The London Police are using facial recognition in one of the city’s busiest shopping districts

341.- monitoring-camera-city-video-royalty-free-thumbnailJust across from the Microsoft store on London’s Regent Street, and just outside the entrance to the Oxford Circus tube station, the London Police have activated facial recognition technology that uses cameras on top of police vans.

The London Metropolitan Police has insisted the rollout of “live” facial recognition across the British capital aims to reduce serious crime.  But its critics decry its impact on privacy in one of the world’s busiest commercial districts.

The technology is relatively simple: cameras scan the faces in the crowd, and when one matches with one on their list of wanted criminal suspects, the police react instantaneously.

But there is concern over claims the technology may falsely identify people as criminals, especially those from ethnic minorities.

A North American NGO called the National Institute of Standards and Technology (NIST) released a report in which it tested technology from nearly 100 different companies, and found that in most cases empirical evidence showed that age, race and gender affected accuracy. It noted that some could misidentify people in certain groups up to 100 times more frequently than others.

Another human rights organisation, Liberty, also wanted to make its presence in the camera area known by handing out flyers asking passers-by to “resist facial recognition”. They believe the technology is most likely to misidentify women and people from black, Asian and minority ethnic communities. For this reason, they are opposed to the police force’s mass-scanning of all faces in range and the consequent harvesting of personal biometric data without consent.

For their part, the Japanese company that provided the technology, NEC, says the system tries to find matches with a pre-collected gallery of the faces of known criminal suspects. As a result, the live facial recognition technology does not store the faces of people who do not appear on any database.

Furthermore, the faces of those who aren’t on watch lists are blurred out in the footage viewed by officers and are not stored on police computers. According to police sources, the cameras will only be used at specific locations for a limited time.

Despite this, the list of organisations coming out against these police measures continues to grow. The Big Brother Watch organisation believes that never before have London citizens been subjected to identity checks without suspicion, let alone on a mass scale. They argue the technology makes citizens less free and no safer.

https://www.oodaloop.com/

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La police de Londres utilise la reconnaissance faciale dans l’un des endroits les plus fréquentés du quartier commerçant de la ville

341.- monitoring-camera-city-video-royalty-free-thumbnailLa police de Londres a activé la technologie de reconnaissance faciale en plaçant des caméras sur la partie supérieure de fourgons de police situés à l’extérieur de la boutique Microsoft sur Regent Street et à l’entrée de la station de métro Oxford Circus.

La police métropolitaine de Londres a assuré que le déploiement de la reconnaissance faciale en direct dans la capitale britannique vise à réduire les délits graves. Cependant, les détracteurs de cette technologie invoquent son impact sur la vie privée dans l’un des quartiers commerçants les plus fréquentés au monde.

La police utilise une technologie assez simple: les caméras scannent les visages des passants et, lorsque l’un d’entre eux figure sur sa liste de suspects, la police doit agir immédiatement.

Certains craignent que la technologie identifie des innocents en tant que suspects, surtout s’il s’agit de personnes appartenant à des minorités.

Un organisme non gouvernemental nord-américain, le National Institute of Standards and Technology (NIST), a publié un rapport dans lequel les technologies de 100 entreprises différentes ont été mises à l’épreuve, et il a été démontré que dans la plupart des cas, l’âge, le sexe et l’origine ethnique affectaient la précision. Il a été constaté que, dans certains cas, des personnes appartenant à certains groupes pouvaient être identifiées par erreur jusqu’à 100 fois plus souvent que d’autres.

Un autre organisme de défense des droits de l’homme, Liberty, a voulu se rendre dans la zone où se trouvent les caméras de reconnaissance faciale afin d’y distribuer des tracts encourageant les passants à s’opposer à cette technologie. Les activistes de Liberty considèrent que la technologie risque d’identifier à tort des femmes et des personnes issues des communautés ethniques noires, asiatiques et minoritaires. C’est pour cette raison qu’ils sont opposés à ce que la police scanne les visages de tous les passants en masse et obtienne des données biométriques sans leur consentement.

Pour sa part, la technologie fournie par la société japonaise NEC est censée faire correspondre les visages des passants avec une galerie de visages de suspects connus de la police. Par conséquent, la technologie de reconnaissance faciale en direct ne stockera le visage des gens dans aucune base de données.

Qui plus est, les visages des personnes qui ne figurent pas sur les listes de surveillance de la police seront floutés dans les images que les policiers verront et ne seront pas stockés dans les archives des ordinateurs de la police. Selon des sources policières, les caméras seront utilisées dans des endroits spécifiques pendant une durée limitée.

Malgré cela, de nombreuses organisations continuent de s’ajouter à la liste des opposants à ces mesures policières. L’organisation Big Brother Watch souligne que les citoyens de Londres n’avaient encore jamais été soumis à des contrôles d’identité sans suspicions, et encore moins à si grande échelle. Elle considère que la technologie rend les citoyens moins libres sans pour autant les protéger.

https://www.oodaloop.com/

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Une grève de la police fait augmenter le nombre d’homicides au Brésil

340.- Policiais_ocupam_Complexo_do_AlemaoLe nombre d’homicides a été multiplié par cinq dans différentes villes du nord du Brésil pendant une grève de la police et des pompiers, qui réclament une augmentation de leurs salaires après six ans de stagnation.

Le gouvernement fédéral a envoyé plus de 2 500 militaires en renfort et des centaines de policiers ont été licenciés pour avoir participé aux manifestations en faveur de l’amélioration de leurs conditions économiques.

Des centaines de policiers cagoulés ont perturbé la sécurité dans le nord-est du Brésil lors des festivités du carnaval, qui ont dû être suspendues. Les manifestants ont tenté d’empêcher leurs collègues de patrouiller dans les rues en bloquant leurs mouvements et en piégeant leurs pneus.

La diminution du nombre de policiers a été accompagnée d’une augmentation des homicides, en particulier dans l’État de Cearà. Si la moyenne quotidienne de meurtres était déjà élevée, avec six personnes tuées violemment chaque jour depuis le début de l’année 2020, les chiffres officiels ont récemment été multipliés par cinq, avec 150 homicides en une semaine, selon le Secrétariat de la sécurité publique et de la défense sociale.

La tension dans les rues a atteint le point où un sénateur opposé aux manifestations de la police, Cid Gomes, du Parti démocratique travailliste, a été blessé par arme à feu en tentant d’entrer de force avec une rétrocaveuse dans un commissariat occupé par les grévistes dans la ville de Sobral.

La réponse du gouvernement fédéral, au nom du président Jair Bolsonaro, a été d’envoyer 2 500 militaires à Cearà pour regagner les rues. Les autorités ont également licencié plus de 200 policiers et en ont détenu environ 40 pour désertion.

Les manifestations ont commencé en décembre 2019. Des policiers et des pompiers de l’État de Cearà ont manifesté devant l’Assemblée législative de la capitale, Fortaleza, réclamant une augmentation de leur salaire. Leur insatisfaction est due au fait qu’ils n’ont reçu aucune d’augmentation au cours des six dernières années, ce qui aurait représenté environ 27 % de revenus supplémentaires.

Le Secrétariat de la sécurité publique et de la défense sociale de Cearà avait annoncé un investissement d’environ 600 millions de réaux (soit plus de 136 millions de dollars) dans la sécurité entre 2015 et 2018. Il n’a toutefois pas investi dans ce que les policiers réclamaient, mais dans le recrutement de 10 000 nouveaux agents et la formation de 15 000 militaires.

Début février, le gouvernement de Cearà s’est engagé à augmenter progressivement les revenus des policiers et des pompiers, en faisant passer leur salaire de 3 200 à 4 500 réaux. L’équivalent en dollars américains serait une augmentation de 750 à 1 025 $. Mais cette augmentation de salaire serait introduite progressivement jusqu’en 2022.

Les policiers et les pompiers ont contesté cette décision et convoqué des manifestations pour exprimer leur mécontentement. Mais étant donné que la constitution brésilienne interdit aux forces de l’ordre de participer à des grèves, la justice a déclaré ces manifestations illégales.

La décision de la justice a eu l’effet contraire à celui recherché : les policiers ont commencé à cesser complètement leurs activités. Malgré les éruptions de violence et les pressions politiques et judiciaires exercées, la grève est toujours en cours.

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Police strike drives up murder rate in Brazil

340.- Policiais_ocupam_Complexo_do_AlemaoThe now fivefold increase in the numbers of killings in various towns and cities in the north of Brazil has coincided with a strike by police and firefighters in support of pay increases after a six-year pay freeze.

The Federal Government has sent more than 2500 troops as reinforcements and hundreds of police officers have been dismissed for taking part in demonstrations in support of improved financial terms.

Hundreds of masked police officers tightened security in the north-east of Brazil during Carnival festivities, which had to be cancelled. Officers are trying to stop their colleagues from patrolling the streets and are making it difficult for them to move around by booby-trapping the wheels of their vehicles to puncture the tyres.

The decrease in police numbers has been matched by an increase in the number of killings, especially in the state of Cearà. Although the average number of killings was already high with six violent deaths per day so far in 2020, the official figure has increased fivefold with 150 killings last week, according to the Secretariat for Public Security and Community Defence.

Tension on the streets has reached the point where a senator from the left-wing Democratic Labour Party opposed to the police protests, Cid Gomes, suffered gunshot wounds when he tried to use a digger to gain entry to a police station that had been occupied by striking police officers in the city of Sobral.

The response of the Federal Government under President Jair Bolsonaro has been to send 2,500 troops to Cearà to retake the streets. In addition, authorities have dismissed more than 200 officers and have arrested some 40 on charges of desertion.

The protests started in December 2019. Police and firefighters in the state of Cearà demonstrated in front of the Legislative Assembly in the state capital Fortalesa demanding higher wages. Their unhappiness stems from the fact that they have not had any wage increases over the last six years, missing out on being paid salaries nearly 27% higher.

The Secretariat for Public Security and Community Defence in Cearà has explained that there was an investment of 600 million reals – more than $136 million – in security in the period 2015-2018. But the money was not spent on what the police were demanding but on taking on 10,000 more police and training 15,000 soldiers.

At the beginning of February, the government of Cearà agreed to increase pay for police and firefighters in stages to raise their current 3,200 real pay to 4,500. Expressed in dollars, their pay would go up from $750 to $1,025. But the pay increase would be introduced gradually over the period to 2022.

Police and firefighters are not satisfied and have called street demonstrations to express their unhappiness. But since the Brazilian constitution bars the forces of law and order from striking, the protests have been declared illegal by the courts.

That decision has had the opposite effect to the one intended and the police and firefighters have gone on all-out strike. The strike has still not come to an end despite outbreaks of violence and political and judicial pressure.

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Huelga de policías que hace aumentar los homicidios en Brasil

340.- Policiais_ocupam_Complexo_do_AlemaoEl aumento de los homicidios, que ha llegado a quintuplicar sus cifras, se ha dado en diferentes ciudades del norte de Brasil, y coincide con una huelga de policías y bomberos que protestan por una mejora de los salarios después de seis años de congelación de las nóminas.

El gobierno federal ha enviado a más de 2.500 efectivos de tropas de refuerzo y cientos de policías han sido despedidos por haber participado en las manifestaciones en las que reclamaban una mejora de las condiciones económicas.

Cientos de policías encapuchados tensaron la seguridad del noreste de Brasil en las festividades del Carnaval, que se tuvieron que suspender. Los uniformados intentan que sus colegas no salgan a patrullar las calles y les restringen los movimientos poniendo trampas a los neumáticos para pincharles las ruedas.

La disminución de efectivos policiales ha ido paralela a un aumento de los homicidios, sobre todo en el estado de Ceará. Aunque la media de asesinatos ya era bastante alta, con seis personas muertas violentamente al día desde que empezó el año 2020, la cifra oficial se ha quintuplicado, con 150 homicidios la última semana, según la Secretaría de Seguridad Pública y Defensa Social.

La tensión en las calles ha llegado al punto de que un senador contrario a las protestas de la policía, Cid Gomes, del movimiento de izquierdas Partido Democrático Laborista, fue herido por arma de fuego cuando, con una retroexcavadora, intentó entrar por la fuerza en una comisaría de policía ocupada por los huelguistas en la ciudad de Sobral.

La respuesta del gobierno federal, a cargo del presidente Jair Bolsonaro, ha sido enviar 2.500 militares a Ceará para recuperar las calles. Además, las autoridades han despedido a más de 200 uniformados y han detenido a unos 40 efectivos con cargos de deserción.

El inicio de las protestas proviene del mes de diciembre de 2019. Policías y bomberos del estado de Ceará protestaron ante la asamblea legislativa de la capital, Fortaleza, para pedir un aumento de sueldo. Su falta de conformidad radica en el hecho de que no han recibido ningún aumento en los últimos seis años, por lo que han dejado de percibir cerca de un 27% más de ingresos.

La Secretaría de Seguridad Pública y Defensa Social de Ceará había explicado que invertiría unos 600 millones de reales –más de 136 millones de dólares– en seguridad entre 2015 y 2018, pero no se invirtieron en lo que reclamaban los policías, sino en contratar a 10.000 uniformados nuevos y a formar 15.000 militares.

A principios de febrero, el gobierno de Ceará se comprometió a incrementar progresivamente los ingresos de los policías y bomberos, y a subir los 3.200 reales que ganan actualmente a 4.500. En dólares americanos, pasarían de ganar unos 750 a 1.025. Pero el aumento salarial se iría aplicando de forma gradual hasta 2022.

Policías y bomberos estuvieron en desacuerdo con estas gestiones y convocaron manifestaciones en las calles para expresar su descontento. Pero como la constitución brasileña prohíbe que las fuerzas del orden participen en huelgas, la justicia declaró ilegales estas protestas.

Esta decisión generó el efecto contrario al esperado y los uniformados iniciaron un paro total de sus actividades. La huelga no se ha detenido desde entonces, a pesar de los brotes de violencia y las presiones políticas y judiciales en su contra.

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Vaga de policies fa augmentar els homicidis al Brasil

340.- Policiais_ocupam_Complexo_do_AlemaoL’augment dels homicidis, que ha arribat a quintuplicar les seves xifres, s’ha donat en diferents ciutats dels nord del Brasil, i coincideix amb una vaga de policies i bombers que protesten per una millora dels salaris després de sis anys de congelació de les nòmines.

El govern federal ha enviat més de 2.500 efectius de tropes de reforç i centenars de policies han estat acomiadats per haver participat en les manifestacions en què reclamaven una millora de les condicions econòmiques.

Centenars de policies encaputxats van tensar la seguretat del nord-est del Brasil en les festivitats del Carnaval, que es van haver de suspendre. Els uniformats intenten que els seus col·legues no surtin a patrullar els carrers i els restringeixen els moviments posant paranys als pneumàtics per punxar-los les rodes.

La disminució d’efectius policials ha anat paral·lela a un augment dels homicidis, sobretot a l’estat de Ceará. Tot i que la mitjana d’assassinats ja era prou alta, amb sis persones mortes violentament al dia des que va començar el 2020, la xifra oficial s’ha quintuplicat, amb 150 homicidis la darrera setmana, segons la Secretaria de Seguretat Pública i Defensa Social.

La tensió als carrers ha arribat al punt que un senador contrari a les protestes de la policia, Cid Gomes, del moviment d’esquerres Partit Democràtic Laborista, va ser ferit per arma de foc quan, amb una retroexcavadora, va intentar entrar per la força a una comissaria de policia ocupada pels vaguistes a la ciutat de Sobral.

La resposta del govern federal, a càrrec del president Jair Bolsonaro, ha estat enviar 2.500 militars a Ceará per recuperar els carrers. A més, les autoritats han acomiadat més de 200 uniformats i han detingut uns 40 efectius amb càrrecs de deserció.

L’inici de les protestes prové del mes de desembre del 2019. Policies i bombers de l’estat de Ceará van protestar davant l’assemblea legislativa de la capital, Fortalesa, per demanar un augment de sou. La seva manca de conformitat rau en el fet que no han rebut cap augment els darrers sis anys, de manera que han deixat de percebre prop d’un 27% més d’ingressos.

La Secretaria de Seguretat Pública i Defensa Social de Ceará havia explicat que invertiria uns 600 milions de reals –més de 136 milions de dòlars– en seguretat entre el 2015 i el 2018, però no es van invertir en el que reclamaven els policies, sinó a contractar 10.000 uniformats nous i a formar 15.000 militars.

A començaments de febrer, el govern de Ceará es va comprometre a incrementar progressivament els ingressos dels policies i bombers, i pujar dels 3.200 reals que guanyen actualment a 4.500. En dòlars americans, passarien de guanyar uns 750 a 1.025. Però l’augment salarial s’aniria aplicant de forma gradual fins al 2022.

Policies i bombers van estar en desacord amb aquestes gestions i van convocar manifestacions al carrer per expressar el seu descontentament. Però com que la constitució brasilera prohibeix que les forces de l’ordre participin en vagues, la justícia va declarar il·legals aquestes protestes.

Aquesta decisió va generar l’efecte contrari a l’esperat i els uniformats van iniciar una aturada total de les seves activitats. La vaga no s’ha aturat des d’aleshores, malgrat els brots de violència i les pressions polítiques i judicials en contra seva.

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The Government of El Salvador is adopting specific strategies to tackle gangs

339.- Mara_Salvatrucha_MS13Nayib Bukele, President of El Salvador, has announced the implementation of specific strategies aimed at reducing violence in the country, which continues to have one of the highest recorded homicide rates in the world at 50.3 per 100,000 inhabitants in 2018.

Although there has been criticism from within government of earlier ‘iron fist’ policies to deal with gangs, it was explained that the government is shifting to new models in the fight against crime, seeing it as a social problem resulting from lack of opportunity and poverty. Even so, there has so far been no mention of prevention or rehabilitation policies, rather the talk has been about attacking the gangs in two areas that the current government sees as key: prisons and the centres of big cities.

The first thing the government wants to do is attack gang finance. The government wants to cut off the gangs’ income so that they have no finance. It is thought that the gangs finance round 80% of their activity through extortion rackets. In parallel, the government wants to stop money laundering through the businesses that enable the gangs to operate.

A second front is to recover control of the centres of big cities, which are thought to be where the gangs run most of their extortion rackets. Government sources are of the view that previous policies focused on small rural communities were misconceived.

To take back those historic city centres, the government will deploy CCTV and put more police and soldiers on the streets. There will be an investment of $15 million in improving pay and conditions for the forces of law and order.

The third strand in the fight against the gangs is to cut communication with prisons, since some 80% of orders for killings and extortion are thought to be issued from prison. The plan is to cut off messages from prisons. Implementation requires new prison staff in order to circumvent bribery and extortion within prisons themselves.

The security plan being implemented by the Salvadorian government does not envisage any role for dialogue with the gangs. What’s more, it has been stressed that a government should not talk to “criminal groups”.

There are gang experts who believe that ‘iron fist’ policies cannot work on their own without a plan that addresses the socio-economic roots of violence in the country. There is no point in locking up thousands of gang members because they are part of the social fabric of El Salvador.

But politicians believe that the public are more concerned about crime and the government is trying to show that they are determined, which is what Salvadorians are thought to want. Nevertheless, there are political commentators who think there is room for a twin strategy: implement the existing strategy with a high-profile tougher approach to crime and when the gangs react put forward alternative proposals.

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Le gouvernement du Salvador met en œuvre des stratégies concrètes contre les gangs

339.- Mara_Salvatrucha_MS13Le président du Salvador, Nayib Bukele, a annoncé la mise en application de stratégies concrètes visant à réduire la violence dans le pays. En effet, le taux d’homicide du Salvador fait partie des plus élevés au monde, avec 50,3 meurtres pour 100 000 habitants en 2018.

Le gouvernement, qui avait critiqué les politiques antérieures comme un « acharnement » contre les gangs, a annoncé de nouveaux paradigmes de lutte contre la criminalité, qui est considérée comme un problème social résultant du manque d’opportunités et de la pauvreté. Mais pour le moment, il n’a pas été question de politiques de prévention ou de réinsertion, mais d’attaquer les gangs dans deux environnements considérés comme clés par le gouvernement actuel : les prisons et le centre des grandes villes.

La première chose que le gouvernement souhaite faire est de s’attaquer aux finances des gangs. L’objectif est d’empêcher les gangs d’avoir des revenus et, par conséquent, d’empêcher leur financement. Il semblerait que les gangs financent près de 80 % de leurs opérations grâce à l’extorsion. En parallèle, le gouvernement veut empêcher le blanchiment d’argent auprès des entreprises qui facilitent leurs opérations.

Une deuxième initiative serait de récupérer le centre des grandes villes, où les gangs mèneraient la plupart de leurs activités d’extorsion. Selon des sources gouvernementales, les initiatives antérieures axées sur les petites collectivités rurales étaient inefficaces.

Pour récupérer ces centres historiques, le gouvernement prévoit de déployer des caméras de sécurité et d’augmenter la présence des forces de l’ordre, qui recevraient un investissement de 15 millions de dollars visant à améliorer leurs conditions de travail.

La troisième initiative de lutte contre les gangs consisterait à couper la communication avec les prisons, d’où proviendrait 80 % de la coordination des homicides et des activités d’extorsion. De cette manière, les communications en provenance de ces centres pourraient être avortées. Pour cela, il est également prévu que le personnel pénitentiaire soit renouvelé afin d’éviter la corruption et l’extorsion au sein des prisons.

Le plan de sécurité mis en œuvre par le gouvernement salvadorien ne prévoit aucun dialogue avec les gangs. En effet, il a été souligné qu’un gouvernement ne devrait pas dialoguer avec des « groupes criminels ».

Selon certains experts en la matière, les politiques exclusives « d’acharnement » ne peuvent pas fonctionner sans un plan qui analyse les racines socioéconomiques de la violence dans le pays. Ils considèrent l’incarcération de milliers de membres de gangs inutile, car ces derniers font déjà partie du tissu social du Salvador.

Mais les dirigeants politiques considèrent que la criminalité est la principale préoccupation de la population et veulent se montrer implacables afin de répondre aux attentes des Salvadoriens. Les analystes politiques ouvrent toutefois la voie à une stratégie double : commencer le mandat par une politique de lutte contre le crime visiblement plus dure, attendre la réaction des gangs et promouvoir une sorte de proposition alternative plus tard.

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El Gobierno de El Salvador pone en marcha estrategias concretas contra las bandas

339.- Mara_Salvatrucha_MS13El presidente de El Salvador, Nayib Bukele, anunció el inicio de la aplicación de estrategias concretas con las que pretende reducir la violencia al país, que continúa entre los que registran mayores tasas de homicidios del mundo, 50,3 por cada 100.000 habitantes el año 2018.

Aunque desde el gobierno se criticaban anteriores políticas gubernamentales de “mano dura” contra las bandas, se explicó que se apostaba por nuevos paradigmas en el combate del crimen, al considerarlo un problema social surgido de la falta de oportunidades y la pobreza. Ahora bien, hasta la fecha no se ha hablado de prevención ni de políticas de reinserción, sino de atacar a las bandas en los dos escenarios considerados clave por el gobierno actual: las prisiones y los centros de las grandes ciudades.

Lo primero que se quiere llevar a cabo es atacar las finanzas de las bandas. El gobierno quiere evitar que las bandas tengan ingresos y, por eso, quiere evitar su financiación. Y es que se considera que es gracias a la práctica de extorsiones que las bandas financian casi un 80% de sus operaciones. Paralelamente, se quiere evitar el blanqueo del dinero con las empresas que les facilitan las operaciones.

Una segunda iniciativa sería la de recuperar los centros de las grandes ciudades, que se consideran el lugar donde las bandas tendrían la mayoría de negocios relacionados con la extorsión. Fuentes gubernamentales consideran erróneas iniciativas anteriores que ponían el foco de atención en las pequeñas comunidades rurales.

Para recuperar estos centros históricos, se pretende desplegar cámaras de seguridad, así como desplegar más presencia de las fuerzas del orden, que serían destinatarias de la inversión de 15 millones de dólares USA para la mejora de las condiciones laborales.

La tercera iniciativa en la lucha contra las bandas sería la de cortar las comunicaciones en las prisiones, ya que se considera que el 80% de las órdenes de homicidios y extorsiones sale de las mismas prisiones. De este modo, se perseguiría decapitar las comunicaciones desde estos centros. Para hacerlo, también se quiere contar con la renovación del personal penitenciario, para evitar sobornos o extorsiones en el seno de las prisiones.

El plan de seguridad que ponga en marcha el gobierno salvadoreño no refleja ninguna vía de diálogo con las bandas. Es más, se subrayó que un gobierno no tiene que dialogar con “grupos criminales”.

Hay expertos en el tema que aseguran que las políticas exclusivas de “mano dura” no funcionan sin un plan que busque las raíces socioeconómicas de la violencia en el país, ya que no sirve de nada encarcelar a miles de integrantes de bandas porque estas ya son parte del tejido social de El Salvador.

Pero políticamente se considera que la criminalidad es lo que más preocupa a la población, y se quiere exteriorizar un mensaje de implacabilidad, que es lo que querrían los salvadoreños. Sin embargo, hay analistas políticos que abonan el terreno a una doble estrategia: empezar el mandato gubernamental con una política visible más dura frente al crimen, esperar la reacción de las bandas y poder promover después algún tipo de propuesta alternativa.

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El Govern d’El Salvador posa en marxa estratègies concretes contra les bandes

339.- Mara_Salvatrucha_MS13El president d’El Salvador, Nayib Bukele, va anunciar l’inici de l’aplicació d’estratègies concretes amb les quals pretén reduir la violència al país, que continua entre els que registren majors taxes d’homicidis del món, 50,3 per cada 100.000 habitants l’any 2018.

Tot i que des del govern es criticaven anteriors polítiques governamentals de “mà dura” contra les bandes, es va explicar que s’apostava per nous paradigmes en el combat del crim, en considerar-lo un problema social sorgit de la manca d’oportunitats i la pobresa. Ara bé, fins a la data no s’ha parlat de prevenció ni de polítiques de reinserció, sinó d’atacar les bandes en els dos escenaris considerats clau pel govern actual: les presons i els centres de les grans ciutats.

El primer que es vol fer és atacar les finances de les bandes. El govern vol evitar que les bandes tinguin ingressos i, per això, vol evitar-ne el finançament. I és que es considera que és gràcies a la pràctica d’extorsions que les bandes financen gairebé un 80% de les seves operacions. Paral·lelament, es vol evitar el blanqueig dels diners amb les empreses que els faciliten les operacions.

Una segona iniciativa seria la de recuperar els centres de les grans ciutats, que es consideren el lloc on les bandes tindrien la majoria de negocis relacionats amb l’extorsió. Fonts governamentals consideren errònies iniciatives anteriors que posaven el focus d’atenció en les petites comunitats rurals.

Per recuperar aquests centres històrics, es pretén desplegar càmeres de seguretat, així com desplegar més presència de les forces de l’ordre, que serien destinatàries de la inversió de 15 milions de dòlars USA per a la millora de les condicions laborals.

La tercera iniciativa en la lluita contra les bandes seria la de tallar les comunicacions a les presons, ja que es considera que el 80% de les ordres d’homicidis i extorsions surt de les mateixes presons. D’aquesta manera, es perseguiria escapçar les comunicacions des d’aquests centres. Per fer-ho, també es vol comptar amb la renovació del personal penitenciari, per evitar suborns o extorsions en el si de les presons.

El pla de seguretat que posi en marxa el govern salvadorenc no reflexa cap via de diàleg amb les bandes. És més, es va subratllar que un govern no ha de dialogar amb “grups criminals”.

Hi ha experts en el tema que asseguren que les polítiques exclusives de “mà dura” no funcionen sense un pla que cerqui les arrels socioeconòmiques de la violència al país, ja que no serveix de res empresonar milers d’integrants de bandes perquè aquestes ja són part del teixit social d’El Salvador.

Però políticament es considera que la criminalitat és el que més preocupa a la població, i es vol exterioritzar un missatge d’implacabilitat, que és el que voldrien els salvadorencs. Tot i això, hi ha analistes polítics que abonen el terreny a una doble estratègia: començar el mandat governamental amb una política visible més dura davant del crim, per esperar la reacció de les bandes i poder promoure després alguna mena de proposta alternativa.

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