Proposition française : louer des places de prison à l’étranger afin de réduire la surpopulation carcérale

Cette proposition visant à explorer la location de cellules dans des prisons étrangères pour faire face à la surpopulation carcérale a ouvert un intense débat dans le domaine politique, juridique et de la sécurité publique. Avec plus de 82 900 détenus pour environ 62 000 places disponibles, la France se trouve dans une situation critique. Selon des données du Conseil de l’Europe, c’est l’un des pays avec le taux de surpeuplement pénitentiaire le plus élevé du continent, juste derrière Chypre et la Roumanie. Dans ce contexte, l’exécutif étudie des options qui, jusqu’à récemment, semblaient impensables.

Cette idée n’est pas nouvelle en Europe. Entre 2010 et 2016, la Belgique a loué 680 places pénitentiaires à Tilburg, aux Pays-Bas, dans un modèle où le personnel néerlandais opérait sous la législation belge. Plus récemment, en 2021, le Danemark a signé un accord avec le Kosovo pour y transférer 300 détenus pendant dix ans, avec un coût estimé à environ 200 euros par jour et par détenu. Ces précédents montrent que le modèle est viable sur le papier, mais mettent également en évidence ses limitations pratiques.

D’un point de vue de la sécurité et de la gestion pénitentiaire, les défis sont considérables. Premièrement, il y a la complexité du droit : quel est le cadre juridique à appliquer ? Comment les droits fondamentaux des détenus sont-ils garantis ? L’expérience belge a montré qu’une formation spécifique du personnel et une coordination étroite entre les administrations sont nécessaires. Deuxièmement, les coûts logistiques peuvent être supérieurs à ceux prévus, notamment en ce qui concerne le transport, la supervision et la gestion contractuelle.

Un autre facteur critique est l’impact sur la réinsertion. Plusieurs professionnels du système pénitentiaire alertent que l’éloignement des détenus de leur environnement familial et social peut entraver la réhabilitation et augmenter le risque de récidive. Les visites se compliquent en raison de la distance et, dans certains cas, des exigences administratives. De plus, les programmes de formation et d’insertion professionnelle peuvent perdre de leur efficacité s’ils ne sont pas coordonnés avec le marché du travail du pays d’origine.

Le débat a également une dimension budgétaire. La France consacre déjà entre 100 et 250 euros par jour et par détenu, selon le type de centre. Externaliser des lieux peut sembler une solution rapide, mais ce n’est pas nécessairement plus économique. Dans un contexte de pression sur les finances publiques, toute décision devra être justifiée par des critères de coût-efficacité et de durabilité à long terme.

Parallèlement, les autorités judiciaires ont proposé de construire des unités modulaires pour les peines courtes, tandis que le président a réitéré sa volonté d’accélérer la création de 5 000 nouvelles places. Cependant, les syndicats et les experts insistent sur le fait qu’élargir l’offre pénitentiaire ne résout pas la racine du problème : le recours excessif à la prison comme réponse pénale.

Ils proposent de renforcer les peines alternatives, les programmes de santé mentale et le traitement des addictions afin de réduire l’incarcération et la récidive.

La question clé est de savoir si la location de cellules à l’étranger renforce réellement la sécurité publique ou si elle déplace simplement le problème. L’expérience européenne suggère qu’il s’agit d’une mesure complexe, avec des risques opérationnels et réputationnels, qui ne peut fonctionner que dans le cadre d’une stratégie globale de réforme pénale. Sans changements structurels en matière de politique pénale et de réinsertion, le risque est de transformer une solution d’urgence en un pansement coûteux et controversé.

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Chili : peur, criminalité et politique dans un paradoxe de sécurité

Le Chili fait face à une situation paradoxale en matière de sécurité publique : malgré des taux de criminalité relativement bas par rapport à d’autres pays d’Amérique latine, le sentiment d’insécurité parmi la population est l’un des plus élevés au monde. Cette contradiction est devenue le point central du débat politique et de la campagne électorale présidentielle, au point que la sécurité est aujourd’hui la principale préoccupation des citoyens.

La victoire de Kast aux dernières élections reflète la réaction de nombreux électeurs face à des enjeux tels que la sécurité publique, l’immigration irrégulière et le sentiment d’insécurité ainsi que des désaccords avec le modèle économique ou social actuel, des facteurs centraux de la campagne.

Selon une enquête d’Ipsos, 63 % des adultes chiliens identifient le crime et la violence comme le problème qui les inquiètent le plus, un pourcentage supérieur à celui de pays comme le Mexique ou la Colombie, qui ont des taux d’homicides bien supérieurs. À l’échelle mondiale, le Chili figure parmi les pays les plus préoccupés par l’insécurité et également ceux où la plus faible proportion de personnes se sentent en sécurité lorsqu’elles se promènent la nuit dans leur quartier, selon des rapports d’Ipsos et de Gallup.

Daniel Johnson, directeur exécutif de la Fondation Paz Ciudadana, rappelle qu’avec 6 homicides pour 100 000 habitants, le pays est loin de figurer en tête des statistiques de violence dans la région ou dans le monde.

Historiquement, le Chili affichait déjà des niveaux de peur du crime supérieurs à ce que révélaient les données objectives. Cependant, ce phénomène s’est intensifié ces dernières années, ce qui oblige à chercher d’autres explications. Les études de la Fondation Paz Ciudadana montrent que les femmes et les catégories socio-économiques les plus défavorisées sont celles qui expriment les niveaux de crainte les plus élevés, en particulier dans les territoires où la présence de l’État est perçue comme faible.

Bien que les vols et les tentatives de vol touchent environ un tiers des ménages – un niveau comparable à celui des années précédentes – ce qui a vraiment changé, c’est la nature de la criminalité. Les infractions violentes ont fortement progressé : le taux d’homicides a quasiment doublé en une décennie, les vols avec violence ont augmenté de 25 % en huit ans, et des délits jusque-là peu fréquents, tels que les extorsions et les enlèvements, ont commencé à gagner en visibilité.

Cette évolution des typologies criminelles exerce un impact psychologique considérable sur la population. D. Johnson souligne que l’incertitude quant aux moyens de se protéger face à ces nouvelles formes de criminalité accroît fortement le sentiment de vulnérabilité.

Un autre facteur clé réside dans l’expansion du crime organisé, marquée par l’émergence de nouvelles organisations opérant selon des logiques différentes de celles qui sont plus traditionnelles. Les autorités constatent un recours accru aux armes à feu, une hausse des homicides prémédités ainsi que la présence de groupes transnationaux, dont certains sont liés à des ressortissants étrangers, comme dans le cas emblématique du Tren de Aragua.

Si, jusqu’en 2020, l’immigration ne présentait pas de corrélation directe avec la hausse de la criminalité, les autorités et les centres de recherche observent désormais un lien clair entre certaines typologies criminelles et des organisations étrangères, qui exploitent fréquemment à la fois les migrants et la population locale. Ce fait a renforcé la perception d’un lien entre immigration et insécurité, alimentant le débat public et politique.

La peur du crime est étroitement liée à la méfiance envers les institutions de sécurité et de justice. Lorsque les citoyens perçoivent que l’État ne les protège pas adéquatement, les signalements diminuent, ce qui affaiblit la capacité d’intervention du système et érode encore plus sa légitimité. Cependant, les forces de police chiliennes ont réussi à regagner une partie de la confiance perdue après l’éclatement social.

Le gouvernement de Gabriel Boric a répondu par des réformes institutionnelles pertinentes, telles que la création d’un ministère de la Sécurité et des mécanismes de coordination interministerielle. Il s’agit de mesures conçues pour le moyen et le long terme, mais qui se heurtent à la demande citoyenne de réponses immédiates, telles qu’un renforcement des patrouilles, de l’éclairage public et de la vidéosurveillance, même si ces actions ont un impact limité lorsqu’elles ne s’accompagnent pas de changements structurels.

Dans ce contexte, la sécurité est devenue une ressource centrale de la campagne électorale. Tous les candidats ont intégré le discours de l’insécurité, validant et amplifiant la peur existante. Historiquement, les partis de droite ont privilégié des approches de contrôle et de répression, tandis que la gauche a misé davantage sur des politiques sociales. Aujourd’hui, toutefois, une logique de l’urgence prévaut, favorisant des mesures à court terme au détriment de politiques de prévention et de réinsertion, pourtant essentielles à une solution durable.

Par ailleurs, les épisodes de violence observés dans la région, comme de vastes opérations policières au Brésil ou des actions militaires menées par les États-Unis contre le trafic de drogue, renforcent la crainte que le Chili puisse s’engager dans une trajectoire similaire.

Le Chili ne figure pas parmi les pays les plus violents du monde, mais il compte en revanche parmi les plus marqués par la peur. Ce décalage entre la réalité et la perception, nourri par l’évolution de la criminalité, la présence du crime organisé, la défiance institutionnelle et l’instrumentalisation politique, constitue un défi majeur : comment répondre à l’urgence sans renoncer à des solutions structurelles à long terme ? L’avenir de la sécurité dans le pays dépendra de la capacité à conjuguer un contrôle effectif, des réformes institutionnelles et des politiques sociales s’attaquant aux causes profondes de la violence.

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Des prisonniers libérés par erreur en Angleterre et au Pays de Galles : symptôme d’un système au bord du gouffre

Entre avril et octobre 2025, 91 prisonniers ont été libérés par erreur en Angleterre et au Pays de Galles, selon des données récentes du ministère de la Justice du Royaume-Uni. Ces chiffres s’inscrivent dans un contexte où le gouvernement britannique est soumis à de fortes pressions à la suite de plusieurs cas très médiatisés qui ont miné la confiance de la population dans le système pénitentiaire.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé : la tendance de ces dernières années est clairement à la hausse. Au cours des douze mois précédant mars dernier, 262 détenus ont été libérés par erreur, soit une augmentation de 128 % par rapport à l’année précédente. Un signal d’alerte qui indique un problème structurel profond.

Le ministre de la Justice, David Lammy, a reconnu que le système pénitentiaire britannique se trouvait dans une situation déplorable. Selon lui, depuis la réduction de 25 % du personnel pénitentiaire entre 2010 et 2017, l’expertise et les ressources des prisons sont insuffisantes pour gérer des processus aussi sensibles que les libérations.

Lammy affirme qu’une réforme radicale est nécessaire, et que seule la technologie pourra empêcher ce genre d’erreurs à l’avenir. Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures :

  • La mise en place d’une équipe de scientifiques de données pour analyser les erreurs historiques.
  • Un investissement pouvant atteindre 10 millions de livres sterling dans de nouveaux outils d’intelligence artificielle afin de réduire les erreurs humaines et de remplacer les systèmes papier obsolètes.
  • Une ligne d’assistance téléphonique pour vérifier les décisions de justice en attente avant la mise en liberté.
  • La simplification des politiques de libération afin de standardiser les procédures.

Le gouvernement a également lancé une étude indépendante, dont les résultats devraient être présentés en février prochain.

La crise a ouvert un nouveau front politique. Le secrétaire d’État fantôme à la justice, Robert Jenrick, a accusé le gouvernement travailliste de semer la confusion avec son programme de libération anticipée, mis en place pour réduire la surpopulation carcérale. Ce système permet à certains prisonniers d’être libérés après avoir purgé 40 % de leur peine, au lieu des 50 % habituels.

Jenrick estime que la gestion de Lammy est une véritable farce et que la sécurité publique est menacée. Selon lui, le ministre a perdu le contrôle du système et s’est montré réticent à publier les données.

Lammy, pour sa part, maintient que le programme de libération anticipée était inévitable parce que les conservateurs n’ont pas réussi à augmenter la capacité des prisons lorsqu’ils étaient au pouvoir. Parmi les détails les plus inquiétants, Lammy a confirmé que trois des prisonniers libérés par erreur sont toujours en liberté :

  • Une personne initialement arrêtée pour ne pas s’être rendue à la police, libérée en décembre 2024.
  • Un détenu pour des délits liés à la drogue, libéré en août 2024.
  • Un auteur de vol aggravé, libéré en juin 2025.

L’un d’entre eux est étranger, et les deux autres sont britanniques. Les autorités enquêtent également sur un possible quatrième cas datant du 3 novembre.

La situation a été aggravée par des cas récents qui ont fait la une des journaux :

  • Deux prisonniers libérés par erreur en moins d’une semaine de la prison de Wandsworth, qui ont finalement été arrêtés.
  • La libération injustifiée de Hadush Kebatu, un migrant qui était entré au Royaume-Uni illégalement et avait agressé sexuellement une jeune fille de 14 ans alors qu’il vivait dans un hôtel pour demandeurs d’asile. L’affaire a engendré des manifestations dans tout le pays.

Kebatu a fini par être expulsé, mais la réputation du système pénitentiaire avait déjà été entachée.

L’augmentation des erreurs de libération dans les prisons britanniques n’est pas qu’une simple statistique : c’est la preuve que le système est au bord du gouffre. Le manque de personnel, la pression accumulée, les processus obsolètes et le manque de coordination entre les institutions sont des problèmes qui ne peuvent pas être ignorés.

À ce stade, la réforme n’est donc plus une option. L’avenir du système pénitentiaire britannique dépendra en grande partie de la capacité du gouvernement à mettre en œuvre les mesures annoncées et à regagner la confiance d’une population de plus en plus sceptique.

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Europol et les pays membres luttent contre la radicalisation en ligne sur les plateformes de jeu

Europol a aidé huit pays à identifier et à supprimer la propagande raciste et xénophobe diffusée sur des plateformes de jeux. Cette journée d’actions communes, à laquelle ont participé le Danemark, la Finlande, l’Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, l’Espagne et le Royaume-Uni, a mené à la suppression des milliers d’URL menant à des contenus en ligne dangereux et illégaux.

Lancée le 13 novembre 2025, cette action opérationnelle de l’Unité de signalement Internet de l’UE (EU IRU) a permis d’éliminer des milliers d’URL conduisant à des contenus en ligne dangereux et illégaux. Il s’agit notamment d’environ 5 408 liens vers des contenus djihadistes, 1 070 liens vers des contenus violents d’extrême droite et terroristes, et 105 liens vers des contenus racistes et xénophobes.

Cette action commune met en évidence la complexité de la lutte contre les contenus terroristes, racistes et xénophobes en ligne dans les jeux et les plateformes associées aux jeux. Les processus de création et de diffusion sont stratifiés et impliquent souvent plusieurs plateformes. Par exemple, un contenu peut être enregistré dans un jeu en ligne (ou sa fonction de chat), modifié avec un jargon extrémiste violent, des émojis suggestifs, des chants ou de la musique, puis diffusé sur une plateforme de réseaux sociaux grand public.

Au cours des semaines précédant la journée d’action, les experts participants ont examiné diverses plateformes largement utilisées par les jeunes et les adultes. Les utilisateurs de ces plateformes de jeux et de streaming peuvent être confrontés à des contenus dangereux et violents.

Par exemple, les auteurs recréent des attaques terroristes, des fusillades dans les écoles ou des scènes d’exécution dans un jeu en 3D, montent la vidéo avec chants suggestifs ou des émojis et la diffusent sur diverses plateformes de réseaux sociaux couramment utilisées afin d’atteindre un public encore plus large. D’autres plateformes de jeux en streaming sont utilisées à mauvais escient pour recruter des mineurs dans divers groupes extrémistes et terroristes violents ou pour diffuser en direct des attaques réelles, voire des suicides.

Pendant la journée d’actions communes, le contenu ciblé recherché a été détecté sur plusieurs types de plateformes. Certaines d’entre elles permettent aux joueurs de diffuser leur jeu en temps réel et d’interagir avec leur communauté via un chat en direct, tandis que d’autres permettent d’ajouter des vidéos à la demande. Des contenus illégaux ont également été identifiés sur des plateformes communautaires destinées à faciliter l’échange de conseils, d’informations et de discussions sur les jeux vidéo. Enfin, il existe des plateformes hybrides ou spécialisées qui combinent le streaming, les fonctions communautaires et les options d’achat de jeux. De nombreux comptes sur ces plateformes peuvent ne pas être immédiatement reconnaissables comme étant liés à des contenus problématiques. Cependant, certains peuvent parfois avoir des noms d’utilisateur et des photos de profil faisant référence à des terroristes tristement célèbres.

Les activités de prévention de l’EU IRU se concentrent sur trois domaines clés : la surveillance et l’analyse du contenu terroriste en ligne, les références et les partenariats public-privé. Le prochain Rapport sur la transparence met en lumière les activités menées dans ces domaines en 2024 et résume les efforts déployés par l’IRU pour réduire l’accès du public aux contenus terroristes en ligne. En outre, le rapport décrit les activités de l’EU IRU en faveur de la mise en œuvre du Règlement relatif à la lutte contre la diffusion des contenus à caractère terroriste en ligne.

Cette journée d’action est née de la constatation, par les services de police européens, que diverses plateformes de jeux de hasard étaient utilisées à mauvais escient pour la radicalisation et la diffusion de contenus terroristes en ligne. Cet abus se reflète également dans plusieurs enquêtes soutenues par le Centre européen de lutte contre le terrorisme d’Europol. Avant cette journée d’action, les experts d’Europol ont organisé plusieurs réunions opérationnelles et facilité l’échange d’informations et de bonnes pratiques entre les pays participants.

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De jeunes enfants apportent des couteaux à l’école : une réalité alarmante au Royaume-Uni

Une enquête menée par les journalistes de la BBC, Ruth Green, Fiona Trott et Gerry Georgieva, a mis en évidence une situation inquiétante : des enfants âgés de seulement quatre et cinq ans ont été découverts avec des couteaux dans des écoles primaires en Angleterre. Les données obtenues montrent qu’en 2024, il y a eu 1 304 délits liés aux couteaux et aux objets tranchants dans les établissement scolaires en Angleterre et au Pays de Galles.

Il est inquiétant de constater qu’au moins 10 % de ces cas concernaient des enfants de l’école primaire. Selon les forces de police, des enfants âgés de quatre, cinq et six ans ont été découverts portant des armes blanches en classe – dans certains cas pour les montrer à leurs amis et dans d’autres cas avec des intentions menaçantes.

La police du Kent s’est rendue sur les lieux d’un incident impliquant un garçon de seulement quatre ans qui avait agressé un camarade de classe avec un couteau. Dans les West Midlands, un autre garçon de six ansavait apporté un couteau en classe, déclarant avoir l’intention de tuer un camarade. Dans un autre cas, un garçon de cinq ans s’est présenté à l’école avec un couteau de cuisine de dix pouces.

Bien que ces enfants ne soient pas pénalement responsables – l’âge minimum au Royaume-Uni est de dix ans – ces événements ont suscité l’inquiétude des familles et des professionnels de l’éducation.

Le débat s’est intensifié à la suite de l’affaire Harvey Willgoose, un adolescent tué par un autre adolescent avec un couteau de chasse à Sheffield. Sa mère, Caroline Willgoose, a réclamé que le gouvernement fasse installer des détecteurs de métaux dans toutes les écoles afin d’éviter d’autres tragédies.

Plusieurs écoles britanniques ont déjà commencé à installer des portiques de détection de métaux. À Dudley, la Beacon Hill Academy a récemment intégré ce type de contrôle. Certains élèves admettent que le portique suscite une certaine appréhension, mais il les rend aussi plus confiants.

Les ventes de détecteurs de métaux dans les écoles ont triplé en un an, selon Interconnective Security Products, une entreprise qui en a vendu 35 entre mars 2024 et mars 2025.

Le ministère de l’Intérieur britannique a déclaré qu’il s’était donné pour mission de réduire de moitié les délits commis au couteau. Parmi les mesures annoncées figurent la loi Ronan, qui renforce les règles relatives à la vente de couteaux en ligne, et le programme Young Futures, qui vise à s’attaquer aux causes sociales et psychologiques du problème.

Toutefois, les associations d’éducateurs soulignent la nécessité de soutenir davantage les écoleset les programmes de prévention. Selon Pepe Di’lasio, secrétaire général de l’Association of School and College Leaders, une décennie de réductions budgétaires dans la police de proximité et les projets dédiés à la jeunesse a laissé de nombreux établissements scolaires livrés à eux-mêmes face à cette crise.

Certains adolescents admettent avoir apporté des couteaux à l’école par peur. Des experts comme Trevor Chrouch, qui travaille avec des jeunes à risque à Sheffield, remarquent que nombre de ces jeunes ne cherchent pas à faire du mal, mais à se sentir en sécurité : pour eux, avoir un couteau est aussi banal que d’avoir un téléphone portable en poche.

Les professionnels s’accordent à dire qu’il faut davantage d’éducation émotionnelle, d’activités extrascolaires et de programmes de médiation pour prévenir ces comportements. Une adolescente interrogée déclare : « On ne nous apprend ni à nous défendre ni à gérer nos émotions. Seulement des sciences, mais pas comment affronter la vie ».

Le phénomène des couteaux dans les écoles britanniques est le reflet d’une peur profondément ancrée chez les jeunes et d’un système éducatif qui a besoin d’un soutien social et émotionnel plus important. Les mesures de sécurité sont une étape nécessaire, mais pas suffisante : la solution consiste à éduquer, écouter et protéger avant qu’il ne soit trop tard.

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Préoccupation grandissante face au risque d’incendie dans les installations de batteries

L’évolution vers un avenir fondé sur les énergies renouvelables s’accompagne de défis majeurs, dont l’un des plus à vif est le stockage de l’énergie. Dans le monde entier, les stations de stockage par batteries (BESS, selon l’acronyme anglais) sont de plus en plus courantes, mais leur croissance rapide a soulevé de graves problèmes de sécurité.

À New York, le conseiller municipal Robert Holden met en garde contre la prolifération des centres BESS, en particulier dans l’arrondissement de Staten Island, qui met en danger les habitants et les infrastructures essentielles.

Comme l’explique la chercheuse Emma Woollacott, les centres BESS utilisent des milliers de batteries lithium-ion, semblables à celles des ordinateurs portables et des véhicules électriques. Ces batteries sont stockées dans de grands conteneurs métalliques et permettent de conserver l’énergie produite par les sources renouvelables afin de l’utiliser en cas de besoin.

Pour atteindre les objectifs de zéro émission d’ici 2050, le stockage à grande échelle est essentiel. Les sources telles qu’un parc solaire ou éolien produisent de l’énergie par intermittence, et il est nécessaire de trouver un moyen de stocker leur excédent.

Selon SolarPower Europe, 21,9 GWh de batteries de stockage ont été installés en Europe en 2024, soit suffisamment pour alimenter environ 16 millions de foyers. Mais ce n’est qu’un début : d’ici à 2030, l’Union européenne doit multiplier cette capacité par 10.

Malgré ses avantages, la technologie n’est pas sans risques. L’un des principaux problèmes est la possibilité d’incendies graves, comme ceux d’Essex (Royaume-Uni), de Liverpool et, récemment, de Californie, où un incendie dans l’une des plus grandes installations du monde a contraint à l’évacuation de 1 500 personnes.

La cause habituelle est le phénomène connu sous le nom d’emballement thermique, qui peut être provoqué par des courts-circuits, des dommages physiques ou des défauts de fabrication. Ce processus entraîne un dégagement de chaleur, de gaz inflammables et toxiques et, dans des conditions défavorables, peut conduire à des explosions en chaîne.

Les installations de stockage d’énergie par batteries (BESS) peuvent regrouper plusieurs millions de cellules, et, en l’absence de protection adéquate, les incendies peuvent facilement se propager, avertit le professeur Robert Dryfe, expert en chimie physique à l’université de Manchester.

Aux incendies s’ajoutent des préoccupations sociales et environnementales : de l’impact de l’extraction des matériaux comme le cobalt à la saturation des réseaux électriques dans des pays comme l’Allemagne.

Au Royaume-Uni, des communautés comme celle d’Aberdeenshire en Écosse protestent contre de nouvelles propositions de centres BESS. Marguerite Fleming, une militante locale, se plaint que les promoteurs ne tiennent pas compte des risques d’incendie et d’inondation.

Blackford Renewables, le promoteur, s’est engagé à collaborer avec la communauté et à appliquer les normes de sécurité les plus strictes.

Actuellement, il n’existe pas de réglementation européenne unifiée sur la qualité et la maintenance des systèmes BESS. Chaque pays suit ses propres protocoles, ce qui, selon SolarPower Europe, ralentit le déploiement.

Toutefois, des pays comme la Chine, les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie travaillent déjà à l’élaboration de recommandations techniques pour améliorer la sécurité. De nouvelles technologies sont également mises en place avec des systèmes d’extinction automatique des incendies et des batteries moins sensibles à la combustion.

Malgré les risques, les experts s’accordent sur un point : l’avenir énergétique passera par le stockage, et les batteries sont, pour l’instant, la meilleure option.

Nous utilisons davantage d’énergies renouvelables, ce qui signifie que nous avons besoin d’une plus grande capacité de stockage à l’échelle du réseau. En définitive, nous n’avons pas le choix, conclut Robert Dryfe.

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Aux États-Unis, des pompiers forestiers décèdent des suites de l’inhalation de fumées toxiques

La fumée des incendies de forêt qui ont ravagé Los Angeles en janvier dernier sentait le plastique et était si épaisse qu’elle cachait l’océan. Les pompiers qui ont lutté contre l’incendie ont eu des migraines instantanées, ont craché une substance visqueuse noire et ont souffert de vomissements et de vertiges.

Sept mois plus tard, certains sont encore réveillés en pleine nuit par des crises de sifflement respiratoire. En milieu urbain, il est impensable que les pompiers, ces icônes qui occupent une place prépondérante dans l’imaginaire collectif aux États-Unis, pénètrent dans un bâtiment en feu sans porter de masque. Pourtant, dans tout le pays, des dizaines de milliers de pompiers passent des semaines à lutter contre les incendies de forêt au milieu des fumées toxiques et des cendres, protégés uniquement par un foulard en tissu, voire par rien du tout. C’est ce qu’a expliqué la chercheuse Hannah Dreier dans le New York Times à la fin du mois d’août.

Avant, les pompiers forestiers étaient des travailleurs saisonniers qui alternaient les déploiements avec d’autres emplois. Ils ne subissaient donc que quelques jours de forte fumée au cours de l’année et avaient l’hiver et le printemps pour s’en remettre. Aujourd’hui, avec l’augmentation de la sécheresse et de la chaleur extrême, les incendies de forêt aux États-Unis démarrent plus tôt, durent plus longtemps et s’étendent davantage. De ce fait, les pompiers travaillent souvent presque toute l’année et, par conséquent, nombre d’entre eux tombent malades.

Depuis plusieurs décennies, les études établissent systématiquement un lien entre l’exposition accrue à la fumée des incendies de forêt et l’augmentation des problèmes cardiovasculaires et pulmonaires, des cancers et des décès prématurés. Les chercheurs du Service des forêts, l’agence du département de l’Agriculture des États-Unis qui gère les forêts du pays, ont eux-mêmes mis en garde contre les effets de la fumée et ont demandé que les pompiers soient équipés de masques, que leur exposition soit contrôlée et que leur santé soit surveillée à long terme.

Les pays dans lesquels les incendies de forêt sont fréquents, comme le Canada, l’Australie et la Grèce, ont déjà commencé à distribuer des masques munis de filtres remplaçables, tels que ceux utilisés par les peintres et les équipes de démolition. Selon des tests en laboratoire, ces masques bloquent environ 99 % des particules toxiques contenues dans la fumée. Les masques jetables N95 sont presque tout aussi efficaces.

Pourtant, année après année, le Service des forêts envoie des pompiers dans la fumée sans rien faire pour les empêcher d’inhaler ce poison. L’agence s’est opposée à l’approvisionnement des pompiers en masques, publie des manuels de sécurité qui ne mentionnent pas les dangers à long terme de l’exposition à la fumée, et n’autorise pas les travailleurs de première ligne à porter des masques, même s’ils le souhaitent.

Dans une déclaration, le Service des forêts a indiqué qu’il souhaitait protéger ses équipes, mais que les masques présentaient un risque trop important pour les pompiers, car ils peuvent surchauffer pendant le travail exténuant qu’ils doivent effectuer pour contenir un incendie de forêt. Ils proposent plutôt que les superviseurs les éloignent de la fumée dense et installent des camps dans des endroits où l’air est plus pur, dans la mesure du possible.

Les respirateurs sont un outil potentiel pour réduire l’exposition à la fumée, mais des problèmes réglementaires et logistiques rendent leur utilisation peu pratique.

Les chercheurs des pays qui utilisent déjà des masques ont déclaré qu’ils n’ont pas observé d’augmentation des cas d’hyperthermie. Les pompiers ralentissent ou enlèvent leur masque lorsqu’il fait trop chaud. Le Service des forêts continue de suivre les pratiques et les recherches internationales.

Pendant ce temps-là, les dossiers internes, les études et les entretiens avec des fonctionnaires actuels et anciens de l’agence révèlent une autre motivation : l’adoption des masques reviendrait à admettre le danger de la fumée des incendies de forêt.

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Les pirates informatiques utilisent des agents IA pour frauder

Les agents IA sont de plus en plus utilisés par les pirates informatiques pour exploiter les comptes bancaires en ligne. D’ici 2027, on estime qu’ils réduiront de 50 % le délai de reprise d’un compte.

Le journaliste Anton Mous en rend compte sur cybernews.com.

C’est aussi la dure réalité que le cabinet de recherche et de conseil américain Gartner décrit dans son dernier rapport, Predicts 2025: Navigating Inminente AI Turbulence for Cybersecurity.

Les agents IA sont en train de se convertir en outils utiles aux attaquants car ils permettent de contourner les protections des comptes en ligne. Par conséquent, les vendeurs devront mettre en place des outils de suivi pour analyser les interactions avec les agents IA. Cela signifie également que les entreprises de cybersécurité devraient accélérer le passage à l’authentification multifactorielle (MFA) sans mot de passe et résistante au phishing.

La prise de contrôle d’un compte reste un vecteur d’attaque persistant car les informations d’authentification faibles, comme les mots de passe, sont collectées par divers moyens, tels que les violations de données, l’hameçonnage, l’ingénierie sociale et les logiciels malveillants. Les attaquants exploitent des bots pour automatiser un barrage de tentatives de connexion à divers services dans l’espoir que les informations d’identification seront réutilisées d’une plateforme à l’autre.

L’ingénierie sociale basée sur la technologie constituera également une menace majeure pour la cybersécurité des entreprises dans un avenir proche, y compris le deepfake audio et vidéo. D’ici 2028, 40 % de toutes les attaques d’ingénierie sociale devraient cibler à la fois les cadres supérieurs et le personnel en général, prédit Gartner.

Gartner note que, bien que peu de cas aient été signalés jusqu’à présent, ceux qui se sont produits ont entraîné des dommages économiques importants pour les parties concernées. Ces incidents doivent donc être considérés comme un signal d’alarme et inciter les entreprises à redoubler d’efforts pour protéger leur environnement numérique.

Les organisations devront se tenir au courant de l’évolution du marché et adapter leurs procédures et leurs flux de travail pour tenter de mieux résister aux attaques qui exploitent les techniques de la réalité falsifiée.

Manuel Acosta, analyste chez Gartner, estime qu’il est essentiel de sensibiliser les employés à l’évolution du paysage des menaces par le biais d’une formation spécifique sur l’ingénierie sociale utilisant le deepfake.

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Un danger sans précédent : des bandes criminelles en ligne menacent les adolescents

Un récent rapport de l’Agence nationale britannique de lutte contre la criminalité (NCA) a mis en évidence une menace croissante et alarmante : les bandes criminelles en ligne qui exploitent et abusent des enfants. Ces groupes, qui opèrent dans l’anonymat sur Internet, représentent un « risque sans précédent » pour les adolescents, selon la NCA.

Le rapport souligne que les bandes criminelles en ligne sont devenues plus sophistiquées dans leurs méthodes d’exploitation. Elles utilisent diverses plateformes de réseaux sociaux et applications de messagerie pour contacter les enfants, gagner leur confiance pour finalement abuser d’eux. Ces bandes peuvent être composées d’individus originaires de différentes parties du monde, ce qui les rend difficiles à identifier et à poursuivre.

Quelles sont ces bandes criminelles ?

Ces bandes sont composées d’individus qui se délectent de la torture et de l’humiliation d’autres personnes, en particulier d’adolescents vulnérables. Elles utilisent des plateformes en ligne, des forums et des réseaux sociaux pour se connecter, partager des contenus abusifs et coordonner des attaques.

Ces bandes ne sont pas simplement des groupes de trolls ou de cyberharceleurs. Il s’agit d’organisations structurées, avec des hiérarchies et des rôles définis, qui pratiquent la torture psychologique et, dans les cas extrêmes, la torture physique de leurs victimes. Elles utilisent des techniques sophistiquées pour dissimuler leur identité et suivre leurs proies :

  • Anonymat et cryptage : elles utilisent des réseaux TOR, des VPN et d’autres outils pour dissimuler leur adresse IP et leur localisation.
  • Ingénierie sociale : elles manipulent leurs victimes en créant de fausses identités et en établissant des relations de confiance.
  • Partage de matériel abusif : elles échangent des vidéos et des images de torture et d’humiliation, créant ainsi un cercle vicieux de violence et d’abus.
  • Coordination des attaques : elles planifient et exécutent des attaques coordonnées, à la fois en ligne et hors ligne, afin de maximiser les dommages causés à leurs victimes.

Ses activités comprennent :

  • Abus sexuels en ligne : partage et production de matériel pédopornographique.
  • Extrême violence : promotion et incitation à des actes de violence physique et psychologique.
  • Humiliation publique : exposition et diffusion de contenus humiliants pour les victimes.
  • Extorsion et chantage : menaces pour obtenir de l’argent ou du matériel compromis.

Ampleur du problème

Le rapport de la NCA révèle que ces bandes sont en augmentation et que leur sophistication et leur portée s’accroissent. La pandémie de COVID-19 a exacerbé le problème, car les adolescents ont passé plus de temps sur Internet, ce qui les a rendus plus vulnérables à ces prédateurs.

Les conséquences sont les suivantes :

  • Traumatisme psychologique : anxiété, dépression, stress post-traumatique et pensées suicidaires.
  • Isolement social : honte, peur et méfiance qui entravent les relations sociales.
  • Difficultés scolaires : problèmes de concentration et mauvais résultats scolaires.
  • Abus de substances : ils tentent de soulager la douleur émotionnelle par l’alcool et les drogues.
  • Automutilation : comme mécanisme d’adaptation à la douleur émotionnelle.

La NCA collabore avec d’autres services répressifs et des organisations internationales pour lutter contre cette menace. Des stratégies sont mises en œuvre pour améliorer la détection et la poursuite de ces groupes, ainsi que pour éduquer les enfants et leurs familles sur les risques et la manière de se protéger.

Ressources utiles

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L’utilisation de nitazènes peut aggraver la crise du fentanyl

Les États-Unis tirent la sonnette d’alarme : l’utilisation des nitazènes, une classe d’opioïdes synthétiques, est en augmentation. [1] Cette situation doit conduire à repenser les politiques de traitement et de réponse à ce type de drogue. La drogue se présente sous forme de poudre, de comprimés ou de liquide et peut être mélangée à d’autres drogues telles que l’héroïne, le fentanyl ou les benzodiazépines.

La réponse à la consommation de fentanyl a déjà posé des problèmes antérieurement, car les doses de naloxone nécessaires pour corriger les surdoses de fentanyl doivent être beaucoup plus élevées que pour l’héroïne. Les nitazènes posent aujourd’hui un défi encore plus grand, étant donné que ce sont des opioïdes encore plus puissants que le fentanyl. L’utilisation de cette nouvelle drogue a déjà entraîné plusieurs décès par overdose aux États-Unis. La classe la plus puissante des nitazènes est quarante fois plus puissante que le fentanyl et des milliers de fois plus puissante que la morphine. La dangerosité de ce nouvel opiacé fait que son utilisation thérapeutique n’a en aucun cas été autorisée, contrairement au fentanyl, dont l’utilisation clinique est autorisée.

Les nitazènes sont utilisés inconsciemment, car les consommateurs ne savent pas qu’ils sont présents dans les autres drogues qu’ils prennent. Il n’existe pas de tests pour détecter les niveaux de nitazènes, comme il en existe pour le fetanyl. Comme ce dernier opiacé, les nitazènes affaiblissent les personnes qui les consomment. Par ailleurs, des personnes qui consomment de l’héroïne peuvent avoir un emploi stable. Cette situation, en revanche, est beaucoup plus difficile à trouver dans le cas d’un consommateur de fentanyl et de nitazènes.

Actuellement, les instruments de détection des nitazènes sont déficients ou inexistants, notamment aux États-Unis, où les analyses des eaux usées ne sont pas effectuées, comme c’est le cas dans les pays de l’Union européenne. La détection dans le sang des personnes qui l’ingèrent est difficile car cette substance disparaît très rapidement, ce qui rend la détection dans les eaux usées particulièrement nécessaire.

La Chine semble être la principale source de précurseurs de nitazènes. Ces substances sont transportées par bateau jusqu’au Mexique, puis introduites clandestinement aux États-Unis.

[1]Víd. “Even worse than fentanyls”: nitazenes in the USA – The Lancet

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