Le nombre de personnes incarcérées aux Pays-Bas chute

328 PRESONSLes Pays-Bas ont fermé 23 prisons en cinq ans et présentent le troisième taux d’incarcération le plus bas d’Europe, avec 54,4 détenus pour 100 000 habitants. Les prisons ont été reconverties en centres d’accueil pour l’asile temporaire, en résidences ou en hôtels.

Le système judiciaire néerlandais diminue la population carcérale, en partie grâce à des programmes de réhabilitation pour les personnes souffrant de problèmes de santé mentale.

Il existe des profils de personnes sous traitement psychiatrique qui bénéficient d’une tendance qui se développe aux Pays-Bas. Il s’agit d’un moyen d’éviter l’incarcération si cela n’est pas strictement nécessaire. L’un des éléments clés de cette tendance est un programme de soins communautaires concluant pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques.

Le programme a deux objectifs : éviter un nouveau crime et atténuer les symptômes psychiatriques et les problèmes sociaux qui en résultent. Il s’agit souvent de personnes traumatisées, vulnérables à la psychose, souffrant d’autisme ou atteintes de graves troubles de l’apprentissage, qui sont souvent accompagnés de graves troubles de la personnalité, d’addictions et de problèmes financiers, de logement ou de liens familiaux.

Selon le Centre de recherche et de documentation du ministère de la Justice des Pays-Bas (WODC), le nombre de condamnations prononcées dans le pays est passé de 42 000 en 2008 à 31 000 en 2018. Il faut ajouter à ce chiffre une diminution de deux tiers des condamnations de jeunes et une baisse de 40 % des crimes enregistrés au cours de la même période, avec 785 000 délits en 2018. En parallèle, les condamnations en dehors du système judiciaire, telles que les amendes ou le recours à la médiation, en seraient un autre facteur.

De plus, il existe un programme de réadaptation psychologique appelé TBS. Il fait partie du système de justice pénale pour les personnes qui ne peuvent pas assumer la responsabilité de leurs actes ou qui ne le font que partiellement.

Les bénéficiaires du TBS doivent avoir commis un crime sanctionné d’une peine minimale de 4 ans de prison et présenter un risque de récidive important. Le programme se concentre sur leur réinsertion. Si cela semble impossible ou si le détenu ne coopère pas, ce dernier pourra être transféré dans une prison de haute sécurité.

Le système de justice pénale estime que si l’incarcération peut à première vue sembler la méthode la plus logique et la plus efficace pour améliorer la sécurité, celle-ci ne fait que contribuer à créer des criminels plus dangereux. Il considère qu’il existe des méthodes moins agressives pouvant fournir des résultats plus durables et plus positifs dans le cadre de la réinsertion des personnes qui commettent des délits.

Il souligne également que les prisons imposent un mode de vie institutionnalisé et très contrôlé qui n’a rien à voir avec le monde réel. De plus, les jeunes vivent généralement leurs expériences les plus négatives en prison.

Le fait de ne plus considérer l’incarcération comme la solution standard contre la délinquance peut permettre de rechercher des mesures préventives plus efficaces.

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Le marché de la drogue gagne en volume et en complexité en Europe

327 DROGUESPendant les premiers jours du mois de décembre 2019 a eu lieu la 3e conférence internationale sur les drogues en Europe au siège d’Europol, avec la participation de plus de 150 délégués d’États membres de l’UE, de pays tiers partenaires et de 9 organisations internationales.

La conférence a mis l’accent sur le fait que la situation des drogues en Europe gagne en volume et en complexité, et que l’offre de tous les types de stupéfiants augmente.

Les tendances abordées lors de la conférence
• Les groupes de crime organisé : en 2019, le nombre de groupes criminels opérant dans l’UE identifiés était supérieur à 5 000, et de nouveaux types de groupes de crime organisé ont fait leur apparition.
• L’ampleur du marché de la drogue : le marché de la drogue est considéré comme le plus grand marché criminel de l’UE, plus de 35 % des groupes criminels actifs étant impliqués dans la production, le trafic, la distribution et la vente de drogue.
• L’offre et le trafic : Europol a observé une forte augmentation de l’offre et du trafic de drogue, et l’UE est non seulement un centre de production de drogues de synthèse, mais aussi un marché clé pour la cocaïne. L’une des principales méthodes de transport de la cocaïne vers l’UE sont les conteneurs.
• La violence : la violence liée aux affrontements entre groupes criminels augmente.
• Le terrorisme : en dehors de l’UE, il existe des preuves qu’une partie des revenus générés par certains groupes de crime organisé impliqués dans le trafic de drogue sont liés au terrorisme.
• Les victimes mortelles : les décès liés à la drogue en Europe touchent principalement les membres les plus jeunes et les plus vulnérables de la société.
• Le recouvrement des avoirs : bien qu’il existe des lois complètes sur le blanchiment d’argent dans les États membres de l’UE, les résultats en matière de recouvrement des avoirs sont extrêmement faibles. Sur les milliards d’euros générés par le commerce de drogues illicites en Europe, seulement 1 % est confisqué, et il reste encore beaucoup à faire pour remédier à cette situation. Il en résulte un nombre croissant de groupes criminels réalisant des bénéfices très élevés, qui peuvent être utilisés pour financer d’autres opérations illicites et infiltrer des structures d’entreprise légales.

 

La réponse de la police
La police doit faire face à cette évolution en investissant massivement dans les enquêtes liées à la drogue en Europe. Il s’agit notamment d’améliorer le processus de ciblage des grands criminels, qui constituent le principal risque de crime organisé dans l’UE et au-delà.
La stratégie Europol 2020+ a pour objectif de rapprocher les services opérationnels d’Europol des activités de recherche des États membres de l’UE, d’améliorer la qualité des informations contenues dans les bases de données d’Europol et de garantir un soutien opérationnel souple.
La stratégie de l’UE contre le crime organisé
Pendant la conférence, le besoin d’une stratégie propre à l’UE pour lutter contre le crime organisé a été discuté, et il a été recommandé que cette stratégie aborde les points suivants :
• donner la priorité aux efforts opérationnels d’application de la loi contre les groupes de crime organisé à haut risque dans l’UE au moyen d’un processus de ciblage établi par les États membres avec le soutien d’Europol ;
• mieux gérer le chiffrement des communications et d’autres nouvelles méthodes technologiques utilisées par les groupes de crime organisé ;
• accroître la coopération opérationnelle avec l’Amérique du Sud et d’autres pays pertinents pour l’UE, car celle-ci est essentielle pour lutter contre le trafic de drogue en général et le commerce de la cocaïne dans certains cas ;
• trouver une solution aux incohérences avec le cadre juridique et les processus de travail sur le trafic de drogue et d’autres enquêtes internationales liées au crime organisé dans l’UE ;
• se concentrer sur la confiscation des avoirs criminels.

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Vaste opération internationale contre le logiciel espion IM-RAT

ULL ESPIA RATL’opération a permis de mettre fin à un outil de piratage qui donnait un contrôle total et à distance de l’ordinateur de la victime aux cyberdélinquants. Il s’agit du résultat d’une opération de police internationale contre les vendeurs et les utilisateurs du cheval de Troie d’administration à distance (IM-RAT).

La recherche, menée par la Police fédérale australienne (AFP) et dont les activités internationales ont été coordonnées par Europol et Eurojust, a débouché sur une opération qui a impliqué de nombreuses institutions judiciaires et de police en Europe, en Colombie et en Australie.

Les activités menées par la police de ces différents pays ont permis de mettre fin à cet outil informatique, qui s’utilisait dans 124 pays minimum et qui a été vendu à plus de 14 500 acheteurs. IM-RAT n’est désormais plus disponible et ne peut plus être utilisé par ses acheteurs.

L’opération a commencé il y a plusieurs mois, et en juin 2019, les premières perquisitions ont été effectuées chez les développeurs d’IM-RAT en Australie et en Belgique. En novembre, à l’issue d’une semaine d’actions internationales, l’infrastructure Imminent Monitor a été démantelée et les 13 utilisateurs du RAT les plus prolifiques ont été arrêtés. De plus, 430 dispositifs ont été réquisitionnés et sont actuellement analysés par la police scientifique.

Une fois installé sans être détecté, le RAT insidieux permettait aux cyberdélinquants de manipuler librement l’ordinateur de la victime à distance. Les pirates informatiques pouvaient désactiver les antivirus et les logiciels anti-malware, effectuer des actions comme enregistrer, obtenir des données et des mots de passe et voir la victime via sa webcam. Le tout sans que cette dernière ne s’en rende compte.

Le RAT était considéré comme une menace dangereuse en raison de ses caractéristiques, sa simplicité d’utilisation et son faible coût. Si une personne avait la néfaste intention d’espionner ses victimes ou de leur voler des données à caractère personnel, elle pouvait le faire pour la modique somme de 25 dollars américains.

La coopération et une coordination efficace entre tous les acteurs de la lutte contre la délinquance sont vitales pour surmonter les obstacles à la recherche dans un monde globalisé et en raison de la complexité technique de ce type de délits.

Les victimes se comptent probablement en milliers. En effet, les chercheurs ont déjà trouvé des preuves d’informations personnelles, de mots de passe, de photos privées, de vidéos et de données volés.

Les entreprises et les particuliers peuvent suivre quelques étapes simples afin de se protéger contre ce type de logiciel malveillant, comme par exemple :
• Mettre à jour les logiciels, y compris les antivirus.
• Installer un bon pare-feu.
• Ne pas ouvrir les fichiers joints ou les e-mails suspects, même s’ils proviennent de l’un de vos contacts.
• Créer des mots de passe fort.

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59 % de la production mondiale d’armes a lieu aux États-Unis

ARMES PRODUCCIOLes ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur (sans compter les entreprises chinoises) ont atteint 420 milliards de dollars en 2018, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit des nouvelles données publiées par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

Selon la base de données du SIPRI, les ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur ont augmenté de 47 % depuis 2002. Il convient de noter que les entreprises chinoises ne sont pas incluses dans la base de données de SIPRI, car le manque d’informations ne permet pas une estimation fiable.

Pour la première fois depuis 2002, les cinq plus grandes entreprises d’armement au monde ont leur siège aux États-Unis. Le total des ventes de toutes les entreprises nord-américaines a atteint 246 milliards de dollars, soit 59 % de toutes les ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur. Un chiffre qui représente une augmentation de 7,2 % par rapport à 2017.

Les ventes d’armes russes, quant à elles, sont restées stables. Le total des ventes d’armes des dix premières entreprises russes qui apparaissaient dans le top 100 de 2018 s’élevait à 36,2 milliards de dollars. Une légère diminution de 0,4 % par rapport à 2017.

Le SIPRI a également constaté une augmentation des ventes d’armes des entreprises françaises, mais une diminution de celles des entreprises britanniques et allemandes. Le total des ventes d’armes des 27 entreprises européennes du top 100 a légèrement augmenté en 2018, atteignant 102 milliards de dollars. Les ventes des entreprises du secteur dont le siège se trouve au Royaume-Uni ont baissé de 4,8 %, mais s’élèvent toujours à 35,1 milliards de dollars, l’un des plus gros chiffres d’Europe.

Le total des ventes d’armes des entreprises françaises du top 100 a été le deuxième le plus élevé d’Europe, avec 23,2 milliards de dollars. Les ventes totales combinées des quatre entreprises de production d’armes allemandes figurant dans ce classement ont diminué de 3,8 %.

Sur les 100 principaux producteurs d’armes de l’année 2018, 80 étaient basés aux États-Unis, en Europe et en Russie. Sur les 20 restants : 6 au Japon, 3 en Israël, en Inde et en Corée du Sud, 2 en Turquie et 1 en Australie, au Canada et à Singapour.

Les ventes combinées des six entreprises japonaises sont restées relativement stables en 2018. En effet, elles représentaient 2,4 % du total du top 100, soit 9,9 milliards de dollars.

La base de données sur les transferts d’armes du SIPRI a été créée en 1989. Elle ne contenait alors aucune donnée sur les entreprises des pays de l’Europe de l’Est, y compris l’Union soviétique. La version actuelle contient des données datant de l’année 2002, y compris celles des entreprises russes. Les entreprises chinoises ne sont pas incluses, car il n’y a pas de données disponibles à partir desquelles il serait possible de faire des estimations raisonnables ou cohérentes sur les ventes d’armes depuis 2002.

Il convient de préciser que l’expression « les ventes d’armes » fait référence à la vente de biens et de services militaires à des clients militaires nationaux et étrangers.

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Les nouvelles attaques de rançongiciel ciblent les dispositifs de stockage NAS

RANSOMWARE AL NASLes attaques de ransomware ciblant les dispositifs de stockage en réseau (NAS) ont augmenté de manière exponentielle au cours des derniers mois.

Les systèmes NAS, disponibles pour les entreprises et les particuliers, sont des dispositifs connectés en réseau permettant un stockage centralisé. Ils sont également utilisés pour stocker des copies de sécurité.

Le nombre d’attaques de ransomware contre des NAS et des dispositifs de stockage de copies de sécurité ne cesse d’augmenter, et les utilisateurs ne sont pas encore bien préparés pour faire face à ces menaces.

Le ransomware peut prendre différentes formes. Il s’agit d’un type de logiciel malveillant très populaire parmi les cyberdélinquants et utilisé dans des attaques contre les entreprises, les services essentiels (tels que les hôpitaux et les services publics) et les particuliers.

Une fois déployé sur un système, le logiciel malveillant chiffre des fichiers ou des disques complets, envoie un avertissement à sa victime et lui demande un paiement en échange du déchiffrement et du rétablissement de l’accès au contenu bloqué.

Le paiement ne garantit pas le déchiffrement, mais beaucoup le font pour éviter de perdre leurs fichiers. Dans les cas où des systèmes vitaux ont été bloqués, comme par exemple ceux d’organismes gouvernementaux ou de prestataires de santé, il est d’autant plus important que les choses reviennent à la normale le plus rapidement possible.

Le consommateur moyen est souvent confronté à des logiciels rançonneurs déployés via des campagnes de phishing et des messages frauduleux ou inclus dans des logiciels illégaux ou compromis. Les chercheurs affirment toutefois que les dispositifs de stockage en réseau (NAS) sont désormais eux aussi directement menacés par les malfaiteurs.

Les dispositifs sont accessibles directement via un réseau ou peuvent avoir une interface web. Le problème est que l’authentification des utilisateurs peut parfois être ignorée en raison du logiciel intégré aux systèmes NAS qui présentent des vulnérabilités.

Pour lancer une chaîne d’attaque, les opérateurs commencent par analyser une plage d’adresses IP, afin de trouver des dispositifs NAS accessibles via Internet. Ils tentent ensuite d’en exploiter les vulnérabilités et, en cas de réussite, ils déploient des chevaux de Troie et lancent le chiffrage des données de tous les périphériques connectés à l’unité NAS.

Les chercheurs décrivent le ransomware WannaCry comme la forme de logiciel rançonneur la plus utilisée par les cybercriminels, suivi de Phny et GandCrypt.

https://www.ooda.com/

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Les inégalités raciales et ethniques dans le système judiciaire américain diminuent

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L’étude, menée par William J. Sabol, ex-directeur du United States Bureau of Justice Statistics et criminologue de l’Andrew Young School of Policy Studies de l’université de Géorgie, n’analyse pas les raisons de la diminution des inégalités raciales.

L’étude commandée par le Council on Criminal Justice a révélé que les inégalités raciales et ethniques chez les personnes incarcérées et en liberté conditionnelle aux États-Unis ont diminué entre 2000 et 2016, l’année la plus récente pour laquelle il existe des données fédérales et d’État combinées.

Bien que les Afro-Américains soient toujours le plus grand groupe d’individus dans le système judiciaire américain, les disparités entre les Noirs et les Blancs ont considérablement diminué au cours des deux dernières décennies.

Une diminution qui a eu lieu dans toutes les catégories de délits graves, la baisse la plus importante étant celle des délits liés à la drogue, pour lesquels le taux d’incarcération des Afro-Américains est passé de 15 fois à moins de 5 fois celui des Blancs dans la dernière décennie et demie.

Les disparités entre Hispaniques et Blancs ont diminué de manière similaire, la baisse la plus importante s’étant produite chez les individus en liberté conditionnelle : de 3,3 fois le taux des Blancs en 2000 à 1,4 fois en 2014.

Le nombre d’Afro-Américains arrêtés pour des délits liés à la drogue est passé de 2 177 pour 100 000 habitants en 2000 à 1 274 pour 100 000 habitants en 2016, soit une baisse d’environ 41 %. Il convient de noter que certains États ont commencé à alléger les arrestations pour détention de marijuana en réponse à la croissance du mouvement pro-légalisation.

Bien que les disparités raciales restent un problème critique dans le système, ces nouveaux chiffres représentent un changement significatif. Au cours des 40 dernières années, le taux d’incarcération de la population noire a toujours été entre six et huit fois supérieur à celui des Blancs.

La réduction de cet écart a été particulièrement notable chez les individus incarcérés. En effet, le nombre d’adultes noirs incarcérés a diminué de 10 % entre 2000 et 2016, passant de 589 499 à 527 675. Une période lors de laquelle l’écart entre les Noirs et les Blancs incarcérés a diminué de 42 %.

Le nombre de Blancs dans les prisons d’État a augmenté de 18,6 % au cours de la même période, passant de 452 232 à 536 183.

Les auteurs de l’étude ont également constaté une diminution similaire, bien que mineure, des disparités raciales au sein de la population carcérale fédérale. En effet, elle est passée de 8,4 à sept détenus noirs pour un détenu blanc entre 2001 et 2017. Le taux de la population hispanique est passé de 7,3 à 4,6 pour un détenu blanc au cours de la même période.

La diminution des disparités raciales est encore plus prononcée chez les femmes noires que chez les hommes noirs. En 2000, il y avait six femmes afro-américaines pour chaque femme blanche dans le système judiciaire américain. En 2016, ce chiffre est passé à deux femmes afro-américaines pour chaque femme blanche entre les barreaux.

Le nombre de femmes noires dans les prisons d’État a diminué de moitié au cours de cette période, tandis que le nombre de femmes blanches y est passé de 25 000 à 60 000.

Selon l’étude, la réduction considérable de l’écart entre le taux d’incarcération des femmes noires et celui des femmes blanches a été motivée par une baisse significative du nombre de femmes noires incarcérées pour des délits liés à la drogue, ainsi que par l’augmentation du nombre de femmes blanches incarcérées pour des délits liés à la drogue et la violence.

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Les arnaques en ligne augmentent de 275% pendant la campagne des achats de Noël

FRAUD ALERTUne fois les offres commerciales du Black Friday et du Cyber Monday de la fin d’année 2019 terminées, l’entreprise Adobe Digital Insights analyse les raisons pour lesquelles le record du nombre d’achats en ligne a encore été battu. Aux États-Unis uniquement, les consommateurs ont dépensé 7,5 milliards de dollars en ligne lors du Black Friday. Pour ce qui est du Cyber Monday, les chiffres sont encore plus élevés, avec près de 30 milliards de dollars dépensés.

Dans cette atmosphère d’achats de Noël, certaines offres semblent trop belles pour être vraies. Une promotion par e-mail, par exemple, offrait des remises de 80 % sur l’achat de lunettes de soleil de marque. Une offre à laquelle il était difficile de résister, d’autant plus que pour y accéder, il suffisait de cliquer sur un lien. Mais tout cela n’était en fait qu’une arnaque. L’e-mail, le site web, les liens… tout était faux. Et il ne s’agit que d’une arnaque parmi tant d’autres. En effet, ce type de fraude est désormais si fréquent que les experts conseillent même d’éviter de cliquer sur les liens reçus par e-mail.

Dans un nouveau rapport publié le 26 novembre dernier, les chercheurs de l’entreprise spécialisée dans la cybersécurité Check Point mettaient en garde contre le risque croissant de cyberdélinquance pendant la période des vacances de Noël, en concluant que nous devrions changer la façon dont nous achetons en ligne.

Selon les chercheurs, le nombre d’e-mails de phishing est monté en flèche en novembre 2018. Et un an plus tard, la situation a empiré. Lorsque Check Point a préparé son rapport à la mi-novembre 2019, avant le pic du Black Friday et du Cyber Monday, l’utilisation d’URL de phishing avait plus que doublé, atteignant 233 %. Une semaine après les fêtes de Noël, ce chiffre était de 275 %. Si le nombre d’e-mails de phishing s’était déjà catapulté pendant la période des vacances de Noël de 2018, celui-ci a presque été multiplié par trois en 2019.

Les dépenses totales pendant la période des achats de Noël de 2019 aux États-Unis s’élèvent à 144 milliards de dollars, soit une augmentation de 14 % par rapport à l’année 2018. Des dépenses qui ont eu lieu de fin novembre jusqu’au fêtes de Noël. Parmi ces dépenses, 30 milliards de dollars ont été dépensés lors du Cyber Monday. Il s’agit donc d’un excellent filon pour les cyberdélinquants.

Les chercheurs avertissent qu’il est très facile d’inclure des arnaques dans de faux e-mails, des SMS et des publications de réseaux sociaux. Dans ce contexte, ajoute Check Point, il est très facile d’obtenir des numéros de cartes de crédit ou de recevoir de l’argent directement via PayPal sans jamais envoyer la prétendue marchandise achetée. Cette facilité commence par la création d’un nom de domaine assez plausible pour tromper les consommateurs. Beaucoup sont des sites HTTPS sécurisés avec une longue chaîne d’URL contenant un texte légitime.

Les campagnes de fausses offres sont souvent envoyées par e-mail à des milliers de consommateurs potentiels à partir d’ordinateurs infectés qui agissent comme des bots, afin d’envoyer des e-mails depuis différents endroits dans le monde et d’éviter ainsi les filtres anti-spam. Les chercheurs rappellent qu’au cours des six derniers mois de l’année 2019, plus de 1 700 noms de domaine similaires à celui d’Amazon ont été enregistrés.

Liens d’intérêt :

https://www.ooda.com/

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Importante opération européenne contre la fraude en matière de commerce électronique

HACK-fraud-card-code-royalty-free-thumbnailUne opération conjointe entre les polices de 19 pays s’est soldée par l’arrestation de 60 fraudeurs présumés. L’objectif principal de cette opération dans le domaine du commerce électronique (eComm 2019) consiste à démanteler les réseaux criminels soupçonnés de fraude sur la toile au moyen d’actions coordonnées par la police au sein de l’Union européenne, suivies d’une campagne de sensibilisation.

L’opération a été coordonnée par le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol et elle a reçu le soutien direct des autorités nationales de la police et du secteur privé.

La fraude dans le commerce électronique comprend les transactions illégales ou fausses intervenant sur des plateformes, au moyen d’applications et de services en ligne ou encore à travers Internet. Les fraudeurs utilisent simplement des informations d’une carte volée pour acheter des produits sur les boutiques du Web.

Les suspects arrêtés pendant l’opération (qui s’est déroulée début octobre 2019) sont responsables de près de 6 500 opérations frauduleuses avec des cartes de crédit compromises, pour une valeur estimée à 5 millions d’euros.

Europol a rassemblé les différentes autorités nationales compétentes pendant les opérations de leurs pays respectifs, avec soutien analytique et échange d’informations. Pour protéger les clients des paiements frauduleux et garantir un environnement en ligne sûr, Europol a également collaboré avec des banques, des entreprises européennes de paiement au détail par carte et des opérateurs logistiques.

Les résultats de la recherche ont révélé que les arnaqueurs individuels sont connectés à des groupes de criminalité organisée et qu’ils ont été impliqués dans d’autres formes de délit, notamment : phishing, attaques par malware, à l’aide de passeports volés, blanchiment de capitaux, création de faux sites Web et utilisation de plateformes de réseaux sociaux pour des activités frauduleuses.

Cette année, on a enregistré davantage d’achats frauduleux de services en ligne que de biens physiques, tant et si bien que la dimension virtuelle de ce type de délit rend l’enquête très complexe. Les achats frauduleux de places, de souscriptions et de locations se font désormais en ligne, au moyen d’applications.

Un certain nombre d’enquêtes montrent que les billets de chemin de fer réservés frauduleusement (avec les données d’une carte de crédit volée) sont vendus à des tiers qui peuvent ensuite les utiliser pour commettre d’autres délits.

En l’occurrence, plus de 1 000 réservations frauduleuses ont été détectées, pour une perte économique de l’ordre de 70 000 €. Un autre modus operandi consiste à acheter des bons à l’aide de cartes de crédits compromises, et à obtenir ensuite un remboursement par une méthode de paiement différente.

Beaucoup de sites Web et de comptes de réseaux sociaux sont utilisés pour créer des boutiques en ligne frauduleuses ou acheter des produits électroniques. À l’échelle mondiale, la facturation par les suspects peut se chiffrer à des milliards d’euros chaque année. Pour acheter des produits, les fraudeurs utilisent les données de cartes de crédit volées, obtenues sur le Darknet ou par le biais de logiciels malveillants ou d’attaques de phishing.

Il vaut toujours mieux prévenir un délit que devoir le résoudre. Cette action opérationnelle a été suivie par une campagne de prévention et de sensibilisation, #BuySafePaySafe. Plusieurs mesures d’orientation peuvent être mises en œuvre pour éviter d’être la victime d’une fraude :

  • Assurez-vous que le dispositif dont vous vous servez pour faire vos achats en ligne est configuré correctement et que la connexion à Internet est sûre.
  • Utiliser une carte est une méthode de paiement en ligne sûre à condition de prendre les mêmes précautions que pour d’autres achats.
  • Des signaux avertisseurs très simples peuvent vous aider à repérer les arnaques. Si vous êtes victime d’une fraude sur la toile, portez plainte auprès de la police. Si vous avez acheté le produit avec une carte de crédit ou de débit, informez également votre banque.
  • Consultez souvent votre service bancaire en ligne.

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Les Européens dépensent quelque 30 billions d’euros par an sur le marché de détail des drogues

DROGUES EUROPOLCette dépense fait du marché des drogues une source de revenus très importante pour les groupes de crime organisé de l’Union Européenne. Ce chiffre est tiré du rapport d’Europol 2019 EU Drug Markets Report, publié par l’agence des drogues de l’UE (EMCDDA) et Europol. Environ deux cinquièmes de ce total, soit 39 %, sont destinés au cannabis, 31 % à la cocaïne, 25 % à l’héroïne et 5 % aux amphétamines et à l’ecstasy (MDMA).

Le rapport étudie les tendances de la chaîne d’approvisionnement, de la production et du trafic de drogues à la distribution et aux canaux de vente. Il expose les répercussions importantes que le marché des drogues a sur la santé et la sécurité, indiquant qu’une approche holistique serait vitale pour mettre en œuvre des politiques de contrôle effectives en la matière.

Les dernières données montrent que la disponibilité globale des drogues en Europe demeure très élevée et que les consommateurs ont accès à une grande variété de produits d’une pureté et d’une puissance élevées, à des prix constants, voire en baisse. Une des questions transversales importantes que pose le rapport est l’impact environnemental de la production de stupéfiants, y compris la déforestation et le déversement de résidus chimiques, qui peuvent comporter des dommages écologiques, des risques en matière de sécurité et des coûts de nettoyage élevés.

Le rapport souligne l’importance croissante de l’Europe, comme cible mais aussi région productrice de drogues, et il montre que la violence et la corruption, constatées de longue date dans les pays producteurs de drogues traditionnels, sont de plus en plus évidents dans l’UE. Parmi les larges conséquences du marché des drogues que présente l’analyse, citons ses impacts négatifs sur la société, par exemple la violence des bandes, les homicides liés au phénomène et la tension exercée sur les institutions publiques.

Sont également évoqués les liens du marché des drogues avec une activité criminelle accrue, par exemple le trafic d’êtres humains, le terrorisme, ainsi que ses répercussions sur l’économie légale, notamment le blanchiment d’argent associé au commerce des stupéfiants, ce dont pâtissent les entreprises légales.

Le rapport s’inquiète de la diversification du trafic de drogues par les voies maritimes et de l’usage de l’aviation en général (jets privés, drones) à des fins criminelles. Le recours aux services postaux et aux messageries pour transporter des drogues s’étend également à grande vitesse, au rythme, croissant en Europe, des achats en ligne et de la circulation de plus grands volumes de marchandises.

Les marchés de surfaces web et Darknet, ainsi que les réseaux sociaux, les services de messagerie et les applications mobiles offrent des voies pour la vente de drogues en ligne. Bien que les marchés du Darknet conservent une capacité de résistance, des boutiques de vendeurs en ligne et des marchés à l’intention de nationalités spécifiques et de groupes linguistiques apparaissent également. Les armes à feu illégales, les téléphones intelligents chiffrés et les documents frauduleux sont autant d’outils criminels clés utilisés de plus en plus fréquemment par les trafiquants de drogues.

Le rapport analyse en profondeur les marchés des principales drogues consommées en Europe :

  • Cannabis: c’est le marché de drogues le plus vaste d’Europe, avec quelque 25 millions de consommateurs (de15 à 64 ans) l’année dernière. Le rapport précise que bien que l’herbe et la résine de cannabis dominent encore, les produits dérivés sont de plus en plus diversifiés en Europe.
  • Héroïne et autres opiacés: risques graves pour la santé et problèmes précurseurs. L’usage des opiacés occasionne encore la plus grande partie des dommages, décès compris, associés à la consommation de drogues au sein de l’UE.
  • Cocaïne: production record et marchés en expansion. Il s’agit du deuxième stupéfiant illicite le plus consommé dans l’UE, avec une valeur sur le marché de détail estimée à 9,1 milliards d’euros.
  • Amphétamine, méta-amphétamine et MDMA: production à grande échelle en Europe pour la consommation interne et l’exportation : tout cela représente autour de 5 % du marché total des stupéfiants dans l’UE, avec une valeur estimée sur le marché de détail d’au moins un milliard d’euros pour les amphétamines et la méta-amphétamine et d’un demi-million d’euros pour la MDMA.
  • Nouvelles substances psychoactives: moins de nouvelles détections, mais des substances puissantes qui représentent de graves menaces pour la santé. Il s’agit de substances diverses qui ne sont pas soumises aux contrôles internationaux des drogues.

Sur un marché sans cesse plus complexe, adaptatif et dynamique, le rapport souligne que les politiques et les réponses de l’UE doivent également être souples, adaptatives et unies.

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