L’utilisation de la reconnaissance faciale se développe dans les aéroports américains

332.- baixaLa technologie de reconnaissance faciale s’utilise déjà dans 15 aéroports, dont trois à l’extérieur des États-Unis, pour augmenter le nombre de voyageurs pré-autorisés dans le cadre du processus douanier.

Au cours de ces dernières années, le Service des douanes et de la protection des frontières (CBP) des États-Unis a développé des programmes de reconnaissance faciale aux points d’entrée de tout le pays, y compris dans les aéroports internationaux. L’agence augmente désormais l’utilisation de cette technologie dans le cadre de son programme Global Entry.

Le programme Global Entry permet aux voyageurs fréquents considérés « à faible risque » de contourner les contrôles officiels du CBP et d’aller récupérer leurs bagages directement après être passés par une borne. Jusqu’à maintenant, dans la plupart des aéroports, les voyageurs devaient scanner leur passeport et leur empreinte digitale à la borne pour être autorisés à entrer dans le pays.

À l’avenir, le CBP simplifiera ce processus en offrant aux voyageurs pré-approuvés via le programme la possibilité d’utiliser des données biométriques faciales, afin de ne pas avoir à présenter leur passeport ou leur empreinte digitale.

Le CBP a commencé à mettre en œuvre la reconnaissance faciale dans le cadre d’un programme pilote à l’aéroport international d’Orlando en juin 2018. Depuis lors, le programme a été étendu à 14 aéroports supplémentaires.

L’agence a publié une déclaration d’impact sur la vie privée détaillant la façon dont le programme sera développé dans tous les aéroports des États-Unis, devenant ainsi la norme en matière d’entrée dans le pays.

Les bornes utilisées dans le cadre du programme Global Entry disposent déjà d’appareils photos qui photographient les voyageurs, mais beaucoup seront mises à jour ou remplacées au fur et à mesure du développement du programme. Le CBP prévoit également d’intégrer des avis de confidentialité aux machines mises à jour pour informer les voyageurs du nouveau processus.

Les photos prises à la borne seront enregistrées en masse dans le Système d’identification biométrique automatisé (IDENT) de la NSA, que l’agence est en train de transférer vers un nouveau système de reconnaissance avancé basé sur le nuage, appelé HART.

Lors de la comparaison de photos dans le cadre du processus de reconnaissance faciale, la priorité est donnée aux photos de documents de voyage et aux images récentes pour plus de précision.

Selon la déclaration d’impact, le passage à l’utilisation de la reconnaissance faciale réduirait le risque pour la vie privée des voyageurs, car le programme prenait déjà des photos d’eux aux bornes, mais n’a désormais plus besoin de collecter leurs empreintes digitales.

La déclaration d’impact précise également que les inscrits au programme de reconnaissance faciale ne sont pas obligés de l’utiliser, et qu’ils peuvent en échange opter pour la méthode du passeport et des empreintes digitales, qui restera disponible. Les bornes fonctionneront avec la méthode du passeport et des empreintes digitales par défaut en cas de problème technique lié à la reconnaissance faciale.

Les voyageurs sont également tenus de fournir une photocopie de leur passeport et de leurs empreintes digitales lors de leur inscription au programme Global Entry.

https://www.nextgov.com/

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Au Mexique, 2019 a été l’année la plus violente jamais enregistrée

331.- MEXICimagesSelon une étude statistique gouvernementale du Système national de sécurité publique présentée début janvier 2020, plus de 330 000 délits ont été enregistrés au Mexique en 2019. Parmi ces délits, 52 000 étaient des homicides, dont 34 852 volontaires.

En 2019, le Mexique, avec 127 millions d’habitants, a enregistré 27 homicides pour 100 000 habitants.

Les données relatives aux homicides ont atteint un chiffre qui n’avait encore jamais été enregistré. Les premières statistiques officielles datent de l’année 1997. De cette manière, le nombre de meurtres a augmenté de 2,7 % par rapport aux données de 2018. Les mois de juin, juillet et août, avec plus de 3 000 meurtres par mois, ont été la période la plus violente de l’année. C’est à ce moment-là que la décision controversée de déployer la Garde nationale a été prise.

Malgré tout, lors de la présentation des résultats, l’espoir était au rendez-vous. En effet, au cours des quatre derniers mois de l’année 2019, aucun mois n’a dépassé les 3 000 homicides. En tenant compte du fait que, de juin à septembre, 9 182 meurtres ont été enregistrés.

Cette augmentation de la violence concerne également le nombre de féminicides, avec 1 006 femmes tuées en 2019, un chiffre qui dépasse les 912 victimes de 2018.

Par État et nombre de meurtres, Guanajuato, le théâtre d’affrontements entre cartels, arrive en tête de liste avec 3 540 meurtres. Viennent ensuite la Basse-Californie et l’État de Mexico, où se trouve la capitale. En termes de pourcentage, l’État le plus violent est Colima, un petit État situé sur la côte pacifique du pays, qui compte moins d’un million d’habitants. Il est en tête de ce tragique classement avec 760 homicides, soit 107 meurtres pour 100 000 habitants, plus qu’au Salvador, où ce chiffre est de 62.

L’étude statistique présentée par le secrétariat à la Sécurité publique montre également une augmentation du nombre de victimes des cinq principaux délits : il s’agit des meurtres, féminicides et enlèvements, qui sont passés de 1 559 en 2018 à 1 614 en 2019, des extorsions, avec 8 523 victimes, soit une augmentation de 29 %, et enfin, de la traite des personnes, qui a augmenté de 12,6 %, avec 644 victimes en 2019.

Le rapport souligne également une violence généralisée dans tout le pays, ce qui remet en cause la logique des dynamiques régionales ou ciblées. Le nombre de meurtres a augmenté dans des États tels que Sonora (57 %), Hidalgo (49 %) et Aguascalientes (32 %). D’autres États tels que Coahuila, Chihuahua, Campeche, Nuevo León, Oaxaca ou encore Jalisco ont également enregistré une hausse considérable du nombre d’homicides.

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La Suède s’inquiète, de plus en plus, de l’augmentation de la violence armée

330.- turning-torso-4009540_960_720En Suède, durant l’année 2019, ont eu lieu 320 affrontements armés qui ont fait 41 morts et plus de 100 blessés. Cette escalade de la violence, serait due à des conflits entre bandes, principalement liés au trafic de drogue.

À la mi-novembre 2019, le Danemark a même temporairement suspendu les accords de Schengen et appliqué des contrôles à la frontière suédoise. Le motif de cette fermeture de la frontière à la libre circulation des personnes et des biens était d’éviter l’effet contagion de la violence venue de Suède en empêchant l’entrée de bandes criminelles, qui ont fait 129 morts au cours des trois dernières années.

Cependant, la police danoise estime que des affrontements entre bandes criminelles suédoises sont à l’origine de l’explosion qui a détruit le siège de l’agence fiscale de Copenhague pendant l’été 2019 et du double assassinat qui a eu lieu dans l’une des banlieues de la capitale danoise.

Bien que le nombre d’affrontements, de morts et de blessés se maintienne depuis 2017, les nouvelles concernant cette violence sont devenues chaque fois plus préoccupantes. Par exemple, le dernier jour de l’année 2019, un jeune homme de 20 ans a été tué dans une banlieue de Stockholm. La victime portait un gilet pare-balles mais elle a été atteinte à la tête.

La police suédoise et les criminologues suédois considèrent que de nombreux meurtres sont des vengeances d’autres meurtres ou pour des questions d’honneur, parfois entre membres d’une même bande. Ces groupes naissent dans les banlieues des villes et n’auraient pas de structures internes très rigides.

À Stockholm, environ 1 500 individus actifs auraient été identifiés comme appartenant à une cinquantaine de bandes criminelles, dotés d’une grande mobilité entre groupes. Leurs membres sont très jeunes et extrêmement violents. Cela est tellement vrai que l’échange de tirs ne constitue plus le problème le plus grave, ce qui préoccupe maintenant davantage, c’est l’augmentation du nombre d’explosions. Entre janvier et novembre 2019, il y en a eu plus de 230, soit une augmentation de 50 % par rapport à 2018.

Ces explosions servent essentiellement à menacer et à intimider. Elles ont généralement lieu dans des commerces ou des entreprises sans activité ayant leurs portes fermées une fois la nuit tombée. Il est arrivé qu’une explosion ait fait des victimes n’ayant rien à voir avec l’activité criminelle de ces bandes.

Par ailleurs, les échanges de coups de feu et les explosions avaient jusqu’à présent principalement eu lieu dans les grandes villes du pays comme Stockholm, Malmö ou Göteborg. Ces derniers temps, ces attaques ont diminué dans les grandes villes et se sont intensifiées dans des endroits qui n’avaient jusqu’à présent pas souffert ce type de violence. Cela est notamment le cas du nord de la Suède, qui a vu le nombre de fusillades passer de 3 en 2017 à 28 en 2019.

Il convient de mentionner que Malmö, la ville la plus violente à ce jour, a mis en œuvre une expérience pilote, ayant donné peu de résultats, qui a supposé d’importants efforts de la part de la police, de la municipalité, des services pénitentiaires et de la société civile pour tenter de sortir les jeunes de la spirale de violence liée aux bandes. Dans cette seule ville, la police a identifié à 80 mineurs âgés de huit à quatorze ans en tant que membres d’une bande.

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32 maires colombiens expriment leur inquiétude en matière de sécurité des citoyens

329.- 29658304984_d35f7b617c_bLes maires des 32 capitales de départements de Colombie se sont réunies avec le ministère de la Défense pour exposer et coordonner les principaux besoins en matière de sécurité des citoyens. Il faut dire que la sécurité est devenue la principale préoccupation des maires regroupés dans l’association qui les représente, Asocapitales.

Les maires exigent un travail coordonné de la part du ministère de la Défense pour répondre à cinq enjeux spécifiques :

– des mesures liées à la réduction des homicides ;

– des outils pour les mobilisations des citoyens ;

– la refonte des modèles de sécurité ;

– la toxicomanie comme problème de santé mentale ;

– la surpopulation carcérale.

Le maire de Cali, Jorge Iván Ospina, a été choisi pour représenter les maires devant le ministère de la Défense. Les maires estiment qu’ils sont confrontés à une épidémie de criminalité qui pénalise la santé, la vie et le patrimoine des citoyens et pour laquelle toute initiative visant à y remédier sera la bienvenue. Dans cette optique, le maire de la vallée du Cauca a annoncé que sa ville appliquerait les mêmes stratégies que celles mises en œuvre par Medellín : un fond de récompenses qui aiderait à capturer les responsables de crimes.

Les maires considèrent que de meilleures politiques d’accompagnement intégral doivent être élaborées en matière d’éducation, de culture et de sports, et qu’il faut s’opposer radicalement aux adultes qui recrutent des jeunes pour commettre des délits. Dans ce but, les maires proposent que chaque municipalité mette en place sa propre table de dialogue.

Ils revendiquent également la nécessité de repenser le plan national de surveillance de la part des cadres de la Police nationale. Ils considèrent que l’idiosyncrasie, la culture et la phénoménologie de la criminalité propre à chaque ville doivent être prises en compte lors de la dotation et de la planification des effectifs de police.

En ce qui concerne la consommation de drogues, les maires veulent que celle-ci soit considérée comme un problème de santé mentale. Dans ce cas, il y aura lieu d’appliquer des politiques globales de prise en charge des personnes dépendantes. Selon les maires, l’objectif serait de disposer d’espaces publics ordonnés et sécurisés, de transformer les zones d’insécurité et d’offrir un environnement sain et sûr pour tous.

Enfin, Asocapitales a fait part au gouvernement de sa préoccupation concernant ce qui se passe dans les prisons et dans les centres de réaction immédiate (URI), en laissant, par ailleurs, patente son incapacité financière à construire de nouveaux centres pénitentiaires.

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Le nombre de personnes incarcérées aux Pays-Bas chute

328 PRESONSLes Pays-Bas ont fermé 23 prisons en cinq ans et présentent le troisième taux d’incarcération le plus bas d’Europe, avec 54,4 détenus pour 100 000 habitants. Les prisons ont été reconverties en centres d’accueil pour l’asile temporaire, en résidences ou en hôtels.

Le système judiciaire néerlandais diminue la population carcérale, en partie grâce à des programmes de réhabilitation pour les personnes souffrant de problèmes de santé mentale.

Il existe des profils de personnes sous traitement psychiatrique qui bénéficient d’une tendance qui se développe aux Pays-Bas. Il s’agit d’un moyen d’éviter l’incarcération si cela n’est pas strictement nécessaire. L’un des éléments clés de cette tendance est un programme de soins communautaires concluant pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques.

Le programme a deux objectifs : éviter un nouveau crime et atténuer les symptômes psychiatriques et les problèmes sociaux qui en résultent. Il s’agit souvent de personnes traumatisées, vulnérables à la psychose, souffrant d’autisme ou atteintes de graves troubles de l’apprentissage, qui sont souvent accompagnés de graves troubles de la personnalité, d’addictions et de problèmes financiers, de logement ou de liens familiaux.

Selon le Centre de recherche et de documentation du ministère de la Justice des Pays-Bas (WODC), le nombre de condamnations prononcées dans le pays est passé de 42 000 en 2008 à 31 000 en 2018. Il faut ajouter à ce chiffre une diminution de deux tiers des condamnations de jeunes et une baisse de 40 % des crimes enregistrés au cours de la même période, avec 785 000 délits en 2018. En parallèle, les condamnations en dehors du système judiciaire, telles que les amendes ou le recours à la médiation, en seraient un autre facteur.

De plus, il existe un programme de réadaptation psychologique appelé TBS. Il fait partie du système de justice pénale pour les personnes qui ne peuvent pas assumer la responsabilité de leurs actes ou qui ne le font que partiellement.

Les bénéficiaires du TBS doivent avoir commis un crime sanctionné d’une peine minimale de 4 ans de prison et présenter un risque de récidive important. Le programme se concentre sur leur réinsertion. Si cela semble impossible ou si le détenu ne coopère pas, ce dernier pourra être transféré dans une prison de haute sécurité.

Le système de justice pénale estime que si l’incarcération peut à première vue sembler la méthode la plus logique et la plus efficace pour améliorer la sécurité, celle-ci ne fait que contribuer à créer des criminels plus dangereux. Il considère qu’il existe des méthodes moins agressives pouvant fournir des résultats plus durables et plus positifs dans le cadre de la réinsertion des personnes qui commettent des délits.

Il souligne également que les prisons imposent un mode de vie institutionnalisé et très contrôlé qui n’a rien à voir avec le monde réel. De plus, les jeunes vivent généralement leurs expériences les plus négatives en prison.

Le fait de ne plus considérer l’incarcération comme la solution standard contre la délinquance peut permettre de rechercher des mesures préventives plus efficaces.

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Le marché de la drogue gagne en volume et en complexité en Europe

327 DROGUESPendant les premiers jours du mois de décembre 2019 a eu lieu la 3e conférence internationale sur les drogues en Europe au siège d’Europol, avec la participation de plus de 150 délégués d’États membres de l’UE, de pays tiers partenaires et de 9 organisations internationales.

La conférence a mis l’accent sur le fait que la situation des drogues en Europe gagne en volume et en complexité, et que l’offre de tous les types de stupéfiants augmente.

Les tendances abordées lors de la conférence
• Les groupes de crime organisé : en 2019, le nombre de groupes criminels opérant dans l’UE identifiés était supérieur à 5 000, et de nouveaux types de groupes de crime organisé ont fait leur apparition.
• L’ampleur du marché de la drogue : le marché de la drogue est considéré comme le plus grand marché criminel de l’UE, plus de 35 % des groupes criminels actifs étant impliqués dans la production, le trafic, la distribution et la vente de drogue.
• L’offre et le trafic : Europol a observé une forte augmentation de l’offre et du trafic de drogue, et l’UE est non seulement un centre de production de drogues de synthèse, mais aussi un marché clé pour la cocaïne. L’une des principales méthodes de transport de la cocaïne vers l’UE sont les conteneurs.
• La violence : la violence liée aux affrontements entre groupes criminels augmente.
• Le terrorisme : en dehors de l’UE, il existe des preuves qu’une partie des revenus générés par certains groupes de crime organisé impliqués dans le trafic de drogue sont liés au terrorisme.
• Les victimes mortelles : les décès liés à la drogue en Europe touchent principalement les membres les plus jeunes et les plus vulnérables de la société.
• Le recouvrement des avoirs : bien qu’il existe des lois complètes sur le blanchiment d’argent dans les États membres de l’UE, les résultats en matière de recouvrement des avoirs sont extrêmement faibles. Sur les milliards d’euros générés par le commerce de drogues illicites en Europe, seulement 1 % est confisqué, et il reste encore beaucoup à faire pour remédier à cette situation. Il en résulte un nombre croissant de groupes criminels réalisant des bénéfices très élevés, qui peuvent être utilisés pour financer d’autres opérations illicites et infiltrer des structures d’entreprise légales.

 

La réponse de la police
La police doit faire face à cette évolution en investissant massivement dans les enquêtes liées à la drogue en Europe. Il s’agit notamment d’améliorer le processus de ciblage des grands criminels, qui constituent le principal risque de crime organisé dans l’UE et au-delà.
La stratégie Europol 2020+ a pour objectif de rapprocher les services opérationnels d’Europol des activités de recherche des États membres de l’UE, d’améliorer la qualité des informations contenues dans les bases de données d’Europol et de garantir un soutien opérationnel souple.
La stratégie de l’UE contre le crime organisé
Pendant la conférence, le besoin d’une stratégie propre à l’UE pour lutter contre le crime organisé a été discuté, et il a été recommandé que cette stratégie aborde les points suivants :
• donner la priorité aux efforts opérationnels d’application de la loi contre les groupes de crime organisé à haut risque dans l’UE au moyen d’un processus de ciblage établi par les États membres avec le soutien d’Europol ;
• mieux gérer le chiffrement des communications et d’autres nouvelles méthodes technologiques utilisées par les groupes de crime organisé ;
• accroître la coopération opérationnelle avec l’Amérique du Sud et d’autres pays pertinents pour l’UE, car celle-ci est essentielle pour lutter contre le trafic de drogue en général et le commerce de la cocaïne dans certains cas ;
• trouver une solution aux incohérences avec le cadre juridique et les processus de travail sur le trafic de drogue et d’autres enquêtes internationales liées au crime organisé dans l’UE ;
• se concentrer sur la confiscation des avoirs criminels.

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Vaste opération internationale contre le logiciel espion IM-RAT

ULL ESPIA RATL’opération a permis de mettre fin à un outil de piratage qui donnait un contrôle total et à distance de l’ordinateur de la victime aux cyberdélinquants. Il s’agit du résultat d’une opération de police internationale contre les vendeurs et les utilisateurs du cheval de Troie d’administration à distance (IM-RAT).

La recherche, menée par la Police fédérale australienne (AFP) et dont les activités internationales ont été coordonnées par Europol et Eurojust, a débouché sur une opération qui a impliqué de nombreuses institutions judiciaires et de police en Europe, en Colombie et en Australie.

Les activités menées par la police de ces différents pays ont permis de mettre fin à cet outil informatique, qui s’utilisait dans 124 pays minimum et qui a été vendu à plus de 14 500 acheteurs. IM-RAT n’est désormais plus disponible et ne peut plus être utilisé par ses acheteurs.

L’opération a commencé il y a plusieurs mois, et en juin 2019, les premières perquisitions ont été effectuées chez les développeurs d’IM-RAT en Australie et en Belgique. En novembre, à l’issue d’une semaine d’actions internationales, l’infrastructure Imminent Monitor a été démantelée et les 13 utilisateurs du RAT les plus prolifiques ont été arrêtés. De plus, 430 dispositifs ont été réquisitionnés et sont actuellement analysés par la police scientifique.

Une fois installé sans être détecté, le RAT insidieux permettait aux cyberdélinquants de manipuler librement l’ordinateur de la victime à distance. Les pirates informatiques pouvaient désactiver les antivirus et les logiciels anti-malware, effectuer des actions comme enregistrer, obtenir des données et des mots de passe et voir la victime via sa webcam. Le tout sans que cette dernière ne s’en rende compte.

Le RAT était considéré comme une menace dangereuse en raison de ses caractéristiques, sa simplicité d’utilisation et son faible coût. Si une personne avait la néfaste intention d’espionner ses victimes ou de leur voler des données à caractère personnel, elle pouvait le faire pour la modique somme de 25 dollars américains.

La coopération et une coordination efficace entre tous les acteurs de la lutte contre la délinquance sont vitales pour surmonter les obstacles à la recherche dans un monde globalisé et en raison de la complexité technique de ce type de délits.

Les victimes se comptent probablement en milliers. En effet, les chercheurs ont déjà trouvé des preuves d’informations personnelles, de mots de passe, de photos privées, de vidéos et de données volés.

Les entreprises et les particuliers peuvent suivre quelques étapes simples afin de se protéger contre ce type de logiciel malveillant, comme par exemple :
• Mettre à jour les logiciels, y compris les antivirus.
• Installer un bon pare-feu.
• Ne pas ouvrir les fichiers joints ou les e-mails suspects, même s’ils proviennent de l’un de vos contacts.
• Créer des mots de passe fort.

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59 % de la production mondiale d’armes a lieu aux États-Unis

ARMES PRODUCCIOLes ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur (sans compter les entreprises chinoises) ont atteint 420 milliards de dollars en 2018, soit une augmentation de 4,6 % par rapport à l’année précédente. Il s’agit des nouvelles données publiées par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI).

Selon la base de données du SIPRI, les ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur ont augmenté de 47 % depuis 2002. Il convient de noter que les entreprises chinoises ne sont pas incluses dans la base de données de SIPRI, car le manque d’informations ne permet pas une estimation fiable.

Pour la première fois depuis 2002, les cinq plus grandes entreprises d’armement au monde ont leur siège aux États-Unis. Le total des ventes de toutes les entreprises nord-américaines a atteint 246 milliards de dollars, soit 59 % de toutes les ventes d’armes des 100 plus grandes entreprises du secteur. Un chiffre qui représente une augmentation de 7,2 % par rapport à 2017.

Les ventes d’armes russes, quant à elles, sont restées stables. Le total des ventes d’armes des dix premières entreprises russes qui apparaissaient dans le top 100 de 2018 s’élevait à 36,2 milliards de dollars. Une légère diminution de 0,4 % par rapport à 2017.

Le SIPRI a également constaté une augmentation des ventes d’armes des entreprises françaises, mais une diminution de celles des entreprises britanniques et allemandes. Le total des ventes d’armes des 27 entreprises européennes du top 100 a légèrement augmenté en 2018, atteignant 102 milliards de dollars. Les ventes des entreprises du secteur dont le siège se trouve au Royaume-Uni ont baissé de 4,8 %, mais s’élèvent toujours à 35,1 milliards de dollars, l’un des plus gros chiffres d’Europe.

Le total des ventes d’armes des entreprises françaises du top 100 a été le deuxième le plus élevé d’Europe, avec 23,2 milliards de dollars. Les ventes totales combinées des quatre entreprises de production d’armes allemandes figurant dans ce classement ont diminué de 3,8 %.

Sur les 100 principaux producteurs d’armes de l’année 2018, 80 étaient basés aux États-Unis, en Europe et en Russie. Sur les 20 restants : 6 au Japon, 3 en Israël, en Inde et en Corée du Sud, 2 en Turquie et 1 en Australie, au Canada et à Singapour.

Les ventes combinées des six entreprises japonaises sont restées relativement stables en 2018. En effet, elles représentaient 2,4 % du total du top 100, soit 9,9 milliards de dollars.

La base de données sur les transferts d’armes du SIPRI a été créée en 1989. Elle ne contenait alors aucune donnée sur les entreprises des pays de l’Europe de l’Est, y compris l’Union soviétique. La version actuelle contient des données datant de l’année 2002, y compris celles des entreprises russes. Les entreprises chinoises ne sont pas incluses, car il n’y a pas de données disponibles à partir desquelles il serait possible de faire des estimations raisonnables ou cohérentes sur les ventes d’armes depuis 2002.

Il convient de préciser que l’expression « les ventes d’armes » fait référence à la vente de biens et de services militaires à des clients militaires nationaux et étrangers.

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Les nouvelles attaques de rançongiciel ciblent les dispositifs de stockage NAS

RANSOMWARE AL NASLes attaques de ransomware ciblant les dispositifs de stockage en réseau (NAS) ont augmenté de manière exponentielle au cours des derniers mois.

Les systèmes NAS, disponibles pour les entreprises et les particuliers, sont des dispositifs connectés en réseau permettant un stockage centralisé. Ils sont également utilisés pour stocker des copies de sécurité.

Le nombre d’attaques de ransomware contre des NAS et des dispositifs de stockage de copies de sécurité ne cesse d’augmenter, et les utilisateurs ne sont pas encore bien préparés pour faire face à ces menaces.

Le ransomware peut prendre différentes formes. Il s’agit d’un type de logiciel malveillant très populaire parmi les cyberdélinquants et utilisé dans des attaques contre les entreprises, les services essentiels (tels que les hôpitaux et les services publics) et les particuliers.

Une fois déployé sur un système, le logiciel malveillant chiffre des fichiers ou des disques complets, envoie un avertissement à sa victime et lui demande un paiement en échange du déchiffrement et du rétablissement de l’accès au contenu bloqué.

Le paiement ne garantit pas le déchiffrement, mais beaucoup le font pour éviter de perdre leurs fichiers. Dans les cas où des systèmes vitaux ont été bloqués, comme par exemple ceux d’organismes gouvernementaux ou de prestataires de santé, il est d’autant plus important que les choses reviennent à la normale le plus rapidement possible.

Le consommateur moyen est souvent confronté à des logiciels rançonneurs déployés via des campagnes de phishing et des messages frauduleux ou inclus dans des logiciels illégaux ou compromis. Les chercheurs affirment toutefois que les dispositifs de stockage en réseau (NAS) sont désormais eux aussi directement menacés par les malfaiteurs.

Les dispositifs sont accessibles directement via un réseau ou peuvent avoir une interface web. Le problème est que l’authentification des utilisateurs peut parfois être ignorée en raison du logiciel intégré aux systèmes NAS qui présentent des vulnérabilités.

Pour lancer une chaîne d’attaque, les opérateurs commencent par analyser une plage d’adresses IP, afin de trouver des dispositifs NAS accessibles via Internet. Ils tentent ensuite d’en exploiter les vulnérabilités et, en cas de réussite, ils déploient des chevaux de Troie et lancent le chiffrage des données de tous les périphériques connectés à l’unité NAS.

Les chercheurs décrivent le ransomware WannaCry comme la forme de logiciel rançonneur la plus utilisée par les cybercriminels, suivi de Phny et GandCrypt.

https://www.ooda.com/

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Les inégalités raciales et ethniques dans le système judiciaire américain diminuent

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L’étude, menée par William J. Sabol, ex-directeur du United States Bureau of Justice Statistics et criminologue de l’Andrew Young School of Policy Studies de l’université de Géorgie, n’analyse pas les raisons de la diminution des inégalités raciales.

L’étude commandée par le Council on Criminal Justice a révélé que les inégalités raciales et ethniques chez les personnes incarcérées et en liberté conditionnelle aux États-Unis ont diminué entre 2000 et 2016, l’année la plus récente pour laquelle il existe des données fédérales et d’État combinées.

Bien que les Afro-Américains soient toujours le plus grand groupe d’individus dans le système judiciaire américain, les disparités entre les Noirs et les Blancs ont considérablement diminué au cours des deux dernières décennies.

Une diminution qui a eu lieu dans toutes les catégories de délits graves, la baisse la plus importante étant celle des délits liés à la drogue, pour lesquels le taux d’incarcération des Afro-Américains est passé de 15 fois à moins de 5 fois celui des Blancs dans la dernière décennie et demie.

Les disparités entre Hispaniques et Blancs ont diminué de manière similaire, la baisse la plus importante s’étant produite chez les individus en liberté conditionnelle : de 3,3 fois le taux des Blancs en 2000 à 1,4 fois en 2014.

Le nombre d’Afro-Américains arrêtés pour des délits liés à la drogue est passé de 2 177 pour 100 000 habitants en 2000 à 1 274 pour 100 000 habitants en 2016, soit une baisse d’environ 41 %. Il convient de noter que certains États ont commencé à alléger les arrestations pour détention de marijuana en réponse à la croissance du mouvement pro-légalisation.

Bien que les disparités raciales restent un problème critique dans le système, ces nouveaux chiffres représentent un changement significatif. Au cours des 40 dernières années, le taux d’incarcération de la population noire a toujours été entre six et huit fois supérieur à celui des Blancs.

La réduction de cet écart a été particulièrement notable chez les individus incarcérés. En effet, le nombre d’adultes noirs incarcérés a diminué de 10 % entre 2000 et 2016, passant de 589 499 à 527 675. Une période lors de laquelle l’écart entre les Noirs et les Blancs incarcérés a diminué de 42 %.

Le nombre de Blancs dans les prisons d’État a augmenté de 18,6 % au cours de la même période, passant de 452 232 à 536 183.

Les auteurs de l’étude ont également constaté une diminution similaire, bien que mineure, des disparités raciales au sein de la population carcérale fédérale. En effet, elle est passée de 8,4 à sept détenus noirs pour un détenu blanc entre 2001 et 2017. Le taux de la population hispanique est passé de 7,3 à 4,6 pour un détenu blanc au cours de la même période.

La diminution des disparités raciales est encore plus prononcée chez les femmes noires que chez les hommes noirs. En 2000, il y avait six femmes afro-américaines pour chaque femme blanche dans le système judiciaire américain. En 2016, ce chiffre est passé à deux femmes afro-américaines pour chaque femme blanche entre les barreaux.

Le nombre de femmes noires dans les prisons d’État a diminué de moitié au cours de cette période, tandis que le nombre de femmes blanches y est passé de 25 000 à 60 000.

Selon l’étude, la réduction considérable de l’écart entre le taux d’incarcération des femmes noires et celui des femmes blanches a été motivée par une baisse significative du nombre de femmes noires incarcérées pour des délits liés à la drogue, ainsi que par l’augmentation du nombre de femmes blanches incarcérées pour des délits liés à la drogue et la violence.

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