L’Angleterre et le pays de Galles enregistrent des taux record de crimes de haine après le Brexit

Entre juillet et septembre 2016, plus de 14 000 crimes de haine ont été recensés en Angleterre et au pays de Galles et, chez certaines unités de police, le nombre de suspects pour ce type de forfait a augmenté de plus 50% par rapport au trimestre précédent.

D’après les données statistiques des trois premiers mois suivant le référendum sur l’Union européenne, la plupart des forces de police d’Angleterre et du pays de Galles ont enregistré des niveaux record de crimes de haine.

Au cours des semaines qui ont précédé le vote du Brexit, le 23 juin 2016, les débats se sont centrés sur l’économie, l’immigration et la constitution politique. Toutefois, il y a un sujet qui a été éludé ou sous-estimé, qui n’est autre que l’augmentation préoccupante des crimes de haine. D’après les chiffres fournis par la Police métropolitaine, sur la dernière semaine de juin et le mois de juillet, l’augmentation pourrait être de 500% – soit une moyenne de 47 plaintes pour crimes de haine par jour contre une moyenne de 63 cas par semaine avant le Brexit.

D’après les données du Home Office, le nombre de crimes de haine en juillet 2016 avait augmenté de 41% par rapport à douze mois auparavant.

Dorset et Nottinghamshire ont montré les plus fortes augmentations de pourcentage d’après les données statistiques – 100% et 75%, respectivement – par comparaison avec les niveaux observés entre mars et fin juin. Il faut souligner que cette période comprenait la campagne du référendum et la semaine immédiatement consécutive au vote.

La Police métropolitaine de Londres a enregistré le plus fort taux de crimes de haine, avec 3 356 cas, sur cette période, tandis que la police du Greater Manchester et la police du West Yorkshireen ont enregistré 1 033 et 1 013 cas, respectivement.

Pour leur part, le South Yorkshire, le Gloucestershire, le Surrey et la Police de la ville de Londres ont été les seules juridictions à constater une légère baisse du nombre de délits de haine.

Toutefois, les délits de haine ne sont pas un concept nouveau. Rappelons les nombreux incidents de type racial ou religieux après les attaques du 11 septembre ou du 7 juillet. Mais il y a eu une hausse récente dans le fait de traiter et de poursuivre ces incidents comme des délits. En 2015, par exemple, le Crown Prosecution Service (CPS) a recensé 15 442 mises en examen pour des délits de haine.

Somme toute, il existe encore des divergences quant à la manière d’aborder ces crimes. Certains délits incluent un facteur racial o religieux comme élément du délit, qu’il faut prouver pour que l’action soit considérée comme condamnable. Dans d’autres cas, considérer le fait comme « délit de haine » est une circonstance aggravante du fait principal, qui entraîne une élévation de la peine. Certains professionnels préconisent l’unification des différentes approches des crimes de haine afin de garantir la cohérence et l’impartialité de ce positionnement.

LIENS UTILES

Site web des Mossos d’Esquadra : Luttons contre la haine et la discrimination. Nous vous écoutons

Note SIVIVO, système de surveillance de la violence haineuse

Note Manuel pratique pour l’investigation et la mise en examen des délits de haine et discrimination

Note Le projet européen Prism analyse le discours de la haine sur les réseaux sociaux

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