Le Conseil de l’Union européenne adopte des conclusions reconnaissant le rôle clé du patrimoine culturel dans la promotion de la paix et de la démocratie

Le Conseil de l’Union européenne a adopté une série de conclusions accueillant le concept de l’UE concernant le patrimoine culturel dans les conflits et les crises, ce qui améliore l’approche de l’Union pour la paix, la sécurité et le développement.

Les conclusions reconnaissent que le patrimoine culturel, en favorisant la tolérance, la compréhension mutuelle, ainsi que le dialogue interculturel et interconfessionnel, peut jouer un rôle crucial dans la promotion de la paix, de la démocratie et du développement durable. Cependant, il peut également être utilisé comme instrument lors de conflits, devenant le déclencheur ou encore la cible de ces derniers. Les conclusions demandent à ce que le patrimoine culturel soit protégé et sauvegardé pendant les périodes de crise et de conflit.

Le Conseil souligne que la protection du patrimoine culturel, ainsi que la sensibilisation au patrimoine culturel, sont capitales pour une approche sensible aux conflits à tous leurs stades, et comme base pour la relance durable et la paix durable. Protéger et sauvegarder le patrimoine culturel peut aider à la création de dialogues positifs et inclusifs, la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre la désinformation, mais aussi rendre les sociétés plus résilientes en général.

Le Conseil fait également remarquer qu’il convient de travailler en partenariat plus étroit avec les organisations internationales compétentes, les organisations régionales, ainsi que les organisations intergouvernementales et non gouvernementales appropriées. Il demande l’intégration de la protection et la sauvegarde du patrimoine culturel aux travaux du Conseil dans tous les domaines de la politique étrangère et de sécurité.

L’UE intégrera maintenant la protection du patrimoine culturel sous tous les aspects pertinents de sa boîte à outils.

Les opérations et les missions menées dans le cadre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) peuvent constituer un soutien considérable pour faire face aux défis liés à la sécurité en ce qui concerne la préservation et la protection du patrimoine culturel. C’est pourquoi l’Union mettra désormais au point un mini-concept consacré à l’exploration des possibilités de développer des missions civiles de la PSDC, le cas échéant, dans ce domaine, par exemple par le biais d’éventuels programmes de renforcement des capacités ou d’activités de formation.

L’UE fera aussi des efforts pour que le patrimoine culturel soit intégré aux instruments financiers appropriés, y compris l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI), ainsi qu’à tous les autres domaines de l’action extérieure de l’Union.

La Commission, les États membres, le SEAE et les autres organismes concernés s’engagent à travailler en collaboration plus étroite en ce qui concerne la protection du patrimoine culturel, dans le but de développer et d’échanger de meilleures pratiques et leur expérience.

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Europol : 23 personnes arrêtées pour fraude par e-mail commercial lié à la COVID-19

Dans le cadre d’une action coordonnée par Europol, les autorités roumaines, néerlandaises et irlandaises ont découvert un système de fraude sophistiqué qui utilisait des e-mails et la fraude aux paiements anticipés.

Le 10 août de cette année, 23 suspects ont été arrêtés lors d’une série d’opérations menées simultanément aux Pays-Bas, en Roumanie et en Irlande. Au total, 34 logements ont été enregistrés. On pense que ces criminels ont escroqué des entreprises d’au moins 20 pays pour environ un million d’euros.

La fraude était dirigée par un groupe de crime organisé qui, avant la pandémie de COVID-19, proposait déjà illégalement la vente en ligne d’autres produits fictifs, tels que des granulés de bois. L’année dernière, les criminels ont changé leur mode opératoire et ont commencé à proposer des matériaux de protection après le déclenchement de la pandémie.

Ce groupe criminel, composé de ressortissants de différents pays africains résidant en Europe, a créé de fausses adresses e-mail et pages Web similaires à celles d’entreprises de vente en gros légitimes. En se faisant passer pour ces entreprises, ces criminels auraient poussé les victimes, principalement des entreprises européennes et asiatiques, à passer commande et à effectuer des paiements anticipés sous prétexte que cela était nécessaire à l’envoi de marchandises.

Cependant, les livraisons de marchandises n’ont jamais eu lieu et l’argent récolté a été blanchi via des comptes bancaires roumains contrôlés par les criminels, avant d’être retiré aux guichets automatiques.

Europol a soutenu cette enquête, depuis sa création en 2017, avec les actions suivantes :

  • réunir les enquêteurs nationaux de toutes les parties qui ont collaboré étroitement avec le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol pour se préparer à la journée de l’opération ;
  • fournir une analyse et un développement continu pour soutenir les enquêteurs sur le terrain ;
  • déployer deux de ses experts en cybercriminalité pour les opérations aux Pays-Bas afin de soutenir les autorités néerlandaises en procédant à une vérification croisée des informations en temps réel collectées au cours de l’opération et en obtenant des preuves pertinentes.

Eurojust a coordonné la coopération judiciaire au regard des enquêtes et a soutenu la mise en œuvre de divers instruments de coopération judiciaire.

Cette action a été menée dans le cadre de la plateforme pluridisciplinaire européenne contre les menaces criminelles (EMPACT).

Les autorités policières suivantes ont participé à cette action :

  • Roumanie : police nationale (Poliția Română) ;
  • Pays-Bas : police nationale (Politie) ;
  • Irlande : police nationale (An Garda Síochána) ;
  • Europol : Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3).

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Les conclusions du Conseil européen sur les migrations

Le Conseil européen a abordé la situation migratoire sur ses différents itinéraires. D’une part, les mesures prises par l’Union européenne et les États membres ont globalement réduit les flux irréguliers au cours des dernières années, mais, d’autre part, l’évolution de certains itinéraires suscite des préoccupations et requiert une surveillance continue ainsi que des mesures urgentes.

Dans le cadre de l’action extérieure de l’Union européenne, les partenariats et la coopération avec les pays d’origine et de transit seront intensifiés de manière à être bénéfiques pour toutes les parties, afin d’éviter la perte de vies humaines et de réduire la pression sur les frontières européennes.

L’approche sera pragmatique, souple et élaborée sur mesure. Elle utilisera de manière coordonnée, comme Équipe Europe, tous les instruments et incitations dont disposent l’UE et les États membres, et sera développée en étroite coopération avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) et le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Elle a pour objectifs de s’occuper de tous les itinéraires et s’appuyer sur une approche prenant en compte l’intégralité des itinéraires, faire face aux causes profondes, apporter son soutien aux réfugiés et aux personnes déplacées dans la région, développer les capacités de gestion des migrations, mettre fin au trafic illicite, améliorer le contrôle aux frontières, collaborer pour la recherche et le sauvetage, s’intéresser à la migration légale tout en respectant les compétences nationales, et assurer le retour et la réadmission. Pour ces raisons, le Conseil européen :

  • invite la Commission et le haut représentant à renforcer, sans délai et en coopération rapprochée avec les États membres, les actions spécifiques avec les pays d’origine et de transit prioritaires ainsi que leur soutien concret ;
  • invite la Commission et le haut représentant à présenter, en coopération rapprochée avec les États membres, des plans d’action pour les pays d’origine et de transit prioritaires à l’automne 2021, en indiquant des objectifs clairs, des mesures de soutien additionnelles et des délais précis ;
  • invite la Commission à tirer le meilleur parti possible, au moins 10 %, de l’enveloppe financière de l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale, ainsi que du financement lié à d’autres instruments pertinents, pour appliquer des mesures en matière de migration, et l’invite à informer le Conseil de ses intentions à ce sujet d’ici le mois de novembre de cette année.

Le Conseil européen condamne et refuse toute tentative de pays tiers d’exploiter les migrants pour des objectifs politiques.

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La Colombie va ouvrir un centre universitaire consacré à la sécurité

On estime qu’en Colombie, plus de 380 000 hommes et femmes travaillent pour des sociétés de sécurité privée et exercent des fonctions d’agents de sécurité. Ces chiffres proviennent de la Confederación Nacional del Gremio de la Vigilancia Privada (CONFEVIP).

En Colombie, pour travailler dans ce domaine, il faut être majeur, être en règle en ce qui concerne le service militaire, ne pas avoir de casier judiciaire et avoir des connaissances certifiées en sécurité privée.

C’est notamment pour ces raisons qu’une université pour les agents de sécurité ouvrira à Medellín, à partir du deuxième semestre de cette année. Ce centre éducatif fera partie de l’entreprise de sécurité privée Andiseg, et sera consacré, en principe, à la formation des plus de 1500 travailleurs dans tout le département d’Antioquia.

L’objectif de ce centre éducatif est de mettre à jour les connaissances des agents de sécurité concernant les nouveaux outils technologiques utilisés dans le monde de la sécurité.

Miguel Ángel Díaz, président de l’entreprise de sécurité Andiseg, a expliqué que les personnes intéressées peuvent obtenir leur diplôme grâce à trois parcours différents, chacun étant planifié conformément aux exigences du marché du travail de ces dernières années et, en particulier, maintenant étant donné qu’à la suite de la crise sociale et économique la demande de services de sécurité privée a augmenté de plus de 7 %.

Les personnes qui s’inscrivent à ces cours obtiendront un diplôme de technicien en sécurité privée, de technicien en exploitation de moyens technologiques ou de technicien en exploitation de drones et de nouvelles technologies, selon le programme choisi.

Concernant ces nouveaux outils, l’entreprise a indiqué qu’il s’agissait de permettre aux entreprises de sécurité privée d’offrir des services plus sûrs à la suite de la mise en œuvre de la sécurité via des dispositifs tels que des téléphones portables, avec des produits comme le bouton d’urgence, le géoréférencement des activités illicites ou des zones dangereuses.

Il s’agit d’intégrer des innovations technologiques leaders sur le marché mondial. L’intelligence artificielle, le blockchain et l’extraction de données seront au service des colombiens pour leur permettre d’être en sécurité, plus tranquilles et contribuer à la croissance économique.

Miguel Ángel Díaz a expliqué les nouveaux services proposés par Andiseg, qui combinent la sécurité avec la technologie : l’escorte en ligne, le gardiennage virtuel et Andicity.

L’escorte en ligne est une escorte à la pointe de la technologie qui assure la sécurité en temps réel dans le domaine de la logistique, tandis que le gardiennage virtuel correspond à une surveillance à distance qui montre à l’utilisateur final ce qui se passe dans son entreprise, son usine, ses cultures, etc., en temps réel. Ces activités sont prises en charge par des drones, des caméras ou des systèmes de surveillance.

Enfin, Andicity est un bouton d’urgence géré via une application dans laquelle les utilisateurs peuvent signaler des cambriolages, des vols, des actualités, des accidents et également bénéficier du soutien et de l’assistance des agents de sécurité et des superviseurs.

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Le Salvador renforce sa lutte contre les gangs avec 1 000 militaires supplémentaires

Le gouvernement salvadorien a recruté, il y a quelques semaines, 1 042 soldats des forces armées pour des fonctions de sécurité, ainsi que des agents de la police nationale, dans le but de renforcer la stratégie de défense contre les gangs et autres crimes avec un impact considérable.

Grâce à ces 1 042 nouveaux soldats, plus de 9 000 hommes en uniforme participent au Plan de contrôle territorial. Ce plan stratégique a été mis en œuvre en juillet 2019, afin de récupérer les territoires contrôlés par les gangs et réduire le pourcentage de meurtres et autres crimes connexes.

Le nouveau contingent a été intégré aux patrouilles dans les territoires où le taux de criminalité est le plus élevé.

Actuellement, on estime qu’environ 60 000 membres de gangs sont actifs sur le territoire salvadorien parmi les trois gangs dominants : Mara Salvatrucha (MS-13), Barrio 18 – Sureños et Barrio 18 – Revolucionarios. La plupart des meurtres qui se produisent dans le pays sont attribués à ces trois gangs.

En outre, le Salvador continue d’être un point de transit pour les trafiquants de drogue qui acheminent leurs cargaisons vers les États-Unis et d’autres pays, où les gangs jouent un rôle de plus en plus actif car ils contrôlent le territoire dans de nombreuses régions. Les gangs sont passés de l’extorsion de fonds aux vendeurs de drogue sur leur territoire à la commercialisation directe, sans négliger la consommation.

À la fin de l’année 2020, pour la première fois, les autorités ont démantelé, à San Salvador, un laboratoire de méthamphétamine appartenant au MS-13. Pour échapper aux autorités policières, le centre fonctionnait comme un centre religieux. Le taux de consommation d’amphétamines en Amérique centrale est plus élevé que le taux au niveau mondial, ce qui représente un marché potentiel que les gangs peuvent contrôler à l’avenir avec leurs réseaux de trafic de drogue au détail.

Aujourd’hui, les gangs sont considérés comme ayant établi des relations avec certaines organisations internationales de trafic de drogues à différents titres : assurer la sécurité du produit voire même le transporter. Ils seraient entrés en contact avec des quantités importantes de drogue, faisant un bond dans ces commerces illicites.

C’est pour ces raisons que les forces armées augmentent dans le pays. Par exemple, 500 kg de cocaïne ont été interceptés à bord d’une embarcation naviguant dans les eaux territoriales salvadoriennes, au début de l’année.

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Arrestations de 73 trafiquants d’êtres humains présumés lors d’une intervention dans toute l’Europe

Du 31 mai au 6 juin 2021, Europol a soutenu les journées d’action coordonnée au niveau européen contre la traite des êtres humains à des fins d’exploitation par le travail. L’opération, menée par les Pays-Bas, a impliqué un large éventail d’autorités, notamment la police, les douanes et les gardes-frontières, les inspecteurs du travail ainsi que les autorités fiscales. Au total, 23 pays ont participé aux activités opérationnelles coordonnées.

La semaine d’action coordonnée a entraîné :

  • 229 arrestations (73 pour la traite d’êtres humains)
  • 630 victimes potentielles de différents types d’exploitations identifiées
  • plus de 4890 sites vérifiés
  • le contrôle de 16 530 véhicules
  • le contrôle de 56 250 personnes
  • 750 nouvelles enquêtes ouvertes, dont 150 liées à la traite des êtres humains.

Les autorités policières ont mené des inspections dans les secteurs à forte intensité en main-d’œuvre, qui nécessitent des travailleurs peu qualifiés. Les employés de secteurs tels que le transport, la logistique et la construction sont plus vulnérables à l’exploitation en raison du faible niveau d’éducation et de sensibilisation requis en matière de droits du travail et de traite des êtres humains. L’impact économique de la pandémie de COVID-19 a également renforcé certaines vulnérabilités. Les victimes acceptent, par exemple, un emploi dans des conditions de travail pouvant avoir des conséquences sur leur santé. Ces facteurs de dangerosité comprennent des environnements de travail surpeuplés, de faibles niveaux d’hygiène mais également l’absence de supervision sanitaire.

Les risques d’exploitation varient d’un secteur à l’autre. Les industries du transport emploient de nombreux ressortissants de pays tiers, exposés aux risques d’exploitation liés aux heures supplémentaires et aux salaires très réduits. Les inspections ont également visé l’exploitation des employées de maison, occupées 24 heures sur 24 aux soins de personnes ou d’animaux. Certains secteurs d’activité, tels que les salons de manucure, ont été liés à l’exploitation de victimes d’origine vietnamienne. Leur vulnérabilité est souvent accrue par la servitude pour dettes, liée à leur voyage jusqu’à l’Union européenne. De plus, les autorités se sont concentrées sur l’exploitation possible des migrants cherchant à obtenir le statut de réfugié au cours de leur procédure de demande d’asile. L’accent a également été mis sur les facilitateurs impliqués dans la traite des êtres humains, notamment par le biais de l’utilisation de documents falsifiés et frauduleux.

Europol a coordonné les journées d’action et a facilité l’échange d’informations entre les pays participants. Elle a également fourni son soutien analytique et opérationnel, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et a simplifié l’échange de communications en temps réel entre les autorités participantes.

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Le Conseil européen adopte un budget de 18000 millions d’euros pour les affaires intérieures pour la période 2021 à 2027

L’Union européenne accroît la portée de son financement pour les mesures dans les domaines de l’asile et de la migration, de la gestion intégrée des frontières et de la sécurité intérieure, pour faire face aux défis croissants dans ces domaines politiques.

Le Conseil a adopté trois propositions sectorielles pour le financement des politiques intérieures dans le cadre financier pluriannuel 2021-2027.

Ce fonds dotera l’UE des outils nécessaires pour répondre aux défis migratoires en évolution, tant au sein de l’Union européenne qu’en coopération avec les pays tiers. Elle fixe quatre objectifs spécifiques : politique d’asile, de migration et d’intégration légale, migration irrégulière et retours, solidarité et partage des responsabilités entre les États membres. Les pourcentages minimaux du fonds sont liés à certains objectifs, avec un minimum de 15 % alloué à chacun des objectifs d’asile et de migration légale des programmes des États membres et 20 % alloués à l’objectif de solidarité.

Dans le cadre de l’objectif de solidarité, le fonds augmentera les incitations aux transferts de demandeurs et de bénéficiaires de la protection internationale entre États membres. Les incitations à l’admission de personnes par le biais de la réinstallation et de l’admission humanitaire seront également maintenues.

Le fonds pour l’asile, la migration et l’intégration couvre également les actions dans ou en relation avec des pays tiers, reconnaissant le rôle des autres fonds de l’UE destinés à l’action extérieure.

Le texte approuvé reflète des développements récents tels que l’expansion de l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, la modernisation de la politique commune en matière de visas ainsi que le développement et l’interopérabilité des systèmes informatiques à grande échelle (y compris le système européen d’information et d’autorisation de voyage et l’entrée/sortie).

Selon le nouvel instrument, au moins 10 % des programmes des États membres seront affectés à la politique en matière de visas, tandis que le taux maximal de soutien opérationnel aux programmes a été porté à 33 % du financement.

Les nouvelles dispositions améliorent également la simplification, la flexibilité, la rentabilité et la coopération et coordination entre les autorités nationales. Les actifs acquis grâce à une contribution financière de cet instrument seront également utilisés dans d’autres domaines, notamment les opérations douanières et maritimes ou pour atteindre les objectifs des deux autres fonds du ministère de l’Intérieur.

Ce fonds s’appuie sur le fonds actuel et l’adapte aux nouveaux développements, tels que la nécessité d’intensifier la lutte contre le terrorisme et la radicalisation, la grande criminalité organisée et la cybercriminalité. Il soutiendra les mesures visant à améliorer l’échange d’informations, à intensifier la coopération transfrontalière, y compris les opérations conjointes sur le terrorisme et le crime organisé, et à renforcer les capacités de prévention et de lutte contre la criminalité.

Le financement de l’achat d’équipements a augmenté dans les programmes des États membres pour atteindre un maximum de 35 %, tandis que le soutien opérationnel a atteint un maximum de 20 %. Les agences décentralisées peuvent exceptionnellement être financées lorsqu’elles aident à la mise en œuvre d’actions de l’UE qui relèvent de leur compétence et qui ne sont pas couvertes par la contribution de l’UE à leur budget, versée par le biais du budget annuel de l’UE.

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800 criminels arrêtés au cours de l’opération de police la plus importante jamais menée contre la communication cryptée

Le FBI américain, la police nationale néerlandaise (Politie) et l’autorité de police suédoise (Polisen), en collaboration avec l’administration américaine de lutte contre les stupéfiants (DEA) et 16 autres pays ont réalisé, avec l’aide d’Europol, l’une des opérations de police les plus importantes et les plus élaborées jusqu’à présent, réalisée dans le cadre de la lutte contre les activités criminelles cryptées, une opération connue sous le nom de Greenlight/Trojan Shield.

Depuis 2019, le bureau fédéral d’enquêtes des États-Unis (FBI), en étroite coordination avec la police fédérale australienne, a développé de façon stratégique et exploité en secret une entreprise de dispositifs cryptés, appelée ANOM, qui a finalement desservi plus de 12 000 dispositifs cryptés pour plus de 300 groupes criminels opérant dans plus de 100 pays, y compris le crime organisé italien, les gangs de motards illégaux et les organisations internationales de trafic de stupéfiants.

L’objectif de la nouvelle plateforme était de cibler les organisations mondiales du crime organisé, du trafic de stupéfiants et du blanchiment d’argent, quel que soit leur lieu d’opération, et de leur fournir un dispositif crypté doté des fonctionnalités recherchées par les réseaux de criminalité organisée, telles que l’effacement à distance des mots de passe.

Le FBI et les 16 autres pays de la coalition internationale, avec le soutien d’Europol et en coordination avec l’administration américaine de lutte contre les stupéfiants, ont exploité les renseignements obtenus à partir des 27 millions de messages collectés et les ont examinés durant 18 mois pendant que les utilisateurs de l’ANOM discutaient de leurs activités criminelles.

Au cours des derniers jours, une série d’actions de grande envergure ont été menées dans 16 pays par l’intermédiaire de plus de 700 perquisitions, plus de 800 arrestations, et la saisie de plus de 8 tonnes de cocaïne, 22 tonnes de cannabis et de résine de cannabis, 2 tonnes de drogues synthétiques (amphétamine et méthamphétamine), 6 tonnes de précurseurs de drogues synthétiques, 250 armes à feu, 55 véhicules de luxe et plus de 48 millions de dollars dans diverses monnaies et cryptomonnaies du monde. De nombreuses opérations seront menées dans les prochaines semaines.

L’opération Trojan Shield/Greenlight permettra à Europol d’améliorer davantage l’image du renseignement sur le crime organisé au sein de l’UE grâce à la qualité des informations recueillies. Cette image renforcée du renseignement soutiendra les efforts continus visant à identifier des cibles criminelles à haute valeur opérationnelle au niveau mondial.

Les réseaux criminels ont une forte demande de plateformes de communication cryptées pour faciliter leurs activités. Toutefois, le marché des plateformes cryptées est considéré comme instable. En juillet 2020, la plateforme cryptée EncroChat a été démantelée par l’unité Operational Taskforce EMMA (France, Pays-Bas).

Cette opération a fourni des informations précieuses sur une quantité d’informations sans précédent échangées entre criminels. Après le retrait de Sky ECC en mars 2021, de nombreux réseaux criminels organisés ont cherché une substitution rapide et cryptée afin de disposer d’une plateforme de communication leur permettant de contourner la détection des forces de l’ordre.

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Le Conseil européen adopte des conclusions concernant l’impact de la pandémie sur la sécurité intérieure et la menace terroriste

Les conclusions constatent qu’il existe des menaces et des défis imprévisibles engendrés par la crise en ce qui concerne la sécurité intérieure. En mettant l’accent sur une meilleure utilisation des moyens de coopération existants et sur la base des structures établies, le Conseil :

– encourage les États membres à identifier des solutions pratiques afin d’éviter des difficultés de coopération stratégique opérationnelle et tactique transfrontalière pour faire respecter la loi.

– souligne la nécessité d’éviter l’infiltration de réseaux criminels dans la mise en œuvre de l’UE de nouvelle génération.

– encourage le CEPOL et les États membres à développer une formation basée sur des scénarios et des exercices pratiques afin de garantir la préparation et la résistance aux pandémies futures et d’autres crises.

– insiste sur la nécessité pour la Commission de soutenir Europol et le laboratoire d’innovation afin d’établir un instrument commun, robuste et sûr pour les communications dans le cadre de la coopération policière au sein de l’Union européenne.

– recommande aux États membres de développer et de promouvoir des campagnes de sensibilisation pour leurs citoyens afin d’éviter l’impact des activités de cybercriminalité, la désinformation et les discours de haine.

– incite les États membres à partager les meilleures pratiques en matière de stratégies visant à améliorer les canaux de signalement des victimes de délits, telles que la violence domestique et les abus sexuels, en cas de confinement et de crise.

Jusqu’à présent, l’incidence de la pandémie de COVID-19 sur la menace terroriste semble avoir été limitée. Cependant, la pandémie prolongée peut accroître la vulnérabilité des États membres et les risques de radicalisation. La présence en ligne de groupes extrémistes augmente depuis le déclenchement de la pandémie. En raison de la COVID-19, les autorités antiterroristes ont dû compter de plus en plus sur les capacités en ligne, ce qui a entravé leur travail.

À moyen et à long terme, la pandémie et ses conséquences socioéconomiques peuvent constituer un terreau fertile pour les discours extrémistes. Certains groupes extrémistes (violents) d’extrême gauche, d’extrême droite et islamistes ont déjà intégré la COVID-19 dans leurs argumentations, ce qui pourrait engendrer des problèmes de sécurité à moyen et long terme. Les conclusions sont les suivantes :

– inciter les États membres à contribuer en permanence à l’évaluation en ligne de la menace terroriste en fournissant des informations aux organismes compétents de l’Union européenne. L’INTCEN (Centre de situation et du renseignement de l’Union européenne) et Europol devraient continuer à approfondir leur évaluation de l’incidence de la pandémie sur les opérations terroristes.

– inviter les États membres à mettre rapidement en œuvre la réglementation visant les contenus terroristes en ligne, et la Commission et l’unité de référence de l’Union européenne chargée du signalement des contenus sur Internet à apporter un soutien grâce à leur expertise technique et opérationnelle.

– souligner l’influence des algorithmes et leur rôle dans la promotion de la radicalisation comme un autre point clé qui mérite l’attention.

– tenir compte de la nécessité d’accorder une plus grande attention aux risques émergents en matière de sécurité, ainsi qu’aux opportunités découlant des nouvelles technologies, et souligner le rôle du centre d’innovation de l’UE.

– insister sur l’importance primordiale de la poursuite du développement de systèmes et de canaux de vidéoconférence sécurisés pour l’échange d’informations classifiées.

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