Le projet Margin analyse les perceptions de l’insécurité dans cinq pays et régions européennes

Le projet Margin[1], financé par la Commission européenne dans le cadre du programme de recherche Horizon 2020, a permis de développer la collaboration entre administrations et universités publiques du Royaume-Uni, de Catalogne, de France, de Hongrie et d’Italie.

Le but du projet, mené à bien entre mai 2015 et avril 2017, est d’analyser les perceptions de l’insécurité en Europe en fonction des individus, des groupes auxquels ils appartiennent et des quartiers où ils résident. Par ailleurs, il doit permettre de fournir aux acteurs publics et aux citoyens des outils d’analyse et de politiques publiques fiables pour contribuer à l’étude et à la réduction des perceptions de l’insécurité.

La systématisation de l’information collectée au cours des enquêtes réalisés sur ces territoires permet d’avoir une approche sur des aspects tels que les perceptions et les comportements liés à l’insécurité mais aussi en ce qui concerne l’information relative aux préoccupations sur la sécurité.

Perceptions et comportements liés à l’insécurité

Les enquêtes de victimisation mesurent de nombreuses perceptions liées à l’insécurité. Dans une moindre mesure, certaines analysent les comportements qui en résultent tels que conduites de protection ou d’évitement. Ces aspects sont conceptualisés de façon semblable dans les enquêtes mais la manière de formuler les questions peut varier significativement selon le pays.

Les enquêtes incluent des questions sur les perceptions de la sécurité ou de l’insécurité mais avec certaines différences : les enquêtes catalane et française inscrivent la question dans le domicile, le quartier, le village ou la ville ; les enquêtes en Angleterre et au Pays de Galles, en Hongrie et en Italie interrogent sur des aspects spécifiques tels que « rentrer seul chez soi le soir ». Toutes mesurent l’intensité du sentiment sauf l’enquête française qui en quantifie la fréquence.

Contrairement aux autres, l’enquête pilote du projet appliquée expérimentalement en Italie mesure la peur de l’illicite : la réaction émotionnelle à un moment précis, son intensité et sa fréquence à court et à long terme. Avec l’enquête anglaise, elles mesurent l’impact de la peur sur la vie quotidienne. Toutes les enquêtes abordent l’impact psychologique de la victimisation : l’enquête catalane à partir d’une question ouverte ; en Angleterre et au Pays de Galles, à partir d’une liste détaillée de questions.

La plupart des enquêtes abordent les comportements d’autoprotection adoptés après une victimisation. Normalement, il s’agit de conduites d’évitement : renoncer à sortir de chez soi ou éviter certains environnements ou certaines personnes.

Préoccupations liées à la sécurité

Les perceptions de la sécurité s’expliquent non seulement par les expériences de victimisation mais aussi à partir d’autres paramètres tels que l’environnement socio-économique ou moyennant certaines impressions et opinions. Les enquêtes de victimisation tentent de mesurer ces préoccupations sur la sécurité en évaluant la délinquance, les services de police et de justice, la collecte des perceptions de la sécurité des individus interrogés dans le quartier de résidence et les préoccupations à caractère social.

Dans le cadre du projet Margin, il a été élaboré un outil important consistant en un guide de bonnes pratiques dont le but est d’offrir des critères sur l’utilisation conjointe de plusieurs instruments et indicateurs en vue d’établir une diagnose de la sécurité. Notamment une série de méthodologies et stratégies contemplées au chapitre cinq. Ce guide préconise, d’une part, l’utilisation conjointe de données quantitatives et qualitatives, issues des services de police et des enquêtes ou prélevées dans d’autres domaines (social, économique) ; il propose aussi une nouvelle enquête, au concept participatif, visant à étudier les déterminants sociaux de l’insécurité perçue. D’autre part, il contemple des critères permettant d’échafauder, à partir du diagnostic, des politiques et des stratégies de sécurité ; finalement, il offre aussi des outils de mesure et des stratégies d’une certaine importance pour la sécurité.[2]

Liens utiles :

http://mossos.gencat.cat/ca/detalls/Article/MARGIN

http://www.ub.edu/web/ub/ca/menu_eines/noticies/2016/11/038.html

https://inhesj.fr/sites/default/files/ondrp_files/publications/pdf/ga_45.pdf

http://marginproject.eu/wp-content/uploads/2017/04/Agenda-of-best-practices.pdf

[1]http://marginproject.eu/

[2]http://marginproject.eu/wp-content/uploads/2017/04/Agenda-of-best-practices.pdf

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