L’Afrique du Sud essaie de lutter contre les hauts niveaux endémiques de violence

Le coût de la violence sur l’économie sud-africaine est l’un des plus élevés au monde. Le pays est en 126ème position sur 163 au classement des pays selon l’indice de paix globale. Cet indice montre que le coût de la violence en Afrique du Sud représente 19% du PIB, le 16ème plus élevé au monde (34 160 rands par habitant et par an).

L’Afrique du Sud se distingue sur cinq grands aspects liés à la violence : le nombre de crimes violents, le nombre de manifestations violentes, le nombre d’assassinats, la facilité d’accès aux armes et le degré élevé de la perception d’insécurité. C’est le 10ème pays aux résultats les plus mauvais concernant la réduction générale de la violence et le 19ème en termes de sécurité en général.


Les données fournies par les services de police d’Afrique du Sud (SAPS) ainsi que les données issues des enquêtes de victimisation (VOCS) démontrent que les niveaux de violence restent élevés avec des variations non significatives. Sur la période budgétaire d’avril 2015 à mars 2016, il a été recensé 18 673 assassinats et 18 127 tentatives. De même, la police a recensé 259 165 cas liés au trafic de drogues.

Le problème de fond est que les longues années de l’apartheid, avec une violence institutionnalisée, ont fait de celle-ci un élément très présent dans la société, utilisé en toute normalité pour résoudre une quelconque situation.

Le Plan de développement national se veut améliorer les conditions de la violence suivant l’objectif fixé pour 2030. Ce plan préconise la construction de communautés sûres en considérant la sécurité comme un droit basique de l’homme. Le plan contemple la sécurité physique et la dimension sociale, notamment l’emploi, l’éducation et la santé, et il prétend mettre fin à la culture de la violence en en faisant un aspect très résiduel et méprisable.

La dimension communautaire est au centre du plan et les gouvernements locaux y assument donc un rôle important puisque ce sont les administrations les plus proches des habitants, qui occupent donc une position centrale dans la coordination et l’intégration des politiques pour créer des communautés sûres.

Des Forums de sécurité de la communauté (CSF) sont créés à l’échelle locale. C’est au sein de cet organe que seront menées à bien la coordination, la surveillance et l’intégration des initiatives de prévention de la communauté. Le but est de garantir l’accès à des services de qualité et créer des communautés de citoyennes et citoyens sûrs. Ces stratégies sont implantées en coordination avec les différentes agences des administrations locales et nationales.

L’amélioration du développement économique en toute équité provoquera, selon le plan, la transformation économique, la création d’emploi et l’amélioration de l’éducation et de la santé en favorisant la cohésion sociale. Et tout cela jouera positivement sur l’insécurité en générant davantage de sécurité.

Le but final est qu’en 2030, les habitants d’Afrique du Sud se sentent sûrs et ne craignent plus d’être victimes d’un crime. Cette sécurité devra être présente à l’école, au travail et dans les espaces de rencontre de la communauté.

Lien utile :

What is the situation in South Africa?

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