Selon une étude de l’université de Southampton, les enfants britanniques risquent davantage d’être victimes de harcèlement, de cyberharcèlement et de voir leur identité usurpée plus tard si leurs parents publient leurs photos en ligne.

Le « sharenting », qui consiste à documenter les moments particuliers d’un enfant sur les réseaux sociaux, est devenu une pratique courante. Mais les experts mettent en garde que cela pourrait entraîner un danger inattendu, car cette habitude augmente le risque que les enfants deviennent des victimes de la cybercriminalité.
Dans une publication de la BBC, la journaliste Shiona McCallum avertit que partager largement sur les réseaux sociaux des photos et des vidéos de mineurs met en danger leur sécurité, leur vie privée et leur bien-être.
Les chercheurs ont interrogé plus de 1 000 parents au Royaume-Uni et ont ensuite mené des entretiens de suivi. Ils ont constaté que 45 % des parents interrogés publiaient activement des photos de leurs enfants en ligne, tandis qu’un sur six de ceux-ci déclarait que cette exposition avait eu des conséquences négatives pour son enfant.
En outre, la divulgation de détails tels que la date d’anniversaire, l’adresse, le nom des animaux domestiques, etc. pourrait augmenter le risque d’usurpation d’identité par la suite.
Lorsque les parents partagent fièrement des photos et des informations sur leurs enfants sur les réseaux sociaux, ils les exposent sans le savoir à des dangers en ligne (cyberharcèlement) et dans le monde réel, non seulement aujourd’hui, mais aussi dans un avenir proche.
Le sharenting est une atteinte à la vie privée qui fait depuis longtemps l’objet de controverses. L’une des préoccupations est que les parents, les soignants, les proches et les écoles ignorent largement que les fonctions de confidentialité des réseaux sociaux peuvent être ignorées pour certaines actions. Cette étude montre que les parents surestiment la protection offerte par les paramètres de confidentialité.
Les criminels sont connus pour s’aventurer dans les zones les plus sombres d’Internet, où ils pensent pouvoir utiliser l’intelligence artificielle pour créer des images sexuelles et dénudées de n’importe quel enfant à partir de quelques photos ou vidéos ordinaires. Ces images peuvent être si réalistes qu’il est impossible de les distinguer de la réalité.
Les chercheurs avertissent que l’intelligence artificielle présente toute une série de nouveaux dangers, notamment le risque d’extorsion sexuelle, si les images sont utilisées pour menacer ou faire chanter un enfant.
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