Quand la violence devient une identité : les nouvelles tendances du terrorisme en Europe

Le dernier Rapport sur la situation et les tendances du terrorisme dans l’Union européenne (rapport UE TE-SAT) 2026 d’Europol dresse un tableau en transformation de la menace terroriste dans l’Union européenne. Malgré le fait que le terrorisme djihadiste reste la principale préoccupation des autorités, le document insiste sur un changement profond : la radicalisation ne dépend plus uniquement des grandes organisations terroristes ni d’une adhésion idéologique solide. De plus en plus, la violence devient un moyen de construire sa propre identité, d’obtenir une reconnaissance et de trouver un sentiment d’appartenance au sein de communautés numériques.

Ce phénomène rend les menaces beaucoup plus fragmentées, imprévisibles et difficiles à identifier avant qu’elles ne se matérialisent.

Internet est devenu le principal espace où se déroulent les processus de radicalisation. Les réseaux sociaux, les plateformes de messagerie chiffrée, les jeux vidéo en ligne et d’autres communautés numériques fonctionnent comme des écosystèmes où la propagande, le recrutement et la préparation d’actions violentes se renforcent mutuellement.

Contrairement au passé, de nombreuses personnes n’ont pas besoin d’établir un contact direct avec une organisation terroriste pour se radicaliser. Beaucoup peuvent consommer des contenus extrémistes, interagir avec d’autres utilisateurs et adopter des récits violents de manière complètement autonome. Ce processus facilite l’émergence d’acteurs solitaires ou de petits groupes auto-organisés, beaucoup plus difficiles à détecter par les services de sécurité.

Selon Europol, cette décentralisation représente l’un des principaux défis actuels pour les forces de police européennes.

Malgré ces changements, le terrorisme djihadiste reste au centre du paysage européen. En 2025, 24 des 45 attentats terroristes comptabilisés dans l’Union européenne ont été enregistrés, tandis que 347 des 486 arrestations liées au terrorisme étaient liées au djihadisme.

Cependant, la plupart des recherches ne sont pas liées à des attentats réussis, mais à des activités de propagande, de soutien logistique et de processus de radicalisation. Cela reflète une stratégie policière de plus en plus axée sur la prévention des attaques avant qu’elles ne se produisent.

Les groupes djihadistes ont également modifié leur manière d’agir. Au lieu de planifier de grandes opérations coordonnées, ils incitent souvent des individus à agir de leur propre chef après avoir été influencés par la propagande diffusée sur Internet.

L’une des conclusions les plus marquantes du rapport est que, dans certains cas, l’idéologie cesse d’être l’élément principal qui motive les agresseurs. De nombreux individus combinent des références provenant du djihadisme, de l’extrême droite, de l’accélérationnisme, du nihilisme, de la misogynie ou de diverses théories du complot sans suivre de manière cohérente aucune doctrine concrète.

Dans ces environnements numériques, la violence peut devenir un objectif en soi. Commettre des actes extrêmes procure notoriété, reconnaissance et statut au sein de certaines communautés virtuelles, où la visibilité et la capacité à générer un impact deviennent des formes de capital social.

Cette combinaison de motivations personnelles, de problèmes psychologiques, de frustrations, de quête d’identité et de discours extrémistes rend les catégories traditionnelles utilisées par les chercheurs de moins en moins utiles.

Le rapport alerte également sur l’augmentation de la participation des mineurs à des activités liées au terrorisme. Au cours de l’année 2025, 130 des suspects arrêtés avaient 18 ans ou moins, et le plus jeune cas concernait un mineur de seulement 12 ans.

Beaucoup de ces adolescents ne montrent pas une connaissance approfondie des idéologies extrémistes, mais consomment un mélange de contenus violents trouvés sur Internet. Cela transforme de nombreux jeunes à la fois en victimes de manipulation et en auteurs potentiels d’actes violents.

Pour cette raison, Europol soutient que la réponse ne peut être exclusivement policière, mais doit également inclure des mesures de prévention, d’éducation, de protection des mineurs et de détection précoce des processus de radicalisation.

Le document indique également une collaboration croissante entre les réseaux criminels et les acteurs extrémistes. Le blanchiment d’argent, le trafic d’armes, la fraude en ligne ou l’utilisation de services criminels disponibles sur Internet sont des ressources partagées qui facilitent l’activité terroriste.

Parallèlement, Europol met en garde contre les « acteurs hybrides », qui exploitent ces réseaux dans le but de générer une déstabilisation sociale de manière soutenue, au-delà de la perpétration d’un attentat isolé.

Les données de 2025 reflètent cette réalité : 45 attaques terroristes ont été recensées dans dix États membres de l’Union européenne (22 menées à bien, 20 déjouées et 3 échouées), avec 486 personnes arrêtées pour des crimes liés au terrorisme.

La principale conclusion du rapport est que l’Europe fait face à une nouvelle étape dans l’évolution du terrorisme. Les organisations traditionnelles continuent d’exister, mais partagent le devant de la scène avec des acteurs beaucoup plus décentralisés, influencés par des communautés numériques et des motivations personnelles changeantes.

Ce phénomène oblige les autorités à adapter leurs systèmes d’analyse et de prévention. Il ne suffit plus d’identifier une idéologie concrète : il est nécessaire de comprendre comment les environnements numériques, le besoin d’appartenance et la quête de reconnaissance peuvent transformer la violence en une forme d’identité pour certains individus.

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When Violence Becomes Identity: New Trends of Terrorism in Europe

Europol’s latest report EU Terrorism Situation and Trend Report (EU TE-SAT 2026) outlines a changing landscape regarding the terrorist threat in the European Union. Despite jihadist terrorism remaining the primary concern of the authorities, the document highlights a profound shift: radicalisation no longer solely depends on large terrorist organisations or a strong ideological adherence. Increasingly, violence is becoming a way to build one’s identity, gain recognition, and find a sense of belonging within digital communities.

This phenomenon makes threats much more fragmented, unpredictable, and difficult to identify before they materialise.

The internet has become the main space where radicalisation processes take place. Social media, encrypted messaging platforms, online video games, and other digital communities function as ecosystems where propaganda, recruitment, and the preparation of violent actions mutually reinforce each other.

Unlike in the past, many people do not need to make direct contact with a terrorist organisation to become radicalised. They can consume extremist content, interact with other users, and adopt violent narratives completely autonomously. This process facilitates the emergence of lone actors or small self-organised groups, which are much more difficult for security services to detect.

According to Europol, this decentralisation represents one of the main current challenges for European law enforcement agencies.

Despite these changes, jihadist terrorism remains central to the European landscape. During 2025, 24 of the 45 terrorist attacks recorded in the European Union were reported, while 347 of the 486 terrorism-related arrests were linked to jihadism.

However, most investigations are not related to completed attacks, but rather to propaganda activities, logistical support, and processes of radicalisation. This reflects an increasingly proactive police strategy aimed at preventing attacks before they occur.

Jihadist groups have also changed their way of operating. Instead of planning large coordinated operations, they often incentivise individuals to act on their own after being influenced by propaganda disseminated through the Internet.

One of the most notable conclusions of the report is that, in some cases, ideology ceases to be the main element driving the aggressors. Many individuals combine references from jihadism, the far right,

accelerationism, nihilism, misogyny, or various conspiracy theories without consistently adhering to any specific doctrine.

In these digital environments, violence can become a target in itself. Committing extreme acts provides notoriety, recognition, and status within certain virtual communities, where visibility and the ability to generate impact become forms of social capital.

This mix of personal motivations, psychological issues, frustrations, identity search, and extremist rhetoric makes the traditional categories used by researchers increasingly less useful.

The report also warns about the increase in the participation of minors in activities related to terrorism. During 2025, 130 of the arrested suspects were 18 years old or younger, and the youngest case involved a minor of just 12 years old.

Many of these adolescents do not show a deep understanding of extremist ideologies but rather consume a mix of violent content found on the Internet. This simultaneously turns many young people into victims of manipulation and potential perpetrators of violent acts.

For this reason, Europol argues that the response cannot be exclusively police-based, but must also include measures for prevention, education, protection of minors, and early detection of radicalisation processes.

The document also notes a growing collaboration between criminal networks and extremist actors. Money laundering, arms trafficking, online fraud, or the use of criminal services available on the Internet are shared resources that facilitate terrorist activity.

At the same time, Europol warns about so-called hybrid actors, who use these networks with the aim of generating sustained social destabilisation, beyond committing a single attack.

Data from 2025 reflects this reality: 45 terrorist attacks were recorded in ten member states of the European Union (22 completed, 20 foiled and 3 failed), with 486 people arrested for terrorism-related offences.

The main conclusion of the report is that Europe is facing a new stage in the evolution of terrorism. Traditional organisations continue to exist, but they share prominence with much more decentralised actors, influenced by digital communities and changing personal motivations.

This scenario compels the authorities to adapt their analysis and prevention systems. It is no longer enough to identify a specific ideology: it is necessary to understand how digital environments, the need for belonging, and the search for recognition can turn violence into a form of identity for certain individuals.

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Cuando la violencia se convierte en identidad: las nuevas tendencias del terrorismo en Europa

El último informe EU Terrorism Situation and Trend Report (EU TE-SAT 2026) de la Europol dibuja un panorama en transformación sobre la amenaza terrorista en la Unión Europea. El documento pone de manifiesto un cambio profundo: la radicalización ya no depende únicamente de las grandes organizaciones terroristas ni de una adhesión ideológica sólida. Cada vez más, la violencia se convierte en una manera de construir la propia identidad, obtener reconocimiento y encontrar un sentimiento de pertenencia dentro de comunidades digitales.

Este fenómeno provoca que las amenazas sean mucho más fragmentadas, imprevisibles y difíciles de identificar antes de que se materialicen.

Internet se ha convertido en el espacio principal donde se desarrollan los procesos de radicalización. Las redes sociales, las plataformas de mensajería cifrada, los videojuegos en línea y otras comunidades digitales funcionan como ecosistemas en los que la propaganda, el reclutamiento y la preparación de acciones violentas se refuerzan mutuamente.

Actualmente, muchas personas no necesitan establecer contacto directo con una organización terrorista para radicalizarse. Pueden consumir contenidos extremistas, interactuar con otros usuarios y adoptar narrativas violentas de manera completamente autónoma. Este proceso facilita la aparición de actores solitarios o de pequeños grupos autoorganizados, mucho más difíciles de detectar por los servicios de seguridad.

Según la Europol, hoy en día esta descentralización representa uno de los retos fundamentales para las fuerzas policiales europeas.

A pesar de estos cambios, el terrorismo yihadista sigue ocupando un lugar central dentro del panorama europeo. Durante el 2025 se registraron 24 de los 45 ataques terroristas contabilizados en la Unión Europea, mientras que 347 de las 486 detenciones relacionadas con el terrorismo estaban vinculadas al yihadismo.

La mayoría de las investigaciones, sin embargo, no están relacionadas con atentados consumados, sino con actividades de propaganda, apoyo logístico y procesos de radicalización. Esto refleja una estrategia policial orientada cada vez más a prevenir los ataques antes de que lleguen a producirse.

Los grupos yihadistas también han modificado su manera de actuar. En lugar de planificar grandes operaciones coordinadas, a menudo incentivan individuos para que actúen por su cuenta, después de haberlos influido con propaganda difundida a través de internet.

Una de las conclusiones más destacadas del informe es que, en algunos casos, la ideología deja de ser el elemento sustancial que impulsa a los agresores. Muchos individuos combinan referencias procedentes del yihadismo, la extrema derecha, el aceleracionismo, el nihilismo, la misoginia o varias teorías de la conspiración, sin seguir de manera coherente ninguna doctrina concreta.

En estos entornos digitales, la violencia puede convertirse en un objetivo en sí misma. Cometer actos extremos proporciona notoriedad, reconocimiento y estatus dentro de determinadas comunidades virtuales, en las que la visibilidad y la capacidad de generar impacto se convierten en formas de capital social.

Esta mezcla de motivaciones personales, problemas psicológicos, frustraciones, búsqueda de identidad y discursos extremistas hace que las categorías tradicionales utilizadas por los investigadores sean cada vez menos útiles.

El informe también alerta sobre el incremento de la participación de menores en actividades relacionadas con el terrorismo. Durante el 2025, 130 de los sospechosos detenidos tenían 18 años o menos; el caso más joven correspondía a un menor de tan solo 12 años.

Muchos de estos adolescentes no muestran un conocimiento profundo de las ideologías extremistas, sino que consumen una mezcla de contenidos violentos encontrados en internet. Esto convierte a muchos jóvenes en víctimas de manipulación y en posibles autores de actos violentos al mismo tiempo.

Por este motivo, la Europol defiende que la respuesta no puede ser exclusivamente policial, sino que también debe incluir medidas de prevención, educación, protección de los menores y detección precoz de los procesos de radicalización.

El documento también señala una colaboración creciente entre redes criminales y actores extremistas. El blanqueo de capitales, tráfico de armas, fraude en línea o uso de servicios criminales disponibles en internet son recursos compartidos que facilitan la actividad terrorista.

Paralelamente, la Europol advierte sobre los llamados actores híbridos, que utilizan estas redes con el objetivo de generar desestabilización social de manera sostenida, más allá de la comisión de un único atentado.

Los datos del 2025 reflejan esta realidad: se registraron 45 ataques terroristas en diez estados miembros de la Unión Europea (22 consumados, 20 frustrados y 3 fallidos), con 486 personas detenidas por delitos relacionados con el terrorismo.

La conclusión principal del informe es que Europa afronta una nueva etapa en la evolución del terrorismo. Las organizaciones tradicionales siguen existiendo, pero comparten protagonismo con actores mucho más descentralizados, influidos por comunidades digitales y motivaciones personales cambiantes.

Este escenario obliga a las autoridades a adaptar sus sistemas de análisis y prevención. Ya no es suficiente con identificar una ideología concreta: hay que comprender que los entornos digitales, la necesidad de pertenencia y la búsqueda de reconocimiento pueden convertir la violencia en una forma de identidad para determinados individuos.

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Quan la violència es converteix en identitat: les noves tendències del terrorisme a Europa

L’últim informe EU Terrorism Situation and Trend Report (EU TE-SAT 2026) de l’Europol dibuixa un panorama en transformació sobre l’amenaça terrorista a la Unió Europea. El document posa de manifest un canvi profund: la radicalització ja no depèn únicament de les grans organitzacions terroristes ni d’una adhesió ideològica sòlida. Cada vegada més, la violència esdevé una manera de construir la pròpia identitat, obtenir reconeixement i trobar un sentiment de pertinença dins de comunitats digitals.

Aquest fenomen fa que les amenaces siguin molt més fragmentades, imprevisibles i difícils d’identificar abans que es materialitzin.

Internet s’ha convertit en l’espai principal on es desenvolupen els processos de radicalització. Les xarxes socials, les plataformes de missatgeria xifrada, els videojocs en línia i altres comunitats digitals funcionen com a ecosistemes en què la propaganda, el reclutament i la preparació d’accions violentes es reforcen mútuament.

Actualment, moltes persones no necessiten establir contacte directe amb una organització terrorista per radicalitzar-se. Poden consumir continguts extremistes, interactuar amb altres usuaris i adoptar narratives violentes de manera completament autònoma. Aquest procés facilita l’aparició d’actors solitaris o de petits grups autoorganitzats, molt més difícils de detectar pels serveis de seguretat.

Segons l’Europol, avui dia aquesta descentralització representa un dels reptes fonamentals per a les forces policials europees.

Malgrat aquests canvis, el terrorisme gihadista continua ocupant un lloc central dins del panorama europeu. Durant el 2025 es van registrar 24 dels 45 atacs terroristes comptabilitzats a la Unió Europea, mentre que 347 de les 486 detencions relacionades amb el terrorisme estaven vinculades al gihadisme.

La majoria de les investigacions, però, no estan relacionades amb atemptats consumats, sinó amb activitats de propaganda, suport logístic i processos de radicalització. Això reflecteix una estratègia policial orientada cada vegada més a prevenir els atacs abans que arribin a produir-se.

Els grups gihadistes també han modificat la manera d’actuar. En lloc de planificar grans operacions coordinades, sovint incentiven individus perquè actuïn pel seu compte, després d’haver-los influït amb propaganda difosa a través d’internet.

Una de les conclusions més destacades de l’informe és que, en alguns casos, la ideologia deixa de ser l’element substancial que impulsa els agressors. Molts individus combinen referències procedents del gihadisme, l’extrema dreta, l’acceleracionisme, el nihilisme, la misogínia o diverses teories de la conspiració, sense seguir de manera coherent cap doctrina concreta.

En aquests entorns digitals, la violència pot convertir-se en un objectiu en si mateixa. Cometre actes extrems proporciona notorietat, reconeixement i estatus dins de determinades comunitats virtuals, en què la visibilitat i la capacitat de generar impacte esdevenen formes de capital social.

Aquesta barreja de motivacions personals, problemes psicològics, frustracions, recerca d’identitat i discursos extremistes fa que les categories tradicionals utilitzades pels investigadors siguin cada vegada menys útils.

L’informe també alerta sobre l’increment de la participació de menors en activitats relacionades amb el terrorisme. Durant el 2025, 130 dels sospitosos detinguts tenien 18 anys o menys; el cas més jove corresponia a un menor de només 12 anys.

Molts d’aquests adolescents no mostren un coneixement profund de les ideologies extremistes, sinó que consumeixen una barreja de continguts violents trobats a internet. Això converteix molts joves en víctimes de manipulació i en possibles autors d’actes violents alhora.

Per aquest motiu, l’Europol defensa que la resposta no pot ser exclusivament policial, sinó que també ha d’incloure mesures de prevenció, educació, protecció dels menors i detecció precoç dels processos de radicalització.

El document també assenyala una col·laboració creixent entre xarxes criminals i actors extremistes. El blanqueig de capitals, el tràfic d’armes, el frau en línia o l’ús de serveis criminals disponibles a internet són recursos compartits que faciliten l’activitat terrorista.

Paral·lelament, l’Europol adverteix sobre els anomenats actors híbrids, que utilitzen aquestes xarxes amb l’objectiu de generar desestabilització social de manera sostinguda, més enllà de la comissió d’un únic atemptat.

Les dades del 2025 reflecteixen aquesta realitat: es van registrar 45 atacs terroristes en deu estats membres de la Unió Europea (22 consumats, 20 frustrats i 3 fallits), amb 486 persones detingudes per delictes relacionats amb el terrorisme.

La conclusió principal de l’informe és que Europa afronta una nova etapa en l’evolució del terrorisme. Les organitzacions tradicionals continuen existint, però comparteixen protagonisme amb actors molt més descentralitzats, influïts per comunitats digitals i motivacions personals canviants.

Aquest escenari obliga les autoritats a adaptar els sistemes d’anàlisi i prevenció. Ja no n’hi ha prou amb identificar una ideologia concreta: cal comprendre que els entorns digitals, la necessitat de pertinença i la recerca de reconeixement poden convertir la violència en una forma d’identitat per a determinats individus.

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Les abus sexuels sur des enfants facilités par les technologies : des avancées dans les enquêtes, mais de nouveaux défis liés à l’IA

L’abus sexuel sur les enfants facilité par les technologies numériques reste l’une des principales préoccupations des autorités européennes. Si les États membres du Conseil de l’Europe ont réalisé des avancées significatives dans l’enquête sur ces crimes, la protection des victimes et la formation des professionnels, un nouveau rapport du Comité de Lanzarote met en lumière des lacunes importantes, notamment dans la prise en charge des images sexuelles autoproduites par des mineurs et face à l’impact croissant de l’intelligence artificielle.

Le rapport évalue le degré de mise en œuvre des 28 recommandations formulées en 2022 dans le cadre de la Convention de Lanzarote, principal traité international consacré à la prévention et à la lutte contre l’exploitation et les abus sexuels sur les enfants. Les conclusions font état de progrès notables dans plusieurs domaines, tout en soulignant que les législations et les politiques publiques ne sont pas encore pleinement adaptées aux nouveaux risques liés au numérique.

L’une des principales préoccupations des experts concerne le fait que de nombreux pays continuent d’autoriser des poursuites pénales contre des mineurs pour la détention ou le partage d’images sexuelles qu’ils ont eux-mêmes produites ou créées avec leur partenaire mineur. Selon le rapport, près des deux tiers des États examinés prévoient encore cette possibilité, tandis que près de la moitié peuvent également engager des poursuites contre des mineurs ayant diffusé leurs propres images intimes.

Le Comité de Lanzarote estime qu’une telle réponse peut s’avérer contre-productive, car elle conduit à traiter comme délinquants des enfants qui sont souvent aussi des victimes. Il préconise donc de privilégier, chaque fois que cela est possible, les mesures éducatives, préventives et restauratives plutôt que les sanctions pénales. Le recours à la justice pénale ne devrait intervenir qu’en dernier ressort, lorsque ces alternatives se révèlent insuffisantes.

Le rapport souligne également les progrès accomplis dans les capacités des enquêtes policières. Au cours des dernières années, le nombre de pays autorisant les unités spécialisées en cybercriminalité à mener des opérations sous couverture afin d’identifier les auteurs d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet a quasiment doublé. Plusieurs États ont par ailleurs renforcé les moyens humains et financiers alloués à ces unités spécialisées.

Les mécanismes de coopération internationale ont eux aussi été consolidés. Un nombre croissant de pays sont désormais en mesure de poursuivre leurs ressortissants ou leurs résidents ayant commis des délits sexuels sur des mineurs à l’étranger, même lorsque les faits ne sont pas incriminés dans le

pays où ils ont été commis. Dans de nombreux cas, il n’est plus non plus nécessaire que la victime dépose plainte ou que les autorités étrangères ouvrent préalablement une enquête pour permettre l’engagement de poursuites.

Autre évolution positive : le renforcement des dispositifs d’accompagnement des victimes. Le nombre de pays disposant de lignes d’assistance téléphonique et de plateformes numériques adaptées aux enfants, leur offrant conseils et soutien spécialisé, a sensiblement augmenté. Les financements accordés aux organisations sociales engagées dans la prévention de l’exploitation sexuelle des enfants et l’accompagnement des victimes ont également été renforcés.

Parallèlement, de nombreux États ont développé la formation spécialisée des magistrats, des juges, des policiers et d’autres professionnels susceptibles de détecter des situations à risque. Néanmoins, le Comité souligne que cette formation n’est pas déployée de manière homogène dans certains secteurs en contact avec les enfants, notamment l’éducation, la santé, les services sociaux ainsi que les activités sportives et de loisirs.

Le rapport accorde une attention particulière aux conséquences de l’intelligence artificielle générative. Les outils capables de produire des images et des vidéos hyperréalistes accroissent le risque que des délinquants créent du matériel représentant des abus sexuels sur enfants sans avoir à utiliser de photographies réelles de victimes.

Ces contenus synthétiques peuvent servir à extorquer des mineurs, à les manipuler psychologiquement, à faciliter des opérations de manipulation d’enfants (grooming) ou encore à banaliser les violences sexuelles. Leur degré de réalisme est tel qu’il devient souvent difficile de les distinguer des images réelles, ce qui complique à la fois les enquêtes judiciaires et les stratégies de prévention.

C’est dans ce contexte que le Comité de Lanzarote et le Comité de la Convention de Budapest sur la cybercriminalité ont adopté, en juin 2026, une déclaration conjointe affirmant que les images d’abus sexuels sur enfants générées ou modifiées à l’aide de l’intelligence artificielle – y compris les images entièrement synthétiques ne représentant aucun enfant réel – relèvent déjà du champ d’application des deux conventions internationales. En conséquence, les États ayant ratifié ces traités n’ont pas besoin d’adopter de nouvelles dispositions législatives spécifiques pour enquêter et poursuivre ce type de contenus.

Les conclusions du rapport montrent que la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants exige une adaptation permanente des outils d’enquête, de la coopération internationale et des mécanismes de protection des victimes. Dans le même temps, l’essor de l’intelligence artificielle contraint les autorités à revoir leurs stratégies face à des formes de criminalité toujours plus sophistiquées.

Le message du Conseil de l’Europe est sans ambiguïté : si la technologie peut devenir un instrument au service de la délinquance, elle offre également de nouveaux moyens de la détecter et de la poursuivre. Le succès de cette lutte reposera sur le maintien d’un équilibre entre l’efficacité des enquêtes, la protection des droits de l’enfant et une réponse judiciaire proportionnée, en particulier lorsque des mineurs sont impliqués.

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Child sexual abuse facilitated by technology: advances in research, but new challenges with AI

Child sexual abuse facilitated by digital technologies remains one of the main concerns of European authorities. Although the member states of the Council of Europe have made significant progress in the investigation of these crimes, the protection of victims, and the training of professionals, a new report from the Lanzarote Committee warns that there are still significant shortcomings, particularly regarding the response to self-generated sexual images by minors and the growing impact of artificial intelligence.

The report assesses the level of compliance with the 28 recommendations made in 2022 under the Lanzarote Convention, the main international treaty for preventing and combating the sexual exploitation and abuse of children. The conclusions show a positive development in various areas, but they also demonstrate that legislation and public policies have not yet fully adapted to new digital risks.

One of the main concerns of experts is that many countries continue to allow the same minors to be prosecuted for possessing or sharing sexual images that they themselves or their underage partner have generated. According to the report, nearly two-thirds of the analysed states maintain this legal possibility, while about half can also prosecute minors for disseminating their own intimate images.

The Lanzarote Committee considers that this response may be counterproductive, as it turns children who are often also victims into offenders. For this reason, it argues that, wherever possible, educational, preventive, and restorative measures should prevail over criminal sanctions. Only when these alternatives prove insufficient should recourse to the judicial route be taken.

The report also highlights significant developments in police investigative capabilities. In recent years, the number of countries that allow specialised cybercrime units to carry out undercover operations to identify online child sexual exploiters has nearly doubled. In addition, several states have increased the economic and human resources allocated to these specialised units.

International cooperation mechanisms have also been strengthened. More and more countries can prosecute their citizens or residents who commit sexual offences against minors abroad, even if these acts are not classified as crimes in the country where they occurred. Similarly, in many cases it is no longer necessary for the victim to file a complaint or for foreign authorities to initiate an investigation beforehand in order to take action.

Another positive aspect is the expansion of victim services. The number of countries with telephone lines and digital platforms tailored for children, where

they can receive specialised advice and help, has significantly increased. Funding allocated to social entities working on the prevention of child sexual exploitation and supporting victims has also increased.

At the same time, many U.S. states have strengthened the specific training of prosecutors, judges, police officers, and other professionals who can detect risky situations. However, the Committee notes that this training is not yet reaching all sectors related to childhood in a uniform manner, such as education, healthcare, social services, or sports and leisure activities.

The report pays special attention to the impact of generative artificial intelligence. Tools capable of creating hyper-realistic images and videos have increased the risk that criminals will produce child sexual abuse material without the need to obtain real photographs of the victims.

These synthetic images can be used to extort minors, emotionally manipulate them, facilitate grooming processes, or normalise sexual abuse behaviours. Its high quality makes it difficult in many cases to distinguish them from the real material, complicating both investigations and prevention strategies.

For this reason, the Lanzarote Committee and the Budapest Convention Committee on Cybercrime approved a joint declaration in June 2026 stating that images of child sexual abuse generated or modified by artificial intelligence—including those that are completely synthetic and do not depict any real minor—are already covered by both international conventions. Consequently, states that have ratified the treaties do not need to enact new specific laws to investigate and prosecute this type of material.

The conclusions of the report highlight that the fight against child sexual exploitation requires a constant updating of investigative tools, international cooperation, and victim protection mechanisms. At the same time, the emergence of artificial intelligence forces authorities to adapt their strategies to increasingly sophisticated forms of crime.

The message from the Council of Europe is clear: technology can become a tool for criminals, but it also offers new capabilities to detect and pursue them. Success will depend on maintaining a balance between effective investigation, the protection of children’s rights, and a proportionate judicial response, especially when those involved are minors.

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El abuso sexual infantil facilitado por la tecnología: avances y nuevos retos en la investigación

El abuso sexual infantil facilitado por las tecnologías digitales sigue siendo una de las preocupaciones principales de las autoridades europeas. A pesar de que los estados miembros del Consejo de Europa han realizado avances significativos en la investigación de estos delitos, la protección de las víctimas y la formación de los profesionales, un nuevo informe del Comité de Lanzarote alerta de que todavía hay carencias importantes, especialmente con respecto a la respuesta ante las imágenes sexuales autogeneradas por menores y el impacto creciente de la inteligencia artificial.

El informe evalúa el grado de cumplimiento de las 28 recomendaciones formuladas en el año 2022 en el marco del Convenio de Lanzarote, el principal tratado internacional para prevenir y combatir la explotación y el abuso sexual infantil. Las conclusiones muestran una evolución positiva en varios ámbitos, pero también evidencian que la legislación y las políticas públicas todavía no se han adaptado completamente a los nuevos riesgos digitales.

Una de las preocupaciones de los expertos es que en muchos países se sigue procesando penalmente a los menores por poseer o compartir imágenes sexuales que han generado ellos mismos o su pareja menor de edad. Según el informe, casi dos tercios de los estados analizados mantienen esta posibilidad legal, mientras que cerca de la mitad también pueden perseguir penalmente a los menores por difundir sus propias imágenes íntimas.

El Comité de Lanzarote considera que esta respuesta puede resultar contraproducente, ya que convierte en infractores a niños que a menudo también son víctimas. Por este motivo, defiende que, siempre que sea posible, las medidas educativas, preventivas y restaurativas deberían prevalecer sobre las sanciones penales. Solo cuando estas alternativas sean insuficientes se debería recurrir a la vía judicial.

El informe también destaca avances importantes en las capacidades de investigación policial. En los últimos años casi se ha duplicado el número de países que permiten que las unidades especializadas en ciberdelincuencia lleven a cabo operaciones encubiertas para identificar a explotadores sexuales de menores en internet. Además, varios estados han incrementado los recursos económicos y humanos destinados a estas unidades especializadas.

También se han reforzado los mecanismos de cooperación internacional. Cada vez más países pueden perseguir a sus ciudadanos o residentes que cometan delitos sexuales contra menores en el extranjero, aunque estos hechos no estén tipificados en el país donde se han producido. Igualmente, en muchos casos ya no es necesario que la víctima presente una denuncia ni que las autoridades extranjeras inicien previamente una investigación para poder actuar.

Otro de los aspectos positivos es la ampliación de los servicios de atención a las víctimas. Ha aumentado notablemente el número de países que disponen de líneas

telefónicas y plataformas digitales adaptadas a los niños, donde pueden recibir asesoramiento y ayuda especializada. También se ha incrementado la financiación destinada a entidades sociales que trabajan en la prevención de la explotación sexual infantil y el acompañamiento de las víctimas.

Paralelamente, muchos estados han reforzado la formación específica de fiscales, jueces, policías y otros profesionales que pueden detectar situaciones de riesgo. No obstante, el Comité señala que esta formación todavía no llega de manera homogénea a todos los sectores relacionados con la infancia, como la educación, la sanidad, los servicios sociales o las actividades deportivas y de ocio.

El informe dedica una atención especial al impacto de la inteligencia artificial generativa. Las herramientas capaces de crear imágenes y vídeos hiperrealistas han incrementado el riesgo de que los delincuentes elaboren material de abuso sexual infantil sin necesidad de obtener fotografías reales de las víctimas. Estas imágenes sintéticas se pueden utilizar para extorsionar a menores, manipularlos emocionalmente, facilitar procesos de captación (grooming) o normalizar conductas de abuso sexual. Por su elevada calidad, en muchos casos es difícil distinguirlas del material real, lo que complica las investigaciones y las estrategias de prevención.

Por este motivo, el Comité de Lanzarote y el Comité del Convenio de Budapest sobre ciberdelincuencia aprobaron, en junio de 2026, una declaración conjunta en la que establecen que las imágenes de abuso sexual infantil generadas o modificadas mediante inteligencia artificial —incluidas las completamente sintéticas, que no representan a ningún menor real— ya están cubiertas por los dos convenios internacionales. En consecuencia, los estados que han ratificado estos tratados no necesitan aprobar nuevas leyes específicas para investigar y perseguir penalmente este tipo de material.

Las conclusiones del informe evidencian que la lucha contra la explotación sexual infantil requiere una actualización constante de las herramientas de investigación, la cooperación internacional y los mecanismos de protección de las víctimas. Al mismo tiempo, la irrupción de la inteligencia artificial obliga a las autoridades a adaptar las estrategias ante formas de delincuencia cada vez más sofisticadas.

El mensaje del Consejo de Europa es claro: la tecnología puede convertirse en una herramienta al servicio de los delincuentes, pero también ofrece nuevas capacidades para detectarlos y perseguirlos. El éxito dependerá de mantener un equilibrio entre una investigación eficaz, la protección de los derechos de los niños y una respuesta judicial proporcionada, especialmente cuando los implicados son menores de edad.

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L’abús sexual infantil facilitat per la tecnologia: avenços i nous reptes en la investigació

L’abús sexual infantil facilitat per les tecnologies digitals continua sent una de les preocupacions principals de les autoritats europees. Tot i que els estats membres del Consell d’Europa han fet avenços significatius en la investigació d’aquests delictes, la protecció de les víctimes i la formació dels professionals, un nou informe del Comitè de Lanzarote alerta que encara hi ha mancances importants, especialment pel que fa a la resposta davant les imatges sexuals autogenerades per menors i l’impacte creixent de la intel·ligència artificial.

L’informe avalua el grau de compliment de les 28 recomanacions formulades l’any 2022 en el marc del Conveni de Lanzarote, el principal tractat internacional per prevenir i combatre l’explotació i l’abús sexual infantil. Les conclusions mostren una evolució positiva en diversos àmbits, però també evidencien que la legislació i les polítiques públiques encara no s’han adaptat completament als nous riscos digitals.

Una de les preocupacions dels experts és que molts països continuen permetent que els menors siguin processats penalment per posseir o compartir imatges sexuals que han generat ells mateixos o la seva parella menor d’edat. Segons l’informe, gairebé dos terços dels estats analitzats mantenen aquesta possibilitat legal, mentre que prop de la meitat també poden perseguir penalment els menors per difondre les seves pròpies imatges íntimes.

El Comitè de Lanzarote considera que aquesta resposta pot ser contraproduent, ja que converteix en infractors infants que sovint també són víctimes. Per aquest motiu, defensa que, sempre que sigui possible, les mesures educatives, preventives i restauratives haurien de prevaler sobre les sancions penals. Només quan aquestes alternatives siguin insuficients s’hauria de recórrer a la via judicial.

L’informe també destaca avenços importants en les capacitats d’investigació policial. En els darrers anys gairebé s’ha duplicat el nombre de països que permeten a les unitats especialitzades en ciberdelinqüència dur a terme operacions encobertes per identificar explotadors sexuals de menors a internet. A més, diversos estats han incrementat els recursos econòmics i humans destinats a aquestes unitats especialitzades.

També s’han reforçat els mecanismes de cooperació internacional. Cada vegada més països poden perseguir els ciutadans o residents que cometin delictes sexuals contra menors a l’estranger, encara que aquests fets no estiguin tipificats al país on s’han produït. Igualment, en molts casos ja no és necessari que la víctima presenti una denúncia ni que les autoritats estrangeres iniciïn prèviament una investigació per poder actuar.

Un altre dels aspectes positius és l’ampliació dels serveis d’atenció a les víctimes. Ha augmentat notablement el nombre de països que disposen de línies telefòniques i plataformes digitals adaptades als infants, on poden rebre assessorament i ajuda especialitzada. També s’ha incrementat el finançament destinat a entitats socials que

treballen en la prevenció de l’explotació sexual infantil i l’acompanyament de les víctimes.

Paral·lelament, molts estats han reforçat la formació específica de fiscals, jutges, policies i altres professionals que poden detectar situacions de risc. No obstant això, el Comitè assenyala que aquesta formació encara no arriba de manera homogènia a tots els sectors relacionats amb la infància, com ara l’educació, la sanitat, els serveis socials o les activitats esportives i de lleure.

L’informe dedica una atenció especial a l’impacte de la intel·ligència artificial generativa. Les eines capaces de crear imatges i vídeos hiperrealistes han incrementat el risc que els delinqüents elaborin material d’abús sexual infantil sense necessitat d’obtenir fotografies reals de les víctimes. Aquestes imatges sintètiques es poden utilitzar per extorsionar menors, manipular-los emocionalment, facilitar processos de captació (grooming) o normalitzar conductes d’abús sexual. L’elevada qualitat fa que, en molts casos, sigui difícil distingir-les del material real, fet que complica les investigacions i les estratègies de prevenció.

Per aquest motiu, el Comitè de Lanzarote i el Comitè del Conveni de Budapest sobre ciberdelinqüència van aprovar, el juny de 2026, una declaració conjunta en què estableixen que les imatges d’abús sexual infantil generades o modificades mitjançant intel·ligència artificial —incloses les completament sintètiques, que no representen cap menor real— ja estan cobertes pels dos convenis internacionals. En conseqüència, els estats que n’han ratificat els tractats no necessiten aprovar noves lleis específiques per investigar i perseguir penalment aquest tipus de material.

Les conclusions de l’informe evidencien que la lluita contra l’explotació sexual infantil requereix una actualització constant de les eines d’investigació, la cooperació internacional i els mecanismes de protecció de les víctimes. Alhora, la irrupció de la intel·ligència artificial obliga les autoritats a adaptar les estratègies davant formes de delinqüència cada vegada més sofisticades.

El missatge del Consell d’Europa és clar: la tecnologia pot convertir-se en una eina al servei dels delinqüents, però també ofereix noves capacitats per detectar-los i perseguir-los. L’èxit dependrà de mantenir un equilibri entre una investigació eficaç, la protecció dels drets dels infants i una resposta judicial proporcionada, especialment quan els implicats són menors d’edat.

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IA et police : les bénéfices progressent plus vite que les garanties, selon une nouvelle étude

L’intelligence artificielle (IA) transforme rapidement le fonctionnement des forces de police et du système de justice pénale. De l’analyse des preuves numériques à la rédaction automatisée de documents, en passant par l’identification de schémas criminels, ces technologies promettent d’améliorer l’efficacité et d’alléger la charge de travail des professionnels. Toutefois, une nouvelle étude menée par l’Université de Northumbria met en garde contre un déploiement de ces outils qui progresse plus rapidement que les mécanismes de contrôle, de supervision et de régulation nécessaires pour garantir une utilisation sûre, transparente et responsable.

Réalisée sur une période de quatre ans dans le cadre du projet PROBabLE Futures, cette étude constitue à ce jour la cartographie la plus complète de l’utilisation de l’IA au sein du système de justice pénale en Angleterre et au Pays de Galles. Les chercheurs ont recensé 70 outils d’intelligence artificielle déjà opérationnels, en phase d’expérimentation ou en cours de développement. Parmi eux, 27 sont déjà utilisés dans un cadre opérationnel, tandis que 34 font l’objet de projets pilotes. Plus de la moitié ont été développés par des entreprises privées, ce qui illustre également le rôle croissant du secteur technologique dans ce domaine.

Les applications identifiées sont très variées. Elles comprennent la transcription automatique des dépositions, l’assistance à la rédaction des procès-verbaux, le tri des appels adressés aux centres d’urgence, l’analyse de grands volumes d’informations afin de détecter des tendances criminelles, l’identification des personnes vulnérables, la gestion des preuves numériques, la rédaction de documents judiciaires ainsi que les systèmes de reconnaissance faciale. Certaines solutions sont également destinées au bien-être des agents et sont capables de détecter des indicateurs de stress ou de risques psychosociaux.

Les chercheurs reconnaissent que nombre de ces applications apportent des bénéfices réels lorsqu’elles sont correctement mises en œuvre. Les tâches répétitives et administratives peuvent être automatisées, ce qui permet aux professionnels de consacrer davantage de temps aux activités nécessitant un jugement humain. De même, l’analyse automatisée des données peut accélérer les enquêtes et faciliter l’identification d’informations pertinentes qui pourraient passer inaperçues lors d’un examen manuel.

Cependant, le principal enseignement du rapport est que ces avantages ne sont durables que si les outils ont été conçus pour répondre à des besoins précis, ont fait l’objet de tests rigoureux et sont encadrés par des mécanismes de supervision solides. Selon les auteurs, cette situation est encore loin d’être généralisée, et dans de nombreux cas, le rythme d’adoption de ces technologies dépasse la capacité des institutions à évaluer les risques et à mettre en place des règles de gouvernance claires.

L’un des aspects les plus marquants de l’étude concerne la critique du concept human in the loop (« l’humain dans le processus »), selon lequel une personne est censée examiner systématiquement les décisions ou recommandations produites par l’IA avant qu’elles ne produisent des effets concrets. En théorie, ce mécanisme doit garantir que la responsabilité finale reste entre les mains des personnes.

Les chercheurs constatent cependant que cette supervision est souvent davantage formelle qu’effective. Lorsqu’un outil affiche un niveau élevé de précision, les utilisateurs ont tendance à lui accorder une confiance excessive et à examiner ses résultats avec moins d’attention. Cette situation crée un faux sentiment de sécurité : les erreurs sont peu fréquentes, mais lorsqu’elles surviennent, elles risquent davantage de passer inaperçues et peuvent avoir des conséquences importantes, notamment dans des domaines aussi sensibles que les enquêtes policières ou les procédures judiciaires.

Le rapport alerte également sur un autre risque émergent : l’interconnexion de plusieurs systèmes d’IA au sein d’un même processus. Si les informations produites par un outil alimentent automatiquement un autre système, une erreur initiale peut se propager et s’amplifier tout au long de la chaîne décisionnelle. Ce phénomène, qualifié de « chaînage des systèmes d’IA », est encore peu étudié, mais les auteurs estiment qu’il devrait faire l’objet d’une attention prioritaire.

Afin de répondre à ces défis, l’étude formule 26 recommandations à l’intention des administrations publiques, des services de police, des autorités judiciaires, des fournisseurs de technologies et de la communauté scientifique. Parmi les principales mesures proposées figurent la réalisation d’évaluations indépendantes de tous les outils d’IA, la création de registres publics permettant d’identifier les systèmes utilisés, l’adoption de normes plus exigeantes pour leur acquisition et leur validation, le renforcement de la formation des professionnels ainsi que le développement de recherches spécifiques sur les risques liés aux interactions entre différents systèmes d’intelligence artificielle.

En définitive, l’étude ne remet pas en cause l’utilité de l’IA dans le domaine policier et ne plaide pas pour un ralentissement de l’innovation. Au contraire, elle conclut que ces technologies peuvent apporter une réelle valeur ajoutée lorsqu’elles sont utilisées de manière responsable et transparente. Le véritable défi consiste à faire en sorte que les avancées technologiques s’accompagnent d’un cadre solide de gouvernance, de supervision et de reddition de comptes. C’est à cette condition qu’il sera possible de tirer pleinement parti des bénéfices de l’intelligence artificielle sans compromettre les droits fondamentaux, la qualité des enquêtes ni la confiance des citoyens envers les institutions chargées de la sécurité.

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AI in policing: benefits are advancing faster than the safeguards, according to a new study

Artificial intelligence (AI) is rapidly transforming the functioning of police forces and the criminal justice system. From the analysis of digital evidence to the automatic drafting of documents or the identification of criminal patterns, these technologies promise to improve efficiency and reduce the workload of professionals. However, a new study led by Northumbria University warns that the implementation of these tools is advancing more rapidly than the necessary control, oversight, and regulatory mechanisms to ensure safe, transparent, and responsible use.

The study, developed over four years as part of the PROBabLE Futures project, constitutes the most comprehensive map created to date on the use of AI in the criminal justice system of England and Wales. Researchers have identified a total of 70 artificial intelligence tools that are already operational, in testing phase, or in development. Of these, 27 are already being used operationally, while 34 are in pilot phases. More than half have been developed by private companies, a fact that also highlights the growing role of the technology sector in this area.

The detected applications are very diverse. They include automatic transcription of statements, assisted drafting of reports, classification of calls to emergency centres, analysis of large volumes of information to detect criminal patterns, identification of vulnerable individuals, management of digital evidence, drafting of legal documents, and facial recognition systems. There are also tools aimed at the well-being of officers, capable of identifying indicators of stress or psychosocial risk.

Researchers acknowledge that many of these applications provide real benefits when implemented correctly. Repetitive and administrative tasks can be automated, allowing professionals to dedicate more time to activities that require human judgement. Similarly, automated data analysis can facilitate faster investigations and help detect relevant information that might be overlooked in a manual review.

However, the main message of the report is that these advantages are only sustainable when the tools have been designed to address specific problems, have undergone rigorous testing, and operate under robust oversight mechanisms. According to the authors, this situation is not yet widespread, and in many cases, the speed of adoption exceeds the capacity of institutions to assess risks and establish clear governance standards.

One of the highlights of the study is the criticism of the concept of human in the loop, that is, the idea that a person always reviews the decisions or recommendations generated by AI before they have practical effects. In theory,

this mechanism should ensure that the final responsibility continues to rest with the individuals.

However, researchers observe that this oversight is often more formal than effective. When a tool demonstrates a high level of accuracy, users tend to trust it excessively and stop reviewing its results with the same attention. This creates a false sense of security: errors are infrequent, but when they occur, they are more likely to go unnoticed and can lead to significant consequences, especially in sensitive areas such as police investigations or judicial processes.

The report also warns of another emerging risk: the connection of various AI systems within the same process. If the information produced by one tool automatically feeds into another, any initial error can be transmitted and amplified throughout the entire decision chain. This phenomenon, known as «AI system chaining», has still been little studied, but the authors believe it deserves priority attention.

To address these challenges, the study formulates 26 recommendations aimed at public administrations, law enforcement agencies, the judicial system, technology providers, and the scientific community. Among the proposed measures are the conduct of independent assessments of all AI tools, the creation of public registries to know which systems are in use, the establishment of more stringent standards for their acquisition and validation, better training for professionals, and specific research on the risks arising from the interaction between different artificial intelligence systems.

In short, the study does not question the usefulness of AI in the police field nor does it advocate for halting innovation. On the contrary, it concludes that these technologies can bring great value when used responsibly and transparently. The real challenge is to ensure that technological development is accompanied by a robust framework of governance, oversight, and accountability. Only in this way will it be possible to harness the benefits of artificial intelligence without compromising fundamental rights, the quality of investigations, and the trust of citizens in security institutions.

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