Le Royaume-Uni renforce la lutte contre la criminalité environnementale en adoptant de nouvelles mesures contre le dépôt illégal de déchets

Le gouvernement britannique a annoncé un ensemble de mesures innovantes pour lutter contre l’augmentation de la criminalité environnementale liée aux dépôts sauvages (fly-tipping) et à d’autres pratiques frauduleuses de gestion des déchets. Ces initiatives s’inscrivent dans une stratégie nationale visant à améliorer la propreté des espaces publics, à renforcer la surveillance environnementale et à responsabiliser les autorités locales et les citoyens.

Parmi les mesures mises en avant, le gouvernement autorisera les municipalités à saisir et à détruire les véhicules impliqués dans des cas graves et répétés de dépôt illégal, sans qu’il soit nécessaire d’obtenir une condamnation judiciaire préalable. Cette nouvelle capacité de réaction rapide vise à dissuader les réseaux criminels qui utilisent des véhicules pour déverser des déchets dans des espaces non autorisés, une pratique qui coûte aux autorités locales des millions de livres sterling par an.

Parallèlement, un nouvel outil numérique en libre accès a été lancé, qui affiche des cartes interactives des points chauds de la criminalité environnementale dans tout le pays. Ces cartes thermiques identifient les zones où l’incidence de la criminalité liée aux déchets est la plus élevée et ont pour but d’encourager la coopération publique. Concrètement, le public a été explicitement invité à signaler les activités frauduleuses suspectées en matière de gestion des déchets, telles que l’incinération non autorisée, la mise en décharge illégale ou le transport non enregistré de déchets.

Ces actions font partie d’un plan plus large qui comprend :

  • le renforcement du régime d’autorisations pour les transferts de déchets ;
  • l’augmentation des sanctions administratives ;
  • le soutien technologique aux autorités locales pour la surveillance des activités criminelles.

Grâce à cette approche intégrée et proactive, le Royaume-Uni espère réduire significativement l’impact environnemental et économique de la criminalité liée aux déchets, tout en promouvant une culture de responsabilité partagée entre les administrations et les citoyens.

En Catalogne, bien que le phénomène des dépôts sauvages n’atteigne pas les niveaux britanniques, il représente un défi croissant dans certaines zones périurbaines, zones forestières et environnements naturels protégés. La collaboration entre les conseils locaux, les agents ruraux, les forces de sécurité et l’agence catalane chargée des déchets a joué un rôle clé dans la détection et la sanction de ces pratiques, même si ces agents se heurtent souvent à des limites technologiques et juridiques lorsqu’il s’agit de retrouver les responsables. En ce sens, les outils numériques tels que les cartes thermiques ou la possibilité de partager des informations en temps réel pourraient s’avérer très utiles pour améliorer la réponse opérationnelle et prévenir la récidive.

En outre, des mesures telles que la saisie directe des véhicules impliqués dans des infractions contre l’environnement pourraient ouvrir un débat intéressant dans notre pays sur la portée de l’action administrative face à des fautes graves et répétées. L’expérience britannique souligne l’importance de combiner des actions coercitives avec une stratégie de sensibilisation du public et de transparence des données, un modèle qui pourrait inspirer de futures initiatives visant à renforcer la lutte contre la criminalité environnementale en Catalogne.

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18 arrestations contre des cambrioleurs de distributeurs automatiques de billets

Les forces de l’ordre néerlandaises et allemandes, avec le soutien d’Europol ont démantelé un groupe criminel qui serait responsable de plusieurs attaques à l’explosif contre des distributeurs automatiques de billets en Allemagne. À la suite à ce démantèlement, 18 personnes appartenant à un groupe criminel hautement spécialisé installé aux Pays-Bas, ont été arrêtées.

Ces détenus avaient pour but de faire sauter les distributeurs automatiques de billets à l’aide d’explosifs solides, causant des dégâts pour 1,5 million d’euros environ et écumant 1,2 million d’euros, dont un tiers a pu être récupéré par la police.

Au total, 360 000 euros en espèces et plus de 600 000 euros en cryptomonnaies ont été saisis, ainsi que du matériel et des véhicules utilisés pour commettre les vols.

Cette opération policière de grande envergure est le résultat d’un plan d’action global élaboré par un groupe de travail opérationnel comprenant la participation de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la France et de la Suisse, et coordonnée par Europol, qui a pu établir un lien entre les attaques contre les distributeurs automatiques de billets et les activités liées au groupe criminel intercepté.

Le groupe de 18 ressortissants néerlandais était basé entre la région métropolitaine d’Utrecht et d’Amsterdam et aurait attaqué des distributeurs automatiques de billets dans plusieurs lands allemands. Les enquêtes ont également montré que les criminels menaient des opérations de plus en plus sophistiquées, qu’ils prenaient des mesures de contre-surveillance, qu’ils collaboraient avec d’autres groupes criminels et qu’ils utilisaient diverses infrastructures pour commettre les cambriolages.

Les autorités policières ont également procédé à des dizaines de perquisitions, saisissant une grande quantité de matériel utilisé dans les attaques de distributeurs automatiques de billets, notamment des explosifs, des bidons d’essence, des plaques d’immatriculation, des cartes SIM, des machines à compter l’argent liquide et des véhicules, dont quatre voitures liées à plusieurs cambriolages.

Les délinquants suivaient un mode opératoire criminel préétabli. Ils commençaient par chercher des lieux où porter leur coup dans différents pays, à la fois en ligne et sur place. Principalement, les cibles qu’ils recherchaient étaient des guichets automatiques facilement accessibles, avec des mesures de sécurité relativement modestes et des possibilités d’évasion pratiques.

Une fois les distributeurs de billets potentiels à dévaliser repérés, les criminels revenaient la nuit pour les faire sauter à l’aide d’explosifs solides. Ce genre d’attaques peut souvent causer de graves dommages aux bâtiments et à leurs habitants.

Ces dernières années, ce phénomène criminel s’est étendu à plusieurs pays de l’Union européenne.

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L’essor des « chasseurs de pédophiles » et les risques de se faire justice soi-même en ligne

Ces dernières années, un phénomène inquiétant a commencé à émerger : des groupes se faisant appeler « chasseurs de pédophiles » qui, dans le but de protéger les enfants, traquent les prédateurs sexuels présumés en ligne et les dénoncent sur les réseaux sociaux. Bien que leurs intentions soient bonnes, ces actions dépassent souvent les limites de la légalité et peuvent générer des situations de violence et violer les droits fondamentaux des accusés et de tierces personnes.

Ces groupes emploient des tactiques risquées, telles que l’usurpation de l’identité de mineurs dans des environnements virtuels, pour tromper les délinquants potentiels et les exposer publiquement. Ces interventions, souvent enregistrées et diffusées massivement sur les réseaux sociaux, ont été critiquées par les autorités, qui craignent que de telles pratiques n’interfèrent avec les enquêtes officielles, ne compromettent l’intégrité des preuves et ne mettent en péril la sécurité publique.

Les conséquences des actions de ces groupes peuvent être très graves, des agressions physiques aux tentatives de suicide, en passant par des erreurs d’identification pouvant détruire la vie de personnes innocentes. De plus, la viralisation de ces expositions peut créer un climat de peur et de méfiance dans la société, ce qui pourrait normaliser la tendance à se faire justice soi-même.

La Catalogne devant le miroir : prévention et sensibilisation

Bien que le phénomène des « chasseurs de pédophiles » n’ait pas eu la même visibilité en Catalogne que dans d’autres régions, il est important de faire preuve de vigilance. La présence croissante de contenus de ce type sur les réseaux sociaux pourrait inspirer des initiatives locales qui, en l’absence des connaissances juridiques nécessaires et de coordination avec les autorités, pourraient donner lieu à des scénarios dangereux et contre-productifs.

Face à cette réalité complexe, les autorités catalanes ont la responsabilité de consolider les mécanismes de signalement et d’enquête sur les crimes sexuels contre les mineurs, en particulier afin de garantir la confiance du public dans le système judiciaire. En parallèle, il est essentiel de mettre en œuvre des campagnes d’éducation et de sensibilisation afin d’informer la population des risques de se faire justice soi-même et de promouvoir l’utilisation des canaux officiels mis en place pour signaler ce type de délit.

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Alerte dans les campagnes : le crime organisé menace les fermes

Le paysage rural paisible de la Grande-Bretagne est devenu la cible d’une tendance inquiétante : le crime organisé y prolifère, des bandes criminelles de plus en plus sophistiquées s’attaquant aux fermes et aux zones reculées. Ces activités criminelles, qui vont du vol systématique de machines agricoles de grande valeur au vol de bétail, en passant par les profits illicites tirés de la culture du cannabis, sont souvent exacerbées par la crise du coût de la vie et la demande croissante de produits agricoles.

Au Royaume-Uni, le vol de tracteurs, de remorques, de systèmes d’irrigation ou d’équipements GPS agricoles est devenu monnaie courante. La faible densité de population et la difficulté à surveiller les environnements ruraux permettent aux voleurs d’agir rapidement et sans presque aucune répercussion. En Catalogne, bien que la dimension du problème n’atteigne pas les chiffres britanniques, des cas ponctuels de vols ont été observés dans des fermes et des exploitations agricoles, notamment aux heures de pointe ou lorsque les machines sont laissées sans protection dans les champs. Ces actes criminels entraînent des pertes économiques considérables pour les agriculteurs, affectant la sécurité et la confiance dans les communautés rurales.

Une autre pratique qui s’est développée au Royaume-Uni est le pillage des produits agricoles ayant une grande valeur marchande, tels que les fromages artisanaux ou les viandes de qualité. Le vol de bétail, appelé rustling en anglais, s’est normalisé dans certaines régions, et certains cas sont alarmants, des centaines d’animaux ayant été volés en une seule nuit. De plus, les produits agricoles sont de plus en plus souvent la cible de vols complexes impliquant des mécanismes de tromperie et d’usurpation d’identité.

En Catalogne, où le secteur agroalimentaire est un modèle d’excellence et un moteur pour les exportations, la possibilité que ces produits deviennent la cible de groupes criminels organisés est source d’inquiétude. La détection de tentatives de fraude et d’usurpation d’identité dans des commandes effectuées auprès de producteurs des Pyrénées et de la région de l’Ebre est un signal d’alarme qui appelle à une vigilance extrême.

Les zones rurales servent également de refuge à la culture illégale de cannabis, les bâtiments abandonnés étant transformés en plantations clandestines. Ces activités impliquent souvent des vols d’électricité et représentent un grave danger pour la sécurité publique, en plus de contribuer à la dégradation de l’environnement rural. La Catalogne n’est pas épargnée par ce phénomène : les Mossos d’Esquadra ont démantelé plusieurs entrepôts industriels et fermes transformés en cultures intensives, souvent liées à des réseaux internationaux de crime organisé et au trafic d’électricité.

Face à cette réalité croissante, les autorités britanniques ont intensifié leurs efforts pour lutter contre la criminalité rurale. Des opérations de police spécifiques, telles que l’opération Ragwort, ont été lancées pour détecter et prévenir le vol de machines agricoles. En parallèle, des initiatives telles que le marquage des propriétés à l’aide de technologies de suivi et une collaboration plus étroite entre les forces de l’ordre et les communautés locales ont été déployées afin de renforcer la surveillance et la capacité de réaction.

Leçons apprises et stratégies pour l’avenir

La situation du Royaume-Uni a souligné l’importance de renforcer la sécurité dans les zones rurales au moyen de la prévention, de l’innovation et de l’implication de la communauté. Des stratégies telles que le déploiement de systèmes de vidéosurveillance avancés, l’installation de dispositifs GPS sur les machines agricoles et la création de réseaux d’agriculteurs connectés aux forces de l’ordre ont déjà été mises en œuvre avec succès dans plusieurs zones rurales de Catalogne.

Le projet européen RURACTIVE, soutenu par la Généralité de Catalogne, ainsi que les groupes de sécurité de proximité des Mossos d’Esquadra, sont des exemples concrets de cet engagement en faveur d’une sécurité communautaire proactive. Toutefois, il est crucial d’aller plus loin et d’élaborer des protocoles spécifiques pour protéger l’important patrimoine agricole de la région, et ce, en étroite collaboration avec les associations et les coopératives d’agriculteurs.

La criminalité rurale n’est pas un problème mineur. Elle s’attaque directement à la souveraineté alimentaire, à la viabilité économique d’un secteur essentiel et à la cohésion territoriale. Nous devons comprendre que dans le monde rural, la sécurité n’est pas une option, mais une infrastructure vitale aussi indispensable que l’eau ou les routes. Et comme nous avons pu l’observer au Royaume-Uni, l’inaction peut coûter très cher.

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LEGO, la nouvelle cible du crime organisé

Malgré leur aspect inoffensif, leur petite taille et leurs couleurs vives, les pièces LEGO ont dépassé la catégorie de simple jouet d’enfant pour devenir des marchandises de grande valeur. Cette revalorisation a fait de ces kits une cible privilégiée pour des gangs de voleurs spécialisés en Californie et ailleurs aux États-Unis. La raison ? Leur potentiel de revente sur le marché noir peut atteindre des montants à cinq chiffres.

Certaines boîtes de LEGO exclusives, en particulier celles dont la production a été arrêtée après une courte période, sont devenues de véritables objets de collection dont la valeur ne cesse de s’accroître. Il existe des exemples notables, comme le Spider-Man du Comic-Con 2013, estimé à plus de 15 000 dollars, ou un avion Piper qui dépasse les 13 000 dollars. Cette escalade des prix a suscité l’intérêt non seulement des investisseurs, mais aussi des groupes criminels.

L’année dernière, plusieurs magasins de la chaîne Bricks & Minifigs ont été victimes de vols pour une valeur de plus de 100 000 dollars. Plus récemment, la police du comté d’Alameda a récupéré près de 200 boîtes volées dans le cadre d’une opération conjointe avec des magasins locaux tels que Crush Comics et Five Little Monkeys, ce dernier ayant été victime d’un vol de produits LEGO pour une valeur de 7 000 dollars. Les voleurs ont mené des actions audacieuses, en employant souvent des techniques de diversion et en quittant les établissements avec un naturel déconcertant, comme s’il s’agissait d’une intervention de routine.

Ce boom du marché noir des LEGO met en lumière une réalité croissante : les jouets, comme les chaussures de sport ou les cartes Pokémon, sont devenus des produits dont la valeur économique et symbolique dépasse leur fonction ludique d’origine. Cette situation a donné naissance à un écosystème parallèle d’investisseurs et de spéculateurs, mais aussi à un risque de sécurité évident pour les entreprises et leurs employés.

Selon le criminologue Read Hayes, cette forte demande de la part des collectionneurs alimente une zone grise morale : des acheteurs prêts à acquérir des objets volés dans le seul but de compléter leur collection. Ce phénomène rappelle que la criminalité organisée ne se concentre pas toujours sur les produits de luxe ou les substances illicites, mais qu’elle trouve aussi des opportunités dans des objets apparemment innocents comme une petite figurine en plastique de quatre centimètres.

Du point de vue de la sécurité publique, il est essentiel de mettre l’accent sur la prévention et de travailler en étroite collaboration avec les commerces locaux afin d’identifier les comportements suspects, de renforcer la surveillance et d’encourager le signalement. En même temps, il est nécessaire d’aborder, d’un point de vue éducatif et culturel, les logiques de consommation et d’accumulation qui peuvent conduire à des pratiques illicites.

Parce qu’en fin de compte, comme l’a dit ironiquement l’un des responsables de Five Little Monkeys, « ce ne sont que des LEGO… cela vaut la peine d’y réfléchir : ce ne sont que des pièces en plastique ».

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Comment Meta démantèle les réseaux de fraude organisée

Les arnaques à l’abattage du cochon, qui combinent escroquerie sentimentale et fraude à l’investissement, ont considérablement augmenté au cours de ces dernières années, devenant petit à petit une menace mondiale. Les auteurs de ces arnaques établissent des relations de confiance avec leurs victimes, puis les persuadent d’investir dans des projets frauduleux impliquant souvent des cryptomonnaies. Les pertes subies par les victimes peuvent s’élever à des centaines de milliers de dollars.

Face à cette situation alarmante, Meta, la société mère de Facebook, Instagram et WhatsApp, a intensifié ses efforts pour lutter contre ces pratiques frauduleuses. Selon un rapport publié en novembre 2024, Meta a supprimé plus de deux millions de comptes associés à des réseaux d’arnaques basés au Myanmar, au Laos, au Cambodge, aux Émirats arabes unis et aux Philippines. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie plus large visant à démanteler les organisations criminelles à l’origine de ces arnaques. 

Que sont les arnaques à l’abattage du cochon ?

Le terme « arnaques à l’abattage du cochon », ou pig butchering en anglais, fait référence à une tactique utilisée par les fraudeurs pour établir des relations de confiance avec leurs victimes, souvent par le biais des réseaux sociaux, d’applications de rencontres ou de la messagerie instantanée, afin de les convaincre d’investir dans des plateformes frauduleuses. Ces investissements impliquent souvent des cryptomonnaies, et les victimes sont attirées par la promesse de rendements élevés. Une fois que les victimes ont investi des sommes importantes, les fraudeurs disparaissent avec leurs fonds.

En Catalogne comme dans le reste du monde, l’impact des arnaques à l’abattage du cochon n’est pas inconnu. Les Mossos d’Esquadra ont signalé une augmentation des plaintes liées à la fraude à l’investissement par le biais de contacts établis sur les réseaux sociaux ou sur des applications de messagerie instantanée. Les victimes, qui sont souvent des personnes vulnérables ou seules, sont séduites par des fraudeurs qui opèrent depuis l’étranger, mais qui utilisent des outils numériques et linguistiques pour se faire passer pour des locaux. La trace numérique de ces crimes rend souvent les enquêtes plus difficiles, d’où la nécessité de renforcer la coopération internationale et la formation en technologie des forces de l’ordre catalanes.

Qui se cache derrière ces arnaques ?

Une grande partie de ces opérations sont menées par des organisations criminelles transnationales qui opèrent à partir de réseaux de fraude basés en Asie du Sud-Est. Ces réseaux ont souvent recours au travail forcé, les victimes de traite des êtres humains étant contraintes de participer à des activités frauduleuses sous la menace. Ces opérations se sont multipliées dans des pays tels que le Myanmar, le Cambodge, le Laos et les Philippines, profitant de l’absence de contrôle gouvernemental et de la corruption locale. 

L’approche de Meta pour lutter contre ces arnaques

Meta a pris un certain nombre de mesures pour résoudre ce problème :

  • Politique en matière d’organismes et d’individus dangereux : dans le cadre de cette politique, Meta désigne ces organisations criminelles comme dangereuses, les bannit de ses plateformes et met en œuvre des outils visant à détecter et à supprimer les contenus qui y sont associés.
  • Collaboration avec les autorités : Meta travaille en étroite collaboration avec les forces de l’ordre du monde entier afin de partager des informations sur ces opérations criminelles, de faciliter les enquêtes et de contribuer aux poursuites judiciaires à l’encontre des responsables.
  • Coopération avec d’autres entreprises technologiques : Meta collabore avec d’autres entreprises du secteur afin de partager des informations sur les menaces et d’élaborer des stratégies communes pour lutter contre ces arnaques. Par exemple, Meta a collaboré avec OpenAI afin de détecter et de perturber les activités frauduleuses qui utilisent l’intelligence artificielle pour générer des contenus trompeurs. 

Comment se protéger contre ces arnaques

Dans ce contexte, il est essentiel que les institutions publiques et le secteur privé travaillent ensemble pour promouvoir la cybersécurité et la sensibilisation des citoyens de Catalogne. Les campagnes de sensibilisation numérique, la formation dans les écoles et les services d’aide aux victimes sont des outils essentiels pour faire face à une menace qui combine manipulation émotionnelle et ingénierie financière. Il est également nécessaire de dénoncer et de rendre visible la façon dont ces réseaux de fraude internationaux opèrent en toute impunité grâce à l’absence de réglementation dans l’environnement numérique mondial.

Le public doit être conscient des tactiques utilisées dans le cadre des arnaques à l’abattage du cochon et prendre des mesures pour s’en protéger :

  • Méfiez-vous des messages non sollicités : si vous recevez des messages de la part d’inconnus sur les réseaux sociaux, sur des applications de rencontre ou via la messagerie instantanée, faites preuve de prudence et évitez de partager des informations personnelles ou financières avec eux.
  • Vérifiez les opportunités d’investissement : avant d’investir de l’argent, il est conseillé de faire des recherches approfondies sur la plateforme ou l’opportunité d’investissement. Méfiez-vous des promesses de rendements élevés avec peu de risques.
  • Ne transférez pas d’argent à des personnes que vous ne connaissez pas personnellement : évitez d’envoyer de l’argent ou des informations financières à des personnes que vous avez uniquement rencontrées en ligne.
  • Utilisez des outils de sécurité en ligne : maintenez vos appareils à jour et utilisez un logiciel de sécurité pour vous protéger contre les menaces potentielles.

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Les réseaux criminels pénètrent les entreprises légales pour renforcer leur contrôle sur l’économie

Europol a présenté il y a quelques semaines son dernier rapport intitulé « Leveraging legitimacy: How the EU’s most threatening criminal networks abuse legal business structures » (Tirer parti de la légitimité : comment les réseaux criminels les plus menaçants de l’UE abusent des structures commerciales légales), qui examine comment les réseaux criminels utilisent frauduleusement des structures commerciales légales afin de renforcer leur pouvoir et ainsi étendre leurs opérations criminelles. Ce document s’appuie sur l’étude d’Europol d’avril 2024, Decoding the EU’s Most Threatening Criminal Networks (Décoder les réseaux criminels les plus menaçants de l’UE), qui détermine que l’abus de structures commerciales légales est une caractéristique centrale de ces réseaux. À la demande du Conseil Justice et affaires intérieures de l’Union européenne, Europol a procédé à une évaluation détaillée afin de fournir davantage d’informations sur la manière dont ces abus sont commis, sur les raisons qui les motivent et sur les lieux où ils se produisent.

Les principales conclusions du rapport d’Europol portent sur les domaines suivants :

  • Types d’entreprises commerciales les plus susceptibles d’être victimes d’abus ;
  • Activités criminelles organisées rendues possibles par des entreprises légales ;
  • Méthodes utilisées par les criminels pour exploiter ces structures.

Le rapport définit l’abus d’entreprises légales comme un moteur essentiel de la criminalité organisée. Les structures commerciales légales font partie intégrante du blanchiment des produits du crime, de la distorsion de la concurrence économique, du transport des marchandises illicites et de l’extension de l’influence des réseaux criminels. Les entreprises à fortes liquidités sont exploitées pour protéger les activités de blanchiment d’argent, créant ainsi des avantages injustes qui nuisent aux entreprises légitimes.

Les résultats mettent également en évidence la manière dont les réseaux criminels utilisent la corruption pour renforcer leur contrôle sur les communautés locales, en favorisant les dépendances économiques qui mettent les activités illicites à l’abri de l’application de la loi.

Principales conclusions

• Un vecteur de menace commun : 86 % des réseaux criminels les plus menaçants de l’UE exploitent des structures commerciales légales. Les criminels utilisent cet encadrement pour déguiser leurs activités, faciliter le blanchiment d’argent et étendre leurs opérations tout en échappant à l’application de la loi.

• Propriété et infiltration criminelles : l’infiltration à haut niveau ou la propriété directe d’entreprises légales permet aux réseaux criminels de mélanger aisément les activités légitimes et illicites. Certaines entreprises sont créées exclusivement pour servir de façade à des opérations criminelles, tandis que d’autres sont acquises pour servir des objectifs criminels à long terme.

• Abus transfrontière : bien que l’abus de structures commerciales légales soit un phénomène mondial, la majorité des entreprises exploitées ou infiltrées utilisées par les réseaux criminels de l’UE (70 %) opèrent au sein de l’UE ou dans les pays voisins. Toutefois, une part importante des réseaux criminels de l’UE est impliquée dans des structures juridiques situées ailleurs dans le monde. Près de 80 pays à travers le monde comptent des structures commerciales légales infiltrées par des criminels.

• Menaces internes : les réseaux criminels exploitent de plus en plus les employés, les cadres ou les dirigeants en poste dans des lieux légitimes pour obtenir un accès, des connaissances et une influence sur les opérations.

• Facilitation de délits variés : les entreprises contrôlées par des criminels servent souvent plusieurs réseaux simultanément, ce qui permet diverses formes de criminalité grave et organisée.

Les résultats serviront de base aux futures activités opérationnelles mais aussi comme input aux discussions sur les mesures administratives et préventives.

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Élimination de la violence à l’égard des femmes : résoudre une crise mondiale

Le 25 novembre dernier, nous avons célébré la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. L’occasion d’évoquer l’étude financée par l’Union européenne (UE), à l’avant-garde du développement de nouveaux outils de prévention et de détection des violences domestiques.

Dans le monde, une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de sa vie, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La violence fondée sur le genre, à l’encontre des femmes, revêt de nombreuses formes, par exemple les violences conjugales, le trafic d’êtres humains ou les mutilations génitales féminines.

Malgré sa prévalence, la violence à l’égard des femmes reste un problème très peu dénoncé. L’enquête de 2024 de l’Agence des droits fondamentaux de l’UE a révélé que pour de nombreuses femmes, le domicile n’est pas toujours sûr : une femme sur cinq a subi des violences physiques ou sexuelles de la part de son partenaire, d’un proche ou d’un autre membre du foyer. Les statistiques sont alarmantes et il faut impérativement traiter ce problème de manière globale et multidimensionnelle.

L’Union européenne, via son instrument de financement de la recherche Horizon Europe, vise à révolutionner la manière dont les violences domestiques sont signalées, à aider les victimes à demander de l’aide et à rassembler des preuves, et enfin à sensibiliser le public à ce problème. En tirant parti de technologies de pointe et de méthodes innovantes, l’UE souhaite donner aux premiers intervenants, tels que les policiers et les professionnels de la santé, les moyens de mieux soutenir les victimes de violences domestiques.

Les violences domestiques sont souvent stigmatisées et le contexte culturel joue un rôle important quant à la prise de parole des victimes pour dénoncer ce qu’elles subissent. Le rapport d’Eurostat de 2022 met en évidence les différents modes de réponse dans les pays de l’UE : dans certains pays, les forces de police donnent la priorité aux cas de violence domestique, tandis que dans d’autres elles demandent aux victimes de se rendre d’elles-mêmes au poste de police, souvent avec une assistance limitée.

Le projet Horizon 2020 IMPRODOVA a étudié les procédures de réponse aux cas de violence domestique, soulignant la nécessité d’une formation spécialisée pour les professionnels. Les résultats du projet ont été communiqués à des étudiants en droit, à des membres de la police et à des enseignants, afin de leur fournir les outils nécessaires pour aider les victimes et signaler les délits.

S’appuyant sur le succès d’IMPRODOVA, le projet Horizon Europe IMPROVE vise à donner plus de moyens aux victimes de violences domestiques en leur fournissant des informations sur leurs droits et comment les exercer. Le projet se concentre sur les communautés marginalisées et cherche à accélérer les résultats politiques.

En s’appuyant sur l’IA, IMPROVE développera des outils permettant de signaler et de détecter les violences domestiques, mais aussi de rendre justice aux victimes. Un chatbot basé sur l’IA donnera des conseils, effectuera une évaluation des risques et orientera les victimes, s’améliorant en permanence grâce aux données saisies par celles-ci.

Innovative Solutions to Eliminate Domestic Abuse (ISEDA), un projet financé par Horizon Europe, vise à associer des technologies et des pratiques de pointe des domaines des sciences sociales et des sciences humaines, ainsi que de l’expérience de terrain. L’ISEDA développera des programmes de formation pour les officiers de police, aidera les victimes à signaler les violences domestiques et fournira des preuves et des dossiers à présenter devant les tribunaux. Des campagnes de sensibilisation et des programmes destinés aux agresseurs seront également déployés afin d’améliorer la compréhension du public et de réduire les taux de récidive.

L’élimination de la violence à l’égard des femmes exige un effort collectif des gouvernements, des organisations et des individus. En soutenant des projets comme IMPRODOVA, IMPROVE et ISEDA, nous pouvons contribuer à la création d’un environnement plus sûr et plus solidaire pour les victimes de violences domestiques.

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Augmentation des décès dus au « surf sur le métro » dans les villes américaines

Un après-midi de printemps, deux garçons fêtant leur dernier jour de classe de sixième quittent leur quartier de New York, en quête d’aventure. Ils marchent jusqu’à une rame de métro, à l’arrêt à la station Church Avenue de Brooklyn. Les garçons, Donald et William, grimpent sur le toit de l’un des wagons. Le convoi démarre et les voilà en route vers le nord, l’air chaud soufflant sur leur visage.

Mais leur escapade tourne court. Alors que la rame approche de la station suivante, les garçons voient surgir un pont. Ils sont projetés sur les voies. Tous deux se fracturent le crâne et Donald décède plus tard dans la journée. Il avait 11 ans. William, âgé de 12 ans, est évacué inconscient à l’hôpital du comté de Kings. Cette tragédie a eu lieu en 1938, mais elle aurait aussi bien pu se dérouler de nos jours.

Andrew Keh et Ana Ley ont mené l’enquête et publié un article dans le New York Times sur les décès dus au « surf sur le métro » dans les villes américaines.

De nombreux reportages récents se penchent sur cet acte imprudent consistant à grimper sur un wagon de train, par exemple à New York, et pointent du doigt les vidéos faisant le buzz sur les réseaux sociaux, mises en ligneaussi bien par de simples internautes que des « surfeurs », afin de bénéficier d’un instant de gloire.

Ces dernières années, pour des raisons qui agacent les pouvoirs publics, le surf sur le métro augmente et fait de plus en plus de victimes. Six personnes sont décédées cette année à cause de ce phénomène. Cinq sont décédées en 2023, après cinq autres entre 2018 et 2022. Face à ces tragédies absurdes, les responsables municipaux et des observateurs inquiets se demandent que faire pour tenter d’y remédier.

Cette angoisse n’a rien d’une nouveauté. En 1996, Rudolph W. Giuliani, alors maire de New York, est arrivé à un triste constat après la mort d’un garçon de 14 ans : « Il n’existe aucun moyen de protéger un enfant qui décide de monter sur le toit d’un wagon de métro ».

La MTA, l’autorité de transport métropolitain, ne comptabilise pas spécifiquement les incidents liés au surf sur le métro. Elle a indiqué que 2 556 personnes avaient voyagé à l’extérieur des wagons de train cette année jusqu’en septembre. Mais la grande majorité de ces cas, selon les responsables, se sont produits entre les wagons et non sur leur toit. À titre comparatif, ce chiffre s’élevait à 490 en 2019.

La ville utilise des drones pour tenter de prendre les surfeurs du métro en flagrant délit. Le programme a permis d’identifier 114 délinquants la première année. Le plus jeune d’entre eux, selon l’actuel maire de New York Eric Adams, était âgé de 9 ans.

L’avenir nous dira si le programme mènera à des résultats durables ou ne sera que de courte durée, comme beaucoup d’autres initiatives de la ville.

Ces dernières années, les autorités ont lancé une campagne de sensibilisation du public, « Voyagez à l’intérieur, restez en vie », dans les métros et les écoles, et ont posté davantage de policiers autour des stations les plus touchées. Les responsables des transports publics ont également demandé aux entreprises de réseaux sociaux de supprimer des milliers de vidéos de personnes surfant sur une rame de métro, mais nombre d’entre elles restent faciles à trouver.

Avec la persistance du problème, les discussions sur la dissuasion ont fait naître un sentiment de désarroi. Leroy Comrie, sénateur d’État dont la circonscription comprend une partie du Queens, s’est demandé à haute voix, lors d’une audition sur le budget l’année dernière, si la ville pouvait « graisser le haut des trains » pour empêcher des imprudents d’y grimper.

New York doit affronter des vérités difficiles. Des modifications des rames, par exemple la mise en place de wagons communiquant entre eux, et l’installation de barrières sur les quais pourraient dissuader les contrevenants potentiels. Mais le système du métro de la ville est vieux et immense, avec 472 stations et 1 070 km (665 miles) de voies, rendant toute solution structurelle onéreuse et difficilement réalisable.

De plus, les autorités ont constaté que cet esprit rebelle peut s’avérer difficile à réfréner. Certains adolescents se sont adaptés aux nouvelles mesures de surveillance et, par exemple, changent de vêtements pour créer la confusion lorsque les drones les repèrent.

Ainsi, l’ampleur du surf sur le métro tend à être calculée de la manière la plus macabre qui soit : les décès. Cette année, les jeunes décédés étaient âgés de 11 ans, 13 ans, 13 ans, 13 ans, 14 ans et 15 ans. Ils sont morts en grimpant sur les trains A, F, G, M, 6 et 7. Ces accidents se sont produits à Brooklyn, dans le Bronx et dans le Queens.

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11 arrestations dans le cadre d’une nouvelle opération contre les trafiquants de cocaïne en gros

Une enquête transfrontière à long terme a permis d’intercepter un réseau criminel de trafic de drogue à grande échelle transportant de la cocaïne de l’Amérique du Sud vers l’Union européenne. L’opération couvrait des pays tels que la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et la Serbie.

Les trafiquants de cocaïne visés par cette enquête utilisaient des routes maritimes et des modes opératoires différents. Le réseau criminel est également lié à une saisie de plus d’une demi-tonne de cocaïne, d’une valeur marchande de 50 millions d’euros, dans le port de Ploče, dans le sud de la Croatie, à la fin du mois de mars 2021. La drogue était dissimulée dans le plancher d’un conteneur modifié. Cette intervention montre une nouvelle fois que les organisations internationales de trafic de drogue ciblent de plus en plus les petits ports de l’UE.

Le jour de l’intervention, le 26 novembre 2024, les autorités policières ont arrêté 11 suspects (2 en Bosnie-Herzégovine, 1 en Croatie et 8 en Serbie). L’un d’entre eux est une cible de grande valeur. Lors des perquisitions, la police a saisi des armes et une grande quantité de munitions, ainsi que plusieurs véhicules haut de gamme, des montres et plus d’un million d’euros en espèces. Quatre autres personnes faisant l’objet d’une enquête pour appartenance à ce réseau ont déjà été incarcérées. Des mandats d’arrêt internationaux ont été émis à l’encontre de trois autres personnes.

Le réseau criminel aurait soudoyé plusieurs agents douaniers pour éviter les contrôles de police et de douane pendant la phase logistique de l’exportation. Un douanier présumé corrompu a été arrêté au cours de l’opération. Les autres personnes arrêtées étaient des membres du réseau criminel qui jouaient différents rôles au sein de l’organisation. Certains membres dirigeaient des cellules criminelles, tandis que d’autres finançaient les activités ou coordonnaient et organisaient la logistique.

L’un des suspects, une cible de grande valeur arrêtée en Serbie, était déjà recherché par un État membre de l’UE. Il était impliqué dans le vol d’un million d’euros au sein du célèbre groupe Pink Panther. Le vol et son évasion de prison après sa condamnation remontent au début des années 2000.

Cette enquête fait suite à une opération précédente contre un réseau criminel lié à celui-ci. Ces opérations transfrontières sont le résultat de l’évolution du renseignement après le retrait, en mars 2021, de la plateforme de communication cryptée Sky ECC.

En coopération avec la France, la Belgique et les Pays-Bas, et avec le soutien de l’unité « Drogues » d’Europol, la Serbie a été en mesure d’identifier des cibles clés sur son territoire et de cartographier ses activités criminelles dans le monde entier. Cette organisation criminelle serait liée à un réseau criminel à grande échelle qui importe des cargaisons de plusieurs tonnes de cocaïne de Colombie via le Brésil et l’Équateur.

La suppression récente de trois outils de communication cryptés fréquemment utilisés par les délinquants (EncroChat, Sky ECC et Anom) a révélé la prévalence des criminels des Balkans dans le commerce mondial de la cocaïne et les activités liées à la criminalité organisée.

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