Le FBI juge positive l’application du kit contre les agressions sexuelles

Les efforts déployés pour l’implantation du set d’agression sexuelle (SAS) dans tout le pays a signifié la mise à l’essai de dizaines de milliers de kits au cours des dernières années. Le seul laboratoire du FBI a testé plus de 3 600 kits en quatre ans avec la collaboration des agences d’État et locales.

Le travail développé pour inventorier et tester les dispositifs de collecte d’indices ne constitue qu’un aspect de la question. L’autre aspect réside dans ce qu’on découvre sur la nature sérielle de nombreux criminels sexuels, compte tenu que des milliers de cas viennent s’ajouter aux bases de données nationales d’ADN et de crimes violents du FBI.

Les sets d’agression sexuelle entrent en jeu lorsqu’une victime dénonce une agression aux autorités et accepte qu’une infirmière ou un médecin dûment habilité prélève des indices physiques sur son corps et ses vêtement.

Ces kits peuvent s’avérer vides d’indices dans les laboratoires ou non produits en tant que preuves pour diverses raisons, d’après Angela Williamson, conseil en politique médico-légale du Bureau d’aide juridique (BJA) qui dirige l’initiative du set d’agression sexuelle.

De nombreuses juridictions accumulent des retards avant que le profil ADN ne soit bien développé. Certains kits n’ont toujours pas été testés en raison de leur application limitée par la police, des ressources en laboratoire, des victimes qui se soustraient au procédé ou du manque d’entraînement et de compréhension parmi le personnel chargé de l’aspect policier.

ADN

Depuis 2015, le programme a inventorié 61 134 kits, dont 44 952 ont été envoyés pour être testés. Sur les 39 565 kits pouvant être testés exhaustivement, 13 521 ont fourni un profil ADN de qualité suffisante pour être introduits dans la base de données médico-légale du système d’indexation combinée de l’ADN du FBI (CODIS).

Lorsque les 13 521 kits ont été introduits au CODIS, un total de 6 366 coïncidaient avec un enregistrement déjà existant. L’enregistrement au CODIS n’est effectué que lorsqu’un individu ou son ADN est associé à un crime présumé. Le laboratoire du FBI a testé 3 610 kits et a effectué 1 965 enregistrements au CODIS. Pour 829 d’entre eux, il y a eu une coïncidence avec un individu sur la base de données ou avec un autre échantillon de la base de données.

La plupart des victimes d’agression sexuelle connaissent leur agresseur mais, même dans ces cas-là, le prélèvement et le test d’ADN est utile. Un criminel connu d’une de ses victimes pourrait très bien ne pas l’être pour d’autres.

Le Kentucky et d’autres États affirment que les individus coupables d’une agression sexuelle en commettent normalement plus d’une ; en outre, ces criminels ne sont pas que des violeurs, ils sont souvent liés à d’autres crimes violents et/ou à des atteintes aux biens.

L’étude du Kentucky a constaté que le coût pour le contribuable des kits non testés est beaucoup plus important que la dépense que signifierait pour l’État le financement total de son propre laboratoire criminel.

Un autre instrument puissant de soutien aux efforts déployés est le programme d’arrestation pour actes criminels violents du FBI (ViCAP) qui peut venir en aide dans les cas où il n’y a pas d’ADN ou lorsque les cas sont reliés par un ADN qui n’a pas été associé à un nom. ViCAP permet aux agences de capturer des descriptions de suspects, des informations sur des véhicules, sur la gestion des incidents et autres données pouvant aider à relier des cas.

Le Kentucky a volontairement cédé au ViCAP les informations sur les agressions sexuelles collectées par ses services. Le programme BJA l’exige aujourd’hui des destinataires de subventions.

Les subventions BJA offrent un financement aussi bien pour les poursuites judiciaires et les enquêtes que pour les tests. De plus, les agences de tout le pays adoptent comme une nécessité le fait que les premiers responsables soient mieux formés dans la réponse aux agressions sexuelles, sur la manière dont les victimes gèrent le traumatisme et sur la manière d’établir une approche focalisée sur les victimes à chaque étape d’une enquête.

Les experts s’accordent à dire que la première leçon retenue est que la police devrait enquêter sur chaque incident d’agression sexuelle dénoncée, énergiquement et minutieusement, ce qui exige une réforme allant au-delà des tâches de laboratoire et de collecte de données.

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