Augmentation de la violence et des crimes sexuels dans les gares en Allemagne : données, causes et défis

Le rapport annuel 2024 de la Police fédérale allemande dresse un tableau préoccupant en matière de sécurité, notamment dans les gares et dans le transport ferroviaire. Bien que la criminalité globale ait diminué, les délits qui suscitent le plus d’inquiétude dans la société – violents et à caractère sexuel – ont augmenté de manière significative, confirmant une tendance à la hausse amorcée ces dernières années.

Selon le rapport, en 2024, 27 160 crimes violents ont été signalés dans les gares et les trains, soit une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente et de 51 % par rapport à 2019. Cet accroissement ne se limite pas aux grandes villes, mais affecte également les gares de taille moyenne, petites voire des zones rurales, ce qui indique une extension territoriale du problème. Parallèlement, les crimes sexuels – tels que l’exhibitionnisme, le harcèlement sexuel, les agressions et les viols – ont augmenté de 19,2 %, une donnée particulièrement significative en raison de l’impact direct sur la perception de l’insécurité, notamment parmi les femmes et les groupes vulnérables.

Dans l’ensemble, la Police fédérale a enregistré 381 894 délits dans les gares et les trains, un chiffre qui représente une baisse globale de 10,1 % par rapport à 2023. Cette apparente contradiction s’explique par le fait que la réduction concerne principalement les infractions administratives, en particulier celles liées à la Loi sur le séjour des étrangers, tandis que les crimes graves continuent d’augmenter. Ainsi le remarque Manuel Ostermann, vice-président de l’Union fédérale des policiers, qui alerte que là où cela compte vraiment – violence, crimes sexuels et armes – la situation se détériore.

À l’échelle nationale, la tendance se répète : la criminalité violente a grimpé de 6,6 % et les crimes sexuels de 13 % dans toute l’Allemagne. Il est important de garder à l’esprit que ces données ne concernent que les crimes signalés, et elles ne fournissent pas d’informations sur les procédures judiciaires ou les condamnations, ce qui limite l’interprétation complète du phénomène.

En ce qui concerne les causes, le rapport et les déclarations syndicales soulignent divers facteurs structurels. D’une part, il est constaté une augmentation de la marginalisation sociale, avec des personnes de plus en plus négligées en raison du manque d’infrastructures sociales telles que les services sociaux, les éducateurs et les enseignants. Ce contexte favorise l’exclusion, la violence domestique et la consommation d’alcool et de drogues, des éléments qui apparaissent de manière récurrente dans le profil des agresseurs.

Les données confirment que 79 % des auteurs sont des hommes et qu’environ la moitié (49 %) ont agi sous l’influence de l’alcool ou de drogues au moment du délit. De plus, 53 % n’avaient pas la nationalité allemande, un chiffre qui a alimenté le débat politique et social sur l’immigration et la sécurité. M. Ostermann attribue une partie du problème à l’immigration en provenance des principaux pays d’asile, bien que cette approche soit controversée et ne prenne pas toujours en compte les facteurs socio-économiques, d’intégration ou de contexte de vie.

La violence n’affecte pas seulement les citoyens, mais aussi les autorités policières. En 2024, il y a eu 2 967 agressions contre des policiers fédéraux, soit le deuxième chiffre le plus élevé depuis le début des enregistrements (2001). Au total, 804 agents ont été blessés, pour la plupart des hommes. Les agressions comprennent des coups de poing, des coups de pied, des crachats, des morsures et des coups avec des objets, et dans une agression sur huit, des objets ont été utilisés comme armes improvisées, tels que des bouteilles ou des pierres.

Face à cette situation, la Police fédérale et la Deutsche Bahn (Chemins de fer allemands) ont renforcé les mesures de sécurité avec une plus grande présence policière, des zones sans armes, des contrôles préventifs et un système de plus de 11 000 caméras de surveillance. Malgré cela, les syndicats de police réclament un engagement plus fort de la part de l’entreprise ferroviaire, avec plus de personnel de sécurité privé, des gares mieux éclairées, propres et modernisées, et un investissement plus rapide dans les infrastructures.

Le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt (CSU), a qualifié les attaques contre les policiers d’attaque contre la société dans son ensemble, tandis que Manuel Ostermann avertit que beaucoup a été perdu au cours des dix dernières années et que l’Allemagne risque de connaître des années sombres en matière de sécurité si aucune amélioration réelle n’est apportée en termes de technologie, de cadre légal, de ressources humaines et de coopération entre les gouvernements fédéral et régionaux.

En conclusion, le rapport transmet un message clair : malgré la réduction de la criminalité globale, la sécurité empire précisément dans les domaines les plus sensibles. Les gares ferroviaires, espaces clés de mobilité et de convivialité, sont devenues des points critiques qui exigent des réponses globales, combinant prévention sociale, investissement dans la sécurité, coordination institutionnelle et politiques à long terme dépassant les mesures purement réactives.

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Rapport sur le système complexe des prisons américaines

Le rapport « Mass Incarcetarion: The Whole Pie 2025 », élaboré par Wendy Sawyer et Peter Wagner, offre une vue d’ensemble rigoureuse du système pénitentiaire aux États-Unis, avec pour objectif de déconstruire des mythes persistants et de fournir des données claires dans le cadre d’un débat toujours plus politisé. Dans un contexte où la sécurité est souvent utilisée pour justifier des politiques punitives, l’étude démontre que bon nombre de ces mesures ne sont pas seulement inefficaces, mais peuvent également aggraver la sécurité publique.

Actuellement, près de 2 millions de personnes sont privées de liberté aux États-Unis au sein d’une mosaïque de systèmes (prisons d’État et fédérales, prisons locales, centres pour mineurs, centres de détention pour immigrés, hôpitaux psychiatriques et autres), avec un coût annuel minimum de 182 milliards de dollars. Cependant, ces chiffres ne reflètent pas l’énorme rotation du système : chaque année, plus de 7 millions de personnes passent par la détention provisoire, souvent pour des délits mineurs ou sans condamnation définitive.

L’un des points clés du rapport est que la majorité des individus dans les prisons locales (jails) n’ont pas été condamnés. Ils sont en détention préventive parce qu’ils ne peuvent pas payer la caution, non parce qu’ils représentent un danger immédiat. Cet usage massif de la détention avant jugement a un impact direct sur la sécurité : il brise les liens familiaux et professionnels, aggrave les problèmes de santé mentale et augmente la probabilité de récidive.

L’étude conteste également l’idée selon laquelle la surpopulation carcérale serait principalement la conséquence de la guerre contre la drogue ou des prisons privées. Bien que les délits liés à la drogue restent importants (plus de 360 000 personnes incarcérées), 4 sur 5 des personnes incarcérées le sont pour d’autres types de délits. De plus, près de la moitié de la population carcérale est classée sous la catégorie juridique des crimes violents, une étiquette souvent trompeuse qui inclut des comportements sans dommage physique réel.

Du point de vue de la sécurité, l’une des conclusions les plus importantes est que l’incarcération de masse ne réduit pas la criminalité. Les données montrent que les taux de criminalité sont à des niveaux historiquement bas, malgré les discours politiques alarmistes. En outre, les longues peines et les conditions de détention sévères n’ont pas d’effet dissuasif et peuvent avoir un impact criminogène, augmentant le risque de crimes futurs une fois la personne libérée.

Enfin, le rapport met en garde contre l’utilisation des prisons comme substitut aux services sociaux et sanitaires. Les prisons ne sont pas des espaces adaptés au traitement des troubles mentaux ni des addictions, et l’échec dans ce domaine a des conséquences directes sur la sécurité collective.

Dans l’ensemble, The Whole Pie 2025 soutient que réduire l’incarcération de manière intelligente est une stratégie de sécurité, et non une menace. Les politiques fondées sur les données, la prévention, les services communautaires et les réponses proportionnées à la criminalité sont beaucoup plus efficaces pour construire des sociétés sûres que la logique du châtiment de masse.

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Rapport d’Europol : évolution des tactiques dans les opérations de trafic maritime de cocaïne

Un nouveau rapport d’Europol fournit une analyse détaillée des nouvelles tactiques employées par les réseaux criminels pour faire passer de la cocaïne en Europe par voie maritime. Le document intitulé « Diversification in maritime cocaine trafficking modi operandi » (Diversification des modes opératoires du trafic maritime de cocaïne) analyse en profondeur les différentes tactiques utilisées par les réseaux de criminalité organisée, qui continuent d’exploiter les vulnérabilités et d’échapper à la détection.

Le trafic de cocaïne en Europe a atteint des niveaux sans précédent, sous l’effet d’une forte production en Amérique latine et d’une demande croissante au sein de l’UE. Les réseaux criminels ont démontré leur capacité à adapter rapidement leurs opérations, en fragmentant les itinéraires et en adoptant des méthodes de trafic complexes et dissimulées. Ce nouveau rapport d’Europol révèle l’utilisation de semi-submersibles et d’autres navires non commerciaux, ainsi que l’incorporation de cocaïne dans diverses marchandises avant leur acheminement vers l’Europe.

Les transferts en mer impliquent généralement un navire-mère provenant d’Amérique latine qui transfère de la cocaïne à un navire auxiliaire au large des côtes de l’Afrique de l’Ouest. La cocaïne est débarquée en Afrique de l’Ouest pour être ensuite expédiée vers l’UE continentale ou envoyée aux îles Canaries. À l’aide d’embarcations gonflables à coque rigide, les réseaux criminels transportent également de la cocaïne directement vers l’Espagne continentale. À leur arrivée sur la côte andalouse, les réseaux criminels traversent le fleuve Guadalquivir pour transporter la cocaïne à l’intérieur des terres en vue de sa distribution ultérieure.

Un exemple marquant de ces nouvelles tactiques est illustré par une opération récente connue sous le nom de code « Sombra Negra », qui a révélé un changement significatif dans les méthodes de trafic de drogue. Dirigée par les autorités espagnoles et avec le soutien d’Europol, cette opération a abouti à l’arrestation de 101 suspects et à la saisie de plus de 10 tonnes de cocaïne dans la péninsule Ibérique.

L’opération a mis en évidence un changement dans les méthodes de trafic de drogue, le réseau criminel s’appuyant sur des infrastructures maritimes avancées pour transporter de grandes quantités de cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe via la péninsule Ibérique. Les suspects ont utilisé des navires à grande vitesse capables de dépasser les 70 km/h et des systèmes de communication cryptés complexes pour échapper aux forces de l’ordre. L’opération a constitué un coup décisif porté à l’une des plus grandes organisations de trafic de cocaïne en Europe et a souligné un changement régional, passant du trafic de cannabis à celui de cocaïne.

Cette opération illustre les principales conclusions du rapport, à savoir :

• Des itinéraires et des méthodes diversifiés : les réseaux criminels évitent les principaux ports commerciaux en utilisant des dépôts et des transferts en mer, des semi-submersibles et des navires non commerciaux. Ces méthodes leur permettent d’éviter la présence et les contrôles des forces de l’ordre, ce qui complique la détection et l’interception.

• Une discrétion sophistiquée : la cocaïne se cache de plus en plus souvent dans des équipements industriels, des machines et des marchandises, telles que des denrées alimentaires, des plastiques et des textiles. Ces méthodes rendent la détection par scanners, chiens renifleurs et tests médico-légaux extrêmement difficile.

• Des avancées technologiques : les réseaux criminels exploitent des technologies avancées, telles que des systèmes de communication cryptés, des navires autonomes et des drones, pour améliorer leurs opérations et échapper à la détection.

Le rapport souligne également la nécessité d’améliorer la surveillance maritime, les enquêtes financières et l’expertise médico-légale pour démasquer les compartiments dissimulés, les drogues incorporées chimiquement et les laboratoires d’extraction. Les collaborations entre les forces de l’ordre, les douanes, les autorités portuaires et le secteur privé sont essentielles pour assurer les chaînes d’approvisionnement et partager des données en temps réel.

La réponse d’Europol à la menace du trafic de cocaïne comprend un soutien opérationnel grâce à son unité chargée de la lutte contre le trafic de drogue, un soutien analytique et de coordination, ainsi que le déploiement d’experts sur le terrain. Le rôle stratégique de l’Agence, consistant à fournir une perspective de l’UE sur les diverses menaces que représentent les réseaux criminels de trafic de drogue, est crucial pour identifier les changements dans le comportement criminel et les itinéraires de trafic.

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La contribution du NIST à la sécurité incendie : technologie, tactique et résilience

La sécurité contre les incendies a connu une transformation profonde au cours des dernières décennies, largement impulsée par la recherche scientifique du National Institute of Standards and Technology (NIST) des États-Unis. Face à l’évolution des bâtiments, des matériaux combustibles et des conditions opérationnelles des pompiers, le NIST a fourni la base technique nécessaire pour mettre à jour les équipements, les normes et les stratégies d’intervention ayant un impact direct sur la protection des vies humaines.

L’un des domaines clés a été l’évaluation des performances de l’équipement utilisé dans des conditions extrêmes. Dans le cas des caméras thermographiques, le NIST a développé les premiers essais capables de mesurer si ces dispositifs continuaient à détecter de petites différences de température lorsque la caméra elle-même était exposée à des températures allant jusqu’à 260 °C. Cette recherche a permis d’établir des critères objectifs de qualité, garantissant que les pompiers disposent d’outils fiables dans des environnements hostiles.

En ce qui concerne les radios portables, les pompiers avaient déjà détecté des défaillances de communication pendant les incendies. Le NIST a déterminé que l’origine du problème était la déviation de la fréquence de transmission à des températures élevées.

Un autre élément critique est l’appareil de respiration autonome (SCBA). Les incidents associés aux visières qui devenaient opaques ou fondaient ont conduit le NIST à étudier l’effet du flux de chaleur radiante intense. À partir d’expériences à grande échelle et de simulations, de nouveaux essais et critères de performance ont été définis, ce qui a permis d’améliorer la protection et la visibilité des pompiers pendant l’extinction du feu.

Malgré la réduction du nombre d’incendies structurels depuis la fin du XXe siècle, la mortalité des pompiers due aux incendies a augmenté. Le NIST a démontré que ce phénomène était lié à des changements dans l’architecture (logements plus grands et étanches), à l’utilisation de matériaux légers et à l’augmentation de la charge de feu des meubles modernes.

La recherche a introduit le concept de dynamique du feu, soulignant l’importance de la vitesse de croissance de l’incendie et du rôle de l’oxygène. Un incendie limité par l’oxygène peut s’intensifier soudainement si une porte ou une fenêtre est ouverte, car cela crée un chemin de flux par lequel circulent chaleur et fumée. Le message pour les pompiers est clair : il faut contrôler les entrées d’air et éviter de se trouver sur ces chemins de flux.

Un exemple particulièrement pertinent est celui des incendies dans les sous-sols. Le NIST a démontré qu’un feu peut se développer violemment sous un sol qui, en surface, semble encore sûr. Les tests ont montré que l’application d’eau depuis l’extérieur pendant seulement 60 secondes pouvait réduire considérablement le risque, modifiant ainsi les tactiques historiques d’attaque intérieure.

Les détecteurs de fumée ont considérablement réduit le nombre de victimes mortelles depuis les années soixante-dix, mais les changements dans la conception des logements et dans les matériaux combustibles ont limité leur efficacité. Le NIST a démontré que les incendies modernes offrent beaucoup moins de temps pour s’échapper et que les alarmes étaient souvent désactivées en raison de fausses alertes de cuisine.

À partir d’essais avec des meubles réels et des scénarios de cuisine, le NIST a fourni les données clés pour développer une nouvelle génération de tests. Depuis 2024, tous les nouveaux détecteurs doivent répondre à une série d’exigences, dans le but d’augmenter le temps d’évacuation et de sauver des vies.

L’expansion de l’habitat dans les zones forestières a considérablement augmenté les risques d’incendies de l’interface ville-nature. Le NIST a étudié comment le feu se propage par radiation, convection et, surtout, par des braises, capables d’enflammer des bâtiments à grande distance.

Pour analyser ce phénomène, le NIST a créé le Firebrand Generator (NIST Dragon) et l’Emberometer, des outils qui sont devenus des références internationales et la base de la norme ISO 6021. Cette connaissance a permis de définir des critères de conception pour les façades, les ventilations et les environnements proches des bâtiments.

À l’échelle communautaire, le NIST a établi des méthodologies telles que la Hazard Mitigation Methodology (HMM) et la méthode ESCAPE (2023), qui traitent à la fois de la résilience des bâtiments, de la planification urbaine et de l’évacuation, déjà adoptées par diverses communautés.

Enfin, le National Fire Research Laboratory (NFRL) permet d’essayer des structures complètes soumises à un feu réel et à des charges mécaniques. Cette approche dépasse les essais traditionnels et aide à comprendre comment et quand se produit l’effondrement structurel, ce qui facilite l’élaboration de conceptions plus sûres, résilientes et efficaces.

Dans l’ensemble, le travail du NIST illustre comment la science appliquée peut se traduire par des normes, des équipements et des stratégies qui améliorent la sécurité des pompiers, réduisent les victimes civiles et rendent les communautés plus résilientes face au feu.

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Nouveau rapport d’Europol explorant l’utilisation de la robotique et des systèmes sans pilote dans la lutte contre la criminalité

Europol a récemment publié The Unmanned Future(s): The impact of robotics and unmanned systems on law enforcement (Le futur sans pilote : l’impact de la robotique et des systèmes autonomes sur les forces de l’ordre). Le rapport, élaboré par Europol Innovation Lab, fournit une analyse approfondie de la manière dont les systèmes autonomes pourraient changer la société, la criminalité et les forces de sécurité, et examine les défis et les opportunités qu’ils présentent.

Le rapport souligne l’avancement rapide et l’intégration des systèmes sans pilote dans divers secteurs, notamment celui de la police. Au fur et à mesure que ces technologies deviennent plus performantes et généralisées, elles offrent de nouvelles opportunités pour les opérations des forces de l’ordre et le soutien opérationnel. Toutefois, elles introduisent également de nouvelles menaces pour la sécurité, telles que l’utilisation abusive par des groupes criminels et terroristes, ainsi que des défis réglementaires que les forces de l’ordre doivent relever pour garantir la sécurité publique et maintenir la confiance des citoyens.

Un chapitre du rapport met en évidence le rôle de la guerre en tant que moteur de l’innovation dans les systèmes autonomes. Les récents conflits, comme la guerre d’agression russe en cours contre l’Ukraine, ont accéléré le développement et le déploiement de systèmes sans pilote de pointe. Les leçons tirées de ces conflits sont inestimables pour les autorités policières en Europe alors qu’elles se préparent à l’environnement opérationnel de demain.

Les systèmes sans pilote sont de plus en plus utiles, abordables et largement disponibles, avec des applications tant dans le secteur public que privé. Les forces de police de toute l’Europe adoptent un vaste usage de ces systèmes, en ce compris les drones et les robots, afin de renforcer leur vigilance, d’améliorer la sécurité et d’accroître leur portée opérationnelle. Ces systèmes sont utilisés pour de nombreuses tâches comme la surveillance, la cartographie des scènes de crimes, les opérations de recherche et de sauvetage et l’élimination des engins explosifs, entre autres. Les technologies convergentes représentent une opportunité importante pour faire progresser les capacités des systèmes sans pilote.

Le rapport relève des limitations techniques significatives et des lacunes réglementaires qui entravent l’utilisation efficace des systèmes sans pilote dans le cadre de l’application de la loi. Des problèmes tels que l’autonomie limitée, la dépendance vis-à-vis des fournisseurs industriels et l’absence de directives claires pour les opérations autonomes représentent des défis substantiels.

Les groupes criminels et terroristes adoptent rapidement des systèmes sans pilote pour leurs activités illicites. Le rapport met en garde contre le potentiel de ces systèmes utilisés pour la surveillance criminelle, le trafic et même les attaques. L’accessibilité croissante et la polyvalence des drones, en particulier, posent de graves problèmes de sécurité.

La légitimité des forces de l’ordre dépend en grande partie de la confiance que leur accorde le public. Le rapport souligne la nécessité de transparence, de responsabilité et de participation publique dans le déploiement de systèmes sans pilote. Les réglementations actuelles, malgré leurs avancées, présentent encore des lacunes, notamment en ce qui concerne l’utilisation non conforme ou criminelle.

L’avenir des forces de l’ordre passera par une action policière en trois dimensions, les systèmes sans pilote opérant dans les airs, sur terre, ainsi que sur et sous l’eau. Ce changement nécessitera de nouvelles stratégies, technologies et formation pour les forces de sécurité.

Le rapport fournit un ensemble de recommandations pour les organismes européens responsables de l’application de la loi, notamment le développement d’une direction stratégique, l’établissement d’un centre de compétences et l’intégration de systèmes sans pilote dans les systèmes d’information existants. Il appelle également à investir dans la formation, l’éducation et les initiatives visant à renforcer la confiance du public.

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Approfondissement des données concernant le Rapport complémentaire sur les homicides du FBI

Aux États-Unis, l’âge moyen des victimes d’homicide en 2025 atteint son niveau le plus élevé depuis, au moins, avant 1976. C’est ce que semblent indiquer les données du FBI, selon l’analyste de la criminalité Jeff Asher.

La meilleure source de données sur les victimes d’homicide aux États-Unis est le Rapport complémentaire sur les homicides (SHR) du FBI. Le SHR est une compilation des données du FBI sur toutes les victimes d’homicide au cours d’une année donnée. Les agences fournissent des détails sur le mois, l’âge de la victime et celui de l’auteur, la race et le sexe, les circonstances de l’homicide et le type d’arme utilisé.

Cependant, le SHR est difficile à gérer. Tous les états ne participent pas (par exemple, l’État de Floride ne fait pas de rapport) et les agences ne font pas toutes un rapport chaque année. De nombreux ordinateurs peuvent aujourd’hui traiter une feuille de calcul de 20 000 lignes et 100 octets, mais le SHR est produit en format ASCII, ce qui est particulièrement difficile à utiliser.

Heureusement (et c’est un euphémisme), Jacob Kaplan a étudié les données historiques du SHR couvrant la période de 1976 à 2024, qu’il a rendues aisément accessibles au public. Généralement, entre 80 et 90 % du nombre d’homicides estimés chaque année figurent dans le SHR, bien que cette proportion ait augmenté ces dernières années grâce à la reprise des rapports de la Floride. L’augmentation de 2024 reflète probablement une révision à la hausse de plusieurs centaines de cas, mais plus de 90 % des homicides de l’an dernier apparaissaient déjà dans le SHR.

L’analyse des données de 2025 doit être interprétée avec prudence, car elles ne sont pas définitives. Évidemment, l’année n’est pas terminée et même les agences ayant transmis leurs informations ne l’ont pas fait de manière complète. Reste que l’intégration du SHR dans les rapports mensuels du FBI constitue une avancée majeure.

En remontant aux taux d’homicides jusqu’en 1976, il apparaît que l’âge moyen des victimes d’homicide est en hausse.

L’âge moyen d’une victime d’homicide jusqu’à présent est de près de 36 ans, soit un âge plus élevé que durant les cinquante années de compilation de données du SHR. L’année dernière, l’âge moyen d’une victime était légèrement plus jeune, bien qu’il soit possible que l’âge moyen de cette année diminue encore lorsque les données seront entièrement analysées. Quoi qu’il en soit, l’âge des victimes d’homicide en 2024 et 2025 a atteint le niveau le plus élevé depuis plus d’un demi-siècle de compilation de données.

Ce n’est pas seulement une question de particularité des données du FBI. Les données sur les homicides des CDC montrent une augmentation similaire de l’âge moyen des victimes, correspondant presque exactement à celui relevé par le FBI quasiment chaque année depuis 2001 (un peu plus élevé en raison de l’inclusion du 11 septembre dans les données des CDC).

En répartissant la proportion annuelle des victimes d’homicide par tranches d’âge, il apparaît que un peu plus de 60 % des victimes d’homicide de ces deux dernières années avaient entre 18 et 44 ans, une part nettement inférieure à celle observée il y a seulement cinq ans.

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L’Allemagne est-elle un pays sûr ? Les statistiques criminelles en un coup d’œil

Les gros titres alarmistes sur la criminalité, la drogue et la violence dans les rues sont fréquents dans les médias allemands. Des vidéos virales, comme celles du blogueur allemand d’origine sud-africaine, Kurt Caz, montrant le quartier difficile de Bahnhofsviertel à Francfort, renforcent l’idée que l’Allemagne connaît une crise de sécurité. Mais que disent réellement les données ?

Bahnhofsviertel est historiquement un quartier marginal, avec une forte présence de drogues et de prostitution. La criminologue Susanne Karstedt rappelle que ces aspects attirent la violence et la criminalité liée à la drogue. Comme dans beaucoup d’autres pays, les villes allemandes ont des taux de criminalité plus élevés que les zones rurales, en particulier dans les endroits où les inégalités sociales sont marquées, comme Berlin, Francfort ou Brême.

Toutefois, S. Karstedt insiste sur le fait que l’Allemagne est un pays sûr. La criminalité, en général, est en baisse depuis les années 1980-1990. La technologie, comme dans le cas des systèmes modernes de sécurité des véhicules, a contribué à cette réduction.

Sur le site dw.com, les journalistes Pere Hille et Kira Schact, estiment que le taux d’homicide est l’un des indicateurs les plus utiles pour comparer la sécurité entre les pays. Avec 0,91 meurtre pour 100 000 habitants, l’Allemagne se classait au 147e rang mondial en 2024. Cela la place loin derrière des pays comme l’Afrique du Sud (avec plus de 40 homicides pour 100 000 habitants) ou les États-Unis (5,76).

Il y a vingt ans, l’Allemagne avait un taux d’homicide beaucoup plus élevé (2,5), ce qui montre une nette amélioration. Toutefois, une hausse récente de la criminalité violente a été détectée, en particulier chez les jeunes hommes, un groupe souvent affecté par des conditions sociales difficiles.

Les discussions sur la migration et la criminalité suscitent souvent la controverse. Susanne Karstedt souligne qu’il n’y a pas de lien direct entre le fait d’être un migrant et le fait de commettre des crimes. En fait, plusieurs études montrent que les migrants commettent généralement moins de crimes que les citoyens autochtones. Ce qui a une influence, ce sont les facteurs sociaux tels que le manque d’opportunités, le chômage ou le niveau d’éducation.

En outre, de nombreux migrants vivent en milieu urbain, où la criminalité est statistiquement plus élevée. Gina Rosa Wollinger, criminologue à Cologne, précise que cela peut fausser la perception du public, car ce n’est pas la migration en soi qui explique la criminalité, mais le contexte dans lequel vivent ces personnes.

Les études sur la criminalité juvénile confirment que les causes de la violence sont les mêmes pour les jeunes Allemands et les jeunes étrangers. Mais les jeunes migrants courent davantage de risques, surtout s’ils ont vécu des expériences traumatisantes liées à la guerre ou à l’exclusion sociale.

Les statistiques officielles sur la criminalité en Allemagne proviennent de l’Office fédéral de police criminelle (BKA). Toutefois, ces données ne concernent que les cas signalés. La violence domestique ou les agressions sexuelles ne sont souvent pas signalées, en particulier dans les zones rurales ou dans les relations de proximité (membres de la famille, enseignants, entraîneurs, etc.).

S. Karstedt précise que la plupart des agressions sexuelles ne sont pas commises par des étrangers, mais par un proche de la victime. Des cas comme celui de la nuit du Nouvel An 2015 à Cologne, où des dizaines de femmes ont été agressées par des inconnus, sont une exception et non la norme.

S. Karstedt, qui vit en Australie mais se rend souvent à Hambourg, sa ville natale, affirme qu’elle s’est toujours sentie en sécurité, même dans les transports publics. Même si elle reconnaît que l’Allemagne peut sembler moins accueillante que d’autres pays, elle insiste que c’est un pays sûr.

La perception du public est souvent influencée par les nouvelles sensationnelles et les vidéos virales. Malgré les problèmes sociaux et les hausses occasionnelles de la criminalité, les données montrent que l’Allemagne reste l’un des pays les plus sûrs au monde.

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Le bureau des droits fondamentaux de Frontex publie son rapport annuel 2024

Le bureau des droits fondamentaux de Frontex a publié son rapport annuel 2024, qui fournit un aperçu de la façon dont les droits sont protégés aux frontières extérieures de l’Union européenne, ainsi que des zones qui restent source de préoccupation. Le rapport explique comment le bureau organise les opérations, en intégrant notamment la protection des droits à tous les domaines d’intervention de Frontex, y compris les retours, la surveillance et la coopération avec les autorités nationales.

Les tensions géopolitiques, la guerre, l’instabilité et les catastrophes naturelles ont façonné la situation aux frontières de l’Europe. Ces pressions, qui persistent encore aujourd’hui, rendent les interventions du bureau d’autant plus importantes.

En 2024, des spécialistes des droits fondamentaux ont passé près de 2 000 jours sur le terrain dans plus de 20 pays. Une cinquantaine de rapports d’incidents graves ont été établis et une centaine de plaintes ont été traitées. Plus de 500 journées ont été consacrées à la formation sur le terrain, et plus de 200 opérations de retour ont été supervisées avec l’aide d’experts nationaux.

Le rapport reflète également l’influence croissante du bureau des droits fondamentaux au sein de Frontex. Le bureau travaille en étroite collaboration avec la structure de commandement opérationnelle de l’agence et participe à la prise de décision dès le départ. L’objectif de sa stratégie à long terme est de garantir que la protection des droits est intégrée à toutes les activités de Frontex.

Le rapport annuel couvre la surveillance aux frontières de l’Union européenne et d’autres pays, les activités de retour, les mécanismes de responsabilité, les fonctions consultatives, la coopération et la formation. Il fournit des données concrètes sur l’impact croissant du bureau au sein de Frontex et sur la manière dont les États membres abordent la gestion des frontières.

Le rapport s’adresse à la fois aux experts et au grand public et contribue au débat plus large sur la manière de gérer les frontières de l’Europe tout en respectant les valeurs et les obligations juridiques européennes.

Ce rapport est structuré en cinq chapitres qui reflètent cet effort.

Le chapitre 1 présente les principales conclusions tirées du suivi des activités aux frontières extérieures et dans d’autres pays.

Le chapitre 2 couvre le suivi des opérations de retour, les principales recommandations relatives aux opérations de retour par voie aérienne et le programme de réintégration de Frontex.

Le chapitre 3, consacré aux mécanismes de responsabilité et au recours à la force, résume les conclusions des deux principaux mécanismes de responsabilité relevant du mandat du bureau des droits fondamentaux de Frontex : la gestion des plaintes et les rapports d’incidents graves.

Le chapitre 4 est consacré aux fonctions consultatives du bureau et à la coopération. Il offre une vue d’ensemble des conseils sur les activités opérationnelles qui ont été fournis, des préoccupations en matière de droits fondamentaux, de la coopération avec des pays tiers et de l’analyse des risques. Il présente également le plan d’action de l’agence en matière de droits fondamentaux et la stratégie technique et opérationnelle sur la gestion intégrée des frontières européennes, entre autres cadres politiques pertinents pour veiller au respect des droits fondamentaux par la communauté des garde-frontières et des garde-côtes européens.

Le chapitre 5 présente l’engagement du bureau en matière de formation et de renforcement des capacités, avec des activités destinées à des parties prenantes internes et externes, souvent organisées en coopération avec des partenaires extérieurs.

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Hospitalisations pour blessures par arme à feu aux États-Unis

Il est essentiel de disposer de données précises sur les blessures par arme à feu aux États-Unis pour mieux comprendre le coût total ou la charge sociale de la violence par arme à feu. Cependant, il n’existe pas de ressource unique fournissant des estimations fiables de ces blessures dans ce pays. Les données sont rares et, dans certains cas, trop coûteuses pour la plupart des chercheurs.

Ce manque d’informations limite la capacité des chercheurs à répondre à des questions fondamentales sur la violence par arme à feu, telles que l’évolution dans le temps des tendances en matière de blessures ou l’efficacité des stratégies de réduction des risques.

Dans le cadre de l’initiative Gun Policy in America, les chercheurs de la RAND ont développé une base de données longitudinale des estimations nationales américaines concernant les hospitalisations pour blessures non mortelles par arme à feu entre 2000 et 2022.

Ces estimations reposent sur diverses sources de données, dont les plus importantes sont les résumés des bases de données nationales sur les hospitalisations (SID), complétées par d’autres données provenant du ministère de la Santé du pays. Les estimations n’incluent pas les visites aux urgences qui n’aboutissent pas à une hospitalisation ou les blessures par arme à feu pour lesquelles des soins hospitaliers n’ont pas été nécessaires.

On estime qu’entre 2000 et 2022, il y a eu 728 617 hospitalisations pour des blessures non mortelles par arme à feu dans l’ensemble du pays, soit une moyenne annuelle d’environ 31 600 blessures non mortelles aux États-Unis.

Les données révèlent également des différences substantielles dans le taux d’hospitalisation pour blessures non mortelles par arme à feu entre les états et des tendances nationales relativement stables. Ces données pourraient aider à répondre aux questions concernant les effets des politiques étatiques et le coût social des blessures par arme à feu pour les états et le pays.

Données et méthodologie

Le modèle utilisé pour les hospitalisations dues à des blessures par arme à feu non mortelles combine les données du SID disponibles dans le cadre du Healthcare Cost and Utilization Project (HCUP), les données complètes du SID des états, les données disponibles sur les portails web d’hospitalisation du ministère de la Santé des États-Unis et les données fournies par les ministère de la Santé des états en réponse aux demandes directes de l’équipe.

Les années pour lesquelles les données manquaient concernant le nombre d’hospitalisations pour blessures par arme à feu ont été imputées à l’aide de covariables hypothétiques associées aux hospitalisations pour blessures par arme à feu. Ces covariables comprenaient le taux de décès par arme à feu sans suicide, le taux de décès par arme à feu dans les établissements médicaux, le taux de crimes violents déclarés et les caractéristiques démographiques, économiques et sociales annuelles au niveau national.

L’imputation des données d’hospitalisation manquantes et la correction des données incomplètes sur le mécanisme des blessures ont été estimées simultanément dans un modèle de régression bayésien. Ce modèle utilise une structure d’erreur complexe conçue pour saisir les principales caractéristiques des données d’hospitalisation, notamment la plus grande variance des taux d’hospitalisation pour blessures par arme à feu pour les années moins peuplées et la corrélation des valeurs au sein de chaque état au fil du temps. Plusieurs ensembles de données d’imputation ont été créés en échantillonnant la distribution prédictive postérieure du modèle.

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Rapport de 2025 sur la situation et les tendances du terrorisme dans l’Union européenne (EU TE-SAT)

Ce rapport de situation décrit les principales évolutions et tendances en ce qui concerne le terrorisme dans l’Union européenne (UE) au cours de l’année 2024. Il se fonde sur des informations qualitatives et quantitatives fournies par les États membres en relation avec les attaques terroristes, les arrestations, les condamnations et les peines pour des crimes terroristes.

De plus, les partenaires de coopération d’Europol ont également donné des informations qualitatives précieuses, qui ont permis de replacer dans leur contexte les événements survenus en dehors de l’UE et susceptibles d’avoir un impact sur la sécurité de l’Union européenne et de ses citoyens. Pour sa part, Eurojust a procuré des informations sur les condamnations et les acquittements liés aux crimes terroristes et sur les modifications apportées à la législation nationale sur le terrorisme.

Les États membres de l’UE sont tenus de transposer la directive (UE) 2017/541 relative à la lutte contre le terrorisme dans leur législation nationale. Si l’objectif principal de l’EU TE-SAT est de présenter une vue d’ensemble du terrorisme, le rapport comprend également des descriptions d’incidents, d’actes, d’activités et d’événements spécifiques d’extrémisme violent signalés par les États membres. L’aperçu quantitatif des attaques terroristes, des arrestations, des condamnations et des sanctions ne comprend pas les cas d’extrémisme violent, mais ce dernier est inclus dans le rapport à des fins de contextualisation ainsi que pour donner une image plus complète des menaces pesant sur la sécurité de l’Union.

Quatorze États membres ont signalé un total de 58 attaques terroristes (34 menées à bien, 5 échouées et 19 déjouées). Sur l’ensemble des attentats, 24 ont été attribués au terrorisme djihadiste, contre 14 l’année précédente ; 21 attentats ont été attribués au terrorisme de gauche et au terrorisme anarchiste, et 8 attentats ont été classés comme autres formes de terrorisme ou non spécifiées. Quatre attentats séparatistes et un attentat terroriste d’extrême droite ont également été signalés et menés à bien.

Le terrorisme djihadiste reste le plus meurtrier, avec 5 victimes mortelles et 18 blessés.

449 personnes ont été arrêtées pour des délits liés au terrorisme dans 20 États membres. La plupart des arrestations concernaient le terrorisme djihadiste (289), suivi par le terrorisme d’extrême droite (47). Cinquante-huit arrestations ont été effectuées pour des crimes terroristes liés à d’autres formes de terrorisme ou à des formes non spécifiées dans 10 États membres.

Les procédures judiciaires menées dans 16 États membres ont abouti à 427 condamnations et 59 acquittements pour des crimes terroristes.

Le conflit à Gaza continue d’avoir un impact majeur sur la menace terroriste dans l’UE. De nombreuses attaques et appels à la violence ont été lancés à travers tout le spectre idéologique. La propagande terroriste et extrémiste violente en ligne a instrumentalisé le conflit et attisé la haine, l’antisémitisme étant le dénominateur commun dans les deux cas.

La guerre de la Russie contre l’Ukraine a été un autre moteur de la propagation des récits extrémistes violents, de la radicalisation et de la mobilisation.

Dans leur recherche de soutien et de nouvelles recrues, les groupes terroristes ciblent les personnes vulnérables, en particulier les mineurs et les personnes affectées par des vulnérabilités psychologiques.

Le nombre de mineurs et de jeunes impliqués dans des activités terroristes et extrémistes violentes dans l’UE a continué d’augmenter en 2024. Les problèmes de santé mentale, l’isolement social et la dépendance numérique ont joué un rôle très important dans la radicalisation de ces jeunes.

La menace terroriste est liée à une diversité croissante de communautés en ligne qui recrutent des mineurs et des jeunes adultes pour commettre des actes de violence extrême contre eux-mêmes et contre autrui. Leurs dirigeants prônent l’effondrement des sociétés démocratiques par la terreur, le chaos et la violence.

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