Le secteur de l’hôtellerie renforce la sécurité pour prévenir la violence à l’égard des femmes et des filles

Le Gouvernement du Royaume-Uni et les principaux représentants du secteur de l’hôtellerie, du tourisme et des loisirs nocturnes ont entamé une nouvelle phase de collaboration visant à renforcer la sécurité des clients et des salariés, en particulier dans la prévention de la violence à l’égard des femmes et des filles. Cette initiative souligne le rôle essentiel que peuvent jouer les hôtels, les hébergements touristiques, les bars, les restaurants et les établissements de loisirs en tant qu’espaces sûrs et premiers maillons de détection des situations à risque.

Lors d’une réunion tenue à Downing Street avec des représentants du gouvernement, des entreprises et des entités spécialisées, il a été convenu de déployer de nouvelles mesures pour améliorer les protocoles de sécurité existants et établir un cadre de collaboration permanent entre les administrations publiques et le secteur privé. L’objectif est de réduire les possibilités d’action des agresseurs, tant à l’intérieur qu’aux abords des établissements, tout en dotant les professionnels des outils nécessaires pour identifier et gérer les situations de vulnérabilité.

L’une des principales nouveautés concerne la mise à jour du protocole de sécurité destiné à la clientèle, élaboré par UKHospitality, l’organisation représentative du secteur. Actuellement en consultation, ce document intégrera des recommandations portant sur des aspects particulièrement sensibles, tels que les procédures d’accès aux chambres d’hôtel, la protection de la vie privée des clients, la gestion des clés et des cartes d’accès, ainsi que les responsabilités du personnel en cas d’incidents.

Le nouveau protocole renforcera également la formation des salariés afin qu’ils soient en mesure de détecter les signes de risque, d’identifier les victimes potentielles de violences ou d’exploitation et d’intervenir selon des procédures claires et coordonnées. Cette formation sera complétée par l’accompagnement d’organisations spécialisées, qui conseilleront les entreprises sur l’identification, le signalement et la prise en charge des situations de maltraitance.

Cette approche met en évidence un aspect de plus en plus important de la sécurité des entreprises : la prévention. La sécurité dans le secteur de l’hôtellerie ne se limite plus uniquement au contrôle d’accès, à la vidéoprotection ou à la réponse aux urgences, mais intègre une dimension humaine basée sur la détection précoce, la protection des personnes vulnérables et la coordination avec les services publics et les entités sociales.

L’initiative vise également à consolider et à pérenniser plusieurs programmes qui ont déjà fait leurs preuves au Royaume-Uni. Parmi eux figurent « Ask Angela », qui permet aux personnes se sentant menacées dans un établissement de demander de l’aide de manière discrète ; « Best Bar None »,

qui favorise des normes élevées en matière de sécurité et de qualité ; « Pubwatch », qui encourage la coopération entre les établissements et les forces de police afin de prévenir les incidents ; et « Purple Flag », un dispositif de certification récompensant les villes proposant une offre nocturne sûre et bien encadrée.

Les données qui motivent cette initiative sont préoccupantes. Selon les chiffres officiels du Royaume-Uni, au cours de l’année achevée en mars 2025, environ 5,1 millions de personnes ont été victimes de violences domestiques, d’agressions sexuelles ou de harcèlement, un chiffre qui représente plus de 10 % de la population adulte. Face à ce constat, le Gouvernement britannique a fait de la lutte contre les violences à l’égard des femmes et des filles l’une de ses priorités. Il prévoit d’y consacrer un investissement de 550 millions de livres sur les trois prochaines années destiné à renforcer l’accompagnement des victimes, avec pour objectif de réduire de moitié ce type de violences d’ici dix ans.

L’implication du secteur touristique revêt une importance particulière, car il constitue un pilier majeur de l’économie britannique et emploie plus d’un million de personnes, dont une forte proportion de femmes. Les hôtels, les hébergements touristiques et les établissements de restauration occupent ainsi une position stratégique, tant pour prévenir les situations à risque que pour apporter une réponse rapide et efficace lorsqu’un cas potentiel de violence est détecté.

Du point de vue des professionnels de la sécurité, cette initiative illustre l’importance d’une approche globale dédiée à la protection des personnes. L’association de protocoles opérationnels, d’une formation spécialisée, d’une coordination institutionnelle et de la sensibilisation du personnel contribue à créer des environnements plus sûrs et plus résilients. Au-delà des dispositifs technologiques, la culture de la prévention et la capacité d’intervention des équipes deviennent des leviers essentiels pour réduire les risques et protéger les victimes.

En définitive, cette collaboration entre l’administration publique, le secteur privé et les organisations spécialisées marque une étape importante vers un modèle de sécurité plus préventif, plus participatif et davantage centré sur les personnes. L’expérience britannique pourrait servir de référence pour d’autres pays ainsi que pour les professionnels de la sécurité souhaitant intégrer de nouvelles stratégies de prévention dans les lieux accueillant un public nombreux.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

The hospitality sector strengthens security to prevent violence against women and girls

The UK Government and key representatives from the hospitality, tourism, and nightlife sectors have initiated a new phase of collaboration aimed at enhancing the safety of customers and workers, particularly regarding the prevention of violence against women and girls. This initiative highlights the fundamental role that hotels, tourist accommodations, bars, restaurants, and entertainment venues can play as safe spaces and as the first line of detection for risk situations.

During a meeting held at Downing Street with representatives from the government, businesses, and specialised entities, it was agreed to promote new measures to improve existing security protocols and establish a permanent collaboration framework between public administrations and the private sector. The aim is to reduce opportunities for offenders to act both inside and around establishments while simultaneously providing professionals with the necessary tools to identify and manage situations of vulnerability.

One of the main innovations is the update of the security protocol for clients developed by UKHospitality, the association that represents the sector. This document, currently in the consultation phase, will incorporate recommendations on particularly sensitive aspects, such as procedures for accessing hotel rooms, protecting guest privacy, controlling keys or access cards, and staff responsibilities in the event of possible incidents.

The new protocol will also strengthen the training of workers to be able to detect risk indicators, identify potential victims of violence or exploitation, and act in accordance with clear and coordinated procedures. This training will be complemented by the support of specialised organisations, which will advise companies on the identification, reporting, and management of abuse cases.

This approach highlights an increasingly relevant aspect of corporate safety: prevention. Safety in the hospitality sector is no longer limited solely to access control, video surveillance, or emergency response, but incorporates a human dimension based on early detection, the protection of vulnerable individuals, and coordination with public services and social entities.

The initiative also aims to strengthen and continue programmes that are already successfully operating in the United Kingdom, such as «Ask Angela», which offers discreet help to individuals who feel threatened in a leisure venue; «Best Bar None», which promotes high standards of safety and quality in establishments; «Pubwatch», which encourages collaboration between venues and police forces to prevent incidents; and «Purple Flag», an accreditation system that recognises cities with a safe and well-managed nightlife offering.

The data supporting this initiative are concerning. According to official figures from the United Kingdom, during the year ending in March 2025, approximately 5.1 million people experienced some form of domestic violence, sexual assault, or harassment, a figure that represents more than 10% of the adult population. In light of this reality, the British Government has positioned the fight against violence towards women and girls as one of its main priorities, with an investment of £550 million allocated to support victims over the next three years and with the aim of reducing this type of violence by half within a decade.

The involvement of the tourism sector is particularly significant, as it contributes very importantly to the British economy and employs over a million people, many of whom are women. This makes hotels, tourist accommodations, and catering establishments strategic spaces both for preventing risk situations and for providing a quick and effective response when possible cases of violence are detected.

From the perspective of security professionals, this initiative is a good example of how the protection of people requires a comprehensive approach. The combination of operational protocols, specialised training, institutional coordination, and staff awareness contributes to creating safer and more resilient environments. Beyond technological measures, the culture of prevention and the ability of workers to act become key elements in reducing risks and protecting victims.

Ultimately, this collaboration between public administration, the business sector, and specialised organisations represents an important step towards a more preventive, participatory, and people-oriented security model. The British experience can serve as a reference for other countries and for security professionals seeking to incorporate new protection strategies in high-traffic environments.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

El sector de la hostelería británico refuerza la seguridad para prevenir la violencia contra las mujeres y las niñas

El gobierno del Reino Unido y los principales representantes del sector de la hostelería, el turismo y el ocio nocturno han iniciado una nueva etapa de colaboración, con el objetivo de reforzar la seguridad de los clientes y de los trabajadores, especialmente con respecto a la prevención de la violencia contra las mujeres y las niñas. Esta iniciativa pone de manifiesto el papel fundamental que pueden ejercer los establecimientos hoteleros, los alojamientos turísticos, los bares, los restaurantes y los locales de ocio como espacios seguros y como primera línea de detección de situaciones de riesgo.

Durante una reunión celebrada en Downing Street con representantes del gobierno, empresas y entidades especializadas, se acordó impulsar nuevas medidas para mejorar los protocolos de seguridad y establecer un marco de colaboración permanente entre las administraciones públicas y el sector privado. El objetivo es reducir las posibilidades de que los agresores puedan actuar dentro de los establecimientos o en los alrededores y, al mismo tiempo, proporcionar a los profesionales las herramientas necesarias para identificar y gestionar situaciones de vulnerabilidad.

Una de las novedades principales es la actualización del protocolo de seguridad para los clientes elaborado por UKHospitality, la asociación que representa el sector. Este documento, actualmente en fase de consulta, incorporará recomendaciones sobre aspectos especialmente sensibles, como los procedimientos de acceso a las habitaciones de los hoteles, la protección de la privacidad de los huéspedes, el control de las llaves o tarjetas de acceso y las responsabilidades del personal ante posibles incidentes.

El nuevo protocolo también reforzará la formación de los trabajadores para que sean capaces de detectar indicadores de riesgo, identificar posibles víctimas de violencia o de explotación y actuar de acuerdo con procedimientos claros y coordinados. Esta capacitación se complementará con el apoyo de organizaciones especializadas, que asesorarán las empresas sobre la identificación, notificación y gestión de casos de abuso.

Este enfoque pone en valor un aspecto cada vez más relevante dentro de la seguridad corporativa: la prevención. La seguridad en el sector de la hostelería ya no se limita únicamente al control de accesos, la videovigilancia o la respuesta ante las emergencias, sino que incorpora una dimensión humana basada en la detección precoz, la protección de las personas vulnerables y la coordinación con los servicios públicos y las entidades sociales.

La iniciativa también pretende reforzar y dar continuidad a programas que ya funcionan con éxito en el Reino Unido, como Ask Angela, que ofrece ayuda discreta a personas que se sienten amenazadas en un local de ocio; Best Bar None, que promueve estándares elevados de seguridad y calidad en los establecimientos; Pubwatch, que fomenta la colaboración entre locales y fuerzas policiales para prevenir

incidentes, y Purple Flag, un sistema de acreditación que reconoce las ciudades con una oferta nocturna segura y bien gestionada.

Los datos que sustentan esta iniciativa son preocupantes. Según las cifras oficiales del Reino Unido, durante el año 2025 aproximadamente 5,1 millones de personas sufrieron alguna forma de violencia doméstica, agresión sexual o acoso, una cifra que representa más del 10 % de la población adulta. Ante esta realidad, el gobierno británico ha situado la lucha contra la violencia hacia las mujeres y las niñas como una de las prioridades, con una inversión de 550 millones de libras destinada a dar apoyo a las víctimas durante los próximos tres años y con el objetivo de reducir este tipo de violencia a la mitad en el plazo de una década.

La implicación del sector turístico es especialmente significativa, ya que contribuye de manera muy importante a la economía británica y da trabajo a más de un millón de personas, muchas de las cuales son mujeres. Eso convierte hoteles, alojamientos turísticos y establecimientos de restauración en espacios estratégicos para prevenir situaciones de riesgo y para ofrecer una respuesta rápida y eficaz cuando se detectan posibles casos de violencia.

Desde el punto de vista de los profesionales de la seguridad, esta iniciativa constituye un buen ejemplo de cómo la protección de las personas requiere un enfoque integral. La combinación de protocolos operativos, formación especializada, coordinación institucional y sensibilización del personal contribuye a crear entornos más seguros y resilientes. Más allá de las medidas tecnológicas, la cultura de la prevención y la capacidad de actuación de los trabajadores se convierten en elementos clave para reducir riesgos y proteger a las víctimas.

En definitiva, esta colaboración entre administración pública, sector empresarial y organizaciones especializadas representa un paso importante hacia un modelo de seguridad más preventivo, participativo y orientado a las personas. La experiencia británica puede servir de referente para otros países y para los profesionales de la seguridad que buscan incorporar nuevas estrategias de protección en entornos de alta afluencia de público.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français

El sector de l’hostaleria britànic reforça la seguretat per prevenir la violència contra les dones i les nenes

El govern del Regne Unit i els principals representants del sector de l’hostaleria, el turisme i l’oci nocturn han iniciat una nova etapa de col·laboració, amb l’objectiu de reforçar la seguretat dels clients i dels treballadors, especialment pel que fa a la prevenció de la violència contra les dones i les nenes. Aquesta iniciativa posa de manifest el paper fonamental que poden exercir els establiments hotelers, els allotjaments turístics, els bars, els restaurants i els locals d’oci com a espais segurs i com a primera línia de detecció de situacions de risc.

Durant una reunió celebrada a Downing Street amb representants del govern, empreses i entitats especialitzades, es va acordar impulsar noves mesures per millorar els protocols de seguretat i establir un marc de col·laboració permanent entre les administracions públiques i el sector privat. L’objectiu és reduir les possibilitats que els agressors puguin actuar dins dels establiments o als voltants i, alhora, proporcionar als professionals les eines necessàries per identificar i gestionar situacions de vulnerabilitat.

Una de les novetats principals és l’actualització del protocol de seguretat per als clients elaborat per UKHospitality, l’associació que representa el sector. Aquest document, actualment en fase de consulta, incorporarà recomanacions sobre aspectes especialment sensibles, com ara els procediments d’accés a les habitacions dels hotels, la protecció de la privacitat dels hostes, el control de les claus o targetes d’accés i les responsabilitats del personal davant possibles incidents.

El nou protocol també reforçarà la formació dels treballadors perquè siguin capaços de detectar indicadors de risc, identificar possibles víctimes de violència o d’explotació i actuar d’acord amb procediments clars i coordinats. Aquesta capacitació es complementarà amb el suport d’organitzacions especialitzades, que assessoraran les empreses sobre la identificació, notificació i gestió de casos d’abús.

Aquest enfocament posa en valor un aspecte cada vegada més rellevant dins de la seguretat corporativa: la prevenció. La seguretat en el sector de l’hostaleria ja no es limita únicament al control d’accessos, la videovigilància o la resposta davant les emergències, sinó que incorpora una dimensió humana basada en la detecció precoç, la protecció de les persones vulnerables i la coordinació amb els serveis públics i les entitats socials.

La iniciativa també pretén reforçar i donar continuïtat a programes que ja funcionen amb èxit al Regne Unit, com ara Ask Angela, que ofereix ajuda discreta a persones que se senten amenaçades en un local d’oci; Best Bar None, que promou estàndards elevats de seguretat i qualitat als establiments; Pubwatch, que fomenta la col·laboració entre locals i forces policials per prevenir incidents, i Purple Flag, un sistema d’acreditació que reconeix les ciutats amb una oferta nocturna segura i ben gestionada.

Les dades que sustenten aquesta iniciativa són preocupants. Segons les xifres oficials del Regne Unit, durant l’any 2025 aproximadament 5,1 milions de persones van patir alguna forma de violència domèstica, agressió sexual o assetjament, una xifra que representa més del 10 % de la població adulta. Davant d’aquesta realitat, el govern britànic ha situat la lluita contra la violència envers les dones i les nenes com una de les prioritats, amb una inversió de 550 milions de lliures destinada a donar suport a les víctimes durant els pròxims tres anys i amb l’objectiu de reduir aquest tipus de violència a la meitat en el termini d’una dècada.

La implicació del sector turístic és especialment significativa, ja que contribueix de manera molt important a l’economia britànica i dona feina a més d’un milió de persones, moltes de les quals són dones. Això converteix hotels, allotjaments turístics i establiments de restauració en espais estratègics per prevenir situacions de risc i per oferir una resposta ràpida i eficaç quan es detecten possibles casos de violència.

Des del punt de vista dels professionals de la seguretat, aquesta iniciativa constitueix un bon exemple de com la protecció de les persones requereix un enfocament integral. La combinació de protocols operatius, formació especialitzada, coordinació institucional i sensibilització del personal contribueix a crear entorns més segurs i resilients. Més enllà de les mesures tecnològiques, la cultura de la prevenció i la capacitat d’actuació dels treballadors esdevenen elements clau per reduir riscos i protegir les víctimes.

En definitiva, aquesta col·laboració entre administració pública, sector empresarial i organitzacions especialitzades representa un pas important cap a un model de seguretat més preventiu, participatiu i orientat a les persones. L’experiència britànica pot servir de referent per a altres països i per als professionals de la seguretat que busquen incorporar noves estratègies de protecció en entorns d’alta afluència de públic.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

État de la sécurité des citoyens en Bulgarie

La sécurité des citoyens en Bulgarie est globalement considérée comme satisfaisante et comparable à celle des autres États membres de l’Union européenne, même si le pays reste confronté à certains défis liés à la délinquance contre les biens, à la corruption et à la criminalité organisée. Ces dernières années, les autorités bulgares ont mis en œuvre diverses mesures pour renforcer la sécurité publique, moderniser les forces de police et accroître la coopération avec d’autres États européens.

La majorité des délits enregistrés dans le pays concerne les cambriolages, les vols, les atteintes aux biens et les fraudes économiques. Les crimes violents, tels que les homicides ou les vols à main armée, ont une incidence relativement faible par rapport à d’autres pays européens. Selon les données récentes du ministère de l’Intérieur, le nombre total de délits recensés a diminué au cours des dernières années, tandis que le taux d’élucidation des affaires par la police a légèrement progressé, traduisant une amélioration de l’efficacité des services de sécurité.

Les principales villes, en particulier Sofia, Plovdiv, Varna et Bourgas, concentrent une part importante de la criminalité ordinaire. Les vols à la tire, les vols de portefeuilles et les escroqueries visant les touristes sont les incidents les plus courants, en particulier dans les zones très fréquentées, les gares et les destinations touristiques pendant la haute saison. Pour cette raison, les autorités recommandent surveiller ses effets personnels et d’éviter d’exhiber des objets de valeur dans les espaces publics.

La lutte contre la corruption et la criminalité organisée reste l’un des principaux défis auxquels la Bulgarie est confrontée. Malgré les progrès accomplis depuis l’adhésion du pays à l’Union européenne en 2007, plusieurs organisations internationales estiment que des réseaux criminels restent actifs dans des domaines tels que le trafic de drogues, la contrebande, le blanchiment de capitaux et la corruption administrative. Ces activités affectent surtout le domaine économique et institutionnel plutôt que la sécurité quotidienne de la population.

En ce qui concerne le ressenti de la population, la Bulgarie affiche un niveau de sécurité perçu relativement élevé. Plusieurs enquêtes montrent que la majorité des habitants se sentent en sécurité lorsqu’ils se déplacent seuls en journée, même si le sentiment d’insécurité augmente légèrement pendant la nuit. Les principales préoccupations des citoyens concernent davantage la corruption, les atteintes aux biens et le trafic de drogues que les violences physiques.

Les institutions bulgares coopèrent étroitement avec des organismes européens tels qu’Europol et Frontex afin de lutter contre la criminalité transfrontalière, une priorité renforcée par la position géographique stratégique du pays, à la jonction entre l’Europe et l’Asie. Cette coopération est

particulièrement importante dans la lutte contre la traite des êtres humains, la contrebande et l’immigration irrégulière.

Sur le plan statistique, la Bulgarie dispose d’un système officiel de collecte de données sur la criminalité, les personnes mises en cause et les condamnations, administré par l’Institut national de la statistique. Ces données permettent de suivre l’évolution des différentes formes de délinquance et servent de fondement à l’élaboration des politiques publiques de prévention et de sécurité.

En conclusion, la Bulgarie offre un niveau de sécurité des citoyens globalement satisfaisant, tant pour ses habitants que pour les visiteurs. Si des problèmes structurels liés à la corruption et à la criminalité organisée subsistent, la criminalité violente reste relativement faible et les autorités poursuivent le renforcement des dispositifs de prévention, d’enquête et de coopération internationale. Pour les touristes comme pour les résidents, les principaux risques restent les vols opportunistes et les escroqueries occasionnelles, auxquels il est possible de se prémunir en adoptant des mesures de vigilance élémentaires.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

State of citizen security in Bulgaria

Citizen security in Bulgaria is generally considered acceptable and comparable to that of other European Union countries, although it still presents some challenges related to property crime, corruption, and organised crime. In recent years, Bulgarian authorities have promoted various measures to strengthen public security, modernise police forces, and increase cooperation with other European states.

The majority of recorded crimes in the country correspond to thefts, larcenies, property crimes, and economic fraud. Violent crimes, such as homicides or violent robberies, have a relatively low incidence compared to other European countries. According to recent data from the Ministry of the Interior, the total number of recorded crimes has decreased in recent years, while the police resolution rate has increased slightly, reflecting an improvement in the effectiveness of security services.

The main cities, especially Sofia, Plovdiv, Varna, and Burgas, concentrate a significant portion of common crime. Street thefts, pickpocketing, and scams targeting tourists are the most common incidents, especially in crowded areas, transport stations, and tourist destinations during the high season. For this reason, the authorities recommend keeping belongings monitored and avoiding displaying valuable items in public spaces.

One of the main challenges for Bulgaria remains the fight against corruption and organised crime. Despite the progress made since the country’s accession to the European Union in 2007, various international organisations indicate that there are still criminal networks involved in activities such as drug trafficking, smuggling, money laundering, and administrative corruption. These activities primarily affect the economic and institutional sphere rather than the everyday safety of the population.

Regarding citizen perception, Bulgaria exhibits moderately high levels of the feeling of security. Various surveys indicate that most residents feel safe walking alone during the day, while the perception of risk increases slightly at night. Citizens’ main concerns are related to corruption, property crimes, and drug trafficking rather than physical violence.

Bulgarian institutions maintain close cooperation with European bodies such as Europol and Frontex to combat cross-border crime, especially due to the country’s geographical situation as a gateway between Europe and Asia. This cooperation is especially relevant in the fight against human trafficking, smuggling, and irregular immigration.

Statistically, Bulgaria has an official system for collecting data on crime, accused persons, and convicted individuals, managed by the National Statistical Institute. These data allow for tracking the evolution of different types of crimes and serve as the basis for public policies on prevention and security.

In conclusion, Bulgaria is a country that offers a generally satisfactory level of citizen security for both its residents and visitors. Despite the persistence of structural problems linked to corruption and organised crime, violent crime remains relatively low, and authorities continue to strengthen mechanisms for prevention, investigation, and international cooperation. For tourists and residents, the most common risks remain petty theft and occasional scams, which can be prevented by adopting basic precautionary measures.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

Estado de la seguridad ciudadana en Bulgaria

La seguridad ciudadana en Bulgaria se considera, en términos generales, aceptable y comparable a la de otros países de la Unión Europea, aunque sigue teniendo algunos retos relacionados con la delincuencia patrimonial, la corrupción y el crimen organizado. En los últimos años, las autoridades búlgaras han impulsado varias medidas para reforzar la seguridad pública, modernizar los cuerpos policiales e incrementar la cooperación con otros estados europeos.

La mayoría de los delitos registrados en el país corresponden a robos, hurtos, delitos contra la propiedad y fraudes económicos. Los delitos violentos, como los homicidios o los atracos con violencia, tienen una incidencia relativamente baja en comparación con otros países europeos. Según datos recientes del Ministerio del Interior, el número total de delitos registrados ha disminuido durante los últimos años, mientras que la tasa de resolución policial ha aumentado ligeramente, lo que refleja una mejora en la eficacia de los servicios de seguridad.

Las principales ciudades, especialmente Sofía, Plòvdiv, Varna y Burgàs, concentran una parte importante de la delincuencia común. Los hurtos en la calle, los robos de carteras y las estafas dirigidas a los turistas son los incidentes más habituales, especialmente en zonas muy concurridas, estaciones de transporte y destinos turísticos, durante la temporada alta. Por este motivo, las autoridades recomiendan mantener las pertenencias vigiladas y evitar mostrar objetos de valor en espacios públicos.

Uno de los desafíos principales para Bulgaria sigue siendo la lucha contra la corrupción y el crimen organizado. A pesar de los avances que se han alcanzado desde la entrada del país en la Unión Europea en 2007, varios organismos internacionales señalan que todavía hay redes criminales implicadas en actividades como el tráfico de drogas, el contrabando, el blanqueo de capitales y la corrupción administrativa. Estas actividades afectan más al ámbito económico e institucional que a la seguridad cotidiana de la población.

Con respecto a la percepción ciudadana, Bulgaria tiene unos niveles moderadamente elevados de sensación de seguridad. Varias encuestas indican que la mayoría de los residentes se sienten seguros caminando solos durante el día, mientras que la percepción de riesgo aumenta ligeramente durante la noche. Las preocupaciones principales de los ciudadanos están relacionadas con la corrupción, los delitos contra la propiedad y el tráfico de drogas, y no tanto con la violencia física.

Las instituciones búlgaras mantienen una cooperación estrecha con organismos europeos como la Europol y Frontex, para combatir el crimen transfronterizo, especialmente a causa de la situación geográfica del país como puerta de entrada entre Europa y Asia. Esta cooperación es especialmente relevante en la lucha contra el tráfico de personas, el contrabando y la inmigración irregular.

En el ámbito estadístico, Bulgaria dispone de un sistema oficial de recopilación de datos sobre criminalidad, personas acusadas y condenadas, gestionado por el Instituto

Nacional de Estadística. Estos datos permiten hacer un seguimiento de la evolución de los diferentes tipos de delitos y sirven de base para las políticas públicas de prevención y seguridad.

En conclusión, Bulgaria es un país que ofrece un nivel de seguridad ciudadana generalmente satisfactorio para sus habitantes y visitantes. Aunque persisten problemas estructurales vinculados a la corrupción y al crimen organizado, la delincuencia violenta se mantiene relativamente baja y las autoridades siguen reforzando los mecanismos de prevención, investigación y cooperación internacional. Para los turistas y residentes, los riesgos más habituales siguen siendo los pequeños hurtos y las estafas ocasionales, que se pueden evitar adoptando medidas básicas de precaución.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français

Estat de la seguretat ciutadana a Bulgària

La seguretat ciutadana a Bulgària es considera, en termes generals, acceptable i comparable a la d’altres països de la Unió Europea, tot i que continua tenint alguns reptes relacionats amb la delinqüència patrimonial, la corrupció i el crim organitzat. En els darrers anys, les autoritats búlgares han impulsat diverses mesures per reforçar la seguretat pública, modernitzar els cossos policials i incrementar la cooperació amb altres estats europeus.

La majoria dels delictes registrats al país corresponen a robatoris, furts, delictes contra la propietat i fraus econòmics. Els delictes violents, com els homicidis o els atracaments amb violència, tenen una incidència relativament baixa en comparació amb altres països europeus. Segons dades recents del Ministeri de l’Interior, el nombre total de delictes registrats ha disminuït durant els últims anys, mentre que la taxa de resolució policial ha augmentat lleugerament, fet que reflecteix una millora en l’eficàcia dels serveis de seguretat.

Les principals ciutats, especialment Sofia, Plòvdiv, Varna i Burgàs, concentren una part important de la delinqüència comuna. Els furts al carrer, els robatoris de carteres i les estafes dirigides als turistes són els incidents més habituals, especialment en zones molt concorregudes, estacions de transport i destinacions turístiques, durant la temporada alta. Per aquest motiu, les autoritats recomanen mantenir les pertinences vigilades i evitar mostrar objectes de valor en espais públics.

Un dels desafiaments principals per a Bulgària continua sent la lluita contra la corrupció i el crim organitzat. Tot i els avenços que s’han assolit des de l’entrada del país a la Unió Europea el 2007, diversos organismes internacionals assenyalen que encara hi ha xarxes criminals implicades en activitats com el tràfic de drogues, el contraban, el blanqueig de capitals i la corrupció administrativa. Aquestes activitats afecten sobretot l’àmbit econòmic i institucional, més que no pas la seguretat quotidiana de la població.

Pel que fa a la percepció ciutadana, Bulgària té uns nivells moderadament elevats de sensació de seguretat. Diverses enquestes indiquen que la majoria dels residents se senten segurs caminant sols durant el dia, mentre que la percepció de risc augmenta lleugerament durant la nit. Les preocupacions principals dels ciutadans estan relacionades amb la corrupció, els delictes contra la propietat i el tràfic de drogues, i no tant amb la violència física.

Les institucions búlgares mantenen una cooperació estreta amb organismes europeus com l’Europol i Frontex, per combatre el crim transfronterer, especialment a causa de la situació geogràfica del país com a porta d’entrada entre Europa i Àsia. Aquesta cooperació és especialment rellevant en la lluita contra el tràfic de persones, el contraban i la immigració irregular.

A l’àmbit estadístic, Bulgària disposa d’un sistema oficial de recopilació de dades sobre criminalitat, persones acusades i condemnades, gestionat per l’Institut Nacional d’Estadística. Aquestes dades permeten fer un seguiment de l’evolució dels diferents

tipus de delictes i serveixen de base per a les polítiques públiques de prevenció i seguretat.

En conclusió, Bulgària és un país que ofereix un nivell de seguretat ciutadana generalment satisfactori per als habitants i per als visitants. Tot i que persisteixen problemes estructurals vinculats a la corrupció i al crim organitzat, la delinqüència violenta es manté relativament baixa i les autoritats continuen reforçant els mecanismes de prevenció, investigació i cooperació internacional. Per als turistes i residents, els riscos més habituals continuen sent els petits furts i les estafes ocasionals, que es poden evitar adoptant mesures bàsiques de precaució.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

Mesures de déjudiciarisation précoce pour les mineurs : une stratégie pour réduire la délinquance et renforcer la sécurité

Les dernières données publiées par le Youth Justice Board d’Angleterre et du Pays de Galles montrent que les mesures de déjudiciarisation précoce (diversion) se sont imposées comme un outil efficace pour réduire la récidive chez les jeunes et améliorer la sécurité des communautés. Loin d’être un dispositif expérimental, cette approche de la délinquance juvénile fait désormais partie intégrante du fonctionnement des services de justice pénale des mineurs et de leurs partenaires institutionnels.

Les mesures de déjudiciarisation précoce consistent à intervenir dès la première infraction commise par un mineur afin d’éviter, dans la mesure du possible, son entrée dans le système pénal formel. Plutôt que de privilégier la sanction, les professionnels s’attachent à identifier les facteurs ayant favorisé un comportement délictueux – tels que les problèmes familiaux, l’absentéisme scolaire, les difficultés de santé mentale ou l’exclusion sociale – et à proposer des réponses éducatives, restauratives ainsi qu’un accompagnement adapté. L’objectif n’est pas d’exonérer les jeunes de leurs responsabilités, mais de prévenir la récidive et de limiter le risque qu’ils ne s’engagent dans une délinquance plus grave.

Les données pour l’année 2025 indiquent qu’environ 13 500 interventions prises en charge par les services de justice pénale des mineurs ont été traitées au moyen de dispositifs de déjudiciarisation précoce, soit 43 % de l’ensemble des cas suivis par ces services. Les auteurs de l’étude précisent toutefois que ce chiffre est, en réalité, sous-estimé, puisqu’il n’inclut pas les mesures de déjudiciarisation mises en œuvre exclusivement par les services de police ou d’autres organismes locaux.

Diverses études internationales s’accordent à dire que l’intervention du système pénal auprès des mineurs, surtout lorsqu’elle se produit aux premiers stades, peut augmenter les risques de récidive. En revanche, des programmes de déjudiciarisation bien conçus obtiennent de meilleurs résultats, tant en matière de prévention des nouvelles infractions que de réduction de la pression exercée sur les ressources policières, judiciaires et pénitentiaires. Ces constats renforcent l’idée qu’une politique de sécurité efficace ne repose pas uniquement sur la réponse répressive, mais également sur la prévention et l’intervention précoce.

Le rapport souligne également que le dispositif de déjudiciarisation fonctionne désormais à grande échelle. Si les niveaux actuels sont maintenus, près de 50 000 jeunes devraient bénéficier de ces mesures au cours des trois prochaines années. Ce volume témoigne de la place centrale qu’occupe aujourd’hui la déjudiciarisation précoce dans les politiques publiques de sécurité et dans le système de justice pénale des mineurs, grâce à une

coopération étroite entre les services sociaux, la police, les administrations locales, le système éducatif et les organisations du secteur associatif.

Malgré ces résultats encourageants, les données mettent également en évidence d’importantes disparités territoriales. Alors qu’au Pays de Galles 63 % des résolutions relèvent de la déjudiciarisation précoce, cette proportion tombe à 17 % à Londres. Ces variations s’expliquent en partie par les différences entre les modèles de police, la nature des infractions ou les politiques locales, mais ils traduisent également un manque d’harmonisation susceptible de créer des inégalités d’accès à ces dispositifs.

Le rapport analyse également les différences selon l’origine ethnique des mineurs. Les jeunes Blancs ont une probabilité nettement plus élevée de bénéficier d’une mesure de déjudiciarisation précoce que les jeunes Noirs (53 % contre 27 %). Bien qu’une partie de cet écart s’explique par des facteurs territoriaux, les auteurs reconnaissent que cette explication n’est pas suffisante. Ils rappellent ainsi le principe formulé il y a plusieurs années par David Lammy : lorsque des inégalités apparaissent dans le système judiciaire, elles doivent pouvoir être justifiées par des données objectives ou, à défaut, conduire à des réformes destinées à les corriger.

Afin de renforcer l’équité du dispositif, le Youth Justice Board met en œuvre plusieurs initiatives visant à améliorer la qualité des décisions prises par les professionnels. Parmi elles figurent une plateforme de travail collaborative réunissant la police et les services de justice des mineurs afin de diffuser les bonnes pratiques, ainsi qu’un outil d’évaluation standardisé permettant d’apprécier de manière objective les besoins, les ressources et les facteurs de risque propres à chaque jeune, tout en limitant l’influence de biais subjectifs.

Le document conclut que les mesures de déjudiciarisation précoce constituent un véritable investissement en faveur de la sécurité publique. Intervenir avant que les difficultés ne s’aggravent permet de réduire la récidive, de mieux protéger les victimes, de favoriser la réinsertion des jeunes et d’optimiser l’utilisation des ressources publiques. De même, le récent Livre blanc du Gouvernement britannique consacré au système de justice des mineurs confirme d’ailleurs cette orientation stratégique en faisant de la prévention et de l’intervention précoce les piliers des futures politiques publiques.

En définitive, l’expérience de l’Angleterre et du Pays de Galles montre que la sécurité ne dépend pas uniquement de la capacité à sanctionner, mais aussi de la capacité à prévenir. Miser sur des interventions fondées sur les données probantes, coordonnées entre les différentes institutions et centrées sur les besoins des jeunes permet de lutter plus efficacement contre la délinquance tout en renforçant durablement la sécurité des communautés.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Preventive diversion measures of the juvenile criminal system: a strategy to reduce crime and strengthen security

The latest data published by the Youth Justice Board of England and Wales show that preventive diversion measures have become an effective tool for reducing recidivism among young people and improving community safety. Far from being an experimental programme, this approach to addressing juvenile delinquency is part of the regular operation of the services of the juvenile justice system and its institutional partners.

Preventive diversion measures consist of intervening early when a minor commits an offence, avoiding, whenever possible, their entry into the formal criminal system. Instead of prioritising punishment, efforts are made to identify the causes that have led to criminal behaviour—such as family problems, school absenteeism, mental health difficulties, or social exclusion—and to offer educational, restorative, and supportive responses. The goal is not to evade responsibilities, but to prevent the young person from reoffending and to reduce the risk of becoming involved in more serious acts.

Data for the year 2025 indicate that approximately 13,500 actions managed by the juvenile justice system services were resolved through preventive diversion mechanisms, representing 43% of the total cases in which these services intervened. The study’s authors point out, however, that this figure is still higher in practice, as it does not include the deviations managed exclusively by police forces or other local services.

Various international studies agree that formal criminal intervention on minors, especially when it occurs in the early stages, can increase the likelihood of reoffending. In contrast, well-structured preventive diversion programmes yield better results both in reducing new crimes and in decreasing the pressure on police, judicial, and penitentiary resources. This evidence reinforces the idea that an effective security policy is not based solely on punitive response, but also on prevention and early intervention.

The report also highlights that the system of preventive diversion measures is already functioning on a large scale. If current levels are maintained, nearly 50,000 young people will be served through these mechanisms over the next three years. This volume demonstrates that preventive diversion measures are now a central piece of public security policies and the juvenile criminal system, supported by collaboration among social services, police, local administrations, the educational system, and third sector entities.

Despite the positive results, the data also highlight significant differences between territories. While in Wales 63% of resolutions are preventive in nature, in London this percentage drops to 17%. These variations are partly due to differences in policing models, the characteristics of crimes, or local policies, but

they also reflect a lack of uniformity that can create inequalities in access to these opportunities.

The report also analyses the differences according to the ethnic origin of minors. White youths are significantly more likely to benefit from preventive diversion than Black youths (53% compared to 27%). Although part of this difference can be explained by territorial factors, the authors acknowledge that this is not sufficient to justify it. For this reason, the principle formulated years ago by David Lammy is recalled: when there are inequalities in the justice system, they must be explainable with objective data or reforms must be promoted to correct them.

To advance towards greater equity, the Youth Justice Board is promoting various initiatives aimed at improving the quality of professional decisions. Among them, a shared work platform between police and youth justice services stands out to disseminate best practices, as well as a standardised assessment tool that helps professionals evaluate the needs, strengths, and risks of each minor using objective criteria, reducing the impact of potential subjective biases.

The document concludes that preventive diversion measures constitute an investment in public safety. Intervening before problems escalate allows for reducing recidivism, better protecting victims, facilitating the reintegration of young people, and optimising public resources. Furthermore, the recent white paper on the youth criminal justice system from the British Government consolidates this strategic orientation, placing prevention and early intervention as central axes of future public policies.

Ultimately, the experience of England and Wales shows that security does not depend solely on the ability to sanction, but also on the ability to prevent. Betting on evidence-based interventions, coordinated among different institutions and focused on the needs of young people, allows for more effective crime reduction and the building of safer communities.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français