Tank : dans la tête de l’un des hackers les plus recherchés au monde

Pendant plus de quinze ans, Vyacheslav Penchukov, connu dans le monde numérique sous le nom de Tank , a été l’une des figures les plus énigmatiques et les plus recherchées de la cybercriminalité internationale. Charismatique, imprévisible et étonnamment sociable, Penchukov ne s’est pas distingué par des capacités techniques exceptionnelles, mais par une aptitude innée à gagner la confiance et à construire des réseaux de collaborateurs. Depuis la prison d’Englewood, dans le Colorado, où il purge deux peines de neuf ans, il a accordé sa première interview exhaustive, révélant des détails inédits sur les opérations, les alliances et l’état d’esprit des cybergangs qui ont semé le chaos dans le monde entier pendant deux décennies.

L’histoire de Penchukov commence loin des montagnes rocheuses qui entourent Englewood. À Donetsk (Ukraine), il s’est lancé dans le piratage dès l’adolescence pour pouvoir tricher dans les jeux vidéo tels que FIFA 99 ou Counter-Strike. Cet apprentissage informel l’a finalement conduit à la tête de Jabber Zeus, un groupe qui, à la fin des années 2000, a utilisé le complexe malware Zeus  pour infiltrer les comptes bancaires d’entreprises, de municipalités et d’ONG. En l’espace de trois mois seulement, plus de 600 victimes britanniques ont perdu plus de 4 millions de livres sterling.

Tank avait alors vingt-cinq ans et partageait son temps entre des voitures allemandes de luxe, des soirées derrière les platines et un bureau clandestin où, avec son équipe, il dérobait de l’argent pendant six à sept heures par jour. À l’époque, explique-t-il, la cybercriminalité était de l’argent facile : des banques non protégées, une police surchargée et un monde numérique non préparé.

Mais la fête a pris fin lorsque le FBI a intercepté ses conversations sur Jabber et découvert son identité à partir d’un détail banal : la naissance de sa fille. Une opération internationale, baptisée Trident Breach, s’est soldée par de multiples arrestations, mais Tank a pris la fuite grâce à un avertissement reçu à temps et à la vitesse de son Audi S8 équipée d’un moteur Lamborghini. Après s’être fait discret pendant quelque temps, il a tenté de se ranger en reprenant la gestion d’une entreprise de charbon. Cependant, les pots-de-vin constants versés par les fonctionnaires ukrainiens et l’impact de la guerre dans le Donbass l’ont poussé à replonger dans la criminalité.

En 2018, Penchukov est revenu en force, désormais plongé dans l’écosystème du ransomware, une activité bien plus lucrative que le braquage bancaire traditionnel. Il a fait partie de groupes bien connus tels que Maze, Egregor, Conti ou IcedID, spécialisés dans l’infection des systèmes d’entreprise, l’extorsion de fonds à des sociétés et même à des hôpitaux. Selon lui, les bénéfices pouvaient atteindre 200 000 dollars par mois, même si des rumeurs circulaient au sein des forums criminels au sujet de rançons atteignant des millions.

La communauté hacker, explique-t-il, fonctionne selon une véritable mentalité de troupeau : lorsqu’un groupe décroche un butin exceptionnel, des centaines d’imitateurs lancent aussitôt des attaques similaires, sans jamais s’interroger sur leurs conséquences humaines. Pour beaucoup de ces cybercriminels, les victimes ne sont que des chiffres et les dégâts, de simples dossiers que les assurances finiront par régler.

L’un des aspects les plus sensibles de son témoignage est sa confirmation, énoncée avec une étonnante désinvolture, que plusieurs groupes de ransomware entretenaient des contacts réguliers avec les services de sécurité russes, y compris le FSB. Cette hypothèse avait déjà été relevée par de nombreuses agences occidentales, mais Tank décrit ces connexions comme une pratique courante.

Il évoque également son ancienne relation avec Maksim Yakubets, le chef présumé d’Evil Corpo, qui fait l’objet d’une prime de 5 millions de dollars. Ils étaient amis et traînaient souvent ensemble à Moscou. Yakubets, apparemment obsédé par l’étalage de sa richesse, était entouré de gardes du corps. Mais, lorsque Yakubets a été arrêté en 2019, la communauté des cybercriminels lui a tourné le dos. Penchukov affirme qu’il s’est lui-même tenu à l’écart, par crainte d’être associé à lui.

La capture de Penchukov en 2022 a eu des allures de scène de film : une opération en Suisse, des tireurs d’élite postés sur les toits, des agents cagoulés et ses enfants, témoins involontaires de l’intervention. Il continue de penser que l’opération était excessive, mais les milliers de victimes qui ont perdu leurs économies, leur emploi ou leur stabilité ne seraient probablement pas d’accord.

À Englewood, Tank passe ses journées à étudier les langues, à faire du sport et à obtenir son diplôme d’études secondaires. Dans la dernière partie de sa confession, il admet que sa ruine est venue de ses propres collaborateurs avec lesquels il avait partagé fortune et risques. Dans la cybercriminalité, dit-il, on ne peut pas avoir d’amis. Tout le monde se méfie de tout le monde et beaucoup, lorsqu’ils sont arrêtés, deviennent des informateurs. La paranoïa est la seule constante de la vie criminelle.

Aujourd’hui, alors qu’il attend une éventuelle réduction de peine et qu’il doit restituer 54 millions de dollars, Tank regarde en arrière avec un mélange de fierté, de nostalgie et de justification. Il parle du passé sur un ton presque romantique, comme d’une aventure lointaine. Mais les traces de son héritage – entreprises ruinées, hôpitaux paralysés, familles touchées – perdurent.

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Tank: inside the mind of one of the world’s most wanted hackers

For more than fifteen years, Vyacheslav Penchukov – known in the digital underworld as Tank– was one of the most enigmatic and sought-after figures in international cybercrime. Charismatic, unpredictable, and astonishingly sociable, Penchukov did not stand out for exceptional technical skill, but rather for an innate ability to gain trust and build networks of collaborators. From Englewood prison in Colorado, where he is serving two nine-year sentences, he has given his first extensive interview, revealing unprecedented details about the operations, alliances, and mindset of the cyber gangs that have sown global chaos for two decades.

The story of Penchukov begins far from the Rocky Mountains that surround Englewood. In Donetsk (Ukraine), teenage hacking began by looking for tricks for video games such as FIFA 99 or Counter-Strike. Over time, this informal learning led him to head Jabber Zeus, a group that, in the late 2000s, used the sophisticated malware Zeusto infiltrate bank accounts of companies, municipalities, and NGOs. In just three months, more than 600 British victims lost over £4 million.

Tank was then a twenty-five-year-old man living among luxury German cars, late-night DJ sessions, and a secret office where he and his team stole money during six or seven-hour shifts. As explained, at that time cybercrime was easy money: unprotected banks, overwhelmed police, and a digital world that was poorly prepared.

But the party ended when the FBI intercepted their conversations on Jabber and discovered their identity from a banal detail: the birth of their daughter. An international operation, Trident Breach, resulted in multiple arrests, but Tank escaped thanks to a tip-off and the speed of his Audi S8 with a Lamborghini engine. After hiding for a while, he tried to reform himself by managing a coal business. However, the constant bribery of Ukrainian officials and the impact of the war in the Donbass pushed him back into criminal activity.

Starting in 2018, Penchukov returned with more strength, now immersed in the ransomware ecosystem, a business much more lucrative than traditional bank robbery. He was part of well-known groups such as Maze, Egregor, Conti, or IcedID, specialising in infecting corporate systems, extorting companies, and even hospitals. In his opinion, the profits could reach $200,000 per month, although there were rumours of million-dollar ransoms circulating within the criminal forums.

The hacker community, as explained, operates on a herd mentality: when a group achieves an exceptional haul, hundreds of imitators launch similar attacks without considering the human consequences. And for many of these offenders, victims are just numbers, and the damages are matters covered by insurance.

One of the most controversial aspects of his testimony is the natural confirmation that several ransomware groups maintained regular contacts with Russian security services, including the FSB. This hypothesis had already been pointed out by multiple Western agencies, but Tank describes these connections as common practice.

He also speaks of his former relationship with Maksim Yakubets, alleged leader ofEvil Corpoand subject of a $5 million bounty. They were friends, going out together in Moscow, and Yakubets, apparently obsessed with showing off his wealth, was surrounded by bodyguards. But when Yakubets was arrested in 2019, the cybercrime community turned its back on him. Penchukov claims that he himself avoided it out of fear of being related to it.

The capture of Penchukov in 2022 was worthy of a film: an operation in Switzerland with snipers on the rooftops, hooded agents, and his children as unwitting witnesses. He still considers that the operation was excessive, but the thousands of victims who have lost savings, jobs, or stability would likely disagree.

In Englewood, Tank spends his days studying languages, playing sports, and obtaining secondary school qualifications. In the final stretch of his confession, Penchukov admits that his downfall came from the very collaborators with whom he had shared fortune and risk. In cybercrime, he says, you can’t have friends. Everyone distrusted everyone; many, when they were arrested, became informants. Paranoia is the only constant in the criminal world.

Now, as he awaits a possible sentence reduction and faces a restitution order of $54 million, Tank looks back with a mix of pride, nostalgia, and justification. He speaks of the past with an almost romantic tone, like a distant adventure. But the traces of his legacy—ruined businesses, paralysed hospitals, affected families—still live on.

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Tank: en la mente de uno de los hackers más buscados del mundo

Durante más de quince años, Vyacheslav Penchukov -conocido en el submundo digital como Tank- fue una de las figuras más enigmáticas y buscadas del cibercrimen internacional. Carismático, imprevisible y asombrosamente sociable, Penchukov no destacó por una habilidad técnica excepcional, sino por una capacidad innata para ganarse la confianza y construir redes de colaboradores. Desde la cárcel de Englewood, en Colorado, donde cumple dos condenas de nueve años, ha ofrecido su primera entrevista extensa, revelando detalles inéditos de las operaciones, alianzas y mentalidad de las ciberbandas que han sembrado el caos global durante dos décadas.

La historia de Penchukov comienza lejos de las montañas rocosas que rodean a Englewood. En Donetsk (Ucrania), se inició en el hacking adolescente buscando trucos para videojuegos como FIFA 99 o Counter-Strike. Con el tiempo, este aprendizaje informal le condujo a encabezar Jabber Zeus, un grupo que, a finales de los 2000, utilizaba el sofisticado malware Zeus para infiltrarse en cuentas bancarias de empresas, ayuntamientos y ONG. En sólo tres meses, más de 600 víctimas británicas perdieron más de 4 millones de libras.

Tank era entonces un joven de veinticinco años que vivía entre coches alemanes de alta gama, sesiones de DJ nocturnas y una oficina clandestina en la que él y su equipo robaban dinero durante jornadas de seis o siete horas. Según explica, en aquella época el cibercrimen era dinero fácil: bancos desprotegidos, policías desbordados y un mundo digital poco preparado.

Pero la fiesta terminó cuando el FBI interceptó sus conversaciones en Jabber y descubrió su identidad a partir de un detalle banal: el nacimiento de su hija. Una operación internacional, Trident Breach, acabó con múltiples detenciones, pero Tank huyó gracias a un aviso ya la rapidez de su Audi S8 con motor Lamborghini. Tras esconderse un tiempo, intentó reformarse gestionando un negocio de carbón. Sin embargo, los sobornos constantes de funcionarios ucranianos y el impacto de la guerra en el Donbass le empujaron de nuevo al delito.

A partir del 2018, Penchukov volvió con más fuerza, ahora inmerso en el ecosistema del ransomware, un negocio mucho más lucrativo que el robo bancario tradicional. Formó parte de grupos tan conocidos como Maze, Egregor, Conti o IcedID, especializados en infectar sistemas corporativos, extorsionar empresas e incluso hospitales. A su juicio, los beneficios podían alcanzar los 200.000 dólares mensuales, aunque dentro de los foros criminales corrían rumores sobre rescates millonarios.

La comunidad hacker, según explica, funciona por mentalidad de rebaño: cuando un grupo logra un botín excepcional, cientos de imitadores lanzan ataques similares sin considerar las consecuencias humanas. Y es que para muchos de estos delincuentes, las víctimas son cifras y los perjuicios, asuntos cubiertos por seguros.

Uno de los puntos más polémicos de su testimonio es la confirmación, con naturalidad, de que varios grupos de ransomware mantenían contactos habituales con los servicios de seguridad rusos, incluido el FSB. Esta hipótesis ya había sido señalada por múltiples agencias occidentales, pero Tank describe estas conexiones como práctica habitual.

También habla de su relación antigua con Maksim Yakubets, supuesto líder de Evil Corp. y objeto de una recompensa de 5 millones de dólares. Eran amigos, salían juntos por Moscú y Yakubets, aparentemente obsesionado con mostrar su riqueza, iba rodeado de guardaespaldas. Pero cuando Yakubets fue detenido en el 2019, la comunidad del cibercrimen le dio la espalda. Penchukov asegura que él mismo lo evitó por miedo a ser relacionado con él.

La captura de Penchukov en 2022 fue digna de una película: una operación en Suiza con francotiradores en las azoteas, agentes encapuchados y sus hijos como testigos involuntarios. Todavía considera que el operativo fue excesivo, pero las miles de víctimas que han perdido ahorros, trabajo o estabilidad probablemente discreparían.

En Englewood, Tank pasa los días estudiando idiomas, haciendo deporte y obteniendo titulaciones de secundaria. En la recta final de su confesión, Penchukov admite que su ruina vino de los propios colaboradores con los que había compartido fortuna y riesgo. En el cibercrimen, afirma, no puedes tener amigos. Todos desconfiaban de todos; muchos, cuando eran detenidos, se convertían en informantes. La paranoia es la única constante en la vida criminal.

Ahora, mientras espera una posible reducción de condena y se enfrenta a una orden de restitución de 54 millones de dólares, Tank echa la vista atrás con una mezcla de orgullo, nostalgia y justificación. Habla del pasado con un tono casi romántico, como una aventura lejana. Pero los rastros de su legado —empresas arruinadas, hospitales paralizados, familias afectadas— siguen vivos.

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Tank: dins la ment d’un dels hackers més buscats del món

Durant més de quinze anys, Vyacheslav Penchukov —conegut en el submón digital com Tank— va ser una de les figures més enigmàtiques i buscades del cibercrim internacional. Carismàtic, imprevisible i sorprenentment sociable, Penchukov no va destacar per una habilitat tècnica excepcional, sinó per una capacitat innata per guanyar-se la confiança i construir xarxes de col·laboradors. Des de la presó d’Englewood, a Colorado, on compleix dues condemnes de nou anys, ha ofert la seva primera entrevista extensa, revelant detalls inèdits de les operacions, les aliances i la mentalitat de les ciberbandes que han sembrat el caos global durant dues dècades.

La història de Penchukov comença lluny de les muntanyes rocoses que envolten Englewood. A Donetsk (Ucraïna), es va iniciar en el hacking adolescent buscant trucs per a videojocs com FIFA 99 o Counter-Strike. Amb el temps, aquest aprenentatge informal el va conduir a encapçalar Jabber Zeus, un grup que, a finals dels 2000, utilitzava el sofisticat malware Zeus per infiltrar-se en comptes bancaris d’empreses, ajuntaments i ONG. En només tres mesos, més de 600 víctimes britàniques van perdre més de 4 milions de lliures.

Tank era llavors un jove de vint-i-pocs anys que vivia entre cotxes alemanys d’alta gamma, sessions de DJ nocturnes i una oficina clandestina on ell i el seu equip robaven diners durant jornades de sis o set hores. Segons explica, en aquella època el cibercrim era diners fàcils: bancs desprotegits, policies desbordats i un món digital poc preparat.

Però la festa es va acabar quan el FBI va interceptar les seves converses a Jabber i va descobrir la seva identitat a partir d’un detall banal: el naixement de la seva filla. Una operació internacional, Trident Breach, va acabar amb múltiples detencions, però Tank va fugir gràcies a un avís i a la rapidesa del seu Audi S8 amb motor Lamborghini. Després d’amagar-se un temps, va intentar reformar-se gestionant un negoci de carbó. Tot i així, els suborns constants de funcionaris ucraïnesos i l’impacte de la guerra al Donbass el van empènyer de nou al delicte.

A partir de l’any 2018, Penchukov va tornar amb més força, ara immers en l’ecosistema del ransomware, un negoci molt més lucratiu que el robatori bancari tradicional. Va formar part de grups tan coneguts com Maze, Egregor, Conti o IcedID, especialitzats a infectar sistemes corporatius, extorsionar empreses i fins i tot hospitals. Segons ell, els beneficis podien arribar als 200.000 dòlars mensuals, tot i que dins dels fòrums criminals corrien rumors sobre rescats milionaris.

La comunitat hacker, segons explica, funciona per mentalitat de ramat: quan un grup aconsegueix un botí excepcional, centenars d’imitadors llancen atacs similars sense considerar les conseqüències humanes. I és que per a molts d’aquests delinqüents, les víctimes són xifres, i els perjudicis, assumptes coberts per assegurances.

Un dels punts més polèmics del seu testimoni és la confirmació, amb naturalitat, que diversos grups de ransomware mantenien contactes habituals amb els serveis de seguretat russos, incloent-hi el FSB. Aquesta hipòtesi ja havia estat assenyalada per múltiples agències occidentals, però Tank descriu aquestes connexions com si fossin pràctica habitual.

També parla de la seva relació antiga amb Maksim Yakubets, suposat líder d’Evil Corp i objecte d’una recompensa de 5 milions de dòlars. Eren amics, sortien junts per Moscou i Yakubets, aparentment obsessionat amb mostrar la seva riquesa, anava envoltat de guardaespatlles. Però quan Yakubets va ser detingut l’any 2019, la comunitat del cibercrim li va girar l’esquena. Penchukov assegura que ell mateix va evitar-lo per por de ser relacionat amb ell.

La captura de Penchukov l’any 2022 va ser digna d’una pel·lícula: una operació a Suïssa amb franctiradors als terrats, agents encaputxats i els seus fills com a testimonis involuntaris. Encara ara considera que l’operatiu va ser excessiu, però les milers de víctimes que han perdut estalvis, feina o estabilitat probablement discreparien.

A Englewood, Tank passa els dies estudiant idiomes, fent esport i obtenint titulacions de secundària. A la recta final de la seva confessió, Penchukov admet que la seva ruïna va venir dels mateixos col·laboradors amb els quals havia compartit fortuna i risc. En el cibercrim, afirma, no pots tenir amics. Tots desconfiaven de tothom; molts, quan eren detinguts, es convertien en informants. La paranoia és l’única constant en la vida criminal.

Ara, mentre espera una possible reducció de condemna i s’enfronta a una ordre de restitució de 54 milions de dòlars, Tank mira enrere amb una barreja d’orgull, nostàlgia i justificació. Parla del passat amb un to gairebé romàntic, com si fos una aventura llunyana. Però els rastres del seu llegat —empreses arruïnades, hospitals paralitzats, famílies afectades— continuen ben vius.

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Nouveau rapport d’Europol explorant l’utilisation de la robotique et des systèmes sans pilote dans la lutte contre la criminalité

Europol a récemment publié The Unmanned Future(s): The impact of robotics and unmanned systems on law enforcement (Le futur sans pilote : l’impact de la robotique et des systèmes autonomes sur les forces de l’ordre). Le rapport, élaboré par Europol Innovation Lab, fournit une analyse approfondie de la manière dont les systèmes autonomes pourraient changer la société, la criminalité et les forces de sécurité, et examine les défis et les opportunités qu’ils présentent.

Le rapport souligne l’avancement rapide et l’intégration des systèmes sans pilote dans divers secteurs, notamment celui de la police. Au fur et à mesure que ces technologies deviennent plus performantes et généralisées, elles offrent de nouvelles opportunités pour les opérations des forces de l’ordre et le soutien opérationnel. Toutefois, elles introduisent également de nouvelles menaces pour la sécurité, telles que l’utilisation abusive par des groupes criminels et terroristes, ainsi que des défis réglementaires que les forces de l’ordre doivent relever pour garantir la sécurité publique et maintenir la confiance des citoyens.

Un chapitre du rapport met en évidence le rôle de la guerre en tant que moteur de l’innovation dans les systèmes autonomes. Les récents conflits, comme la guerre d’agression russe en cours contre l’Ukraine, ont accéléré le développement et le déploiement de systèmes sans pilote de pointe. Les leçons tirées de ces conflits sont inestimables pour les autorités policières en Europe alors qu’elles se préparent à l’environnement opérationnel de demain.

Les systèmes sans pilote sont de plus en plus utiles, abordables et largement disponibles, avec des applications tant dans le secteur public que privé. Les forces de police de toute l’Europe adoptent un vaste usage de ces systèmes, en ce compris les drones et les robots, afin de renforcer leur vigilance, d’améliorer la sécurité et d’accroître leur portée opérationnelle. Ces systèmes sont utilisés pour de nombreuses tâches comme la surveillance, la cartographie des scènes de crimes, les opérations de recherche et de sauvetage et l’élimination des engins explosifs, entre autres. Les technologies convergentes représentent une opportunité importante pour faire progresser les capacités des systèmes sans pilote.

Le rapport relève des limitations techniques significatives et des lacunes réglementaires qui entravent l’utilisation efficace des systèmes sans pilote dans le cadre de l’application de la loi. Des problèmes tels que l’autonomie limitée, la dépendance vis-à-vis des fournisseurs industriels et l’absence de directives claires pour les opérations autonomes représentent des défis substantiels.

Les groupes criminels et terroristes adoptent rapidement des systèmes sans pilote pour leurs activités illicites. Le rapport met en garde contre le potentiel de ces systèmes utilisés pour la surveillance criminelle, le trafic et même les attaques. L’accessibilité croissante et la polyvalence des drones, en particulier, posent de graves problèmes de sécurité.

La légitimité des forces de l’ordre dépend en grande partie de la confiance que leur accorde le public. Le rapport souligne la nécessité de transparence, de responsabilité et de participation publique dans le déploiement de systèmes sans pilote. Les réglementations actuelles, malgré leurs avancées, présentent encore des lacunes, notamment en ce qui concerne l’utilisation non conforme ou criminelle.

L’avenir des forces de l’ordre passera par une action policière en trois dimensions, les systèmes sans pilote opérant dans les airs, sur terre, ainsi que sur et sous l’eau. Ce changement nécessitera de nouvelles stratégies, technologies et formation pour les forces de sécurité.

Le rapport fournit un ensemble de recommandations pour les organismes européens responsables de l’application de la loi, notamment le développement d’une direction stratégique, l’établissement d’un centre de compétences et l’intégration de systèmes sans pilote dans les systèmes d’information existants. Il appelle également à investir dans la formation, l’éducation et les initiatives visant à renforcer la confiance du public.

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A new report from Europol explores the use of robotics and unmanned systems in the fight against crime

Europol has recently published the Unmanned future(s): The impact of robotics and unmanned systems on law enforcement. The report, prepared by the Europol Innovation Lab, provides an in-depth analysis of how unmanned systems could change society, crime, and law enforcement, and examines the challenges and opportunities they present.

The report highlights the rapid advancement and integration of unmanned systems in various sectors, including law enforcement. As these technologies become more sophisticated and widespread, they offer new opportunities for law enforcement operations and operational support. However, they also introduce new threats to security, such as misuse by criminal and terrorist groups, and regulatory challenges that law enforcement must address to ensure public safety and maintain trust.

One chapter of the report highlights the role of war as a driver of innovation in unmanned systems. Recent conflicts, such as the ongoing Russian war of aggression against Ukraine, have been a catalyst in the development and deployment of advanced unmanned systems. The lessons learned from these conflicts are invaluable for law enforcement in Europe as they prepare for the future operational environment.

Unmanned systems are becoming increasingly useful, affordable, and widely available, with applications in both the public and private sectors. Police forces across Europe are expanding the adoption of these systems, including drones and robots, to improve situational awareness, enhance safety, and broaden operational reach. These systems are used for a range of tasks such as surveillance, crime scene mapping, search and rescue operations, and explosive ordnance disposal, among others. Converging technologies present a significant opportunity for advancing the capabilities of unmanned systems.

The report highlights significant technical limitations and regulatory gaps that hinder the effective use of unmanned systems in law enforcement. Problems such as limited autonomy, dependence on industrial suppliers, and the lack of clear guidelines for autonomous operations pose significant challenges.

Criminal and terrorist groups are rapidly adopting unmanned systems for illicit activities. The report warns of the potential for these systems to be used for criminal surveillance, smuggling, and even attacks. The growing accessibility and versatility of drones, in particular, present serious security issues.

Public trust is crucial for the legitimacy of law enforcement capabilities. The report emphasises the need for transparency, accountability, and public participation in the deployment of unmanned systems. Current regulations, despite advancing, still have loopholes, especially when it comes to addressing non-compliant or criminal use.

The future of law enforcement will require police action in a three-dimensional space, as unmanned systems operate in the air and on the ground, as well as on and under water. This change will require new strategies, technologies, and training for the agencies responsible for law enforcement.

The report provides a set of recommendations for European law enforcement agencies, including the development of a strategic direction, the establishment of a competency hub, and the integration of unmanned systems into existing information systems. It also calls for investments in training, education, and initiatives to promote public trust.

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Un nuevo informe de Europol explora el uso de la robótica y los sistemas no tripulados en la lucha contra la delincuencia

Europol ha publicado recientemente El(los) futuro(s) no tripulado(s): El impacto de la robótica y los sistemas no tripulados en las fuerzas del orden. El informe, elaborado por Europol Innovation Lab, proporciona un análisis en profundidad de cómo los sistemas no tripulados podrían cambiar la sociedad, la delincuencia y las fuerzas del orden, y analiza los retos y oportunidades que presentan.

El informe subraya el rápido avance y la integración de los sistemas no tripulados en varios sectores, incluidas las policías. A medida que estas tecnologías se vuelven más sofisticadas y generalizadas, ofrecen nuevas oportunidades para las operaciones de las fuerzas del orden y el soporte operativo. Sin embargo, también introducen nuevas amenazas a la seguridad, como el uso indebido por grupos criminales y terroristas, y retos normativos que las fuerzas del orden deben abordar para garantizar la seguridad pública y mantener la confianza.

Un capítulo del informe destaca el papel de la guerra como motor de la innovación en sistemas no tripulados. Los recientes conflictos, como la guerra de agresión rusa en curso contra Ucrania, han acelerado el desarrollo y el despliegue de sistemas no tripulados avanzados. Las lecciones aprendidas de estos conflictos son inestimables para las fuerzas del orden en Europa mientras se preparan para el entorno operativo futuro.

Los sistemas no tripulados son cada vez más útiles, asequibles y ampliamente disponibles, con aplicaciones tanto en el sector público como privado. Las policías de toda Europa están ampliando la adopción de estos sistemas, incluidos drones y robots, para mejorar la conciencia situacional, mejorar la seguridad y ampliar el alcance operativo. Estos sistemas se utilizan para una serie de tareas como la vigilancia, la cartografía de escenas de crímenes, las operaciones de búsqueda y rescate y la eliminación de artefactos explosivos, entre otros. Las tecnologías convergentes presentan una importante oportunidad para un avance en las capacidades de los sistemas no tripulados.

El informe destaca limitaciones técnicas significativas y lagunas reguladoras que dificultan el uso eficaz de los sistemas no tripulados en la aplicación de la ley. Problemas como la autonomía limitada, la dependencia de los proveedores industriales y la carencia de directrices claras para las operaciones autónomas representan retos sustanciales.

Los grupos criminales y terroristas están adoptando rápidamente sistemas no tripulados para actividades ilícitas. El informe advierte del potencial de que estos sistemas se utilizan para la vigilancia criminal, el contrabando e incluso los ataques. La creciente accesibilidad y versatilidad de los drones, en particular, presentan graves problemas de seguridad.

La confianza pública es crucial para la legitimidad de las capacidades de aplicación de la ley. El informe enfatiza la necesidad de transparencia, responsabilidad y participación pública en el despliegue de sistemas no tripulados. Las actuales regulaciones, a pesar de avanzar, todavía tienen lagunas, especialmente a la hora de abordar el uso no conforme o criminal.

El futuro de las fuerzas del orden requerirá una actuación policial en un espacio tridimensional, ya que los sistemas no tripulados operan en el aire y en el suelo, así como en el agua y bajo el agua. Este cambio requerirá nuevas estrategias, tecnologías y formación para los organismos encargados de la aplicación de la ley.

El informe proporciona un conjunto de recomendaciones para los organismos europeos encargados de la aplicación de la ley, incluido el desarrollo de una dirección estratégica, el establecimiento de un centro de competencias y la integración de sistemas no tripulados en los sistemas de información existentes. También pide inversiones en formación, educación e iniciativas de fomento de la confianza pública.

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Un nou informe d’Europol explora l’ús de la robòtica i els sistemes no tripulats en la lluita contra la delinqüència

Europol ha publicat recentment El(s) futur(s) no tripulat(s): L’impacte de la robòtica i els sistemes no tripulats en les forces de l’ordre. L’informe, elaborat per l’Europol Innovation Lab, proporciona una anàlisi en profunditat de com els sistemes no tripulats podrien canviar la societat, la delinqüència i les forces de l’ordre, i analitza els reptes i les oportunitats que presenten.

L’informe subratlla el ràpid avenç i la integració dels sistemes no tripulats en diversos sectors, incloses les policies. A mesura que aquestes tecnologies es tornen més sofisticades i generalitzades, ofereixen noves oportunitats per a les operacions de les forces de l’ordre i el suport operatiu. Tanmateix, també introdueixen noves amenaces a la seguretat, com ara l’ús indegut per part de grups criminals i terroristes, i reptes normatius que les forces de l’ordre han d’abordar per garantir la seguretat pública i mantenir la confiança.

Un capítol de l’informe destaca el paper de la guerra com a motor de la innovació en sistemes no tripulats. Els conflictes recents, com la guerra d’agressió russa en curs contra Ucraïna, han accelerat el desenvolupament i el desplegament de sistemes no tripulats avançats. Les lliçons apreses d’aquests conflictes són inestimables per a les forces de l’ordre a Europa mentre es preparen per al futur entorn operatiu.

Els sistemes no tripulats són cada cop més útils, assequibles i àmpliament disponibles, amb aplicacions tant en el sector públic com en el privat. Les policies de tot Europa estan ampliant l’adopció d’aquests sistemes, inclosos els drons i els robots, per millorar la consciència situacional, millorar la seguretat i ampliar l’abast operatiu. Aquests sistemes s’utilitzen per a una sèrie de tasques, com ara la vigilància, la cartografia d’escenes de crims, les operacions de cerca i rescat i l’eliminació d’artefactes explosius, entre d’altres. Les tecnologies convergents presenten una oportunitat important per a un avenç en les capacitats dels sistemes no tripulats.

L’informe destaca limitacions tècniques significatives i llacunes reguladores que dificulten l’ús eficaç dels sistemes no tripulats en l’aplicació de la llei. Problemes com l’autonomia limitada, la dependència dels proveïdors industrials i la manca de directrius clares per a les operacions autònomes representen reptes substancials.

Els grups criminals i terroristes estan adoptant ràpidament sistemes no tripulats per a activitats il·lícites. L’informe adverteix del potencial que aquests sistemes s’utilitzen per a la vigilància criminal, el contraban i fins i tot els atacs. La creixent accessibilitat i versatilitat dels drons, en particular, presenten greus problemes de seguretat.

La confiança pública és crucial per a la legitimitat de les capacitats de l’aplicació de la llei. L’informe emfatitza la necessitat de transparència, responsabilitat i participació pública en el desplegament de sistemes no tripulats. Les regulacions actuals, tot i avançar, encara tenen llacunes, especialment a l’hora d’abordar l’ús no conforme o criminal.

El futur de les forces de l’ordre requerirà una actuació policial en un espai tridimensional, ja que els sistemes no tripulats operen a l’aire i a terra, així com a l’aigua i sota l’aigua. Aquest canvi requerirà noves estratègies, tecnologies i formació per als organismes encarregats de l’aplicació de la llei.

L’informe proporciona un conjunt de recomanacions per als organismes europeus encarregats de l’aplicació de la llei, incloent-hi el desenvolupament d’una direcció estratègica, l’establiment d’un centre de competències i la integració de sistemes no tripulats en els sistemes d’informació existents. També demana inversions en formació, educació i iniciatives de foment de la confiança pública.

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Quel est le point commun entre les zombies et la prévention de la toxicomanie ?

Lorsque nous pensons à la prévention de la toxicomanie, nous n’imaginons pas nécessairement des zombies déambulant dans les rues. Mais aux États-Unis, et plus précisément à Dover dans le New Hampshire, cette association étonnante est devenue un puissant outil pédagogique. Et ce n’est qu’une des nombreuses initiatives du Dover Youth to Youth (Y2Y), un programme pionnier mené par des jeunes qui s’efforcent de réduire la consommation de drogues au sein de leur communauté.

Comment le programme Dover Youth to Youth a-t-il vu le jour ?

Le projet débute en 1992, à l’initiative du service de police de Dover, avec un petit groupe de onze lycéens. L’objectif est clair : donner la parole aux jeunes et les impliquer activement dans la résolution des problèmes liés à la consommation de drogues et à la toxicomanie.

Aujourd’hui, Y2Y est une organisation dynamique rassemblant plus de 70 élèves âgés de 11 à 18 ans, répartis dans différents groupes d’action. Les élèves la rejoignent pour de nombreuses raisons : intérêt pour l’activisme, vécu personnel ou simple volonté de susciter un changement positif.

Y2Y propose des activités variées et très dynamiques. Chaque semaine, les groupes se réunissent pour se former et développer des projets dans quatre domaines :

  • Éducation : présentations dans des écoles, ateliers sur la sécurité en matière de médicaments et échanges avec les communautés.
  • Sensibilisation de la communauté : campagnes créatives et événements publics.
  • Politiques publiques : les jeunes ont contribué à l’adoption de huit arrêtés municipaux et de trois lois nationales.
  • Médias : l’organisation a créé plus de 200 spots radio et vidéos éducatives.

Parmi ses projets les plus populaires figure The Zombie Project, une campagne qui souligne l’importance de participer à la journée de collecte des médicaments non utilisés (Drug Take Back Day) organisée par la DEA (agence américaine de lutte contre la drogue). Quelques jours avant l’événement, les jeunes sortent déguisés en zombies pour informer la population des risques liés à la conservation de médicaments inutiles chez soi. Leur slogan va droit au but : « Si vous pensez que les zombies sont effrayants, alors jetez un œil dans votre armoire à pharmacie. »

En 2013, le Dover Youth to Youth a été reconnu comme un programme fondé sur des données probantes dans le New Hampshire. Cette distinction lui a permis d’augmenter son impact, en proposant des formations et des ressources à des groupes de jeunes partout aux États-Unis. L’un de ses projets majeurs est le One Voice Youth Empowerment Toolkit, un ensemble complet d’outils et de guides grâce auxquels d’autres communautés peuvent reproduire son modèle de réussite.

Face à la hausse spectaculaire du nombre de décès dus au fentanyl, Y2Y a créé de nouvelles campagnes adaptées aux réalités d’aujourd’hui. En 2024, le programme a lancé la campagne Dealer is Not a Doctor pour attirer l’attention sur les risques liés aux médicaments contrefaits, dont l’aspect imite de vrais médicaments, mais qui contiennent en réalité du fentanyl à des doses potentiellement mortelles.

Avec le soutien d’agents de la DEA et une forte mobilisation de la jeunesse, la campagne s’est articulée autour de manifestations, de distributions de documents d’information et d’une présence marquée dans les médias. Son message est clair : Ne prenez pas de médicaments n’ayant pas été prescrits par un médecin. Un « dealer » n’est pas un médecin. Et il ne se préoccupe pas de votre santé.

Le message fondamental du Dover Youth to Youth est que les jeunes ont le pouvoir de transformer leur communauté. Qu’ils se déguisent en zombies, prennent la parole devant la mairie ou créent des contenus multimédias, ces élèves démontrent que la prévention est plus efficace lorsqu’elle est menée par les jeunes eux-mêmes.

Pour tout groupe de jeunes souhaitant lancer un projet similaire, Y2Y recommande de ne pas chercher à réinventer la roue : il existe des outils, des campagnes nationales et des ressources prêts à l’emploi. L’essentiel est d’être passionné, engagé, et d’avoir la volonté de susciter un changement concret.

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What do zombies and drug prevention have in common?

When we think of drug prevention, it is unlikely that images of zombies walking down the streets come to mind. But in Dover, New Hampshire, U.S., this surprising combination has become a powerful educational tool. And it is just one of the many initiatives of Dover Youth to Youth (Y2Y), a pioneering programme led by youth working to reduce substance use in their community.

How did Dover Youth to Youth come about?

The project started in 1992, driven by the Dover Police Department, with a small group of eleven secondary school students. The objective was clear: to give a voice to young people and make them an active part of the solution to the problems of substance use and abuse.

Today, Y2Y is a vibrant organisation of more than 70 students aged between 11 and 18, distributed across several action teams. Students join for many reasons: interest in activism, personal experiences, or simply out of a desire to create positive change.

Y2Y activities are varied and very dynamic. Weekly, the teams meet to train and develop projects in four areas:

  • Education: Presentations in schools, workshops on medication safety, and community talks.
  • Community awareness: Creative campaigns and public events.
  • Public policy: Young people have contributed to the passage of eight municipal ordinances and three state laws.
  • Media: They have created more than 200 radio announcements and educational videos.

Among its most popular projects is The Zombie Project, a campaign that highlights the importance of participating in the DEA’s Drug Take Back Day. Days before the event, young people dress up as zombies to inform the public about the risks of keeping unnecessary medications at home. Their motto is direct and effective: ‘If you think zombies are scary, you better take a look inside your medicine cabinet’.

In 2013, Dover Youth to Youth was recognised as an evidence-based programme in New Hampshire. This distinction allowed them to expand their influence by providing training and resources to youth groups across the United States. One of its most important projects is the One Voice Youth Empowerment Toolkit, a comprehensive set of tools and guides for other communities to replicate its successful model.

The dramatic increase in fentanyl-related deaths has driven Y2Y to create new campaigns tailored to the current reality. In 2024, they launched Dealer is Not a Doctor, focused on the risks of counterfeit pills that mimic real medications but contain fentanyl in potentially lethal doses.

With the support of DEA agents and a large youth mobilisation, the campaign has included demonstrations, distribution of informational materials, and a strong media presence. The message is clear: Do not take any medication that has not been prescribed by a doctor. A ‘dealer’ is not a doctor and does not care for your health.

The main message of Dover Youth to Youth is that young people have the power to transform their community. Whether disguised as zombies, speaking in front of the town hall, or creating multimedia content, these students demonstrate that prevention is more effective when led by the young people themselves.

For any youth group that wants to start a similar project, Y2Y recommends not to reinvent the wheel: there are tools, national campaigns, and resources prepared to be used. What is important is to have passion, commitment, and the desire to create real change.

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