Le Conseil européen adopte des positions pour améliorer la sécurité routière

Afin d’assurer une circulation routière plus sûre dans toute l’Europe, le Conseil européen a adopté des positions communes sur deux propositions de la Commission européenne qui font partie des mesures connues sous le nom de paquet législatif sur la sécurité routière :

  • Les directives de 2006 et 2022, ainsi que les règlementations sur les permis de conduire 2012 et 2018 ;
  • La directive de 2015 sur l’échange transfrontalier d’informations sur les infractions routières liées à la sécurité routière.

La proposition de la Commission vise à améliorer la sécurité routière et à faciliter la libre circulation des citoyens au sein de l’UE. La proposition doit être considérée comme une révision complète de la directive existante, étant donné que la dernière réforme majeure a eu lieu en 2006 et que les États membres devaient la transposer jusqu’en 2013. La proposition introduit quatre nouveaux éléments principaux dans le régime actuel :

  • Un système européen pour les conducteurs novices qui permet la conduite accompagnée après l’obtention du permis à l’âge de 17 ans ;
  • Des conditions plus strictes pour les conducteurs novices au cours de leurs deux premières années de conduite (ou plus selon les règlements des États membres) ;
  • Un permis de conduire mobile dans le cadre du portefeuille européen d’identité numérique ;
  • L’utilisation des auto-évaluations comme filtre pour le test d’aptitude médicale.

L’orientation générale de la proposition de la Commission a été maintenue dans la position commune du Conseil. Toutefois, le Conseil a apporté plusieurs modifications à la proposition de la Commission, qui peuvent être résumées comme suit :

  • Le maintien volontaire de la réduction de la durée de validité des permis de conduire pour les personnes âgées ;
  • Une description plus claire du contrôle de l’aptitude physique et mentale à la conduite avant la délivrance et le renouvellement du permis de conduire ;
  • L’alignement des éléments techniques des permis de conduire mobiles sur la révision du règlement relatif à l’identité numérique ;
  • Des orientations plus détaillées pour l’évaluation par la Commission du cadre de sécurité routière des pays tiers ;
  • L’amélioration des exigences relatives à la personne accompagnante dans le cadre du régime de conduite accompagnée, qui ne sera obligatoire que pour les permis de catégorie B ;
  • La reformulation des conditions de la période probatoire en fonction des compétences et des pratiques établies par les États membres ;
  • La possibilité pour le citoyen de passer une épreuve théorique, sous certaines conditions, dans l’État membre de citoyenneté lorsque celui-ci est différent de l’État membre de résidence, cette option n’existant pas pour l’épreuve pratique.

En ce qui concerne la directive sur l’échange transfrontalier d’informations sur les infractions routières, la proposition vise à garantir que les conducteurs non résidents respectent le code de la route lorsqu’ils conduisent dans d’autres États membres.

Le Conseil a maintenu l’orientation générale de la proposition de la Commission. Toutefois, le Conseil a apporté un certain nombre de modifications à la proposition, principalement dans le but de clarifier le champ d’application et les définitions de l’acte juridique. Ces modifications concernent, notamment :

  • Introduire le concept de « personne concernée » et clarifier les rôles et responsabilités des points de contact nationaux et des autorités compétentes ;
  • D’autres infractions sont ajoutées à la proposition de la Commission, telles que le non-respect des restrictions d’accès aux véhicules ou des règles relatives aux passages à niveau, ainsi que les collisions ;
  • Une meilleure clarification des différentes procédures relatives à l’accès aux données d’immatriculation des véhicules et des différentes options permettant aux autorités compétentes de demander une assistance mutuelle afin de garantir que la personne concernée soit identifiée et que l’avis d’infraction au code de la route parvienne au bon endroit ;
  • Toutes les garanties nécessaires sont mises en place pour protéger les droits fondamentaux du conducteur ou de toute autre personne concernée.

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European Council adopts positions to improve road safety

To guarantee safer road traffic throughout Europe, the European Council adopted its common positions on two European Commission proposals that are part of the so-called road safety legislative package:

  • The 2006 and 2022 directives, as well as the 2012 and 2018 regulations on driving licenses
  • The 2015 directive on cross-border exchange of information on road safety related traffic offences

The proposal of the Commission seeks to improve road safety and enable the free movement of citizens within the EU. The proposal should be seen as a complete revision of the existing directive since the last major reform occurred in 2006 and had to be transposed by the Member States until 2013. The proposal introduces four major new elements to the current regime:

  • A European scheme for novice drivers that allows for accompanied driving after obtaining a license at the age of 17.
  • Stricter conditions for novice drivers during their first two years (or more depending on the rules of Member States) of driving.
  • A mobile driver’s license as part of the European digital identity wallet.
  • The use of self-assessments as a filter towards the medical examination of the driver’s fitness.

The general thrust of the Commission’s proposal was maintained in the Council’s common position. However, the Council introduced various changes to the Commission’s proposal, which can be summed up as follows:

  • To keep the shortening of the validity periods of driving licenses for senior citizens as voluntary.
  • A clearer outline of the control of physical and psychological fitness to drive prior to the issuance and renewal of driving licenses.
  • Alignment of the technical elements of mobile driving licenses with the revision of the digital identity regulation.
  • More detailed guidelines for the Commission’s assessment of the road safety framework of third countries.
  • Improvement of the requirements for the accompanying person in the accompanied driving regime, which will be mandatory only for the category B license.
  • Reformulation of the conditions of the probationary period according to the competencies and established practices of the Member States.
  • Possibility for the citizen to take a theoretical test, under certain conditions, in the Member State of citizenship when it is different from the Member State of residence, but not this option for the practical test.

As for the directive on cross-border exchange of information on traffic offences, the proposal aims to ensure that non-resident drivers respect traffic rules when driving in other Member States.

The Council maintained the general thrust of the Commission’s proposal. However, the Council introduced several changes to the proposal, mainly with the aim of clarifying the scope and definitions of the legal act. This involves, among others:

  • Introducing the concept of “concerned person” and clarifying the roles and responsibilities of national contact points and competent authorities.
  • Adding more offences to the Commission’s proposal, such as cases of failure to respect vehicle access restrictions or railroad level-crossing regulations, as well as hit-and-run cases.
  • Further clarification of the different procedures related to accessing vehicle registration data and the different options for competent authorities to request mutual assistance to ensure that the person concerned is identified and that the traffic violation notice reaches the correct place.
  • All the necessary safeguards established to protect the fundamental rights of the driver or any other concerned person.

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El Consejo Europeo adopta posiciones para mejorar la seguridad vial

Para garantizar un tráfico rodado más seguro en toda Europa, el Consejo Europeo ha adoptado sus posiciones comunes sobre dos propuestas de la Comisión Europea que forman parte del llamado paquete legislativo sobre seguridad vial:

  • Las directivas de 2006 y 2022, así como las normativas de 2012 y 2018 sobre carnés de conducir
  • La directiva de 2015 sobre intercambio transfronterizo de información sobre infracciones de tráfico relacionadas con la seguridad vial

La propuesta de la Comisión tiene como objetivo mejorar la seguridad vial y facilitar la libre circulación de los ciudadanos dentro de la UE. La propuesta debe verse como una revisión completa de la directiva existente desde que la última gran reforma se llevó a cabo en 2006 y tuvo que ser transpuesta por los estados miembros hasta 2013. La propuesta introduce cuatro nuevos elementos principales en el régimen actual:

  • Un plan europeo para conductores novatos que permite la conducción acompañada tras obtener el permiso a los 17 años.
  • Condiciones más estrictas para los conductores novatos durante sus dos primeros años (o más según las normas de los estados miembros) de conducción.
  • Un carné de conducir móvil como parte de la cartera de identidad digital europea.
  • El uso de las autoevaluaciones como filtro hacia el examen médico del estado de forma del conductor.

El eje general de la propuesta de la Comisión se mantuvo en la posición común del Consejo. Sin embargo, el Consejo introdujo varios cambios en la propuesta de la Comisión, que pueden resumirse de la siguiente manera:

  • Mantener voluntariamente el acortamiento de los períodos de validez de los permisos de conducir de las personas mayores.
  • Un esquema más claro del control de la aptitud física y psíquica para conducir antes de la expedición y renovación del carnet de conducir.
  • Alineación de los elementos técnicos de los permisos de conducir móviles con la revisión del reglamento de identidad digital.
  • Orientaciones más detalladas para la evaluación por parte de la Comisión del marco de seguridad vial de terceros países.
  • Perfeccionamiento de los requisitos para el acompañante en el régimen de conducción acompañada que será obligatorio solamente para el carné de categoría B.
  • Reformulación de las condiciones del período de prueba en función de las competencias y prácticas establecidas de los estados miembros.
  • Posibilidad para el ciudadano de realizar un examen teórico, en determinadas condiciones, en el Estado miembro de ciudadanía cuando sea diferente del Estado miembro de residencia, pero no esta opción para la prueba práctica.

En cuanto a la directiva sobre intercambio transfronterizo de información sobre infracciones de tráfico, la propuesta pretende garantizar que los conductores no residentes respeten las normas de tráfico cuando circulen en otros estados miembros.

El Consejo mantuvo el eje general de la propuesta de la Comisión. Sin embargo, el Consejo introdujo varios cambios en la propuesta, principalmente con el objetivo de esclarecer el alcance y las definiciones del acto jurídico. Esto implica, entre otros:

  • Introducir el concepto de «persona interesada» y aclarar las funciones y responsabilidades de los puntos de contacto nacionales y de las autoridades competentes.
  • Se añaden más delitos a la propuesta de la Comisión, como los casos de no respetar las restricciones de acceso de vehículos o las normas en un paso a nivel ferroviario, así como los casos de atropello.
  • Más clarificación de los diferentes procedimientos relacionados con el acceso a los datos de matrícula de los vehículos y las diferentes opciones que tienen las autoridades competentes para solicitar asistencia mutua para asegurarse de que la persona interesada está identificada y que el aviso de infracción de tráfico llega al sitio correcto.
  • Todas las garantías necesarias establecidas para proteger los derechos fundamentales del conductor o cualquier otra persona interesada.

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El Consell Europeu adopta posicions per millorar la seguretat viària

Per garantir un trànsit rodat més segur a tot Europa, el Consell Europeu ha adoptat les seves posicions comunes sobre dues propostes de la Comissió Europea que formen part de l’anomenat paquet legislatiu sobre seguretat viària:

  • Les directives de 2006 i 2022, així com les normatives de 2012 i 2018 sobre carnets de conduir
  • La directiva de 2015 sobre intercanvi transfronterer d’informació sobre infraccions de trànsit relacionades amb la seguretat viària

La proposta de la Comissió té com a objectiu millorar la seguretat viària i facilitar la lliure circulació dels ciutadans dins de la UE. La proposta s’ha de veure com una revisió completa de la directiva existent des que l’última gran reforma es va dur a terme l’any 2006 i va haver de ser transposada pels estats membres fins al 2013. La proposta introdueix quatre nous elements principals en el règim actual:

  • Un pla europeu per a conductors novells que permet la conducció acompanyada després d’obtenir el permís als 17 anys.
  • Condicions més estrictes per als conductors novells durant els seus dos primers anys (o més segons les normes dels estats membres) de conducció.
  • Un permís de conduir mòbil com a part de la cartera d’identitat digital europea.
  • L’ús de les autoavaluacions com a filtre cap a l’examen mèdic de l’estat de forma del conductor.

L’eix general de la proposta de la Comissió es va mantenir a la posició comuna del Consell. Tanmateix, el Consell va introduir diversos canvis a la proposta de la Comissió, que es poden resumir de la manera següent:

  • Mantenir voluntàriament l’escurçament dels períodes de validesa dels permisos de conduir de la gent gran.
  • Un esquema més clar del control de l’aptitud física i psíquica per conduir abans de l’expedició i renovació del permís de conduir.
  • Alineació dels elements tècnics dels permisos de conduir mòbils amb la revisió del reglament d’identitat digital.
  • Orientacions més detallades per a l’avaluació per part de la Comissió del marc de seguretat viària de països tercers.
  • Perfeccionament dels requisits per a l’acompanyant en el règim de conducció acompanyada que serà obligatori només per al carnet de categoria B.
  • Reformulació de les condicions del període de prova en funció de les competències i pràctiques establertes dels estats membres.
  • Possibilitat per al ciutadà de fer un examen teòric, en determinades condicions, a l’Estat membre de ciutadania quan sigui diferent de l’Estat membre de residència, però no aquesta opció per a la prova pràctica.

Pel que fa a la directiva sobre intercanvi transfronterer d’informació sobre infraccions de trànsit, la proposta pretén garantir que els conductors no residents respectin les normes de trànsit quan circulin en altres estats membres.

El Consell va mantenir l’eix general de la proposta de la Comissió. El Consell va introduir, però, diversos canvis a la proposta, principalment amb l’objectiu d’aclarir l’abast i les definicions de l’acte jurídic. Això implica, entre d’altres:

  • Introduir el concepte de «persona interessada» i aclarir les funcions i les responsabilitats dels punts de contacte nacionals i de les autoritats competents.
  • S’afegeixen més delictes a la proposta de la Comissió, com els casos de no respectar les restriccions d’accés de vehicles o les normes en un pas a nivell ferroviari, així com els casos d’atropellament.
  • Més clarificació dels diferents procediments relacionats amb l’accés a les dades de matrícula dels vehicles i les diferents opcions que tenen les autoritats competents per demanar assistència mútua per tal d’assegurar-se que la persona interessada està identificada i que l’avís d’infracció de trànsit arriba al lloc correcte.
  • Totes les garanties necessàries establertes per protegir els drets fonamentals del conductor o de qualsevol altra persona interessada.

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Présence policière dans les établissements scolaires aux États-Unis

Pendant l’année scolaire 2019-2020 aux États-Unis, environ 23 400 officiers de prévention police-école, connus sous le nom de SRO (en anglais School Resource Officers), ont été affectés aux écoles. Environ 11 500 (49 %) étaient employés par les services de police locaux, 7 600 (32 %) par les bureaux du shérif et 4 400 (19 %) par les services de police du district scolaire.

Le document School Resource Officers, 2019-2020, rédigé par la statisticienne Elizabeth J. Davis du ministère de la Justice américain, compile les résultats d’une série d’enquêtes sur le personnel chargé de l’application de la loi dans les écoles (SLEPS) menées par le bureau américain des statistiques judiciaires (BJS). Ces enquêtes visaient deux populations : les agences de police qui recrutent des officiers de prévention et les officiers eux-mêmes. Elles ont été menées en deux phases : tout d’abord, la collecte de données auprès des écoles dans les services de police du district et, au niveau national, un échantillon représentatif de services de police locaux.

D’après l’enquête, E. Davis indique qu’environ 8 officiers de prévention sur 10 sont des hommes et que 6 d’entre eux sont des hommes blancs. D’un point de vue statistique, il n’y a pas beaucoup de différences significatives par type d’agence dans les pourcentages d’officiers masculins ou féminins.

Sur l’ensemble des SRO, 60 % sont des hommes blancs et seulement 10 % comptent des hommes afro-américains et des femmes blanches. Les hommes hispaniques représentent 8 % et les hommes d’autres races environ 5 %. Enfin, l’étude souligne que seulement 4 % de tous les officiers de prévention sont des femmes afro-américaines, 2 % des femmes hispaniques et moins de 1 % des femmes d’une autre race.

Sur le nombre total de policiers affectés aux établissements scolaires américains, 10 % ont déclaré parler une autre langue que l’anglais et que cela leur avait été utile pour interagir avec les élèves.

Le plus alarmant dans les résultats de l’enquête, c’est qu’environ 69 % des SRO ont répondu qu’ils avaient dû résoudre un incident dans une salle de classe au cours des 30 derniers jours. Et 54 % de ces policiers avaient arrêté un élève pour possession de drogue au cours de l’année précédente.

Près de 100 % des officiers de prévention portent une arme à feu lorsqu’ils travaillent dans un établissement pendant l’année scolaire. Tous ont également été formés à l’utilisation de la force létale et aux stratégies de désescalade à un moment ou à un autre de leur carrière.

En outre, environ 90 % de ces policiers ont reçu une formation sur le traitement des jeunes délinquants, la santé mentale, les problèmes et la résolution des conflits.

Plus de la moitié des SRO sont âgés de 35 à 49 ans, plus d’un quart (27 %) sont âgés de 50 ans ou plus et 18 % sont âgés de 18 à 34 ans.

Le rapport a été publié par l’Office des programmes de justice des États-Unis. Le rapport, les documents connexes et les informations supplémentaires sur les publications et les programmes statistiques du Bureau des statistiques judiciaires sont disponibles sur le site officiel du BJS.

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Police presence in U.S. educational institutions

During the 2019-2020 school term in the U.S., there were approximately 23,400 school resource officers (SROs). About 11,500 (49%) were employed by local police departments, 7,600 (32%) by sheriff’s offices, and 4,400 (19%) by school district police departments.

The document School Resource Officers, 2019-2020, authored by statistician Elizabeth J. Davis of the U.S. Department of Justice, compiles the results of a series of school-based law enforcement personnel surveys (SLEPS) conducted by the Bureau of Justice Statistics (BJS). These surveys had two target populations: police agencies hiring school resource officers and the officers themselves, and were conducted in two phases: first, collecting school data from district police departments, and, nationally, a representative sample of local police departments.

From conducting the survey, Davis reports that about 8 out of 10 SROs are males and 6 out of 10 are white males. There are not many statistically significant differences by agency type in the percentages of male or female SROs.

Of the total SROs, 60% are white males and only 10% are African American males and white females. Hispanic males accounted for 8% and males of other races accounted for about 5%. Finally, they add to the study that only 4% of the total SROs are African American females, 2% are Hispanic females, and less than 1% are females of another race.

Of the total number of police officers assigned to U.S. schools, 10% reported speaking a language other than English and that this had been useful when interacting with students.

What is most alarming about the survey results is that around 69% of SROs responded that they had dealt with an incident in a classroom in the last 30 days. And 54% of these police officers had arrested a student for drug possession in the last year.

Nearly 100% of SROs carry firearms when working at their assigned school during the school year. In addition, all of them have been trained in the use of lethal force and de-escalation strategies at some point in their careers.

In addition, approximately 90% of these police officers have also received training on dealing with juvenile offenders, mental health problems, and conflict resolution.

More than half of all SROs are between 35 and 49 years old and more than a quarter (27%) are 50 or older and 18% are between 18 and 34 years old.

The report was published by the U.S. Office of Justice Programs.  The report, related documents and additional information on BJS publications and statistical programs are also available on the official BJS website.

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Presencia policial en los centros educativos de Estados Unidos

Durante el período escolar 2019-2020 en EE. UU. había aproximadamente 23.400 oficiales de recursos escolares, conocidos como SRO (School Resource Officers). Alrededor de 11.500 (49%) eran empleados por departamentos de policía local, 7.600 (32%) por las oficinas del sheriff, y 4.400 (19%) por los departamentos de policía del distrito escolar.

El documento School Resource Officers, 2019-2020, cuya autora es la estadística Elizabeth J. Davis del Departamento de Justicia de Estados Unidos, recoge los resultados de una serie de encuestas al personal policial realizadas en las escuelas (SLEPS) por parte de la Oficina de Estadísticas de Justicia (BJS). Estas encuestas tenían dos poblaciones objetivo: las agencias policiales que empleaban a oficiales de recursos escolares y los propios oficiales, y se realizaron en dos fases: primero, recogiendo datos de las escuelas de los departamentos de policía del distrito, y a nivel nacional, una muestra representativa de los departamentos de policía local.

De la realización de la encuesta, Davis informa que alrededor de 8 de cada 10 SRO son hombres y 6 de cada 10 son hombres blancos. No existen muchas diferencias estadísticamente significativas por tipo de agencia en los porcentajes de SRO hombres o mujeres.

Del total de SRO, un 60% son hombres blancos y solo un 10% son hombres afroamericanos y mujeres blancas. Por su parte, los hombres hispanos representan el 8% y los hombres de otra raza representan en torno al 5%. Por último, añaden al estudio que solo el 4% del total de SRO son mujeres afroamericanas, el 2% mujeres hispanas y menos del 1% son mujeres de otra raza.

Del total de policías adscritos a centros educativos estadounidenses, un 10% declararon hablar un idioma diferente al inglés y que esta circunstancia les había resultado útil a la hora de interactuar con los alumnos.

Lo más alarmante de los resultados de la encuesta es que en torno a un 69% de los SRO respondieron que habían atendido algún incidente en un aula durante los últimos 30 días. Y el 54% de estos policías habían practicado la detención de un estudiante por tenencia de drogas en el último año.

Casi el 100% de los SRO llevan arma de fuego cuando trabajan en su destino en una escuela durante el curso escolar. Asimismo, todos ellos han recibido formación sobre el uso de la fuerza letal y estrategias de desescalada en algún momento de su carrera.

​Asimismo, aproximadamente el 90% de estos policías también han recibido formación sobre el trato con delincuentes juveniles, salud mental, problemas y resolución de conflictos.

Más de la mitad de todos los SRO tienen entre 35 y 49 años y más de una cuarta parte (27%) tienen 50 años o más y un 18% tienen entre 18 y 34 años.

El informe fue publicado por la Oficina de Programas de Justicia de EE. UU. El informe, los documentos relacionados y la información adicional sobre las publicaciones y los programas estadísticos del BJS también están disponibles en el sitio web oficial del BJS.

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Presència policial als centres educatius dels Estats Units

Durant el període escolar 2019-2020 als EUA hi havia aproximadament 23.400 oficials de recursos escolars, coneguts com aSRO (School Resource Officers). Al voltant d’11.500 (49%) eren contractats per departaments de policia local, 7.600 (32%) per les oficines del xèrif, i 4.400 (19%) pels departaments de policia del districte escolar.

El document School Resource Officers, 2019-2020, l’autora del qual és l’estadística Elizabeth J. Davis del Departament de Justícia dels Estats Units, recull els resultats d’una sèrie d’enquestes al personal policial realitzades a les escoles (SLEPS) per part de l’Oficina d’Estadístiques de Justícia (BJS). Aquestes enquestes tenien dues poblacions objectiu: les agències policials que contractaven oficials de recursos escolars i els mateixos oficials, i es van realitzar en dues fases: primer, recollint dades de les escoles dels departaments de policia del districte, i a escala nacional, una mostra representativa dels departaments de policia local.  

De la realització de l’enquesta, Davis informa que al voltant de 8 de cada 10 SRO són homes i 6 de cada 10 són homes blancs. No hi ha gaires diferències estadísticament significatives per tipus d’agència en els percentatges d’SRO homes o dones.

Del total d’SRO, un 60% són homes blancs i només un 10% són homes afroamericans i dones blanques. Per la seva part, els homes hispans representen el 8% i els homes d’una altra raça representen al voltant d’un 5%. Finalment, afegeixen a l’estudi que només el 4% del total d’SRO són dones afroamericanes, el 2% dones hispanes i menys de l’1% són dones d’una altra raça.

Del total de policies adscrits a centres educatius nord-americans, un 10% van declarar que parlen un idioma diferent a l’anglès i que aquesta circumstància els havia resultat útil a l’hora d’interactuar amb els alumnes.

El més alarmant dels resultats de l’enquesta és que al voltant d’un 69% dels SRO van respondre que havien atès algun incident en una aula durant els darrers 30 dies. I el 54% d’aquests policies havien practicat la detenció d’un estudiant per tinença de drogues durant el darrer any.

Gairebé el 100% dels SRO porten arma de foc quan treballen al seu destí en una escola durant el curs escolar. Igualment, tots ells han rebut formació sobre l’ús de la força letal i estratègies de desescalada en algun moment de la seva carrera.

​Així mateix, aproximadament el 90% d’aquests policies també han rebut formació sobre el tracte amb delinqüents juvenils, salut mental, problemes i resolució de conflictes.

Més de la meitat de tots els SRO tenen entre 35 i 49 anys i més d’una quarta part (27%) tenen 50 anys o més i un 18% tenen entre 18 i 34 anys.

L’informe va ser publicat per l’Oficina de Programes de Justícia dels EUA. L’informe, els documents relacionats i la informació addicional sobre les publicacions i els programes estadístics del BJS també estan disponibles al lloc web oficial del BJS.

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L’UE veut améliorer le soutien et la reconnaissance des victimes du terrorisme

Le Conseil européen a adopté des conclusions sur l’amélioration du soutien et de la reconnaissance des victimes du terrorisme. Les conclusions soulignent que la lutte contre le terrorisme doit être abordée non seulement du point de vue de la sécurité, mais aussi en se concentrant sur les personnes directement touchées par les actes terroristes.

Afin de faire progresser le soutien, l’assistance et la protection des victimes du terrorisme, les conclusions encouragent l’adoption rapide de la révision spécifique de la directive sur les droits des victimes – actuellement en cours d’examen par le Conseil – et l’adoption de mesures visant à garantir la reconnaissance et le respect des victimes du terrorisme, notamment la promotion de la formation des professionnels qui s’occupent de celles-ci.

Les conclusions mettent en évidence que la mémoire des victimes du terrorisme est essentielle au processus de réhabilitation, à la promotion de la cohésion sociale et à la défense des valeurs démocratiques. Elles indiquent également que les victimes doivent jouer un rôle central dans les politiques de commémoration, car leurs témoignages constituent un outil puissant pour sensibiliser aux conséquences humaines du terrorisme et pour prévenir la radicalisation.

Les États membres sont donc invités à promouvoir des politiques centrées sur victimes du terrorisme afin que leurs souffrances physiques et psychologiques ne soient pas oubliées. Ces politiques devraient également pouvoir être utilisées comme un instrument de prévention de la radicalisation violente.

En 2018, le Conseil a demandé aux États membres de mettre en place un point de contact national chargé de fournir des informations aux victimes du terrorisme. Ces points de contact sont organisés en un réseau européen qui facilite l’exercice des droits transfrontières des victimes.

Les conclusions rappellent que la préparation en cas d’attaque terroriste devrait également s’étendre à l’anticipation du soutien aux victimes, notamment par la désignation d’un point de contact unique pour les victimes du terrorisme.

Dans l’UE, une directive sur les droits, le soutien et la protection des victimes de la criminalité garantit que les personnes victimes de la criminalité sont reconnues et traitées avec respect. La législation stipule qu’elles doivent bénéficier d’une protection et d’un soutien adéquats et d’un accès à la justice. Elle oblige également les pays de l’Union à assurer une formation adéquate sur les besoins des victimes aux fonctionnaires susceptibles d’être en contact avec celles-ci.

Le 12 juillet 2023, la Commission européenne a proposé de modifier sa directive sur les droits des victimes. Cette mise à jour fait actuellement l’objet de discussions au sein du Conseil et du Parlement européen.

Pour les victimes de certains crimes, comme le terrorisme, l’UE a mis en place des mesures supplémentaires afin de répondre plus directement à leurs besoins spécifiques. La directive relative à la lutte contre le terrorisme accorde aux victimes des droits supplémentaires en matière de soutien, de protection et d’assistance qui répondent à leurs besoins.

La Commission a également créé un centre d’expertise de l’UE pour les victimes du terrorisme afin de fournir une expertise, des conseils et un soutien aux autorités nationales et aux organisations d’aide aux victimes. Il contribue à garantir que les structures nationales fournissent une assistance et un soutien professionnels aux victimes du terrorisme dans tous les pays de l’UE.

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EU wants to improve support and recognition for victims of terrorism

The European Council adopted conclusions on improving support and recognition for victims of terrorism. The conclusions emphasise that the fight against terrorism must be approached not only from the perspective of security, but also with a focus on the people directly affected by terrorist acts.

In order to make progress with support, assistance, and protection for victims of terrorism, the conclusions encourage the rapid adoption of the specific revision of the directive on victims’ rights – currently on the Council table – and the adoption of measures to ensure recognition and respect for victims of terrorism, such as the promotion of training for professionals dealing with them.

The conclusions highlight that remembering the victims of terrorism is fundamental for their recovery process, to promote social cohesion and for the defence of democratic values. They also point out that victims must play a major role in remembrance policies, due to the fact that their testimonies are a powerful tool to make people aware of the human consequences of terrorism and to prevent radicalisation.

Member States are thus invited to promote policies in the area of victims of terrorism so that their physical and psychological suffering is not forgotten and that these policies can also be used as a tool to prevent violent radicalisation.

In 2018, the Council called on Member States to establish a national contact point that would be responsible for the provision of information to victims of terrorism. The fact that these contact points are organised in an EU-wide network enables the exercise of victims’ cross-border rights.

The conclusions recall that being prepared in the event of a terrorist attack should also extend to anticipating victim support, in particular by designating a single point of contact for victims of terrorism.

In the EU, a directive on the rights, support and protection of victims of crime ensures that people who have been victims of crime are recognised and treated with respect. The law states that they must receive adequate protection, support and access to justice. It also obliges the countries of the Union to ensure adequate training on the needs of victims for officials who may come into contact with them.

On 12 July 2023, the European Commission proposed to amend its directive on victims’ rights. This update is now being discussed in the Council and the European Parliament.

For victims of certain crimes, such as terrorism, the EU has established additional measures to respond more directly to their specific needs. The anti-terrorism directive offers victims of terrorism additional rights of support, protection and assistance that respond to their needs.

In order to provide expertise, guidance and support to national authorities and victim support organisations, the Commission has also established an EU centre of expertise for victims of terrorism. It helps to guarantee that national structures provide professional assistance and support to victims of terrorism for all EU countries.

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