Une action policière de grande envergure, menée dans le cadre de l’opération Fabryka, coordonnée par Europol, a permis de démanteler un réseau criminel opérant dans toute l’Union européenne. Des efforts coordonnés ont été entrepris en Pologne, ainsi qu’en Belgique, en Allemagne et aux Pays-Bas. Ces actions visaient un réseau soupçonné d’importer de grandes quantités de précurseurs utilisés dans la production de drogues de synthèse dans des laboratoires de plusieurs pays.

Le réseau participait également à des activités de blanchiment d’argent afin de promouvoir ses opérations illicites. Au cours de l’enquête, les autorités policières ont déterminé que le réseau pourrait avoir importé plus de 1 000 tonnes de précurseurs, soit suffisamment pour produire plus de 300 tonnes de drogues de synthèse, telles que la MDMA, l’amphétamine et la cathinone.
On estime que ces activités illégales génèrent des milliards de profits criminels pour les réseaux criminels impliqués. Les actifs criminels sont injectés dans l’économie légale, ce qui crée des risques importants de distorsion du marché, de concurrence déloyale et d’infiltration systématique d’entreprises légitimes par le crime organisé.
L’enquête a débuté en 2024 sur la base de renseignements partagés par la police polonaise, plus précisément par l’unité de lutte contre les crimes liés à la drogue du siège de la police provinciale de Wrocław. Les informations fournies par les agents de police de Basse-Silésie ont joué un rôle déterminant dans le lancement de l’affaire et ont facilité la coopération internationale ultérieure au sein du groupe de travail. Entre février 2025 et janvier 2026, plus de 20 journées d’action ont été menées contre des groupes criminels connectés, leurs installations de production et leurs sites de stockage dans toute l’Europe. L’opération s’est conclue par une journée d’action coordonnée contre le réseau de grossistes présumé responsable de l’importation et de la distribution de précurseurs chimiques.
Ce réseau était responsable de l’importation, du reconditionnement et de la distribution de précurseurs utilisés dans la production de drogues de synthèse. Les produits chimiques, en provenance de Chine et d’Inde, sont entrés dans l’UE par plusieurs pays et ont été transportés en Pologne pour y être reconditionnés, puis distribués à des laboratoires illégaux dans l’ensemble de l’UE. Depuis le début de l’enquête en 2024, Europol a soutenu des journées d’action ciblant différentes cellules du réseau, ainsi que des groupes connectés et impliqués dans la production de drogues de synthèse en laboratoire.
Les résultats cumulés de toutes les journées d’action (de février 2025 à janvier 2026) comprennent plus de :
• 20 journées d’action : 85 arrestations ; 100 perquisitions ; ainsi que : 50 points de livraison identifiés ; 24 laboratoires industriels démantelés ; 16 sites de stockage découverts ; de multiples saisies :
- Environ 500 000 € en espèces ;
- 3 559 kilogrammes et 982 litres de drogues (dont de la 4-CMC, de la cathinone, de la MDMA et de l’huile d’amphétamine) ;
- Plus de 120 000 litres de déchets chimiques toxiques ;
- 1 000 tonnes de précurseurs (produits chimiques utilisés dans la production de drogues de synthèse).
La structure opérationnelle de ce réseau criminel était complexe, avec sept sociétés légales en Pologne facilitant les activités d’importation et de distribution, et une coordination de haut niveau reliant les différents groupes criminels dans les pays de l’UE.
Dans certains cas, les cellules criminelles elles-mêmes, opérant au sein d’un réseau plus large, géraient à la fois la logistique de l’approvisionnement en précurseurs ainsi que la coordination de la production dans les laboratoires clandestins. Le principal réseau criminel visé par cette enquête est essentiellement composé de ressortissants polonais, avec la participation de quelques ressortissants belges et néerlandais opérant au sein de groupes interconnectés.
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