Technology can prevent large forest fires, but in a coordinated manner

Every time a large forest fire breaks out, the same question is asked: How is it possible that we have not been able to avoid it? Images of skies tinged with red, mass evacuations, and entire neighbourhoods reduced to ashes have become normalised in the news. In California, Australia, Canada, or the Mediterranean, fire is no longer perceived as an exceptional phenomenon, but rather as a new constant. But to accept it as fate is a mistake. The tools to drastically reduce the impact of large fires exist. What is lacking is coordination.

Forest fires are not just a natural problem. They are the result of a complex combination of factors: climate change, land management, disorderly urban growth, vulnerable infrastructures, and fragmented response systems. Millions of people today live in the urban-forest interface, areas where homes coexist with highly flammable vegetation. When the fire arrives, the human, economic, and environmental costs are enormous, even for those who do not directly lose their home.

Paradoxically, we have never had so much technology to face this challenge. Satellites capable of detecting ignitions within minutes, ground sensors that monitor risk conditions, artificial intelligence models that project the evolution of fire in real time, drones that map hazardous vegetation, and smart electrical grids that can disconnect before a spark causes a catastrophe. All of this already exists.

These technologies cannot—nor should they—eliminate fire completely. Fire is part of many ecosystems and is essential for their regeneration. But they can prevent a localised fire from turning into a large-scale disaster. They can reduce evacuations, save homes, protect critical infrastructures, and, above all, save lives.

The main problem is not technical, but institutional. The fire prevention and response system is deeply fragmented. Local, regional, and state governments, fire brigades with different competencies, forest management agencies, electric companies, insurers, research centres, technology companies, and local communities are involved. Each party has its own budgets, regulations, data systems, and purchasing processes. The result is an ecosystem in which innovating is difficult, and scaling solutions is even more complicated.

Many promising technological initiatives remain in pilot tests. Public agencies often cannot take the risk of purchasing new technology that is not yet fully validated. Innovative companies do not know which door to call. Foundations fund experiments, but not their large-scale implementation. And the communities with fewer resources are the ones that suffer the most from this lack of coordination, becoming even more exposed.

Other areas of public policy demonstrate that this can be done better. In national security, energy, or aviation, the United States has created agencies that act as a bridge between the public sector, research, and the market. These organisations do not invent technology, but rather identify promising solutions, help to test them, establish common standards, and facilitate their rapid delivery to end users.

What is lacking in the field of forest fires is a similar structure: a coordinating entity with a clear mandate to connect innovators, administrations, emergency services, utility companies, and communities. A neutral party that can detect emerging technologies, promote interoperability, help overcome bureaucratic obstacles, and direct investments towards prevention and mitigation, not just towards extinction when the fire is already out of control.

This does not mean replacing essential policies such as forest management, controlled burns, building codes, or urban planning. On the contrary, technology can make all these measures more efficient and fairer. It can provide better data to firefighters, more accurate alerts to the population, and a faster recovery after the disaster.

Some governments have already started to move in that direction. There are states that have created specific offices for fire innovation or centres of excellence for new aerial combat techniques. But without a coordinated vision at the national or supranational level, progress remains uneven and insufficient in the face of the magnitude of the challenge.

Large fires are not inevitable. They are, to a large extent, a reflection of collective decisions and systems that have not evolved at the pace of risk. If we have been able to transform air safety, hurricane prediction, or earthquake preparedness through investment and coordination, we can also do the same with forest fires. The technology is already there. Now political will and the capacity to organise it are needed.

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La technologie peut éviter de grands feux de forêt, mais la coordination manque

Chaque fois qu’un grand feu de forêt se déclare, la même question se pose : comment est-il possible que nous n’ayons pas pu l’éviter ? Les images de ciels teintés de rouge, d’évacuations de masse et de quartiers entiers réduits en cendres sont monnaie courante dans les journaux télévisés. Que ce soit en Californie, en Australie, au Canada ou en Méditerranée, les incendies ne sont plus perçus comme un phénomène exceptionnel, mais comme une nouvelle constante, et cela ne devrait pas être le cas. Il existe des outils qui peuvent considérablement réduire l’impact des grands incendies. Le problème réside dans la coordination.

Les feux de forêt ne sont pas seulement un problème naturel. Ils sont le résultat d’une combinaison complexe de facteurs : changement climatique, gestion du territoire, étalement urbain, infrastructures vulnérables et systèmes fragmentés. Aujourd’hui, des millions de personnes vivent dans l’interface forêt-urbain, cette zone de transition où cohabitent maisons et masses végétales hautement inflammables. Lorsque le feu atteint cette zone, les coûts humains, économiques et environnementaux sont énormes, même pour les personnes qui ne perdent pas directement leur domicile.

Pourtant, nous n’avons jamais disposé d’autant de technologies pour relever ce défi : satellites capables de détecter des départs de feux en quelques minutes, capteurs au sol qui évaluent le niveau de risque, modèles d’intelligence artificielle qui projettent l’évolution du feu en temps réel, drones qui cartographient la végétation sensible, réseaux électriques intelligents qui se déconnectent avant qu’une étincelle ne provoque une catastrophe… Tout cela existe déjà.

Ces technologies ne sont pas là pour mettre fin aux incendies. Elles ne sont d’ailleurs pas censées le faire. Le feu fait partie de nombreux écosystèmes et est essentiel à leur régénération. Mais elles peuvent éviter qu’un incendie ponctuel ne devienne une catastrophe de grande envergure. Elles peuvent réduire les évacuations, sauver des logements, protéger des infrastructures essentielles et, surtout, sauver des vies.

Le principal problème n’est pas technique, mais institutionnel. Le système de prévention et de réponse aux incendies est profondément fragmenté. Parmi les intervenants, on trouve des gouvernements locaux, régionaux et étatiques, des brigades de sapeurs-pompiers aux compétences variées, des agences de gestion des forêts, des fournisseurs d’électricité, des compagnies d’assurances, des centres de recherche, des entreprises technologiques et des communautés locales. Chaque acteur dispose de ses propres budgets, réglementations, systèmes de données et processus d’achat. Le résultat ? Un écosystème dans lequel il est difficile d’innover et encore plus difficile de faire évoluer les solutions actuelles.

De nombreuses initiatives technologiques prometteuses ne passent même pas la phase de projet pilote. Les agences publiques ne peuvent souvent pas prendre le risque d’acheter une nouvelle technologie qui n’a pas encore été entièrement validée. Les entreprises innovantes ne savent pas à quelle porte frapper. Les fondations financent les expériences, mais pas leur implantation à grande échelle. Et les communautés qui disposent de moins de ressources sont celles qui souffrent le plus de ce manque de coordination, ce qui les rend de plus en plus vulnérables.

D’autres domaines de la politique publique montrent qu’il est possible de faire mieux. En matière de sécurité nationale, d’énergie ou encore d’aviation, les États-Unis ont créé des organismes qui font office de passerelle entre le secteur public, la recherche et le marché. Ces organismes n’inventent pas de technologies, mais identifient des solutions prometteuses, aident à les tester, établissent des normes communes et accélèrent leur distribution aux utilisateurs finaux.

Le domaine des feux de forêt a besoin d’une structure similaire : un organisme de coordination disposant d’un mandat clairement défini pour mettre en relation les innovateurs, les administrations, les services d’urgence, les fournisseurs de services essentiels et les communautés. Un acteur neutre chargé de détecter les technologies émergentes, de promouvoir l’interopérabilité, de réduire les obstacles bureaucratiques et d’orienter les investissements vers la prévention et l’atténuation, plutôt que de ne se concentrer que sur l’extinction lorsque l’incendie est déjà hors de contrôle.

Cela ne veut pas dire remplacer des politiques essentielles telles que la gestion des forêts, le brûlage dirigé, les codes de construction ou l’urbanisme. Au contraire : la technologie peut rendre toutes ces mesures plus efficaces et plus justes. Elle peut offrir de meilleures données aux pompiers, diffuser des alertes plus précises à la population et permettre une reprise plus rapide après une catastrophe.

Certains gouvernements ont déjà commencé à agir en ce sens. Aux États-Unis, certains États ont mis en place des bureaux dédiés à l’innovation en matière d’incendies, ainsi que des centres d’excellence travaillant sur le recours à de nouvelles technologies dans la lutte contre les feux de forêt par voie aérienne. Mais sans une vision coordonnée au niveau national ou supranational, les progrès réalisés restent inégaux et insuffisants par rapport à l’ampleur du défi.

Les grands incendies ne sont pas inévitables. Ils sont, en grande partie, le reflet de décisions collectives et de systèmes qui n’ont pas évolué au rythme du risque. Si nous avons réussi à transformer la sécurité aérienne, la prévision des ouragans et la préparation aux tremblements de terre à l’aide d’investissements et de coordination, nous pouvons aussi le faire pour les feux de forêt. La technologie est prête, mais la volonté politique et la capacité d’organisation doivent suivre.

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L’ús abusiu de relacions íntimes com a tàctica d’infiltració policial al Regne Unit

Un exagent encobert de la Policia Metropolitana de Londres, Mark Jenner, identificat internament com a agent HN15, ha començat a declarar davant la Investigació de la Policia Encoberta del Regne Unit, un procés públic que examina dècades d’operacions secretes contra moviments socials, polítics i sindicals. Jenner va operar durant els anys noranta sota la identitat falsa de Mark Cassidy, infiltrant-se en un grup activista d’esquerres a l’est de Londres, principalment vinculat al Colin Roach Centre, una organització comunitària i antiracista, segons informa la BBC.com, de la mà de l’investigador Ayshea Buksh.

Un dels aspectes més greus del cas és que Jenner va mantenir una relació íntima i de convivència durant cinc anys amb una activista coneguda com Alison (nom fictici), mentre en paral·lel estava casat i tenia fills. La relació va incloure convivència, vacances al Regne Unit i a l’estranger, assistència a casaments, celebracions religioses i trobades familiars. Alison considerava Jenner la seva parella estable i desconeixia completament que fos policia encobert.

Segons s’ha exposat a la investigació, aquesta relació no apareixia reflectida de manera clara ni honesta en els informes oficials que Jenner presentava als seus superiors a Scotland Yard. Diversos viatges amb Alison van ser registrats administrativament com a reunions operatives o seguiments d’activitats polítiques, quan en realitat eren vacances personals, incloent-hi desplaçaments a Israel, Tailàndia i Amsterdam. Fotografies i vídeos personals presentats a la investigació han confirmat aquesta doble vida.

Alison va declarar recentment davant la investigació, igual que l’exdona de Jenner, que ha comparegut de manera anònima. Ambdues dones han explicat com van ser enganyades simultàniament durant anys, i han assenyalat que el sistema policial va permetre —per acció o per omissió— aquest engany sostingut. Segons Alison, hi ha tantes capes de mentides que resulta difícil creure que els comandaments directes no en fossin conscients, o bé que actuessin amb una incompetència greu.

Durant la seva declaració inicial, Jenner va afirmar que, en el context de la infiltració, considerava necessari mantenir relacions sexuals amb dones per preservar la seva cobertura, tot i que va negar que la gratificació sexual fos un benefici de la feina. Aquesta afirmació ha estat rebuda amb forta indignació per part de les víctimes i dels seus representants, ja que reforça la percepció que les relacions íntimes van ser utilitzades com una eina operativa, malgrat l’impacte emocional profund sobre les persones afectades.

Alison ha descrit les conseqüències psicològiques de descobrir la veritat com a devastadores, afirmant que va quedar molt enfadada, profundament angoixada i fisiològicament alterada. Amb el pas del temps, ha reinterpretat múltiples episodis de la relació com a indicis de l’engany: absències inexplicables, contradiccions sobre la seva família, i fins i tot la troballa d’una targeta bancària a nom de M Jenner, que ell va justificar amb una història falsa.

El cas de Jenner no és un fet aïllat. La investigació ha revelat que almenys 50 dones podrien haver estat enganyades de manera similar per agents encoberts durant diverses dècades. Aquest patró ha estat qualificat per les víctimes com una forma d’abús institucional, amb components clars de sexisme, manipulació emocional i vulneració de drets fonamentals. Alison, juntament amb altres dones afectades, ha impulsat la plataforma Police Spies Out of Our Lives, destinada a donar visibilitat als casos i exigir responsabilitats polítiques i legals.

Des del punt de vista institucional, la Policia Metropolitana ha reconegut públicament la greu irregularitat i el comportament totalment inacceptable d’alguns agents encoberts i dels seus responsables. El subcomissari adjunt Jon Savell ha demanat disculpes sense reserves a les dones afectades, admetent que aquestes relacions van ser abusives, enganyoses i errònies, i que han erosionat la confiança pública en una tàctica policial que, en altres contextos, es considera legítima per garantir la seguretat.

La policia sosté que el treball encobert ha estat profundament reformat en les darreres dècades, amb marcs legals, ètics i de supervisió molt més estrictes. No obstant això, les víctimes reclamen que aquestes reformes vagin acompanyades de rendició de comptes real, incloent-hi la retirada d’honors i reconeixements a agents implicats en abusos, així com canvis legislatius que prohibeixin explícitament les relacions íntimes en operacions encobertes.

La investigació continua oberta, i Mark Jenner testificarà durant diversos dies més. Les dones afectades reclamen veritat completa, responsabilitats clares i el reconeixement que el dany sofert no van ser excessos individuals, sinó el resultat d’un sistema que va permetre i normalitzar pràctiques profundament abusives sota el paraigua de la seguretat de l’Estat.

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El uso abusivo de relaciones íntimas como táctica de infiltración policial en Reino Unido

Un ex agente encubierto de la Policía Metropolitana de Londres, Mark Jenner, identificado internamente como agente HN15, ha empezado a declarar ante la Investigación de la Policía Encubierta de Reino Unido, un proceso público que examina décadas de operaciones secretas contra movimientos sociales, políticos y sindicales. Jenner operó durante los años noventa bajo la identidad falsa de Mark Cassidy, infiltrándose en un grupo activista de izquierdas en el este de Londres, principalmente vinculado al Colin Roach Centre, una organización comunitaria y antirracista, según informa la BBC.com, de la mano del investigador Ayshea Buksh.

Uno de los aspectos más graves del caso es que Jenner mantuvo una relación íntima y de convivencia durante cinco años con una activista conocida como Alison (nombre ficticio), mientras en paralelo estaba casado y tenía hijos. La relación incluyó convivencia, vacaciones en Reino Unido y en el extranjero, asistencia a bodas, celebraciones religiosas y encuentros familiares. Alison consideraba a Jenner su pareja estable y desconocía completamente que fuera policía encubierto.

Según se ha expuesto a la investigación, esta relación no aparecía reflejada de forma clara ni honesta en los informes oficiales que Jenner presentaba a sus superiores en Scotland Yard. Varios viajes con Alison fueron registrados administrativamente como reuniones operativas o seguimientos de actividades políticas, cuando en realidad eran vacaciones personales, incluyendo desplazamientos a Israel, Tailandia y Ámsterdam. Fotografías y vídeos personales presentados en la investigación han confirmado esta doble vida.

Alison declaró recientemente ante la investigación, al igual que la exmujer de Jenner, que ha comparecido de forma anónima. Ambas mujeres han explicado cómo fueron engañadas simultáneamente durante años, y han señalado que el sistema policial permitió -por acción o por omisión- ese engaño sostenido. Según Alison, hay tantas capas de mentiras que resulta difícil creer que los mandos directos no fueran conscientes de ello, o que actuaran con una incompetencia grave.

Durante su declaración inicial, Jenner afirmó que, en el contexto de la infiltración, consideraba necesario mantener relaciones sexuales con mujeres para preservar su cobertura, aunque negó que la gratificación sexual fuera un beneficio del trabajo. Esta afirmación ha sido recibida con fuerte indignación por parte de las víctimas y sus representantes, ya que refuerza la percepción de que las relaciones íntimas fueron utilizadas como una herramienta operativa, a pesar del impacto emocional profundo sobre las personas afectadas.

Alison ha descrito las consecuencias psicológicas de descubrir la verdad como devastadoras, afirmando que quedó muy enfadada, profundamente angustiada y fisiológicamente alterada. Con el paso del tiempo, ha reinterpretado múltiples episodios de la relación como indicios del engaño: ausencias inexplicables, contradicciones sobre su familia, e incluso el hallazgo de una tarjeta bancaria a nombre de M. Jenner, que él justificó con una historia falsa.

El caso de Jenner no es algo aislado. La investigación ha revelado que al menos 50 mujeres podrían haber sido engañadas de forma similar por agentes encubiertos durante varias décadas. Este patrón ha sido calificado por las víctimas como una forma de abuso institucional, con componentes claros de sexismo, manipulación emocional y vulneración de derechos fundamentales. Alison, junto a otras mujeres afectadas, ha impulsado la plataforma Police Spies Out of Our Lives, destinada a dar visibilidad a los casos y exigir responsabilidades políticas y legales.

Desde el punto de vista institucional, la Policía Metropolitana ha reconocido públicamente la grave irregularidad y el comportamiento totalmente inaceptable de algunos agentes encubiertos y sus responsables. El subcomisario adjunto Jon Savell pidió disculpas sin reservas a las mujeres afectadas, admitiendo que estas relaciones fueron abusivas, engañosas y erróneas, y que erosionaron la confianza pública en una táctica policial que, en otros contextos, se considera legítima para garantizar la seguridad.

La policía sostiene que el trabajo encubierto ha sido profundamente reformado en las últimas décadas, con marcos legales, éticos y de supervisión mucho más estrictos. Sin embargo, las víctimas reclaman que estas reformas vayan acompañadas de rendición de cuentas real, incluyendo la retirada de honores y reconocimientos a agentes implicados en abusos, así como cambios legislativos que prohíban explícitamente las relaciones íntimas en operaciones encubiertas.

La investigación sigue abierta, y Mark Jenner atestiguará durante varios días más. Las mujeres afectadas reclaman verdad completa, responsabilidades claras y el reconocimiento de que el daño sufrido no fueron excesos individuales, sino el resultado de un sistema que permitió y normalizó prácticas profundas abusivas bajo el paraguas de la seguridad del Estado.

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The abusive use of intimate relationships as a police infiltration tactic in the United Kingdom

A former undercover officer of the Metropolitan Police of London, Mark Jenner, internally identified as agent HN15, has begun to testify before the UK Undercover Policing Inquiry, a public process that examines decades of covert operations against social, political, and trade union movements. Jenner operated during the nineties under the false identity of Mark Cassidy, infiltrating a left-wing activist group in East London, primarily linked to the Colin Roach Centre, a community and anti-racist organization, according to reports from BBC.comhand in hand with the researcher Ayshea Buksh.

One of the most serious aspects of the case is that Jenner maintained an intimate and cohabiting relationship for five yearswith an activist known as ” Alison ” (a fictitious name), while simultaneously being married and having children. The relationship included cohabitation, holidays in the United Kingdom and abroad, attendance at weddings, religious celebrations, and family gatherings. Alison considered Jenner her stable partner and was completely unaware that he was undercover police.

As stated in the investigation, this relationship was not clearly or honestly reflected in the official reports that Jenner submitted to his superiors at Scotland Yard. While with Alison, several trips were recorded administratively, such as operational meetings or follow-ups on political activities, when in reality they were personal holidays, including trips to Israel, Thailand, and Amsterdam. The personal photographs and videos presented in the investigation have confirmed this double life.

Alison recently testified before the investigation, just like Jenner’s ex-wife, who appeared anonymously. Both women have explained how they were simultaneously deceived for years, and they have pointed out that the police system allowed—through action or omission—this sustained deception. According to Alison, there are so many layers of lies that it is hard to believe that the direct commanders were not aware of it, or that they acted with serious incompetence.

During his initial statement, Jenner claimed that, in the context of infiltration, he considered it “necessary” to engage in sexual relations with women to preserve his cover, although he denied that sexual gratification was a benefit of the job. This statement has been met with strong indignation from the victims and their representatives, as it reinforces the perception that intimate relationships were used as an operational tool, despite the profound emotional impact on the affected individuals.

Alison has described the psychological consequences of discovering the truth as devastating, stating that she was very angry, deeply distressed, and physiologically altered. Over time, she has reinterpreted multiple episodes of the relationship as signs of deception: inexplicable absences, contradictions about his family, and even the discovery of a bank card belonging to M. Jenner, which he justified with a false story.

The case of Jenner is not an isolated incident. The investigation has revealed that at least 50 women may have been similarly deceived by undercover agents over several decades. This pattern has been described by victims as a form ofinstitutional abuse, with clear components of sexism, emotional manipulation, and violation of fundamental rights. Alison, along with other affected women, has promoted the platform Police Spies Out of Our Lives, aimed at raising awareness of the cases and demanding political and legal accountability.

From an institutional standpoint, the Metropolitan Police has publicly acknowledged the serious misconduct and completely unacceptable behaviour of some undercover officers and their superiors. Deputy Assistant Commissioner Jon Savell has issued an unreserved apology to the affected women, admitting that these relationships were abusive, misleading, andwrong, and that they have eroded public trust in a policing tactic that, in other contexts, is considered legitimate for ensuring safety.

The police maintain that undercover work has been profoundly reformed in recent decades, with much stricter legal, ethical, and oversight frameworks. However, victims demand that these reforms be accompanied by real accountability, including the withdrawal of honours and recognitions from officers involved in abuse cases, as well as legislative changes that explicitly prohibit intimate relationships in undercover operations.

The investigation remains open, and Mark Jenner will testify for several more days. The affected women demand complete truth, clear responsibilities, and the recognition that the damage suffered was not due to individual abuse, but rather the result of a system that allowed and normalised deeply abusive practices under the guise of state security.

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L’utilisation abusive des relations intimes en tant que tactique d’infiltration policière au Royaume-Uni

Un ancien agent infiltré de la Metropolitan Police de Londres, Mark Jenner, identifié en interne commel’agent HN15, a commencé à comparaître dans le cadre de l’enquête Undercover Policing Inquiry du Royaume-Uni, un processus public qui passe en revue plusieurs décennies d’opérations secrètes contre des mouvements sociaux, politiques et syndicaux. Jenner a opéré dans les années 90 sous la fausse identité de Mark Cassidy, s’infiltrant dans un groupe d’activistes de gauche dans l’est de Londres, principalement lié au Colin Roach Centre, une organisation communautaire et antiraciste, selon BBC.com et la journaliste Ayshea Buksh.

L’un des aspects les plus graves de l’affaire est que Jenner a entretenu une relation intime et de concubinage pendant cinq ansavec une militante appelée « Alison » (nom fictif), tout en étant marié et en ayant des enfants. La relation comprenait le concubinage, des vacances au Royaume-Uni et à l’étranger, la participation à des mariages, des célébrations religieuses et des réunions de famille. Alison considérait Jenner comme son compagnon régulier et ignorait complètement qu’il s’agissait d’un agent de police infiltré.

Selon ce qui a été exposé dans l’enquête, cette relation n’apparaissait pas de façon claire ni honnête dans les rapports officiels que Jenner présentait à ses supérieurs à Scotland Yard. Pendant qu’il entretenait cette relation avec Alison, plusieurs voyages ont été enregistrés comme étant des réunions opérationnelles ou des suivis d’activités politiques, alors qu’il s’agissait en réalité de vacances personnelles, y compris des voyages en Israël, en Thaïlande et à Amsterdam. Les photographies et vidéos personnelles présentées dans l’enquête ont confirmé cette double vie.

Alison a récemment comparu dans le cadre de l’enquête, tout comme l’ex-femme de Jenner, qui a témoigné de manière anonyme. Les deux femmes ont expliqué dans leur témoignage qu’elles avaient été trompées pendant des années et ont souligné que le système policier avait permis, par action ou par omission, cette tromperie prolongée. Selon Alison, il y a eu tellement de mensonges qu’il est difficile de croire que les responsables directs de Jenner n’en avaient pas connaissance et qu’ils aient agi avec autant d’incompétence.

Lors de sa déclaration initiale, Jenner a affirmé que, dans le contexte de l’infiltration, il considérait qu’il était « nécessaire » d’avoir des relations sexuelles avec des femmes pour préserver sa couverture, bien qu’il ait nié que la satisfaction sexuelle soit un avantage du travail. Cette affirmation a été accueillie avec une forte indignation de la part des victimes et de leurs représentants, car elle renforce la perception que les relations intimes ont été utilisées comme un outil opérationnel, malgré l’impact émotionnel profond sur les personnes concernées.

Alison a décrit les conséquences psychologiques de la découverte de la vérité comme dévastatrices, affirmant être très en colère, profondément angoissée et physiologiquement affectée. Au fil du temps, elle a réinterprété plusieurs épisodes de la relation comme des indices de la tromperie : absences inexplicables, contradictions concernant sa famille, et même la découverte d’une carte bancaire au nom de M. Jenner, qu’il a justifiée par un mensonge.

Le cas de Jenner n’est pas un incident isolé. L’enquête a révélé qu’au moins 50 femmes pourraient avoir été trompées de manière similaire par des agents de police infiltrés pendant plusieurs décennies. Ce schéma a été qualifié par les victimes comme une forme d’abus institutionnel, avec des éléments clairs de sexisme, de manipulation émotionnelle et de violation des droits fondamentaux. Alison, avec le soutien d’autres femmes aux histoires similaires, a lancé la plateforme Police Spies Out of Our Lives, destinée à donner plus de visibilité à leurs cas et à exiger des responsabilités politiques et légales.

D’un point de vue institutionnel, la Metropolitan Police a reconnu publiquement cette grave irrégularité et le comportement totalement inacceptable de certains agents de police infiltrés et de leurs responsables. Le sous-commissaire adjoint Jon Savell a présenté des excuses sans réserve aux femmes concernées, admettant que ces relations étaient abusives, trompeuses et erronées, et qu’elles ont érodé la confiance du public dans une tactique policière qui, dans d’autres contextes, est considérée comme légitime pour maintenir l’ordre et la sécurité.

La police soutient que le travail d’infiltration a fait l’objet de profondes réformes au cours des dernières décennies, avec des cadres juridiques, éthiques et de supervision beaucoup plus stricts. Les victimes réclament toutefois que ces réformes soient accompagnées d’une véritable responsabilisation, y compris le retrait des honneurs et des distinctions accordés aux agents de police impliqués dans des abus, ainsi que des changements législatifs interdisant explicitement les relations intimes lors des opérations d’infiltration.

L’enquête reste ouverte, et Mark Jenner comparaîtra pendant plusieurs jours supplémentaires. Les femmes concernées exigent toute la vérité, des responsabilités claires et la reconnaissance du fait que les dommages subis ne sont pas le résultat d’excès individuels, mais d’un système qui a permis et normalisé des pratiques profondément abusives avec la protection de l’État.

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Europol coordina una operació per desmantellar el Càrtel dels Balcans a Alemanya

Europol va donar suport i va coordinar a les autoritats policials d’Àustria, Bòsnia i Hercegovina, Croàcia, Alemanya i Sèrbia en la realització d’una operació a gran escala dirigida a una cèl·lula prominent de l’anomenat Càrtel dels Balcans. Durant la jornada d’acció duta a terme el mes de desembre de 2025 a Alemanya, tres sospitosos van ser arrestats i es van confiscar més de 5 milions d’euros en actius criminals.

L’operació coordinada es va dirigir a diversos objectius d’alt valor (HVT) residents a Alemanya, que es creu que són figures clau dins del Càrtel dels Balcans. La investigació va revelar que aquesta cèl·lula criminal era responsable d’enviaments de cocaïna de diverses tones originaris de Colòmbia i utilitzava diversos mètodes per introduir drogues de contraban a Europa. La xarxa també es dedicava al blanqueig de capitals a través d’empreses i béns immobles en diversos països dins de la Unió Europea i més enllà.

L’acció policial, en què 500 agents de les forces de l’ordre han participat en les detencions i han escorcollat ​​45 locals, marca la culminació d’una investigació complexa sobre tràfic de drogues a gran escala, blanqueig de capitals i tràfic d’armes. Durant els escorcolls, es van confiscar aproximadament 50.000 euros en efectiu, dues monedes d’or, nombrosos articles de luxe com joies, rellotges, bosses de mà, tres vehicles d’alt valor, així com propietats tant a Alemanya com a l’estranger. A més, es van trobar i confiscar diversos documents i aparells electrònics, així com una arma de foc carregada amb municions.

Els tres sospitosos arrestats durant la jornada d’acció van exercir diversos papers dins de la xarxa criminal, com ara financers, coordinadors i experts en logística. El principal sospitós, d’origen dels Balcans Occidentals i resident a Alemanya, és conegut per utilitzar un logotip distintiu de cocaïna com a marca comercial.

En operacions anteriors, Europol i els seus països socis ja han infligit cops importants al Càrtel dels Balcans. Això inclou nombroses detencions realitzades en els darrers anys (per exemple, 13 detencions al maig de 2023 i 21 detencions a l’octubre de 2023 durant les jornades d’acció). L’Europol va tenir un paper crucial en la facilitació de la coordinació constant, l’intercanvi d’informació i la prestació de suport analític continu a la investigació. La informació desenvolupada durant l’operació va revelar una xarxa sofisticada i ben organitzada que operava a través de continents i països.

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Europol coordina una operación para desmantelar el Cártel de los Balcanes en Alemania

Europol apoyó y coordinó a las autoridades policiales de Austria, Bosnia y Herzegovina, Croacia, Alemania y Serbia en la realización de una operación a gran escala dirigida a una célula prominente del llamado Cártel de los Balcanes. Durante la jornada de acción llevada a cabo en diciembre de 2025 en Alemania, tres sospechosos fueron arrestados y se incautaron más de 5 millones de euros en activos criminales.

La operación coordinada se dirigió a varios objetivos de alto valor (HVT) residentes en Alemania, que se cree que son figuras clave dentro del Cártel de los Balcanes. La investigación reveló que esta célula criminal era responsable de envíos de cocaína de varias toneladas originarios de Colombia y utilizaba varios métodos para introducir drogas de contrabando en Europa. La red también se dedicaba al blanqueo de capitales a través de empresas y bienes inmuebles en varios países dentro de la Unión Europea y más allá.

La acción policial, en la que 500 agentes de las fuerzas del orden han participado en las detenciones y han registrado 45 locales, marca la culminación de una investigación compleja sobre tráfico de drogas a gran escala, blanqueo de capitales y tráfico de armas. Durante los registros, se incautaron aproximadamente 50.000 euros en efectivo, dos monedas de oro, numerosos artículos de lujo como joyas, relojes, bolsos, tres vehículos de alto valor, así como propiedades tanto en Alemania como en el extranjero. Además, se encontraron e incautaron varios documentos y aparatos electrónicos, así como un arma de fuego cargada con municiones.

Los tres sospechosos arrestados durante la jornada de acción desempeñaron varios papeles dentro de la red criminal, como financieros, coordinadores y expertos en logística. El principal sospechoso, de origen de los Balcanes Occidentales y residente en Alemania, es conocido por utilizar un logotipo distintivo de cocaína como marca comercial.

En operaciones anteriores, Europol y sus países socios ya han infligido golpes importantes en el Cártel de los Balcanes. Esto incluye numerosas detenciones realizadas en los últimos años (por ejemplo, 13 detenciones en mayo de 2023 y 21 detenciones en octubre de 2023 durante las jornadas de acción). Europol tuvo un papel crucial en la facilitación de la coordinación constante, el intercambio de información y la prestación de apoyo analítico continuo a la investigación. La información desarrollada durante la operación desveló una red sofisticada y bien organizada que operaba a través de continentes y países.

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Europol coordinates an operation to dismantle the Balkan cartel in Germany

Europol supported and coordinated with the law enforcement authorities of Austria, Bosnia and Herzegovina, Croatia, Germany, and Serbia in carrying out a large-scale operation targeting a prominent cell of the so-called Balkan cartel. During the action day carried out in December 2025 in Germany, three suspects were arrested and more than 5 million euros in criminal assets were seized.

The coordinated operation targeted several high-value targets (HVT) residing in Germany, who are believed to be key figures within the Balkan cartel. The investigation revealed that this criminal cell was responsible for shipments of several tonnes of cocaine originating from Colombia and used various methods to smuggle drugs into Europe. The network was also involved in money laundering through companies and real estate in several countries within the European Union and beyond.

The police action, in which 500 law enforcement agents participated in the arrests and searched 45 locations, marks the culmination of a complex investigation into large-scale drug trafficking, money laundering, and arms trafficking. During the searches, approximately 50,000 euros in cash, two gold coins, numerous luxury items such as jewellery, watches, handbags, three high-value vehicles, as well as properties both in Germany and abroad were seized. In addition, several documents and electronic equipment were found and confiscated, as well as a firearm loaded with ammunition.

The three suspects arrested during the action day played various roles within the criminal network, such as financiers, coordinators, and logistics experts. The main suspect, who originates from the Balkan Peninsula and resides in Germany, is known for using a distinctive cocaine logo as a trademark.

In previous operations, Europol and its partner countries have already inflicted significant blows to the Balkan cartel. This includes numerous arrests made in recent years (for example, 13 arrests in May 2023 and 21 arrests in October 2023 during the action days). Europol played a crucial role in facilitating constant coordination, the exchange of information, and the provision of continuous analytical support to the investigation. The information developed during the operation revealed a sophisticated and well-organised network operating across continents and countries.

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Europol coordonne une opération pour démanteler le cartel des Balkans en Allemagne

Europol a soutenu et coordonné les autorités de police d’Autriche, de Bosnie-Herzégovine, de Croatie, d’Allemagne et de Serbie dans le cadre d’une opération à grande échelle visant une cellule importante du groupe dit « cartel des Balkans ». Au cours de cette intervention, menée en décembre 2025 en Allemagne, trois suspects ont été arrêtés et des actifs criminels d’une valeur de plus de 5 millions d’euros ont été saisis.

L’opération coordonnée a visé plusieurs cibles de grande valeur résidant en Allemagne et soupçonnées d’être des figures clés du cartel des Balkans. L’enquête a révélé que cette cellule criminelle était responsable d’expéditions de plusieurs tonnes de cocaïne en provenance de Colombie et avait recours à différentes méthodes de trafic de drogue en Europe. Le réseau se livrait également au blanchiment d’argent par le biais d’entreprises et de biens immobiliers dans plusieurs pays de l’Union européenne et au-delà.

L’intervention policière, à laquelle ont participé 500 agents des forces de l’ordre pour procéder aux arrestations et perquisitionner 45 locaux, marque l’aboutissement d’une enquête complexe sur le trafic de drogue à grande échelle, le blanchiment d’argent et le trafic d’armes. Lors des perquisitions, environ 50 000 euros en espèces, deux pièces d’or, de nombreux articles de luxe tels que des bijoux, des montres et des sacs à main, trois véhicules de grande valeur et des biens immobiliers en Allemagne et à l’étranger ont été saisis. De plus, plusieurs documents et appareils électroniques ont été trouvés et saisis, ainsi qu’une arme à feu chargée de munitions.

Les trois suspects arrêtés au cours de cette intervention jouaient différents rôles au sein du réseau criminel, notamment financiers, de coordination et logistiques. Le principal suspect, originaire de la péninsule balkanique et résident en Allemagne, est connu pour utiliser un logo représentant de la cocaïne en tant que marque distinctive.

Le cartel des Balkans s’était déjà heurté plusieurs fois à Europol et à ses pays partenaires, avec de nombreuses arrestations effectuées au cours de ces dernières années (par exemple, 13 arrestations lors d’interventions de mai 2023, et 21 arrestations lors d’interventions d’octobre 2023). Europol a joué un rôle crucial en menant à bien une coordination constante, en facilitant l’échange d’informations et en offrant un soutien analytique continu à l’enquête. Les informations développées au cours de l’opération ont révélé un réseau sophistiqué et bien organisé qui opérait dans plusieurs pays et continents.

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