International pressure on the major cocaine supply routes into Europe

European and South American law enforcement authorities continue to intensify their efforts to dismantle the main criminal networks responsible for cocaine trafficking to Europe. Three recent operations, coordinated with the support of Europol, highlight both the complexity of the routes used by organised crime and the growing importance of international cooperation to address it. These actions have affected networks with connections to Colombia, Brazil, and Greece, and have allowed interventions at all stages of the criminal chain: from the origin of the drugs to their reception on the European continent.

The first investigation focused on a network led by a Dutch citizen who had direct contact with high-level traffickers in Colombia. The individual, 56 years old, resided in Ibiza but frequently travelled to The Netherlands and other European countries. According to the authorities, he coordinated the entry of large shipments of cocaine into Europe with the active support of his two sons.

The case came to light as a result of information obtained from the encrypted platform Sky ECC, a tool widely used by criminal organisations and which has been key in numerous European investigations. Based on this data, the Dutch police deployed surveillance operations, intelligence analysis, and wire-taps that allowed for the identification of ongoing attempts to coordinate new shipments.

The network was linked to six cocaine shipments intercepted in the United Kingdom, Spain and the Netherlands. On 2 December 2025, the main suspect was arrested in Ibiza, while his children, aged 31 and 23, were arrested in The Hague and Haarlem.

Major Brazilian operation against large-scale maritime trafficking

The second operation targeted a Brazilian criminal organisation specialised in large-scale maritime cocaine transport in Europe. The group was responsible for acquiring vessels, training crews, and modifying fishing boats to hide the drugs.

The routes used included departure points on the Brazilian coast and an intermediate stage in West Africa, before the final transfer to European waters.

A key moment in the investigation took place in November 2024, when Portuguese authorities, in collaboration with the Brazilian federal police and authorities from Cape Verde, intercepted a Brazilian-flagged fishing vessel off the west coast of Cape Verde. 1.6 tonnes of cocaine were found on board and six crew members were arrested.

Subsequently, in September 2025, law enforcement dismantled the European branch of the network, with 37 arrests in Spain, including the person responsible for the logistics infrastructure. Finally, on 11 December 2025, a coordinated operation in Brazil culminated in eight new arrests, including two high-value targets, and the seizure of assets worth over 1.5 million euros.

Greek criminal network and at-sea transfers

The third operation targeted a Greek criminal network that used the at-sea transfer method for cocaine trafficking. The group deployed a fishing vessel that left Greece, travelled a route passing through West Africa, and crossed the Atlantic to pick up a shipment from Latin America.

On 14 December 2025, authorities arrested ten suspects: five crew members at sea and five individuals in Greece, including one high-value target.

The key role of Europol and international cooperation

In both cases, Europol acted as the central hub of international cooperation, facilitating the exchange of information, providing analytical support, and coordinating operational meetings among the involved countries. Other key agencies such as Frontex and MAOC-(N) also participated, especially in maritime operations.

These actions are part of the broader European Union strategy against organised crime, coordinated through the EMPACT platform. The cases demonstrate that only through sustained, multilevel, and transnational cooperation is it possible to effectively tackle the structures that support cocaine trafficking to Europe.

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Pression internationale sur les grandes routes d’approvisionnement en cocaïne vers l’Europe

Les autorités policières européennes et sud-américaines continuent d’intensifier leurs efforts pour démanteler les principaux réseaux criminels responsables du trafic de cocaïne vers l’Europe. Trois opérations récentes, coordonnées avec le soutien d’Europol, mettent en évidence à la fois la complexité des routes utilisées par le crime organisé et l’importance croissante de la coopération internationale pour y faire face. Ces actions ont affecté des réseaux ayant des connexions avec la Colombie, le Brésil et la Grèce, et ont permis d’intervenir à toutes les étapes de la chaîne criminelle : depuis l’origine de la drogue jusqu’à sa réception sur le continent européen.

La première enquête s’est centrée sur un réseau dirigé par un citoyen néerlandais qui avait un contact direct avec des trafiquants de haut niveau en Colombie. L’individu, âgé de 56 ans, résidait à Ibiza mais voyageait fréquemment aux Pays-Bas et dans d’autres pays européens. Selon les autorités, il coordonnait l’entrée de grands chargements de cocaïne en Europe avec le soutien actif de ses deux fils.

L’affaire a été mise en lumière grâce aux informations obtenues à partir de la plateforme cryptée Sky ECC, un outil largement utilisé par les organisations criminelles et qui a joué un rôle clé dans de nombreuses enquêtes européennes. À partir de ces données, la police néerlandaise a déployé des opérations de surveillance, d’analyse de renseignements et d’écoutes téléphoniques qui ont permis d’identifier des tentatives en cours de coordination de nouveaux envois.

Le réseau était lié à six cargaisons de cocaïne interceptées au Royaume-Uni, en Espagne et aux Pays-Bas. Le 2 décembre 2025, le principal suspect a été arrêté à Ibiza, tandis que ses fils, âgés de 31 et 23 ans, ont été arrêtés à La Haye et à Haarlem.

Opération brésilienne de trafic maritime à grande échelle

La deuxième opération a visé une organisation criminelle brésilienne spécialisée dans le transport maritime de cocaïne à grande échelle en Europe. Le groupe était chargé d’acquérir des embarcations, de former des équipages et de modifier des navires de pêche pour dissimuler la drogue.

Les itinéraires utilisés comprenaient des points de départ sur la côte brésilienne et une étape intermédiaire en Afrique de l’Ouest, avant le transfert final vers les eaux européennes.

Un moment clé de l’enquête a eu lieu en novembre 2024, lorsque les autorités portugaises, en collaboration avec la police fédérale brésilienne et les autorités du Cap-Vert, ont intercepté un bateau de pêche battant pavillon brésilien au large du Cap-Vert. À bord, il y avait 1,6 tonne de cocaïne, et six membres de l’équipage ont été arrêtés.

Par la suite, en septembre 2025, les forces de sécurité ont démantelé la branche européenne du réseau, avec 37 arrestations en Espagne, y compris le responsable de l’infrastructure logistique. Enfin, le 11 décembre 2025, une opération coordonnée au Brésil a abouti à huit nouvelles arrestations, dont deux cibles de haute importance, et à la saisie de biens d’une valeur de plus de 1,5 million d’euros.

Réseau criminel grec et transferts en haute mer

La troisième opération a ciblé un réseau criminel grec qui utilisait la méthode de transfert en haute mer pour le trafic de cocaïne. Le groupe avait déployé un bateau de pêche qui était parti de Grèce, avait suivi une route passant par l’Afrique de l’Ouest et avait traversé l’Atlantique pour récupérer une cargaison en provenance d’Amérique latine.

Le 14 décembre 2025, les autorités ont arrêté dix suspects : cinq membres d’équipage en mer et cinq individus en Grèce, dont une cible de haute importance.

Rôle clé d’Europol et de la coopération internationale

Dans les deux cas, Europol a agi comme le pivot central de la coopération internationale, facilitant l’échange d’informations, fournissant un soutien analytique et coordonnant des réunions opérationnelles entre les pays impliqués. D’autres organismes majeurs tels que Frontex et le MAOC-(N) ont également participé, notamment aux opérations maritimes.

Ces actions s’inscrivent dans la stratégie plus large de l’Union européenne contre la criminalité organisée, articulée à travers la plateforme EMPACT. Les cas démontrent que seule une coopération soutenue, multiniveau et transnationale permet d’attaquer de manière efficace les structures qui soutiennent le trafic de cocaïne vers l’Europe.

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Pressió internacional sobre les grans rutes de subministrament de cocaïna cap a Europa

Les autoritats policials europees i sud-americanes continuen intensificant els seus esforços per desmantellar les principals xarxes criminals responsables del tràfic de cocaïna cap a Europa. Tres operacions recents, coordinades amb el suport d’Europol, posen de manifest tant la complexitat de les rutes utilitzades pel crim organitzat com la importància creixent de la cooperació internacional per fer-hi front. Aquestes actuacions han afectat xarxes amb connexions a Colòmbia, Brasil i Grècia, i han permès intervenir en totes les fases de la cadena criminal: des de l’origen de la droga fins a la seva recepció al continent europeu.

La primera investigació es va centrar en una xarxa liderada per un ciutadà neerlandès amb accés directe a traficants d’alt nivell a Colòmbia. L’individu, de 56 anys, residia a Eivissa però viatjava amb freqüència als Països Baixos i a d’altres països europeus. Segons les autoritats, coordinava l’entrada de grans carregaments de cocaïna a Europa amb el suport actiu dels seus dos fills.

El cas va sortir a la llum arran de la informació obtinguda a partir de la plataforma xifrada Sky ECC, una eina àmpliament utilitzada per organitzacions criminals i que ha estat clau en nombroses investigacions europees. A partir d’aquestes dades, la policia neerlandesa, va desplegar tasques de vigilància, anàlisi d’intel·ligència i escoltes telefòniques que van permetre identificar intents en curs de coordinar nous enviaments.

La xarxa va ser vinculada a sis carregaments de cocaïna interceptats al Regne Unit, Espanya i els Països Baixos. El 2 de desembre de 2025, el principal sospitós va ser detingut a Eivissa, mentre que els seus fills, de 31 i 23 anys, van ser arrestats a l’Haia i Haarlem.

Operació brasilera de tràfic marítim a gran escala

La segona actuació va tenir com a objectiu una organització criminal brasilera especialitzada en el transport marítim de cocaïna a gran escala cap a Europa. El grup s’encarregava d’adquirir embarcacions, formar tripulacions i modificar vaixells pesquers per ocultar-hi la droga.

Les rutes utilitzades incloïen punts de sortida a la costa brasilera i una etapa intermèdia a l’Àfrica Occidental, abans del trasllat final cap a aigües europees.

Un moment clau de la investigació va tenir lloc el novembre de 2024, quan les autoritats portugueses, en col·laboració amb la policia federal brasilera i les autoritats de Cap Verd, van interceptar un vaixell pesquer amb bandera brasilera a l’oest de Cap Verd. A bord s’hi van trobar 1,6 tones de cocaïna i es van detenir sis membres de la tripulació.

Posteriorment, el setembre de 2025, les forces de seguretat van desmantellar la branca europea de la xarxa, amb 37 detencions a Espanya, incloent-hi el responsable de la infraestructura logística. Finalment, l’11 de desembre de 2025, una operació coordinada al Brasil va culminar amb vuit noves detencions, entre elles dos objectius d’alt valor, i la confiscació de béns per valor superior a 1,5 milions d’euros.

Xarxa criminal grega i transferències en alta mar

La tercera operació va apuntar a una xarxa criminal grega que utilitzava el mètode de transferència en alta mar per al tràfic de cocaïna. El grup va desplegar un vaixell pesquer que va sortir de Grècia, va recórrer una ruta passant per l’Àfrica Occidental i va creuar l’Atlàntic per recollir un carregament procedent d’Amèrica Llatina.

El 14 de desembre de 2025, les autoritats van detenir deu sospitosos: cinc membres de la tripulació al mar i cinc individus a Grècia, inclòs un objectiu d’alt valor.

En tots tres casos, Europol va actuar com a eix central de la cooperació internacional, facilitant l’intercanvi d’informació, proporcionant suport analític i coordinant reunions operatives entre els països implicats. També hi van participar altres organismes clau com Frontex i el MAOC-(N), especialment en les operacions marítimes.

Aquestes actuacions s’emmarquen en l’estratègia més àmplia de la Unió Europea contra el crim organitzat, articulada a través de la plataforma EMPACT. Els casos demostren que només mitjançant una cooperació sostinguda, multinivell i transnacional és possible atacar de manera efectiva les estructures que sustenten el tràfic de cocaïna cap a Europa.

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Presión internacional sobre las grandes rutas de suministro de cocaína hacia Europa

Las autoridades policiales europeas y sudamericanas siguen intensificando sus esfuerzos por desmantelar las principales redes criminales responsables del tráfico de cocaína hacia Europa. Tres operaciones recientes, coordinadas con el apoyo de Europol, ponen de manifiesto tanto la complejidad de las rutas utilizadas por el crimen organizado como la creciente importancia de la cooperación internacional para hacerle frente. Estas actuaciones han afectado a redes con conexiones a Colombia, Brasil y Grecia, y han permitido intervenir en todas las fases de la cadena criminal: desde el origen de la droga hasta su recepción en el continente europeo.

La primera investigación se centró en una red liderada por un ciudadano neerlandés con acceso directo a traficantes de alto nivel en Colombia. El individuo, de 56 años, residía en Ibiza, pero viajaba con frecuencia a Países Bajos y otros países europeos. Según las autoridades, coordinaba la entrada de grandes cargamentos de cocaína en Europa con el soporte activo de sus dos hijos.

El caso salió a relucir a raíz de la información obtenida a partir de la plataforma cifrada Sky ECC, una herramienta ampliamente utilizada por organizaciones criminales y que ha sido clave en numerosas investigaciones europeas. A partir de estos datos, la policía neerlandesa, desplegó labores de vigilancia, análisis de inteligencia y escuchas telefónicas que permitieron identificar intentos en curso de coordinar nuevos envíos.

La red estuvo vinculada a seis cargamentos de cocaína interceptados en Reino Unido, España y Países Bajos. El 2 de diciembre de 2025, el principal sospechoso fue detenido en Ibiza, mientras que sus hijos, de 31 y 23 años, fueron arrestados en La Haya y Haarlem.

Operación brasileña de tráfico marítimo a gran escala

La segunda actuación tuvo como objetivo una organización criminal brasileña especializada en el transporte marítimo de cocaína a gran escala en Europa. El grupo se encargaba de adquirir embarcaciones, formar tripulaciones y modificar barcos pesqueros para ocultar la droga.

Las rutas utilizadas incluían puntos de salida en la costa brasileña y una etapa intermedia en África Occidental, antes del traslado final a aguas europeas.

Un momento clave de la investigación tuvo lugar en noviembre de 2024, cuando las autoridades portuguesas, en colaboración con la policía federal brasileña y las autoridades de Cabo Verde, interceptaron un barco pesquero con bandera brasileña en el oeste de Cabo Verde. A bordo se hallaron 1,6 toneladas de cocaína y se detuvieron a seis miembros de la tripulación.

Posteriormente, en septiembre de 2025, las fuerzas de seguridad desmantelaron la rama europea de la red, con 37 detenciones en España, incluido el responsable de la infraestructura logística. Por último, el 11 de diciembre de 2025, una operación coordinada en Brasil culminó con ocho nuevas detenciones, entre ellas dos objetivos de alto valor, y la incautación de bienes por valor superior a 1,5 millones de euros.

Red criminal griega y transferencias en alta mar

La tercera operación apuntó a una red criminal griega que utilizaba el método de transferencia en alta mar para el tráfico de cocaína. El grupo desplegó un barco pesquero que salió de Grecia, recorrió una ruta pasando por África Occidental y cruzó el Atlántico para recoger un cargamento procedente de América Latina.

El 14 de diciembre de 2025, las autoridades detuvieron a diez sospechosos: cinco miembros de la tripulación en el mar y cinco individuos en Grecia, incluido un objetivo de alto valor.

En ambos casos, Europol actuó como eje central de la cooperación internacional, facilitando el intercambio de información, proporcionando soporte analítico y coordinando reuniones operativas entre los países implicados. También participaron otros organismos clave como Frontex y el MAOC-(N), especialmente en las operaciones marítimas.

Estas actuaciones se enmarcan en la estrategia más amplia de la Unión Europea contra el crimen organizado, articulada a través de la plataforma EMPACT. Los casos demuestran que sólo mediante una cooperación sostenida, multinivel y transnacional es posible atacar de forma efectiva las estructuras que sustentan el tráfico de cocaína hacia Europa.

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La contribució del NIST a la seguretat contra incendis: tecnologia, tàctica i resiliència

La seguretat contra incendis ha experimentat una transformació profunda en les darreres dècades, impulsada en gran part per la recerca científica del National Institute of Standards and Technology (NIST) dels Estats Units. Davant l’evolució dels edificis, dels materials combustibles i de les condicions operatives dels bombers, el NIST ha aportat la base tècnica necessària per actualitzar equips, normes i estratègies d’intervenció, amb un impacte directe en la protecció de vides humanes.

Un dels àmbits clau ha estat l’avaluació del rendiment de l’equipament utilitzat en condicions extremes. En el cas de les càmeres termogràfiques, el NIST va desenvolupar els primers assaigs capaços de mesurar si aquests dispositius continuaven detectant petites diferències de temperatura quan la pròpia càmera estava exposada a temperatures de fins a 260 °C. Aquesta recerca va permetre establir criteris objectius de qualitat, garantint que els bombers disposin d’eines fiables en entorns hostils.

Pel que fa a les ràdios portàtils, els bombers havien detectat fallades de comunicació durant els incendis. El NIST va identificar que l’origen del problema era la desviació de la freqüència de transmissió a altes temperatures.

Un altre element crític és l’equip de respiració autònoma (SCBA). Incidents de viseres que es tornaven opaques o es fonien van portar el NIST a estudiar l’efecte del flux de calor radiant intens. A partir d’experiments a escala real i simulacions, es van definir nous assaigs i criteris de rendiment, millorant la protecció i la visibilitat dels bombers durant l’extinció.

Tot i la reducció del nombre d’incendis estructurals des de finals del segle XX, la mortalitat dels bombers per incendi va augmentar. El NIST va demostrar que aquest fenomen estava relacionat amb canvis en l’arquitectura (habitatges més grans i estancs), l’ús de materials lleugers i l’augment de la càrrega de foc dels mobles moderns.

La recerca va introduir el concepte de dinàmica del foc, destacant la importància de la velocitat de creixement de l’incendi i del paper de l’oxigen. Un incendi limitat per oxigen pot intensificar-se sobtadament quan s’obre una porta o una finestra, creant un camí de flux per on circulen calor i fum. El missatge per als bombers és clar: controlar les entrades d’aire i evitar situar-se en aquests camins de flux.

Un exemple especialment rellevant és el dels incendis en soterranis. El NIST va demostrar que el foc pot créixer violentament sota un terra que, a la superfície, encara sembla segur. Les proves van evidenciar que aplicar aigua des de l’exterior durant només 60 segons podia reduir dràsticament el risc, canviant tàctiques històriques d’atac interior.

Els detectors de fum van reduir de manera notable les víctimes mortals des dels anys setanta, però els canvis en el disseny dels habitatges i en els materials combustibles van limitar-ne l’eficàcia. El NIST va demostrar que els incendis moderns ofereixen molt menys temps per escapar i que les alarmes sovint es desactivaven per falses alarmes de cuina.

A partir d’assajos amb mobles reals i escenaris de cuina, el NIST va proporcionar les dades clau per desenvolupar una nova generació de proves. Des de l’any 2024, tots els nous detectors han de complir una sèrie de requisits, amb l’objectiu d’augmentar el temps d’evacuació i salvar vides.

L’expansió de l’habitatge en zones forestals ha incrementat dràsticament els riscos dels incendis de la interfície urbana-forestal. El NIST ha estudiat com el foc es propaga per radiació, convecció i, sobretot, per brases (firebrands), capaces d’encendre edificis a gran distància.

Per analitzar aquest fenomen, el NIST va crear el Firebrand Generator (NIST Dragon) i l’Emberometer, eines que han esdevingut referència internacional i base de l’estàndard ISO 6021. Aquest coneixement ha permès definir criteris de disseny de façanes, ventilacions i entorns propers als edificis.

A escala comunitària, el NIST ha impulsat metodologies com la Hazard Mitigation Methodology (HMM) i el mètode ESCAPE (2023), que aborden tant la resistència dels edificis com la planificació urbana i l’evacuació, ja adoptades per diverses comunitats.

Finalment, el National Fire Research Laboratory (NFRL) permet assajar estructures completes sotmeses a foc real i càrregues mecàniques. Aquest enfocament supera els assaigs tradicionals i ajuda a entendre com i quan es produeix el col·lapse estructural, facilitant dissenys més segurs, resilients i eficients.

En conjunt, la feina del NIST exemplifica com la ciència aplicada pot traduir-se en normes, equips i estratègies que milloren la seguretat dels bombers, redueixen víctimes civils i fan les comunitats més resistents davant el foc.

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La contribución del NIST a la seguridad contra incendios: tecnología, táctica y resiliencia

La seguridad contra incendios ha experimentado una profunda transformación en las últimas décadas, impulsada en gran parte por la investigación científica del National Institute of Standards and Technology (NIST) de Estados Unidos. Ante la evolución de los edificios, los materiales combustibles y las condiciones operativas de los bomberos, el NIST ha aportado la base técnica necesaria para actualizar equipos, normas y estrategias de intervención, con un impacto directo en la protección de vidas humanas.

Uno de los ámbitos clave ha sido la evaluación del rendimiento del equipo utilizado en condiciones extremas. En el caso de las cámaras termográficas, el NIST desarrolló los primeros ensayos capaces de medir si estos dispositivos seguían detectando pequeñas diferencias de temperatura cuando la propia cámara estaba expuesta a temperaturas de hasta 260 °C. Esta investigación permitió establecer criterios objetivos de calidad garantizando que los bomberos dispongan de herramientas fiables en entornos hostiles.

En cuanto a las radios portátiles, los bomberos habían detectado fallos de comunicación durante los incendios. El NIST identificó que el origen del problema era el desvío de la frecuencia de transmisión a altas temperaturas.

Otro elemento crítico es el equipo de respiración autónoma (SCBA). Incidentes de viseras que se volvían opacas o se fundían llevaron al NIST a estudiar el efecto del flujo de calor radiante intenso. A partir de experimentos a escala real y simulaciones, se definieron nuevos ensayos y criterios de rendimiento, mejorando la protección y visibilidad de los bomberos durante la extinción.

Pese a la reducción del número de incendios estructurales desde finales del siglo XX, la mortalidad de los bomberos por incendio aumentó. El NIST demostró que este fenómeno estaba relacionado con cambios en la arquitectura (viviendas más grandes y estancas), el uso de materiales ligeros y el aumento de la carga de fuego de los muebles modernos.

La investigación introdujo el concepto de dinámica del fuego, destacando la importancia de la velocidad de crecimiento del incendio y del papel del oxígeno. Un incendio limitado por oxígeno puede intensificarse repentinamente cuando se abre una puerta o ventana, creando un camino de flujo por el que circulan calor y humo. El mensaje para los bomberos está claro: controlar las entradas de aire y evitar situarse en estos caminos de flujo.

Un ejemplo especialmente relevante es el de los incendios en sótanos. El NIST demostró que el fuego puede crecer violentamente bajo un suelo que, en la superficie, todavía parece seguro. Las pruebas evidenciaron que aplicar agua desde el exterior durante sólo 60 segundos podía reducir drásticamente el riesgo, cambiando tácticas históricas de ataque interior.

Los detectores de humo redujeron de forma notable las víctimas mortales desde los años setenta, pero los cambios en el diseño de las viviendas y en los materiales combustibles limitaron su eficacia. El NIST demostró que los modernos incendios ofrecen mucho menos tiempo para escapar y que las alarmas a menudo se desactivaban por falsas alarmas de cocina.

A partir de ensayos con muebles reales y escenarios de cocina, el NIST proporcionó los datos clave para desarrollar una nueva generación de pruebas. Desde el año 2024, todos los nuevos detectores deben cumplir una serie de requisitos, con el objetivo de aumentar el tiempo de evacuación y salvar vidas.

La expansión de la vivienda en zonas forestales ha incrementado drásticamente los riesgos de los incendios de la interfaz urbana-forestal. El NIST ha estudiado cómo el fuego se propaga por radiación, convección y, sobre todo, por brasas (firebrands), capaces de encender edificios a gran distancia.

Para analizar este fenómeno, el NIST creó el Firebrand Generator (NIST Dragon) y el Emberometer, herramientas que se han convertido en referencia internacional y base del estándar ISO 6021. Este conocimiento ha permitido definir criterios de diseño de fachadas, ventilaciones y entornos cercanos a los edificios.

A nivel comunitario, el NIST ha impulsado metodologías como la Hazard Mitigation Methodology (HMM) y el método ESCAPE (2023), que abordan tanto la resistencia de los edificios como la planificación urbana y la evacuación, ya adoptadas por diversas comunidades.

Por último, el National Fire Research Laboratory (NFRL) permite ensayar estructuras completas sometidas a fuego real y cargas mecánicas. Este enfoque supera los ensayos tradicionales y ayuda a entender cómo y cuándo se produce el colapso estructural, facilitando diseños más seguros, resilientes y eficientes.

En conjunto, el trabajo del NIST ejemplifica cómo la ciencia aplicada puede traducirse en normas, equipos y estrategias que mejoran la seguridad de los bomberos, reducen víctimas civiles y hacen a las comunidades más resistentes ante el fuego.

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The contribution of NIST to fire safety: technology, tactics, and resilience

Fire safety has undergone a profound transformation in recent decades, largely driven by scientific research from the National Institute of Standards and Technology (NIST)in the United States. In light of the evolution of buildings, combustible materials, and the operational conditions of firefighters, the NIST has provided the necessary technical foundation to update equipment, standards, and intervention strategies, with a direct impact on the protection of human lives.

One of the key areas has been the evaluation of the performance of equipment used in extreme conditions. In the case of thermal cameras, NIST developed the first tests capable of measuring whether these devices continued to detect small temperature differences when the camera itself was exposed to temperatures of up to 260 °C. This research allowed for the establishment of objective quality criteria, ensuring that firefighters have reliable tools in hostile environments.

With regard to portable radios, firefighters had detected communication failures during fires. NIST identified that the source of the problem was the deviation of the transmission frequency at high temperatures.

Another critical element is the self-contained breathing apparatus (SCBA). The incidents of visors becoming opaque or melting led NIST to study the effect of intense radiant heat flow. Based on real-scale experiments and simulations, new tests and performance criteria were defined, improving the protection and visibility of firefighters during firefighting.

Despite the reduction in the number of structural fires since the end of the 20th century, firefighter mortality due to fire has increased. NIST demonstrated that this phenomenon was related to changes in architecture (larger and more airtight homes), the use of lightweight materials, and the increase in the fire load of modern furniture.

The research introduced the concept of fire dynamics, highlighting the importance of the rate of fire growth and the role of oxygen. A fire limited by oxygen can suddenly intensify when a door or window is opened, creating a flow path through which heat and smoke circulate. The message for the firefighters is clear: control the air inlets and avoid positioning themselves in those flow paths.

A particularly relevant example is that of fires in basements. NIST demonstrated that fire can grow violently under a floor that, on the surface, still seems safe. The evidence showed that applying water from the outside for just 60 seconds could drastically reduce the risk, changing historical tactics of interior attack.

Smoke detectors have significantly reduced fatalities since the 1970s, but changes in housing design and combustible materials have limited their effectiveness. NIST demonstrated that modern fires offer much less time to escape and that alarms are often disabled due to false kitchen alarms.

Based on trials with real furniture and kitchen scenarios, NIST provided the key data to develop a new generation of tests. Starting in 2024, all new detectors must meet a series of requirements, with the aim of increasing evacuation time and saving lives.

The expansion of housing in forested areas has drastically increased the risks of urban-forest interface fires. NIST has studied how fire spreads through radiation, convection, and, above all, through embers, capable of igniting buildings at great distances.

To analyse this phenomenon, NIST created the Firebrand Generator (NIST Dragon) and the Emberometer, tools that have become international references and the basis of the ISO 6021 standard. This knowledge has allowed for the definition of design criteria for façades, ventilation, and environments close to buildings.

At the community level, NIST has promoted methodologies such as the Hazard Mitigation Methodology (HMM) and the ESCAPE method (2023), which address both building resilience and urban planning and evacuation, already adopted by various communities.

Finally, the National Fire Research Laboratory (NFRL) allows for the testing of complete structures subjected to real fire and mechanical loads. This approach surpasses traditional testing and helps to understand how and when structural failure occurs, facilitating safer, more resilient, and efficient designs.

Overall, the work of NIST exemplifies how applied science can translate into standards, equipment, and strategies that enhance firefighter safety, reduce civilian casualties, and make communities more resilient to fire.

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La contribution du NIST à la sécurité incendie : technologie, tactique et résilience

La sécurité contre les incendies a connu une transformation profonde au cours des dernières décennies, largement impulsée par la recherche scientifique du National Institute of Standards and Technology (NIST) des États-Unis. Face à l’évolution des bâtiments, des matériaux combustibles et des conditions opérationnelles des pompiers, le NIST a fourni la base technique nécessaire pour mettre à jour les équipements, les normes et les stratégies d’intervention ayant un impact direct sur la protection des vies humaines.

L’un des domaines clés a été l’évaluation des performances de l’équipement utilisé dans des conditions extrêmes. Dans le cas des caméras thermographiques, le NIST a développé les premiers essais capables de mesurer si ces dispositifs continuaient à détecter de petites différences de température lorsque la caméra elle-même était exposée à des températures allant jusqu’à 260 °C. Cette recherche a permis d’établir des critères objectifs de qualité, garantissant que les pompiers disposent d’outils fiables dans des environnements hostiles.

En ce qui concerne les radios portables, les pompiers avaient déjà détecté des défaillances de communication pendant les incendies. Le NIST a déterminé que l’origine du problème était la déviation de la fréquence de transmission à des températures élevées.

Un autre élément critique est l’appareil de respiration autonome (SCBA). Les incidents associés aux visières qui devenaient opaques ou fondaient ont conduit le NIST à étudier l’effet du flux de chaleur radiante intense. À partir d’expériences à grande échelle et de simulations, de nouveaux essais et critères de performance ont été définis, ce qui a permis d’améliorer la protection et la visibilité des pompiers pendant l’extinction du feu.

Malgré la réduction du nombre d’incendies structurels depuis la fin du XXe siècle, la mortalité des pompiers due aux incendies a augmenté. Le NIST a démontré que ce phénomène était lié à des changements dans l’architecture (logements plus grands et étanches), à l’utilisation de matériaux légers et à l’augmentation de la charge de feu des meubles modernes.

La recherche a introduit le concept de dynamique du feu, soulignant l’importance de la vitesse de croissance de l’incendie et du rôle de l’oxygène. Un incendie limité par l’oxygène peut s’intensifier soudainement si une porte ou une fenêtre est ouverte, car cela crée un chemin de flux par lequel circulent chaleur et fumée. Le message pour les pompiers est clair : il faut contrôler les entrées d’air et éviter de se trouver sur ces chemins de flux.

Un exemple particulièrement pertinent est celui des incendies dans les sous-sols. Le NIST a démontré qu’un feu peut se développer violemment sous un sol qui, en surface, semble encore sûr. Les tests ont montré que l’application d’eau depuis l’extérieur pendant seulement 60 secondes pouvait réduire considérablement le risque, modifiant ainsi les tactiques historiques d’attaque intérieure.

Les détecteurs de fumée ont considérablement réduit le nombre de victimes mortelles depuis les années soixante-dix, mais les changements dans la conception des logements et dans les matériaux combustibles ont limité leur efficacité. Le NIST a démontré que les incendies modernes offrent beaucoup moins de temps pour s’échapper et que les alarmes étaient souvent désactivées en raison de fausses alertes de cuisine.

À partir d’essais avec des meubles réels et des scénarios de cuisine, le NIST a fourni les données clés pour développer une nouvelle génération de tests. Depuis 2024, tous les nouveaux détecteurs doivent répondre à une série d’exigences, dans le but d’augmenter le temps d’évacuation et de sauver des vies.

L’expansion de l’habitat dans les zones forestières a considérablement augmenté les risques d’incendies de l’interface ville-nature. Le NIST a étudié comment le feu se propage par radiation, convection et, surtout, par des braises, capables d’enflammer des bâtiments à grande distance.

Pour analyser ce phénomène, le NIST a créé le Firebrand Generator (NIST Dragon) et l’Emberometer, des outils qui sont devenus des références internationales et la base de la norme ISO 6021. Cette connaissance a permis de définir des critères de conception pour les façades, les ventilations et les environnements proches des bâtiments.

À l’échelle communautaire, le NIST a établi des méthodologies telles que la Hazard Mitigation Methodology (HMM) et la méthode ESCAPE (2023), qui traitent à la fois de la résilience des bâtiments, de la planification urbaine et de l’évacuation, déjà adoptées par diverses communautés.

Enfin, le National Fire Research Laboratory (NFRL) permet d’essayer des structures complètes soumises à un feu réel et à des charges mécaniques. Cette approche dépasse les essais traditionnels et aide à comprendre comment et quand se produit l’effondrement structurel, ce qui facilite l’élaboration de conceptions plus sûres, résilientes et efficaces.

Dans l’ensemble, le travail du NIST illustre comment la science appliquée peut se traduire par des normes, des équipements et des stratégies qui améliorent la sécurité des pompiers, réduisent les victimes civiles et rendent les communautés plus résilientes face au feu.

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La tecnología puede evitar grandes incendios forestales, pero en coordinación

Cada vez que se produce un gran incendio forestal, la pregunta se repite: ¿cómo puede que no lo hubiéramos podido evitar? Las imágenes de cielos teñidos de rojo, evacuaciones masivas y barrios enteros reducidos a cenizas se han ido normalizando en los informativos. En California, Australia, Canadá o el Mediterráneo, el fuego ya no se percibe como un fenómeno excepcional, sino como una nueva constante. Pero asumirlo como fatalidad es un error. Las herramientas para reducir drásticamente el impacto de los grandes incendios existen. Lo que falta es coordinación.

Los incendios forestales no son sólo un problema natural. Son el resultado de una compleja combinación de factores: cambio climático, gestión del territorio, crecimiento urbano desordenado, infraestructuras vulnerables y sistemas de respuesta fragmentados. Millones de personas viven hoy en la interfaz urbano-forestal, zonas en las que las casas conviven con masas vegetales altamente inflamables. Cuando el fuego llega, los costes humanos, económicos y ambientales son enormes, incluso para quienes no pierden directamente el hogar.

Paradójicamente nunca habíamos dispuesto de tanta tecnología para hacer frente a este reto. Satélites capaces de detectar igniciones en cuestión de minutos, sensores terrestres que monitorizan condiciones de riesgo, modelos de inteligencia artificial que proyectan la evolución del fuego en tiempo real, drones que cartografían vegetación peligrosa, redes eléctricas inteligentes que pueden desconectarse antes de que una chispa provoque una catástrofe. Todo esto ya existe.

Estas tecnologías no pueden —ni deben— eliminar el fuego por completo. El fuego forma parte de muchos ecosistemas y resulta esencial para su regeneración. Pero sí pueden evitar que un incendio puntual se convierta en un desastre de grandes dimensiones. Pueden reducir evacuaciones, salvar viviendas, proteger infraestructuras críticas y, sobre todo, salvar vidas.

El principal problema no es técnico, sino institucional. El sistema de prevención y respuesta a los incendios está profundamente fragmentado. Intervienen gobiernos locales, regionales y estatales, cuerpos de bomberos con competencias diferentes, agencias de gestión forestal, compañías eléctricas, aseguradoras, centros de investigación, empresas tecnológicas y comunidades locales. Cada actor tiene sus presupuestos, normativas, sistemas de datos y procesos de compra. El resultado es un ecosistema en el que innovar es difícil y escalar soluciones es aún más complicado.

Muchas iniciativas tecnológicas prometedoras se quedan en pruebas piloto. Las agencias públicas a menudo no pueden asumir el riesgo de comprar tecnología nueva que todavía no está plenamente validada. Las empresas innovadoras no saben a qué puerta llamar. Las fundaciones financian experimentos, pero no su implantación a gran escala. Y las comunidades con menos recursos son las que más sufren esta carencia de coordinación, quedando aún más expuestas.

Otros ámbitos de la política pública demuestran que esto se puede hacer mejor. En seguridad nacional, energía o aviación, Estados Unidos ha creado organismos que actúan como puente entre el sector público, la investigación y el mercado. Estos organismos no inventan tecnología, sino que identifican soluciones prometedoras, ayudan a probarlas, establecen estándares comunes y facilitan que lleguen rápidamente a los usuarios finales.

Lo que falta en el ámbito de los incendios forestales es una estructura similar: una entidad de coordinación con mandato claro para conectar a innovadores, administraciones, servicios de emergencia, empresas de servicios básicos y comunidades. Un actor neutral que pueda detectar tecnologías emergentes, promover la interoperabilidad, ayudar a superar obstáculos burocráticos y dirigir inversiones hacia la prevención y la mitigación, no sólo hacia la extinción cuando el fuego está ya descontrolado.

Esto no significa sustituir políticas esenciales como la gestión forestal, las cremas controladas, los códigos de construcción o la planificación urbanística. Por el contrario: la tecnología puede hacer que todas estas medidas sean más eficientes y más justas. Puede ofrecer mejores datos a los bomberos, alertas más precisas a la población y una recuperación más rápida después del desastre.

Algunos gobiernos ya han empezado a moverse en esa dirección. Hay estados que han creado oficinas específicas de innovación en incendios o centros de excelencia para nuevas técnicas de lucha aérea. Pero sin una visión coordinada a nivel nacional o supranacional, los avances siguen siendo desiguales e insuficientes ante la magnitud del reto.

Los grandes incendios no son inevitables. Son, en gran medida, el reflejo de decisiones colectivas y sistemas que no han evolucionado al ritmo del riesgo. Si hemos sido capaces de transformar la seguridad aérea, la predicción de huracanes o la preparación frente a terremotos mediante inversión y coordinación, también podemos hacerlo con los incendios forestales. La tecnología ya está ahí. Ahora hace falta voluntad política y capacidad de organizarla.

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Technology can prevent large forest fires, but in a coordinated manner

Every time a large forest fire breaks out, the same question is asked: How is it possible that we have not been able to avoid it? Images of skies tinged with red, mass evacuations, and entire neighbourhoods reduced to ashes have become normalised in the news. In California, Australia, Canada, or the Mediterranean, fire is no longer perceived as an exceptional phenomenon, but rather as a new constant. But to accept it as fate is a mistake. The tools to drastically reduce the impact of large fires exist. What is lacking is coordination.

Forest fires are not just a natural problem. They are the result of a complex combination of factors: climate change, land management, disorderly urban growth, vulnerable infrastructures, and fragmented response systems. Millions of people today live in the urban-forest interface, areas where homes coexist with highly flammable vegetation. When the fire arrives, the human, economic, and environmental costs are enormous, even for those who do not directly lose their home.

Paradoxically, we have never had so much technology to face this challenge. Satellites capable of detecting ignitions within minutes, ground sensors that monitor risk conditions, artificial intelligence models that project the evolution of fire in real time, drones that map hazardous vegetation, and smart electrical grids that can disconnect before a spark causes a catastrophe. All of this already exists.

These technologies cannot—nor should they—eliminate fire completely. Fire is part of many ecosystems and is essential for their regeneration. But they can prevent a localised fire from turning into a large-scale disaster. They can reduce evacuations, save homes, protect critical infrastructures, and, above all, save lives.

The main problem is not technical, but institutional. The fire prevention and response system is deeply fragmented. Local, regional, and state governments, fire brigades with different competencies, forest management agencies, electric companies, insurers, research centres, technology companies, and local communities are involved. Each party has its own budgets, regulations, data systems, and purchasing processes. The result is an ecosystem in which innovating is difficult, and scaling solutions is even more complicated.

Many promising technological initiatives remain in pilot tests. Public agencies often cannot take the risk of purchasing new technology that is not yet fully validated. Innovative companies do not know which door to call. Foundations fund experiments, but not their large-scale implementation. And the communities with fewer resources are the ones that suffer the most from this lack of coordination, becoming even more exposed.

Other areas of public policy demonstrate that this can be done better. In national security, energy, or aviation, the United States has created agencies that act as a bridge between the public sector, research, and the market. These organisations do not invent technology, but rather identify promising solutions, help to test them, establish common standards, and facilitate their rapid delivery to end users.

What is lacking in the field of forest fires is a similar structure: a coordinating entity with a clear mandate to connect innovators, administrations, emergency services, utility companies, and communities. A neutral party that can detect emerging technologies, promote interoperability, help overcome bureaucratic obstacles, and direct investments towards prevention and mitigation, not just towards extinction when the fire is already out of control.

This does not mean replacing essential policies such as forest management, controlled burns, building codes, or urban planning. On the contrary, technology can make all these measures more efficient and fairer. It can provide better data to firefighters, more accurate alerts to the population, and a faster recovery after the disaster.

Some governments have already started to move in that direction. There are states that have created specific offices for fire innovation or centres of excellence for new aerial combat techniques. But without a coordinated vision at the national or supranational level, progress remains uneven and insufficient in the face of the magnitude of the challenge.

Large fires are not inevitable. They are, to a large extent, a reflection of collective decisions and systems that have not evolved at the pace of risk. If we have been able to transform air safety, hurricane prediction, or earthquake preparedness through investment and coordination, we can also do the same with forest fires. The technology is already there. Now political will and the capacity to organise it are needed.

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