La dernière enquête sur la criminalité et les victimes en Nouvelle-Zélande (NZCVS) vient d’être publiée et fournit de nouvelles informations sur la nature des crimes signalés et non signalés.

Publiée par le ministère de la Justice, la NZCVS se fonde sur des interviews avec plus de 7 100 citoyens néo-zélandais menées entre novembre 2022 et octobre 2023.
L’enquête montre que 32 % des Néo-Zélandais ont été victimes d’actes criminels au cours des 12 mois précédant l’interview, contre 31 % en 2022. Ce chiffre global est resté relativement stable depuis le début de l’enquête en 2018, selon les calculs de la directrice générale de Sector Insights du ministère de la Justice, Rebecca Parish.
Dans l’ensemble, la NZCVS a constaté que les Néo-Zélandais ont été victimes de 1,88 million d’actes criminels au cours de cette période de 12 mois. Le nombre de victimes est donc cohérent avec les années précédentes, mais on note une augmentation des fraudes et des vols de véhicules.
La majorité des fraudes ont été détectées par le biais de transactions bancaires non autorisées (66 %) et d’achats en ligne (20 %). Cette augmentation reflète une tendance mondiale et est probablement liée au fait que les citoyens effectuent davantage d’activités financières en ligne, en particulier des achats sur Internet.
Les vols de véhicules ont grimpé de 47 %, passant d’environ 41 000 ménages en 2022 à environ 60 000 ménages en 2023. L’enquête montre que la majorité des véhicules ont été volés dans la rue ou sur la chaussée, le risque de vol étant réduit si le véhicule est garé dans un garage, sur un parking ou dans un parking public.
Par ailleurs, en 2023, 185 000 Néo-Zélandais ont été victimes de crimes violents. Les crimes violents comprennent les agressions physiques et/ou sexuelles et les vols.
La proportion de victimes signalant les faits à la police est restée stable depuis le début de l’enquête en 2018. Toutefois, contrairement au nombre de victimes, la proportion d’incidents domestiques (cambriolages et vols de véhicules) signalés à la police a augmenté l’année dernière. Tous crimes confondus, 28 % des incidents ont été signalés à la police.
En général, la raison la plus fréquemment invoquée par les personnes pour ne pas signaler un incident est qu’elles estiment que celui-ci est trop banal pour être signalé (38 %).
Les délits liés aux véhicules (58 %), les violences interpersonnelles (40 %) et les vols (43 %) sont les crimes les plus souvent signalés. En revanche, la fraude et la cybercriminalité sont les moins signalées (11 %).
Autres résultats clés :
- En 2023, davantage de citoyens néo-zélandais se sentent en danger qu’en 2018, en particulier les personnes âgées de 30 ans et plus, les adultes asiatiques et les habitants d’Auckland ou de Waikato.
- Le nombre de personnes victimes de la criminalité familiale a diminué de 87 000 à 70 000 personnes depuis le début de l’enquête en 2018. Cela s’explique par une diminution du nombre de crimes commis par des membres d’une famille qui ne sont pas le partenaire intime : parents, enfants ou autres relations familiales.
- La proportion d’adultes maoris victimes d’actes criminels chaque année est en baisse depuis le début de l’enquête, passant de 39 % en 2018 à 34 % en 2023.
- La proportion d’adultes asiatiques victimes d’actes criminels est passée de 24 % en 2018 à 30 % en 2023, en raison d’une augmentation des fraudes et des tromperies.
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