Au début du mois d’octobre de cette année, une enquête menée par la gendarmerie française, qui a impliqué le corps des carabiniers italiens et la police fédérale suisse, avec le soutien d’Europol et d’Eurojust, a permis de démanteler un réseau criminel de contrefaçon de vins français d’Appellation d’origine protégée (AOP) en Italie. Le réseau criminel contrefaisait du vin rouge français, facturant jusqu’à 15 000 euros par bouteille. Le vin contrefait était fabriqué en Italie, puis livré via un aéroport italien et exporté pour être vendu à sa valeur marchande dans le monde entier par des négociants en vin qui n’étaient pas au courant de l’escroquerie présumée.

L’opération a donné lieu à :
- 6 arrestations (un objectif de grande importance) et ;
- 14 perquisitions domiciliaires à Turin et Milan ;
- Les saisies comprennent : de grandes quantités de bouteilles de vin contrefaites de différents grands crus, des étiquettes pour les bouteilles de vin et divers produits à base de cire, des ingrédients pour aromatiser le vin, des machines techniques pour la récupération de bouteilles, des produits de luxe et du matériel électronique d’une valeur de 1,4 million d’euros, plus de 100 000 euros en espèces et divers documents d’intérêt.
Le mode opératoire du réseau criminel, associé aux caractéristiques des contrefaçons, a conduit les enquêteurs à établir un lien avec une précédente enquête soutenue par Europol et visant la contrefaçon de vins AOP. Les opérations de la police scientifique menées sur ces objets de grande valeur ont révélé les techniques utilisées par le réseau criminel pour contrefaire le vin français de grande qualité.
Des liens entre les deux enquêtes ont également été découverts lors de l’enquête sur les fabricants de bouchons et de capsules ainsi que sur les imprimeurs d’étiquettes. Cette enquête, qui avait été clôturée en 2015, impliquait un ressortissant russe qui était également lié à l’enquête actuelle. Des enquêtes complémentaires ont mis au jour des transactions commerciales entre l’Italie et la Suisse. D’autres bouteilles présentant des signes similaires de contrefaçon ont été découvertes par la suite.
En 2014, une trace latente a été découverte au dos d’une étiquette, révélant un lien avec une personne déjà connue des autorités dans le cadre d’une affaire similaire antérieure. L’enquête sur un réseau international de contrefaçon de vins de luxe a conduit à l’arrestation d’un individu russe associé à deux viticulteurs italiens. Cependant, depuis 2019, de nouvelles contrefaçons sont apparues en Europe, notamment sur les marchés suisse et italien. Les enquêtes ont montré que les anciennes bouteilles contrefaites étaient toujours vendues à côté des nouvelles avec des copies des nouveaux dispositifs de sécurité. Les pistes d’investigation et l’échange international d’informations via Europol ont permis au groupement de la gendarmerie française en charge de l’affaire d’identifier ce nouveau circuit de distribution de bouteilles contrefaites grâce à l’identité des grands crus.
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