Mexico’s cartels adopt modern weapons of warfare

There are clashes that do not happen in the war zones of Ukraine or the Middle East, and the fighters do not belong to any army. They are criminal groups with military-grade weapons fighting just a few hundred kilometres from the US border in the western Mexican state of Michoacan. This is how Paulina Villegas and Emiliano Rodríguez Mega described it in The New York Times.

Some of Mexico’s most powerful cartels are engaged in a violent arms race to fight on several fronts: on one side, against the Mexican government, which is under intense pressure from the United States to crack down on drug trafficking; on the other, they fight each other for territory and resources, causing a somersault between their members and civilians caught in the middle of the conflict.

Despite profound disagreements over the measures to be taken to confront them, officials and security analysts in both countries agree that the cartels are amassing new levels of firepower, which is transforming some of these groups into full-fledged paramilitary forces.

Drug traffickers and cartel gunmen no longer use pistols or automatic rifles, but also Claymore land mines, rocket-propelled grenades, mortars made from gasoline tank tubes and armoured trucks equipped with heavy machine guns. They bury improvised explosive devices to kill rivals and modify drones purchased over the Internet into attack weapons loaded with toxic substances and bombs.

According to Mexican authorities, most of the military-grade weapons acquired by some of these groups come from the United States, and up to half a million firearms are smuggled across the border each year. Criminals also reverse-engineer the weapons, sometimes 3D printing parts to manufacture them.

Like other armed groups around the world, the cartels combine old and new weapons, with lethal effects. Drones fly over Michoacan while roads and footpaths used by soldiers and civilians are littered with improvised explosive devices. In the last two years, more mine explosions have been recorded than anywhere else in Mexico. A chilling indicator of the drug war’s evolution.

In the past five months alone, at least 10 civilians – including a 14-year-old boy – have been killed by hidden explosives while working in the fields or walking to school.

Security analysts and Mexican officials say the cartels began to militarise in the mid-2000s, when Los Zetas, a group formed by former members of the military, introduced battlefield discipline, encrypted communications and heavy weaponry to organised crime.

As Los Zetas acquired more military hardware, rivals did the same in an attempt to compete with them. Mexico’s security forces also responded with increasingly sophisticated tactics and equipment. More recently, the United States has brought in its own technology, including drones that search for fentanyl labs.

According to authorities, the cartels are also increasingly manufacturing chemical bombs and loading drones with compounds such as aluminium phosphide – a toxic pesticide that can cause hypoxia and circulatory failure – and other pesticides and poisons.

The increase in drones and improvised explosive devices has coincided with the arrival of Colombian nationals, former soldiers recruited to train cartel fighters. In just over seven months, state authorities have arrested 53 foreigners accused of links to organised crime, including 23 Colombians and 20 Venezuelans.

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Les cartels mexicains adoptent des armes de guerre modernes

Il y a des affrontements qui n’ont pas lieu dans les zones de guerre de l’Ukraine ou du Moyen-Orient, et dont les combattants n’appartiennent à aucune armée. Il s’agit de groupes criminels dotés d’armes à usage militaire qui combattent à quelques centaines de kilomètres seulement de la frontière des États-Unis, dans l’État du Michoacán, à l’ouest du Mexique. C’est ainsi que Paulina Villegas et Emiliano Rodríguez Mega le décrivent dans le New York Times.

Certains des cartels les plus puissants du Mexique se livrent à une violente course aux armements sur plusieurs fronts : d’une part, contre le gouvernement mexicain, qui subit une forte pression de la part des États-Unis pour réprimer le trafic de drogue, et d’autre part, pour le territoire et les ressources, ce qui provoque un chassé-croisé mortel entre les membres des cartels et les civils pris au piège dans le conflit.

Malgré de profonds désaccords sur les mesures à prendre pour les affronter, les analystes et responsables de la sécurité des deux pays s’accordent à dire que la puissance de feu des cartels a atteint de nouveaux sommets, ce qui transforme certains de ces groupes en véritables forces paramilitaires.

Les trafiquants de drogue et les membres armés des cartels n’utilisent plus seulement des pistolets ou des fusils automatiques, mais aussi des mines Claymore, des grenades propulsées par fusée, des mortiers fabriqués à partir de tubes de réservoirs d’essence et des camions blindés équipés de mitrailleuses lourdes. Ils enterrent des engins explosifs improvisés pour tuer leurs rivaux et modifient des drones achetés sur Internet pour en faire des armes d’attaque chargées de substances toxiques et de bombes.

Selon les autorités mexicaines, la plupart des armes de niveau militaire acquises par certains de ces groupes proviennent des États-Unis, et jusqu’à un demi-million d’armes à feu traversent la frontière illégalement chaque année. Les criminels font également de la rétro-ingénierie sur ces armes, parfois en imprimant des pièces en 3D pour les fabriquer.

Comme d’autres groupes armés dans le monde, les cartels combinent des armes anciennes et nouvelles, ce qui a des effets mortels. Des drones survolent le Michoacán, tandis que les autoroutes et les routes empruntées par les soldats et les civils sont truffées d’engins explosifs improvisés. Au cours des deux dernières années, plus d’explosions de mines y ont été enregistrées que partout ailleurs au Mexique. Un indicateur effrayant de l’évolution de la guerre de la drogue.

Au cours des cinq derniers mois seulement, au moins 10 civils, dont un garçon de 14 ans, ont été tués par des explosifs dissimulés alors qu’ils travaillaient dans les champs ou qu’ils se rendaient à l’école.

Les analystes et responsables de la sécurité mexicains soulignent que les cartels ont commencé à se militariser au milieu des années 2000, lorsque les Zetas, un groupe formé par d’anciens militaires, ont introduit la discipline du champ de bataille, les communications chiffrées et l’armement lourd dans le crime organisé.

Au fur et à mesure que les Zetas acquéraient du matériel militaire, leurs rivaux faisaient de même pour tenter de leur faire concurrence. Les forces de sécurité mexicaines ont également réagi en utilisant des tactiques et des équipements de plus en plus sophistiqués. Plus récemment, les États-Unis ont introduit leur propre technologie, notamment des drones qui recherchent les laboratoires de fentanyl.

Selon les autorités, les cartels fabriquent de plus en plus de bombes chimiques et chargent les drones de composés tels que le phosphure d’aluminium, un pesticide toxique qui peut provoquer une hypoxie et un arrêt circulatoire, ainsi que d’autres pesticides et poisons.

L’augmentation du nombre de drones et d’engins explosifs improvisés a coïncidé avec l’arrivée de ressortissants colombiens, d’anciens soldats recrutés pour former les combattants des cartels. En un peu plus de sept mois, les autorités de l’État ont arrêté 53 étrangers accusés de liens avec le crime organisé, dont 23 Colombiens et 20 Vénézuéliens.

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Els bombers forestals nord-americans moren per inhalació de fum tòxic

El fum dels incendis forestals que van arrasar Los Ángeles el passat mes de gener feia olor de plàstic i era tan dens que ocultava l’oceà. Els bombers que van combatre el foc van desenvolupar migranyes instantànies, estossegaven una substància viscosa negra, vomitaven i queien marejats.

Set mesos després, alguns encara es desperten sobresaltats per atacs de sibilacions durant la nit. És impensable que els bombers urbans –aquestes icones nord-americanes que ocupen un lloc preponderant en l’imaginari públic– entrin en un edifici en flames sense usar una mascareta. Però a tot el país desenes de milers de persones que combaten els incendis forestals passen setmanes treballant entre fum tòxic i cendra protegits només per un mocador de tela o sense res. Així ho explicava la investigadora Hannah Dreier, a finals d’agost, a The New York Times.

Abans, els bombers forestals eren treballadors estacionals que alternaven els desplegaments amb altres treballs. És possible que només patissin uns pocs dies de fum intens durant l’any i que tinguessin l’hivern i la primavera per recuperar-se. Ara, a mesura que augmenta la sequera i la calor extrema, als Estats Units els incendis forestals comencen abans, cremen durant més temps i s’estenen més. Per això, els bombers acostumen a treballar quasi tot l’any i, com a conseqüència, molts d’ells estan emmalaltint.

Durant dècades, els estudis han relacionat sistemàticament una major exposició al fum dels incendis forestals amb un increment dels problemes cardiovasculars i pulmonars, el càncer i les morts prematures. Els mateixos investigadors del Servei Forestal –l’agència del Departament d’Agricultura dels Estats Units encarregada de gestionar els boscos d’aquell país– han advertit dels efectes del fum i han demanat que es proporcionin mascaretes als bombers, que se’n controlin les exposicions i que es faci un seguiment a llarg termini del seu estat de salut.

Països amb grans temporades d’incendis forestals com són Canadà, Austràlia i Grècia han començat a repartir mascaretes respiratòries de mitja cara amb filtres substituïbles, com les que usen els pintors i els equips de demolició. En proves de laboratori, boquegen al voltant del 99 % de les partícules tòxiques del fum. Les mascaretes N95 d’un sol ús són gairebé igual d’eficaces.

Però, any rere any, el Servei Forestal envia els bombers al fum sense res que els impedeixi inhalar els verins. L’agència s’ha oposat a equipar els bombers amb mascaretes; publica manuals de seguretat que no esmenten els perills a llarg termini de l’exposició al fum, i no permet als treballadors portar mascaretes a primera línia, encara que vulguin.

En un comunicat el Servei Forestal ha dit que vol protegir els seus equips, però les mascaretes representen un risc massa gran per als bombers perquè es poden sobreescalfar durant el treball extenuant que han de dur a terme per contenir un incendi forestal. En canvi, proposen que els supervisors els allunyin del fum dens i estableixin campaments per dormir en llocs amb l’aire més net, quan sigui possible.

Els respiradors són una eina potencial per reduir l’exposició al fum, però els problemes normatius i logístics fan que l’ús generalitzat sigui poc pràctic.

Els investigadors dels països que ja utilitzen mascaretes han declarat que no han observat un augment de casos de cops de calor. Els bombers redueixen la velocitat o es treuen les mascaretes quan fa massa calor, segons han afirmat. El Servei Forestal segueix supervisant les pràctiques i les investigacions internacionals.

Els registres interns, els estudis i les entrevistes amb funcionaris actuals i anteriors de l’agència revelen una altra motivació: adoptar les mascaretes significaria admetre la perillositat del fum dels incendis forestals.

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Los bomberos forestales norteamericanos mueren por inhalación de humo tóxico

El humo de los incendios forestales que arrasaron Los Ángeles el pasado mes de enero olía a plástico y era tan denso que ocultaba el océano. Los bomberos que combatieron el fuego desarrollaron migrañas instantáneas, tosían una sustancia viscosa negra, vomitaban y caían mareados.

Siete meses después, algunos todavía se despiertan sobresaltados por ataques de sibilaciones durante la noche. Es impensable que los bomberos urbanos –esos iconos norteamericanos que ocupan un lugar preponderante en el imaginario público– entren en un edificio en llamas sin usar una mascarilla. Pero en todo el país decenas de miles de personas que combaten los incendios forestales pasan semanas trabajando entre humo tóxico y ceniza protegidos solo por un pañuelo de tela o sin nada. Así lo explicaba la investigadora Hannah Dreier, a finales de agosto, en The New York Times.

Antes, los bomberos forestales eran trabajadores estacionales que alternaban los despliegues con otros trabajos. Es posible que solo sufrieran unos pocos días de humo intenso durante el año y que tuvieran el invierno y la primavera para recuperarse. Ahora, a medida que aumenta la sequía y el calor extremo, en los Estados Unidos los incendios forestales empiezan antes, queman durante más tiempo y se extienden más. Por ello, los bomberos acostumbran a trabajar casi todo el año y, como consecuencia, muchos de ellos están enfermando.

Durante décadas, los estudios han relacionado sistemáticamente una mayor exposición al humo de los incendios forestales con un incremento de los problemas cardiovasculares y pulmonares, el cáncer y las muertes prematuras. Los mismos investigadores del Servicio Forestal –la agencia del Departamento de Agricultura de los Estados Unidos encargada de gestionar los bosques de aquel país– han advertido de los efectos del humo y han pedido que se proporcionen mascarillas a los bomberos, que se controlen sus exposiciones y que se haga un seguimiento a largo plazo de su estado de salud.

Países con grandes temporadas de incendios forestales como son Canadá, Australia y Grecia han empezado a repartir mascarillas respiratorias de media cara con filtros sustituibles, como las que usan a los pintores y los equipos de demolición. En pruebas de laboratorio, boquean en torno al 99 % de las partículas tóxicas del humo. Las mascarillas N95 de un solo uso son casi igual de eficaces.

Pero, año tras año, el Servicio Forestal envía a los bomberos al humo sin nada que les impida inhalar los venenos. La agencia se ha opuesto a equipar a los bomberos con mascarillas; publica manuales de seguridad que no mencionan los peligros a largo plazo de la exposición al humo, y no permite a los trabajadores llevar mascarillas en primera línea, aunque quieran.

En un comunicado el Servicio Forestal ha dicho que quiere proteger a sus equipos, pero las mascarillas representan un riesgo demasiado grande para los bomberos porque se pueden sobrecalentar durante el trabajo extenuante que tienen que llevar a cabo para contener un incendio forestal. En cambio, proponen que los supervisores los alejen del humo denso y establezcan campamentos para dormir en lugares con el aire más limpio, cuando sea posible.

Los respiradores son una herramienta potencial para reducir la exposición al humo, pero los problemas normativos y logísticos hacen que su uso generalizado sea poco práctico.

Los investigadores de los países que ya utilizan mascarillas han declarado que no han observado un aumento de casos de golpes de calor. Los bomberos reducen la velocidad o se sacan las mascarillas cuando hace demasiado calor, según han afirmado. El Servicio Forestal sigue supervisando las prácticas y las investigaciones internacionales.

Los registros internos, los estudios y las entrevistas con funcionarios actuales y anteriores de la agencia revelan otra motivación: adoptar las mascarillas significaría admitir la peligrosidad del humo de los incendios forestales.

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U.S. wildfire fighters die from toxic smoke inhalation

The smoke from the wildfires that swept through Los Angeles last January smelled of plastic and was so thick it obscured the ocean. Firefighters who fought the blaze developed instant migraines, coughed up black goo, vomited and fell down dizzy.

Seven months later, some still wake up startled by attacks of wheezing during the night. It is unthinkable that urban firefighters – those American icons that occupy a dominant position in the public imagination – would enter a burning building without wearing a mask. But across the country tens of thousands of wildfire fighters spend weeks working amid toxic smoke and ash, protected only by a handkerchief or nothing at all. This is how researcher Hannah Dreier explained it in The New York Timesin late August.

In the past, wildfire fighters were seasonal workers who alternated deployments with other jobs. It is possible that they suffered only a few days of intense smoke during the year and had winter and spring to recover. Now, as drought and extreme heat increase, wildfires in the United States are starting earlier, burning longer and spreading further. As a result, firefighters often work almost year-round and, as a consequence, many of them are getting ill.

For decades, studies have consistently linked increased exposure to smoke from wildfires to increased cardiovascular and pulmonary problems, cancer and premature deaths. The Forest Service’s own investigators – the U.S. Department of Agriculture agency in charge of managing U.S. forests – have themselves warned of the effects of smoke and have called for providing firefighters with face masks, monitoring their exposures and long-term monitoring of their health status.

Countries with large wildfire seasons such as Canada, Australia and Greece have begun to distribute half-face respirators with replaceable filters, such as those used by painters and demolition crews. In laboratory tests, they puff about 99% of the toxic particles in the smoke. Disposable N95 masks are almost as effective.

But, year after year, the Forest Service sends firefighters into the smoke with nothing to prevent them from inhaling the poison. The agency has opposed equipping firefighters with masks; it publishes safety manuals that do not mention the long-term dangers of smoke exposure, and it does not allow workers to wear masks on the front line, even if they want to.

In a statement the Forest Service has said it wants to protect its crews, but the masks pose too great a risk to firefighters because they can overheat during the strenuous work they must perform to contain a wildfire. Instead, they propose that supervisors move them away from dense smoke and set up sleeping camps in places with cleaner air, when possible.

Respirators are a potential tool for reducing smoke exposure, but regulatory and logistical problems make widespread use impractical.

Researchers in countries that already use face masks have stated that they have not observed an increase in cases of heat stress. Firefighters slow down or remove their masks when it gets too hot, they said. The Forest Service continues to monitor international practices and research.

Internal records, studies and interviews with current and former agency officials reveal another motivation: adopting the masks would mean admitting the danger of wildfire smoke.

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Aux États-Unis, des pompiers forestiers décèdent des suites de l’inhalation de fumées toxiques

La fumée des incendies de forêt qui ont ravagé Los Angeles en janvier dernier sentait le plastique et était si épaisse qu’elle cachait l’océan. Les pompiers qui ont lutté contre l’incendie ont eu des migraines instantanées, ont craché une substance visqueuse noire et ont souffert de vomissements et de vertiges.

Sept mois plus tard, certains sont encore réveillés en pleine nuit par des crises de sifflement respiratoire. En milieu urbain, il est impensable que les pompiers, ces icônes qui occupent une place prépondérante dans l’imaginaire collectif aux États-Unis, pénètrent dans un bâtiment en feu sans porter de masque. Pourtant, dans tout le pays, des dizaines de milliers de pompiers passent des semaines à lutter contre les incendies de forêt au milieu des fumées toxiques et des cendres, protégés uniquement par un foulard en tissu, voire par rien du tout. C’est ce qu’a expliqué la chercheuse Hannah Dreier dans le New York Times à la fin du mois d’août.

Avant, les pompiers forestiers étaient des travailleurs saisonniers qui alternaient les déploiements avec d’autres emplois. Ils ne subissaient donc que quelques jours de forte fumée au cours de l’année et avaient l’hiver et le printemps pour s’en remettre. Aujourd’hui, avec l’augmentation de la sécheresse et de la chaleur extrême, les incendies de forêt aux États-Unis démarrent plus tôt, durent plus longtemps et s’étendent davantage. De ce fait, les pompiers travaillent souvent presque toute l’année et, par conséquent, nombre d’entre eux tombent malades.

Depuis plusieurs décennies, les études établissent systématiquement un lien entre l’exposition accrue à la fumée des incendies de forêt et l’augmentation des problèmes cardiovasculaires et pulmonaires, des cancers et des décès prématurés. Les chercheurs du Service des forêts, l’agence du département de l’Agriculture des États-Unis qui gère les forêts du pays, ont eux-mêmes mis en garde contre les effets de la fumée et ont demandé que les pompiers soient équipés de masques, que leur exposition soit contrôlée et que leur santé soit surveillée à long terme.

Les pays dans lesquels les incendies de forêt sont fréquents, comme le Canada, l’Australie et la Grèce, ont déjà commencé à distribuer des masques munis de filtres remplaçables, tels que ceux utilisés par les peintres et les équipes de démolition. Selon des tests en laboratoire, ces masques bloquent environ 99 % des particules toxiques contenues dans la fumée. Les masques jetables N95 sont presque tout aussi efficaces.

Pourtant, année après année, le Service des forêts envoie des pompiers dans la fumée sans rien faire pour les empêcher d’inhaler ce poison. L’agence s’est opposée à l’approvisionnement des pompiers en masques, publie des manuels de sécurité qui ne mentionnent pas les dangers à long terme de l’exposition à la fumée, et n’autorise pas les travailleurs de première ligne à porter des masques, même s’ils le souhaitent.

Dans une déclaration, le Service des forêts a indiqué qu’il souhaitait protéger ses équipes, mais que les masques présentaient un risque trop important pour les pompiers, car ils peuvent surchauffer pendant le travail exténuant qu’ils doivent effectuer pour contenir un incendie de forêt. Ils proposent plutôt que les superviseurs les éloignent de la fumée dense et installent des camps dans des endroits où l’air est plus pur, dans la mesure du possible.

Les respirateurs sont un outil potentiel pour réduire l’exposition à la fumée, mais des problèmes réglementaires et logistiques rendent leur utilisation peu pratique.

Les chercheurs des pays qui utilisent déjà des masques ont déclaré qu’ils n’ont pas observé d’augmentation des cas d’hyperthermie. Les pompiers ralentissent ou enlèvent leur masque lorsqu’il fait trop chaud. Le Service des forêts continue de suivre les pratiques et les recherches internationales.

Pendant ce temps-là, les dossiers internes, les études et les entretiens avec des fonctionnaires actuels et anciens de l’agence révèlent une autre motivation : l’adoption des masques reviendrait à admettre le danger de la fumée des incendies de forêt.

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Frontex Fundamental Rights Office publishes 2024 Annual Report

The Fundamental Rights Office of Frontex has published the 2024 Annual Report which provides an overview of how rights are protected at the European Union’s external borders and where concerns remain. The report highlights that the Office shapes operations by integrating the protection of rights into all areas of Frontex’s work, including returns, surveillance and cooperation with national authorities.

Geopolitical tensions, war, unrest and natural disasters have been shaping the situation on Europe’s borders. These pressures, which still persist, make the work of the Office even more important.

In 2024, fundamental rights monitors spent nearly 2,000 days on the ground in more than 20 countries. Almost 50 serious incident reports were published and almost 100 complaints were handled. More than 500 field days were dedicated to training and more than 200 return operations were supervised together with national experts.

The report also reflects the growing influence of the Fundamental Rights Office within Frontex. The Office works closely with the agency’s operational command structure, and assists in decision making from the outset. Its long-term strategy aims to ensure that the protection of rights is integrated into all Frontex activities.

The Annual Report covers supervision at EU and non-EU borders, return activities, accountability mechanisms, advisory functions, cooperation and training. It provides specific data on the growing impact of the Office within Frontex and on how member states approach border management.

The report is aimed at both experts and the general public and contributes to the wider debate on how to manage Europe’s borders while respecting European values and legal obligations.

This report is structured in five chapters that reflect this work.

Chapter 1 presents the main findings from the monitoring of activities at the external borders and in other countries.

Chapter 2 covers the monitoring of return operations, the main recommendations on return operations by air and the Frontex reintegration programme.

Chapter 3, on accountability mechanisms and the use of force, describes the main findings of the two main accountability mechanisms under the mandate of the Frontex Fundamental Rights Office: complaint handling and serious incident reporting.

Chapter 4 focuses on the advisory functions of the Office and cooperation. It provides an overview of the advice provided on operational activities and fundamental rights concerns, and of cooperation with third countries and risk analysis. It also presents the agency’s fundamental rights action plan and the technical and operational strategy on integrated European border management, among other policy frameworks relevant to the enforcement of fundamental rights by the European border and coast guard community.

Chapter 5 presents the Office’s commitment in terms of training and skills development, with activities aimed at internal and external stakeholders, often organised in cooperation with external partners.

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Le bureau des droits fondamentaux de Frontex publie son rapport annuel 2024

Le bureau des droits fondamentaux de Frontex a publié son rapport annuel 2024, qui fournit un aperçu de la façon dont les droits sont protégés aux frontières extérieures de l’Union européenne, ainsi que des zones qui restent source de préoccupation. Le rapport explique comment le bureau organise les opérations, en intégrant notamment la protection des droits à tous les domaines d’intervention de Frontex, y compris les retours, la surveillance et la coopération avec les autorités nationales.

Les tensions géopolitiques, la guerre, l’instabilité et les catastrophes naturelles ont façonné la situation aux frontières de l’Europe. Ces pressions, qui persistent encore aujourd’hui, rendent les interventions du bureau d’autant plus importantes.

En 2024, des spécialistes des droits fondamentaux ont passé près de 2 000 jours sur le terrain dans plus de 20 pays. Une cinquantaine de rapports d’incidents graves ont été établis et une centaine de plaintes ont été traitées. Plus de 500 journées ont été consacrées à la formation sur le terrain, et plus de 200 opérations de retour ont été supervisées avec l’aide d’experts nationaux.

Le rapport reflète également l’influence croissante du bureau des droits fondamentaux au sein de Frontex. Le bureau travaille en étroite collaboration avec la structure de commandement opérationnelle de l’agence et participe à la prise de décision dès le départ. L’objectif de sa stratégie à long terme est de garantir que la protection des droits est intégrée à toutes les activités de Frontex.

Le rapport annuel couvre la surveillance aux frontières de l’Union européenne et d’autres pays, les activités de retour, les mécanismes de responsabilité, les fonctions consultatives, la coopération et la formation. Il fournit des données concrètes sur l’impact croissant du bureau au sein de Frontex et sur la manière dont les États membres abordent la gestion des frontières.

Le rapport s’adresse à la fois aux experts et au grand public et contribue au débat plus large sur la manière de gérer les frontières de l’Europe tout en respectant les valeurs et les obligations juridiques européennes.

Ce rapport est structuré en cinq chapitres qui reflètent cet effort.

Le chapitre 1 présente les principales conclusions tirées du suivi des activités aux frontières extérieures et dans d’autres pays.

Le chapitre 2 couvre le suivi des opérations de retour, les principales recommandations relatives aux opérations de retour par voie aérienne et le programme de réintégration de Frontex.

Le chapitre 3, consacré aux mécanismes de responsabilité et au recours à la force, résume les conclusions des deux principaux mécanismes de responsabilité relevant du mandat du bureau des droits fondamentaux de Frontex : la gestion des plaintes et les rapports d’incidents graves.

Le chapitre 4 est consacré aux fonctions consultatives du bureau et à la coopération. Il offre une vue d’ensemble des conseils sur les activités opérationnelles qui ont été fournis, des préoccupations en matière de droits fondamentaux, de la coopération avec des pays tiers et de l’analyse des risques. Il présente également le plan d’action de l’agence en matière de droits fondamentaux et la stratégie technique et opérationnelle sur la gestion intégrée des frontières européennes, entre autres cadres politiques pertinents pour veiller au respect des droits fondamentaux par la communauté des garde-frontières et des garde-côtes européens.

Le chapitre 5 présente l’engagement du bureau en matière de formation et de renforcement des capacités, avec des activités destinées à des parties prenantes internes et externes, souvent organisées en coopération avec des partenaires extérieurs.

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L’Oficina de Drets Fonamentals de Frontex publica l’Informe anual de 2024

L’Oficina de Drets Fonamentals de Frontex ha publicat l’Informe anual de 2024, que ofereix una visió de com es protegeixen els drets a les fronteres exteriors de la Unió Europea i en quins punts persisteixen les preocupacions. L’informe destaca que l’Oficina dona forma a les operacions integrant la protecció dels drets en totes les àrees de treball de Frontex, incloent-hi els retorns, la vigilància i la cooperació amb les autoritats nacionals.

Les tensions geopolítiques, la guerra, els disturbis i els desastres naturals han estat configurant la situació a les fronteres d’Europa. Aquestes pressions, que encara persisteixen, fan que la tasca de l’Oficina sigui encara més important.

El 2024 els observadors dels drets fonamentals van passar gairebé 2.000 dies sobre el terreny, a més de 20 països. Es van publicar al voltant de 50 informes d’incidents greus i es van gestionar prop de 100 queixes. Es van dedicar més de 500 jornades de camp a la formació i es van supervisar més de 200 operacions de retorn, conjuntament amb experts nacionals.

L’informe també reflecteix la influència creixent de l’Oficina de Drets Fonamentals dins de Frontex. L’Oficina treballa estretament amb l’estructura de comandament operatiu de l’agència, i ajuda a prendre decisions des del principi. La seva estratègia a llarg termini té com a objectiu garantir que la protecció dels drets s’integri en totes les activitats de Frontex.

L’Informe anual cobreix la supervisió a les fronteres de la Unió Europea i en altres països, les activitats de retorn, els mecanismes de responsabilitat, les funcions d’assessorament, la cooperació i la formació. Proporciona dades concretes sobre l’impacte creixent de l’Oficina dins de Frontex y en la manera com els estats membres aborden la gestió de les fronteres.

L’informe està dirigit tant als experts com al públic general i contribueix al debat més ampli sobre com gestionar les fronteres d’Europa alhora que es respecten els valors i les obligacions legals europees.

Aquest informe està estructurat en cinc capítols que recullen aquesta tasca.

El capítol 1 presenta les principals conclusions derivades del seguiment de les activitats a les fronteres exteriors i en altres països.

El capítol 2 cobreix el seguiment de les operacions de retorn, les principals recomanacions sobre les operacions de retorn per via aèria i el programa de reintegració de Frontex.

El capítol 3, sobre els mecanismes de rendició de comptes i l’ús de la força, descriu les principals conclusions dels dos principals mecanismes de rendició de comptes sota el mandat de l’Oficina de Drets Fonamentals de Frontex: la gestió de les queixes i els informes d’incidents greus.

El capítol 4 se centra en les funcions assessores de l’Oficina i la cooperació. Proporciona una visió general de l’assessorament proporcionat sobre les activitats operatives i les preocupacions sobre drets fonamentals, i de la cooperació amb tercers països i l’anàlisi de riscos. També presenta el pla d’acció sobre drets fonamentals de l’agència i l’estratègia tècnica i operativa sobre la gestió integrada de les fronteres europees, entre altres marcs polítics rellevants per al compliment dels drets fonamentals per part de la comunitat europea de guàrdia de fronteres i costes.

El capítol 5 presenta el compromís de l’Oficina en termes de formació i desenvolupament de capacitats, amb activitats adreçades a les parts interessades internes i externes, sovint organitzades en cooperació amb socis externs.

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La Oficina de Derechos Fundamentales de Frontex publica el Informe anual de 2024

La Oficina de Derechos Fundamentales de Frontex ha publicado el Informe anual de 2024, que ofrece una visión de cómo se protegen los derechos en las fronteras exteriores de la Unión Europea y en qué puntos persisten las preocupaciones. El informe destaca que la Oficina da forma a las operaciones integrando la protección de los derechos en todas las áreas de trabajo de Frontex, incluyendo los retornos, la vigilancia y la cooperación con las autoridades nacionales.

Las tensiones geopolíticas, la guerra, los disturbios y los desastres naturales han estado configurando la situación en las fronteras de Europa. Estas presiones, que todavía persisten, hacen que la tarea de la Oficina sea todavía más importante.

En 2024 los observadores de los derechos fundamentales pasaron casi 2.000 días sobre el terreno, en más de 20 países. Se publicaron en torno a 50 informes de incidentes graves y se gestionaron cerca de 100 quejas. Se dedicaron más de 500 jornadas de campo a la formación y se supervisaron más de 200 operaciones de retorno, conjuntamente con expertos nacionales.

El informe también refleja la influencia creciente de la Oficina de Derechos Fundamentales dentro de Frontex. La Oficina trabaja estrechamente con la estructura de mando operativo de la agencia, y ayuda a tomar decisiones desde el principio. Su estrategia a largo plazo tiene como objetivo garantizar que la protección de los derechos se integre en todas las actividades de Frontex.

El Informe anual cubre la supervisión en las fronteras de la Unión Europea y en otros países, las actividades de retorno, los mecanismos de responsabilidad, las funciones de asesoramiento, la cooperación y la formación. Proporciona datos concretos sobre el impacto creciente de la Oficina dentro de Frontex y en la manera como los estados miembros abordan la gestión de las fronteras.

El informe está dirigido tanto a los expertos como al público general y contribuye a un debate más amplio sobre cómo gestionar las fronteras de Europa a la vez que se respetan los valores y las obligaciones legales europeas.

Este informe está estructurado en cinco capítulos que recogen dicha tarea.

El capítulo 1 presenta las principales conclusiones derivadas del seguimiento de las actividades en las fronteras exteriores y en otros países.

El capítulo 2 cubre el seguimiento de las operaciones de retorno, las principales recomendaciones sobre las operaciones de retorno por vía aérea y el programa de reintegro de Frontex.

El capítulo 3, sobre los mecanismos de rendición de cuentas y el uso de la fuerza, describe las principales conclusiones de los dos principales mecanismos de rendición de cuentas bajo el mandato de la Oficina de Derechos Fundamentales de Frontex: la gestión de las quejas y los informes de incidentes graves.

El capítulo 4 se centra en las funciones asesoras de la Oficina y la cooperación. Proporciona una visión general del asesoramiento proporcionado sobre las actividades operativas y las preocupaciones sobre derechos fundamentales, y de la cooperación con terceros países y el análisis de riesgos. También presenta el plan de acción sobre derechos fundamentales de la agencia y la estrategia técnica y operativa sobre la gestión integrada de las fronteras europeas, entre otros marcos políticos relevantes para el cumplimiento de los derechos fundamentales por parte de la comunidad europea de guardia de fronteras y costas.

El capítulo 5 presenta el compromiso de la Oficina en términos de formación y desarrollo de capacidades, con actividades dirigidas a las partes interesadas internas y externas, a menudo organizadas en cooperación con socios externos.

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