Le Conseil européen a adopté une révision de la directive sur le permis unique, qui met à jour la directive de 2011 actuellement en vigueur, et vise à attirer les capacités et les talents dont l’Union a besoin ainsi qu’à combler les lacunes en matière d’immigration légale dans l’UE.

Elle établit la procédure administrative pour l’obtention d’un permis unique pour le droit de travailler et le droit de séjourner dans l’Union européenne, et établit un ensemble commun de droits pour les travailleurs de pays tiers. Cette révision prévoit une procédure de demande raccourcie et vise à renforcer les droits des travailleurs de pays tiers en leur permettant de changer d’emploi et de rester sans travail pendant une période limitée.
Les travailleurs de pays tiers peuvent soumettre une demande à partir du territoire d’un pays tiers ou, s’ils sont titulaires d’un permis de séjour en cours de validité, à partir d’un territoire de l’Union. Si un État membre décide de délivrer le permis unique, cette décision servira à la fois de permis de séjour et de permis de travail.
La directive révisée sur le permis unique prévoit des délais plus stricts pour la décision de délivrer un permis, qui doit être prise dans les trois mois suivant la réception de la demande dûment remplie. Si les États membres choisissent de vérifier la situation du marché du travail avant de décider d’accorder le permis unique (par exemple, pour évaluer la nécessité d’un profil de travailleur d’un pays tiers), cette vérification doit également être effectuée au cours de la même période de 90 jours. Le délai de prise de décision peut exceptionnellement être prolongé de 30 jours supplémentaires dans le cas de demandes complexes.
La révision introduit une nouveauté : les titulaires du permis unique pourront changer d’emploi. Ce changement peut faire l’objet d’une notification aux autorités et les États membres peuvent procéder à un contrôle du marché du travail. En outre, les pays de l’Union peuvent exiger une période minimale pendant laquelle le titulaire du permis unique est tenu de travailler pour son premier emploi.
La directive actualisée fixe également les règles applicables en cas de chômage du titulaire du permis unique. Dans ce cas, les travailleurs de pays tiers sont autorisés à rester sur le territoire de l’État membre si la période totale de chômage ne dépasse pas trois mois pendant la période de validité du permis unique ou six mois après deux ans de validité du permis.
Les États membres ont deux ans pour transposer les dispositions de la directive à leur système juridique interne.
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