L’Australie s’interroge sur l’efficacité des commissariats de police pour femmes

Dans le vaste débat sur les réponses à apporter à la violence à l’égard des femmes en Australie, il a été proposé de créer des commissariats de police réservés aux femmes. Cependant, des chercheurs de plusieurs universités estiment que ce mouvement peut s’avérer inefficace pour traiter les vrais problèmes, en particulier pour les femmes des communautés indigènes.

Les propositions visant à étendre les pouvoirs de la police, à pénaliser le contrôle coercitif et à créer des commissariats de police spécialisés pour les femmes ont figuré en bonne place dans le récent débat australien sur les réponses à la violence contre les femmes.

Il n’existe actuellement pas de tests probants jouant en faveur de la mise en œuvre de commissariats de police pour femmes, et les recherches sur lesquelles est fondée cette proposition en Australie sont problématiques à plusieurs égards. La proposition de créer des commissariats de police pour femmes a été accueillie par un fort soutien dans les médias grand public et dans les revues universitaires.

Ces commissariats sont conçus pour répondre spécifiquement aux violences faites aux femmes. Depuis la fin des années 1980, ils font partie intégrante des services de police en Argentine, au Brésil et dans d’autres pays d’Amérique latine, ainsi que dans certaines régions d’Afrique et d’Asie.

Certains commissariats pour femmes adoptent une approche multidisciplinaire pour gérer la violence domestique. Ils disposent d’équipes de police travaillant aux côtés de travailleurs sociaux, de psychologues et d’avocats. Cependant, les commissariats pour femmes restent des commissariats de police.

Les arguments présentés en faveur des commissariats pour femmes sont en grande partie tirés de deux études universitaires. Ces études ont révélé que la population pensait que les commissariats pour femmes pouvaient améliorer la surveillance de la violence à l’égard des femmes dans les communautés indigènes d’Australie s’ils disposaient d’équipes correctement formées, prenant en compte les considérations liées aux femmes, mais aussi à la culture.

Mais ces enquêtes n’ont pas examiné si ces postes de police avaient réduit les taux de criminalité, les chiffres de la violence domestique ou les mandats d’arrêt pour violence. Il est difficile d’évaluer l’efficacité des commissariats pour femmes sans ces données. Les tests laissent à penser que ces commissariats ne fonctionnent pas de manière adéquate.

Les évaluations des commissariats pour femmes ont donné des résultats mitigés. Par exemple, un rapport de tests récents en Inde a révélé que les commissariats de police pour femmes n’avaient pas amélioré les services offerts aux femmes victimes de violence.

Les études sur la police en Australie et au Royaume-Uni suggèrent que le simple fait d’augmenter le nombre de femmes policières ne suffira jamais à améliorer les pratiques policières discriminatoires, car des cas d’abus transphobes ont été constatés.

Malgré le leadership des femmes dans la police du Queensland, il y a eu des cas de sexisme et de racisme au sein de la police. Par exemple, certains officiers de police ont publié sur les réseaux sociaux que les femmes mentaient au sujet des violences domestiques. Toutefois, l’Australie n’a trouvé que très peu de recherches sur les expériences des femmes noires et indigènes dans les commissariats pour femmes.

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La Colombie va ouvrir un centre universitaire consacré à la sécurité

On estime qu’en Colombie, plus de 380 000 hommes et femmes travaillent pour des sociétés de sécurité privée et exercent des fonctions d’agents de sécurité. Ces chiffres proviennent de la Confederación Nacional del Gremio de la Vigilancia Privada (CONFEVIP).

En Colombie, pour travailler dans ce domaine, il faut être majeur, être en règle en ce qui concerne le service militaire, ne pas avoir de casier judiciaire et avoir des connaissances certifiées en sécurité privée.

C’est notamment pour ces raisons qu’une université pour les agents de sécurité ouvrira à Medellín, à partir du deuxième semestre de cette année. Ce centre éducatif fera partie de l’entreprise de sécurité privée Andiseg, et sera consacré, en principe, à la formation des plus de 1500 travailleurs dans tout le département d’Antioquia.

L’objectif de ce centre éducatif est de mettre à jour les connaissances des agents de sécurité concernant les nouveaux outils technologiques utilisés dans le monde de la sécurité.

Miguel Ángel Díaz, président de l’entreprise de sécurité Andiseg, a expliqué que les personnes intéressées peuvent obtenir leur diplôme grâce à trois parcours différents, chacun étant planifié conformément aux exigences du marché du travail de ces dernières années et, en particulier, maintenant étant donné qu’à la suite de la crise sociale et économique la demande de services de sécurité privée a augmenté de plus de 7 %.

Les personnes qui s’inscrivent à ces cours obtiendront un diplôme de technicien en sécurité privée, de technicien en exploitation de moyens technologiques ou de technicien en exploitation de drones et de nouvelles technologies, selon le programme choisi.

Concernant ces nouveaux outils, l’entreprise a indiqué qu’il s’agissait de permettre aux entreprises de sécurité privée d’offrir des services plus sûrs à la suite de la mise en œuvre de la sécurité via des dispositifs tels que des téléphones portables, avec des produits comme le bouton d’urgence, le géoréférencement des activités illicites ou des zones dangereuses.

Il s’agit d’intégrer des innovations technologiques leaders sur le marché mondial. L’intelligence artificielle, le blockchain et l’extraction de données seront au service des colombiens pour leur permettre d’être en sécurité, plus tranquilles et contribuer à la croissance économique.

Miguel Ángel Díaz a expliqué les nouveaux services proposés par Andiseg, qui combinent la sécurité avec la technologie : l’escorte en ligne, le gardiennage virtuel et Andicity.

L’escorte en ligne est une escorte à la pointe de la technologie qui assure la sécurité en temps réel dans le domaine de la logistique, tandis que le gardiennage virtuel correspond à une surveillance à distance qui montre à l’utilisateur final ce qui se passe dans son entreprise, son usine, ses cultures, etc., en temps réel. Ces activités sont prises en charge par des drones, des caméras ou des systèmes de surveillance.

Enfin, Andicity est un bouton d’urgence géré via une application dans laquelle les utilisateurs peuvent signaler des cambriolages, des vols, des actualités, des accidents et également bénéficier du soutien et de l’assistance des agents de sécurité et des superviseurs.

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Le Salvador renforce sa lutte contre les gangs avec 1 000 militaires supplémentaires

Le gouvernement salvadorien a recruté, il y a quelques semaines, 1 042 soldats des forces armées pour des fonctions de sécurité, ainsi que des agents de la police nationale, dans le but de renforcer la stratégie de défense contre les gangs et autres crimes avec un impact considérable.

Grâce à ces 1 042 nouveaux soldats, plus de 9 000 hommes en uniforme participent au Plan de contrôle territorial. Ce plan stratégique a été mis en œuvre en juillet 2019, afin de récupérer les territoires contrôlés par les gangs et réduire le pourcentage de meurtres et autres crimes connexes.

Le nouveau contingent a été intégré aux patrouilles dans les territoires où le taux de criminalité est le plus élevé.

Actuellement, on estime qu’environ 60 000 membres de gangs sont actifs sur le territoire salvadorien parmi les trois gangs dominants : Mara Salvatrucha (MS-13), Barrio 18 – Sureños et Barrio 18 – Revolucionarios. La plupart des meurtres qui se produisent dans le pays sont attribués à ces trois gangs.

En outre, le Salvador continue d’être un point de transit pour les trafiquants de drogue qui acheminent leurs cargaisons vers les États-Unis et d’autres pays, où les gangs jouent un rôle de plus en plus actif car ils contrôlent le territoire dans de nombreuses régions. Les gangs sont passés de l’extorsion de fonds aux vendeurs de drogue sur leur territoire à la commercialisation directe, sans négliger la consommation.

À la fin de l’année 2020, pour la première fois, les autorités ont démantelé, à San Salvador, un laboratoire de méthamphétamine appartenant au MS-13. Pour échapper aux autorités policières, le centre fonctionnait comme un centre religieux. Le taux de consommation d’amphétamines en Amérique centrale est plus élevé que le taux au niveau mondial, ce qui représente un marché potentiel que les gangs peuvent contrôler à l’avenir avec leurs réseaux de trafic de drogue au détail.

Aujourd’hui, les gangs sont considérés comme ayant établi des relations avec certaines organisations internationales de trafic de drogues à différents titres : assurer la sécurité du produit voire même le transporter. Ils seraient entrés en contact avec des quantités importantes de drogue, faisant un bond dans ces commerces illicites.

C’est pour ces raisons que les forces armées augmentent dans le pays. Par exemple, 500 kg de cocaïne ont été interceptés à bord d’une embarcation naviguant dans les eaux territoriales salvadoriennes, au début de l’année.

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Arrestations de 73 trafiquants d’êtres humains présumés lors d’une intervention dans toute l’Europe

Du 31 mai au 6 juin 2021, Europol a soutenu les journées d’action coordonnée au niveau européen contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail. L’opération, menée par les Pays-Bas, a impliqué un large éventail d’autorités, notamment la police, les douanes et les gardes-frontières, les inspecteurs du travail ainsi que les autorités fiscales. Au total, 23 pays ont participé aux activités opérationnelles coordonnées.

La semaine d’action coordonnée a entraîné :

  • 229 arrestations (73 pour la traite d’êtres humains)
  • 630 victimes potentielles de différents types d’exploitations identifiées
  • plus de 4890 sites vérifiés
  • le contrôle de 16 530 véhicules
  • le contrôle de 56 250 personnes
  • 750 nouvelles enquêtes ouvertes, dont 150 liées à la traite des êtres humains.

Les autorités policières ont mené des inspections dans les secteurs à forte intensité en main-d’œuvre, qui nécessitent des travailleurs peu qualifiés. Les employés de secteurs tels que le transport, la logistique et la construction sont plus vulnérables à l’exploitation en raison du faible niveau d’éducation et de sensibilisation requis en matière de droits du travail et de traite des êtres humains. L’impact économique de la pandémie de COVID-19 a également renforcé certaines vulnérabilités. Les victimes acceptent, par exemple, un emploi dans des conditions de travail pouvant avoir des conséquences sur leur santé. Ces facteurs de dangerosité comprennent des environnements de travail surpeuplés, de faibles niveaux d’hygiène mais également l’absence de supervision sanitaire.

Les risques d’exploitation varient d’un secteur à l’autre. Les industries du transport emploient de nombreux ressortissants de pays tiers, exposés aux risques d’exploitation liés aux heures supplémentaires et aux salaires très réduits. Les inspections ont également visé l’exploitation des employées de maison, occupées 24 heures sur 24 aux soins de personnes ou d’animaux. Certains secteurs d’activité, tels que les salons de manucure, ont été liés à l’exploitation de victimes d’origine vietnamienne. Leur vulnérabilité est souvent accrue par la servitude pour dettes, liée à leur voyage jusqu’à l’Union européenne. De plus, les autorités se sont concentrées sur l’exploitation possible des migrants cherchant à obtenir le statut de réfugié au cours de leur procédure de demande d’asile. L’accent a également été mis sur les facilitateurs impliqués dans la traite des êtres humains, notamment par le biais de l’utilisation de documents falsifiés et frauduleux.

Europol a coordonné les journées d’action et a facilité l’échange d’informations entre les pays participants. Elle a également fourni son soutien analytique et opérationnel, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et a simplifié l’échange de communications en temps réel entre les autorités participantes.

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800 criminels arrêtés au cours de l’opération de police la plus importante jamais menée contre la communication cryptée

Le FBI américain, la police nationale néerlandaise (Politie) et l’autorité de police suédoise (Polisen), en collaboration avec l’administration américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA) et 16 autres pays ont réalisé, avec l’aide d’Europol, l’une des opérations de police les plus importantes et les plus élaborées jusqu’à présent, réalisée dans le cadre de la lutte contre les activités criminelles cryptées, une opération connue sous le nom de Greenlight/Trojan Shield.

Depuis 2019, le bureau fédéral d’enquêtes des États-Unis (FBI), en étroite coordination avec la police fédérale australienne, a développé de façon stratégique et exploité en secret une entreprise de dispositifs cryptés, appelée ANOM, qui a finalement desservi plus de 12 000 dispositifs cryptés pour plus de 300 groupes criminels opérant dans plus de 100 pays, y compris le crime organisé italien, les gangs de motards illégaux et les organisations internationales de trafic de stupéfiants.

L’objectif de la nouvelle plateforme était de cibler les organisations mondiales du crime organisé, du trafic de stupéfiants et du blanchiment d’argent, quel que soit leur lieu d’opération, et de leur fournir un dispositif crypté doté des fonctionnalités recherchées par les réseaux de criminalité organisée, telles que l’effacement à distance des mots de passe.

Le FBI et les 16 autres pays de la coalition internationale, avec le soutien d’Europol et en coordination avec l’administration américaine de lutte contre les stupéfiants, ont exploité les renseignements obtenus à partir des 27 millions de messages collectés et les ont examinés durant 18 mois pendant que les utilisateurs de l’ANOM discutaient de leurs activités criminelles.

Au cours des derniers jours, une série d’actions de grande envergure ont été menées dans 16 pays par l’intermédiaire de plus de 700 perquisitions, plus de 800 arrestations, et la saisie de plus de 8 tonnes de cocaïne, 22 tonnes de cannabis et de résine de cannabis, 2 tonnes de drogues synthétiques (amphétamine et méthamphétamine), 6 tonnes de précurseurs de drogues synthétiques, 250 armes à feu, 55 véhicules de luxe et plus de 48 millions de dollars dans diverses monnaies et cryptomonnaies du monde. De nombreuses opérations seront menées dans les prochaines semaines.

L’opération Trojan Shield/Greenlight permettra à Europol d’améliorer davantage l’image du renseignement sur le crime organisé au sein de l’UE grâce à la qualité des informations recueillies. Cette image renforcée du renseignement soutiendra les efforts continus visant à identifier des cibles criminelles à haute valeur opérationnelle au niveau mondial.

Les réseaux criminels ont une forte demande de plateformes de communication cryptées pour faciliter leurs activités. Toutefois, le marché des plateformes cryptées est considéré comme instable. En juillet 2020, la plateforme cryptée EncroChat a été démantelée par l’unité Operational Taskforce EMMA (France, Pays-Bas).

Cette opération a fourni des informations précieuses sur une quantité d’informations sans précédent échangées entre criminels. Après le retrait de Sky ECC en mars 2021, de nombreux réseaux criminels organisés ont cherché une substitution rapide et cryptée afin de disposer d’une plateforme de communication leur permettant de contourner la détection des forces de l’ordre.

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Saisie de 45 millions d’euros d’héroïne en Roumanie

Cachée dans les conteneurs d’une entreprise légale de commerce de marbre exploitée par un grand réseau criminel, 1,5 tonne d’héroïne a été saisie dans le port de Constanța, en Roumanie.

La police roumaine (Poliția Română) a bénéficié du soutien d’Europol pour démanteler un groupe de crime organisé impliqué dans le trafic de drogues à grande échelle. Les autorités policières d’Autriche, de Belgique, de République tchèque, de France, d’Allemagne, de Hongrie, des Pays-Bas, de Slovaquie et de Slovénie ont également participé à cette opération.

L’opération de police a eu lieu les 19, 20 et 25 mai, avec les résultats suivants :

  • 12 perquisitions sur des lieux d’activité criminelle en Belgique, en Hongrie, aux Pays-Bas et en Roumanie ;
  • l’arrestation de 10 suspects dans trois pays : 7 en Belgique, 2 aux Pays-Bas et 1 en Roumanie ;
  • la saisie de 1452 kg d’héroïne, d’une valeur estimée à 45 millions d’euros ;
  • l’intervention de structures légales au sein de l’Union européenne qui servaient à dissimuler le trafic de drogues.

Le 10 mai 2021, les autorités roumaines ont trouvé et saisi 1452 kg d’héroïne, cachés dans deux conteneurs qui transportaient des plaques de marbre. La cargaison, en provenance du Moyen-Orient, avait atteint le port roumain de Constanța. Les 19 et 20 mai, les principaux suspects ont été arrêtés, grâce aux activités opérationnelles menées à la suite de la saisie et à la surveillance des livraisons de drogue. Un autre suspect a été arrêté par les autorités belges le 25 mai.

Cette opération est le résultat d’une enquête d’une durée d’un an. Cette enquête avait pour objectif de neutraliser un réseau criminel très actif impliqué dans le trafic de drogues à grande échelle. Une infrastructure commerciale et logistique complexe, mise en place par le chef du réseau criminel, permettait d’importer plus facilement de grandes quantités de drogue du lieu de production au marché de la distribution en Europe. Le chef du réseau organisait le flux de distribution et dissimulait le trafic illégal derrière le commerce légal via de nombreuses entreprises dans toute l’Union européenne.

Une coordination judiciaire et policière rapide, avec le soutien d’Europol et d’Eurojust, a permis de mener des actions opérationnelles conjointes dans l’ensemble de l’UE, impliquant 90 fonctionnaires en Roumanie. Europol a facilité l’échange d’informations et fourni son soutien analytique.

Le jour de l’opération, Europol a soutenu les activités sur le terrain par la création d’un poste de commandement virtuel. De plus, un expert a été envoyé en Roumanie pour permettre la vérification croisée des informations opérationnelles en temps réel. De son côté, Eurojust a facilité la coopération entre les autorités judiciaires, ce qui a permis une livraison contrôlée et une collecte des preuves.

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Une opération internationale contre un grand laboratoire de cocaïne à Rotterdam

Un laboratoire de cocaïne à échelle industrielle a été découvert à Rotterdam, aux Pays-Bas, grâce aux informations obtenues via Encrochat, un réseau téléphonique crypté utilisé par les organisations criminelles.

La collaboration internationale de plusieurs agences a permis neuf arrestations, la saisie de plus de 3,4 millions d’euros en espèces et la fermeture d’un laboratoire de production de cocaïne de taille industrielle, dans le cadre de l’opération SR13.

La coopération entre la gendarmerie nationale française et la police néerlandaise (Politie) dans le cadre de l’enquête menée sur Encrochat a conduit à la découverte de ce laboratoire dans la ville de Rotterdam.

Selon les informations d’Europol et de la gendarmerie française, 80 agents de police néerlandais, accompagnés de leurs équipes d’intervention spéciales et de chiens spécialisés dans la recherche de stupéfiants, ont lancé une intervention à plusieurs adresses dans les villes de Rotterdam et de La Haye tôt dans la matinée du 26 mai. Le laboratoire clandestin de drogue était caché dans un bâtiment qui comptait également un garage utilisé par les criminels pour personnaliser des véhicules équipés de compartiments secrets afin de transporter la drogue à travers l’Europe. Au total, sept véhicules déjà équipés de ces compartiments ont été saisis sur place, ainsi qu’un véhicule d’une valeur d’environ 110 000 euros.

Le laboratoire de drogue et le garage étaient gérés par le même groupe criminel qui inondait l’Europe de cocaïne. L’un de ses membres, qui faisait l’objet d’un mandat d’arrêt européen délivré par Eurojust, a été arrêté à Rotterdam.

Cette opération fait suite à une journée d’action menée par la gendarmerie française le 31 mars, à l’occasion de laquelle 450 de ses agents ont été déployés contre le même groupe criminel, ce qui a entraîné l’arrestation de huit membres du réseau. De plus, 5 millions d’euros de cocaïne ont été saisis dans la région de Marseille, ainsi que 3 millions d’euros de résine de cannabis et 3,4 millions d’euros en espèces. L’enquête a permis la saisie de cocaïne dans le laboratoire souterrain cette semaine aux Pays-Bas.

Soutien à Europol

Dans le cadre des activités de renseignement en cours avec ses homologues opérationnels, Europol a publié des informations intelligibles sur les activités de ce groupe criminel en Europe.

En novembre 2020, Europol a réuni les enquêteurs des deux pays, qui travaillent depuis en étroite collaboration, pour élaborer une stratégie commune visant à faire tomber l’ensemble du réseau. Les suspects ont été identifiés avec le soutien de l’opération EMMA 95/LEMONT 26, l’enquête menée par des Français et des Néerlandais contre le réseau Encrochat.

Depuis lors, Europol a fourni une analyse et un développement continu du renseignement pour soutenir les enquêteurs sur le terrain.

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La police intercepte plus de 250 immigrants vietnamiens en Allemagne

À l’aube du 31 mai de cette année, quelque 740 agents de police ont effectué des raids coordonnés en Allemagne et en Slovaquie contre des membres d’un groupe criminel qui faisait entrer des citoyens vietnamiens en Europe, et jusqu’à présent, trois criminels présumés ont été arrêtés.

La majeure partie des actions ont eu lieu en Allemagne, avec des perquisitions dans les villes de Hambourg, Schönefeld, Recklinghausen, Minden, Bückeburg, Halle, Bitterfeld-Wolften et Leipzig. D’autres perquisitions ont également été exécutées à Bratislava, en Slovaquie.

L’enquête a révélé que ce groupe de crime organisé était chargé de faciliter l’entrée en Allemagne de plus de 250 migrants clandestins d’origine vietnamienne, facturant à chaque migrant entre 13 000 et 21 000 euros pour le voyage.

Le réseau criminel a fourni aux migrants vietnamiens des visas Schengen valides délivrés pour de faux motifs via des invitations de diverses entreprises contrôlées par le réseau en Slovaquie.

Une fois les migrants arrivés en Europe, des voitures particulières fournies par le réseau devaient assurer leur transport en Allemagne. Cependant, une fois sur place, les migrants ont été privés de leurs objets personnels et détenus en captivité contre leur volonté jusqu’à ce que leurs dettes au réseau criminel soient payées par le biais d’emplois non rémunérés.

Cette opération a été menée dans le cadre d’un groupe opérationnel créé à Europol en novembre 2020 entre la police fédérale allemande (Bundespolizei), la police de la République slovaque (Policajný zbor Slovenskej republiky) et le Centre européen de lutte contre le trafic illicite de migrants (EMSC) d’Europol. Cette équipe opérationnelle se concentre spécifiquement sur les réseaux de crime organisé qui introduisent des ressortissants vietnamiens en Europe.

À propos du rôle d’Europol :

• Europol a réuni les enquêteurs nationaux des deux parties, qui ont ainsi travaillé ensemble à mettre en place une stratégie commune pour faire tomber ce réseau de contrebande de migrants.

• Depuis lors, Europol a fourni une analyse et un service de renseignement continu afin de soutenir les chercheurs sur le terrain.

• Europol a créé un poste de commandement virtuel le jour de l’action afin d’assurer une coordination adéquate entre toutes les autorités impliquées dans ces arrestations, et un spécialiste de son Centre européen de lutte contre le trafic illicite de migrants a déployé le centre de coordination en Allemagne pour faciliter la vérification croisée des informations opérationnelles.

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Opération Trivium d’Europol : lutter contre le crime organisé et mobile

Du 13 au 16 avril 2021, dans le cadre de la dernière opération Trivium, les autorités policières de 17 pays ont entrepris des actions contre des groupes criminels organisés mobiles actifs dans toute l’Europe. Cette opération, coordonnée par les Pays-Bas avec le soutien d’Europol, faisait partie l’initiative de sécurité EMPACT.

L’un des objectifs de l’opération Trivium de cette année était de localiser les fugitifs parmi les condamnés pour des délits contre la propriété organisée. Les enquêtes au cours de l’opération ont permis de déterminer où se cachaient certains de ces individus.

Pendant l’opération Trivium XIV, 17 pays ont effectué des contrôles visant les groupes criminels mobiles qui utilisaient l’infrastructure routière de l’Union européenne.

Les actions coordonnées ont conduit :

  • à 228 arrestations ;
  • au contrôle de 70 000 personnes ;
  • au contrôle de 67 000 véhicules ;
  • à des saisies impliquant 88 véhicules, des substances illicites et d’importantes sommes d’argent liquide.

Au cours de l’opération, les autorités allemandes ont constaté qu’un individu classé comme suspect par les autorités danoises était lié à plusieurs vols de dispositifs GPS sur des machines agricoles. Lors du contrôle de son véhicule, la police allemande a découvert 30 unités de GPS de machines agricoles, environ 100 kg de bijoux en or, en argent et en ivoire, près de 50 nouveaux smartphones haut de gamme et 20 ordinateurs portables. Le suspect sera extradé vers le Danemark en vertu d’un mandat d’arrêt européen.

Le contrôle d’un véhicule sur le parking d’une autoroute par les autorités belges a entraîné la saisie de 380 kg de cuivre cachés dans une forêt voisine.

L’opération Trivium, lancée en 2013, consiste à croiser les approches de diverses forces policières dans le but de lutter contre le crime organisé. L’opération porte sur les réseaux criminels utilisant l’infrastructure routière de l’Union européenne pour commettre différentes infractions transfrontalières. Les actions conjointes, au moyen de contrôles de police, ont détecté des groupes criminels qui tentaient de passer sous le radar des autorités policières en restant mobiles et en changeant de mode opératoire.

Ces actions améliorent la sécurité routière et contribuent à renforcer la confiance et le sentiment de sécurité des différentes communautés locales.

* Pays participants : États membres de l’Union européenne : Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, Espagne, France, Grèce, Italie, Lituanie, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie et Suède.

• État non communautaire : Albanie.

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La nouvelle loi sur la police et les manifestations en Angleterre et au pays de Galles

Le projet de loi sur la police en Angleterre et au pays de Galles, d’une ampleur considérable, comprend d’importantes propositions gouvernementales en matière de criminalité et de justice. Il inclut, entre autres, des changements dans le domaine des manifestations et des protestations.

À l’heure actuelle, si la police veut imposer des restrictions lors d’une manifestation, elle doit en général démontrer que celle-ci pourrait provoquer de graves troubles publics, des dommages matériels graves ou des perturbations graves de la vie de la communauté. La police peut également imposer des mesures spécifiques sur les itinéraires des marches de protestation. Pour les événements importants, ces détails sont généralement convenus par les organisateurs quelques semaines plus tôt.

Face aux critiques des députés, le Premier ministre du Royaume-Uni défend le projet de loi sur la police. En quoi cette loi changera-t-elle les pouvoirs de la police ? Les chefs de police pourront établir plus de conditions aux protestations statiques. Ils pourront imposer une heure de début et de fin, fixer des limites de bruit, etc. Si les manifestants refusent de suivre les instructions de la police sur la manière dont ils doivent mener leur manifestation, ils pourront recevoir une amende allant jusqu’à 2500 livres sterling.

La loi proposée inclut une infraction consistant à « causer des troubles publics de manière intentionnelle ou par imprudence ». Elle est conçue pour empêcher les personnes d’occuper des espaces publics, de s’accrocher aux ponts ou d’utiliser d’autres tactiques de protestation pour se faire remarquer. Une dernière mesure précise que les dommages causés aux monuments pourraient entraîner une peine allant jusqu’à dix ans de prison. Il convient d’ajouter que le Parti travailliste s’oppose aux mesures proposées.

Quelles sont les autres propositions de la nouvelle législation ?

  • Modifier les règles de condamnation afin que les criminels passent plus de temps en prison avant d’être libérés sous condition.
  • Permettre aux juges d’envisager des peines de prison à perpétuité pour les assassinats de mineurs.
  • En ce qui concerne le terrorisme, créer des pouvoirs pour surveiller de plus près les criminels qui sortent de prison.
  • Privilégier les peines de travail d’intérêt général pour les délits moins graves afin d’aborder les problèmes sous-jacents dans la vie des délinquants.
  • Modifier la loi sur les infractions sexuelles afin de cibler les adultes malveillants occupant des postes de confiance, comme les entraîneurs sportifs ou les responsables religieux.

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