Harcèlement scolaire : premier pas vers une conduite antisociale adulte

Début 2019 a été publiée l’étude Bullying, une porte ouverte au comportement antisocial adulte de Pedro García Sanmartín. Cette étude considère que le déclin des valeurs sociales et une éducation déficitaire à l’égard des enfants deviennent des facteurs de risque de harcèlement scolaire, ce qui signifierait une porte ouverte aux comportements antisociaux chez les adolescents et les adultes.

Hélas, l’étude constate qu’il se produit une augmentation du nombre de cas de harcèlement scolaire (bullying) ou cyberharcèlement ainsi que du nombre d’enfants de plus en plus jeunes qui souffrent de troubles tels que dépression, anxiété et menant parfois au suicide. De plus, elle détecte d’autres problématiques associées à l’école, dont l’échec scolaire ou les mauvaises notes…, ainsi que d’autres conduites antisociales telles que consommation précoce d’alcool ou de drogues, actes de vandalisme et vols.

L’étude s’étend aussi sur l’époque que nous vivons et estime que la procrastination, de même que la volonté d’obtenir de façon immédiate ce que l’on désire sans penser aux conséquences futures, produisent des enfants dépourvus d’aptitudes sociales pour affronter les problèmes auxquels ils devront faire face à l’avenir.

Une des conséquences importantes des vécus de l’enfance, qui perdureront à la maturité et affecteront le développement personnel, est l’effet Pygmalion, en ce sens que les discrédits et étiquettes acquis pendant l’enfance resteront gravés dans la personnalité en provoquant chez certains une faible estime de soi, un manque d’assurance ou autres troubles cognitifs.

L’auteur considère que le harcèlement scolaire est un problème multifactoriel mais aussi un phénomène que tout le monde, à différents niveaux, a contribué à créer et que, de ce fait, c’est toute la société qui doit s’engager à son éradication. D’autant plus que c’est souvent là le premier pas vers de futures conduites déviantes.

Les causes du bullying sont aussi multifactorielles. Le manque d’aptitudes et de valeurs sociales normalisées fait que ces enfants cherchent refuge dans des comportements antisociaux qu’ils considèrent justifiés et que viennent renforcer les témoins qui, probablement, souffrent aussi d’un déficit de certaines valeurs sociales essentielles et peut-être d’un manque d’assurance.

Entre autres conclusions auxquelles aboutit cette étude, soulignons :

  • La nécessité de réclamer un changement du système éducatif, en améliorant la dotation de ressources et les outils des services associés à l’éducation ainsi qu’aux services d’assistance.
  • L’importance de l’éducation : enseignants et parents doivent assumer la responsabilité d’aider les enfants à découvrir leurs aptitudes cachées, les extérioriser et les afficher pour acquérir assurance, estime et connaissance de soi et pouvoir ainsi affronter à l’avenir les problèmes auxquels ils seront confrontés.
  • L’auteur souligne qu’il faut changer les habitudes intergénérationnelles éducatives anciennes, qui n’aident pas au développement actuel des enfants. Étant donné que nous vivons dans un monde complexe, il faut inculquer des valeurs telles que tolérance, respect, égalité, justice et solidarité.

En Catalogne, d’après les résultats de l’enquête sur la violence scolaire de 2016, environ 40% des élèves ont été victimes de maltraitance de la part de leurs camarades. Dont 24% ont subi plus d’une atteinte au cours de cette même année et 10,4% ont souffert de harcèlement scolaire, c’est-à-dire qu’ils ont subi des actes préjudiciables une ou plusieurs fois par semaine.

Parmi toutes les victimes de bullying, 40% l’ont été par cyberharcèlement, le pourcentage de filles victimes étant ici beaucoup plus élevé par rapport aux garçons (25,4% contre 15%).

http://www.fepsu.es/file/BULLYING.pdf

http://interior.gencat.cat/ca/el_departament/publicacions/seguretat/estudis_i_enquestes/

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Situation des drogues en Europe en 2019

D’après le rapport européen sur les drogues 2019 : tendances et évolutions, l’Europe a connu de profonds changements pour ce qui est des défis que constituent les drogues, notamment l’apparition de davantage de substances non contrôlées.

Des changements significatifs ont aussi été constatés sur le marché des drogues et leur consommation. Le commerce est dominé par les substances végétales importées en Europe qui, du coup, est devenue un marché où les drogues synthétiques et leur production sur le continent se sont décuplées.

ESTIMACIONES DEL CONSUMO DE DROGAS EN LA UNIÓN EUROPEA

Les principaux aspects du rapport à souligner sont les suivants :

  • La mondialisation et les progrès technologiques ont reconfiguré les questions stratégiques que les responsables politiques doivent envisager.
  • Actuellement, le nombre de personnes qui ont recours pour la première fois à un traitement contre l’addiction à l’héroïne est bas par rapport aux chiffres historiques, les taux de consommation par voie parentérale ont chuté et le nombre annuel de nouveaux cas de VIH attribués à la consommation de drogues par voie parentérale a baissé d’environ 40% sur les dix dernières années.
  • L’épidémie d’opioïdes qui sévit aujourd’hui aux États-Unis et au Canada s’explique par la consommation d’opioïdes synthétiques, notamment les dérivés du fentanyl. L’Europe n’a pas été touchée jusqu’ici mais cela reste un motif de préoccupation.
  • Certains indices montrent que la disponibilité croissante de cocaïne génère une hausse des coûts de santé. Depuis 2014, le nombre de consommateurs entamant un traitement par suite de problèmes liés à la cocaïne, bien que relativement bas, a augmenté de plus de 35%.
  • Les données actuelles sur la cocaïne en Europe révèlent qu’aussi bien le nombre de saisies que les quantités saisies atteignent des maximums historiques. La cocaïne entre en Europe par de multiples voies et moyens, mais on constate l’augmentation du trafic de gros volumes dans les grands ports au moyen de containers.
  • La production de drogues synthétiques en Europe, bien que difficile à contrôler, semble être à la hausse, en se diversifiant et en devenant plus innovatrice. C’est ce qu’indiquent les dernières données en montrant une augmentation des saisies de produits chimiques précurseurs.
  • Ces dernières années, de nouvelles formes de cannabis ont été développées grâce aux progrès des techniques de culture, d’extraction et de production. Les types de plantes établies aussi bien en Europe qu’au Maroc – origine d’une bonne partie de la résine de cannabis consommée en Europe – ont commencé à être substitués par des plantes hybrides et de diverses variétés qui produisent un cannabis plus fort.
  • En 2018, le système d’alerte de l’UE sur les nouvelles substances psychoactives a reçu des notifications de nouvelles substances à raison d’une par semaine. 2018 en a recensé un total de 55, un chiffre similaire à celui de 2017.
  • En 2017, les forces de police et de sécurité ont réalisé pas moins de 1,1 million de saisies de substances illégales. Les trois pays où le nombre de saisies était le plus élevé étaient l’Espagne, le Royaume-Uni et la France qui, ensemble, représentaient deux tiers du total des saisies dans l’Union européenne.
  • L’héroïne est l’opioïde le plus consommé sur le marché de la drogue en Europe. L’héroïne entre en Europe par quatre routes principales : la route des Balkans et la route méridionale, qui sont les plus importantes, ainsi qu’une ramification de la route méridionale qui passe par la Syrie et l’Irak et enfin la route septentrionale.
  • Il s’est produit une certaine résurgence de la MDMA dont la production se concentre aux Pays-Bas et en Belgique.

http://www.emcdda.europa.eu/system/files/publications/11364/20191724_TDAT19001ESN_PDF.pdf

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En 2018, 44% des 5 472 morts dans un accident de la route en Argentine étaient des motocyclistes

Dans ses principales conclusions, l’annuaire statistique 2018 de l’Agence nationale de la sécurité routière en Argentine constate que 5 472 personnes ont trouvé la mort dans un accident de la route. De plus, cette problématique coûte annuellement plus de 175 milliards de pesos à l’administration publique.

Ces données, publiées par les analystes le 10 juin dernier, Journée mondiale de la sécurité routière, situent les accidents de la route en Argentine comme la première cause de mortalité chez les moins de 35 ans et la troisième sur le total de la population. En effet, le nombre de morts de moins de 35 ans sur les routes représente 45% du total des victimes.

Ce chiffre de 5 472 morts en 2018, en conséquence d’un accident de la route, est obtenu dans le cadre temporel de suivi des victimes jusqu’à 30 jours après l’accident, conformément au critère d’harmonisation globale établi par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). De cette manière, on sait que 71,5% des morts – 3 914 – se sont produites sur le lieu des faits ou dans les 24 heures après l’accident.

Outre les morts par accident, on a recensé 64 816 blessés – dont 7 446 graves – sur un total de 81 592 sinistres survenus en 2018.

Malgré la sévérité de ces données, certains analystes comme Carlos Pérez de l’ANSV considèrent que les chiffres d’accidentalité se stabilisent à la baisse. En effet, 2017 a enregistré 5 611 morts alors que 2016 a recensé 5 582 victimes mortelles d’un accident de la route. Ce dernier estime qu’on assiste à une chute relative, bien que pas assez significative, dans ce qui « serait un nivellement des statistiques avant d’amorcer une baisse par l’approfondissement dans l’application de politiques publiques adéquates ».

Le taux de mortalité montre le même flux que les pertes humaines en matière de sinistres. La statistique qui exprime le rapport entre le nombre de morts pour cent mille habitants d’une même unité géographique s’est maintenue dans les standards équilibrés : en 2016, on était à 12,8%, en 2017 à 12,7% et en 2018, ce chiffre continue à baisser et atteint 12,3%.

Parallèlement, les autorités ont présenté les conclusions d’une étude qui contemple le coût financier de l’accidentalité routière. Ainsi, les accidents de la route coûte à l’État argentin 175 milliards de pesos argentins annuels, soit 1,7% du produit intérieur brut.

Ces données sont le fruit du calcul des différents coûts : perte de productivité de la personne sinistrée, coûts médicaux, humains, sur la propriété et les agents administratifs.

Un autre aspect qui préoccupe les analystes est que les victimes mortelles se déplaçant à motocyclette étaient en 2018 au nombre de 2 350, un chiffre qui représente 43,8% du total des victimes, alors que 2017 affichait 38%.

Face à ces données, on assiste à un renforcement des campagnes sur le port obligatoire du casque pour les motocyclistes et leurs passagers, parallèlement aux campagnes sur l’utilisation de la ceinture de sécurité, bien qu’on observe une augmentation de son utilisation et qu’on ait recensé un total de 1 479 morts en voiture, soit 27,6% du total.

Ils soulignent aussi que 78% des morts sur la route sont des hommes, contre 22% de femmes.

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Rapport sur la violence et les incivilités dans le football amateur en France

En France, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) a publié son rapport annuel sur la violence et les incivilités dans le football amateur pour la saison 2017-2018. Selon l’étude, 1,8% des matchs joués ont enregistré des incidents violents ou des actes d’incivilité.

Depuis 2007, l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales émet un rapport annuel sur les violences et incivilités dans le football amateur. L’étude analyse les données fournies par la Fédération française de de football qui recense les incidents violents et les actes d’incivilité moyennant une application informatique (« Observatoire des comportements »).

Sur la base de l’analyse des données obtenues, certaines mesures préventives sont mises en place. Lorsque se produisent des actes violents au cours d’un match, ils sont enregistrés et le match est qualifié de « sensible » ; ainsi, lors de futures rencontres, des moyens de sécurité supplémentaires seront déployés pour prévenir les agissements répréhensibles. D’autre part, la Fédération française de football met en œuvre diverses actions à partir des données collectées, notamment le Programme éducatif fédéral (PEF), une série de fiches éducatives mises à la disposition des éducateurs pour enseigner les avantages du sport dans le respect des règles.

Le bilan présenté a rapporté des incidents violents ou des actes d’incivilité dans 11 335 matchs, soit 1,8% du total, ce qui montre une légère hausse de 0,2% par rapport à la saison précédente. Cette augmentation pourrait toutefois être due à une plus grande précision dans l’enregistrement des incidents, plus qu’à une hausse réelle des actes violents.

Dans la plupart des cas, l’acte violent le plus grave a été commis par un joueur (89%), dans 5% des cas par les dirigeants des équipes et dans 3% des cas par les spectateurs. Lorsqu’on observe le club de provenance des agresseurs, les données sont très équilibrées : 47% des agresseurs chez les visiteurs, 46% chez les locaux et 6% issus des deux camps.

Quant à la nature de l’agression, dans presque la moitié des cas, l’acte le plus grave était l’agression verbale (49%), dont 9% étaient des menaces. 45% des incidents violents recensés étaient des agressions physiques. Soulignons que, sur cette saison, 9 agressions par arme ont été enregistrées, ce qui représente moins de 1% du total. Par ailleurs, dans 76 matchs, sur un total de 11 335, l’incident le plus grave était à caractère raciste ou discriminatoire.

Les violences et les incivilités dans le football amateur – saison 2107-2018

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ENUSC 2018 : après six années, la criminalité diminue au Chili

L’Enquête nationale urbaine de sécurité publique (ENUSC), lancée par le président du Chili, Sebastián Piñera, constate une baisse de la criminalité de 2,6% – soit environ 130 000 foyers de moins où l’un des membres a été victime d’un crime –.

Cette enquête est la plus précieuse pour les experts en questions de sécurité dans le pays car plus de 27 000 logements sont interviewés dans des zones urbaines et, d’après la fiche technique, cela représenterait 13 millions de personnes pour 5 millions de logements. L’enquête à été réalisée de septembre à décembre 2018 sur des individus de plus de 15 ans.

D’après les résultats de l’ENUSC 2018, réalisée par le CEAD – Centre d’études et d’analyse de la criminalité – et mesurant les taux de criminalité dans tous le pays, dans 25,4% des foyers, au moins un des membres a été victime d’un crime. Ce pourcentage de victimisation en 2018 n’est pas le plus bas dans l’historique de la série : en 2012, le pourcentage de victimes était de 24,3%, en 2013 de 22,8% et en 2014 de 23,5%.

Un des aspects que soulignent, par-dessus tout, les représentants de l’enquête est qu’une année encore, la perception de l’insécurité est à la baisse. L’année 2015 affichait le point le plus haut avec 86,8% des personnes interrogées ayant déclaré leur sentiment que la criminalité avait augmentée. Ce chiffre a diminué en 2016 et 2017 et, aujourd’hui, l’enquête montre une nouvelle baisse le situant à 76,8% des répondants.

Le pourcentage des répondants ayant déclaré avoir porté plainte, après avoir été victime d’un crime, est de 35,1%, soit moins que les années précédentes. Ce chiffre a progressivement diminué depuis 2015 où il atteignait 43,5% des personnes interrogées.

D’autre part, en 2018, 6,6% des logements du pays ont été revictimisés, c’est-à-dire qu’ils ont été victimes deux fois ou plus d’un crime grave.

Les principales causes motivant la non-dénonciation de faits criminels sont le caractère bénin du délit, l’éventuelle perte de temps ou le manque de confiance en la police ou la justice.

Pour ce qui est de la caractérisation des actes criminels, l’enquête compare les résultats de 2017 et 2018 et, pour la plupart des crimes, le chiffre diminue. À la question de savoir si le répondant ou l’un des membres de son foyer a été victime d’un crime tel que vol avec violence et/ou intimidation, 4,6% répondent affirmativement en 2018 contre 5,1% en 2017. Le cambriolage montre des chiffres similaires et passe de 5,1% à 4,8% en 2018. Mais la baisse la plus remarquable touche le vol à la roulotte qui passe de 14,2% en 2017 à 11,6% en 2018.

L’ENUSC a aussi mesuré la source d’information à partir de laquelle les gens forgent leur perception de la criminalité : plus de la moitié des répondants – 50,2% – le font à travers la télévision, 13,8% par le biais d’autres personnes et 12,5% parce qu’ils l’ont eux-mêmes subie.

Pour ce qui est des incivilités, la plupart des infractions diminuent en pourcentage par rapport à 2017 et l’on constate notamment la présence de chiens errants, de commerces ambulants et de graffitis sur la voie publique. En revanche, d’autres types d’infraction non négligeables se maintiennent stables par rapport à l’année précédente, dont la consommation d’alcool ou de drogues sur la voie publique, l’accumulation de déchets, la présence d’individus dormant dans la rue, la vente clandestine d’alcool et la prostitution.

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Allemagne : la baisse des crimes se poursuit tandis que l’insécurité augmente

Reichstag BerlinL’Allemagne vient de publier, presque simultanément, ses statistiques policières sur la criminalité[1] ainsi qu’une enquête de victimisation au niveau fédéral[2]. Paradoxalement, alors que le nombre de crimes baisse de 3,6% (350 000 de moins que l’année précédente), le nombre d’individus qui se sentent un peu ou très en insécurité passe de 17,3% en 2012 (l’enquête de victimisation précédente) à 21,5%. La différence temporelle entre ces données n’explique pas cet écart car le crime se situe, ces dernières années, dans une phase de baisse modérée mais constante (depuis 2012, le nombre de crimes a diminué de plus d’un demi-million de cas). Un des facteurs qui motive probablement cette baisse de la sécurité subjective est lié au spectre du terrorisme (qui fait que plus de 20% de la population se sentent en insécurité) qui n’apparaissait pas dans la précédente enquête de 2012. Cette augmentation de l’insécurité se produit de manière similaire dans l’immense majorité des Länder.

Les aspects qui affectent le plus la sensation de sécurité des enquêtés sont le vol à domicile (24% craignent d’être victimes de ce type de crime), le vol avec violence (20,9%) et la violence sexuelle (22,2% de femmes).

Les atteintes aux personnes diminuent de 3,9%. Bien que les homicides et leurs variantes augmentent d’environ 4% et les coups et blessures très légèrement, la baisse important des atteintes à la liberté sexuelle (plus de 10%) vient largement compenser cet écart. Ce qu’on appelle la « criminalité de rue » (Straβenkriminalitat), qui constitue la catégorie de crimes la plus nombreuse, montre une baisse de 8%. Les atteintes aux biens dans leur ensemble (vols en général, de vélos, de et dans des véhicules et camions, de motos), y compris les vols à domicile tant redoutés, montrent une réduction de 16,3 % qui est le résultat de différentes méthodologies de prévention (notamment la Predictive Policing). Les escroqueries et les fraudes enregistrent aussi une légère diminution.

Le taux de plaintes se situe entre 35 et 40%, à l’exception des cas de Phishing et de Pharming qui montrent des niveaux de plainte très inférieurs (environ 10%). Parmi les raisons motivant la dénonciation d’un crime figure en premier lieu l’obligatoriété (morale) de porter plainte et le souhait qu’un fait ne se reproduise pas ou que le coupable soit puni.

Le nombre d’individus interpellés baisse de 2,9% par rapport à l’année précédente (2 051 266 en 2017) ; parmi ces derniers, 65,46% ont la nationalité allemande et 34,53% sont étrangers.

[1] Vid.

https://www.bka.de/DE/AktuelleInformationen/StatistikenLagebilder/PolizeilicheKriminalstatistik/pks_node.html

[2] Vid.

https://www.bka.de/DE/UnsereAufgaben/Forschung/ForschungsprojekteUndErgebnisse/Sicherheitsstudie/sicherheitsstudie_node.html

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Comment recenser les enfants qui font partie de bandes urbaines en Angleterre?

L’activité des bandes en Angleterre se tient souvent sous le radar des autorités, néanmoins, il n’est pas facile de définir ce qu’on entend par bande.

Un rapport a estimé qu’actuellement, 27 000 filles et garçons appartiennent à des bandes en Angleterre.

Or, comment parvient-on à ce résultat ?

Chaque année, le Bureau de la statistique nationale fait une enquête sur la criminalité en interrogeant un panel représentatif de foyers sur leur expérience en matière de délinquance. Sur les trois dernières années, il a été demandé aux enfants de 10 à 15 ans s’ils se considéraient comme membres d’une bande urbaine.

Le bureau du commissaire à l’enfance en Angleterre a fait son propre calcul sur ces chiffres.

L’année dernière, sur un panel d’environ 4 000 enfants, 0,7% (environ 30 enfants) ont déclaré se considérer comme membres d’une bande urbaine. Ce chiffre a été augmenté pour atteindre le chiffre estimatif de 27 000 pour l’ensemble de la population en Angleterre.

Il s’agit là d’une estimation mais le rapport donne un chiffre très inférieur de 6 560 enfants réellement connus comme appartenant à des bandes par des équipes qui traitent avec des jeunes ou avec des services à l’enfance.

Étant donné la différence entre le chiffre le plus élevé et le chiffre le plus bas, le rapport conclut que la plupart des membres de bandes ne sont pas connus des autorités.

Bien qu’on ne puisse l’affirmer, il est probable qu’un grand nombre de jeunes méconnus des autorités appartiennent aux bandes, mais on ne peut pas non plus avoir la certitude que 27 000 enfants y soient nécessairement impliqués.

Vu que ces chiffres proviennent d’une analyse spécifique, il n’y a pas de données individuelles comparables sur la violence liée aux bandes et les activités criminelles en Écosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord.

En revanche, à Londres, la police métropolitaine alimente une base de données bien connue, la Gangs Matrix, qui contient les noms de 3 000 à 4 000 « personnes d’intérêt ».
La base de données a été critiquée pour son orientation disproportionnée vers les jeunes de couleur qui pourraient n’avoir aucun lien avec les crimes violents.

En 2017, lors de la dernière publication des estimations criminelles, un crime violent sur 500, recensé par la police de Londres, a été identifié comme étant associé aux bandes. Depuis 2010, 15% des homicides dans la capitale sont liés aux bandes.

Les enfants exploités par les bandes de trafiquants de drogues sont aussi une préoccupation grandissante.

Compte tenu du caractère illicite des opérations en matière de stupéfiants, la participation totale est difficile à chiffrer mais la plupart des données reçues par l’Agence nationale de la criminalité affectent des individus de moins de 15-17 ans.

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RAND Europe étudie la violence et les émeutes lors d’événements sportifs internationaux

Le comportement antisocial dans les matchs de football est un problème bien connu partout dans le monde. La police, les associations de football et les gouvernements ont mis en œuvre de nombreuses interventions et stratégies destinées à prévenir et à répondre à ces agissements problématiques. Face à deux événements sportifs internationaux prévus au Qatar – le Championnat du monde d’athlétisme 2019 et la Coupe du monde de la FIFA 2022 –, l’Université du Qatar a chargé RAND Europe d’une étude sur la violence et les émeutes lors d’événements sportifs internationaux.

L’objectif de l’étude était de comprendre la nature et les facteurs associés aux comportements antisociaux et violents dans les matchs de football et d’examiner l’efficacité des approches existantes pour prévenir et répondre à ces comportements.

Football supportersLa consommation d’alcool, les rivalités sportives, les facteurs spatiaux, sociopolitiques, psychologiques, situationnels et la réaction au jeu sont des éléments qui conduisent à un comportement violent et antisocial. Or tous ces facteurs interagissent fréquemment et ne sont en aucun cas fauteurs de troubles à eux seuls.

Les approches policières destinées à établir le dialogue et les lignes de communication positives avec les supporters semblent prometteuses. Certaines études ont constaté que les méthodes de police visant à maintenir des relations de respect mutuel entre supporters et forces de l’ordre étaient efficaces. Toutefois, les arguments produits dans l’étude de cas de violence à l’Euro 2016 suggèrent que les forces de police ont également besoin d’une série de tactiques, de ressources suffisantes et de préparation pour affermir la réponse si la situation l’exige.

La modélisation du comportement de la foule (CBM) permet de détecter les différences culturelles, individuelles et environnementales complexes dans la façon de bouger des individus dans un espace pour prédire la manière dont se comportent les foules. La CBM est plus efficace lorsqu’elle est collaborative et interactive entre les experts qui réalisent la modélisation, le client et les parties concernées, tels que les agents de sécurité des stades.

Une étude de cas sur le rôle des volontaires dans les principaux événements sportifs a fait apparaître que les volontaires jouent un rôle important dans le maintien de la sécurité publique en favorisant les comportements positifs du spectateur au cours des grandes rencontres sportives.

Bien qu’il n’existe pas un facteur unique générateur de troubles parmi les foules dans le monde du football, ​​les faits constatés suggèrent que certaines interventions peuvent être efficaces pour prévenir et répondre à un comportement violent et antisocial. Cela signifie que les pays amphitryons devraient être capables d’adopter des mesures pratiques pour minimiser les possibilités de troubles lors d’un tournoi. Les investigations suggèrent que le comportement nuisible augmente lorsque les tactiques de sécurité et vigilance sont disproportionnées ou inconsistantes, les queues et les retards à l’entrée des stades compliquent le mouvement des supporters.

Il y a une série de pratiques prometteuses que les organisateurs peuvent prendre en considération. Pour ce qui est des tactiques de vigilance, les expériences montrent que les dispositifs de police moins intenses sont associés à des foules plus pacifiques. Ces approches sont basées sur la création de relations avec les supporters, le partage de renseignements et la coopération entre les agences de police de différents pays, aussi bien avant que pendant un événement.

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encryption

En janvier dernier, Europol et Eurojust ont fait paraître leur premier rapport sur le cryptage en sécurité informatique, le First report of the observatory function on encryption. Dans le cadre des mesures annoncées par la Commission européenne dans l’Eleventh progress report, les deux agences ont établi un observatoire conjoint pour analyser les difficultés, les opportunités et le futur du cryptage en matière d’enquête criminelle.

Le rapport fait une brève introduction des concepts, produits et services[1] d’usage générique en cryptage. Puis, à partir de l’expérience des membres de l’European Cybercrime Centre (EC3), il traite des défis pour les forces de sécurité et les systèmes de justice dans le déroulement de l’enquête et de la persécution des infractions.

À ce propos, on constate, en premier lieu, un cadre légal spécifique déficient qui n’aide pas les agences de sécurité et les autorités judiciaires à surmonter ou attaquer le cryptage. Malgré l’équilibre difficile entre le droit à la confidentialité et les droits des victimes, le rapport met l’accent sur la nécessité d’une réglementation contemplant, entre autres, l’obligation légale de la part des entreprises et/ou services[2] de fournir le code ou l’information chiffrée et des provisions spécifiques dans l’utilisation d’outils pour attaquer le cryptage[3].

Au-delà des aspects légaux, le rapport souligne le besoin de renforcer les questions de coordination opérationnelle, les ressources techniques et technologiques et les ressources humaines. D’après l’observatoire, du point de vue opérationnel, une meilleure coordination des différentes forces de sécurité et des agences européennes Europol et Eurojust est nécessaire. De même, il est essentiel d’investir en puissance informatique afin de lancer des attaques visant à trouver les codes d’accès à l’information chiffrée. Néanmoins, en complément à la technologie, la formation et la présence de juristes experts en la matière deviennent indispensables[4].

Face à ladite problématique d’opposer les droits à la confidentialité et la nécessité de lutter contre la criminalité, European Digital Rights (EDRi) indique que trouver le code ou le découvrir en exploitant des vulnérabilités est une bonne manière d’y répondre. C’est dans ce sens que, d’après le rapport, l’effort doit être dirigé face au défi du cryptage.

Finalement, le rapport met sur la table de nouveaux défis du futur. L’observatoire en relève au moins trois : l’informatique quantique, l’intelligence artificielle et l’arrivée de la 5G. Jusqu’ici, aucune de ces technologies n’ont entraîné un changement radical en cryptage mais laissent augurer de grands progrès et certains risques, dont la Quantum Key Distribution pour ce qui est de l’informatique quantique ou l’International Mobile Subscriber Identity-IMSI[5] pour la 5G.

En somme, le rapport pose un dilemme. Bien que le cryptage soit nécessaire, en termes de sécurité, pour les administrations publiques et les entreprises privées, il est aussi mis à profit pour des activités illicites par le crime organisé. La question de fond est donc de doter les services publics d’un cadre légal et de capacité opérationnelle pour aller au-devant de ce nouvel environnement technologique. En serons-nous capables, alors que le rapport lui-même souligne que ce sont les entreprises privées qui mènent l’initiative ?

Liens—————————————————————————————————————-

https://www.europol.europa.eu/ à Europol

http://www.eurojust.europa.eu/Pages/home.aspx –> Eurojust

https://www.europol.europa.eu/publications-documents/first-report-of-observatory-function-encryption à Informe a la web d’Europol.

Bas de page 1.

https://www.europol.europa.eu/about-europol/european-cybercrime-centre-ec3 European Cybercrime Centre. EC3

https://www.techopedia.com/definition/5067/international-mobile-subscriber-identity-imsi – IMSI

[1] Par exemple, pour ce qui est des navigateurs, l’utilisation de The Onion Router (Tor), un logiciel libre qui, en empruntant diverses adresses IP, créé des nœuds et des connexions aléatoires avec leurs couches de cryptage respectives, ce qui rend la traçabilité de l’IP originale difficile. Ou les Virtual Private Networks qui protègent la connexion entre le terminal et le serveur. Dans les communications par voix, on a, par exemple, les services de cryptage de Signal ou, moins connu, de Silent Circle.

[2] Cette législation spécifique n’est pas généralisée car cela pourrait signifier une violation du droit de ne pas s’auto-incriminer dans un crime. Malgré cela, là où il existe cette obligation pour les fournisseurs de services, ces derniers, dans de nombreux cas, ne peuvent pas répondre à cette exigence parce qu’ils n’ont pas les données de chiffrement de bout à bout (end-to-end encryption E2EE).

[3] Le rapport souligne que, même si la législation en vigueur suffit, une concrétisation des outils de déchiffrement utilisés, bien que pas forcément très descriptive techniquement, pourrait offrir plus de sécurité juridique.

[4] Il y a des outils de chiffrement qui, avec l’actuelle puissance informatique, rendent le décryptage impossible dans un temps raisonnable. C’est pourquoi les experts peuvent apporter des aspects de contexte et d’environnement personnel du suspect en focalisant les ressources dans une direction.

[5] Avec la 5G, un identifiant unique peut être temporairement substitué par un identifiant dynamique, ce qui favorise de nouvelles techniques de manipulation de l’identité et de l’occultation.

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Le trafic de drogues : la principale préoccupation des Catalans d’après le CEO

ÒmnibusLe 13 février dernier, le Centre d’études sur l’opinion (CEO) a publié l’Òmnibus de la Generalitat de Catalunya 2018 qui vise l’obtention d’informations par démoscopie concernant la situation actuelle et l’impact des politiques menées à bien en Catalogne. Le rapport, divisé en deux parties, aborde plusieurs domaines, depuis l’aménagement du territoire, l’économie et le travail jusqu’à la santé, la culture et l’éducation, et traite aussi de la sécurité et la justice. Cette dernière section se distingue du rapport de l’année précédente par un changement d’objectif : alors qu’en 2017 l’accent était mis sur l’analyse de l’environnement judiciaire, en 2018 c’est la sécurité qui est priorisée et notamment les violences sexistes qui se produisent dans des contextes de loisirs.

Sur une échelle de 0 à 10 (0 = pas du tout sûr et 10 = très sûr), les enquêtés évaluent le niveau de sécurité en Catalogne selon une moyenne de 6,48 ; toutefois, une majorité de 23,3% donne une note de 8, ce qui signifie que le pays est considéré comme plutôt sûr.

Le trafic de stupéfiants est le phénomène considéré comme le principal problème pour la cohabitation et la sécurité publique. Sur une échelle de 0 à 10, où 0 signifie « aucun problème » et 10 « un problème très important », le trafic de drogues obtient une moyenne de 7,82, devant d’autres phénomènes qui, vraisemblablement, ont un impact plus direct sur le public comme, par exemple, les vols ou la violence. De plus, une majorité de 30,2% des enquêtés qualifie la menace de « problème très important », alors que seul 1,1% la qualifie d’« aucun problème ».

Cette problématique passe donc avant d’autres phénomènes qui sont aussi considérés comme une menace à la cohabitation et à la sécurité publique, dont la violence sexiste qui obtient une moyenne de 7,62, et les incivilités (saleté, bruit, etc.), notées 7,42. Au-dessous de 7, on a, par ordre décroissant, l’insécurité publique, dont les vols et agressions (6,92), le racisme et la xénophobie (6,82) et la maltraitance des personnes âgées (6,77). Le terrorisme, avec une note moyenne de 6,25, est considéré comme la problématique la moins importante.

Comme il a été dit, la violence sexiste est l’une des principales préoccupations, aussi bien pour le public que pour les institutions. Dans cette édition, l’Òmnibus cible les agressions et les violences sexistes dans les lieux de loisirs nocturnes où, d’après l’enquête de violence sexiste en Catalogne (EVCM) publiée par le département de l’Intérieur de la Generalitat de Catalunya en juillet dernier, se produisent la majorité des agressions sexistes et qui se situent devant les espaces publics et les transports publics.

Sur une échelle de 0 à 5, où 0 est « jamais » et 5 est « très souvent », 5,2% des individus considèrent que des viols ou tentatives de viol se produisent « très souvent » dans les lieux de loisirs nocturnes, tandis qu’une majorité de 27% croit qu’ils s’y produisent « parfois ». Le pourcentage correspondant à « très souvent » augmente progressivement à mesure que le type d’agression s’allège. Ainsi, presque 30% de la population pense que dans les lieux de loisirs nocturnes se produisent « très souvent » des commentaires (agressifs) à connotation sexuelle, avec 17,8% pour les attitudes gênantes à connotation sexuelle, 9,8% pour les attouchements sans violence et 4,9% pour les attouchements avec violence. En général, la population considère que, dans les lieux de loisirs nocturnes, les différentes formes de violences sexistes se produisent « parfois » ou « souvent ». Finalement, les résultats du CEO concernant la violence sexiste montrent que 12% des femmes en Catalogne ont « très peur », sur une échelle de 0 à 10, de marcher seules dans la rue par crainte de subir une agression sexuelle.

Pour finir, les résultats de l’enquête indiquent que le téléphone d’urgence 112 est évalué positivement par ceux qui l’ont utilisé pour une raison quelconque, essentiellement par suite d’une urgence médicale (40,3%) ou d’un accident de la route (17,2%). 53,6% des usagers évaluent les secours apportés comme « très bien », tandis que seuls 3,2% les évaluent comme « très mauvais ».

Vous pouvez consulter les résultats complets de l’Òmnibus de la Generalitat de Catalunya 2018 en cliquant sur le lien suivant :

http://upceo.ceo.gencat.cat/wsceop/6948/Taules%20estad%C3%ADstiques%20-913.pdf

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