La lutte compliquée contre le trafic de biens culturels

Le trafic illégal de biens du patrimoine culturel est un crime transnational qui affecte à la fois les pays d’origine, les pays de transit et la destination finale. Le commerce illicite d’œuvres d’art reste actif grâce à la demande existant sur le marché de l’art, à l’ouverture des frontières, à l’amélioration des systèmes de transport et à l’instabilité politique de certains pays.

Par exemple, au cours de la dernière décennie, on a constaté une tendance croissante du trafic illégal d’objets culturels dans la région du Moyen-Orient touchée par des conflits armés. Il faut dire que le marché noir d’œuvres d’art devient aussi lucratif que le trafic de drogues, d’armes ou de contrefaçons.

En 2015, le Conseil de sécurité des Nations unies a approuvé la Résolution 2199, demandant à chaque pays d’adopter les mesures nécessaires pour empêcher le commerce de biens culturels volés en Irak et en Syrie. De même, il reconnaît le rôle mondial d’Interpol pour aborder ce commerce illégal, surtout pour ce qui est de la sensibilisation des organisations pertinentes face au problème. Il estime que la clé réside dans l’échange d’information entre la police, les marchants d’art et d’antiquités et les propriétaires d’œuvres d’art.

La base de données d’Interpol sur les œuvres d’art volées est un outil fondamental à cet égard et elle est accessible aux polices et autres usagers autorisés du monde entier. Le public en général peut accéder librement à certaines données : dernières œuvres d’art volées (affichages Interpol), œuvres récupérées, œuvres récupérées mais non réclamées par leur propriétaire et œuvres provenant d’Afghanistan, de Syrie ou d’Irak.

Pour lutter contre le vol et le trafic d’œuvres d’art, Interpol collabore avec d’autres organisations à portée planétaire : l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le Conseil international des musées (ICOM), l’Organisation des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC) et l’Organisation mondiale des douanes (WCO).

Interpol met aussi l’accent sur le rôle de certaines organisations policières dans la lutte contre le trafic d’œuvres d’art, dont la police de Roumanie qui dispose d’une énorme base de données opérationnelle. De même, la Lettonie possède un service électronique destiné aux propriétaires et détenteurs d’objets culturels, où ils peuvent décrire leurs objets volés. À souligner enfin le projet commun polonais-norvégien sur le commerce illégal du patrimoine culturel.

Tous les secteurs impliqués dans la lutte contre ce type de criminalité utilisent ce qu’on appelle l’Object ID, conçu par le Getty Information Institute, qui est la norme internationale pour la description des objets culturels afin d’en faciliter l’identification en cas de vol.

La norme ID a été créée dans les buts suivants :

  • Fournir une liste de vérification de l’information nécessaire pour identifier des objets volés
  • Fixer une norme de documentation établissant le niveau minimum d’information nécessaire à la description d’un objet pour son identification
  • Développer des réseaux d’information permettant à différentes organisations d’échanger rapidement des descriptions d’objets
  • Fournir une base solide pour programmes de formation visant à enseigner la documentation d’objets

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