Europol publie le rapport IOCTA 2020 sur la cybercriminalité

Au mois d’octobre, Europol a publié le rapport d’évaluation de la menace que représente la criminalité organisée sur l’internet (Internet Organised Crime Threat Assessment, ou IOCTA). L’IOCTA vise à informer les responsables de prise de décisions stratégiques, tactiques ou opérationnelles à propos des menaces de la cybercriminalité. Le rapport IOCTA 2020 contribue à établir un ordre de priorité pour les plans d’action opérationnels de 2021, qui fait écho aux trois priorités actuelles suivantes :

1) mettre fin aux activités criminelles liées aux attaques de systèmes informatiques ;

2) lutter contre les abus sexuels d’enfants et l’exploitation sexuelle d’enfants, y compris la production et la diffusion de matériel ;

3) se concentrer sur les criminels impliqués dans la fraude et la contrefaçon de moyens de paiement autres que les espèces, notamment la fraude à la carte de paiement à grande échelle (en particulier la fraude au paiement à distance), sur les menaces émergentes concernant d’autres moyens de paiement autres que les espèces, et sur les possibilités d’activités criminelles.

En outre, l’IOCTA vise à consolider les résultats concernant les cybermenaces actuelles, qui pourraient contribuer à la discussion des priorités de la recherche et du développement, ainsi qu’à la planification à l’échelle de l’Union européenne.

L’arrivée de la pandémie de COVID-19 a démontré l’impact regrettable qu’une telle crise peut avoir sur notre vie quotidienne dans le monde entier. Le confinement physique étant devenu la norme, l’activité cybercriminelle a été plus forte qu’auparavant. En tout état de cause, la cybercriminalité est restée la même pendant la crise de COVID-19, mais les criminels ont adapté les caractéristiques spécifiques de leur approche au contexte social pour obtenir un meilleur taux de réussite. En raison des restrictions physiques adoptées pour enrayer la propagation du virus, suivies d’une augmentation du télétravail et des accès à distance aux ressources d’entreprise, de nombreuses personnes et entreprises qui étaient auparavant peu actives en ligne sont devenues des cibles de choix.

Les activités cybercriminelles traditionnelles, telles que l’hameçonnage par e-mail (phishing) et les infractions facilitées par internet se sont rapidement nourries de la vulnérabilité sociale, car de nombreuses personnes et entreprises recherchaient des informations, des réponses et des sources d’aide au cours de cette période. La propagation de la désinformation a augmenté les opportunités de cybercriminalité. La pandémie a également donné lieu à des campagnes et des activités de désinformation.

L’ingénierie sociale reste une menace majeure en tant qu’outil au service d’autres types de cybercriminalité. L’utilisation d’applications de messagerie cryptées, et les propositions du secteur visant à étendre ce marché, présentent des risques importants en matière d’abus et rendent difficiles la détection et la recherche d’activités criminelles en ligne pour les forces de l’ordre.

Les communautés de criminels en ligne s’avèrent très résistantes et sont en constante évolution. Enfin, la transmission en direct d’abus sexuels d’enfants a continué d’augmenter, ce phénomène étant devenu encore plus répandu pendant la crise de COVID-19.

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L’influence de la COVID-19 sur la criminalité

Au mois de novembre, Europol a publié un rapport sur l’influence de la pandémie de COVID-19 sur la criminalité et le terrorisme dans l’Union européenne.

Bien que cette pandémie soit, avant tout, une crise mondiale de santé publique, elle a également un impact significatif et potentiellement durable sur les réseaux de crime organisé et de terrorisme en Europe, ainsi que sur la capacité des services de police des États membres à lutter contre ces menaces à la sécurité.

Alors que l’Europe est frappée de plein fouet par la deuxième vague de la pandémie, les conséquences de la COVID-19 varient au fil du temps. Si certains types d’activités criminelles ne sont pas près de disparaître, d’autres s’intensifient ou se raréfient selon l’évolution de la pandémie et des mesures de lutte contre le virus. Cependant, la population est également plus consciente des risques, ce qui réduit l’impact de certains types de criminalité.

Europol met en lumière certains types d’activités criminelles qui ont pris de l’ampleur pendant la pandémie, comme la distribution d’équipements de protection individuelle contrefaits, de produits pharmaceutiques et de santé falsifiés, etc. En outre, le nombre de vols dans les locaux médicaux et les pharmacies a également augmenté.

En ce qui concerne les abus sexuels d’enfants, ils restent une préoccupation considérable, d’autant plus que les enfants passent plus de temps en ligne et, par conséquent, sont exposés à des risques plus élevés.

Le nombre de cambriolages et de vols a généralement diminué aussitôt que des mesures de contrôle de la COVID-19 ont été prises, mais il a recommencé à augmenter une fois les restrictions de déplacement assouplies. Parmi les délits fréquents, on trouve le vol de magasins et de locaux commerciaux inoccupés, ainsi que la manipulation de distributeurs automatiques de billets, le vol de cuivre et le vol de véhicules légers de construction.

De plus, on remarque diverses formes de fraude. Certains criminels se font passer pour des représentants des autorités publiques ou des membres du personnel médical pour accéder aux logements de particuliers ou aux locaux d’entreprises dans l’intention de les voler.

Utilisées dans divers types d’activités cybercriminelles, des campagnes liées à la pandémie ont fait leur apparition, notamment des campagnes d’usurpation d’identité, de logiciels de rançon, de logiciels malveillants et d’attaques par e-mails commerciaux. Les organisations sanitaires et médicales ont également fait l’objet d’attaques de logiciels de rançon.

Il semble que l’impact de la crise sur le marché de la drogue dans l’Union européenne ait été limité. Certains criminels ont adapté leur mode opératoire de distribution de drogue pour contourner les obstacles. Il convient également de noter une augmentation de la violence, avec des tensions entre les consommateurs de drogue.

La pandémie a eu un impact limité sur le terrorisme et l’extrémisme violent. Elle a surtout poussé certains extrémistes à adapter leurs discours et leurs supports de propagande à la COVID-19.

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Existe-t-il des accords entre le Gouvernement salvadorien et les « Maras » ?

Il y a quelques jours, le journal salvadorien El Faro a rapporté que le déclin profond de la violence homicide au Salvador, fruit du gouvernement du président Nayib Bukele et son mérite principal en un peu plus d’un an au pouvoir, a été remis en question par une enquête journalistique qui l’attribue à un pacte conclu avec le gang « Mara Salvatrucha (MS13) ».

Les médias ont publié un rapport, citant des documents officiels et des déclarations d’un chef du gang, indiquant que le gouvernement est en négociations avec le MS13 depuis juin 2020 et que le pacte comprendrait des faveurs électorales pour les élections de 2021.

Les recherches du journal El Faro signalent que les négociations entre le gouvernement et les « Maras » comprennent le soutien politique de ces groupes au gouvernement établi en échange de la promesse d’abroger les lois et d’affaiblir le régime de sécurité maximale dans les prisons, si en février prochain le parti Nuevas Ideas, du président Nayib Bukele, prend le contrôle de l’Assemblée législative aux élections en choisissant les 84 députés et 262 gouvernements locaux.

Pendant ce temps, les données de la police entre le 1er janvier et le 2 septembre de cette année n’ont recensé que 829 homicides, ce qui représente une réduction d’environ 56 % par rapport aux 1871 morts violentes dans la même période de l’année 2019.

Si cette tendance se poursuit, El Salvador clôturerait 2020 avec environ 1200 homicides, à savoir un taux de 18 homicides pour 100 000 habitants, soit le taux le plus bas depuis 1994.

La nouveauté de ce dialogue avec les « Maras », déclarés groupes terroristes par la Cour suprême d’El Salvador, est que les voix qui dénoncent ces liens sont de plus crédibles au fur et à mesure que les preuves se consolident, causant des préoccupations au sein du Département d’État et du Congrès des États-Unis.

Malgré ces enquêtes journalistiques, le président salvadorien, Nayib Bukele, a récusé que son gouvernement ait conclu un pacte avec le gang « Mara Salvatrucha (MS13) » afin de réduire le nombre de meurtres en échange d’avantages criminels. M. Bukele a fait remarquer que ceux qui les accusaient de violer les droits de l’Homme des terroristes disent maintenant qu’on leur accorde des privilèges.

Le Président a rappelé les événements d’avril dernier, lorsque les « Maras » ont fait monter la moyenne quotidienne des homicides pendant quelques jours. À ce moment-là, le gouvernement salvadorien a ordonné aux prisons de détenir des membres des « Maras » 24 heures, de barricader les portes à barreaux avec des plaques métalliques afin d’empêcher la communication par signes, et de mélanger les membres des gangs dans leurs cellules sans tenir compte de leurs rivalités.

Pourtant, selon le journal El Faro, la décision de mélanger différents membres de gangs dans les prisons a été annulée à la suite de réunions entre des fonctionnaires et des responsables de structures criminelles. Le gouvernement nie ces affirmations.

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Davantage de cyberattaques pendant les six premiers mois de 2020 que pendant toute l’année 2019

Les profonds changements résultant de la pandémie de COVID-19, à savoir la hausse du télétravail et l’augmentation de l’activité des logiciels de rançon, ou ransomware, ont été les deux principaux moteurs de la montée des cyberattaques.

Une étude de l’entreprise CrowdStrike sur l’activité récente de leurs clients en matière de menaces sur les réseaux a montré davantage de tentatives d’intrusion au cours des six premiers mois de cette année qu’au cours de toute l’année 2019.

L’équipe chargée d’enquêter sur les menaces de ce fournisseur de sécurité informatique a bloqué environ 41 000 intrusions possibles entre le 1er janvier et le 30 juin de cette année, contre 35 000 pour l’ensemble de l’année dernière. Les intrusions survenues au cours des six premiers mois de 2020, durant desquelles un cybercriminel se livre activement à des activités malveillantes, ont été 154 % supérieures au nombre de menaces similaires observées par les enquêteurs de CrowdStrike en 2019.

Comme il fallait s’y attendre, l’une des causes les plus importantes de l’augmentation des menaces a été l’adoption rapide du télétravail en réponse à la pandémie de COVID-19. Cela a considérablement élargi la surface d’attaque dans de nombreuses organisations, un espace que les cybercriminels ont rapidement essayé d’exploiter.

Un autre facteur de déclenchement a été la disponibilité croissante des offres de ransomware en tant que service (RaaS) et l’augmentation des utilisateurs ayant des capacités d’attaque de réseau. Il y a eu une hausse notable des attaques de logiciel de rançon, qui ont également impliqué le vol de données sensibles et les tentatives ultérieures d’extorsion de fonds aux victimes en menaçant de rendre les données publiques.

Malgré toute l’attention que les groupes de cybermenaces et d’espionnage ont récemment suscitée, l’immense majorité des attaques réelles que CrowdStrike a bloquées au cours des six premiers mois de cette année avaient une motivation financière. En fait, 82 % des attaques détectées par les enquêteurs appartenaient à la catégorie criminalité électronique, contre 69 % en 2019.

Comme c’est le cas depuis un certain temps, les organisations des secteurs de la finance, de la technologie et des télécommunications se sont mobilisées et protégées plus que les organisations dans la plupart des autres secteurs. En outre, CrowdStrike a observé une montée spectaculaire de l’activité d’intrusion impliquant des entreprises manufacturières.

En effet, au cours du premier semestre de 2020, l’industrie manufacturière a été le deuxième secteur le plus souvent ciblé après le secteur technologique. D’après l’entreprise, la nature critique de la plupart des opérations de fabrication et la propriété intellectuelle ainsi que d’autres données détenues par les fabricants du secteur en font une cible de choix pour les attaquants ayant une motivation financière et d’autres cybercriminels.

Les autres secteurs qui ont connu une croissance de l’activité cybercriminelle étaient ceux de la santé, de l’alimentation et des boissons ainsi que les établissements d’enseignement.

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INTERPOL met en garde contre la menace croissante que représente la cybercriminalité

369.-baixaEn raison de la pandémie de COVID-19, la cybercriminalité augmente à un rythme alarmant et, selon un nouveau rapport d’INTERPOL, devrait accélérer encore davantage.

Le document explique comment les cybercriminels tirent parti du recours croissant aux technologies numériques, nécessaires ces derniers mois. Par exemple, de nombreuses organisations se sont tournées vers le télétravail. Pour cela, elles ont déployé des systèmes et des réseaux à distance, ce qui n’est pas toujours entièrement sûr.

En se basant sur les informations fournies par les différents pays membres, INTERPOL a conclu que pendant la pandémie, il y a eu une augmentation considérable du nombre de domaines malveillants (22 %), de logiciels malveillants et de vols de données (malware, ransomware) (36 %) et d’arnaques par hameçonnage (ou « phishing ») (59 %).

Les malfaiteurs ont revu leurs arnaques en ligne et par hameçonnage habituelles de façon à profiter de la crise du COVID-19, en exploitant les craintes de leurs victimes en ce qui concerne leurs finances et leur santé.

Le rapport a également révélé que la cible des cybercriminels n’était plus tellement les particuliers et les petites entreprises, mais plutôt les grandes entreprises, les gouvernements et les infrastructures essentielles, qui peuvent leur rapporter beaucoup plus.

Selon INTERPOL, les cybercriminels développent et mènent leurs attaques à un rythme alarmant, en tirant parti de la peur et de l’incertitude causées par la situation sociale et économique instable due au COVID-19. La dépendance croissante à Internet dans le monde entier crée également de nouvelles opportunités, nombre d’entreprises et de particuliers ne vérifiant pas si leurs mesures de cybersécurité sont à jour.

L’étude met également en avant la probabilité d’une augmentation de la cybercriminalité dans un avenir proche, principalement en raison des vulnérabilités liées au télétravail, de la focalisation continue sur les arnaques en ligne avec un dénominateur commun, le COVID-19, et lorsqu’il y aura un vaccin, d’une augmentation des cas de phishing liés aux produits médicaux.

Ainsi, comme l’explique le rapport d’INTERPOL, la pandémie de COVID-19 offre énormément d’opportunités aux criminels. En effet, de nombreuses organisations peuvent être exposées à un risque élevé d’attaques de ransomware pour avoir ouvert des solutions d’accès à distance, telles que des VPN.

Il est possible que ces points d’accès à distance ne soient pas configurés correctement ni suffisamment sécurisés, car les ordinateurs connectés à distance peuvent ne pas disposer des dernières innovations. De plus, pour faire du télétravail, les employés peuvent avoir dû utiliser leurs ordinateurs personnels, ce qui pose des problèmes de sécurité supplémentaires.

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Le ransomware, l’autre pandémie

368.-baixaAlors que le monde entier subit les ravages de la pandémie de COVID-19, un autre virus, celui-ci de nature informatique, est à l’origine de nombreux autres problèmes. Bien que ce virus informatique existe depuis des années, ses conséquences ont augmenté de façon alarmante ces derniers mois. Les plus graves touchent des activités et des organisations essentielles telles que les hôpitaux, les entreprises ou les gouvernements.

Le nom de ce virus est le « ransomware », ou rançonlogiciel. Pour y faire face et aider les victimes à lutter contre les hackers, il y a No More Ransom. No More Ransom est le premier partenariat public-privé de ce type qui aide les victimes du ransomware à récupérer leurs données chiffrées sans avoir à payer de rançon aux cyberdélinquants. No More Ransom travaille en collaboration avec des partenaires tels qu’Europol, Politie, Kaspersky et McAfee.

La boîte à outils de décryptage No More Ransom a accueilli plus de 4,2 millions de visiteurs de 188 pays depuis son lancement et a mis fin à environ 632 millions de dollars de demandes de rançon. Un montant qui se serait autrement retrouvé dans les poches de criminels.

Grâce aux contributions de ses 163 partenaires, le portail a ajouté 28 outils au cours de la dernière année et peut désormais déchiffrer 140 types d’infections par ransomware. Le portail est disponible en 36 langues.

Pour l’utiliser, il vous suffit de vous rendre sur le site web nomoreransom.org et de suivre les étapes indiquées par Crypto Sheriff pour vous aider à identifier le type de ransomware dont votre appareil est infecté. Si une solution est disponible, un lien vous sera fourni pour télécharger gratuitement l’outil de décryptage. No More Ransom a fait beaucoup de chemin pour aider les personnes touchées par le ransomware, mais il en existe de nombreux types qui n’ont pas encore été neutralisés.

Comme dans le cas de la pandémie de coronavirus, la prévention est le meilleur remède. Il existe quelques mesures préventives pour vous protéger contre le ransomware :

  • Enregistrez toujours une copie de vos fichiers les plus importants n’importe où ailleurs : dans le cloud, sur un disque dur externe, sur une carte mémoire ou sur un autre ordinateur.
  • Utilisez un logiciel antivirus fiable et à jour.
  • Ne téléchargez pas de logiciels à partir de sources suspectes.
  • N’ouvrez pas les pièces jointes d’e-mails provenant de sources inconnues, même si elles semblent importantes et crédibles.
  • Et si vous êtes victime d’un ransomware, ne payez jamais la rançon.

Une solution innovante est désormais nécessaire pour les types de ransomware qui ne sont pas encore inclus dans le portail, afin d’aider les victimes à récupérer leurs fichiers sans avoir à payer les criminels.

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L’activité des délinquants sexuels augmente pendant la pandémie de COVID-19

366.-baixaDepuis le début de la pandémie de COVID-19, on observe une augmentation des échanges de contenus sexuels de nature criminelle : abus d’enfants en ligne, contrainte sexuelle ou encore extorsion de mineurs.

Dans la transition du monde réel au monde virtuel, les mineurs ne sont pas en reste : appels vidéo avec des amis ou des membres de la famille, interaction sur les réseaux sociaux, jeux en ligne, utilisation du Web comme environnement éducatif et scolaire, etc. Ainsi, plus ces réseaux sont utilisés, plus il y a de délinquants présents sur le Web et plus l’échange de contenus risque d’augmenter s’ils trouvent de nouvelles victimes. Souvent, ils exploitent des contenus produits par les victimes elles-mêmes, sans qu’elles soient conscientes de cette exploitation, ce qui constitue une menace considérable pour la sécurité des mineurs.

Dans la conjoncture actuelle, les délinquants sexuels ont trouvé une fabuleuse occasion d’accéder à un groupe plus large de victimes potentielles. Le rapport publié il y a quelques semaines par Europol analyse l’augmentation des échanges en ligne d’images d’exploitation sexuelle d’enfants, mais il fournit aussi des outils pour faire face à cette grave menace pour la sécurité des enfants.

Il convient de mentionner que l’échange de contenus pédopornographiques n’est généralement pas motivé par un bénéfice économique présumé, bien qu’il existe des modalités rémunérées, comme les abus en direct à distance. Comme les délinquants ne peuvent pas voyager en raison des restrictions liées aux coronavirus, le streaming en temps réel leur permet de regarder à la demande des actes d’exploitation sexuelle de mineurs.

Le ralentissement économique lié à la pandémie de COVID-19 pourrait contribuer à une augmentation des contenus pédopornographiques produits dans les communautés vulnérables dans le but d’obtenir des bénéfices économiques. La nature des contenus pédopornographiques peut également être dissimulée derrière des publicités qui rapportent des bénéfices économiques aux délinquants, qui utilisent par exemple la formule du « coût par clic ».

La société, y compris la police, doit faire des efforts pour éduquer les mineurs et éviter à tout prix qu’ils deviennent des victimes. La meilleure arme contre les prédateurs sexuels est d’éduquer les enfants pour prévenir la criminalité. Les préjudices portés aux victimes de ces crimes sont graves, et ils se répètent à chaque partage d’une image ou d’une vidéo de ces victimes.

Europol surveille cette menace et apporte un soutien continu aux États membres et aux services de police pour identifier les délinquants et les victimes. Par exemple, la campagne européenne #SayNo vise à sensibiliser les mineurs aux dangers qu’ils courent lorsqu’ils partagent des contenus explicites sur le Web.

Dans la même optique, Europol a coordonné une enquête en Italie à laquelle ont participé plus de 200 enquêteurs. Le ministère public de Turin a dirigé l’opération en juin 2020 en utilisant les données envoyées par Europol.

L’enquête a conduit à l’arrestation de trois personnes et à la saisie de milliers de fichiers. Au cours de cette enquête, les services de police ont découvert que l’un des suspects avait déjà été arrêté pour abus sexuels sur mineurs. Le sommaire mentionne l’existence d’images et de vidéos de violences sexuelles dont les victimes étaient principalement des bébés, des enfants de 6 ans et des préadolescents.

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Le Salvador poursuit sa lutte incertaine contre les gangs

362.- baixaEn pleine pandémie de COVID-19, les images de milliers de membres de gangs entassés par le gouvernement du Salvador ont fait le tour du monde.

Le pays continue sa lutte contre les membres des gangs, en particulier ceux de la Mara Salvatrucha et la 18. Selon Osiris Luna, vice-ministre de la Sécurité et directeur général du système pénitentiaire, l’État a décidé de mélanger différents groupes d’organisations criminelles en détention dans les mêmes cellules afin de frapper un grand coup sur les gangs.

Depuis une vingtaine d’années, les gouvernements successifs utilisent le lieu commun de la prison pour démontrer qu’ils combattent fermement le phénomène des gangs. Il ne faut pas oublier que, selon les estimations officielles, il existe environ 60 000 membres actifs de gangs dans un pays qui compte moins de 7 millions d’habitants.

De plus, en 2018, selon les informations des centres pénitentiaires, 44 % de la population carcérale était membre d’un gang, soit 17 400 personnes sur un total de 39 300 personnes incarcérées.

La différence est qu’auparavant, le système pénitentiaire permettait une ségrégation totale entre les membres des différents gangs, avec des prisons exclusives assignées à chaque gang.

Cette initiative, considérée par les gangs comme une victoire contre le système, a servi à contenir pendant des années les chiffres d’émeutes et de meurtres à l’intérieur des prisons, mais a consolidé le pouvoir et la structure interne de ces organisations criminelles.

Le gouvernement précédent a pris les premières décisions pour changer cette situation en 2016, mais c’est sous le gouvernement de Nayib Bukele que les transformations se sont accélérées.

Les conséquences que ces politiques pénitentiaires peuvent entraîner sont imprévisibles. Il faut également retenir que les gangs comme la Mara Salvatrucha ou MS-13 sont formés d’un conglomérat de programmes et de cliques avec une certaine autonomie opérationnelle et, même s’il existe un commandement général, ces derniers ne suivent pas toujours les mêmes ordres. De ce fait, il y a eu des conflits sanglants entre les membres d’un même gang. Aujourd’hui, parler de la MS-13 au Salvador en tant qu’entité homogène n’est plus très précis.

L’autre gang principal se nomme le Barrio 18. Il a également connu des conflits internes au milieu de la dernière décennie et a divisé son groupe en deux camps : les Sureños et les Revolucionarios.

D’autres gangs mineurs tels que La Mirada, Locos 13 ou la Mao-Mao compteraient actuellement environ 300 membres actifs incarcérés.

On distingue également le front de ceux que l’on appelle les retraités, d’anciens membres de gangs, qui ont généralement quitté la MS-13 ou la 18, surtout à la suite de problèmes internes.

Ils ne sont pas considérés comme un gang mais, à ce stade, plus de 3 000 d’entre eux sont en prison. De plus, depuis 2004, ils se sont vu attribuer un centre pénitentiaire exclusif dans ville de Sonsonate.

https://www.eluniversal.com.mx/mundo/el-salvador-polemica-por-fotos-de-pandillas-hacinadas

https://elpais.com/elpais/2020/04/28/eps/1588078228_9303.html

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Femmes et crime organisé en Amérique latine

358.- baixaLe crime organisé est l’un des principaux défis auxquels l’Amérique latine est confrontée. C’est ainsi que l’exprime l’étude Mujeres y crimen organizado en América Latina: más que víctimas o victimarias (« Femmes et crime organisé en Amérique latine : plus que des victimes ou des bourreaux ») de l’Observatorio Colombiano de Crimen Organizado.

En effet, les niveaux élevés de violence dans la région sont particulièrement alarmants. Depuis les années 90, l’ouverture des économies, la faiblesse institutionnelle des États et d’autres facteurs sociaux tels que la pauvreté et les inégalités ont favorisé la croissance d’activités transnationales telles que le trafic de drogue, le trafic d’armes et le trafic de migrants. De cette manière, l’Amérique latine est devenue la région du monde où les actes criminels se sont le plus développés.

Les hommes ont toujours dominé le secteur des activités illégales, ces dernières étant généralement considérées comme « une affaire d’hommes ». La participation des femmes au crime organisé n’a été que très peu analysée dans les études universitaires et le débat public.

En raison du manque d’informations et de chiffres, la recherche sur ce sujet est limitée, même si elle a considérablement augmenté au cours de la dernière décennie. L’invisibilité relative des femmes dans les débats sur le crime organisé est également due au fait qu’elles sont généralement vues comme une annexe de leurs partenaires masculins au sein des structures criminelles, par exemple en tant qu’amantes ou objets sexuels. Les stéréotypes selon lesquels les femmes sont dépendantes et faibles renforcent l’idée qu’elles ne peuvent pas prendre de décisions indépendantes en matière d’activités illégales.

La participation des femmes aux structures du crime organisé n’est pas uniforme. Les différents rôles joués par les femmes dans les activités criminelles permettent de distinguer différents types de participation qui forment un éventail : de subordonnées et victimes à protagonistes, leaders et bourreaux dans certains cas.

Malgré le manque de preuves empiriques systématiques concernant la participation des femmes au crime organisé, cette recherche permet de formuler quelques recommandations pour la prévention et la prise en charge des populations touchées :

  • renforcer les systèmes d’informations statistiques sur le crime organisé et la participation des femmes à différentes activités criminelles en tant que victimes et bourreaux ;
  • élaborer des stratégies de différenciation qui montrent la nature propre de la participation des femmes à l’économie du crime organisé ;
  • comprendre les facteurs qui poussent les femmes à participer à des activités illégales à des fins préventives ;
  • créer des cartes illustrant les différents rôles des femmes dans le crime organisé, y compris d’autres activités illégales telles que la contrebande et l’extorsion ;
  • promouvoir l’émancipation des femmes au moyen d’initiatives collectives qui visent à donner des opportunités aux femmes les plus susceptibles de tomber dans le crime organisé ;
  • renforcer les synergies de travail entre les gouvernements locaux, régionaux et nationaux des pays d’Amérique latine afin de fournir une assistance aux victimes du crime organisé;
  • encourager les autorités de police et de justice d’Amérique latine à adopter une approche sexospécifique dans leurs enquêtes ;
  • renforcer les liens entre les institutions sociales, économiques et éducatives afin d’encourager les femmes spécialisées dans la logistique à passer de l’illégalité à la légalité.

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Faites bien attention à la carte SIM de votre téléphone portable !

357.- baixaComment les délinquants volent-ils des milliers d’euros en s’attaquant à des numéros de téléphone ? Votre téléphone portable perd son signal et ne sonne plus lorsque l’on vous appelle. Vous essayez de vous connecter à votre compte bancaire mais le mot de passe ne fonctionne pas. Malheureusement, vous êtes victime d’une arnaque à la carte SIM et votre numéro de téléphone est désormais contrôlé par un délinquant.

Lors d’une arnaque à la carte SIM, le fraudeur se fait passer pour sa victime et demande une nouvelle carte SIM à son opérateur de façon à recevoir tous les appels entrants et SMS envoyés au numéro de téléphone de la victime, y compris les mots de passe qui lui permettent d’accéder à son compte bancaire.

L’arnaqueur peut effectuer des transactions en utilisant des méthodes telles que des logiciels malveillants, et lorsque la banque envoie un mot de passe par SMS, le fraudeur le reçoit et autorise la transaction.

Plusieurs polices de l’Union européenne (Autriche, Espagne et Roumanie) ont mené des opérations avec ce dénominateur commun, considéré par les autorités comme une menace croissante. En Espagne, un groupe de 12 individus de nationalité italienne, roumaine, colombienne et espagnole qui avaient réussi à voler 137 000 € sur les comptes bancaires de plusieurs victimes ont été arrêtés en coordination avec Europol et le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3).

Leur mode opératoire n’est pas très complexe, mais s’est avéré efficace. Les délinquants ont obtenu les mots de passe des comptes bancaires en ligne de leurs victimes en utilisant des méthodes de piratage telles que des chevaux de Troie bancaires ou d’autres types de logiciels malveillants.

Si vous ne voulez pas être la prochaine victime, voici quelques conseils :

  • maintenez les logiciels de tous vos appareils à jour ;
  • ne cliquez pas sur les liens et ne téléchargez pas les pièces jointes d’e-mails que vous n’attendiez pas ;
  • ne répondez pas aux e-mails suspects;
  • limitez la quantité de données à caractère personnel que vous partagez en ligne ;
  • utilisez l’authentification à deux facteurs pour accéder à vos services en ligne plutôt que de vous envoyer un code d’authentification par SMS ;
  • si possible, n’associez pas votre numéro de téléphone à des comptes en ligne délicats ;
  • configurez votre code PIN afin de limiter l’accès à votre carte SIM et ne partagez ce code PIN avec personne d’autre.

Si votre téléphone perd son signal soudainement, sans raison apparente :

  • informez votre fournisseur de services de votre situation ;
  • si vous remarquez des transactions suspectes sur votre compte bancaire, contactez votre banque ;
  • changez immédiatement tous les mots de passe de vos comptes en ligne ;
  • gardez toutes les preuves au cas où vous auriez à contacter la police.

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