Le Conseil de l’Union européenne adopte des conclusions reconnaissant le rôle clé du patrimoine culturel dans la promotion de la paix et de la démocratie

Le Conseil de l’Union européenne a adopté une série de conclusions accueillant le concept de l’UE concernant le patrimoine culturel dans les conflits et les crises, ce qui améliore l’approche de l’Union pour la paix, la sécurité et le développement.

Les conclusions reconnaissent que le patrimoine culturel, en favorisant la tolérance, la compréhension mutuelle, ainsi que le dialogue interculturel et interconfessionnel, peut jouer un rôle crucial dans la promotion de la paix, de la démocratie et du développement durable. Cependant, il peut également être utilisé comme instrument lors de conflits, devenant le déclencheur ou encore la cible de ces derniers. Les conclusions demandent à ce que le patrimoine culturel soit protégé et sauvegardé pendant les périodes de crise et de conflit.

Le Conseil souligne que la protection du patrimoine culturel, ainsi que la sensibilisation au patrimoine culturel, sont capitales pour une approche sensible aux conflits à tous leurs stades, et comme base pour la relance durable et la paix durable. Protéger et sauvegarder le patrimoine culturel peut aider à la création de dialogues positifs et inclusifs, la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre la désinformation, mais aussi rendre les sociétés plus résilientes en général.

Le Conseil fait également remarquer qu’il convient de travailler en partenariat plus étroit avec les organisations internationales compétentes, les organisations régionales, ainsi que les organisations intergouvernementales et non gouvernementales appropriées. Il demande l’intégration de la protection et la sauvegarde du patrimoine culturel aux travaux du Conseil dans tous les domaines de la politique étrangère et de sécurité.

L’UE intégrera maintenant la protection du patrimoine culturel sous tous les aspects pertinents de sa boîte à outils.

Les opérations et les missions menées dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) peuvent constituer un soutien considérable pour faire face aux défis liés à la sécurité en ce qui concerne la préservation et la protection du patrimoine culturel. C’est pourquoi l’Union mettra désormais au point un mini-concept consacré à l’exploration des possibilités de développer des missions civiles de la PSDC, le cas échéant, dans ce domaine, par exemple par le biais d’éventuels programmes de renforcement des capacités ou d’activités de formation.

L’UE fera aussi des efforts pour que le patrimoine culturel soit intégré aux instruments financiers appropriés, y compris l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI), ainsi qu’à tous les autres domaines de l’action extérieure de l’Union.

La Commission, les États membres, le SEAE et les autres organismes concernés s’engagent à travailler en collaboration plus étroite en ce qui concerne la protection du patrimoine culturel, dans le but de développer et d’échanger de meilleures pratiques et leur expérience.

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Les conclusions du Conseil européen sur les migrations

Le Conseil européen a abordé la situation migratoire sur ses différents itinéraires. D’une part, les mesures prises par l’Union européenne et les États membres ont globalement réduit les flux irréguliers au cours des dernières années, mais, d’autre part, l’évolution de certains itinéraires suscite des préoccupations et requiert une surveillance continue ainsi que des mesures urgentes.

Dans le cadre de l’action extérieure de l’Union européenne, les partenariats et la coopération avec les pays d’origine et de transit seront intensifiés de manière à être bénéfiques pour toutes les parties, afin d’éviter la perte de vies humaines et de réduire la pression sur les frontières européennes.

L’approche sera pragmatique, souple et élaborée sur mesure. Elle utilisera de manière coordonnée, comme Équipe Europe, tous les instruments et incitations dont disposent l’UE et les États membres, et sera développée en étroite coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Elle a pour objectifs de s’occuper de tous les itinéraires et s’appuyer sur une approche prenant en compte l’intégralité des itinéraires, faire face aux causes profondes, apporter son soutien aux réfugiés et aux personnes déplacées dans la région, développer les capacités de gestion des migrations, mettre fin au trafic illicite, améliorer le contrôle aux frontières, collaborer pour la recherche et le sauvetage, s’intéresser à la migration légale tout en respectant les compétences nationales, et assurer le retour et la réadmission. Pour ces raisons, le Conseil européen :

  • invite la Commission et le haut représentant à renforcer, sans délai et en coopération rapprochée avec les États membres, les actions spécifiques avec les pays d’origine et de transit prioritaires ainsi que leur soutien concret ;
  • invite la Commission et le haut représentant à présenter, en coopération rapprochée avec les États membres, des plans d’action pour les pays d’origine et de transit prioritaires à l’automne 2021, en indiquant des objectifs clairs, des mesures de soutien additionnelles et des délais précis ;
  • invite la Commission à tirer le meilleur parti possible, au moins 10 %, de l’enveloppe financière de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale, ainsi que du financement lié à d’autres instruments pertinents, pour appliquer des mesures en matière de migration, et l’invite à informer le Conseil de ses intentions à ce sujet d’ici le mois de novembre de cette année.

Le Conseil européen condamne et refuse toute tentative de pays tiers d’exploiter les migrants pour des objectifs politiques.

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Le Conseil européen adopte un budget de 18000 millions d’euros pour les affaires intérieures pour la période 2021 à 2027

L’Union européenne accroît la portée de son financement pour les mesures dans les domaines de l’asile et de la migration, de la gestion intégrée des frontières et de la sécurité intérieure, pour faire face aux défis croissants dans ces domaines politiques.

Le Conseil a adopté trois propositions sectorielles pour le financement des politiques intérieures dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027.

Ce fonds dotera l’UE des outils nécessaires pour répondre aux défis migratoires en évolution, tant au sein de l’Union européenne qu’en coopération avec les pays tiers. Elle fixe quatre objectifs spécifiques : politique d’asile, de migration et d’intégration légale, migration irrégulière et retours, solidarité et partage des responsabilités entre les États membres. Les pourcentages minimaux du fonds sont liés à certains objectifs, avec un minimum de 15 % alloué à chacun des objectifs d’asile et de migration légale des programmes des États membres et 20 % alloués à l’objectif de solidarité.

Dans le cadre de l’objectif de solidarité, le fonds augmentera les incitations aux transferts de demandeurs et de bénéficiaires de la protection internationale entre États membres. Les incitations à l’admission de personnes par le biais de la réinstallation et de l’admission humanitaire seront également maintenues.

Le fonds pour l’asile, la migration et l’intégration couvre également les actions dans ou en relation avec des pays tiers, reconnaissant le rôle des autres fonds de l’UE destinés à l’action extérieure.

Le texte approuvé reflète des développements récents tels que l’expansion de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, la modernisation de la politique commune en matière de visas ainsi que le développement et l’interopérabilité des systèmes informatiques à grande échelle (y compris le système européen d’information et d’autorisation de voyage et l’entrée/sortie).

Selon le nouvel instrument, au moins 10 % des programmes des États membres seront affectés à la politique en matière de visas, tandis que le taux maximal de soutien opérationnel aux programmes a été porté à 33 % du financement.

Les nouvelles dispositions améliorent également la simplification, la flexibilité, la rentabilité et la coopération et coordination entre les autorités nationales. Les actifs acquis grâce à une contribution financière de cet instrument seront également utilisés dans d’autres domaines, notamment les opérations douanières et maritimes ou pour atteindre les objectifs des deux autres fonds du ministère de l’Intérieur.

Ce fonds s’appuie sur le fonds actuel et l’adapte aux nouveaux développements, tels que la nécessité d’intensifier la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, la grande criminalité organisée et la cybercriminalité. Il soutiendra les mesures visant à améliorer l’échange d’informations, à intensifier la coopération transfrontalière, y compris les opérations conjointes sur le terrorisme et le crime organisé, et à renforcer les capacités de prévention et de lutte contre la criminalité.

Le financement de l’achat d’équipements a augmenté dans les programmes des États membres pour atteindre un maximum de 35 %, tandis que le soutien opérationnel a atteint un maximum de 20 %. Les agences décentralisées peuvent exceptionnellement être financées lorsqu’elles aident à la mise en œuvre d’actions de l’UE qui relèvent de leur compétence et qui ne sont pas couvertes par la contribution de l’UE à leur budget, versée par le biais du budget annuel de l’UE.

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Un plan d’action régional pour la sécurité publique approuvé dans la capitale du Pérou

Le conseil métropolitain de Lima a adopté l’ordonnance numéro 2341-2021, qui établit le Plan d’action régional pour la sécurité publique 2021.

Ce plan vise à mener des actions ou des activités ciblées dans le but de réduire l’insécurité publique et de contribuer à une coexistence pacifique de manière progressive, dans le contexte national causé par la pandémie de COVID-19.

Le plan d’action régional pour la sécurité publique 2021, approuvé par le maire de Lima, Jorge Muñoz, comprend deux chapitres détaillant la situation actuelle en matière de sécurité à Lima.

Le premier chapitre analyse les indicateurs de sécurité publique du point de vue sociodémographique et interprète les multiples facteurs et risques sociaux qui favorisent les comportements criminels.

Le deuxième chapitre, appelé cadre stratégique, détaille 95 actions et stratégies programmées au cours de l’année et auquel un budget approprié a été affecté.

Ainsi, les principaux défis du plan sont, entre autres, la réduction des homicides, la réduction des morts et des blessés liés aux accidents de la route, la réduction de la violence à l’égard des femmes, la promotion des espaces publics en s’efforçant d’éviter tout type de vol, et la prévention de la criminalité.

Le plan a été élaboré par les entités de l’État qui font partie du comité régional de sécurité publique de Lima. Parmi les principales entités figurent le ministère public, le ministère de la Santé, le ministère de l’Éducation, le défenseur du peuple, la police de la région de Lima, l’Institut national pénitentiaire et le Corps général des pompiers volontaires.

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Migration légale : un plan européen dans le but d’attirer les travailleurs hautement qualifiés

La présidence du Conseil de l’Union européenne ainsi que les représentants du Parlement européen ont conclu un accord provisoire concernant un projet de directive (« carte bleue ») établissant les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants étrangers hautement qualifiés qui viennent vivre et travailler dans l’UE. Ce système d’admission dans toute l’UE vise à attirer et retenir les travailleurs hautement qualifiés, en particulier dans les secteurs où les compétences sont limitées.

La transformation écologique et numérique des économies ne sera possible qu’avec un personnel doté des compétences nécessaires pour la diriger. L’éducation et la formation en continu auront un rôle fondamental, mais il faut également veiller à être équipé pour faire face à la concurrence dans la recherche de talents au niveau mondial. Les normes révisées pour la carte bleue de l’UE offrent un schéma au niveau de l’Union qui permet une plus grande flexibilité, des conditions améliorées et une mobilité simplifiée, tout en plaçant l’Union parmi les meilleures destinations pour les travailleurs hautement qualifiés.

Les nouvelles normes, qui remplaceront celles existantes, harmonisent davantage les conditions d’entrée et de séjour des travailleurs hautement qualifiés et augmentent l’attrait de la carte bleue de l’UE ; elles prévoient notamment :

• D’établir des critères d’admission plus inclusifs, entre autres en abaissant le seuil du salaire d’admission, en permettant des seuils de salaire plus bas pour les jeunes diplômés ou les professions à la recherche de travailleurs, en réduisant la durée minimale du contrat de travail à six mois et en élargissant sa portée afin d’inclure des travailleurs hautement qualifiés du secteur des technologies de l’information et de la communication (TIC).

• De faciliter la mobilité au sein de l’UE, y compris la réduction de la durée minimale de séjour dans le premier État membre, en simplifiant et accélérant la procédure d’exercice de la mobilité et en permettant l’accumulation de périodes de résidence dans différents systèmes pour acquérir le statut de résident longue durée.

• De faciliter le regroupement familial et de donner au conjoint ou au partenaire du titulaire de la carte bleue, un accès illimité au marché du travail.

• De simplifier les procédures pour les entrepreneurs reconnus.

• D’accorder un très haut niveau d’accès au marché du travail, notamment en prévoyant que les États membres puissent permettre aux détenteurs de la carte bleue européenne de participer à des activités indépendantes ou à d’autres activités professionnelles connexes, en plus d’offrir une protection, en cas de chômage, par exemple.

• D’étendre sa portée aux membres de familles non communautaires de citoyens de l’UE ainsi qu’aux bénéficiaires de la protection internationale.

Les États membres de l’UE pourront conserver les systèmes nationaux destinés aux travailleurs hautement qualifiés parallèlement au système de carte bleue de l’Union européenne. Toutefois, les nouvelles normes introduiront une série de dispositions garantissant l’égalité des conditions pour que les détenteurs de la carte bleue de l’UE et leurs familles ne soient pas désavantagés par rapport aux titulaires de permis nationaux. L’accord politique provisoire est soumis à l’approbation du Conseil et du Parlement européen avant de passer par la procédure d’adoption formelle.

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L’Union européenne va approfondir ses relations stratégiques avec la Corne de l’Afrique

Le Conseil européen a adopté une série de conclusions réaffirmant l’engagement de l’Union européenne à donner un nouvel élan à son partenariat avec la Corne de l’Afrique et à mettre en place une nouvelle stratégie pour la région.

La priorité géostratégique de l’UE dans cette région du nord-est de l’Afrique a connu des développements sans précédent au cours des dernières années et se trouve à présent à la croisée des chemins. Avec cette nouvelle stratégie, l’intention de l’UE est de renforcer et d’approfondir ses relations stratégiques et son partenariat avec la Corne de l’Afrique et ses pays, notamment en vue de réduire l’instabilité, de promouvoir la démocratie et la croissance durable.

La stratégie visera à consolider une approche commune de la démocratie, de la paix et de la sécurité régionales, en revitalisant le multilatéralisme et l’ordre international, en intensifiant l’engagement en faveur du développement social et humain, en stimulant la relance socioéconomique post-COVID ainsi que le commerce et l’intégration régionaux. La stratégie a aussi pour but de solidifier le partenariat avec la région au sens large, en particulier la mer Rouge, l’océan Indien occidental et le Nil. Les principales conclusions sont les suivantes :

1. La Corne de l’Afrique est une région stratégique importante et elle entretient des liens politiques et économiques de longue date avec l’Europe.

2. Le Conseil établit une nouvelle stratégie de l’Union européenne, conformément à l’approche globale de l’UE à l’égard de l’Afrique, pour donner un nouvel élan à cette relation et pour maintenir la politique, la sécurité et l’économie de l’UE.

3. La région a connu des développements considérables au cours de la dernière décennie et est toujours plus marquée par une dynamique régionale changeante.

4. Les changements démographiques, l’urbanisation, le développement du numérique et l’émergence de nouveaux marchés offrent de nombreuses opportunités. Toutefois, la région est affectée par les graves effets des changements climatiques et des catastrophes naturelles plus fréquentes. Les défis de gouvernance doivent être surmontés pour faire face à la pauvreté persistante, aux inégalités socioéconomiques, au difficile accès aux services de base et au manque de possibilités d’emploi décentes, parallèlement à la pandémie de COVID-19.

5. Outre ses fortes relations politiques, économiques et commerciales, l’UE est un partenaire important, durable et fiable pour la paix, le développement durable et l’aide humanitaire.

6. L’adhésion et l’engagement des autorités régionales, nationales et locales sont nécessaires au développement concret, durable et à long terme de la région.

7. La stratégie de l’Union européenne repose sur la poursuite de la promotion et du respect des droits de l’homme, de l’égalité entre les sexes, de la démocratie, de l’état de droit et des principes humanitaires, et reste au centre de toute action de l’Union européenne.

8. L’Union européenne intensifiera son soutien à la paix et à la sécurité. Malgré une évolution politique positive, la fragilité et l’insécurité persistent avec des effets déstabilisateurs dans toute la région. Les tensions au sein et entre les pays de la région sont de plus en plus préoccupantes et illustrent la nécessité d’une approche multilatérale efficace de la sécurité collective, du dialogue et du renforcement de la confiance. L’UE continuera de travailler avec l’Union africaine (UA) et l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). L’UE est disposée à collaborer avec les dirigeants de l’IGAD pour les aider à améliorer leurs capacités et à en faire un organe multilatéral plus efficace qui consolide la confiance entre les pays de la région.

9. Bien que la région doive assumer la responsabilité de sa propre paix et de sa propre sécurité, l’UE, en collaboration avec des partenaires internationaux, continuera de soutenir, notamment par le biais de ses missions et de ses opérations, le renforcement des capacités de sécurité régionales, telles que le soutien à la paix en Afrique, les opérations et autres arrangements de sécurité répondant à toutes les menaces de sécurité, y compris la mer.

10. L’UE continuera à appuyer la sécurité maritime, en utilisant la diplomatie navale comme outil pour accroître la coopération et les synergies entre les acteurs régionaux. À cet égard, le mandat de l’opération EUNAVFOR – Somalie ATALANTA, acteur maritime clé dans la région, a été révisé et élargi pour affirmer la participation de l’Union européenne dans l’ensemble de la mer Rouge méridionale et l’océan Indien occidental. Bien que sa tâche principale reste de dissuader, de prévenir et de réprimer la piraterie, l’opération contribuera également à lutter contre d’autres délits maritimes et activités illégales.

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Le Conseil de l’Union européenne établit 10 priorités dans la lutte contre la criminalité organisée pour les 4 ans à venir

Le Conseil de l’Union européenne a adopté une série de conclusions établissant les priorités de l’UE pour la période 2022-2025 en matière de lutte contre la grande criminalité organisée via la plateforme pluridisciplinaire européenne contre les menaces criminelles (EMPACT). Les États membres de l’Union, les corps de police et d’autres acteurs collaboreront étroitement dans le cadre de l’EMPACT afin d’affronter ces menaces criminelles. Ils travailleront à la neutralisation des réseaux criminels, de leur structure et de leurs modèles commerciaux à l’aide de méthodes comme la formation de la police ou des actions opérationnelles conjointes.

Les États membres se sont servis de l’évaluation de la menace que représente la grande criminalité organisée dans l’Union européenne en 2021, fournie par Europol, pour identifier dix priorités en ce qui concerne la criminalité :

1. Les réseaux criminels à haut risque : identifier et neutraliser les réseaux criminels à haut risque actifs dans l’Union européenne, en particulier ceux qui pratiquent le blanchiment d’argent par l’intermédiaire de systèmes financiers souterrains parallèles, ou qui utilisent la violence, les armes à feu et la corruption.

2. Les cyberattaques : neutraliser les individus qui organisent des cyberattaques, notamment ceux qui offrent des services criminels spécialisés en ligne.

3. Le trafic d’êtres humains : enquêter sur les réseaux criminels de trafic d’êtres humains, notamment les réseaux qui s’adonnent à la violence contre les victimes et leurs familles ou aux menaces de violences, à l’exploitation de mineurs, ainsi qu’au recrutement et à la promotion de leurs victimes en ligne.

4. L’exploitation sexuelle d’enfants : se battre contre la maltraitance d’enfants en ligne et hors ligne, y compris la production et la diffusion de contenus incluant des actes de maltraitance d’enfants, et l’exploitation sexuelle d’enfants en ligne.

5. Le trafic de migrants : lutter contre les réseaux criminels liés au trafic de migrants, notamment les réseaux qui fournissent des services d’assistance le long des principaux axes de migration.

6. Le trafic de drogues : identifier et se concentrer sur les réseaux criminels liés au trafic de drogues, ce qui inclut le trafic et la distribution de drogues de synthèse, d’héroïne, de cocaïne, de cannabis, ainsi que de nouvelles substances psychoactives.

7. Les fraudes et les délits économiques et financiers : enquêter sur les personnes qui commettent des délits économiques et financiers, des fraudes, notamment en ligne ou dans le domaine des accises, des délits contre la propriété intellectuelle, de la contrefaçon de biens, du faux-monnayage, du blanchiment d’argent ou des crimes financiers.

8. Les délits contre la propriété organisée : affaiblir les réseaux criminels liés à la criminalité contre la propriété organisée, en accordant une attention particulière aux vols organisés, aux vols avec violence, à la criminalité liée aux véhicules motorisés et au trafic de biens culturels.

9. Les délits environnementaux : combattre les réseaux criminels liés à toutes les sortes de délits environnementaux, en particulier ceux qui ont la capacité de faciliter leurs actes de délinquance en créant leur propre société ou en s’immisçant dans des structures commerciales légales.

10. Le trafic d’armes à feu : arrêter les criminels qui s’adonnent au trafic, à la distribution ou à l’usage illégal d’armes à feu.

Parallèlement aux priorités listées, les États membres ont dégagé un objectif stratégique horizontal commun : lutter contre la production et la fourniture de faux documents frauduleux, car elles jouent un rôle clé dans de nombreux délits.

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Les progrès de l’Union européenne sur la sécurité et la défense communes

Le Conseil de l’Union européenne a adopté un certain nombre de conclusions démontrant sa volonté de progresser dans la mise en œuvre de l’agenda de sécurité et défense de l’UE. Ainsi, l’Union pourra prendre plus de mesures pour sa propre sécurité.

Le Conseil, dans le cadre du programme stratégique 2019-2024, demande à l’Union européenne de gagner en autonomie dans ses actions et de prendre une direction plus stratégique. Il souhaite que l’UE protège ses valeurs et ses intérêts, et qu’elle soit en mesure de faire face aux menaces et aux défis liés à la sécurité mondiale.

Par conséquent, la création d’une ambitieuse boussole stratégique a été lancée. Cet outil vise à guider et à consolider la mise en œuvre des ambitions en matière de sécurité et de défense. Lors de la réunion du Conseil de novembre 2021, le haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité exposera donc aux délibérations le premier jet de la boussole stratégique, comme requis par le Conseil.

Le Conseil demande à l’Union européenne de poursuivre ses efforts pour une plus grande habilité à mener des opérations et missions qui relèvent de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC), notamment les différentes tâches de gestion de crise. Il encourage également à envisager la création d’un processus décisionnel rapide et efficace, dans lequel pourrait être utilisé l’article 44 du TUE. Des efforts supplémentaires devraient être déployés pour inviter les États membres à intensifier la création de forces, ainsi qu’à fournir des moyens et du personnel suffisants pour les opérations et missions de la PSDC.

Les conclusions rappellent qu’il est crucial de renforcer les outils de défense de l’Union européenne et, à la fois, d’assurer la cohérence de leur utilisation. Parmi ces outils, on trouve le programme européen de développement industriel dans le domaine de la défense (PEDID), la coopération structurée permanente (CSP), ou encore le plan d’action sur les synergies entre les industries civile, spatiale et de la défense.

Les conclusions soulignent également le besoin d’accroître les capacités de résistance de l’Union européenne en matière de lutte contre les menaces hybrides.

Le renforcement de la sécurité et de la défense de l’Union européenne amènera des bénéfices concrets à la coopération transatlantique et mondiale. Faisant écho à la déclaration des membres du Conseil européen du 26 février 2021, le Conseil de l’Union européenne rappelle que les partenariats internationaux avec des organisations multilatérales telles que l’ONU et l’OTAN sont d’une importance capitale.

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Cyberattaques : le Conseil de l’Union européenne renouvelle le cadre de sanctions pour un an de plus

Le Conseil de l’Union européenne a décidé de renouveler pour un an de plus le cadre de mesures de restriction pour lutter contre les cyberattaques qui menacent l’UE ou ses États membres, soit jusqu’au 18 mai 2022.

Grâce à ce cadre, les personnes ou les organisations impliquées dans des cyberattaques qui représentent une menace extérieure à l’impact significatif pour l’Union européenne ou ses États membres peuvent être soumises à des mesures de restriction de la part de l’UE.

En cas de cyberattaque contre des organisations internationales ou des États tiers, l’Union européenne peut aussi prendre des mesures de restriction si elles sont estimées nécessaires pour atteindre les objectifs de la PESC (politique étrangère et de sécurité commune).

Ces sanctions, qui incluent par exemple le gel des avoirs et l’interdiction de voyager, sont appliquées à huit personnes physiques et quatre organisations à l’heure actuelle. De plus, les personnes et les organisations de l’Union européenne ne peuvent pas fournir de fonds aux personnes sanctionnées.

Le dernier renouvellement de ce cadre relève d’un effort de l’Union européenne pour protéger la sécurité et les intérêts européens en améliorant ses capacités de résistance, mais aussi de prévention, de dissuasion et de réponse face aux cybermenaces et aux cyberactivités malveillantes.

L’Union européenne a intensifié son action au mois de juin 2017, avec la création de « la boîte à outils cyberdiplomatique », un cadre pour une réponse diplomatique conjointe de l’UE face aux cyberactivités malveillantes.

Cette boîte à outils permet à l’UE et aux États membres d’avoir recours à toutes les mesures de la politique étrangère et de sécurité commune. Cela inclut des mesures de restriction lorsqu’elles s’avèrent nécessaires à la prévention et à la lutte contre des cyberactivités criminelles qui mettent en péril l’intégrité et la sécurité de l’UE et de ses États membres.

L’Union européenne continue à s’engager pour un cyberespace mondial, pacifique, sûr, ouvert et stable. C’est pourquoi elle réaffirme qu’il convient de renforcer la coopération internationale dans le but de promouvoir l’ordre fondé sur les normes dans ce domaine.

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Un nouvel agenda pour la Méditerranée

Le Conseil de l’Union européenne a approuvé une série de conclusions qui témoignent que l’UE est déterminée à travailler au renouvellement et au renforcement du partenariat stratégique qu’elle entretient avec son voisinage méridional. Le but est d’affronter les défis communs, de saisir les opportunités communes et de débloquer les possibilités économiques de la région pour le bien de sa population.

L’une des priorités communes, qui est également la pierre angulaire du nouvel agenda pour la Méditerranée en matière d’innovation, est de favoriser la relance socioéconomique durable sur le long terme et la création d’emplois dans le voisinage méridional. L’Union européenne et ses partenaires du voisinage méridional peuvent, ensemble, créer de grandes opportunités de développement durable à partir des défis liés au climat et à l’environnement, mais aussi à partir de la transition numérique, et ainsi participer à une transition verte, juste et inclusive. L’UE utilisera tous les instruments disponibles, notamment l’IVCDCI-L’Europe dans le monde et le Fonds européen pour le développement durable Plus (FEDD+). Pour atteindre ses objectifs, elle collaborera avec les institutions financières, en portant une attention spéciale à la dimension humaine et aux opportunités proposées aux jeunes.

Pour la stabilité sur le long terme, la sécurité et le développement durable dans la région, l’UE estime également que la bonne gouvernance, la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales, les institutions démocratiques et l’état de droit sont essentiels. Elle intensifiera son engagement dans ces domaines et s’efforcera d’agir encore plus efficacement pour prévenir et résoudre les conflits, mais aussi pour collaborer sur des sujets tels que la sécurité, la migration et les capacités de préparation et de réponse des systèmes de santé.

L’Union européenne a l’intention d’améliorer le dialogue politique dans toute la Méditerranée par l’organisation de réunions annuelles visant à analyser les progrès réalisés dans la mise en application du nouvel agenda pour la Méditerranée, auxquelles participeront des ministres des Affaires étrangères des États membres, ainsi que des partenaires du voisinage méridional.

Les principales conclusions sont les suivantes :

1. L’Union européenne et ses partenaires du voisinage méridional partagent une priorité stratégique commune et un intérêt fondamental : un voisinage méridional démocratique, prospère, plus stable et plus vert. Les défis à l’échelle mondiale et régionale se sont multipliés et ont mis en évidence l’interdépendance de l’UE et de son voisinage méridional. Ce n’est que par une action plus importante, dans un esprit de partenariat et de copropriété, que les objectifs fixés à Barcelone il y a 25 ans pourront être atteints, apportant paix, stabilité et prospérité aux habitants de la Méditerranée.

2. Le Conseil, rappelant les conclusions du Conseil européen de décembre 2020 et la déclaration des membres du Conseil européen du 26 février 2021, réaffirme sa détermination à travailler au renouvellement et au renforcement du partenariat stratégique que l’UE entretient avec ses partenaires méridionaux, dans le but d’affronter les défis communs, de saisir les opportunités communes et de débloquer les possibilités économiques de la région. Il s’engage à effectuer ce travail avec les pays partenaires, à partir de la réflexion conjointe avec les partenaires du voisinage méridional initiée le 26 novembre 2020 à Barcelone, lors de la réunion ministérielle UE-Voisinage méridional.

3. La pandémie de COVID-19 a eu un impact considérable sur l’Union européenne et ses partenaires du voisinage méridional, avec des conséquences négatives sur la santé des citoyens comme sur leurs moyens de subsistance. La région de la Méditerranée est également reconnue comme l’une des zones les plus touchées par le changement climatique. L’accélération de la désertification, la pénurie d’eau et la hausse des températures l’ont déjà fortement affectée. Ces crises ont mis en relief l’interdépendance croissante au sein de la région méditerranéenne, mais aussi le besoin d’améliorer la résilience commune et de créer de nouvelles opportunités pour une collaboration plus étroite. Parallèlement aux nouvelles opportunités des transitions écologiques et numériques, cela ouvre de nouvelles possibilités qui permettront de développer un agenda positif pour le partenariat.

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