Les arnaques en ligne augmentent de 275% pendant la campagne des achats de Noël

FRAUD ALERTUne fois les offres commerciales du Black Friday et du Cyber Monday de la fin d’année 2019 terminées, l’entreprise Adobe Digital Insights analyse les raisons pour lesquelles le record du nombre d’achats en ligne a encore été battu. Aux États-Unis uniquement, les consommateurs ont dépensé 7,5 milliards de dollars en ligne lors du Black Friday. Pour ce qui est du Cyber Monday, les chiffres sont encore plus élevés, avec près de 30 milliards de dollars dépensés.

Dans cette atmosphère d’achats de Noël, certaines offres semblent trop belles pour être vraies. Une promotion par e-mail, par exemple, offrait des remises de 80 % sur l’achat de lunettes de soleil de marque. Une offre à laquelle il était difficile de résister, d’autant plus que pour y accéder, il suffisait de cliquer sur un lien. Mais tout cela n’était en fait qu’une arnaque. L’e-mail, le site web, les liens… tout était faux. Et il ne s’agit que d’une arnaque parmi tant d’autres. En effet, ce type de fraude est désormais si fréquent que les experts conseillent même d’éviter de cliquer sur les liens reçus par e-mail.

Dans un nouveau rapport publié le 26 novembre dernier, les chercheurs de l’entreprise spécialisée dans la cybersécurité Check Point mettaient en garde contre le risque croissant de cyberdélinquance pendant la période des vacances de Noël, en concluant que nous devrions changer la façon dont nous achetons en ligne.

Selon les chercheurs, le nombre d’e-mails de phishing est monté en flèche en novembre 2018. Et un an plus tard, la situation a empiré. Lorsque Check Point a préparé son rapport à la mi-novembre 2019, avant le pic du Black Friday et du Cyber Monday, l’utilisation d’URL de phishing avait plus que doublé, atteignant 233 %. Une semaine après les fêtes de Noël, ce chiffre était de 275 %. Si le nombre d’e-mails de phishing s’était déjà catapulté pendant la période des vacances de Noël de 2018, celui-ci a presque été multiplié par trois en 2019.

Les dépenses totales pendant la période des achats de Noël de 2019 aux États-Unis s’élèvent à 144 milliards de dollars, soit une augmentation de 14 % par rapport à l’année 2018. Des dépenses qui ont eu lieu de fin novembre jusqu’au fêtes de Noël. Parmi ces dépenses, 30 milliards de dollars ont été dépensés lors du Cyber Monday. Il s’agit donc d’un excellent filon pour les cyberdélinquants.

Les chercheurs avertissent qu’il est très facile d’inclure des arnaques dans de faux e-mails, des SMS et des publications de réseaux sociaux. Dans ce contexte, ajoute Check Point, il est très facile d’obtenir des numéros de cartes de crédit ou de recevoir de l’argent directement via PayPal sans jamais envoyer la prétendue marchandise achetée. Cette facilité commence par la création d’un nom de domaine assez plausible pour tromper les consommateurs. Beaucoup sont des sites HTTPS sécurisés avec une longue chaîne d’URL contenant un texte légitime.

Les campagnes de fausses offres sont souvent envoyées par e-mail à des milliers de consommateurs potentiels à partir d’ordinateurs infectés qui agissent comme des bots, afin d’envoyer des e-mails depuis différents endroits dans le monde et d’éviter ainsi les filtres anti-spam. Les chercheurs rappellent qu’au cours des six derniers mois de l’année 2019, plus de 1 700 noms de domaine similaires à celui d’Amazon ont été enregistrés.

Liens d’intérêt :

https://www.ooda.com/

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Importante opération européenne contre la fraude en matière de commerce électronique

HACK-fraud-card-code-royalty-free-thumbnailUne opération conjointe entre les polices de 19 pays s’est soldée par l’arrestation de 60 fraudeurs présumés. L’objectif principal de cette opération dans le domaine du commerce électronique (eComm 2019) consiste à démanteler les réseaux criminels soupçonnés de fraude sur la toile au moyen d’actions coordonnées par la police au sein de l’Union européenne, suivies d’une campagne de sensibilisation.

L’opération a été coordonnée par le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité (EC3) d’Europol et elle a reçu le soutien direct des autorités nationales de la police et du secteur privé.

La fraude dans le commerce électronique comprend les transactions illégales ou fausses intervenant sur des plateformes, au moyen d’applications et de services en ligne ou encore à travers Internet. Les fraudeurs utilisent simplement des informations d’une carte volée pour acheter des produits sur les boutiques du Web.

Les suspects arrêtés pendant l’opération (qui s’est déroulée début octobre 2019) sont responsables de près de 6 500 opérations frauduleuses avec des cartes de crédit compromises, pour une valeur estimée à 5 millions d’euros.

Europol a rassemblé les différentes autorités nationales compétentes pendant les opérations de leurs pays respectifs, avec soutien analytique et échange d’informations. Pour protéger les clients des paiements frauduleux et garantir un environnement en ligne sûr, Europol a également collaboré avec des banques, des entreprises européennes de paiement au détail par carte et des opérateurs logistiques.

Les résultats de la recherche ont révélé que les arnaqueurs individuels sont connectés à des groupes de criminalité organisée et qu’ils ont été impliqués dans d’autres formes de délit, notamment : phishing, attaques par malware, à l’aide de passeports volés, blanchiment de capitaux, création de faux sites Web et utilisation de plateformes de réseaux sociaux pour des activités frauduleuses.

Cette année, on a enregistré davantage d’achats frauduleux de services en ligne que de biens physiques, tant et si bien que la dimension virtuelle de ce type de délit rend l’enquête très complexe. Les achats frauduleux de places, de souscriptions et de locations se font désormais en ligne, au moyen d’applications.

Un certain nombre d’enquêtes montrent que les billets de chemin de fer réservés frauduleusement (avec les données d’une carte de crédit volée) sont vendus à des tiers qui peuvent ensuite les utiliser pour commettre d’autres délits.

En l’occurrence, plus de 1 000 réservations frauduleuses ont été détectées, pour une perte économique de l’ordre de 70 000 €. Un autre modus operandi consiste à acheter des bons à l’aide de cartes de crédits compromises, et à obtenir ensuite un remboursement par une méthode de paiement différente.

Beaucoup de sites Web et de comptes de réseaux sociaux sont utilisés pour créer des boutiques en ligne frauduleuses ou acheter des produits électroniques. À l’échelle mondiale, la facturation par les suspects peut se chiffrer à des milliards d’euros chaque année. Pour acheter des produits, les fraudeurs utilisent les données de cartes de crédit volées, obtenues sur le Darknet ou par le biais de logiciels malveillants ou d’attaques de phishing.

Il vaut toujours mieux prévenir un délit que devoir le résoudre. Cette action opérationnelle a été suivie par une campagne de prévention et de sensibilisation, #BuySafePaySafe. Plusieurs mesures d’orientation peuvent être mises en œuvre pour éviter d’être la victime d’une fraude :

  • Assurez-vous que le dispositif dont vous vous servez pour faire vos achats en ligne est configuré correctement et que la connexion à Internet est sûre.
  • Utiliser une carte est une méthode de paiement en ligne sûre à condition de prendre les mêmes précautions que pour d’autres achats.
  • Des signaux avertisseurs très simples peuvent vous aider à repérer les arnaques. Si vous êtes victime d’une fraude sur la toile, portez plainte auprès de la police. Si vous avez acheté le produit avec une carte de crédit ou de débit, informez également votre banque.
  • Consultez souvent votre service bancaire en ligne.

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Les Européens dépensent quelque 30 billions d’euros par an sur le marché de détail des drogues

DROGUES EUROPOLCette dépense fait du marché des drogues une source de revenus très importante pour les groupes de crime organisé de l’Union Européenne. Ce chiffre est tiré du rapport d’Europol 2019 EU Drug Markets Report, publié par l’agence des drogues de l’UE (EMCDDA) et Europol. Environ deux cinquièmes de ce total, soit 39 %, sont destinés au cannabis, 31 % à la cocaïne, 25 % à l’héroïne et 5 % aux amphétamines et à l’ecstasy (MDMA).

Le rapport étudie les tendances de la chaîne d’approvisionnement, de la production et du trafic de drogues à la distribution et aux canaux de vente. Il expose les répercussions importantes que le marché des drogues a sur la santé et la sécurité, indiquant qu’une approche holistique serait vitale pour mettre en œuvre des politiques de contrôle effectives en la matière.

Les dernières données montrent que la disponibilité globale des drogues en Europe demeure très élevée et que les consommateurs ont accès à une grande variété de produits d’une pureté et d’une puissance élevées, à des prix constants, voire en baisse. Une des questions transversales importantes que pose le rapport est l’impact environnemental de la production de stupéfiants, y compris la déforestation et le déversement de résidus chimiques, qui peuvent comporter des dommages écologiques, des risques en matière de sécurité et des coûts de nettoyage élevés.

Le rapport souligne l’importance croissante de l’Europe, comme cible mais aussi région productrice de drogues, et il montre que la violence et la corruption, constatées de longue date dans les pays producteurs de drogues traditionnels, sont de plus en plus évidents dans l’UE. Parmi les larges conséquences du marché des drogues que présente l’analyse, citons ses impacts négatifs sur la société, par exemple la violence des bandes, les homicides liés au phénomène et la tension exercée sur les institutions publiques.

Sont également évoqués les liens du marché des drogues avec une activité criminelle accrue, par exemple le trafic d’êtres humains, le terrorisme, ainsi que ses répercussions sur l’économie légale, notamment le blanchiment d’argent associé au commerce des stupéfiants, ce dont pâtissent les entreprises légales.

Le rapport s’inquiète de la diversification du trafic de drogues par les voies maritimes et de l’usage de l’aviation en général (jets privés, drones) à des fins criminelles. Le recours aux services postaux et aux messageries pour transporter des drogues s’étend également à grande vitesse, au rythme, croissant en Europe, des achats en ligne et de la circulation de plus grands volumes de marchandises.

Les marchés de surfaces web et Darknet, ainsi que les réseaux sociaux, les services de messagerie et les applications mobiles offrent des voies pour la vente de drogues en ligne. Bien que les marchés du Darknet conservent une capacité de résistance, des boutiques de vendeurs en ligne et des marchés à l’intention de nationalités spécifiques et de groupes linguistiques apparaissent également. Les armes à feu illégales, les téléphones intelligents chiffrés et les documents frauduleux sont autant d’outils criminels clés utilisés de plus en plus fréquemment par les trafiquants de drogues.

Le rapport analyse en profondeur les marchés des principales drogues consommées en Europe :

  • Cannabis: c’est le marché de drogues le plus vaste d’Europe, avec quelque 25 millions de consommateurs (de15 à 64 ans) l’année dernière. Le rapport précise que bien que l’herbe et la résine de cannabis dominent encore, les produits dérivés sont de plus en plus diversifiés en Europe.
  • Héroïne et autres opiacés: risques graves pour la santé et problèmes précurseurs. L’usage des opiacés occasionne encore la plus grande partie des dommages, décès compris, associés à la consommation de drogues au sein de l’UE.
  • Cocaïne: production record et marchés en expansion. Il s’agit du deuxième stupéfiant illicite le plus consommé dans l’UE, avec une valeur sur le marché de détail estimée à 9,1 milliards d’euros.
  • Amphétamine, méta-amphétamine et MDMA: production à grande échelle en Europe pour la consommation interne et l’exportation : tout cela représente autour de 5 % du marché total des stupéfiants dans l’UE, avec une valeur estimée sur le marché de détail d’au moins un milliard d’euros pour les amphétamines et la méta-amphétamine et d’un demi-million d’euros pour la MDMA.
  • Nouvelles substances psychoactives: moins de nouvelles détections, mais des substances puissantes qui représentent de graves menaces pour la santé. Il s’agit de substances diverses qui ne sont pas soumises aux contrôles internationaux des drogues.

Sur un marché sans cesse plus complexe, adaptatif et dynamique, le rapport souligne que les politiques et les réponses de l’UE doivent également être souples, adaptatives et unies.

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Peut-on réduire de moitié la plupart des formes de violence ?

UNODCLa violence a toujours été un des défis majeurs de l’humanité. Des centaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont été assassinés ou touchés par les conflits armés, les crimes, les extrémismes et la violence sexuelle et de genre.

La violence corrode les institutions démocratiques et atteint aux droits humains fondamentaux. Il existe également un risque de voir augmenter certaines formes de violence collective dans la décennie à venir, surtout en raison des tensions qu’impliquent le changement climatique et les risques associés aux nouvelles technologies.

En dépit des gros titres médiatiques, durant les cinquante dernières années, des progrès ont été faits en matière de prévention et réduction de nombreux types de violence.

Cependant, il n’est pas garanti que la baisse relativement récente de la violence se poursuive au cours du XXIe siècle. Néanmoins, grâce à des interventions ciblées et un financement soutenu, en ville surtout, la plupart des formes de violence pourraient diminuer encore davantage. C’est d’ailleurs un des objectifs majeurs auquel aspire sustainabledevelopment.un.org/sdg16. Le monde a une chance réelle de réduire la violence de moitié à l’horizon 2030. Pour y parvenir, il nous faudra dresser un bilan et prendre des décisions concernant la direction à prendre. C’est justement cela que visent certaines initiatives audacieuses telles que Pathfinders Partnership.

Il faut se demander combien de gens se voient affectés par la violence. S’il est difficile de le mesurer avec précision, quelque 600 000 personnes, dont près de 100 000 femmes et enfants, meurent dans le monde à cause de conflits, délits, violences extrémistes et affaires extra-judiciaires. Des millions d’autres subissent des dommages physiques et psychologiques liés à la guerre, à la criminalité et à la violence sexuelle et de genre. Plus de 40 millions de personnes sont déplacées à cause de la violence, y compris 26 millions de réfugiés. Si des mesures ne sont pas prises pour changer le cours actuel des événements, il n’est pas sûr que ces tendances régressent dans les dix années à venir. Cependant, si des mesures sont prises pour renverser ces tendances, cela pourrait permettre d’épargner des milliers de vies et d’économiser des milliards de dollars en reconstruction, réparations, pertes de productivité et réclamations d’assurance.

Le premier pas pour réduire la violence efficacement d’ici à 2030 consiste à déterminer clairement comment elle se distribue dans le temps et l’espace. Prenons l’exemple de la violence mortelle. On croit à tort qu’il y a davantage de morts violentes dans les zones de guerre que dans les pays en paix.

Un seconde étape consiste à déterminer où se concentre la violence et qui court le plus de risques. Une part considérable de toute violence (c’est-à-dire morts, blessés et viols) se concentre dans les villes.

La troisième étape consiste à reconnaitre les facteurs de risque qu’engendrent divers types de violence. Bien que la violence soit plurifactorielle, plusieurs risques récurrents sont à relever. Par exemple, l’inégalité sociale et économique.

Des collaborations mondiales sans précédent seront nécessaires pour réduire la violence de 50 % dans les dix années à venir. Cependant, il y a des raisons d’être optimiste. Pour la première fois, l’ONU et la Banque Mondiale ont fait front commun pour prévenir les conflits. Des organes des Nations Unies comme l’Office contre la drogue et le crime (UNODC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont engagés à réduire la violence. L’ONU Women a annoncé une initiative de Spotlight pour en finir avec les violences faites aux femmes et l’UNICEF a uni ses forces avec d’autres pour avancer en matière de stratégies INSPIRE et aider les gouvernements à améliorer la sécurité pour tous. Une autre initiative prometteuse est la campagne globale pour éradiquer les violences faites aux enfants, qui a d’ores et déjà permis de collecter près de 38 millions de dollars.
https://www.weforum.org/agenda/2019/10/most-forms-of-violence-can-be-halved-by-2030-heres-how/

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Comment améliorer l’activité policière sur le Darknet ?

DARKNETÀ mesure que les activités quotidiennes se développent sur la toile, les délinquants et la criminalité s’intensifient également. Avec l’arrivée du Darknet, les délinquants peuvent perpétrer leurs méfaits selon des modalités plus difficiles à détecter, à contrôler et à décrypter par les forces de l’ordre.

Le Darknet procure anonymat et chiffrage, ce qui complique énormément l’identification des suspects et le recueil de preuves. Pour mieux comprendre ces défis, la RAND Corporation et le Forum de recherche des cadres de la police (PERF), au nom de l’Institut National de Justice (NIJ), ont convoqué un atelier afin de réunir des professionnels et des chercheurs de nombreuses disciplines, avec pour mission, d’identifier, en priorité absolue, les problèmes et les solutions potentielles liés à l’évidence du Darknet. Un agenda de recherche et de développement capable d’améliorer la capacité de compréhension et d’enquête sur les activités illicites du Darknet a été établi. Les participants de l’atelier ont identifié 46 solutions ou nécessités potentielles, consistant notamment à améliorer la formation des policiers, partager des informations avec toutes les juridictions et analyser les lacunes et les manques dont souffrent les lois actuelles en termes de recherches sur le Darknet.

Principales conclusions

  • L’amélioration de la formation des professionnels et l’échange d’informations pourraient avoir un impact majeur.
  • La nature même du Darknet et la manière dont les délinquants le mettent à profit sont assez méconnues.
  • Les policiers chargés d’enquêter négligent souvent des éléments physiques révélateurs des activités du Darknet lorsqu’ils rassemblent des preuves pendant une enquête criminelle. Ces éléments peuvent inclure des notes identifiant des portefeuilles de cryptomonnaies, des clés de chiffrage ou des adresses de sites hébergés sur le Darknet.
  • L’anonymat et le chiffrage associés aux activités du Darknet font qu’il est bien plus difficile pour les enquêteurs de démontrer la commission d’un délit.

Recommandations

  • Investir dans la formation à tous les niveaux, des professionnels les plus jeunes aux officiers supérieurs. Les niveaux de base doivent connaître les éléments quotidiens ayant une importance dans le cadre d’une enquête ; les niveaux supérieurs doivent garantir que les CV de formation des officiers et enquêteurs comprennent les compétences et les connaissances nécessaires.
  • Investir dans l’amélioration de l’échange d’informations entre agences, aux États-Unis comme à l’international.
  • Examiner les avantages d’investir davantage dans des structures d’organisation croisée, afin de faciliter la coopération et l’échange d’informations.
  • Encourager les organisations à développer de nouveaux critères pour tester les outils d’investigation utilisés pour rassembler des preuves dans des ordinateurs employant un programme du Darknet.
  • Faire des recherches sur la modernisation des lois associées à l’inspection d’éléments transmis par les courriers électroniques des USA et de services similaires.
  • Enquêter sur la nature de plus en plus interconnectée du crime et des délinquants afin de s’assurer que les policiers peuvent se centrer aussi bien sur la partie visible de l’iceberg (autrement dit les délits classiques) que sur celle qui est reste occulte, mais extrêmement importante (les délits électroniques) et peut mettre en danger la santé et le bien-être de la société.

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Les États-Unis remontent le niveau de sécurité du Salvador

Traspaso de Mando de la Policía Nacional Civil.Reconnaissant que le climat de sécurité s’était amélioré au Salvador, les États-Unis ont rabaissé le niveau d’alerte voyage destiné à leurs citoyens.

L’alerte voyage du Salvador se situe au niveau 2[1], ce qui est considéré comme un progrès pour ce pays d’Amérique Centrale et une façon d’en reconnaitre les efforts et les changements en matière de climat de sécurité.

Le président du Salvador, Nayib Bukele, a souligné qu’aucun gouvernement avant le sien n’avait obtenu le retrait de cet avertissement à ne pas se rendre dans ce pays d’Amérique Centrale en raison de son insécurité. En effet, lorsque N. Bukele a prêté serment en qualité de président – le 1er juin 2019 –, on y relevait une moyenne de 9,2 homicides par jour. En août dernier, le pays a enregistré le plus faible nombre d’homicides depuis les accords de paix de janvier 1992, avec 4,2 morts violentes par jour.

En 2018, les États-Unis ont émis une alerte voyage de niveau 3, recommandant à leurs ressortissants de reconsidérer tout voyage éventuel au Salvador et d’adopter les mesures de précaution nécessaires en raison du climat d’insécurité dans tout le pays. Le gouvernement de Bukele avait d’ores et déjà prié à plusieurs reprises les fonctionnaires nord-américains de rabaisser le niveau d’alerte en raison des premiers résultats du Plan de contrôle territorial, qui révélaient une diminution des homicides.

Qualifiant d’historique la décision nord-américaine, la ministre du Tourisme, Mme Morena Valdez, a estimé qu’était venu le moment d’attirer davantage de tourisme, mais aussi de promouvoir et de positionner les attraits du pays et dynamiser l’économie.

Le criminologue et expert en questions de sécurité et de bandes de jeunes délinquants, Ricardo Sosa, a souligné l’importance de cette évaluation du gouvernement des États-Unis après avoir contrôlé les indicateurs du pays. R. Sosa considère que tous les délits à fort impact affichent une tendance à la baisse, principalement dans le domaine de la violence homicide. Il juge positif qu’avec les dernières données criminologiques, le Salvador voie s’accroître ses possibilités d’attirer des investissements étrangers.

Précisons par ailleurs que le président du Salvador, Nayib Bukele, a conclu des accords de coopération avec les États-Unis pour contenir l’hémorragie d’émigration illégale que connaissait le pays d’Amérique Centrale, laquelle, selon des estimations des autorités américaines, a diminué de 60 %.

Récemment, le Salvador a déployé un contingent de 800 policiers et 300 officiers d’immigration afin de renforcer les principales frontières du pays, de prévenir le trafic des êtres humains et de combattre le crime transnational. Il a également signé un accord avec les États-Unis, lesquels faciliteront le retour de nombreux demandeurs d’asile.

Pour leur part, par le biais d’un communiqué de presse, les États-Unis ont déclaré que les alertes voyage ne reflétaient en aucun cas la nature de leurs relations bilatérales avec un pays. Néanmoins, les relations des États-Unis et du Salvador ont amorcé un virage important depuis l’arrivée au pouvoir du président Bukele, qui est devenu en quelques mois l’un des alliés les plus fervents des Nord-américains dans la région.

[1] Le niveau Alerte voyage 1 des États-Unis invite à la précaution. Le niveau 2 à voyager en restant vigilant. Le niveau 3 à reconsidérer le voyage et le niveau 4 à ne pas se rendre dans le pays.

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Les chiffres noirs de la délinquance en Argentine

Policia_Metropolitana_-_Buenos_Aires_-_ArgentinaTous les pays déploient de gros efforts pour comprendre les tendances de l’activité délictueuse et les formes qu’elle adopte. La principale source d’informations relatives aux violences et aux délits sur lesquelles se basent les politiques publiques de sécurité sont les plaintes des citoyens. Cependant, en Argentine, la confiance à accorder à de telles statistiques est largement questionnée.

Ceci est dû au fait que seule une petite partie des délits commis est connue des autorités et enregistrée par celles-ci. Pour différentes raisons, on le sait, les délits n’entrent pas tous dans les statistiques de criminalité.

Aussi regroupe-t-on sous l’intitulé « Chiffres noirs » de la délinquance, tous les délits commis qui, pour une raison ou une autre, ne sont pas enregistrés par les autorités. Ces dernières sont donc loin d’offrir un panorama complet des agissements délictueux. Le problème est particulièrement grave dans les pays faiblement développés, qui sont aussi ceux où les taux de plaintes sont les plus bas.

S’il existe des chiffres noirs associés à chaque type de délit et à chaque contexte, on peut affirmer qu’en moyenne près de 70 % ne font pas l’objet d’une plainte. Ce rapport peut atteindre 90 % dans le cas de certains délits, notamment ceux à prévalence élevée comme les atteintes à la propriété, les actes de violence fondés sur le genre, les actes de violence domestique, et ceux liés à la corruption et au trafic de stupéfiants.

En Argentine, 62,6 % des délits ne font l’objet d’aucune plainte. Ceci a des conséquences sur la conception des politiques publiques de prévention et de contrôle de la délinquance. D’où l’importance qu’acquiert la réalisation d’enquêtes auprès des victimes.

Quand on analyse les taux de non-dénonciation par type de délits, on constate un rapport très net entre le type de délit et le niveau des chiffres noirs. Alors que dans les cas de vols de voiture, les chiffres noirs sont inférieurs à 20 %, ils atteignent plus de 50 % pour le reste des délits.

Les raisons de porter plainte ont à voir avec l’espérance que le délinquant soit puni, le dommage réparé ou les biens dérobés récupérés.

La principale raison pour laquelle les gens ne portent pas plainte est leur manque de confiance envers la capacité des autorités à résoudre le problème (34,6 %) ; ensuite, les gens préfèrent résoudre le problème par leurs propres moyens (24,6 %), ils accordent peu d’importance à ce qui s’est passé (20,5 %), au manque de preuves (14,7 %), aux craintes de représailles ou à la honte (5,5 %). 6,4 % des personnes consultées disent ne pas avoir porté plainte par ignorance de la procédure ou difficulté à l’exécuter.

Compte tenu de ce qui précède, on comprend que les victimes de vol de biens de valeur –comme les véhicules– soient plus promptes à entamer des actions formelles pour en obtenir la restitution ou les récupérer. En outre, si elles ont une assurance, la plainte est une condition obligatoire pour récupérer l’objet dérobé.

Les victimes de délits considérés comme moins graves ou associés à une moindre probabilité de réparation du dommage – vol personnel – ou qui, pour différents motifs, ne sont généralement pas signalés aux autorités – menaces, subornation, attouchements sexuels, etc. – sont moins enclines à porter plainte.

Moins de la moitié (46,6 %) des personnes portant plainte se disent satisfaites ou très satisfaites de la manière dont les autorités compétentes ont recueilli leur plainte.

http://www.seguridadciudadana.org.ar/

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Une stratégie innovante pour réduire la violence à Chicago

Grounds-or-PeaceGrounds for Peace est le résultat direct d’un effort novateur à Chicago pour réduire la violence en luttant contre les armes à feu et en aménageant les espaces publics où des problèmes sont susceptibles de survenir. Les élus municipaux ont augmenté les dépenses consacrées à l’aménagement des rues, aux terrains inoccupés et aux lignes de transport public. Chicago se place ainsi à l’avant-garde d’un mouvement émergent qui vise à tirer parti des initiatives d’embellissement des quartiers pour combattre les types de violence ayant un impact négatif sur la vie quotidienne au sein même de la ville. Rien que cette année, Chicago a affecté 7,4 millions de dollars à des programmes de formation pour une main-d’œuvre qualifiée, qui permettent aux personnes à haut risque de travailler dans des espaces verts et des quartiers où le taux de criminalité est important.

Le nouveau programme lancé à Chicago vise à transformer 50 terrains inoccupés en jardins dans les quartiers sud et ouest de la ville cette année.

Ce programme bénéficie du soutien du monde universitaire, qui mené des études démontrant que la violence et la criminalité vont souvent de pair. Les scientifiques pensent que l’une des raisons de la diminution de la fréquentation des espaces extérieurs par les résidents est la négligence et l’abandon de ces espaces. Les criminels, de leur côté, ont tendance à utiliser ces espaces pour mener des activités illicites, persuadés que personne ne se mettra en travers de leur chemin. Plus les espaces sont dominés par la criminalité, plus les résidents les fuient, ce qui favorise la délinquance et aboutit à une augmentation de la criminalité.

Des efforts d’amélioration du même type ont été initiés dans des centaines de villes et villages à travers le pays, marquant ce qu’un expert a appelé la « stratégie en matière de propriété inoccupée la plus importante » de cette dernière décennie, là où les gouvernements locaux n’ont pas su gérer positivement les abandons des espaces à la suite de la Grande Récession, ni les cessations d’activité provoquées par la crise. Ces programmes se justifient généralement par leur rôle de stimulation de la croissance économique, d’amélioration de la qualité de vie des résidents et de résolution des problèmes de sécurité publique en général.

Au cours d’une expérience, des chercheurs ont découvert que la violence avec arme à feu avait diminué de 29 % dans les zones les plus pauvres proches des terrains inoccupés un an et demi après leur nettoyage, classification ou autre traitement par un partenariat public-privé à Philadelphie. Les auteurs de cette étude ont conclu qu’il s’agissait des mêmes traitements appliqués aux terrains inoccupés dans toute la ville. La ville de Philadelphie pourrait compter 350 échanges de coups de feu en moins chaque année.

Ces données reflètent celles d’une autre étude, publiée en août, dans laquelle les chercheurs indiquaient que les efforts visant à démolir les bâtiments désaffectés et abandonnés à Détroit étaient liés à une réduction de 11 % des attaques à main armée.

Les parcs peuvent-ils aider les villes à lutter contre la délinquance ?
Il est important de noter que ni l’une ni l’autre des deux études n’a révélé que la violence s’était déplacée vers d’autres quartiers.

Alan Mallach, membre du Center for Community Progress et auteur de nombreux articles sur l’augmentation du nombre de propriétés inoccupées aux États-Unis, a déclaré que l’embellissement des terrains doit s’accompagner de services sociaux et de programmes pour la communauté, qui contribuent à l’engagement de cette dernière et permettent aux résidents de gravir les échelons socioéconomiques.

Les résidents, en particulier ceux qui estiment que leur collectivité a été négligée par le gouvernement local, peuvent se méfier d’un programme d’amélioration et avoir une certaine réticence à s’impliquer, expliquent les experts. Ce problème a récemment été abordé à Détroit, où la ville s’est engagée dans une initiative massive de plantation d’arbres pour que les résidents qui n’avaient pas participé au processus de planification depuis le début se sentent encouragés à le faire.

https://www.thetrace.org/2019/09/chicago-gun-violence-beautification-program/

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Premier sondage sur la convivialité et la sécurité des citoyens en Colombie

ColombiaLe sondage sur la convivialité et la sécurité des citoyens en Colombie contient des informations sur les personnes âgées de 15 ans ou plus qui ont subi un préjudice à la suite de délits, tels que des vols, bagarres ou extorsions. De plus, l’enquête porte sur le sentiment de sécurité des personnes.

Pour la première fois, la Colombie effectue un sondage des victimes avec une couverture nationale et une évaluation de la proportion des victimes dans les zones rurales, avec l’année 2018 comme période de référence.

Le département administratif national de la statistique de Colombie (DANE) a présenté les résultats du Sondage sur la convivialité et la sécurité des citoyens, à la suite d’une collecte d’informations menée auprès d’un échantillon représentatif de 128 998 personnes âgées de 15 ans ou plus, résidents habituels de 39 712 ménages.

Selon les résultats du Sondage sur la convivialité et la sécurité des citoyens, au cours de l’année 2018, à l’échelle nationale, 15,6 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont été victimes d’au moins un délit.

En 2018, la proportion de victimes en Colombie était plus élevée chez les hommes de 15 ans ou plus (16,9 %) que chez les femmes dans la même tranche d’âge (14,3 %).

Il est important de noter qu’en 2018, en Colombie, 71,3 % des personnes âgées de 15 ans ou plus victimes d’un délit ne l’ont pas signalé aux autorités compétentes.

Parmi les 3 % des ménages colombiens qui ont déclaré avoir été victimes d’un vol à domicile en 2018, 68,4 % vivaient dans une maison, tandis que 29,8 % vivaient dans un appartement.

Il convient également de noter que 7,3 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont été victimes d’un vol. 41,8 % de ces victimes étaient âgées de 15 à 29 ans. Sur le nombre total d’hommes âgés de 15 ans ou plus, 7,6 % ont déclaré avoir été victimes d’un vol en 2018, tandis que 7 % des femmes ont déclaré avoir été victimes de ce délit.

34,5 % des vols se sont produits entre 12 h et 18 h et l’objet personnel le plus volé est le téléphone mobile, à hauteur de 75,9 %.

Dans l’ensemble de la Colombie, 22,9 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont déclaré posséder au moins un véhicule (une voiture, une motocyclette, un vélo ou un véhicule agricole). 8,7 % de ces propriétaires ont indiqué s’être fait voler leur véhicule, ou bien une pièce ou un accessoire de celui-ci. 62,5 % des victimes ont signalé le vol d’une pièce ou d’un accessoire et 37,5 %, du véhicule complet. Dans 38,4 % des cas, le vol de véhicule s’est produit entre 12 h et 18 h.

1,5 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont déclaré avoir été impliquées dans des bagarres avec violence physique. Parmi ces dernières, on trouve 54,4 % de jeunes âgés de 15 à 29 ans. 2 % du nombre total d’hommes se sont vus impliqués dans une bagarre, tandis que chez les femmes, ce pourcentage s’élève à 1,1 %.

2,2 % des personnes âgées de 15 ans ou plus ont déclaré avoir été victimes d’extorsion ou de tentative d’extorsion en 2018 en Colombie. 92,2 % des victimes ont été contactées par téléphone par l’extorqueur et 43,4 % ont déclaré qu’elles étaient menacées d’atteinte à leur intégrité physique.

En Colombie, en ce qui concerne le sentiment de sécurité ou d’insécurité dans les différents lieux publics chez les personnes âgées de 15 ans ou plus, on constate que la voie publique est l’espace dans lequel les personnes déclarent se sentir le moins en sécurité, avec 48 %, suivie des transports en commun, avec 42,9 %.

Sur la question du sentiment de sécurité urbaine par ville (en général, le fait de se sentir en sécurité ou non dans sa propre ville), il ressort que Bogotá et Carthagène sont les deux villes où les résidents déclarent ressentir le plus d’insécurité, à hauteur de 84 % et 73,9 %, respectivement.

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