Recours à l’IA pour identifier les enfants victimes d’abus sexuels 

La Police métropolitaine de Londres (MET) explore l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) comme outil clé dans la lutte contre les abus sexuels sur les enfants, en particulier dans le domaine numérique, où ce type de délit connaît une croissance rapide. L’objectif principal est d’améliorer la capacité à identifier les victimes plus rapidement et plus efficacement, tout en réduisant l’impact émotionnel lié à l’examen manuel, par les enquêteurs, de volumes importants de contenus particulièrement traumatisants. 

Traditionnellement, les agents doivent consacrer de nombreuses heures à analyser des images et vidéos saisies afin de déterminer si elles sont liées à des affaires déjà connues ou si elles concernent de nouvelles victimes. Il s’agit d’un processus non seulement lent mais aussi psychologiquement très éprouvant. Avec l’introduction de l’IA, la MET entend automatiser une partie de cette tâche grâce à des systèmes capables d’analyser de grandes quantités de contenus en peu de temps, en identifiant des schémas, des classifications et de possibles indices de victimes non identifiées. Cela permettrait de prioriser les affaires les plus à risque et d’accélérer les interventions de protection. 

Selon des données récentes, la MET a enquêté sur plus de 5 400 crimes liés aux abus sexuels sur enfants en une année, avec plus de 1 300 enfants nécessitant une protection dans des affaires d’exploitation sexuelle en ligne. Ce phénomène, connu sous l’acronyme OCSAE (Online Child Sexual Abuse and Exploitation), a augmenté de 25 % en un an et représente une part importante de la charge policière à l’échelle nationale. Dans ce contexte, le recours à de nouveaux outils technologiques semble crucial pour gérer le volume et la complexité des affaires. 

L’IA pourrait également contribuer à classer les contenus selon leur gravité (catégories A, B et C), en mettant en évidence les cas les plus urgents – notamment ceux de catégorie A, qui impliquent les formes d’abus les plus graves – afin de permettre une intervention immédiate. Par ailleurs, la MET teste également d’autres technologies capables d’analyser des centaines de milliers de messages en quelques minutes, une tâche qui, autrement, nécessiterait des jours, voire des semaines de travail manuel. 

Malgré les bénéfices potentiels, la MET souligne que tout usage de l’IA s’inscrira dans des cadres juridiques et éthiques stricts, avec une supervision humaine constante. Les agents spécialisés resteront responsables de la prise de décision, garantissant que la technologie serve d’outil de soutien et non de substitut au jugement professionnel. 

Parallèlement à ces innovations technologiques, la MET investira également 10 millions de livres dans l’amélioration des espaces d’audition destinés aux enfants victimes. Ces salles, appelées VRI (Visual Recorded Interviews) sont conçues pour offrir des environnements sûrs, confortables et adaptés aux besoins des enfants, y compris ceux en situation de handicap ou de neurodiversité. L’objectif est de réduire le traumatisme lié aux témoignages et d’améliorer la qualité des dépositions, les enfants livrant des récits plus précis lorsqu’ils se sentent en sécurité et soutenus. 

Les nouvelles installations comprennent du mobilier modulable, des espaces de jeu et de dessin, ainsi que des ressources éducatives adaptées à différents âges. Cette approche centrée sur l’enfant fait partie d’une stratégie plus large, incluant également la formation de milliers d’agents à la communication sensible au trauma et le renforcement des équipes spécialisées dans la lutte contre l’exploitation des mineurs. 

Malgré ces avancées, les experts et les responsables de la protection des victimes rappellent que l’amélioration des infrastructures et des technologies ne constitue qu’une partie de la solution. L’un des principaux défis reste de garantir un accompagnement continu des victimes et de leur assurer un traitement digne tout au long de la procédure judiciaire, beaucoup abandonnant avant même l’aboutissement des décisions légales. 

En conclusion, la combinaison de l’intelligence artificielle et d’investissements dans des environnements plus humains marque une évolution significative dans la manière dont les forces de sécurité abordent les abus sexuels sur enfants. Cette approche intégrée vise non seulement à renforcer l’efficacité opérationnelle, mais aussi à placer le bien-être des victimes et des professionnels au cœur de la réponse policière.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Le NIST améliore l’analyse des empreintes digitales grâce à de nouvelles données et à un logiciel open source

L’analyse des empreintes digitales est l’un des outils les plus pertinents dans le cadre des enquêtes criminelles. Mais il s’agit aussi d’un processus complexe qui exige une grande précision et expertise. Dans ce contexte, le National Institute of Standards and Technology (NIST) des États-Unis a franchi une étape importante pour moderniser ce domaine : le lancement de nouvelles ressources combinant big data et technologies open source.

Le NIST a récemment achevé sa Special Database 302 (SD 302), une base de données qui compte environ 10 000 empreintes digitales relevées dans des environnements contrôlés auprès de 200 volontaires. Bien que cette base de données existe depuis 2019, jusqu’à présent, seule une partie des images comportait des annotations détaillées. Lors de cette dernière mise à jour, toutes les empreintes ont été entièrement annotées, ce qui a considérablement augmenté leur valeur pour la recherche et la formation.

Ces annotations sont très pertinentes, car elles indiquent la qualité des différentes zones de chaque empreinte au moyen de codes couleur. Cela facilite l’identification des parties d’une empreinte contenant des informations utiles pour l’identification et de celles pouvant être moins fiables. Cette distinction est cruciale tant pour les examinateurs humains que pour les systèmes automatisés, car les empreintes digitales relevées sur les scènes de crime sont souvent incomplètes, floues ou partiellement détériorées.

Du point de vue de la sécurité et de la criminalistique, la disponibilité d’un ensemble de données entièrement annoté est un progrès considérable. Cela facilite la formation de nouveaux professionnels tout en permettant de développer et de valider des algorithmes d’intelligence artificielle ayant une base empirique solide. À une époque où l’IA joue un rôle croissant dans l’analyse des preuves numériques, disposer de données de qualité est essentiel pour garantir des résultats fiables et reproductibles.

En parallèle, le NIST a publié un nouveau logiciel open source appelé Open LQM, une version améliorée d’un outil auparavant utilisé par les forces de l’ordre aux États-Unis. Ce logiciel est conçu pour évaluer automatiquement la qualité des empreintes digitales. Son fonctionnement est relativement simple : il analyse une image et lui attribue un score de 0 à 100 qui reflète le niveau de détail et d’utilité de l’empreinte.

Cette fonctionnalité a des implications pratiques très importantes. Dans une véritable enquête, les analystes peuvent trouver des centaines d’empreintes sur une même scène. La possibilité de les classer automatiquement en fonction de leur qualité permet de donner la priorité à celles qui sont le plus susceptibles de conduire à une identification positive, réduisant ainsi le temps et les ressources nécessaires. De plus, l’utilisation d’une métrique objective contribue à améliorer la cohérence entre les différents examinateurs, un aspect crucial dans les processus judiciaires.

Un autre élément notable est que le logiciel Open LQM est open source et compatible avec plusieurs systèmes d’exploitation, dont Windows, Mac et Linux. Cela facilite son adoption à l’échelle mondiale, tant par les forces de l’ordre que par les centres de recherche ou encore les universités. Cela favorise également la transparence et la collaboration, deux valeurs de plus en plus importantes dans le développement de technologies appliquées à la sécurité.

La combinaison de l’ensemble de données SD 302 entièrement annoté et du logiciel Open LQM offre une plateforme puissante pour faire progresser la science de l’identification par les empreintes digitales. Ces ressources améliorent non seulement les outils actuellement disponibles, mais posent aussi les bases des futures innovations dans le domaine de la criminalistique numérique et de la sécurité.

Pour conclure, l’initiative NIST illustre la façon dont la combinaison de données de qualité, d’outils open source et d’intelligence artificielle peut transformer les processus traditionnels et en accroître l’efficacité et la fiabilité. Pour les professionnels de la sécurité, ces progrès représentent une occasion évidente d’améliorer les capacités d’analyse et de s’adapter à un environnement de plus en plus technologique et exigeant.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Le NIST réalise aux États-Unis la première détection de cannabis comestible par analyse de l’haleine

L’Institut national des normes et de la technologie (NIST) et ses partenaires de l’Université du Colorado Anschutz ont, pour la première fois, mesuré la présence de tétrahydrocannabinol (THC) dans l’haleine de personnes ayant consommé du cannabis comestible.

Ces recherches visent à soutenir la sécurité publique et les forces de l’ordre, alors qu’il n’existe toujours aucun test fiable permettant de déterminer si une personne a récemment consommé du cannabis ou si elle est sous son influence.

Les scientifiques du NIST ont pu observer des variations du taux de THC dans l’haleine des participants, plusieurs heures après l’ingestion de friandises à base de cannabis.

L’usage du cannabis a fortement augmenté aux États-Unis, dépassant même l’alcool comme principale drogue récréative consommée quotidiennement par les Américains. Près de 20 % des consommateurs de cannabis admettent avoir conduit après en avoir consommé. Pourtant, contrairement à l’alcool, il n’existe toujours aucun test fiable pour détecter la consommation de cannabis. Même les analyses de sang ne permettent pas de déterminer si une personne en a consommé. Il est donc impossible pour les forces de l’ordre de vérifier une consommation récente, et encore moins de mesurer le degré d’intoxication.

Pour compliquer encore les choses, il existe de multiples façons de consommer le cannabis : fumer, vapoter, l’ingérer ou pratiquer le dabbing (inhalation d’extraits concentrés de cannabis). Les scientifiques savent que le THC, le principal composant psychoactif, apparaît dans l’haleine après avoir fumé. Mais qu’en est-il des formes comestibles ?

La réponse est qu’après la consommation de ces autres formes de cannabis, le THC est également présent dans l’haleine. Dans une étude publiée dans le Journal of Analytical Toxicology, des chercheuses du NIST ont prélevé pour la première fois des échantillons de cannabinoïdes dans l’haleine après ingestion de produits comestibles à base de cannabis.

Concevoir un éthylotest pour le cannabis est bien plus complexe que pour l’alcool. L’alcool est une molécule relativement simple et très volatile : il traverse facilement les poumons et s’évapore dès qu’il est en contact avec l’air. Le THC, en revanche, est une molécule beaucoup plus complexe, avec une volatilité extrêmement faible. Sa consommation est également des centaines de fois inférieure à celle de l’alcool. Il apparaît dans l’haleine à des concentrations infimes, ce qui complique énormément sa détection. Les consommateurs réguliers peuvent présenter du THC dans l’haleine pendant au moins huit heures et dans le sang pendant plusieurs semaines après usage. Cela signifie qu’une seule mesure ne suffit pas pour savoir quand une personne en a consommé pour la dernière fois.

Dans cette nouvelle étude, les partenaires du NIST sur le campus médical Anschutz de l’Université du Colorado ont observé 29 participants ayant consommé une friandise à base de cannabis dans un cadre contrôlé. Les produits comestibles contenaient entre 5 et 100 milligrammes de THC. Les chercheuses ont d’abord effectué un prélèvement d’haleine avant la consommation. Elles ont ensuite observé chaque participant pendant trois heures, en prélevant des échantillons d’haleine toutes les heures environ.

Les équipes du NIST ont mesuré la concentration de THC et d’autres cannabinoïdes à chaque intervalle, et ont détecté du THC chez la plupart des participants avant même la prise du produit, bien qu’il leur ait été demandé de s’abstenir pendant huit heures avant l’expérience. Rien de surprenant à cela. Notre organisme métabolise les cannabinoïdes très lentement : il faut parfois des semaines pour les éliminer, contrairement à l’alcool.

L’étude montre que le THC ingéré par voie orale passe par le système digestif avant d’être expulsé par les poumons.

Ces recherches suggèrent que le prélèvement de plusieurs échantillons d’haleine sur une période donnée pourrait permettre d’utiliser un test similaire à l’éthylotest pour détecter la consommation de cannabis, quelle que soit sa forme. Toutefois, ces dispositifs devront encore être normalisés pour garantir leur fiabilité et leur bon usage.

Chercheuses : Jennifer L. Berry, Ashley Brooks-Russell, Tara M. Lovestead et Kavita M. Jeerage. The detection of cannabinoids in breath after ingestion of cannabis-infused edibles. (Détection de cannabinoïdes dans l’haleine après ingestion de cannabis comestible infusé) Journal of Analytical Toxicology. Publié en ligne le 10 juillet 2025. DOI: 10.1093/jat/bkaf063

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

Explorer le potentiel d’un laboratoire d’intelligence artificielle pour la sécurité publique : les enseignements du Royaume-Uni

L’intelligence artificielle (IA) transforme rapidement plusieurs secteurs, dont celui de la sécurité publique. Au fur et à mesure que la technologie progresse, de nouvelles possibilités s’offrent à la police, qui lui permettront d’être plus efficace et mieux à même de répondre aux urgences.

Dans ce contexte, l’idée d’un laboratoire d’IA pour la police gagne en intérêt comme moyen d’explorer et d’appliquer des solutions d’IA de manière responsable.

Récemment, le gouvernement britannique a publié une étude de cas sur le fonctionnement d’un laboratoire d’IA pour la police, dont les enseignements peuvent être utiles à tout organisme cherchant à intégrer l’IA à la sécurité.

Pourquoi un laboratoire d’IA pour la police ? L’IA peut apporter beaucoup à la police dans un certain nombre de domaines :

  • Analyse de données. La police gère d’énormes quantités de données, telles que les rapports sur les crimes et les images des caméras de sécurité. L’IA peut aider à traiter ces données rapidement et à identifier des modèles qui pourraient passer inaperçus.
  • Prévision et prévention de la criminalité. Grâce à l’analyse prédictive, l’IA peut aider à détecter les zones ou les moments où l’activité criminelle est la plus susceptible de se produire, ce qui permet une meilleure affectation des ressources.
  • Optimisation des ressources. L’IA peut aider à gérer les itinéraires des patrouilles et à affecter le personnel, ce qui améliorerait leur efficacité.
  • Soutien à la recherche. Les outils d’IA peuvent accélérer l’analyse des preuves et l’identification des suspects, ce qui laisserait plus de temps pour les tâches plus complexes.
  • Amélioration de la prise de décision. L’IA peut fournir des informations et des analyses fondées sur des données afin d’aider les acteurs à prendre des décisions plus éclairées.

Cependant, l’application de l’IA dans un domaine aussi sensible que la sécurité publique comporte certains défis. Des aspects tels que la protection de la vie privée, la partialité des algorithmes, la transparence et la responsabilité doivent faire l’objet d’une attention particulière. C’est dans ce contexte qu’un laboratoire d’IA peut s’avérer utile.

L’étude de cas du Royaume-Uni décrit un modèle de laboratoire d’IA qui se concentre non seulement sur la technologie, mais aussi sur la gouvernance et la collaboration. Voici quelques-uns des points importants :

1. Collaboration multidisciplinaire. La création d’un laboratoire d’IA devrait réunir différents experts : criminologues, spécialistes de l’éthique et agents de police expérimentés. Cela permettra de s’assurer que les solutions sont techniquement solides et pratiques.

2. Éthique et gouvernance. Avant de commencer, il est nécessaire d’établir un bon cadre éthique. Il s’agit notamment de définir des principes sur l’utilisation responsable de l’IA et de garantir la confidentialité des données.

3. Méthodologie agile. Les projets d’IA doivent être flexibles, commencer par de petits essais, recueillir des informations en retour et s’adapter avant une mise en œuvre à plus grande échelle.

4. Collaboration avec la communauté. La confiance du public est essentielle. Un laboratoire d’IA doit chercher à obtenir un retour d’information et s’engager auprès de la communauté pour répondre aux préoccupations en matière de protection de la vie privée.

5. Besoins réels. Les solutions d’IA doivent répondre à des besoins réels identifiés par les acteurs. Le laboratoire doit travailler pour résoudre des problèmes concrets.

6. Formation. Il faut non seulement pouvoir disposer de la technologie appropriée, mais aussi comprendre le fonctionnement de ces outils. Le laboratoire devra proposer des programmes de formation.

7. Transparence. Les décisions prises par l’IA doivent être compréhensibles. Il est important qu’il y ait une responsabilité en cas d’erreur.

En conclusion, l’adoption de l’intelligence artificielle dans le domaine de la sécurité publique est inévitable. Toutefois, la manière dont cette adoption devrait être abordée est cruciale.

Un laboratoire d’IA bien conçu, avec un engagement fort en matière d’éthique, de transparence et de collaboration, peut faire en sorte que l’IA devienne un outil puissant au service du bien commun, tout en renforçant la sécurité et en préservant la confiance des citoyens. Le modèle britannique est donc une boussole précieuse pour naviguer sur une nouvelle voie pour la police.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Meilleures pratiques fondées sur la recherche criminalistique

La criminalistique joue un rôle fondamental dans la justice pénale, mais l’influence des facteurs humains dans sa pratique est souvent négligée. Selon un rapport récent du National Institute of Standards and Technology (NIST) des États-Unis, l’intégration de pratiques basées sur l’investigation peut considérablement améliorer la qualité et la fiabilité du travail médico-légal.

Facteurs humains et environnements de travail

Le NIST souligne que des éléments tels que l’éclairage, le bruit ou la température, peuvent affecter la concentration des médecins légistes. Par exemple, travailler dans un environnement calme peut améliorer la précision des analyses de l’ADN. En outre, reconnaître les erreurs et pouvoir en tirer parti sans crainte de représailles favorise une culture d’amélioration continue.

Bien-être émotionnel des professionnels

Les experts médico-légistes sont souvent confrontés à des cas traumatisants (par exemple, des abus sexuels sur des enfants) qui peuvent causer du stress et des traumatismes. Pour prévenir l’épuisement professionnel (burnout) et assurer un travail de qualité, le NIST recommande des pauses obligatoires et des rotations sur les cas, ainsi que l’accès à un soutien psychologique.

Application en Catalogne

En Catalogne, l’université autonome de Barcelone promeut les bonnes pratiques en matière d’investigation, y compris l’éthique et la qualité. Pour sa part, le Collège officiel de psychologie de Catalogne propose une formation dédiée à l’évaluation médico-légale dans laquelle l’importance du bien-être des professionnels est soulignée.

L’une des avancées les plus prometteuses de la criminalistique récente ne provient pas de grands laboratoires internationaux, mais bien de la Catalogne. La police scientifique des Mossos d’Esquadra a mis au point un réactif novateur appelé POSME (selon l’acronyme anglais, Powder Suspension of Mossos d’Esquadra), qui permet de détecter les empreintes digitales sur des surfaces traditionnellement problématiques, comme la peau humaine. Cette découverte, qui a été publiée dans la prestigieuse revue, Journal of Forensic Identification, représente une révolution dans le cadre des enquêtes criminelles, en particulier dans les cas de violence sexuelle, où, jusqu’à présent, les preuves physiques concluantes faisaient souvent défaut.

Le POSME associe de l’oxyde de fer à de l’éthanol, de l’eau et du polysorbate 80, une solution réputée pour sa capacité à détecter les empreintes anciennes et les empreintes sur des surfaces contaminées par du sang ou des lubrifiants. L’application est simple et le résultat très efficace : après avoir appliqué le réactif comme une peinture et l’avoir essuyé avec de l’eau, les empreintes apparaissent en toute clarté. Le succès de ce réactif a suscité l’intérêt des forces de police du monde entier (par exemple, de l’Autriche et du Mexique) et a fait de la Catalogne une référence internationale en matière d’innovation médico-légale.

Cet événement démontre que la recherche appliquée, lorsqu’elle est menée sur le terrain et avec des connaissances techniques spécialisées, peut avoir un impact direct et transformateur sur la lutte contre la criminalité et l’amélioration de la justice.

Vers une criminalistique plus ferme

L’adoption de pratiques fondées sur des preuves peut renforcer la criminalistique en Catalogne et garantir des résultats plus fiables ainsi qu’une meilleure administration de la justice. Il est essentiel de favoriser des environnements de travail optimaux, de reconnaître l’importance du bien-être émotionnel et de promouvoir une culture de l’apprentissage et de l’amélioration continue.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le rapport complet du NIST ici : https://www.nist.gov/blogs/taking-measure/research-based-practices-can-help-forensic-scientists-do-their-best-work?utm_source=chatgpt.com

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Les cinq grands défis de la sécurité face à l’intelligence artificielle générative

En février dernier, l’organisation de recherche RAND a publié un rapport rédigé par Jim Mitre et Joel B. Predd, dans lequel ils alertent sur le fait que l’émergence de l’intelligence artificielle générative (IAG) est une réelle possibilité que la communauté de la sécurité nationale des États-Unis devrait prendre au sérieux.

Le rapport identifie cinq défis majeurs que l’intelligence artificielle générative peut poser à la sécurité nationale des États-Unis : (1) le développement d’armes révolutionnaires, (2) des changements systémiques dans l’équilibre des pouvoirs, (3) la capacité de non-experts à créer des armes de destruction massive, (4) l’émergence d’entités artificielles dotées d’un pouvoir propre, et (5) une instabilité généralisée.

Tout cela pose un certain nombre de défis aux stratèges ainsi qu’aux responsables politiques et sécurité qui tentent d’anticiper les menaces et les opportunités qui pourraient survenir à la fois au cours du processus de réalisation de l’IAG puis une fois qu’elle se sera concrétisée.

Un nouveau projet Manhattan technologique ?

En 1938, la fission de l’atome a donné le coup d’envoi à la course au nucléaire. Aujourd’hui, les progrès de l’intelligence artificielle générative suscitent des craintes similaires dans le domaine de la sécurité nationale. S’agira-t-il du prochain changement de paradigme stratégique ? Dans l’affirmative, quelles sont les menaces qu’elle fait peser sur la sécurité mondiale ?

Bien que l’IAG ne soit encore qu’une hypothèse, sa plausibilité exige une réponse stratégique de la part des États. L’étude RAND identifie cinq questions majeures qui pourraient émerger avec le développement de l’IAG :

  • Armes miracles et avantage du premier mouvement

La grande crainte est qu’une IAG ne découvre une percée technologique révolutionnaire, permettant le développement de cyber-armes imparables, de systèmes autonomes hyper-avancés ou de stratégies militaires parfaitement optimisées. Cela pourrait conférer un avantage considérable à la première nation qui la contrôlerait.

  • Changement systémique du pouvoir mondial

L’IAG pourrait modifier l’équilibre des pouvoirs entre les nations, non pas nécessairement par le biais des armes, mais par sa capacité à améliorer la productivité, à accélérer les découvertes scientifiques ou à redéfinir la dynamique économique mondiale. Cela pourrait conduire à un nouvel ordre mondial dans lequel les économies les plus adaptables à l’IAG consolideraient leur domination.

Un risque supplémentaire est la concentration du développement des IAG dans quelques entreprises privées qui pourrait leur donner un pouvoir sans précédent, modifiant la relation traditionnelle entre les États et les entreprises.

  • Habilitation des non-experts en armes de destruction massive

Si l’IAG peut faciliter la création d’armes biologiques ou cybernétiques hautement létales, la sécurité mondiale sera gravement compromise. Les systèmes existants ont déjà démontré des capacités inquiétantes dans ce domaine, et l’IAG pourrait amplifier le risque de manière exponentielle.

  • Entités artificielles autonomes

La perte de contrôle des systèmes IAG pourrait conduire à la création d’entités artificielles autonomes capables d’agir de manière indépendante. Cela pourrait constituer un risque pour la prise de décisions critiques dans des secteurs tels que la défense, l’économie et la gestion des infrastructures critiques.

  • Instabilité stratégique

Avant que l’IAG ne soit pleinement opérationnelle, la course à la technologie entre les États et les entreprises pourrait provoquer des tensions semblables à celles de la Guerre froide. La perception qu’un adversaire est sur le point d’obtenir un avantage décisif pourrait déclencher des réactions préventives, y compris un conflit armé.

Vers une stratégie de résilience

Les États-Unis et leurs alliés ont pris des mesures pour maintenir leur leadership dans le domaine de l’IA, mais celles-ci pourraient s’avérer insuffisantes si l’IAG se développe de manière soudaine ou perturbatrice.

L’IAG peut redéfinir l’avenir de la sécurité mondiale. Il ne s’agit pas seulement d’un défi technique, mais d’une révolution stratégique qui exige une réponse intelligente et proactive. Les décisions d’aujourd’hui détermineront si l’IAG devient une force stabilisatrice ou une menace sans précédent pour l’humanité.

LIEN : https://www.rand.org/pubs/perspectives/PEA3691-4.html??cutoff=true&utm_source=AdaptiveMailer&utm_medium=email&utm_campaign=7014N000001Snj1QAC&utm_term=00v4N00000X46iFQAR&org=1674&lvl=100&ite=2950 a0wQK00000AqgobYAB

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Intelligence artificielle et biosécurité : une arme à double tranchant

L’intelligence artificielle (IA) transforme de nombreux domaines et la biotechnologie n’en fait pas exception. Un rapport récent des Académies nationales des sciences, de l’ingénierie et de la médecine des États-Unis souligne le potentiel de l’IA pour améliorer la biosécurité, mais met également en garde contre les risques d’une mauvaise utilisation.

Le potentiel bénéfique de l’IA en matière de biosécurité

L’IA peut être un outil puissant pour la santé publique. Les modèles d’IA peuvent analyser de grandes quantités de données pour aider à concevoir des contre-mesures médicales afin de prévenir, de traiter et d’atténuer les menaces pour la santé, comme la découverte de médicaments. Cela peut accélérer le développement de vaccins et de traitements contre les maladies infectieuses, qu’elles soient d’origine naturelle ou provoquées par des actes intentionnels.

Les risques d’une mauvaise utilisation de l’IA en biotechnologie

Toutefois, le rapport avertit également que les outils biologiques basés sur l’IA pourraient être utilisés à des fins nuisibles. Par exemple, l’IA pourrait concevoir de nouveaux agents biologiques à potentiel pandémique ou bien modifier des virus ou des bactéries existants pour les rendre plus nocifs ou plus transmissibles.

Capacités et limites actuelles des outils biologiques basés sur l’IA

Le rapport évalue les capacités actuelles des outils biologiques basés sur l’IA à amplifier les avantages ou les risques liés à l’application d’outils biologiques. Actuellement, aucun outil biologique basé sur l’IA n’est capable de concevoir un virus entièrement nouveau, et ses capacités à modifier un agent infectieux existant avec des conséquences potentielles à l’échelle d’une épidémie ou d’une pandémie sont limitées.

Le rapport examine trois types d’applications nuisibles :

Conception de biomolécules, telles que les toxines : les outils biologiques basés sur l’IA disponibles peuvent concevoir et reconcevoir des toxines en utilisant différents acides aminés. Toutefois, l’ampleur des menaces potentielles serait probablement limitée au niveau local.

Modification d’agents pathogènes existants pour les rendre plus virulents : les outils biologiques basés sur l’IA peuvent façonner des caractéristiques très spécifiques permettant de prédire les traits liés à la virulence.

Conception d’un virus entièrement nouveau : aucun outil biologique basé sur l’IA actuellement disponible n’a la capacité de concevoir un nouveau virus.

Recommandations en matière de biosécurité à l’ère de l’IA

Le rapport propose un certain nombre de recommandations pour limiter les risques d’utilisation abusive de l’IA dans le domaine de la biotechnologie :

  • Suivi et évaluation continue : les agences gouvernementales devraient évaluer et atténuer en permanence les risques d’utilisation abusive des outils biologiques basés sur l’IA.
  • Collecte de données stratégiques : compte tenu de l’importance des données pour l’entraînement des modèles d’IA, le rapport préconise la collecte stratégique d’ensembles de données biologiques prêts pour l’IA.
  • Investissement dans l’infrastructure de données : la création de nouvelles ressources nationales de données et d’autres formes d’infrastructure pour soutenir l’IA devrait être une priorité de recherche pour les États-Unis afin de maintenir la compétitivité et l’innovation scientifique.
  • Investissement dans la recherche et le développement : les ministères de la défense, de la santé et des services sociaux, de l’énergie et d’autres agences fédérales des États-Unis devraient continuer à investir dans la recherche, l’infrastructure de données et le calcul à haute performance pour favoriser les progrès de l’IA et également contrôler les risques potentiels.

Conclusion

L’IA offre un potentiel considérable pour améliorer la biosécurité et nous protéger des menaces biologiques. Toutefois, il est essentiel d’être conscient des risques d’abus et de prendre des mesures proactives pour les atténuer. Grâce à une surveillance continue, à la collecte de données stratégiques, à l’investissement dans les infrastructures et également à la recherche et au développement, nous pouvons exploiter la puissance de l’IA pour rendre le monde plus sûr.

Lien : https://www.nationalacademies.org/news/2025/03/ai-tools-can-enhance-u-s-biosecurity-monitoring-and-mitigation-will-be-needed-to-protect-against-misuse

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

L’Union européenne identifie les principales priorités de la politique numérique

La transformation numérique a profondément changé la vie des citoyens et des entreprises de l’Union. En identifiant les principales priorités de la politique numérique de l’UE qui seront développées au cours du prochain cycle législatif, les conclusions du Conseil visent à relever les défis et à saisir les opportunités dans la sphère numérique.

Abstract Earth view from space with fiber optic cables rising from major cities. (World Map Courtesy of NASA: https://visibleearth.nasa.gov/view.php?id=55167)

Les nouvelles technologies sont le moteur de l’innovation, de la croissance économique et de la durabilité. Toutefois, une transformation numérique réussie doit reposer sur une approche sécurisée, inclusive, durable et centrée sur l’humain, qui respecte la démocratie et les droits de l’homme. Les droits numériques sont fondamentaux pour tous. Il faut veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, en donnant à tous les Européens la possibilité de développer des compétences numériques essentielles et de participer activement au monde en ligne.

Afin d’améliorer la compétitivité de l’UE sur la scène mondiale, il convient de promouvoir une approche européenne commune des technologies numériques innovantes, en trouvant un juste équilibre entre l’innovation, la charge réglementaire et la protection de la sécurité économique de l’Union. Pour atteindre ces objectifs, il faut fixer des buts ambitieux pour l’avenir en termes de compétences numériques, de gouvernance numérique et d’infrastructures numériques sûres dans toute l’Europe.

Dans ses conclusions, le Conseil souligne que la mise en œuvre effective, cohérente et efficace des lois récemment adoptées, avec une charge administrative minimale pour les acteurs publics et privés, est la principale priorité du prochain mandat.

Une approche européenne commune des technologies numériques innovantes est d’une importance capitale pour la compétitivité de l’UE et pour garantir la protection de la sécurité économique de l’Union, tout en maintenant l’ouverture et le dynamisme de l’économie.

Les États membres reconnaissent l’importance de garantir un environnement en ligne plus sûr, plus responsable et plus digne de confiance, conformément à la déclaration de Louvain-la-Neuve adoptée lors de la réunion informelle des ministres des télécommunications le 12 avril 2024.

Les États membres soulignent également que cette transformation numérique devrait aller de pair avec la transition verte, accompagnée d’objectifs ambitieux en matière de durabilité.

Pour renforcer la compétitivité de l’UE dans le cadre de la transformation numérique, il est nécessaire d’attirer et de retenir une main-d’œuvre qualifiée dans le domaine numérique, en particulier les femmes, et de réduire ainsi la fracture numérique.

Les conclusions soulignent l’importance de garantir une infrastructure numérique sûre et résiliente dans l’ensemble de l’UE.

Les conclusions du Conseil mettent également en évidence l’importance de la dimension internationale de la politique numérique de l’UE, en se félicitant du renforcement des partenariats et des accords commerciaux dans le domaine du numérique et en insistant sur la nécessité d’élaborer une approche plus proactive et coordonnée de l’Union pour jouer un rôle clé au niveau mondial en matière de transformation numérique et de gouvernance.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Conduite sous l’emprise de drogues aux États-Unis

En 2022, on estime que 13,6 millions de personnes aux États-Unis ont conduit sous l’influence d’une forme ou d’une autre de drogues illicites à un moment ou à un autre.

Lorsque le Conseil national de sécurité enquête sur des cas de conduite sous l’influence d’une substance illicite et d’accidents mortels de la circulation, il recommande aux laboratoires de toxicologie médico-légale de procéder régulièrement à des analyses de sang pour détecter au moins l’une des 35 drogues les plus courantes souvent présentes dans la plupart de ces cas.

Toutefois, des limitations peuvent empêcher de comprendre la fréquence à laquelle la consommation de drogues contribue aux incidents liés à la conduite sous influence. Pour mieux comprendre ce problème, les chercheurs financés par le National Institute of Justice du Forensic Science Research and Education Centre a examiné des échantillons de sang provenant de plus de 2 500 cas et a dressé un tableau plus détaillé de la manière dont les drogues interfèrent avec la conduite.

La conduite sous influence est souvent associée à la consommation d’alcool, qui est évidemment à l’origine d’accidents, de blessures et de décès. Selon la National Highway Traffic Safety Administration, une personne est décédée toutes les 39 minutes dans un accident lié à l’abus d’alcool en 2021 aux États-Unis. Mais l’alcool n’est pas la seule préoccupation. La consommation de drogues illicites, de drogues légalisées telles que le cannabis et/ou l’abus de médicaments délivrés sur ordonnance peuvent également altérer les capacités d’un conducteur et, pour diverses raisons, ne font pas l’objet d’une enquête.

Ces drogues comprennent de nouvelles substances psychoactives émergentes, des médicaments délivrés sur ordonnance et des drogues traditionnelles dont la prévalence est limitée ou régionale, et dont la détection nécessite souvent des instruments avancés. La plupart des laboratoires testent les médicaments de niveau I, mais ne testent que certains médicaments de niveau II lorsqu’ils sont pertinents au niveau régional. Par conséquent, la fréquence et les types de substances de niveau II contribuant à la conduite sous l’influence de drogues et aux accidents mortels ne sont pas bien compris.

Si un échantillon atteint ou dépasse un seuil prédéterminé de concentration d’alcool dans le sang, certains laboratoires n’effectueront pas d’autres tests de dépistage de drogues. Ce seuil est plus souvent de 0,08 % ou de 0,10 %. Aux États-Unis, le taux d’alcoolémie dans le sang autorisé per se est de 0,08 % dans tous les États (sauf dans l’Utah, où il est de 0,05 %). Les laboratoires qui adhèrent à cette pratique ne détecteront pas d’autres drogues susceptibles de causer ou de contribuer à la conduite sous influence.

Ce test de seuil peut empêcher de comprendre pleinement l’implication des drogues dans la conduite. Pourquoi tant de laboratoires l’utilisent-ils ?

  • Les laboratoires de toxicologie disposent de budgets et de ressources limités ;
  • La conduite à risque ne s’explique pas seulement par le taux d’alcoolémie ;
  • L’absence de sanctions pour la consommation de drogues signifie qu’elle devrait être mesurée en plus du taux d’alcoolémie ;
  • Les agences qui utilisent les services des laboratoires ont demandé un tel seuil ;
  • Les recommandations du Conseil national de sécurité sont acceptées ;
  • Les chercheurs ont estimé dans quelle mesure les médicaments contribuaient au problème, en testant 2 514 cas avec une gamme de 850 médicaments thérapeutiques. Les échantillons de sang sélectionnés au hasard dans un groupe de personnes soupçonnées de conduire sous influence ont été examinés. Les échantillons ont été prélevés à Horsham, en Pennsylvanie, entre 2017 et 2020.

Sur les 2 514 cas suspects examinés :

  • Le taux de positivité global pour les drogues (de niveau I ou II) était de 79 %, soit près du double des 40 % de positivité pour l’alcool ;
  • Une proportion plus faible de cas (23 %) a été testée positive à la fois aux drogues et à l’alcool ;
  • Dans 17 % des cas seulement, le résultat était positif uniquement pour l’alcool ;
  • Les cannabinoïdes naturels ont connu une augmentation statistiquement significative de la positivité au cours des quatre années de l’étude.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Des drones transporteurs de bouées de sauvetage sur les plages de New York

Le maire de New York, Eric Adams, passionné de technologie, a annoncé que des drones, ces petits aéronefs sans pilote, seraient utilisés pour aider les maîtres-nageurs sauveteurs de Coney Island dans le cadre d’un programme pilote qui débutera cet été.

Les journalistes Dana Rubinstein et Corey Kilgannon font écho de cette information, en précisant que parmi les centaines de milliers de personnes qui affluent chaque été à Coney Island et sur d’autres plages publiques de la ville de New York, beaucoup ne savent pas nager. En outre, beaucoup d’entre eux vont se baigner alors que les maîtres-nageurs sauveteurs sont déjà partis.

Cet été, les nageurs en difficulté dans l’eau au large de Coney Island pourraient trouver non seulement un jeune secouriste en maillot de bain orange capable de leur sauver la vie, mais aussi un gros insecte venu du ciel prêt à leur fournir un flotteur.

Ce drone équipé d’un flotteur est le dernier d’une série de dispositifs présentés par le maire comme un moyen d’améliorer la vie des citoyens de New York. Précédemment, Eric Adams avait déjà mis en place l’utilisation d’un robot pour patrouiller dans la station de métro de Times Square et avait fait la promotion d’un dispositif ressemblant à un lasso pour maîtriser les individus violents ou psychotiques.

Bien que des doutes subsistent quant à leur fonctionnement, les drones devraient commencer à voler à titre expérimental cet été dans la zone considérée comme un haut lieu de divertissement sur la rive sud du quartier de Brooklyn. En outre, les opérateurs utiliseront un puissant haut-parleur fixé au boîtier du drone pour communiquer avec les nageurs en détresse et les sauveteurs qui participent à l’intervention.

La ville de New York est connue pour de nombreuses choses, entre autres, elle possède quelque 14 miles de plages urbaines, de Coney Island à Brooklyn, en passant par Rockaway Beach dans le Bronx et South Beach sur Staten Island.

Les autorités municipales se battent depuis longtemps pour améliorer la sécurité sur les plages publiques, qui sont connues pour leurs fortes marées, leur pourcentage élevé de nageurs inexpérimentés et le manque de personnel de sauvetage professionnel. Quatre personnes se sont noyées sur les plages de la ville en 2023, toutes alors que les maîtres-nageurs sauveteurs n’étaient déjà plus en service, et trois en 2022. Toutefois, certaines années ont été marquées par un plus grand nombre de décès, comme en 2019 avec sept décès sur les seules plages de Rockaway.

En attendant la mise en œuvre du projet pilote, Kaz Daughtry, commissaire adjoint aux opérations du service de police, a fait éloge de la capacité des drones à fournir des bouées de sauvetage aux nageurs en détresse.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English