances qui y sont rattachées, ni une croisade pour éradiquer le sentiment anti-gouvernemental ou le racisme. C’est une question d’intérêt national. Le renseignement peut servir à prévenir la violence de groupe.

Mais il semble que la plupart des menaces terroristes proviennent d’individus ou de petites conspirations en marge de mouvements plus importants. L’attentat d’Oklahoma City de 1995, par exemple, a été perpétré par un homme et son complice, dont aucun n’était actif dans une organisation plus importante. Actuellement, la plupart des terroristes en Occident sont des acteurs isolés motivés par des idéologies extrémistes, qui cherchent à être reconnus en surpassant d’autres attaques spectaculaires.

Un certain nombre de programmes visant à identifier et à dissuader les personnes qui semblent être sur la voie de la violence ont été mis en œuvre, mais le succès des interventions ciblées en tant que stratégie préventive n’est pas encore prouvé.

Les circonstances actuelles sont différentes. La prévention des crimes violents reste un objectif, mais il est peut-être nécessaire de modérer les attentes. Si le renseignement peut être une composante essentielle de la stratégie antiterroriste américaine, il y a des raisons de penser qu’il serait plus prudent de revenir à une approche plus traditionnelle centrée sur les enquêtes sur les crimes violents et les poursuites judiciaires contre les auteurs.

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Des stratégies pour une meilleure santé des policiers

La création d’initiatives globales de sécurité et de bien-être des policiers présente des avantages évidents, mais de nombreux services de police ne savent pas par où commencer ni comment étendre leurs programmes de bien-être. Ils ont besoin de conseils pour fournir un soutien efficace au personnel policier et non policier ayant subi un traumatisme, promouvoir leur santé physique et psychologique, aider les agents à développer des compétences d’adaptation émotionnelle, et surmonter la stigmatisation et les autres obstacles culturels et psychologiques qui les empêchent de demander un traitement.

Pour aider à répondre à ces besoins, en 2017, le Bureau des services de police de proximité (Bureau COPS) du ministère américain de la Justice (DOJ) a sélectionné le Forum de recherche des cadres de la police (PERF) pour mettre en œuvre et gérer le projet d’assistance technique en matière de sécurité et de bien-être des policiers. Dans le cadre de ce projet, le PERF a fourni son soutien et son expertise pratiques à trois services de police qui développaient ou étendaient leurs programmes de sécurité et de bien-être des policiers. Ce rapport est principalement basé sur l’expérience du PERF avec ces services de police.

L’objectif de cette publication est de fournir aux services dans tous les États-Unis une feuille de route pour créer leurs propres programmes de bien-être. Les informations contenues dans ce guide professionnel comprennent des stratégies pour créer et améliorer des programmes de bien-être, encourager la participation à ces programmes et normaliser le recours systématique aux services de bien-être psychologique.

L’objectif de ce rapport est de fournir aux services de police des conseils sur l’élaboration et le renforcement de leurs programmes de bien-être des employés. Chaque section de cette publication présente des conclusions et des recommandations sur un sujet identifié comme une difficulté commune aux différents services pendant les évaluations. Les recommandations du rapport reflètent les défis communs auxquels sont confrontés les sites du projet, mais aussi les autres services de police à travers les États-Unis.

Par exemple, la section 1 analyse les éléments fondamentaux d’un programme intégral de bien-être, y compris la manière d’identifier les besoins en matière de bien-être et de mettre en place un comité pour le bien-être. La section 2 se concentre sur le développement de programmes pour différents types de bien-être, notamment les bien-être physique, psychologique et émotionnel, financier et spirituel. Les recommandations comprennent, entre autres, les points suivants :

  • évaluer diverses méthodes pour encourager la participation à des programmes de remise en forme et déterminer celles qui ont le plus de succès auprès des employés ;
  • fournir une formation sur le bien-être psychologique à tous les nouveaux membres du personnel ;
  • éliminer la stigmatisation associée aux soins de santé psychologique et promouvoir le recours à ce mécanisme de soutien ;
  • identifier et aider les policiers qui pourraient être en situation de crise ;
  • créer un programme d’accompagnement affectant aux nouveaux employés un policier vétéran qui les aide et auquel ils puissent s’adresser pendant leur formation académique et leur formation sur le terrain, sur l’ensemble du territoire ;
  • former les superviseurs à l’identification des indicateurs précoces de stress intense ou de problèmes de santé psychologique ;
  • s’assurer de développer les connaissances des superviseurs sur le bien-être et la résilience en incorporant ces deux sujets aux tests de promotion ;
  • former sur l’identification et la résolution des comportements d’adaptation inefficaces tels que l’abus d’alcool ;
  • évaluer les risques de suicide chez les agents, promouvoir des formes saines de gestion du stress et fournir des stratégies en matière de santé pour prévenir les maladies ;
  • fournir des informations sur le bien-être financier (par exemple, les budgets, les prestations de retraite et l’épargne financière).

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