Une application mobile pour améliorer la sécurité et la prévention

Pour les villes, maintenir la coexistence pacifique et favoriser la cohésion sociale n’est pas un travail facile et constitue toujours un défi. La technologie peut s’avérer très utile pour favoriser une meilleure communication entre les citoyens, l’administration publique et les forces de l’ordre.

La ville de Cornellà de Llobregat (province de Barcelone) a décidé de miser sur la technologie, avec une application mobile de sécurité publique, née en décembre 2013 d’une initiative conjointe de la mairie de la ville et de l’entreprise privée Einsmer. Il s’agit d’une application très intuitive, facile d’utilisation et accessible à tous, qui vise à garantir la sécurité tous les jours de l’année.

Cette application permet aux citoyens de Cornellà de Llobregat de notifier à la police municipale tout incident observé dans la ville, composer rapidement les numéros d’urgence, recevoir des alertes et des avertissements généraux ou personnalisés, localiser plus facilement les personnes vulnérables, envoyer des messages d’urgence géolocalisés au centre de commandement de la police locale, et obtenir et livrer des informations pédagogiques relatives à la sécurité préventive et aux premiers secours.

De même, le système qu’utilise cette application permet une coopération interterritoriale qui non seulement optimise les ressources et les services entre les communes et les forces de l’ordre, mais renforce également la coopération entre les administrations, en plus de donner aux citoyens un plus grand pouvoir d’agir. Cet outil technologique doit être compris comme un complément au travail effectué par la police municipale de Cornellà, régie par le plan de sécurité locale (PLASECOR), qui comprend des actions de prévention pour éviter les conflits avant qu’ils ne se produisent. L’application favorise la participation des différents acteurs de la sécurité, la prise de responsabilités dans sa mise en œuvre et la promotion du travail conjoint et transversal des différents corps des forces de l’ordre et des citoyens.

La polyvalence de l’application permet également de s’adapter à des besoins ponctuels ou aux nouvelles stratégies d’approche proposées par l’administration. Par exemple, en 2019, la mairie de Cornellà de Llobregat et l’entreprise Einsmer ont mis en place une nouvelle fonction d’alerte dans l’application visant exclusivement à aider les femmes dans des situations de violence machiste ou victimes de harcèlement de rue.

Le système comprend deux niveaux de sécurité. Le niveau 1, destiné uniquement aux femmes en situation de violence machiste et dont l’agresseur a reçu une injonction d’éloignement à leur égard, permet de déclencher une alerte sans même déverrouiller le téléphone. Le niveau 2, destiné aux femmes victimes de harcèlement de rue, permet de déclencher une alerte à partir de l’écran de démarrage du téléphone et de contacter directement le centre de commandement de la police municipale.

Dans les deux cas, les alertes de sécurité arrivent immédiatement à la police locale grâce à une fonction de géolocalisation et de traçage, qui active un protocole d’assistance et avertit l’agent de police local le plus proche de la personne concernée afin qu’il s’en occupe au plus vite. De plus, les données de l’utilisateur ne sont jamais partagées et ne sont visibles que par les policiers lorsque le citoyen demande de l’aide.

Afin de pouvoir partager des initiatives similaires avec d’autres villes, la mairie de Cornellà de Llobregat vient de rejoindre les réseaux de communes d’EFUS et FEPSU.

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Une technologie de reconnaissance faciale déclarée illégale au Canada

La pratique controversée de la société Clearview consistant à collecter et à vendre des millions d’empreintes faciales a fait face à une forte opposition de la part d’un commissaire canadien.

Clearview, fondée en 2017 par l’homme d’affaires australien Hoan Ton-Thatand, travaille à la collecte d’« empreintes faciales », des identifiants biométriques uniques similaires aux empreintes digitales ou au profil ADN de chaque individu, à partir de photos que les personnes publient en ligne.

Les autorités canadiennes ont déterminé que la collecte de données de reconnaissance faciale par Clearview était illégale parce qu’elle enfreignait les lois fédérales et provinciales sur la confidentialité. Il s’agit d’une victoire pour la confidentialité personnelle qui pourrait créer un précédent pour d’autres défis juridiques concernant cette technologie.

Une enquête conjointe menée par les autorités sous la direction du Bureau du commissaire du Canada a abouti à cette conclusion, affirmant que la société basée à New York, qui rassemblait des milliards d’images de personnes provenant d’Internet, représentait une surveillance massive, transgressant ainsi certains droits de confidentialité des Canadiens.

En outre, l’enquête a révélé que Clearview avait recueilli des informations biométriques très sensibles à l’insu et sans le consentement des personnes concernées. Par la suite, elle a utilisé et diffusé ces informations personnelles à des fins inappropriées, qui le resteraient même si ces personnes y avaient consenti.

Depuis 2019, la société a été confrontée à des défis juridiques liés à ses pratiques technologiques et commerciales, qui font partie d’une question plus vaste sur les technologies de reconnaissance faciale développées par une multitude d’entreprises, notamment Microsoft et IBM.

Jusqu’à présent, Clearview a accumulé dans une base de données des milliards d’empreintes faciales, qu’elle vend à ses clients. Elle permet également d’accéder à une application pour smartphones permettant aux clients d’utiliser la photo d’une personne inconnue pour recevoir instantanément un ensemble de photos correspondantes.

L’un des arguments les plus importants en faveur de sa société que Hoan Ton-Thatand a avancé dans les rapports publiés est qu’il y a un grand avantage à utiliser sa technologie pour faire respecter la loi et la sécurité nationale, ce qui dépasse les préoccupations de respect de la vie privée. En outre, Clearview ne serait pas en faute si les forces de police n’utilisaient pas correctement sa technologie.

Cette décision au Canada aidera probablement à prendre d’autres décisions juridiques non seulement sur la technologie de Clearview, mais également sur la reconnaissance faciale en général. En mai 2020, l’association American Civil Liberties Union a poursuivi Clearview pour atteinte à la vie privée dans l’Illinois, une affaire toujours en cours. Les législateurs américains ont également proposé l’interdiction nationale de la reconnaissance faciale.

La technologie soulève également des questions d’inégalité liée à l’ethnicité et de possibilité de fausses accusations contre des innocents. En décembre, deux hommes noirs ont intenté une action en justice contre la police du Michigan, faisant valoir qu’ils avaient été faussement identifiés par la technologie de reconnaissance faciale, en particulier par le logiciel de reconnaissance faciale DataWorks Plus, utilisé par la police d’état du Michigan.

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Des policiers américains travaillent avec un chien robot

Plusieurs services de police des États-Unis ont déployé le chien robot cyber-K-9 dans différentes situations, comme par exemple lors de prises d’otages. Les partisans de leur utilisation disent que les robots peuvent aider à maintenir les policiers hors de danger, alors que les opposants s’inquiètent de la manière dont ils pourraient être utilisés sans directives politiques claires.

Il s’agit d’un robot équipé de caméras, de lumières et d’un système de communication bidirectionnel qui permet à l’agent qui le contrôle de voir et d’écouter son environnement en temps réel. Les services de police de New York (NYPD) ont acquis le robot en décembre 2020 et l’ont utilisé, jusqu’à présent, trois fois en service actif. La dernière utilisation remonte à quelques jours seulement, lorsqu’il a gravi les escaliers d’un appartement du Bronx à la recherche de deux suspects dans le cadre d’une enquête en cours.

Le robot, commercialisé sous le nom « Spot » par la société de robotique Boston Dynamics, coûte 74 000 dollars. Les agents de la police de New York ont déclaré qu’il s’agit d’une nouvelle technologie prometteuse qui pourrait sauver des vies et réduire les risques pour les policiers, collectant des informations dans des lieux à risque et éliminant la nécessité d’envoyer des humains dans des situations compliquées (l’automne dernier, par exemple, il a été utilisé pour envoyer de la nourriture lors d’une prise d’otages dans le Queens).

La police de New York a expliqué via Twitter qu’elle utilise des robots depuis les années 70 pour sauver des vies lors de prises d’otages et d’incidents préjudiciables. Ce modèle de robot est testé pour évaluer ses capacités par rapport aux autres modèles utilisés par les services d’urgence et les pompiers.

Le déploiement de cette technologie pour la surveillance policière soulève également d’autres questions, selon Jay Stanley, analyste politique principal de l’association American Civil Liberties Union. Le robot pourrait-il être autonome ? Est-ce un bon investissement à un moment où les communautés remettent en question les relations entre les policiers et les citoyens ?

L’une des questions est de savoir si la police sera transparente, aura des politiques claires pour utiliser cette technologie et veillera à ce que le public fasse partie de la conversation à chaque étape du processus.

Boston Dynamics, le fabricant du robot, a déclaré qu’une clause avait été ajoutée dans le contrat, précisant que Spot ne peut pas être utilisé pour causer des dommages physiques ou intimider les civils.

Le département de police d’Honolulu utilise un Spot principalement pour prendre des mesures dans une zone de tentes pour sans-abri pendant la pandémie de COVID-19. Cette utilisation a également fait sensation, pour différentes raisons : le chien robot a été acheté avec environ 150 000 dollars d’aide fédérale pour le coronavirus, selon le site Honolulu Civil Beat.

John McCarthy, directeur adjoint de la police de New York, a déclaré dans un communiqué que le robot avait d’autres utilisations liées à la pandémie, notamment les images thermiques et la livraison de nourriture et de médicaments.

Actuellement, une grande partie de ce travail est effectuée par des agents, dont certains sont payés en heures supplémentaires. À long terme, le robot Spot permettra d’économiser de l’argent et maintiendra les agents hors de danger.

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Le monde est-il prêt pour les drones à reconnaissance faciale ?

Alors que des entreprises de surveillance israéliennes sont en train de développer certains des premiers drones dotés de capacités de reconnaissance faciale avancées, la police américaine estime déjà qu’elle ajoutera bientôt cette technologie controversée à ses aéronefs sans équipage.

Signe de l’arrivée imminente de l’identification biométrique par voies aériennes, une start-up israélienne précédemment financée par Microsoft a breveté des technologies de reconnaissance faciale à partir de drones. AnyVision, basée à Tel-Aviv, a déposé une demande de brevet qui détaille la technologie permettant à un drone de trouver les meilleurs angles pour la reconnaissance faciale, avant de chercher une correspondance avec la cible en se référant aux visages stockés dans une base de données.

Le brevet vise à éliminer certaines des complexités de la reconnaissance faciale à partir d’aéronefs. Plusieurs problèmes évidents se posent lorsque l’on tente d’identifier quelqu’un à partir d’un drone : trouver un angle permettant de capturer correctement un visage, et obtenir des images de bonne qualité pendant que la personne est en mouvement. Ces problèmes font qu’il est beaucoup plus difficile d’obtenir des résultats via un drone qu’à partir d’images statiques.

Aux États-Unis, les agences militaires s’efforcent de trouver des solutions, comme le projet de reconnaissance faciale tactique avancée à distance du SOCOM (Commandement des opérations spéciales) ou l’initiative pour la reconnaissance biométrique, l’identification biométrique et l’identification à altitude et à portée biométriques de l’IARPA (Activité de projets de recherche avancée en renseignement).

Mais le secteur privé pourrait bien les prendre de vitesse. En décembre 2020, il a été révélé que la direction d’AnyVision s’était associée au fournisseur de la défense israélienne pour former une nouvelle entreprise commune appelée SightX. Lors des démonstrations fournies aux médias israéliens fin 2020, les petits drones de SightX ne disposaient encore d’aucune capacité de reconnaissance faciale, et les dirigeants avaient déclaré que cette fonctionnalité serait bientôt prête. On ignore si cette technologie sera exclusivement réservée aux militaires ou si elle sera vendue aux services de police.

Ce qui est clair, c’est que la technologie est prête à être lancée. Avi Golan, directeur général d’AnyVision, a déclaré à Forbes que, bien que sa société ne produise pas encore de drones à reconnaissance faciale, cela se concrétiserait rapidement. Il a souligné que les drones de livraison ont besoin de la reconnaissance faciale pour déterminer s’ils sont parvenus au bon destinataire. Amazon a déjà breveté une technologie similaire, indiquant des projets potentiels pour sa flotte expérimentale de livraison par drones.

En ce qui concerne les drones de police à reconnaissance faciale aux États-Unis, même si les services de police n’ont pas l’intention de les déployer immédiatement, ils devraient bientôt faire leur apparition.

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L’Internet des corps, l’évolution de l’Internet des objets

Nous avons publié sur ce blog plusieurs articles et références sur la sécurité liée à l’Internet des objets. Le centre de terminologie de la langue catalane Termcat définit ce concept comme le « réseau formé d’un ensemble d’objets connectés à Internet qui peuvent communiquer entre eux, mais aussi avec des humains, et ainsi transmettre et traiter des données avec ou sans intervention humaine ». Certains de ces objets et dispositifs connectés ont pour fonction de capter et de traiter des données ou informations relatives au corps humain et d’en faire le suivi. Ils constituent ce que l’on appelle l’Internet des corps (en anglais : the Internet of bodies ou IoB).

La plupart de ces dispositifs sont liés à la santé. D’un côté, on trouve les dispositifs relatifs aux activités médicales, utilisés de manière temporaire (par exemple, des pilules qui captent et transmettent des informations de l’intérieur du corps) ou permanente (comme les dernières générations de stimulateurs cardiaques). De l’autre, on trouve les wearables. Ces objets technologiques à porter sur soi sont de plus en plus présents dans notre vie quotidienne. Il s’agit, par exemple, de montres ou bracelets intelligents qui enregistrent l’activité physique ou la fréquence cardiaque, de lits qui mesurent la respiration, de balances qui enregistrent, entre autres valeurs, le poids et la proportion de graisse ou d’eau dans le corps, ou encore de vêtements qui permettent de réguler la température corporelle. [1]

À l’automne 2020, Rand Corporation a publié une enquête sur les opportunités, les risques et la gouvernance concernant ces dispositifs. Cette enquête examine, d’une part, les avantages, les risques liés à la sécurité et au respect de la vie privée et les répercussions éthiques qu’implique l’Internet des corps. D’autre part, elle s’intéresse à la réglementation concernant l’Internet des corps et les données collectées par ces dispositifs aux États-Unis. Enfin, elle propose des solutions pour réduire les risques et optimiser les avantages de l’Internet des corps.

En ce qui concerne les risques liés au respect de la vie privée, il est difficile de savoir exactement qui peut avoir accès aux données et quelle utilisation peut en être faite. Quant aux risques liés à la sécurité, ils seraient équivalents à ceux d’autres dispositifs de l’Internet des objets. Par exemple, le fait que des personnes non autorisées accèdent au dispositif représente une vulnérabilité. Cependant, dans le cas des dispositifs portés sur le corps humain, les dangers potentiels, les dommages ou les conséquences découlant d’une telle vulnérabilité seraient beaucoup plus importants.

En raison de la croissance et du développement rapides de ces nouvelles technologies, il reste encore à élaborer une nouvelle réglementation, ou à définir comment appliquer ou adapter la réglementation existante. De plus, les développeurs et les fabricants réalisent un grand travail de sensibilisation afin de minimiser ou d’éliminer les vulnérabilités potentielles des appareils.

Pour plus d’informations :

The Internet of Bodies Will Change Everything, for Better or Worse. – https://www.rand.org/blog/articles/2020/10/the-internet-of-bodies-will-change-everything-for-better-or-worse.html

The Internet of Bodies. Opportunities, Risks, and Governance https://www.rand.org/pubs/research_reports/RR3226.html

[1] Les dispositifs de l’Internet des corps peuvent également être classés en trois générations : la première se composerait des dispositifs sur la surface du corps, la deuxième, des dispositifs à l’intérieur du corps, et la troisième, des dispositifs fusionnés avec le corps.

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La radicalisation réciproque

Radicalisation réciproque, extrémisme cumulatif : ces nouveaux termes désignent une relation politique symbiotique par laquelle l’extrémisme d’un groupe alimente le discours de l’autre.

Comme l’explique le chercheur James Hardy, du CARR (Centre for Analysis of the Radical Right), les chercheurs ont mis en évidence ce phénomène, qui consiste en une augmentation de la violence inspirée par les actes d’un groupe diamétralement opposé, comme les 34 attaques de mosquées survenues à la suite de l’assassinat brutal de Lee Rigby par des terroristes islamistes le 22 mai 2013 à Londres.

Jusqu’à présent, beaucoup d’enquêtes étaient axées sur la relation entre les extrémistes de la droite radicale et les islamistes, malgré le manque de preuves empiriques que les actions des extrémistes de droite inspiraient directement les actions des islamistes radicaux, sauf dans certains cas exceptionnels. À l’inverse, il existe des cas concrets dans lesquels les extrémistes islamistes ont inspiré le racisme de droite radical et même la violence politique.

En Grande-Bretagne, on remarque une action progressive des activistes radicaux au cours des derniers mois. Galvanisés par les manifestations américaines faisant suite à l’assassinat de George Floyd, les manifestants britanniques ont commencé à entrer dans le conflit. Mais la profanation de statues (comme le déboulonnage de la statue du marchand d’esclaves du XVIIe siècle Edward Colston à Bristol), ainsi que les graffiti sur les monuments de guerre et la statue de Churchill sur la place du Parlement, ont été perçus comme une attaque contre les valeurs et l’histoire du Royaume-Uni par les groupes d’extrême droite.

Comme aux États-Unis, les deux parties se sont retrouvées dans un conflit direct, des membres de la droite radicale britannique utilisant les manifestations pour embrigader des partisans. En juin 2020, des centaines d’activistes d’extrême droite se sont rendus à Londres pour participer à des manifestations en défense des statues avec Paul Golding, à la tête de l’organisation d’extrême droite Britain First, qui a déclaré qu’ils s’étaient rendus sur place pour « veiller sur [leurs] monuments ».

Du point de vue des États-Unis, certains activistes d’extrême gauche, apparemment issus du mouvement Black Lives Matter, se sont mobilisés sur la base de discours de droite radicale.

Contrairement à la plupart des activistes de gauche, les militants antifascistes ont utilisé la violence dans certains affrontements avec l’extrême droite, comme on l’a vu récemment lors d’une contre-manifestation en réaction à un rassemblement pour la liberté d’expression organisée à San Francisco.

En outre, les émeutes, les actes de vandalisme en signe de protestation et les troubles périodiques dans des villes comme Portland n’ont fait que renforcer l’opinion de droite selon laquelle les convictions des antifascistes et de la gauche en général sont incompatibles avec la société américaine contemporaine.

Les récentes manifestations ont mis en conflit direct les deux camps politiques opposés, les membres de chacun des deux groupes étant accusés d’inciter le groupe opposé.

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La biométrie sera le meilleur mot de passe

365.-baixaLa biométrie se révèle plus efficace que les mots de passe, car elle est plus facile à utiliser et elle permet une confidentialité et une sécurité supérieures. De plus, elle est en cours de normalisation sur une large base de dispositifs mobiles, de bureau et de serveurs, sur lesquels les utilisateurs s’appuient pour accéder aux services en ligne.

Le secteur de la sécurité essaie de mettre fin à l’utilisation des mots de passe depuis des décennies. Ils sont depuis longtemps considérés comme une faiblesse, principalement en raison du facteur humain : les individus utilisent encore des mots de passe faibles, sur plusieurs comptes, au travail et dans leur vie privée. Selon un rapport de recherche sur les fuites de données de Verizon, 81 % des fuites de données sont liées à des informations d’identification faibles, volées, défectueuses ou autrement compromises.

La leçon principale que l’on tire du fournisseur Centrify, qui prend en charge l’authentification sans mot de passe, est de donner la priorité à la mise en œuvre de connexions d’administrateur privilégiées basées sur FIDO2. [1]

Centrify prend également en charge Touch ID et Face ID d’Apple, ainsi que Windows Hello. Windows Hello comme Windows Hello Entreprise sont basés sur une authentification sans mot de passe.

Cependant, la combinaison de diverses formes de biométrie s’avère problématique pour la plupart des entreprises qui fournissent ces technologies.

Les équipes de gestion de produits étudient la norme sur les contrôles d’authentification haute garantie NIST 800-53 [2] et intègrent ces contrôles dans leurs feuilles de route. Les 170 contrôles qui composent la norme NIST 800-53 sont rapidement adoptés par les fournisseurs qui revendiquent l’authentification sans mot de passe comme un axe fondamental de leur stratégie produit.

L’utilisation de la biométrie élimine le risque de vol d’informations d’identification et permet un meilleur alignement avec la norme sur les contrôles d’authentification haute garantie NIST 800-53.

Les fournisseurs d’outils biométriques n’en sont pas tous au même stade en ce qui concerne leur capacité à exploiter les métadonnées fournies par la biométrie, et certains prétendent même disposer d’analyses en temps réel. Tous les fournisseurs de technologie ont une réponse différente quant à la gestion des quantités massives de métadonnées générées par leurs données biométriques, qu’ils considèrent tous comme compatibles avec les analyses également.

L’authentification sans mot de passe garantit que les identifiants de connexion sont propres à chaque site Web, ne sont jamais stockés sur un serveur et ne quittent jamais le dispositif de l’utilisateur. Ce modèle de sécurité contribue à éliminer les risques de phishing, ainsi que toutes les formes de vol de mots de passe et d’attaque par rejeu. Nous sommes plus proches que jamais de l’objectif inéluctable d’un avenir sans mot de passe.

[1] FIDO2 : le projet FIDO2 est un effort conjoint de la FIDO Alliance et du World Wide Web Consortium qui vise à créer une authentification forte sur le Web. FIDO2 est principalement fondé à partir de la norme d’authentification sur le Web W3C et du protocole FIDO Client to Authenticator.

[2] NIST 800-53 : la publication spéciale NIST 800-53 offre un catalogue des contrôles de sécurité et de confidentialité pour tous les systèmes d’information fédéraux des États-Unis, à l’exception de ceux liés à la sécurité nationale.

https://forbes.com

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L’utilisation de la reconnaissance faciale se développe dans les aéroports américains

332.- baixaLa technologie de reconnaissance faciale s’utilise déjà dans 15 aéroports, dont trois à l’extérieur des États-Unis, pour augmenter le nombre de voyageurs pré-autorisés dans le cadre du processus douanier.

Au cours de ces dernières années, le Service des douanes et de la protection des frontières (CBP) des États-Unis a développé des programmes de reconnaissance faciale aux points d’entrée de tout le pays, y compris dans les aéroports internationaux. L’agence augmente désormais l’utilisation de cette technologie dans le cadre de son programme Global Entry.

Le programme Global Entry permet aux voyageurs fréquents considérés « à faible risque » de contourner les contrôles officiels du CBP et d’aller récupérer leurs bagages directement après être passés par une borne. Jusqu’à maintenant, dans la plupart des aéroports, les voyageurs devaient scanner leur passeport et leur empreinte digitale à la borne pour être autorisés à entrer dans le pays.

À l’avenir, le CBP simplifiera ce processus en offrant aux voyageurs pré-approuvés via le programme la possibilité d’utiliser des données biométriques faciales, afin de ne pas avoir à présenter leur passeport ou leur empreinte digitale.

Le CBP a commencé à mettre en œuvre la reconnaissance faciale dans le cadre d’un programme pilote à l’aéroport international d’Orlando en juin 2018. Depuis lors, le programme a été étendu à 14 aéroports supplémentaires.

L’agence a publié une déclaration d’impact sur la vie privée détaillant la façon dont le programme sera développé dans tous les aéroports des États-Unis, devenant ainsi la norme en matière d’entrée dans le pays.

Les bornes utilisées dans le cadre du programme Global Entry disposent déjà d’appareils photos qui photographient les voyageurs, mais beaucoup seront mises à jour ou remplacées au fur et à mesure du développement du programme. Le CBP prévoit également d’intégrer des avis de confidentialité aux machines mises à jour pour informer les voyageurs du nouveau processus.

Les photos prises à la borne seront enregistrées en masse dans le Système d’identification biométrique automatisé (IDENT) de la NSA, que l’agence est en train de transférer vers un nouveau système de reconnaissance avancé basé sur le nuage, appelé HART.

Lors de la comparaison de photos dans le cadre du processus de reconnaissance faciale, la priorité est donnée aux photos de documents de voyage et aux images récentes pour plus de précision.

Selon la déclaration d’impact, le passage à l’utilisation de la reconnaissance faciale réduirait le risque pour la vie privée des voyageurs, car le programme prenait déjà des photos d’eux aux bornes, mais n’a désormais plus besoin de collecter leurs empreintes digitales.

La déclaration d’impact précise également que les inscrits au programme de reconnaissance faciale ne sont pas obligés de l’utiliser, et qu’ils peuvent en échange opter pour la méthode du passeport et des empreintes digitales, qui restera disponible. Les bornes fonctionneront avec la méthode du passeport et des empreintes digitales par défaut en cas de problème technique lié à la reconnaissance faciale.

Les voyageurs sont également tenus de fournir une photocopie de leur passeport et de leurs empreintes digitales lors de leur inscription au programme Global Entry.

https://www.nextgov.com/

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Une stratégie innovante pour réduire la violence à Chicago

Grounds-or-PeaceGrounds for Peace est le résultat direct d’un effort novateur à Chicago pour réduire la violence en luttant contre les armes à feu et en aménageant les espaces publics où des problèmes sont susceptibles de survenir. Les élus municipaux ont augmenté les dépenses consacrées à l’aménagement des rues, aux terrains inoccupés et aux lignes de transport public. Chicago se place ainsi à l’avant-garde d’un mouvement émergent qui vise à tirer parti des initiatives d’embellissement des quartiers pour combattre les types de violence ayant un impact négatif sur la vie quotidienne au sein même de la ville. Rien que cette année, Chicago a affecté 7,4 millions de dollars à des programmes de formation pour une main-d’œuvre qualifiée, qui permettent aux personnes à haut risque de travailler dans des espaces verts et des quartiers où le taux de criminalité est important.

Le nouveau programme lancé à Chicago vise à transformer 50 terrains inoccupés en jardins dans les quartiers sud et ouest de la ville cette année.

Ce programme bénéficie du soutien du monde universitaire, qui mené des études démontrant que la violence et la criminalité vont souvent de pair. Les scientifiques pensent que l’une des raisons de la diminution de la fréquentation des espaces extérieurs par les résidents est la négligence et l’abandon de ces espaces. Les criminels, de leur côté, ont tendance à utiliser ces espaces pour mener des activités illicites, persuadés que personne ne se mettra en travers de leur chemin. Plus les espaces sont dominés par la criminalité, plus les résidents les fuient, ce qui favorise la délinquance et aboutit à une augmentation de la criminalité.

Des efforts d’amélioration du même type ont été initiés dans des centaines de villes et villages à travers le pays, marquant ce qu’un expert a appelé la « stratégie en matière de propriété inoccupée la plus importante » de cette dernière décennie, là où les gouvernements locaux n’ont pas su gérer positivement les abandons des espaces à la suite de la Grande Récession, ni les cessations d’activité provoquées par la crise. Ces programmes se justifient généralement par leur rôle de stimulation de la croissance économique, d’amélioration de la qualité de vie des résidents et de résolution des problèmes de sécurité publique en général.

Au cours d’une expérience, des chercheurs ont découvert que la violence avec arme à feu avait diminué de 29 % dans les zones les plus pauvres proches des terrains inoccupés un an et demi après leur nettoyage, classification ou autre traitement par un partenariat public-privé à Philadelphie. Les auteurs de cette étude ont conclu qu’il s’agissait des mêmes traitements appliqués aux terrains inoccupés dans toute la ville. La ville de Philadelphie pourrait compter 350 échanges de coups de feu en moins chaque année.

Ces données reflètent celles d’une autre étude, publiée en août, dans laquelle les chercheurs indiquaient que les efforts visant à démolir les bâtiments désaffectés et abandonnés à Détroit étaient liés à une réduction de 11 % des attaques à main armée.

Les parcs peuvent-ils aider les villes à lutter contre la délinquance ?
Il est important de noter que ni l’une ni l’autre des deux études n’a révélé que la violence s’était déplacée vers d’autres quartiers.

Alan Mallach, membre du Center for Community Progress et auteur de nombreux articles sur l’augmentation du nombre de propriétés inoccupées aux États-Unis, a déclaré que l’embellissement des terrains doit s’accompagner de services sociaux et de programmes pour la communauté, qui contribuent à l’engagement de cette dernière et permettent aux résidents de gravir les échelons socioéconomiques.

Les résidents, en particulier ceux qui estiment que leur collectivité a été négligée par le gouvernement local, peuvent se méfier d’un programme d’amélioration et avoir une certaine réticence à s’impliquer, expliquent les experts. Ce problème a récemment été abordé à Détroit, où la ville s’est engagée dans une initiative massive de plantation d’arbres pour que les résidents qui n’avaient pas participé au processus de planification depuis le début se sentent encouragés à le faire.

https://www.thetrace.org/2019/09/chicago-gun-violence-beautification-program/

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L’indice de la criminalité organisée en Afrique

L’indice de la criminalité organisée de l’ENACT permet une mesure pluridimensionnelle du crime organisé et de son impact.

Les outils de mesure de la portée et de l’échelle du crime organisé en Afrique sont limités. Une meilleure base de preuves est nécessaire afin que les États et leurs principaux agents puissent contrôler, analyser, établir des priorités et aborder efficacement la menace que représente le crime organisé de façon systématique et durable.

Lancé en septembre 2019, l’indice de la criminalité organisée se base sur une analyse qui identifie la disponibilité, la qualité et la pertinence des données continentales et des données prioritaires.

L’indice est une plateforme interactive sur le site web de l’ENACT. Il est complété par un rapport annuel visant à sensibiliser les responsables politiques.

Pour évaluer la vulnérabilité globale d’un État face au crime organisé, le modèle, qui compte trois sous-indices, est conçu pour mesurer trois catégories d’informations :

La présence et l’ampleur de la menace, dans le contexte de 12 types de crime organisé

Le risque de crime organisé

La capacité de l’État et la volonté politique de répondre aux menaces de crime organisé

La juxtaposition de ces trois catégories est analysée afin d’attribuer une note globale à chacun des États d’Afrique, indiquant ainsi le niveau de vulnérabilité de chaque État face aux menaces de crime organisé.

Modèles de vulnérabilité

Présence : le premier des trois sous-indices se concentre sur la présence de crime organisé. Plus précisément, il s’agit d’une d’étude longitudinale dont l’objectif est de montrer l’évolution du crime organisé et son état actuel, qui peut apporter des informations sur son évolution future.

Les informations dérivées de l’indice de la criminalité organisée pour chaque État d’Afrique se présentent sous la forme d’une « fleur » dans laquelle une note est attribuée à chaque type de délit, et qui peut être utilisée pour représenter les tendances sur le long terme.

Risque : les groupes de criminalité organisée exploitent les institutions étatiques faibles ou défectueuses, les frontières poreuses et les lacunes au niveau du bien-être social et des économies locales pour maintenir et développer leurs opérations. Pour mesurer le risque que représente le crime organisé pour un État, ce deuxième sous-indice tient compte de plusieurs domaines : l’économie de l’État, sa géographie et ses ressources naturelles, sa cohésion sociale et ses conflits, et son commerce à l’international.

Réponse : le troisième sous-indice consiste à mesurer la capacité et la volonté politique de chaque État en évaluant son engagement dans la lutte contre le crime organisé, s’il dispose des cadres juridiques, politiques et stratégiques appropriés, et s’il obtient des résultats réels. Il évalue les mesures prises par l’État pour lutter contre le crime organisé, en considérant sa capacité et sa volonté comme essentielles pour mettre en œuvre de véritables politiques stratégiques.

L’un des éléments qui composent l’indice de la criminalité organisée est le tableau de bord des données, qui permet de comparer deux indicateurs généraux : la présence et l’impact du crime organisé.

Présence : le tableau de bord rassemble les données de 12 types de délits individuels à partir de l’indice de la criminalité organisée. Il permet aux utilisateurs de voir l’échelle des différents sous-ensembles de délits dans chaque catégorie. Par exemple, la catégorie « Délits maritimes » peut comprendre la « piraterie » et la « pêche illicite, non déclarée et non réglementée ».

Impact : le tableau de bord fournit des indicateurs sensibles à la délinquance pour évaluer les corrélations entre cinq domaines d’impact : sécurité et violence, économie, développement social, environnement, et gouvernement et démocratie. Chaque domaine d’impact se compose d’une série d’éléments pour lesquels un utilisateur peut choisir un type de délit afin de voir son impact sur le domaine sélectionné. Par exemple, le « trafic d’êtres humains » est associé à la « violence conjugale », et le « terrorisme » au domaine d’impact « sécurité et violence ».

https://enactafrica.org/organised-crime-index

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