Les attentats terroristes diminuent, la menace persiste

En 2016, Europol a recensé 142 attentats terroristes – y compris les attentats ratés, déjoués et effectivement perpétrés – qui ont causé 142 victimes mortelles. L’activité terroriste dans l’Union européenne se concentre sur huit pays : l’Allemagne, la Belgique, la France, la Grèce, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne et le Royaume-Uni. Toutefois, la lutte contre le terrorisme s’étend aussi dans des pays qui n’ont pas été victimes d’attaques et, sur les 1 002 interpellations réalisées dans ce sens, outre les huit pays précités, certaines ont eu lieu en Autriche, en Bulgarie, au Danemark, en Slovénie, en Irlande, en Pologne, en République Tchèque, en Roumanie et en Suède.

 

Hommage_à_Ahmed_MerabetCes chiffres sont sensiblement plus bas que ceux enregistrés en 2015: 221 attaques terroristes, 151 victimes mortelles et 1 077 personnes interpelées.

Europol classe les affiliations terroristes comme suit : djihadistes, extrême gauche et anarchistes, extrême droite, séparatistes, individus aux objectifs singuliers et individus au groupe d’appartenance non spécifié. Les attentats djihadistes sont au nombre de 13 sur les 142 recensés ; toutefois, ils ont causé 135 morts sur les 142 recensés et 374 blessés sur les 379 comptabilisés.[1] La plupart des 1 002 interpellations concernent aussi des individus à idéologie djihadiste (718, dont 429 en France et 69 en Espagne). À propos des interpellations, soulignons que le Royaume-Uni n’a pas spécifié l’affiliation des 149 individus interpelés dans le pays.

Le terrorisme séparatiste est celui qui, quantitativement, génère le plus grand nombre d’incidents, avec 99 attentats recensés en 2016, dont 76 au Royaume-Uni, tous liés au terrorisme nord-irlandais. Cinq de ces attentats ont eu lieu en Espagne au cours d’actions attribuées à Ernai (les jeunesses de gauche Abertzale) et à des groupes dissidents de ce même mouvement.

L’autre groupe qui génère le plus d’attaques est l’extrême gauche et les anarchistes, avec 16 attaques en Italie, 6 en Grèce et 5 en Espagne, dont il faut souligner qu’elles n’impliquent ni une grande planification opérationnelle ni l’utilisation d’engins explosifs improvisés (non considérés comme des explosifs commerciaux ou militaires) ni l’usage d’armes à feu.

Il s’agit là de certaines des informations publiées dans le rapport annuel sur la situation et les tendances du terrorisme dans l’Union européenne en 2016, publié par Europol en juin 2017.

[1] Le nombre de blessés est confus car, dans le corps du document, lorsqu’on évoque les attentats de Nice, Berlin et Bruxelles, on comptabilise respectivement 201, 56 et 340 blessés, un chiffre qui, sans y ajouter celui d’autres attentats moins graves, dépasse déjà les 374 mentionnés.

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