Le marché des drogues en Europe : de nouveaux défis pour la sécurité et la santé publique

Le Rapport européen sur les drogues 2026 met en lumière une réalité de plus en plus complexe pour les responsables de la sécurité, les administrations publiques et les professionnels de la santé. Malgré les efforts déployés au cours des dernières décennies, la disponibilité des drogues illicites reste élevée dans toute l’Europe, tandis que l’apparition constante de nouvelles substances et l’évolution des marchés criminels génèrent de nouveaux risques et défis.

Une des principales conclusions du rapport est la consolidation d’un marché de drogues extrêmement diversifié. Le cannabis reste la substance illégale la plus consommée, suivi de la cocaïne, qui maintient des niveaux de disponibilité élevés dans de nombreux pays européens. Parallèlement, les stimulants de synthèse, tels que les amphétamines, la méthamphétamine et les cathinones de synthèse, gagnent en importance et élargissent l’offre accessible aux consommateurs.

D’un point de vue sécuritaire, ce scénario accroît la complexité des missions confiées aux forces de police et aux organismes chargés de la lutte contre le trafic de drogues. Les réseaux criminels ont démontré une grande capacité d’adaptation, tirant parti des nouvelles technologies, des routes commerciales mondiales et des canaux numériques pour faciliter la distribution de substances illégales. La production de drogues de synthèse sur le territoire européen continue également de représenter une préoccupation majeure, notamment en raison de la facilité avec laquelle les formules chimiques peuvent être modifiées afin de contourner les contrôles légaux.

Un autre élément marquant est l’augmentation des nouvelles substances psychoactives. Chaque année, de nouveaux composés chimiques apparaissent sur le marché à un rythme supérieur à la capacité de réaction réglementaire de nombreux États. Ce phénomène complique l’identification des risques associés à la consommation et augmente l’incertitude tant pour les services d’urgence que pour les systèmes de santé. Parmi ces substances figurent notamment les cannabinoïdes de synthèse, les cathinones de synthèse et les nouveaux opioïdes de synthèse, dont certains présentent une puissance nettement supérieure à celle des drogues traditionnelles.

Le rapport met par ailleurs en garde contre l’évolution du marché des opioïdes. Bien que l’héroïne reste la principale substance de ce groupe, la présence croissante d’opioïdes de synthèse à forte puissance représente une menace émergente. L’expérience observée dans d’autres régions du monde montre que ces substances peuvent entraîner une augmentation soudaine des overdoses et des décès liés à la consommation de drogues lorsqu’elles ne sont pas détectées et contrôlées de manière adéquate.

En ce qui concerne les impacts sociaux et sanitaires, la consommation de drogues par injection continue d’engendrer une charge disproportionnée

de dommages, notamment sous la forme d’infections transmissibles, d’hospitalisations et d’une mortalité accrue. Bien que ce mode de consommation ait globalement reculé au cours des dernières années, le maintien de programmes de prévention, de traitement et de réduction des dommages reste essentiel.

Face à cette situation, la sécurité ne peut pas être abordée exclusivement sous un angle répressif. Les politiques les plus efficaces associent la lutte contre la criminalité organisée à des mesures de prévention, d’éducation, de traitement et de réduction des dommages. La coordination entre les organismes policiers, les autorités sanitaires, les institutions européennes et les services sociaux est indispensable pour anticiper les nouvelles menaces et limiter les conséquences liées à la consommation de drogues.

En conclusion, le Rapport européen sur les drogues 2026 confirme que l’Europe est confrontée à un contexte en constante évolution. La diversification des substances disponibles, l’apparition constante de nouveaux composés de synthèse et la capacité d’adaptation des réseaux criminels exigent une réponse globale fondée sur le renseignement, la coopération internationale et la protection de la santé publique. Seule une stratégie équilibrée permettra de relever efficacement les défis de sécurité posés par le phénomène des drogues au cours des prochaines années.

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The drug market in Europe: new challenges for security and public health

The European Drug Report 2026 highlights an increasingly complex reality for security officials, public administrations, and health professionals. Despite the efforts made over the last few decades, the availability of illicit drugs remains high across Europe, while the constant emergence of new substances and the evolution of criminal markets create new risks and challenges.

One of the main conclusions of the report is the consolidation of an extremely diversified drug market. Cannabis remains the most widely consumed illegal substance, followed by cocaine, which maintains high levels of availability in many European countries. At the same time, synthetic stimulants, such as amphetamines, methamphetamine, and synthetic cathinones, are gaining prominence and expanding the available supply for consumers.

From a security perspective, this scenario implies greater complexity for law enforcement agencies and organisations involved in the fight against drug trafficking. Criminal networks have demonstrated a great capacity for adaptation, taking advantage of new technologies, global trade routes, and digital channels to facilitate the distribution of illegal substances. The production of synthetic drugs within European territory also continues to represent a significant concern, especially due to the ease with which chemical formulas can be modified to evade legal controls.

Another notable element is the increase in new psychoactive substances. Every year, new chemical compounds are detected that appear on the market at a pace that exceeds the regulatory capacity of many states. This phenomenon complicates the identification of risks associated with consumption and increases uncertainty for both emergency services and healthcare systems. Among these substances, synthetic cannabinoids, synthetic cathinones, and new synthetic opioids stand out, some of which may have a potency far exceeding that of traditional drugs.

The report also warns about the evolution of the opioid market. Although heroin remains the primary substance in this group, the increasing presence of highly potent synthetic opioids represents an emerging threat. Experience observed in other regions of the world shows that these substances can cause sudden increases in overdoses and drug-related deaths if they are not properly identified and controlled.

Regarding social and health impacts, the use of injectable drugs continues to generate a disproportionate burden of harm, including transmissible infections, hospitalisations, and mortality. Despite the general decrease in this consumption pattern over the last few years, the need to maintain prevention, treatment, and harm reduction programs remains essential.

In light of this situation, security cannot be addressed exclusively from a repressive perspective. The most effective policies combine the prosecution of

organised crime with prevention, education, treatment, and harm reduction measures. Coordination between law enforcement agencies, health authorities, European institutions, and social services is essential to anticipate new threats and reduce the impacts associated with drug consumption.

In conclusion, the European Drug Report 2026 confirms that Europe is facing a dynamic and changing scenario. The diversification of available substances, the constant emergence of new synthetic compounds, and the adaptability of criminal networks demand a comprehensive response based on intelligence, international cooperation, and public health protection. Only through a balanced strategy will it be possible to effectively tackle the security challenges posed by the phenomenon of drugs in the coming years.

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El mercado de las drogas en Europa: nuevos retos para la seguridad y la salud pública

El Informe Europeo sobre Drogas 2026 pone de manifiesto una realidad cada vez más compleja para los responsables de la seguridad, las administraciones públicas y los profesionales de la salud. A pesar de los esfuerzos realizados durante las últimas décadas, la disponibilidad de drogas ilícitas sigue siendo elevada en toda Europa, mientras que la aparición constante de nuevas sustancias y la evolución de los mercados criminales generan nuevos riesgos y desafíos.

Una de las conclusiones principales del informe es la consolidación de un mercado de drogas extremadamente diversificado. El cannabis sigue siendo la sustancia ilegal más consumida, seguido de la cocaína, que mantiene niveles de disponibilidad elevados en muchos países europeos. Paralelamente, los estimulantes sintéticos, como las anfetaminas, la metanfetamina y las catinonas sintéticas, ganan protagonismo y amplían la oferta disponible para los consumidores.

Desde la perspectiva de la seguridad, este escenario implica una mayor complejidad para las fuerzas policiales y los organismos encargados de la lucha contra el tráfico de drogas. Las redes criminales han demostrado una gran capacidad de adaptación, aprovechando las nuevas tecnologías, las rutas comerciales globales y los canales digitales para facilitar la distribución de sustancias ilegales. La producción de drogas sintéticas dentro del territorio europeo también sigue representando una preocupación significativa, especialmente por la facilidad con que se pueden modificar las fórmulas químicas para esquivar los controles legales.

Otro elemento destacado es el aumento de las nuevas sustancias psicoactivas. Cada año se detectan nuevos compuestos químicos que aparecen en el mercado con una rapidez superior a la capacidad reguladora de muchos estados. Este fenómeno dificulta la identificación de los riesgos asociados al consumo e incrementa la incertidumbre tanto para los servicios de emergencia como para los sistemas sanitarios. Entre estas sustancias destacan los cannabinoides sintéticos, las catinonas sintéticas y los nuevos opioides sintéticos, algunos de los cuales pueden presentar una potencia muy superior a la de las drogas tradicionales.

El informe también alerta sobre la evolución del mercado de los opioides. Aunque la heroína sigue siendo la sustancia principal de este grupo, la presencia creciente de opioides sintéticos de alta potencia representa una amenaza emergente. La experiencia observada en otras regiones del mundo demuestra que estas sustancias pueden provocar incrementos repentinos de sobredosis y muertes relacionadas con las drogas si no se identifican y se controlan adecuadamente.

Con respecto a los impactos sociales y sanitarios, el consumo de drogas inyectables sigue generando una carga desproporcionada de daños, incluyendo infecciones transmisibles, hospitalizaciones y mortalidad. A pesar de la disminución general de este patrón de consumo durante los últimos años, la necesidad de mantener programas de prevención, tratamiento y reducción de daños sigue siendo esencial.

Ante este panorama, la seguridad no se puede abordar exclusivamente desde una perspectiva represiva. Las políticas más eficaces combinan la persecución del crimen organizado con medidas de prevención, educación, tratamiento y reducción de daños. La coordinación entre organismos policiales, autoridades sanitarias, instituciones europeas y servicios sociales es fundamental para anticipar las nuevas amenazas y reducir los impactos asociados al consumo de drogas.

En conclusión, el Informe Europeo sobre Drogas 2026 confirma que Europa se encuentra delante de un escenario dinámico y cambiante. La diversificación de las sustancias disponibles, la aparición constante de nuevos compuestos sintéticos y la capacidad de adaptación de las redes criminales exigen una respuesta integral basada en la inteligencia, la cooperación internacional y la protección de la salud pública. Solo mediante una estrategia equilibrada será posible afrontar con eficacia los retos de seguridad que plantea el fenómeno de las drogas durante los próximos años

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El mercat de les drogues a Europa: nous reptes per a la seguretat i la salut pública

L’Informe Europeu sobre Drogues 2026 posa de manifest una realitat cada vegada més complexa per als responsables de la seguretat, les administracions públiques i els professionals de la salut. Tot i els esforços que s’han fet les darreres dècades, la disponibilitat de drogues il·lícites continua sent elevada a tot Europa, mentre que l’aparició constant de noves substàncies i l’evolució dels mercats criminals generen nous riscos i desafiaments.

Una de les conclusions principals de l’informe és la consolidació d’un mercat de drogues extremament diversificat. El cànnabis continua sent la substància il·legal més consumida, seguit de la cocaïna, que manté nivells de disponibilitat elevats en molts països europeus. Paral·lelament, els estimulants sintètics, com les amfetamines, la metamfetamina i les catinones sintètiques, guanyen protagonisme i amplien l’oferta disponible per als consumidors.

Des de la perspectiva de la seguretat, aquest escenari implica una major complexitat per a les forces policials i els organismes encarregats de la lluita contra el tràfic de drogues. Les xarxes criminals han demostrat una gran capacitat d’adaptació, aprofitant les noves tecnologies, les rutes comercials globals i els canals digitals per facilitar la distribució de substàncies il·legals. La producció de drogues sintètiques dins del territori europeu també continua representant una preocupació significativa, especialment per la facilitat amb què es poden modificar les fórmules químiques per esquivar els controls legals.

Un altre element destacat és l’augment de les noves substàncies psicoactives. Cada any es detecten nous compostos químics que apareixen al mercat amb una rapidesa superior a la capacitat reguladora de molts estats. Aquest fenomen dificulta la identificació dels riscos associats al consum i incrementa la incertesa tant per als serveis d’emergència com per als sistemes sanitaris. Entre aquestes substàncies destaquen els cannabinoides sintètics, les catinones sintètiques i els nous opioides sintètics, alguns dels quals poden presentar una potència molt superior a la de les drogues tradicionals.

L’informe també alerta sobre l’evolució del mercat dels opioides. Tot i que l’heroïna continua sent la substància principal d’aquest grup, la presència creixent d’opioides sintètics d’alta potència representa una amenaça emergent. L’experiència observada en altres regions del món demostra que aquestes substàncies poden provocar increments sobtats de sobredosis i morts relacionades amb les drogues si no s’identifiquen i es controlen adequadament.

Pel que fa als impactes socials i sanitaris, el consum de drogues injectables continua generant una càrrega desproporcionada de danys, incloent-hi infeccions transmissibles, hospitalitzacions i mortalitat. Malgrat la disminució general d’aquest patró de consum durant els darrers anys, la

necessitat de mantenir programes de prevenció, tractament i reducció de danys continua sent essencial.

Davant d’aquest panorama, la seguretat no es pot abordar exclusivament des d’una perspectiva repressiva. Les polítiques més eficaces combinen la persecució del crim organitzat amb mesures de prevenció, educació, tractament i reducció de danys. La coordinació entre organismes policials, autoritats sanitàries, institucions europees i serveis socials és fonamental per anticipar les noves amenaces i reduir els impactes associats al consum de drogues.

En conclusió, l’Informe Europeu sobre Drogues 2026 confirma que Europa es troba davant d’un escenari dinàmic i canviant. La diversificació de les substàncies disponibles, l’aparició constant de nous compostos sintètics i la capacitat d’adaptació de les xarxes criminals exigeixen una resposta integral basada en la intel·ligència, la cooperació internacional i la protecció de la salut pública. Només mitjançant una estratègia equilibrada serà possible afrontar amb eficàcia els reptes de seguretat que planteja el fenomen de les drogues durant els propers anys.

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Évolution de la sécurité au Portugal : une stabilité confrontée à de nouveaux défis

Le Portugal est toujours considéré comme l’un des pays les plus sûrs d’Europe, aussi bien selon les statistiques officielles que d’après les principaux indices internationaux de sécurité. Cependant, l’évolution récente de la criminalité révèle une réalité plus complexe : bien que la délinquance globale reste relativement stable, certains phénomènes spécifiques – tels que la cybercriminalité, les agressions sexuelles ou la criminalité juvénile – ont augmenté et suscitent des inquiétudes parmi les autorités et les citoyens.

Selon Relatório Anual de Seguranza Interna (RASI), le Portugal a enregistré en 2024 une baisse générale de la criminalité de 4,6 %, avec 354 878 de signalements, mais les crimes violents et graves ont augmenté de 2,6 %. Cette contradiction apparente confirme une tendance observée dans d’autres pays européens : la délinquance traditionnelle recule, tandis que progressent des formes de criminalité à fort impact social et médiatique.

Le vol reste le délit le plus fréquent, notamment dans les grandes agglomérations et les zones touristiques comme Lisbonne, Porto ou l’Algarve. Parallèlement, les autorités constatent une hausse significative des vols de véhicules, des braquages de commerces ainsi que des escroqueries liées à la location immobilière et aux plateformes numériques.

L’un des points de vigilance majeurs pour les forces de sécurité portugaises concerne l’augmentation des délits sexuels. Le nombre de viols enregistrés en 2024 a progressé d’environ 10 % par rapport à l’année précédente, atteignant son niveau le plus élevé de la dernière décennie. Bien que les autorités attribuent en partie cette hausse à une plus grande propension des victimes à porter plainte, le phénomène reflète également une pression sociale croissante sur les mécanismes de prévention et de protection.

La délinquance juvénile constitue un autre sujet sensible. Le RASI 2024 a recensé plus de 2 000 affaires impliquant des mineurs âgés de 12 à 16 ans, soit une augmentation supérieure à 12 %. Les incidents en milieu scolaire et les épisodes de violences collectives ont également progressé, en particulier dans les zones métropolitaines. Ce phénomène a ouvert un débat politique et sociétal concernant l’intégration, l’exclusion sociale et la capacité préventive du système éducatif.

À l’inverse, certains indicateurs structurels restent positifs. Les homicides maintiennent un niveau faible comparé à la moyenne européenne, avec un taux inférieur à 1 homicide pour 100 000 habitants. De même, les violences domestiques diminuent depuis trois années consécutives selon les données officielles, bien qu’elles figurent encore parmi les délits les plus signalés du pays.

La cybercriminalité représente sans doute le défi le plus stratégique à long terme. Les fraudes numériques, le phishing, l’usurpation d’identité et les cyberattaques connaissent une progression continue depuis la pandémie. Cette évolution oblige les forces de police portugaises à renforcer les unités technologiques et à investir davantage dans le renseignement numérique et la coopération internationale.

Autre enjeu majeur : le sentiment d’insécurité des citoyens. Plusieurs débats politiques et sociaux au Portugal mettent en évidence un décalage entre les données objectives et la perception du public. Sur les réseaux sociaux et les forums numériques, les inquiétudes liées à l’immigration, à la radicalisation ou à la présence de groupes violents se multiplient, même si les statistiques officielles ne montrent pas de dégradation généralisée de la sécurité.

Les autorités portugaises insistent sur le fait que le pays « reste globalement sûr », tout en reconnaissant l’existence d’indicateurs nécessitant une vigilance permanente et une adaptation constante. Dans ce contexte, le Portugal fait face à une situation comparable à celle d’autres sociétés européennes : moins de criminalité conventionnelle, mais une complexité accrue des menaces liées au numérique, à la cohésion sociale et à la sécurité urbaine.

Pour le secteur de la sécurité privée et de la protection des citoyens, cette évolution implique de nouveaux besoins : une spécialisation technologique renforcée, une meilleure capacité d’analyse préventive et une coordination accrue entre forces de police, administrations et entreprises de sécurité. L’avenir de la sécurité au Portugal dépendra autant de la réponse policière que de la capacité d’anticipation face à des risques de plus en plus hybrides et changeants.

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Evolution of security in Portugal: stability with new challenges

Portugal is still considered one of the safest countries in Europe, both according to official statistics and the main international safety indices. However, the recent evolution of crime shows a more complex reality: while general crime remains relatively stable, some specific phenomena—such as cybercrime, sexual offences, or juvenile delinquency—have increased and cause concern among authorities and the public.

According to the Annual Internal Security Report (RASI), during 2024 Portugal recorded an overall decrease in crime of 4.6%, with 354,878 reports, but violent and serious crimes increased by 2.6%. This apparent contradiction confirms a trend observed in other European countries: traditional crime is decreasing, but forms of criminality with a greater social and media impact are on the rise.

Thefts remain the most common crime, especially in large urban areas and tourist spots such as Lisbon, Porto, or the Algarve. At the same time, a significant increase in vehicle thefts, commercial robberies, and scams related to housing rentals and digital platforms has been detected.

One of the points that concerns the Portuguese security forces the most is the increase in sexual crimes. The number of reported rapes in 2024 increased by nearly 10% compared to the previous year, reaching the highest value of the last decade. Although the authorities attribute part of this increase to a greater willingness of victims to report, the phenomenon also reflects a growing social pressure on prevention and protection mechanisms.

Juvenile crime is another highlighted element. The 2024 RASI recorded more than 2,000 cases linked to minors aged between 12 and 16 years, with an increase of over 12%. Incidents in school environments and episodes of group violence also increased, especially in metropolitan areas. This phenomenon has opened a political and social debate about integration, social exclusion, and the preventive capacity of the educational system.

On the other hand, some structural indicators remain positive. Homicides remain at low levels compared to the European average, with rates below 1 homicide per 100,000 inhabitants. Similarly, domestic violence has decreased for three consecutive years according to official data, although it continues to account for one of the most reported crimes in the country.

Cybercrime is probably the challenge with the most future potential. Digital scams, phishing, identity theft, and cyberattacks have steadily increased following the pandemic. This evolution compels the Portuguese police forces to strengthen technological units and invest in digital intelligence and international cooperation.

Another relevant aspect is the citizens’ perception of insecurity. Various social and political debates in Portugal show a gap between objective data and public perception. There is a growing concern on social media and digital forums regarding immigration, radicalization, and the presence of violent groups, although official statistics do not indicate a widespread deterioration of security.

The Portuguese authorities insist that the country «remains globally safe», but they acknowledge that there are indicators that require constant monitoring and adaptation. In this context, Portugal faces a scenario similar to that of other European societies: less conventional crime, but greater complexity in the threats linked to the digital world, social cohesion, and urban security.

For the private security sector and citizen protection, this evolution implies new needs: greater technological specialization, preventive analysis capacity, and coordination among law enforcement agencies, administrations, and security companies. The security of the future in Portugal will depend both on police response and on the ability to anticipate increasingly hybrid and changing risks.

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Evolución de la seguridad en Portugal: estabilidad con nuevos desafíos

Portugal sigue siendo considerado uno de los países más seguros de Europa, tanto por las estadísticas oficiales como por los principales índices internacionales de seguridad. Sin embargo, la evolución reciente de la criminalidad muestra una realidad más compleja: mientras la delincuencia general se mantiene relativamente estable, algunos fenómenos concretos —como la ciberdelincuencia, los delitos sexuales o la criminalidad juvenil— han aumentado y generan preocupación entre las autoridades y la ciudadanía.

Según el “Relatório Anual de Segurança Interna” (RASE), durante el año 2024 Portugal registró una disminución global de la criminalidad del 4,6 %, con 354.878 denuncias, pero los delitos violentos y graves aumentaron un 2,6 %. Esta aparente contradicción confirma una tendencia observada en otros países europeos: baja la delincuencia tradicional, pero crecen formas de criminalidad con mayor impacto social y mediático.

Los hurtos siguen siendo el delito más habitual, especialmente en las grandes áreas urbanas y zonas turísticas como Lisboa, Oporto o el Algarve. Paralelamente, se ha detectado un incremento significativo de los robos de vehículos, los asaltos a establecimientos comerciales y las estafas vinculadas al alquiler de viviendas y a las plataformas digitales.

Uno de los puntos que más preocupa a las fuerzas de seguridad portuguesas es el aumento de los delitos sexuales. El número de violaciones registradas en 2024 creció cerca de un 10 % respecto al año anterior, alcanzando el valor más elevado de la última década. Aunque las autoridades atribuyen parte de este incremento a una mayor predisposición de las víctimas a denunciar, el fenómeno refleja también una presión social creciente sobre los mecanismos de prevención y protección.

La delincuencia juvenil es otro elemento destacado. El RASE de 2024 registró más de 2.000 casos vinculados a menores de entre 12 y 16 años, con un incremento superior al 12 %. También aumentaron los incidentes en entornos escolares y los episodios de violencia grupal, especialmente en zonas metropolitanas. Este fenómeno ha abierto un debate político y social sobre integración, exclusión social y capacidad preventiva del sistema educativo.

En cambio, algunos indicadores estructurales siguen siendo positivos. Los homicidios se mantienen en niveles bajos comparados con la media europea, con tasas inferiores a 1 homicidio por cada 100.000 habitantes. Igualmente, la violencia doméstica ha disminuido durante tres años consecutivos según los datos oficiales, aunque sigue representando uno de los delitos más denunciados en el país.

La ciberdelincuencia es probablemente el reto con más proyección de futuro. Las estafas digitales, el phishing, el robo de identidad y los ataques informáticos han crecido de forma sostenida después de la pandemia. Esta evolución obliga a las fuerzas policiales portuguesas a reforzar las unidades tecnológicas y a invertir en inteligencia digital y cooperación internacional.

Otro aspecto relevante es la percepción ciudadana de la inseguridad. Varios debates sociales y políticos en Portugal muestran una distancia entre los datos objetivos y la sensación pública. En las redes sociales y foros digitales, se observa una preocupación creciente por la inmigración, la radicalización y la presencia de grupos violentos, aunque las estadísticas oficiales no indican un deterioro generalizado de la seguridad.

Las autoridades portuguesas insisten en que el país “continúa globalmente seguro”, pero reconocen que hay indicadores que requieren vigilancia y adaptación constante. En este contexto, Portugal afronta un escenario similar al de otras sociedades europeas: menos criminalidad convencional, pero más complejidad en las amenazas vinculadas al mundo digital, la cohesión social y la seguridad urbana.

Para el sector de la seguridad privada y la protección ciudadana, esta evolución implica nuevas necesidades: mayor especialización tecnológica, capacidad de análisis preventivo y coordinación entre cuerpos policiales, administraciones y empresas de seguridad. La seguridad del futuro en Portugal dependerá tanto de la respuesta policial como de la capacidad de anticipación ante riesgos cada vez más híbridos y cambiantes.

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Evolució de la seguretat a Portugal: estabilitat amb nous desafiaments

Portugal continua sent considerat un dels països més segurs d’Europa, tant per les estadístiques oficials com pels principals índexs internacionals de seguretat. Tot i això, l’evolució recent de la criminalitat mostra una realitat més complexa: mentre la delinqüència general es manté relativament estable, alguns fenòmens concrets —com la ciberdelinqüència, els delictes sexuals o la criminalitat juvenil— han augmentat i generen preocupació entre les autoritats i la ciutadania.

Segons el “Relatório Anual de Segurança Interna” (RASI), durant el 2024 Portugal va registrar una disminució global de la criminalitat del 4,6 %, amb 354.878 denúncies, però els delictes violents i greus van augmentar un 2,6 %. Aquesta aparent contradicció confirma una tendència observada en altres països europeus: baixa la delinqüència tradicional, però creixen formes de criminalitat amb major impacte social i mediàtic.

Els furts continuen sent el delicte més habitual, especialment a les grans àrees urbanes i zones turístiques com Lisboa, Porto o l’Algarve. Paral·lelament, s’ha detectat un increment significatiu dels robatoris de vehicles, els assalts a establiments comercials i les estafes vinculades al lloguer d’habitatges i a les plataformes digitals.

Un dels punts que més preocupa les forces de seguretat portugueses és l’augment dels delictes sexuals. El nombre de violacions registrades el 2024 va créixer prop d’un 10 % respecte de l’any anterior, assolint el valor més elevat de l’última dècada. Tot i que les autoritats atribueixen part d’aquest increment a una major predisposició de les víctimes a denunciar, el fenomen reflecteix també una pressió social creixent sobre els mecanismes de prevenció i protecció.

La delinqüència juvenil és un altre element destacat. El RASI de 2024 va registrar més de 2.000 casos vinculats a menors d’entre 12 i 16 anys, amb un increment superior al 12 %. També van augmentar els incidents en entorns escolars i els episodis de violència grupal, especialment en zones metropolitanes. Aquest fenomen ha obert un debat polític i social sobre integració, exclusió social i capacitat preventiva del sistema educatiu.

En canvi, alguns indicadors estructurals continuen sent positius. Els homicidis es mantenen en nivells baixos comparats amb la mitjana europea, amb taxes inferiors a 1 homicidi per cada 100.000 habitants. Igualment, la violència domèstica ha disminuït durant tres anys consecutius segons les dades oficials, encara que continua representant un dels delictes més denunciats al país.

La ciberdelinqüència és probablement el repte amb més projecció de futur. Les estafes digitals, el phishing, el robatori d’identitat i els atacs informàtics han crescut de forma sostinguda després de la pandèmia. Aquesta evolució obliga les forces policials portugueses a reforçar les unitats tecnològiques i a invertir en intel·ligència digital i cooperació internacional.

Un altre aspecte rellevant és la percepció ciutadana de la inseguretat. Diversos debats socials i polítics a Portugal mostren una distància entre les dades objectives i la sensació pública. A les xarxes socials i fòrums digitals, s’observa una preocupació creixent per la immigració, la radicalització i la presència de grups violents, encara que les estadístiques oficials no indiquen un deteriorament generalitzat de la seguretat.

Les autoritats portugueses insisteixen que el país “continua globalment segur”, però reconeixen que hi ha indicadors que requereixen vigilància i adaptació constant. En aquest context, Portugal afronta un escenari similar al d’altres societats europees: menys criminalitat convencional, però més complexitat en les amenaces vinculades al món digital, la cohesió social i la seguretat urbana.

Per al sector de la seguretat privada i la protecció ciutadana, aquesta evolució implica noves necessitats: major especialització tecnològica, capacitat d’anàlisi preventiva i coordinació entre cossos policials, administracions i empreses de seguretat. La seguretat del futur a Portugal dependrà tant de la resposta policial com de la capacitat d’anticipació davant riscos cada vegada més híbrids i canviants.

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La cybercriminalité évolue vers des menaces physiques bien réelles

La cybercriminalité connaît une transformation inquiétante : les menaces numériques s’accompagnent désormais de plus en plus souvent d’intimidations et de violences physiques réelles. Pendant de nombreuses années, les cyberattaques se limitaient principalement au vol de données, au piratage de systèmes informatiques ou à l’extorsion financière par ransomware. Les attaquants agissaient dans l’anonymat et la pression exercée sur les victimes restait cantonnée au domaine numérique. Aujourd’hui, cette frontière est en train de disparaître.

Plusieurs rapports et enquêtes menés par des entreprises spécialisées dans la sécurité alertent que certains groupes criminels ont commencé à utiliser des menaces physiques directes pour augmenter l’efficacité de leurs attaques. L’objectif est de susciter une peur réelle chez les employés, les dirigeants et les négociateurs afin de forcer le paiement de rançons ou de faciliter l’accès aux systèmes visés. Cette évolution marque une nouvelle étape dans la cybercriminalité, où la pression psychologique et l’intimidation personnelle deviennent des éléments habituels de la stratégie criminelle.

L’un des cas les plus connus est celui de Tim Beasley, un membre de la société Semperis. Lors de négociations liées à une attaque par ransomware contre une organisation gouvernementale américaine, Beasley a reçu à son domicile un colis suspect accompagné d’une note menaçante laissant entendre de possibles agressions physiques s’il poursuivait les discussions. Ce type d’incident, autrefois exceptionnel, apparaît désormais de plus en plus fréquemment dans le paysage de la sécurité internationale.

Les données illustrent clairement cette tendance. Selon les chiffres du FBI, les incidents de cybercriminalité aux États-Unis ont augmenté de façon spectaculaire au cours de la dernière décennie, dépassant un million de cas par an. Parallèlement, les pertes économiques liées aux cyberattaques dépassent déjà les 20 milliards de dollars annuels. Mais l’élément le plus inquiétant reste l’augmentation des menaces physiques associées aux attaques informatiques.

Les études de Semperis indiquent qu’environ 40 % des attaques mondiales de ransomware en 2025 incluaient des menaces de violences physiques contre des employés ou des responsables des entreprises visées. Aux États-Unis, cette proportion atteignait environ 50 %. Les criminels profitent de données personnelles volées lors des attaques – adresses privées, numéros de téléphone, informations familiales ou données financières – pour intimider directement les victimes.

Un cas particulièrement sensible s’est produit dans un hôpital nord-américain affecté par une attaque par ransomware. Selon Zac Warren, les attaquants ont contacté directement des membres du personnel infirmier et soignant, en mentionnant leurs adresses personnelles et d’autres informations privées afin de leur donner le sentiment d’être surveillés. Ce type d’intimidation vise à provoquer un stress émotionnel intense et à pousser l’organisation à payer rapidement la rançon.

La situation est particulièrement grave car de nombreux cybercriminels n’exécutent pas eux-mêmes ces menaces, mais sous-traitent les violences à des tiers. Certains groupes criminels utilisent des forums, des réseaux sociaux ou des canaux clandestins pour embaucher des personnes prêtes à intimider, suivre ou agresser physiquement les victimes. Ce phénomène fait partie du concept connu sous le nom de « violence en tant que service », étudié par des organisations comme Europol.

À l’image du modèle criminel du ransomware-as-a-service, des réseaux proposent désormais des services d’intimidation physique à la demande. Les actions vont du vandalisme visant des domiciles ou des véhicules jusqu’aux agressions, enlèvements ou attaques plus graves. Les autorités américaines ont également mis en garde contre des réseaux criminels connus sous le nom de « The Com », liés à des activités violentes commanditées par des cybercriminels.

Le secteur des cryptomonnaies figure parmi les plus affectés par cette nouvelle réalité. Les investisseurs et entrepreneurs du secteur crypto affichent souvent publiquement leur patrimoine ou leur mode de vie sur les réseaux sociaux, devenant ainsi des cibles visibles pour les criminels. Ces dernières années, de nombreux cas d’enlèvements et d’agressions visant des personnes liées aux cryptomonnaies ont été recensés, en particulier en Europe.

En France, par exemple, la police a sauvé le père d’un millionnaire des cryptomonnaies qui avait été kidnappé contre rançon. Selon plusieurs informations, les ravisseurs avaient amputé un doigt pour mettre la pression sur la famille. Ce type d’affaires illustre à quel point la cybercriminalité et la criminalité physique commencent à se confondre.

Les experts estiment que cette évolution continuera de s’intensifier. Tant que les entreprises continueront à céder aux rançons sous la pression, les groupes criminels auront intérêt à accroître le niveau d’intimidation. La combinaison entre l’accès massif aux données personnelles, l’existence de réseaux criminels mondiaux et la facilité de recourir à des services illégaux crée un environnement particulièrement complexe du point de vue de la sécurité.

Cette situation oblige les organisations à repenser entièrement leurs protocoles de protection. Il ne suffit plus de sécuriser les réseaux et les serveurs : il faut également protéger les données personnelles des employés, limiter leur exposition publique et préparer des procédures face à d’éventuelles menaces physiques découlant d’incidents numériques. La cybersécurité ne relève plus uniquement de la technologie, mais devient aussi une question de sécurité humaine.

En définitive, la cybercriminalité évolue vers des modèles hybrides où le monde numérique et la violence physique convergent de plus en plus. Les attaques ne cherchent plus seulement à obtenir de l’argent ou des données, mais à instaurer une peur réelle afin d’accroître l’efficacité de l’extorsion. Cette nouvelle étape représente l’un des grands défis lié à la sécurité des prochaines années et contraint les entreprises et les institutions à s’adapter à une menace bien plus agressive et complexe.

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Cybercrime is evolving into real-world physical threats

Cybercrime is undergoing a worrying transformation: digital threats are increasingly accompanied by intimidation and actual physical violence. For many years, cyberattacks were mainly limited to data theft, the hijacking of computer systems or financial extortion via ransomware. Attackers operated anonymously, and pressure on victims was exerted exclusively in the digital realm. Today, however, this boundary is breaking down.

Various reports and research from security firms warn that some criminal groups have started using direct physical threats to increase the effectiveness of their attacks. The aim is to instil real fear among employees, executives and negotiators to force the payment of ransoms or facilitate access to the systems under attack. This development marks a new phase in cybercrime, where psychological pressure and personal intimidation are becoming a regular part of criminal strategy.

One of the best-known cases is that of Tim Beasley, an employee of the company Semperis. During negotiations relating to a ransomware attack against a US government organisation, Beasley received a suspicious package at his home containing a threatening note hinting at possible physical harm if he continued to participate in the negotiations. Such incidents, which were previously rare, are beginning to occur more frequently within the international security landscape.

The data clearly illustrates this trend. According to FBI figures, cybercrime incidents in the United States have risen dramatically over the last decade, exceeding one million cases a year. At the same time, the financial losses resulting from cyberattacks now exceed 20 billion dollars annually. But the most worrying development is the rise in physical threats associated with cyberattacks.

Studies by Semperis indicate that approximately 40% of global ransomware attacks in 2025 included threats of physical harm against employees or managers of the victim companies. In the United States, this proportion reached almost 50%. Criminals exploit personal data stolen during attacks—home addresses, telephone numbers, family details or financial information—to intimidate victims directly.

A particularly sensitive case occurred at a US hospital that had been hit by a ransomware attack. As Zac Warren explained, the attackers called nurses and healthcare workers directly, mentioning their home addresses and other private information to make them feel under surveillance. This type of intimidation aims to generate a high level of emotional stress and pressure the organisation into paying the ransom quickly.

The situation is particularly serious because many of the attackers do not carry out these threats themselves, but instead subcontract them to third parties. Some criminal groups use forums, social media or clandestine channels to recruit individuals willing to intimidate, stalk or physically assault victims. This phenomenon falls under the concept known as “violence-as-a-service”, which is being investigated by organisations such as Europol.

Just as there are criminal models such as ransomware-as-a-service, networks are now also emerging that offer physical intimidation services on demand. Actions can range from vandalising homes or vehicles to assaults, kidnappings or more serious attacks. US authorities have also warned of criminal networks known as “The Com”, linked to violent activities commissioned by cybercriminals.

The world of cryptocurrencies is one of the sectors most affected by this new reality. Investors and entrepreneurs linked to the crypto sector often publicly display their wealth or lifestyle on social media, making them visible targets for criminals. In recent years, there have been numerous cases of kidnappings and attacks against people involved in cryptocurrencies, particularly in Europe.

In France, for example, the police rescued the father of a cryptocurrency millionaire who had been kidnapped for ransom. According to various reports, the kidnappers had amputated one of his fingers to put pressure on the family. Cases such as these highlight the extent to which cybercrime and traditional crime are beginning to merge.

Experts believe this trend will continue to grow. As long as companies continue to pay ransoms under pressure, criminal groups will have an incentive to step up their intimidation tactics. The combination of mass access to personal data, global criminal networks and the ease of hiring illegal services creates a particularly complex environment from a security perspective.

This forces organisations to completely rethink their protection protocols. It is no longer enough to defend networks and servers: organisations must also protect employees’ personal information, limit public exposure and prepare protocols for potential physical threats arising from digital incidents. Cybersecurity is no longer just a technological issue; it has also become a matter of human security.

In short, cybercrime is evolving towards hybrid models in which the digital world and physical violence are increasingly converging. Attacks no longer seek solely to obtain money or data, but aim to instil real fear in order to make extortion more effective. This new phase represents one of the major security challenges of the coming years and is forcing businesses and institutions to adapt to a far more aggressive and complex threat.

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