Marseille in a state of psychosis: drug trafficking and extreme violence

Marseille is experiencing an escalation of violence linked to drug trafficking that has generated what authorities, legal professionals, and community actors describe as a collective psychosis: a state of constant fear, social trauma, and a perception of the State’s loss of control over parts of the urban territory. The most alarming element of this crisis is the rise in murders of minors and the increasing role of adolescents, even children, both as victims and as coerced actors within criminal networks.

The case that has recently shaken public opinion is the murder of Adel, a 15-year-old boy, executed with a shot to the head and subsequently burned on a beach in the city. His body was discovered by other children who were going to school, an episode that symbolises to what extent violence has become normalised and has turned public, visible, and seemingly arbitrary.

According to data from the French Ministry of Justice, the number of minors involved in drug trafficking has quadrupled in the last eight years. In Marseille, drug trafficking has evolved into a fragmented yet highly competitive model, where a dominant organisation (the so-called DZ Mafia) operates through a franchise-type structure, with multiple points of sale managed by young recruits, often through social networks.

This new criminal ecosystem is characterised by:

  • Disappearance of traditional codes of organised crime (not attacking during the day, not exposing bodies, not involving minors).
  • Extreme and demonstrative violence, including public executions, burned bodies, and the dissemination of videos on social networks.
  • Mass recruitment of minors, many of whom are migrants or vulnerable adolescents, often subjected to coercion, fictitious debts, and physical violence.

Local actors describe a situation of criminal anarchy, where the logic of fear has replaced any stable hierarchy. Young people, exposed daily to violent deaths, have lost both the fear of killing and the fear of dying.

The murder of Mehdi Kessaci, a 20-year-old probationary police officer with no links to drug trafficking, marked a turning point. It is believed that his death was an intimidating message directed at his brother, Amine Kessaci, an anti-drug activist and emerging figure in the local political arena. This case reinforces the perception that even institutional actors or their family members are not beyond the reach of gangs.

Lawyers, journalists, and activists have begun to reduce or abandon their activities, or to carry them out under police protection for fear of retaliation. Some legal professionals openly claim that the rule of law has been subordinated to the power of gangs in certain neighbourhoods.

In light of this situation, the authorities have intensified police operations through what they call “security bombings”: massive and repeated interventions in high-crime areas, with riot units, closure of sales points, and constant arrests.

These figures show significant activity:

  • More than 40 recently dismantled points of sale.
  • €42 million in seized criminal assets in one year.
  • An estimate of up to 20,000 persons directly or indirectly involved in the drug trade in Marseille.
  • A national drug trafficking market valued at 7 billion euros annually.

However, even police officials and prosecutors acknowledge that many of those detained are exploited youths, some held against their will, and that repression does not stop the constant flow of new recruits.

One of the most concerning elements is the open use of TikTok and other social media to advertise the sale of drugs and recruit minors with seemingly legitimate “job” offers. High earnings are promised (€200-500 daily), but the reality is often one of modern slavery, with violence, sexual abuse, and threats against families.

The crisis has reopened an intense political debate. Far-right sectors demand a state of emergency, greater powers for the police, and severe immigration restrictions, attributing the problem to mass immigration and the failure of integration. Other voices such as lawyers, experts and journalists reject this interpretation and warn against the use of fear as a political tool. They argue that violence is the result of decades of social neglect, structural poverty, corruption, and failed public policies, and that police repression only addresses the symptoms, not the causes.

Marseille exemplifies a hybrid security crisis, where organised crime, social exclusion, digitalisation of crime, and weakening of institutional trust converge. The psychosis spreading through the city is not just fear of violence, but the feeling that the social order is eroding and that traditional solutions are no longer sufficient.

For security experts, the case of Marseille raises a key question: how to regain control without fuelling a spiral of repression that ends up exacerbating the very problem that one seeks to resolve.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

Marseille en état de psychose : narcotrafic et violence extrême

Marseille connaît une escalade de violence liée au trafic de drogue qui a engendré ce que les autorités, les professionnels du droit et les acteurs communautaires décrivent comme une psychose collective : un état de peur constant, un traumatisme social et une perception de perte de contrôle de l’État sur certaines parties du territoire urbain. L’élément le plus alarmant de cette crise est la montée des meurtres sur des mineurs et le rôle croissant des adolescents, y compris des enfants, tant comme victimes que comme acteurs forcés au sein des réseaux criminels.

L’affaire qui a récemment secoué l’opinion publique est le meurtre d’Adel, un garçon de 15 ans, abattu d’une balle en pleine tête puis calciné sur une plage de la ville. Son corps a été découvert par d’autres enfants qui se rendaient à l’école, un épisode qui symbolise à quel point la violence s’est normalisée et est devenue publique, visible et apparemment arbitraire.

Selon des données du ministère de la Justice français, le nombre de mineurs impliqués dans le trafic de drogue s’est multiplié par quatre au cours des huit dernières années. À Marseille, le narcotrafic a évolué vers un modèle fragmenté mais très compétitif, où une organisation dominante (ladite DZ Mafia) opère selon une structure de type franchise, avec de nombreux points de vente gérés par de jeunes recrues, souvent par le biais des réseaux sociaux.

Ce nouvel écosystème criminel se caractérise par :

  • Disparition des codes traditionnels de la criminalité organisée (ne pas attaquer de jour, ne pas exposer les corps, ne pas impliquer de mineurs) ;
  • Violence extrême et démonstrative, y compris des exécutions publiques, des corps brûlés et la diffusion de vidéos sur les réseaux ;
  • Recrutement massif de mineurs, dont beaucoup sont des migrants ou des adolescents vulnérables, souvent soumis à des coercitions, des dettes fictives et à la violence physique.

Des acteurs locaux décrivent une situation d’anarchie criminelle, où la logique de la peur a remplacé toute hiérarchie stable. Les jeunes, exposés quotidiennement à des morts violentes, ont perdu à la fois la peur de tuer et la peur de mourir.

Le meurtre de Mehdi Kessaci, un agent de police stagiaire de 20 ans, sans liens avec le trafic de drogue, a marqué un tournant. Sa mort serait un message intimidateur adressé à son frère, Amine Kessaci, activiste antidrogue et figure montante de la scène politique locale. Cette affaire renforce la perception selon laquelle ni les acteurs institutionnels ni leurs proches ne sont à l’abri des gangs.

Des avocats, des journalistes et des militants ont commencé à réduire ou à abandonner leur activité, ou à l’exercer sous protection policière par crainte de représailles. Certains professionnels du droit affirment ouvertement que l’État de droit est devenu subordonné au pouvoir des gangs dans certains quartiers.

Face à cette situation, les autorités ont intensifié les opérations policières à travers ce qu’elles qualifient de bombardements de sécurité : interventions massives et répétées dans les zones à forte criminalité, avec des unités anti‑émeutes, la fermeture de points de vente et des arrestations constantes.

Ces chiffres montrent une activité significative :

  • Plus de 40 points de vente récemment démantelés ;
  • 42 millions d’euros d’avoirs criminels saisis en un an ;
  • Une estimation de jusqu’à 20 000 personnes impliquées directement ou indirectement dans le trafic de drogue à Marseille ;
  • Un marché national du narcotrafic évalué à 7 milliards d’euros par an.

Cependant, même des responsables policiers et des procureurs reconnaissent que de nombreux détenus sont des jeunes exploités, certains retenus contre leur volonté, et que la répression ne freine pas le flux constant de nouvelles recrues.

L’un des éléments les plus préoccupants est l’utilisation ouverte de TikTok et d’autres réseaux sociaux pour annoncer la vente de drogues et recruter des mineurs avec des « offres d’emploi » apparemment légitimes. Ces offres promettent des revenus élevés (200-500 € par jour), mais la réalité est souvent celle de l’esclavage moderne, avec violence, abus sexuels et menaces contre les familles.

La crise a rouvert un débat politique intense. Les secteurs d’extrême droite réclament l’état d’urgence, plus de pouvoir pour la police et des restrictions migratoires sévères, attribuant le problème à l’immigration massive et à l’échec de l’intégration. D’autres voix – avocats, experts et journalistes – rejettent cette interprétation et mettent en garde contre l’utilisation de la peur comme outil politique. Ils soutiennent que la violence est le résultat de décennies d’abandon social, de pauvreté structurelle, de corruption et de politiques publiques défaillantes, et que la répression policière ne traite que les symptômes, pas les causes.

Marseille illustre une crise de sécurité hybride, où crime organisé, exclusion sociale, numérisation de la criminalité et affaiblissement de la confiance institutionnelle convergent. La psychose qui s’étend dans la ville n’est pas seulement la peur de la violence, mais aussi la sensation que l’ordre social est en train de s’éroder et que les solutions traditionnelles ne suffisent plus.

Pour les experts en sécurité, le cas de Marseille soulève une question essentielle : comment retrouver le contrôle sans alimenter une spirale de répression qui finirait par aggraver le problème à résoudre.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Marsella en estat de psicosi: narcotràfic i violència extrema

Marsella viu una escalada de violència vinculada al narcotràfic que ha generat el que autoritats, professionals del dret i actors comunitaris descriuen com una psicosi col·lectiva: un estat de por constant, trauma social i percepció de pèrdua de control de l’estat sobre parts del territori urbà. L’element més alarmant d’aquesta crisi és l’auge d’assassinats de menors i el paper creixent d’adolescents, fins i tot nens, tant com a víctimes com a actors forçats dins de les xarxes criminals.

El cas que ha sacsejat recentment l’opinió pública és l’assassinat d’Adel, un noi de 15 anys, executat amb un tret al cap i posteriorment calcinat en una platja de la ciutat. El seu cos va ser descobert per altres nens que anaven a l’escola, un episodi que simbolitza fins a quin punt la violència s’ha normalitzat i s’ha tornat pública, visible i aparentment arbitrària.

Segons dades del Ministeri de Justícia francès, el nombre de menors implicats en el tràfic de drogues s’ha multiplicat per quatre en els darrers vuit anys. A Marsella, el narcotràfic ha evolucionat cap a un model fragmentat però altament competitiu, on una organització dominant (la denominada DZ Màfia) opera mitjançant una estructura de tipus franquícia, amb múltiples punts de venda gestionats per joves reclutats, sovint a través de xarxes socials.

Aquest nou ecosistema criminal es caracteritza per:

  • Desaparició dels codis tradicionals del crim organitzat (no atacar de dia, no exposar cossos, no implicar menors).
  • Violència extrema i demostrativa, incloent execucions públiques, cossos cremats i difusió de vídeos a les xarxes.
  • Reclutament massiu de menors, molts d’ells migrants o adolescents vulnerables, sovint sotmesos a coaccions, deutes ficticis i violència física.

Actors locals descriuen una situació d’anarquia criminal, on la lògica de la por ha substituït qualsevol jerarquia estable. Els joves, exposats diàriament a morts violentes, han perdut tant la por a matar com la por a morir.

L’assassinat de Mehdi Kessaci, un agent de policia en pràctiques de 20 anys, sense vincles amb el narcotràfic, va marcar un punt d’inflexió. Es creu que la seva mort va ser un missatge intimidatori dirigit al seu germà, Amine Kessaci, activista antidrogues i figura emergent en l’àmbit polític local. Aquest cas reforça la percepció que ni tan sols els actors institucionals o els seus familiars estan fora de l’abast de les bandes.

Advocats, periodistes i activistes han començat a reduir o abandonar la seva activitat, o a fer-la sota protecció policial, per por de represàlies. Alguns professionals del dret afirmen obertament que l’Estat de dret ha quedat subordinat al poder de les bandes en determinats barris.

Davant aquesta situació, les autoritats han intensificat les operacions policials mitjançant el que anomenen bombardejos de seguretat: intervencions massives i repetides en zones d’alta criminalitat, amb unitats antiavalots, tancament de punts de venda i detencions constants.

Les xifres mostren activitat significativa:

  • Més de 40 punts de venda desmantellats recentment.
  • 42 milions d’euros en béns criminals confiscats en un any.
  • Una estimació de fins a 20.000 persones implicades directament o indirecta en el negoci de la droga a Marsella.
  • Un mercat nacional del narcotràfic valorat en 7.000 milions d’euros anuals.

Tanmateix, fins i tot responsables policials i fiscals reconeixen que molts dels detinguts són joves explotats, alguns retinguts contra la seva voluntat, i que la repressió no atura el flux constant de nous reclutes.

Un dels elements més preocupants és l’ús obert de TikTok i altres xarxes socials per anunciar la venda de drogues i reclutar menors amb ofertes de “feina” aparentment legítimes. S’hi prometen ingressos elevats (200–500 € diaris), però la realitat és sovint d’esclavatge modern, amb violència, abusos sexuals i amenaces contra les famílies.

La crisi ha reobert un debat polític intens. Sectors d’ultradreta reclamen l’estat d’emergència, més poder per a la policia i restriccions migratòries severes, atribuint el problema a la immigració massiva i al fracàs de la integració. Altres veus —advocats, experts i periodistes— rebutgen aquesta lectura i alerten contra l’ús de la por com a eina política. Argumenten que la violència és el resultat de dècades d’abandonament social, pobresa estructural, corrupció i polítiques públiques fallides, i que la repressió policial només tracta els símptomes, no les causes.

Marsella exemplifica una crisi de seguretat híbrida, on crim organitzat, exclusió social, digitalització del delicte i debilitament de la confiança institucional convergeixen. La psicosi que s’estén per la ciutat no és només por a la violència, sinó la sensació que l’ordre social s’està erosionant i que les solucions tradicionals ja no són suficients.

Per als experts en seguretat, el cas de Marsella planteja una pregunta clau: com recuperar el control sense alimentar una espiral de repressió que acabi aprofundint el mateix problema que es vol resoldre.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

Marsella en estado de psicosis: narcotráfico y violencia extrema

Marsella vive una escalada de violencia vinculada al narcotráfico que ha generado lo que autoridades, profesionales del derecho y actores comunitarios describen como una psicosis colectiva: un estado de miedo constante, trauma social y percepción de pérdida de control del estado sobre partes del territorio urbano. El elemento más alarmante de esta crisis es el auge de asesinatos de menores y el creciente papel de adolescentes, incluso niños, tanto como víctimas como actores forzados dentro de las redes criminales.

El caso que ha sacudido recientemente a la opinión pública es el asesinato de Adel, un chico de 15 años, ejecutado con un disparo en la cabeza y posteriormente calcinado en una playa de la ciudad. Su cuerpo fue descubierto por otros niños que iban a la escuela, un episodio que simboliza hasta qué punto la violencia se ha normalizado y se ha vuelto pública, visible y aparentemente arbitraria.

Según datos del Ministerio de Justicia francés, el número de menores implicados en el tráfico de drogas se ha multiplicado por cuatro en los últimos ocho años. En Marsella, el narcotráfico ha evolucionado hacia un modelo fragmentado, pero altamente competitivo, en el que una organización dominante (la denominada DZ Mafia) opera mediante una estructura de tipo franquicia, con múltiples puntos de venta gestionados por jóvenes reclutados, a menudo a través de redes sociales.

Este nuevo ecosistema criminal se caracteriza por:

  • Desaparición de los códigos tradicionales del crimen organizado (no atacar de día, no exponer cuerpos, no implicar a menores).
  • Violencia extrema y demostrativa, incluyendo ejecuciones públicas, cuerpos quemados y difusión de vídeos en las redes.
  • Reclutamiento masivo de menores, muchos de ellos migrantes o adolescentes vulnerables, a menudo sometidos a coacciones, deudas ficticias y violencia física.

Actores locales describen una situación de anarquía criminal, donde la lógica del miedo ha sustituido a cualquier jerarquía estable. Los jóvenes, expuestos a diario a muertes violentas, han perdido tanto el miedo a matar como el miedo a morir.

El asesinato de Mehdi Kessaci, un agente de policía en prácticas de 20 años, sin vínculos con el narcotráfico, marcó un punto de inflexión. Se cree que su muerte fue un mensaje intimidatorio dirigido a su hermano, Amine Kessaci, activista antidrogas y figura emergente en el ámbito político local. Este caso refuerza la percepción de que ni siquiera los actores institucionales o sus familiares están fuera del alcance de las bandas.

Abogados, periodistas y activistas han empezado a reducir o abandonar su actividad, o a realizarla bajo protección policial, por miedo a represalias. Algunos profesionales del derecho afirman abiertamente que el Estado de derecho ha quedado subordinado al poder de las bandas en determinados barrios.

Ante esta situación, las autoridades han intensificado las operaciones policiales mediante lo que llaman bombardeos de seguridad: intervenciones masivas y repetidas en zonas de alta criminalidad, con unidades antidisturbios, cierre de puntos de venta y detenciones constantes.

Las cifras muestran actividad significativa:

  • Más de 40 puntos de venta recientemente desmantelados.
  • 42 millones de euros en bienes criminales incautados en un año.
  • Una estimación de hasta 20.000 personas implicadas directa o indirectamente en el negocio de la droga en Marsella.
  • Un mercado nacional del narcotráfico valorado en 7.000 millones de euros anuales.

Sin embargo, incluso responsables policiales y fiscales reconocen que muchos de los detenidos son jóvenes explotados, algunos retenidos contra su voluntad, y que la represión no detiene el constante flujo de nuevos reclutas.

Uno de los elementos más preocupantes es el uso abierto de TikTok y otras redes sociales para anunciar la venta de drogas y reclutar a menores con ofertas de “trabajo” aparentemente legítimas. Se prometen ingresos elevados (200-500 € diarios), pero la realidad es a menudo de esclavitud moderna, con violencia, abusos sexuales y amenazas contra las familias.

La crisis ha reabierto un intenso debate político. Sectores de ultraderecha reclaman el estado de emergencia, mayor poder para la policía y restricciones migratorias severas, atribuyendo el problema a la inmigración masiva y al fracaso de la integración. Otras voces -abogados, expertos y periodistas- rechazan esta lectura y alertan contra el uso del miedo como herramienta política. Argumentan que la violencia es el resultado de décadas de abandono social, pobreza estructural, corrupción y políticas públicas fallidas, y que la represión policial sólo trata los síntomas, no las causas.

Marsella ejemplifica una crisis de seguridad híbrida, donde crimen organizado, exclusión social, digitalización del delito y debilitamiento de la confianza institucional convergen. La psicosis que se extiende por la ciudad no es sólo miedo a la violencia, sino la sensación de que el orden social se está erosionando y de que las soluciones tradicionales ya no son suficientes.

Para los expertos en seguridad, el caso de Marsella plantea una pregunta clave: cómo recuperar el control sin alimentar una espiral de represión que acabe profundizando el mismo problema que se quiere resolver.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français

Augment de la violència i dels delictes sexuals a les estacions de tren d’Alemanya: dades, causes i reptes

L’informe anual 2024 de la Policia Federal alemanya dibuixa un panorama preocupant en matèria de seguretat, especialment a les estacions de tren i al transport ferroviari. Tot i que la delinqüència global ha disminuït, els delictes que generen més alarma social —violents i sexuals— han augmentat de manera significativa, confirmant una tendència a l’alça iniciada els darrers anys.

Segons l’informe, el 2024 es van registrar 27.160 delictes violents en estacions i trens, un 6% més que l’any anterior i un 51% més que el 2019. Aquest increment no es limita a les grans ciutats, sinó que afecta també estacions mitjanes, petites i fins i tot zones rurals, fet que indica una extensió territorial del problema. Paral·lelament, els delictes sexuals —com l’exhibicionisme, l’assetjament sexual, les agressions i les violacions— van augmentar un 19,2%, una dada especialment rellevant per l’impacte directe en la percepció d’inseguretat, especialment entre dones i col·lectius vulnerables.

En conjunt, la Policia Federal va registrar 381.894 delictes a estacions i trens, una xifra que representa un descens global del 10,1% respecte al 2023. Aquesta aparent contradicció s’explica perquè la reducció afecta principalment infraccions administratives, sobretot les relacionades amb la Llei de Residència, mentre que els delictes greus continuen creixent. Així ho subratlla Manuel Ostermann, vicepresident de la Unió Federal de Policia, que alerta que allà on realment importa —violència, delictes sexuals i armes— la situació empitjora.

A escala nacional, la tendència es repeteix: els delictes violents han augmentat un 6,6% i els sexuals un 13% a tot Alemanya. Cal tenir en compte que aquestes dades només recullen delictes denunciats i no ofereixen informació sobre processos judicials o condemnes, cosa que limita la interpretació completa del fenomen.

Pel que fa a les causes, l’informe i les declaracions sindicals apunten a diversos factors estructurals. D’una banda, s’assenyala un augment de la marginació social, amb persones cada cop més desateses per la manca d’infraestructures socials com serveis socials, educadors i professors. Aquest context afavoreix l’exclusió, la violència domèstica i el consum d’alcohol i drogues, elements que apareixen de manera recurrent en el perfil dels agressors.

Les dades confirmen que el 79% dels autors són homes, i que gairebé la meitat (49%) actuaven sota els efectes de l’alcohol o les drogues en el moment del delicte. A més, el 53% no tenia nacionalitat alemanya, una dada que ha alimentat el debat polític i social sobre immigració i seguretat. Ostermann atribueix part del problema a la immigració procedent dels principals països d’asil, tot i que aquest enfocament és controvertit i no sempre té en compte factors socioeconòmics, d’integració o de context vital.

La violència no només afecta els ciutadans, sinó també els cossos policials. El 2024 es van registrar 2.967 agressions contra policies federals, la segona xifra més alta des que hi ha registres (2001). En total, 804 agents van resultar ferits, majoritàriament homes. Les agressions inclouen cops de puny, puntades de peu, escopinades, mossegades i cops amb objectes, i en una de cada vuit s’hi van utilitzar objectes com a armes improvisades, com ampolles o pedres.

Davant aquesta situació, la Policia Federal i Deutsche Bahn han reforçat les mesures de seguretat amb més presència policial, zones sense armes, controls preventius i un sistema de més d’11.000 càmeres de vigilància. Tot i això, els sindicats policials reclamen un compromís més gran per part de l’empresa ferroviària, amb més personal de seguretat privat, estacions millor il·luminades, netes i modernitzades, i una inversió més ràpida en infraestructures.

El ministre de l’Interior, Alexander Dobrindt (CSU), ha qualificat els atacs als policies com un atac a la societat en conjunt, mentre que Ostermann adverteix que s’ha perdut molt en els darrers deu anys i que Alemanya s’enfronta a anys foscos en matèria de seguretat si no hi ha una millora real en tecnologia, marc legal, recursos humans i cooperació entre governs federals i estatals.

En conclusió, l’informe transmet un missatge clar: malgrat la reducció de la delinqüència global, la seguretat empitjora just en els àmbits més sensibles. Les estacions de tren, espais clau de mobilitat i convivència, s’han convertit en punts crítics que exigeixen respostes integrals, combinant prevenció social, inversió en seguretat, coordinació institucional i polítiques a llarg termini que vagin més enllà de mesures reactives.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

Aumento de la violencia y de los delitos sexuales en las estaciones de tren de Alemania: datos, causas y retos

El informe anual 2024 de la Policía Federal alemana dibuja un panorama preocupante en materia de seguridad, especialmente en las estaciones de tren y en el transporte ferroviario. Aunque la delincuencia global ha disminuido, los delitos que generan más alarma social –violentos y sexuales– han aumentado de forma significativa, confirmando una tendencia al alza iniciada en los últimos años.

Según el informe, en 2024 se registraron 27.160 delitos violentos en estaciones y trenes, un 6% más que el año anterior y un 51% más que en 2019. Este incremento no se limita a las grandes ciudades, sino que afecta también a estaciones medias, pequeñas e incluso zonas rurales, lo que indica una extensión territorial. Paralelamente, los delitos sexuales -como el exhibicionismo, el acoso sexual, las agresiones y las violaciones- aumentaron un 19,2%, un dato especialmente relevante por el impacto directo en la percepción de inseguridad, especialmente entre mujeres y colectivos vulnerables.

En conjunto, la Policía Federal registró 381.894 delitos en estaciones y trenes, una cifra que representa un descenso global del 10,1% respecto a 2023. Esta aparente contradicción se explica porque la reducción afecta principalmente a infracciones administrativas, sobre todo las relacionadas con la Ley de Residencia, mientras que los delitos graves siguen creciendo. Así lo subraya Manuel Ostermann, vicepresidente de la Unión Federal de Policía, quien alerta de que allí donde realmente importa —violencia, delitos sexuales y armas— la situación empeora.

A nivel nacional, la tendencia se repite: los delitos violentos han aumentado un 6,6% y los sexuales un 13% en toda Alemania. Hay que tener en cuenta que estos datos sólo recogen delitos denunciados y no ofrecen información sobre procesos judiciales o condenas, limitando la interpretación completa del fenómeno.

Por lo que respecta a las causas, el informe y las declaraciones sindicales apuntan a diversos factores estructurales. Por un lado, se señala un aumento de la marginación social, con personas cada vez más desatendidas por la carencia de infraestructuras sociales como servicios sociales, educadores y profesores. Este contexto favorece la exclusión, la violencia doméstica y el consumo de alcohol y drogas, elementos que aparecen de forma recurrente en el perfil de los agresores.

Los datos confirman que el 79% de los autores son varones, y que casi la mitad (49%) actuaban bajo los efectos del alcohol o las drogas en el momento del delito. Además, el 53% carecía de nacionalidad alemana, un dato que ha alimentado el debate político y social sobre inmigración y seguridad. Ostermann atribuye parte del problema a la inmigración procedente de los principales países de asilo, aunque este enfoque es controvertido y no siempre contempla factores socioeconómicos, de integración o de contexto vital.

La violencia no sólo afecta a los ciudadanos, sino también a los cuerpos policiales. En 2024 se registraron 2.967 agresiones contra policías federales, la segunda cifra más alta desde que existen registros (2001). En total, 804 agentes resultaron heridos, mayoritariamente varones. Las agresiones incluyen puñetazos, patadas, escupitajos, mordeduras y golpes con objetos, y en una de cada ocho se utilizaron objetos como armas improvisadas, como por ejemplo botellas o piedras.

Ante esta situación, la Policía Federal y Deutsche Bahn han reforzado las medidas de seguridad con mayor presencia policial, zonas sin armas, controles preventivos y un sistema de más de 11.000 cámaras de vigilancia. Sin embargo, los sindicatos policiales reclaman un mayor compromiso por parte de la empresa ferroviaria, con más personal de seguridad privado, estaciones mejor iluminadas, limpias y modernizadas, y una inversión más rápida en infraestructuras.

El ministro del Interior, Alexander Dobrindt (CSU), ha calificado los ataques a los policías como un ataque a la sociedad en su conjunto, mientras que Ostermann advierte que se ha perdido mucho en los últimos diez años y que Alemania se enfrenta a años oscuros en materia de seguridad si no hay una mejora real en tecnología, marco legal, recursos humanos y cooperación entre gobierno.

En conclusión, el informe transmite un mensaje claro: pese a la reducción de la delincuencia global, la seguridad empeora justo en los ámbitos más sensibles. Las estaciones de tren, espacios clave de movilidad y convivencia, se han convertido en puntos críticos que exigen respuestas integrales, combinando prevención social, inversión en seguridad, coordinación institucional y políticas a largo plazo que vayan más allá de medidas reactivas.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français

Increase in violence and sex offences at train stations in Germany: data, causes, and challenges

The 2024 annual report of the German Federal Police paints a worrying picture regarding security, especially in train stations and rail transport. Despite the fact that overall crime has decreased, the crimes that generate the most public alarm—violent and sexual—have increased significantly, confirming an upward trend that began in recent years.

According to the report, in 2024, 27,160 violent crimes were recorded at stations and on trains, an increase of 6% compared to the previous year and 51% compared to 2019. This increase is not limited to large cities, but also affects medium-sized, small, and even rural stations, indicating a territorial expansion of the problem. At the same time, sexual crimes such as exhibitionism, sexual harassment, assaults, and rapes increased by 19.2%, a particularly relevant figure due to its direct impact on the perception of insecurity, especially among women and vulnerable groups.

Overall, the Federal Police recorded 381,894 crimes at stations and trains, a figure that represents a global decrease of 10.1% compared to 2023. This apparent contradiction is explained because the reduction mainly affects administrative offences, especially those related to the Residence Law, while serious crimes continue to grow. This is emphasised by Manuel Ostermann, Vice President of the Federal Police Union, who warns that where it really matters—violence, sexual offences, and weapons—the situation is worsening.

Nationally, the trend is repeated: violent crimes have increased by 6.6% and sexual offences by 13% across Germany. It is important to keep in mind that these data only capture reported crimes and do not provide information on judicial proceedings or convictions, which limits the complete interpretation of the phenomenon.

Regarding the causes, the report and the union statements point to various structural factors. On the one hand, there is an increase in social marginalisation, with people increasingly neglected due to the lack of social infrastructure such as social services, educators, and teachers. This context fosters exclusion, domestic violence, and the consumption of alcohol and drugs, elements that frequently appear in the profile of aggressors.

The data confirms that 79% of the perpetrators are men, and that almost half (49%) were under the influence of alcohol or drugs at the time of the offence. Moreover, 53% did not have German nationality, a fact that has fuelled the political and social debate on immigration and security. Ostermann attributes part of the problem to immigration from the main asylum countries, although this approach is controversial and does not always take into account socioeconomic factors, integration, or life context.

Violence affects not only citizens but also police forces. In 2024, 2,967 assaults against federal police officers were recorded, the second highest figure since records began (2001). In total, 804 agents were injured, mostly men. Assaults include punches, kicks, spitting, bites, and blows with objects, and in one out of every eight cases, objects were used as improvised weapons, such as bottles or stones.

In light of this situation, the Federal Police and Deutsche Bahn have reinforced security measures with increased police presence, weapon-free zones, preventive controls, and a system of over 11,000 surveillance cameras. Despite this, police unions demand a greater commitment from the railway company, with more private security personnel, better-lit, cleaner, and modernised stations, and faster investment in infrastructure.

Interior Minister Alexander Dobrindt (CSU) has described attacks on police officers as an attack on society as a whole, while Ostermann warns that much has been lost in the last ten years and that Germany faces dark years in terms of security if there is no real improvement in technology, legal framework, human resources, and cooperation between federal and state governments.

In conclusion, the report conveys a clear message: despite the reduction in global crime, safety is deteriorating precisely in the most sensitive areas. Train stations, key spaces for mobility and coexistence, have become critical points that demand comprehensive responses, combining social prevention, investment in security, institutional coordination, and long-term policies that go beyond reactive measures.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / Post en français

Augmentation de la violence et des crimes sexuels dans les gares en Allemagne : données, causes et défis

Le rapport annuel 2024 de la Police fédérale allemande dresse un tableau préoccupant en matière de sécurité, notamment dans les gares et dans le transport ferroviaire. Bien que la criminalité globale ait diminué, les délits qui suscitent le plus d’inquiétude dans la société – violents et à caractère sexuel – ont augmenté de manière significative, confirmant une tendance à la hausse amorcée ces dernières années.

Selon le rapport, en 2024, 27 160 crimes violents ont été signalés dans les gares et les trains, soit une augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente et de 51 % par rapport à 2019. Cet accroissement ne se limite pas aux grandes villes, mais affecte également les gares de taille moyenne, petites voire des zones rurales, ce qui indique une extension territoriale du problème. Parallèlement, les crimes sexuels – tels que l’exhibitionnisme, le harcèlement sexuel, les agressions et les viols – ont augmenté de 19,2 %, une donnée particulièrement significative en raison de l’impact direct sur la perception de l’insécurité, notamment parmi les femmes et les groupes vulnérables.

Dans l’ensemble, la Police fédérale a enregistré 381 894 délits dans les gares et les trains, un chiffre qui représente une baisse globale de 10,1 % par rapport à 2023. Cette apparente contradiction s’explique par le fait que la réduction concerne principalement les infractions administratives, en particulier celles liées à la Loi sur le séjour des étrangers, tandis que les crimes graves continuent d’augmenter. Ainsi le remarque Manuel Ostermann, vice-président de l’Union fédérale des policiers, qui alerte que là où cela compte vraiment – violence, crimes sexuels et armes – la situation se détériore.

À l’échelle nationale, la tendance se répète : la criminalité violente a grimpé de 6,6 % et les crimes sexuels de 13 % dans toute l’Allemagne. Il est important de garder à l’esprit que ces données ne concernent que les crimes signalés, et elles ne fournissent pas d’informations sur les procédures judiciaires ou les condamnations, ce qui limite l’interprétation complète du phénomène.

En ce qui concerne les causes, le rapport et les déclarations syndicales soulignent divers facteurs structurels. D’une part, il est constaté une augmentation de la marginalisation sociale, avec des personnes de plus en plus négligées en raison du manque d’infrastructures sociales telles que les services sociaux, les éducateurs et les enseignants. Ce contexte favorise l’exclusion, la violence domestique et la consommation d’alcool et de drogues, des éléments qui apparaissent de manière récurrente dans le profil des agresseurs.

Les données confirment que 79 % des auteurs sont des hommes et qu’environ la moitié (49 %) ont agi sous l’influence de l’alcool ou de drogues au moment du délit. De plus, 53 % n’avaient pas la nationalité allemande, un chiffre qui a alimenté le débat politique et social sur l’immigration et la sécurité. M. Ostermann attribue une partie du problème à l’immigration en provenance des principaux pays d’asile, bien que cette approche soit controversée et ne prenne pas toujours en compte les facteurs socio-économiques, d’intégration ou de contexte de vie.

La violence n’affecte pas seulement les citoyens, mais aussi les autorités policières. En 2024, il y a eu 2 967 agressions contre des policiers fédéraux, soit le deuxième chiffre le plus élevé depuis le début des enregistrements (2001). Au total, 804 agents ont été blessés, pour la plupart des hommes. Les agressions comprennent des coups de poing, des coups de pied, des crachats, des morsures et des coups avec des objets, et dans une agression sur huit, des objets ont été utilisés comme armes improvisées, tels que des bouteilles ou des pierres.

Face à cette situation, la Police fédérale et la Deutsche Bahn (Chemins de fer allemands) ont renforcé les mesures de sécurité avec une plus grande présence policière, des zones sans armes, des contrôles préventifs et un système de plus de 11 000 caméras de surveillance. Malgré cela, les syndicats de police réclament un engagement plus fort de la part de l’entreprise ferroviaire, avec plus de personnel de sécurité privé, des gares mieux éclairées, propres et modernisées, et un investissement plus rapide dans les infrastructures.

Le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt (CSU), a qualifié les attaques contre les policiers d’attaque contre la société dans son ensemble, tandis que Manuel Ostermann avertit que beaucoup a été perdu au cours des dix dernières années et que l’Allemagne risque de connaître des années sombres en matière de sécurité si aucune amélioration réelle n’est apportée en termes de technologie, de cadre légal, de ressources humaines et de coopération entre les gouvernements fédéral et régionaux.

En conclusion, le rapport transmet un message clair : malgré la réduction de la criminalité globale, la sécurité empire précisément dans les domaines les plus sensibles. Les gares ferroviaires, espaces clés de mobilité et de convivialité, sont devenues des points critiques qui exigent des réponses globales, combinant prévention sociale, investissement dans la sécurité, coordination institutionnelle et politiques à long terme dépassant les mesures purement réactives.

_____

Aquest apunt en català / Esta entrada en español / This post in English

Informe sobre el complex sistema de presons nord-americà

L’informe Mass Incarceration: The Whole Pie 2025, elaborat per Wendy Sawyer i Peter Wagner, ofereix una visió global i rigorosa del sistema d’empresonament als Estats Units, amb l’objectiu de desmuntar mites persistents i aportar dades clares en un debat cada cop més polititzat. En un context en què la seguretat sovint s’utilitza per justificar polítiques punitives, l’estudi demostra que moltes d’aquestes mesures no només són ineficaces, sinó que poden empitjorar la seguretat pública.

Actualment, gairebé 2 milions de persones estan privades de llibertat als EUA en un mosaic de sistemes (presons estatals i federals, presons locals, centres juvenils, detenció d’immigració, hospitals psiquiàtrics i altres), amb un cost anual mínim de 182.000 milions de dòlars. Aquestes xifres, però, no reflecteixen l’enorme rotació del sistema: cada any, més de 7 milions de persones passen per la presó preventiva, sovint per delictes menors o sense condemna ferma.

Un dels punts clau de l’informe és que la majoria de persones a les presons locals (jails) no han estat condemnades. Estan en presó preventiva perquè no poden pagar la fiança, no perquè representin un perill immediat. Aquest ús extensiu de la detenció prèvia al judici té un impacte directe en la seguretat: trenca vincles familiars i laborals, agreuja problemes de salut mental i augmenta la probabilitat de reincidència.

L’estudi també desmenteix la idea que la massificació penitenciària sigui principalment conseqüència de la guerra contra les drogues o de les presons privades. Tot i que els delictes relacionats amb drogues continuen sent rellevants (més de 360.000 persones empresonades), 4 de cada 5 persones empresonades ho estan per altres tipus de delictes. A més, gairebé la meitat de la població reclusa està classificada sota la categoria legal de delictes violents, una etiqueta sovint enganyosa que inclou conductes sense dany físic real.

Des del punt de vista de la seguretat, una de les conclusions més importants és que l’empresonament massiu no redueix el crim. Les dades mostren que els índexs de criminalitat es troben en mínims històrics, malgrat els discursos polítics alarmistes. A més, les penes llargues i les condicions dures de reclusió no tenen efecte dissuasiu i poden tenir un impacte criminogen, augmentant el risc de delictes futurs un cop la persona és alliberada.

Finalment, l’informe alerta contra l’ús de presons com a substitut de serveis socials i sanitaris. Les presons no són espais adequats per al tractament de trastorns mentals ni d’addiccions, i el fracàs en aquest àmbit té conseqüències directes per a la seguretat col·lectiva.

En conjunt, The Whole Pie 2025 defensa que reduir l’empresonament de manera intel·ligent és una estratègia de seguretat, no una amenaça. Les polítiques basades en dades, prevenció, serveis comunitaris i respostes proporcionades al delicte són molt més efectives per construir societats segures que no pas la lògica del càstig massiu.

_____

Esta entrada en español / This post in English / Post en français

Informe sobre el complejo sistema de prisiones estadounidense

El informe Mass Incarceration: The Whole Pie 2025, elaborado por Wendy Sawyer y Peter Wagner, ofrece una visión global y rigurosa del sistema de encarcelamiento en Estados Unidos, con el objetivo de desmontar mitos persistentes y aportar datos claros en un debate cada vez más politizado. En un contexto en el que la seguridad se utiliza a menudo para justificar políticas punitivas, el estudio demuestra que muchas de estas medidas no sólo son ineficaces, sino que pueden empeorar la seguridad pública.

Actualmente, casi 2 millones de personas están privadas de libertad en EE.UU. en un mosaico de sistemas (cárceles estatales y federales, prisiones locales, centros juveniles, detención de inmigración, hospitales psiquiátricos y otros), con un coste anual mínimo de 182.000 millones de dólares. Sin embargo, estas cifras no reflejan la enorme rotación del sistema: cada año, más de 7 millones de personas pasan por la cárcel preventiva, a menudo por delitos menores o sin condena firme.

Uno de los puntos clave del informe es que la mayoría de personas en las cárceles locales (jails) no han sido condenadas. Están en prisión preventiva porque no pueden pagar la fianza, no porque representen un peligro inmediato. Este uso extensivo de la detención previa al juicio tiene un impacto directo en la seguridad: rompe vínculos familiares y laborales, agrava problemas de salud mental y aumenta la probabilidad de reincidencia.

El estudio también desmiente la idea de que la masificación penitenciaria sea principalmente consecuencia de la guerra contra las drogas o de las prisiones privadas. Aunque los delitos relacionados con drogas siguen siendo relevantes (más de 360.000 personas encarceladas), 4 de cada 5 personas encarceladas lo están por otros tipos de delitos. Además, casi la mitad de la población reclusa está clasificada bajo la categoría legal de delitos violentos, una etiqueta a menudo engañosa que incluye conductos sin daño físico real.

Desde el punto de vista de la seguridad, una de las conclusiones más importantes es que el encarcelamiento masivo no reduce el crimen. Los datos muestran que los índices de criminalidad están en mínimos históricos, a pesar de los discursos políticos alarmistas. Además, las penas largas y las duras condiciones de reclusión no tienen efecto disuasorio y pueden tener un impacto criminógeno, aumentando el riesgo de delitos futuros una vez la persona es liberada.

Por último, el informe alerta contra el uso de prisiones como sustituto de servicios sociales y sanitarios. Las prisiones no son espacios adecuados para el tratamiento de trastornos mentales ni adicciones, y el fracaso en este ámbito tiene consecuencias directas para la seguridad colectiva.

En conjunto, The Whole Pie 2025 defiende que reducir el encarcelamiento de forma inteligente es una estrategia de seguridad, no una amenaza. Las políticas basadas en datos, prevención, servicios comunitarios y respuestas proporcionadas al delito son mucho más efectivas para construir sociedades seguras que la lógica del castigo masivo.

_____

Aquest apunt en català / This post in English / Post en français